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Lettre ouverte à l’opposition togolaise

Par Esinam Joseph Humase Aboni - 02/10/2014

Je vous écris au nom des 7 millions de fils et filles du Togo qui ont un potentiel extraordinaire et attendent avec impatience d’offrir le meilleur d’eux pour la construction de leur cher pays

 

Je vous écris au nom des 7 millions de fils et filles du Togo qui ont un potentiel extraordinaire et attendent avec impatience d’offrir le meilleur d’eux pour la construction de leur cher pays. Mais le Togo se trouve dans une situation à nulle autre pareille qui fait de lui un pays atypique éligible à la palme d’or de toutes les idioties politiques avec des acteurs au pouvoir aussi mesquins que machiavéliques et ceux de l’opposition aussi illisibles qu’irresponsables. Malheureusement le Togo est loin de rivaliser avec ses voisins immédiats, notamment le Ghana et le Bénin même si ces deux pays sont confrontés à d’énormes défis comme c’est d’ailleurs le cas de la plupart des nations qui tendent vers un certain développement, une certaine émergence en ce siècle de modernité et de globalisation.

Depuis plusieurs décennies que dure le combat pour un Togo démocratique, force est de constater que les togolais sont pris en otage de part et d’autre. D’abord par un pouvoir dictatorial qui se maintien par la force des armes et des lobbyings puissants disséminés un peu partout dans le monde à travers une politique de terreur contraignant ainsi tout un peuple à regarder dans la même direction et à réfléchir de la même façon. Le régime togolais reste basé sur l’idéologie rétrograde du parti unique et de la pensée unique.

D’autre part, le peuple togolais reste aussi un otage d’une opposition incarnée par des individus qui se croient choisis par des dieux ou les mannes des ancêtres à lutter au nom de tout un peuple. Comme le pouvoir, cette opposition à son mode opératoire, une lutte éternelle dans une opposition où les opposants sont tout aussi éternels. Une façon de lutter qui s’est révélée improductive et suicidaire. Le peuple togolais a donc subit à travers des individus qui croient qu’ils sont fondés pour décider du cours de l’histoire et du destin d’un peuple qui pourtant formulé son vœu de façon claire, l’alternance politique. Mais l’opposition togolaise à sa façon de réfléchir et tous ceux qui s’opposent au pouvoir en place sont obligées de réfléchir comme elle. Faire le contraire relève d’un crime aux yeux des acteurs de l’opposition. Combien de fois les opposants eux-mêmes ne se trahissent, ne se médisent, ne se piègent et tout ce ceci au nom d’une lutte ? Pire au nom d’un peuple qui ne semble pourtant représenter aucun intérêt fondamental. Il est temps d’analyser minutieusement et objectivement les actes de travers et à l’envers d’une opposition qui dit s’opposer à une dictature dans le but d’offrir l’alternance à un peuple qui ne cesse de payer un lourd tribut.

 

L’opposition togolaise manque d’un véritable leadership, mieux elle manque d’un leadership éclairé. Ces hommes qui ont du tempérament, de la vision, un programme, qui peuvent anticiper sur les évènements, qui proposent, qui innovent, qui sont pragmatiques et qui ont par-dessus tout l’amour de la patrie. La plupart des leaders togolais s’ils démontrent leur vaillance au fil des 24 ans de lutte démocratique peinent à convaincre de leur amour pour le Togo, qui ferait passer l’intérêt général au-dessus des leurs propres.

Pour l’heure, l’opposition togolaise est un conglomérat de personnes qui jouent au jeu de dame, où chacun essai de pousser le pion dans le sens qui avantage sa petite personne. Le peuple togolais otage et par moments otages consentants de ce deal sournois et subtil entre un pouvoir usé et une opposition discréditée reste au milieu des deux groupes de preneurs d’otages avec des semblants de demande de rançon pour jouer le chrono. Résultats des courses une dictature des plus féroces.

Cette attitude intéressée de l’opposition togolaise est aussi un héritage de la période coloniale, où le simple fait de présider un parti est un grand honneur. Au finish à défaut d’être président de la république, une quête que cette opposition n’a jamais menée avec sérieux et sincérité, les leaders politiques togolais se contentent de se prélasser dans leur fauteuil de président de parti ou encore de secrétaires généraux. Des titres bien ronflants mais vides de sens et de contenu car l’opposition togolaise manque de profondeur, de contenu, d’idéologie, de programme ainsi que de toutes valeurs fondatrices, des luttes et des valeurs politiques qui ont pour objectif l’intérêt général.

D’ailleurs la plupart des partis sont créés par opportunités ou occasions, soit à la faveur d’une conférence nationale, d’une grève générale, d’un soulèvement populaire, d’une crise. Ils ont été créés dans la précipitation en se contentant de quelques textes administratifs copiés puis collés d’un parti à un autre et le tour est joué.

Une formation politique voit en principe le jour après une minutieuse analyse d’une situation donnée, pour proposer et renverser positivement la tendance dans une période définie. L’opposition togolaise au fil des ans se complait dans le surplace avec les mêmes méthodes sans recettes pour se cloitrer dans une lutte de plus en plus éternelle. A cette allure elle finira par se créer un fauteuil présidentiel pour l’opposition.

Pour comprendre le sens de la politique à long terme, nous devons nous pencher sur sa définition dans le dictionnaire. Le terme politique propose deux définitions:

1: une personne expérimentée dans l’art ou la science du gouvernement; en particulier: un activement engagé dans la conduite des affaires d’un gouvernement

2: une personne principalement intéressée par le bureau politique pour des raisons souvent myopes, étroites, égoïstes ou autres

Beaucoup de gens aujourd’hui qui s’autoproclament politicien au Togo se retrouvent pour la plupart dans la seconde définition, c’est-à-dire des individus qui cherchent leur place dans un bureau politique pour des raisons égoïstes.
Nous avons une pléthore d’organisations politiques qui ont été incapables faute d’un programme cohérent d’identifier avec précision les besoins du citoyen togolais dans les domaines de la santé, de l’emploi, de l’éducation une fois le changement tant chanté obtenu.

Malgré tous les échecs du gouvernement que nous avons eu pendant 48 ans, la probabilité qu’un changement se produise en 2015 reste peu probable. Ne pas le reconnaitre c’est faire preuve d’une véritable myopie politique.

Le peuple togolais doit-il renoncer à la politique en oubliant les partis politiques de l’opposition pour leur inconsistance et incohérence ? Ou c’est plutôt l’opposition qui doit avoir le courage de renoncer à la politique et présenter des excuses au peuple pour n’avoir pas pu tenir les promesses d’un changement certain ? Dans tous les cas il est temps d’inventer une autre façon de faire la politique, basée sur de véritables valeurs et non une politique synonyme juste d’une suprématie populaire, d’une ascension personnelle, d’une renommée parce qu’on est responsable politique au détriment de tout un peuple.

L’histoire politique du Togo continue de prouver que les togolais restent un peuple vaillant, même si cette étincelle de l’espérance en un Togo autre et meilleur s’est émoussée au fil des rendez-vous manqués et des échecs cuisants d’une opposition qui ne s’oppose en réalité qu’à elle-même en accompagnant d’une façon ou d’une autre la dictature cinquantenaire.

Nous avons vu clairement qu’en 1991, les jeunes étudiants à temps plein , animés d’un désir de changement positif ont pu donner du courage à l’ensemble des citoyens de toutes les couches de la société togolaise y compris Les officiers militaires Capitaines Aboni, Epou, les Lieutenants Tokofaï, Agbélé, Awoumé pour ne citer que ceux-là bravant les interdictions abjectes d’une dictature implacable et affrontaient avec les mains nues Gnassingbé et prêts à livrer ce combat pour une véritable démocratie que nous voulons tous. Dieu seul sait que beaucoup ont donné de leur vie. Hommage doit leur être rendu à tout moment.

Les leaders de l’opposition sont-ils prêts à aller au sacrifice suprême pour un Togo l’or de l’humanité comme l’ont fait nos aïeux et comme l’a fait la vaillante jeunesse des années 90 ?

En 1991, ces jeunes courageux patriotes ont pris un gros risque et beaucoup ont sacrifié leur vie pour que nous jouissions d’une vraie démocratie malheureusement les calculs partisans ont plombé cette noble dynamique.

Aujourd’hui, force est de constater que l’espoir d’un changement s’est amenuisé. Il est même clair que cette jeunesse désabusée qui a payé un lourd tribut a perdu cet élan, cette flamme d’arracher dignité, liberté, justice et démocratie.

Pourquoi rien de semblable n’a eu lieu au cours des 23 dernières années? Et pourtant en Afrique ces dernières années, des mouvements des peuples ont donné l’occasion d’assister à des changements de régimes. Nous avons vu un véritable leadership autant au sein de la jeunesse, de la classe intellectuelle que de la classe politique sur le noir continent.

Les exemples sont légions mais attardons-nous sur celui de l’Afrique du sud qui est passé d’un régime brutal basé sur la ségrégation raciale à un régime démocratique parce que les citoyens de cette nation ont fait preuve de courage et ont été menés par un chef (Mandela) qui avait un rêve et aucun désir de pouvoir ou d’argent, son leitmotiv l’égalité pour tous les fils et toutes les filles de l’Afrique du sud.

Comment peut-on expliquer la situation du Togo après tant de décennies de lutte, où le peuple togolais est tellement déçu par le processus politique qu’il ne veut ni du régime actuel ni d’un groupe de personnes qui n’inspirent pas confiance mais se réclament de l’opposition ?

Est-ce la faute des électeurs? En politique, il y a un proverbe populaire qui dit : «Les électeurs ne se trompent jamais”. Donc, si les électeurs ne se trompent jamais alors qu’est-ce qui ne va pas avec l’opposition togolaise? Les nombreuses faiblesses de cette opposition sont avérées.

Tout d’abord l’opposition togolaise n’a pas de vision, elle pas d’objectifs clairement définis.

Quand on jette un regard sur la politique à l’échelle internationale, notamment en Europe et aux Etats-Unis, les politiciens investissent du temps dans la recherche des solutions aux problématiques afin de fournir des arguments et des propositions d’amélioration structurées.

Nous avons vu récemment l’opposition togolaise crié au scandale lors de la publication d’un rapport international par une ONG occidentale. Elle n’a pas fourni plus d’informations que de répéter ce que cette ONG a publié. Elle s’est contentée de relire tout simplement le rapport. S’aurait été dans d’autres pays où la politique reste un domaine pour ceux qui sont sérieux et soucieux du bienêtre des populations, l’opposition aurait mené des recherches plus approfondies sur la base de ce rapport plutôt que de faire dans le plagia. Loin de nous l’idée de peindre en blanc les politiciens occidentaux. Ils ne sont pas toujours corrects mais dans la méthodologie les politiques togolais ont fort à faire.

L’opposition doit s’attaquer au gouvernement mais elle doit pouvoir s’appuyer sur des arguments, des faits irréfutables afin de se montrer crédible et digne de présider un jour aux destinées du pays. Comment le peuple togolais peut croire en des gens qui n’ont pas le sens de la responsabilité et du devoir? C’est seulement avec des propositions claires, viables que le peuple togolais peut recommencer à faire confiance en l’avenir du pays avec une opposition qui devrait avoir l’humilité d’apprendre de ses erreurs et faire une politique de bon sens.

Plusieurs exemples de notre propre continent étayent cette thèse. Jetons un coup d’œil aux cas récents de la Libye ou de l’Égypte, où les dictatures ont été remplacées mais les nations ont par la suite sombré dans le chaos. Pourquoi? Pour la simple raison que les nouveaux dirigeants n’avaient pas une vue claire des problèmes et des possibles approches de solutions basés sur des idées efficaces et efficients de gouvernance.

L’opposition togolaise doit rompre avec cette approche simpliste qui est de supprimer l’actuel régime pour reprendre sa place à la table de la présidence.

D’autre part, nous pouvons regarder la Tunisie où la dictature de la mafia de la famille a été remplacée par le peuple sans que le pays ne sombre dans le chaos. Le pays peut évoluer parce que l’opposition avait un plan avec des idées bien structurées de ce qu’ils voulaient au-delà du fait de supprimer une dictature.

Nous l’avons martelé, les partis de l’opposition ont perdu la confiance du peuple togolais. Les Togolais pensent maintenant que tous ceux qui veulent entrer en politique veulent saisir leur chance de manger dans le palais présidentiel.

Depuis 1991, le peuple togolais a été décidé à obtenir par la rue des pans de liberté mais le courage a diminué au fil des années car le sacrifice que fait ce peuple est sabordé par une opposition à court d’idées et de stratégies. Evidemment ce courage peuple ne peut être blâmé. Pourquoi devrait-il continuer à risquer sa vie pour des sois disant opposants qui ont d’autres agendas mesquins à assouvir que la libération d’un peuple ? Pourquoi le peuple togolais continuerait-il à risque sa vie pour des sois disant opposant prêt à rejoindre la mangeoire dès que l’occasion se présente pour remplir leur panse et profiter rien que des privilèges de l’état ? Comment le peuple togolais peut-il continuer à avoir foi en des gens qui continuent d’entretenir des relations ambiguës avec les représentants du pouvoir civil comme militaire pour leur propre intérêt ?

Mais il suffit de vouloir reconnaître ses immenses torts que l’opposition togolaise a faits contre le peuple, les confesser et proposer une autre façon d’aborder le problème togolais dans la sincérité. Pour ce faire j’ose faire quelques suggestions pour aider cette opposition à vaincre ses démons et surmonter ses faiblesses.

Tout d’abord ceux qui se réclament de l’opposition doivent penser de manière stratégique pour définir de nouvelles idées et montrer au peuple togolais qu’elle est capable de proposer des solutions objectives à leurs problèmes.

Ensuite, l’opposition togolaise doit être capable d’écouter le citoyen togolais où qu’il se trouve sur ses réels besoins et d’y apporter des réponses adéquates. Ce faisant les propositions concrètes et précises de l’opposition seront connues et partagées par le peuple qu’elle prétend gouverner demain.

Aujourd’hui personne ne sait ce que cette opposition veut faire concrètement dans les différents domaines.

Quand l’opposition togolaise, place en premier plan le sort des individus corrompus déjà riches rentrés en disgrâce avec leur propre clan tels que Kpatcha ou Bodjona avant les problèmes cruciaux des togolais qui ont besoin qu’on leur porte secours de façon à changer positivement leur vie il y a un réel problème avec une telle opposition qui devient de plus en plus incompréhensible.

Nous pouvons affirmer qu’au Togo des Gnassingbé, la justice et l’égalité sont seulement pour ceux qui sont riches et ont des connexions. Kpatcha et Bodjona sont assez grands pour se défendre. L’opposition doit plus s’inquiéter de l’avenir de l’agriculteur, du vendeur, du citoyen togolais ordinaire qui ne possède pas les connexions qui n’est pas puissants et qui représente la majorité qui souffre des injustices fabriquées de toutes pièces par un pouvoir cinquantenaire nocif.

Nous savons tous que le Togo a beaucoup de problèmes clés que le gouvernement ne parviendra pas résoudre, tels que;

Le nombre de personnes ayant accès à l'eau n'augmente pas, à la place, il est resté le même . L’accès à l'eau potable est un droit humain fondamental. A ce jour, ni l’opposition, ni le pouvoir n’ont pas de politiques sur la façon d'apporter une solution à ce problème

Le nombre de personnes ayant accès à l’eau n’augmente pas, à la place, il est resté le même . L’accès à l’eau potable est un droit humain fondamental. A ce jour, ni l’opposition, ni le pouvoir n’ont pas de politiques sur la façon d’apporter une solution à ce problème. Source – Banque Mondial

Si nous prenons alors une autre exigence fondamentale pour un pays, l'électricité qui est essentiel pour le pays et son développement, nous voyons que les pays similaires en Afrique ont amélioré le pourcentage de fourniture de l’énergie électrique pour permettre un meilleur accès des populations. Pourtant, au Togo le nombre de la population ayant accès à l'électricité est réduit.

Si nous prenons alors une autre exigence fondamentale pour un pays, l’électricité qui est essentiel pour le pays et son développement, nous voyons que les pays similaires en Afrique ont amélioré le pourcentage de fourniture de l’énergie électrique pour permettre un meilleur accès des populations. Pourtant, au Togo le nombre de la population ayant accès à l’électricité est réduit. Source – Banque Mondial

Si nous prenons un autre exemple, l'économie togolaise par rapport à nos voisins au Bénin ou au Burkina, nous voyons que le Togo est loin derrière nos voisins et au lieu d'évoluer dans le développement économique, nous réduisons tout. Le Burkina et le Bénin sont en meilleure forme que Togo.

Si nous prenons un autre exemple, l’économie togolaise par rapport à nos voisins au Bénin ou au Burkina, nous voyons que le Togo est loin derrière nos voisins et au lieu d’évoluer dans le développement économique, nous réduisons tout. Le Burkina et le Bénin sont en meilleure forme que Togo. Source – Banque Mondial.

Est-ce à dire que le Togo ne dépense pas de l’argent ? La réponse est évidemment non, en analysant le graphique ci-dessus. Au cours des dernières années, le montant de l'argent de l'état togolais en banque est réduit et notre dette nationale est de plus en plus élevé.

Est-ce à dire que le Togo ne dépense pas de l’argent ? La réponse est évidemment non, en analysant le graphique ci-dessus. Au cours des dernières années, le montant de l’argent de l’état togolais en banque est réduit et notre dette nationale est de plus en plus élevé. Source – Banque Mondial

Donc, l’opposition togolaise doit pouvoir demander des comptes au gouvernement face à cette anomalie que relève la banque mondiale.

Enfin, l’opposition doit cesser de se laisser manipuler par le gouvernement. Nous savons que le gouvernement sera toujours prompt à dilapider l’argent de l’Etat ou à utiliser des actifs publics pour promouvoir sa campagne électorale. Nous l’avons vu avec « PAPA Faure ». À qui monuments, édifices et tout le pays appartenait. Cette conception reste de mise pour son fils. Le Togo est leur héritage, leur patrimoine, l’héritage que papa Eyadema leur a légué.

Sur le chapitre électoral, les mêmes combines sont de mise du côté du pouvoir. Conscient de son impopularité le régime est obligé d’user de méthodes déloyales basées sur les achats de conscience avec distribution de vivres et autre gadgets à l’effigie du candidat de la dictature, sans oublier l’utilisation des sociétés et institutions de la république pour formater l’opinion de suivre un candidat d’un régime qui n’a jamais gagné aucune élection.

C’est en ce sens que l’opposition doit exorciser ses démons, se prendre au sérieux car si le peuple renouvelle sa confiance à cette opposition tous les stratagèmes d’un pouvoir aussi vomi que celui du Togo ne peuvent qu’être assortis d’un cuisant échec comme au cours des précédentes élections.

Enfin, et cet aspect nous semble important même s’il risque d’offusquer certaines personnes qui ont dû mal à regarder objectivement la situation politique du Togo, avec une opposition incarnée par des personnalités incapable de tenir ses promesses. Si un chef de l’opposition n’est pas en mesure de se faire élire et prouver qu’il a gagné les élections il serait judicieux que le chef de file puisse se désengager de la politique comme le font souvent certains politiciens courageux et honnêtes.

Le système politique togolais est pollué par des individus qui cherchent à rester dans la vie politique vaille que vaille. Il est temps que la relève politique puisse se prendre par d’autres togolais porteurs d’idées novatrices même si l’opposition dans sa composition actuelle fait le maximum pour ne pas admettre qu’elle a fait ce qu’elle a pu et laisser la place pour d’autres acteurs.

Les acteurs politiques sans réels pouvoir politique ne sont pas capables de changer notre pays. Nous pouvons prendre l’exemple de Wangary Maathai du Kenya qui a identifié des problèmes dans sa communauté et plutôt que de chercher une place dans un bureau politique s’est organisé et a consacré son temps et son énergie à améliorer la vie des communautés. En raison de son travail, elle a été reconnue et honoré à l’international.

Dans l’espoir, de trouver des oreilles attentives,

Je renouvelle mes meilleures Salutations Patriotiques à la classe opposante du Togo

 

 
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