DOSSIERS  |    

Le «ZMapp», un traitement contre Ebola expérimenté

Par Journaldutogo.com - 06/10/2014

Les deux médecins américains infectés au Liberia ont accepté un traitement contre le virus Ebola. Ils seraient désormais remis, ce qui suscite énormément d'espoir

 

Il n'existe, à ce jour, aucun traitement ni vaccin validé contre le virus Ebola. Mais la recherche est à pied d’œuvre et de nombreux protocoles expérimentaux sont testés par les scientifiques du monde entier pour lutter contre cette fièvre hémorragique mortelle, qui a fait 887 morts en Afrique de l'Ouest. L'un de ces traitements expérimentaux a été administré aux deux Américains, Kent Brantly et Nancy Writebol, contaminés par le virus Ebola lors d'une mission humanitaire au Liberia.

 

Première administration aux humains
Kent Brantly et Nancy Writebol, un médecin bénévole et une coordinatrice du personnel, travaillaient tous deux pour l'organisation caritative chrétienne Samaritan's Purse lorsqu'ils ont contracté la maladie. L'ONG a confirmé que les deux bénévoles avaient reçu un traitement expérimental. Ce dernier n'avait jamais été testé chez des humains pour évaluer sa sécurité d’emploi, mais seulement sur des singes. Les deux malades, informés du caractère expérimental du traitement, auraient accepté de prendre ce risque, selon des sources familiales.

Selon la chaîne américaine CNN, trois fioles d'un sérum mis au point par la société de biotechnologie Mapp Biopharmaceutical, basée en Californie, ont été envoyées jeudi par avion au Liberia sur proposition d'un responsable des autorités sanitaires américaines. Ce produit est le fruit d’un programme financé par le gouvernement et l’armée américains, en collaboration avec les autorités sanitaires canadiennes. Il a été identifié comme traitement potentiel en janvier. Baptisé «ZMapp», c'est un cocktail d'anticorps monoclonaux, c'est-à-dire de molécules dirigées spécifiquement contre une autre molécule et permettant sa destruction par le système immunitaire. Le produit est obtenu en laboratoire avec des animaux exposés à des particules du virus Ebola qui produisent des anticorps prenant donc précisément pour cible le virus.

Des résultats encourageants
Pour l'instant, Mapp Biopharmaceutical indique disposer de très petites quantités de ZMapp, qui n'a pas encore fait l'objet d'une autorisation de mise sur le marché - faute d'essais conduits sur l'homme - par les autorités sanitaires américaines. L'amélioration spectaculaire de l'état de Kent Brantly rend optimistes les milieux scientifiques. La santé du médecin âgé de 33 ans s'est dégradée, après 9 jours d'infection, en particulier au niveau respiratoire. Il a alors reçu une dose du traitement par intraveineuse. En l'espace d'une heure, son état s'améliorait considérablement, rapporte CNN . «Le lendemain matin, il était capable de prendre une douche seul avant d'embarquer dans l'avion spécialement affrété pour le ramener à Atlanta», où il est arrivé dimanche. Dans l'unité spécialisée en maladies infectieuses où il est soigné depuis, Kent Brantly a même pu marcher de nouveau. Ce dernier avait également été transfusé avec une poche de sang d'un adolescent de 14 ans qui a survécu à l'infection par le virus Ebola et a donc produit naturellement des anticorps contre cet agent infectieux.

Cobayes humains
Cette pratique d'utiliser des «cobayes» n'a pas manqué de provoquer le débat aux Etats-Unis. «Les médecins chargés de la santé des patients ont pris une décision qui comportait des risques mais aussi des bénéfices. Le risque était moins important que le bénéfice potentiel», a résumé Anthony Fauci, directeur du NIH (National institute of allergy and infectious diseases), dans les colonnes du Washington Post. Aux Etats-Unis, la prise d'un médicament non-autorisé par l'agence sanitaire est interdite hors essai clinique. Mais l'agence américaine du médicament (FDA) peut parfois avoir recours au «compassionate use», un dispositif qui permet de faire exception dans certains cas où la vie d'un patient est directement menacée.

Outre les problèmes éthiques posés, principalement le risque de faire plus de mal que de bien aux malades, la question du traitement, forcément onéreux, des personnes infectées dans les pays actuellement touchés par l'épidémie se pose. La situation déjà problématique des perceptions locales plutôt négatives à l'égard des in

 

 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

require_once(

Agenda - événements

Africa SME Champions Forum: 300 PME africaines ont rendez-vous à Dakar
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDuTogo.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués