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Gblédo Mawusè dite Emmanuela, une touche-à-tout fière et passionnée

Par Journaldutogo.com - 06/10/2014

La jeune fille est à la fois peintre, décoratrice d’intérieur, dessinatrice, animatrice d’activités pour enfants, percussionniste

 


Née à Lomé le 20 septembre 1986, Gblédo Mawusè alias Emmanuela est une multi cartes confirmée. Car elle est à la fois peintre, décoratrice d’intérieur, dessinatrice, animatrice d’activités pour enfants, percussionniste. Tout cela a commencé bien tôt pour la jeune fille. Sa mère, dessinatrice, lui a donné le goût pour cet art et l’envie de le pratiquer. « Dès l’âge de 7 ans, j’avais un regard admiratif pour les dessins de ma mère que je n’hésitais cependant pas à asséner de questions même celles dérangeantes » se rappelle la jeune créatrice. C’est à l’âge de 18 ans qu’elle s’inscrit à une formation à l’artisanat au village artisanal de Lomé. Une formation sanctionnée par un certificat obtenu finalement au centre artisanal de Kpalimé, une ville touristique à 120 kilomètres au nord de Lomé. « Le centre de Kpalimé a l’avantage de former aussi bien à la théorie qu’à la pratique, alors que celui de Lomé se limite à la pratique » explique-t-elle, en soulignant qu’ « il m’a fallu cette formation pour polir et parfaire ce que je ressentais comme un don au regard de tout l’exploit que j’accumulais déjà tout enfant. »

 

En effet, petite, elle concevait des dessins, confectionnait des petits objets à partir des influences qu’exerçaient sur elle les nombreuses bandes dessinées et autres dessins animés qu’elle raffolait : Astérix, Donald, Tintin, Lucky Luke, Alice au Pays des merveilles, Le Renard, sont ainsi passés sous sa mine de crayon. Au fil de l’âge, le style se précise et son ouverture à une pratique polyvalente ne se dément pas. Plus tard, elle sera souvent sollicitée pour les portraits dessinés qu’elle propose avec un doigté impressionnant. Mais la dessinatrice sait également vendre ses talents de décoratrice. Pour elle, le fait de pratiquer la décoration d’intérieur en dilettante, n’occulte pas du tout la règle d’or : l’inventivité. Une règle qui la pousse régulièrement à intégrer dans ses décorations, tout ce qu’elle a appris dans le domaine de l’artisanat et tout ce qu’elle sait faire en dessin et en peinture-bâtiment. Une autre corde, non négligeable à l’arc d’Emmanuela. « Même si cela me vaut des regards désobligeants et un peu machistes. Je me dis que c’est un malheur de savoir que nos sociétés classifient les métiers avec des clichés sexistes comme cela. On a l’impression qu’on se dit que le domaine de la fille, c’est la couture, la coiffure, le secrétariat dans un service, etc. » regrette-t-elle.

Faisant montre d’un volontarisme incroyable, la jeune artiste revendique et défend depuis quelques années l’art de l’illustration de bandes dessinées et la caricature dans la liste de ses compétences. Et cela se passe si bien qu’elle a rejoint, il y a quelques mois, l’équipe du magazine « Pipo », l’un des meilleurs dans le domaine de l’illustration sur le marché togolais. « Tout est parti d’un atelier de caricature auquel j’ai participé, dans le cadre de la première édition du festival Mine de Crayon. Les impressions ont été si bonnes que le magazine n’a pas hésité à faire appel à mes services» relate-t-elle. Amie des tout petits, Emmanuela encadre à titre de volontaire des ateliers de dessin et de percussions pour enfants au sein de l’orphelinat CADOR à Adjidogomé en périphérie de Lomé. Tenu par l’association « Sos Vol Togo » dont elle est membre, l’orphelinat joue parfois la carte de la décentralisation. « Il nous arrive souvent de délocaliser nos activités vers des cibles rurales en direction desquelles nous décochons des messages de sensibilisation sur la scolarisation, la construction de latrines, etc. »

Très portée aujourd’hui sur ses illustrations, son rêve à court terme est de publier ses planches de bandes dessinées. L’histoire de cet album dont le premier épisode est déjà bouclé, est celle d’une fille qui a eu une vie désastreuse après avoir subi un viol. Mais, un boulot stable comblerait de bonheur Emmanuela qui avoue que toute cette polyvalence artistique et professionnelle existe aussi pour permettre de joindre les deux bouts à la fin du mois.

 

 
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