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Cris de détresse des populations inondée de Dabadakondji

Par iciLome.com - 06/10/2014

Nous en avons largement parlé la semaine dernière. Mais quelques moments avec ces populations sinistrées font découvrir ce que vivent exactement des compatriotes qui n’ont d’yeux que pour pleurer.

 

Le sinistre frappe plusieurs quartiers de Lomé, proche du fleuve Zio, mais nous avons seulement pris sur nous de visiter Dabadakondji. « Nous ne savons où aller. Regardez les conditions dans lesquelles nous vivons ici. Ce n’est pas pitoyable ? », crie une femme dans sa maison inondée. La pauvre a presque les larmes aux yeux. Elle a, avec l’aide des voisins, construit un barrage de fortune pour empêcher l’eau d’entrer dans la maison qui est de toute façon déjà inondée. « C’est juste pour ne pas permettre encore à l’eau de rentrer au point ne pas pouvoir habiter la maison. Parce que l’eau continue par arriver », a-t-elle expliqué. Ils auraient voulu évacuer l’eau. Mais tout le quartier est inondé.






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© Droits réservés
Un quartier de Lomén sous les eaux

Pour faire le feu et préparer, cette dame, comme dans presque toutes les maison du quartier d’ailleurs, est obligée de mettre le foyer sur des briques superposées, dont la hauteur peut atteindre parfois 1 mètre. « Nous sommes obligés parfois de regarder nos foyers au-dessus de nos têtes », ironise-t-elle dans sa détresse. Non loin de cette femme, s’active un jeune homme à construire un pont de fortune, de la devanture vers un endroit où il y a moins d’eau dans le quartier. « Au moins, nous voulons avoir les pieds secs quand nous allons au boulot », explique-t-il. La plupart des familles qui habitent ce quartier ont dû envoyer leurs enfants chez les voisins d’autres quartiers épargnés par les inondations. « Nous ne pouvons pas quitter nos maisons comme ça. On craint des voleurs qui profitent de la situation. Nos préoccupations majeures, ce sont nos enfants. Dieu merci, des gens de bonne volonté ont accepté de les héberger », a indiqué Laré.

 

Jusqu’alors, les habitants de Dabadakondji disent ne pas avoir connaissance d’un site aménagé par les autorités pour les accueillir. Ceux qui sont mieux sont nantis quittent et vont louer dans d’autres quartiers. « Nous n’avons pas les moyens d’aller louer des chambres ailleurs. Nous avons déjà nos vivres qui sont sous l’eau. Par exemple, je n’ai pa pu récupérer les sacs de riz et de maïs dont nous disposons dans la chambre. C’est triste », a déploré Da Vodou. Partout à Dabadakondji, ce sont des cris de détresse. Les populations appellent le gouvernement à l’aide. Non seulement ces populations sont contraintes aujourd’hui de vivre dans l’eau, mais également elles craignent d’être à tout moment en contact avec des reptiles qui peuvent leur causer de sérieux ennuis. « Il y a de hautes herbes dans le quartiers. Ces herbes abritent des serpents et autres reptiles dangereux. Cela nous préoccupe beaucoup. C’est déjà arrivé dans le quartier en 2011 avec la mort deux enfants mordus par des serpents de l’eau », a regretté François, riverain. Le sinistre interpelle tout le monde, surtout le gouvernement. Une action humanitaire et solidaire envers cette population est nécessaire.

 
MOTS CLES :  Populations   Inondée   Dabadakondji   Sinistre   Fleuve   Zio 

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