NATIONALE  |     INTERNATIONALE  |    

Togo: l'opposition maintient sa marche, malgré l'interdiction du gouvernement

Par tv5monde - 11/10/2017

L'opposition togolaise a déclaré mercredi maintenir son appel à manifester la semaine prochaine, malgré une interdiction d'organiser des marches "en semaine", décrétée la veille par le pouvoir.

 

Quatorze partis politiques ont appelé leurs partisans à marcher contre le pouvoir du président Faure Gnassingbé, "le mercredi 18 et jeudi 19 octobre", a expliqué à l'AFP Eric Dupuy, porte-parole de l'Alliance nationale pour le changement (ANC).
"Celle du mercredi 18 aura pour chute l'esplanade de l'Assemblée nationale et celle du 19 prendra fin devant les bureaux de la Cédéao", l'organisation régionale de l'Afrique de l'Ouest, a-t-il indiqué.

 


© Droits réservés

M. Dupuy a également fait savoir que l'opposition avait agi dans les règles en informant de la tenue des marches, dans les délais légaux. "Si le pouvoir décide de violer la loi, le peuple ne la respectera pas non plus", conclut-il.
Mardi soir, le ministre de l'Administration territoriale, Payadowa Boukpessi, avait décrété que désormais, "les marches seront interdites en semaine" mais que les gens pouvaient tenir des meetings sur un lieu fixe.
"En week-end, c’est-à-dire les samedis et dimanches, ils peuvent faire leur marche", a-t-il ajouté, assurant que cette mesure était prise pour éviter les "violences" et les "dérives" qui ont eu lieu, selon lui, lors des dernières manifestations de l'opposition.
Celle-ci avait annoncé peu auparavant l'organisation d'une nouvelle marche le mercredi 18 octobre dans le cadre d'une réforme constitutionnelle controversée.
L'opposition est mobilisée depuis près de deux mois, pour demander que le nombre de mandats présidentiels soit limité à deux et la démission du président Faure Gnassinbgé, au pouvoir depuis 2005 et héritier d'une famille à la tête du Togo depuis 50 ans.
Le gouvernement compte organiser un référendum pour faire adopter une réforme prévoyant notamment cette limitation des mandats présidentiels, mais la mesure n'est pas rétroactive, permettant à M. Gnassingbé de se présenter aux scrutins de 2020 et de 2025.
La semaine dernière, la Cédéao, l'Union africaine et le Bureau régional des Nations unies avaient estimé que le projet de loi constitutionnel proposé par le gouvernement était "une étape importante pour mettre le Togo en conformité avec les normes démocratiques".
L'opposition rejette ces appels au compromis et a également annoncé son refus de rencontrer la délégation de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) qui devait arriver mardi au Togo pour trois jours.
Les manifestations engagées par l'opposition depuis la mi-août ont fait au moins quatre morts et des dizaines de blessés, notamment dans le nord du pays, nouveau foyer de la contestation populaire.
Des centaines de personnes se sont également réfugiées au Ghana le mois dernier, dénonçant des arrestations arbitraires et des violences de la part des forces de sécurité, ce que le régime dément.

 
MOTS CLES :  Opposition   Marche   Togo 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

require_once(

Agenda - événements

Africa SME Champions Forum: 300 PME africaines ont rendez-vous à Dakar
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDuTogo.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués