ECONOMIE ET BUSINESS  |    

La chaîne Canal+ accusée de promouvoir les intérêts de Bolloré au Togo

Par Rfi - 17/01/2018

Le site d’informations Les Jours affirme que Canal+ a diffusé un « publireportage » sur le pays, tandis que Vincent Bolloré y a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 5 milliards en 2017.

 

En décembre dernier, deux responsables de Canal + ont été écartés après la diffusion d’un reportage sur la mobilisation des opposants togolais au président Faure Gnassingbé. Le reportage avait fortement déplu à la direction. Jean-Baptiste Rivoire, rédacteur en chef à Canal +, élu du personnel au comité d’entreprise et membre de la société des journalistes de la chaîne estime que cette affaire et celle de la diffusion du « publireportage » sont liées.

 


© Droits réservés

« Cette affaire de reportage publicitaire pour le Togo, diffusé dans le plus grand secret, fin décembre, nous, on n’est pas au courant en fait. Parce que, par définition, ça a été une diffusion secrète. J’essaie de retrouver ce reportage pour voir sa nature et je ne le retrouve pas. Donc, ça s’avère être un reportage clandestin. On ne sait pas où il est, mais clairement, ça semble répondre à ce qui s’est passé en octobre. C’est-à-dire un reportage de « L’Effet papillon » (une émission de la chaîne, ndlr), qui donnait la parole à l’opposition togolaise, et qui a, semble-t-il, fortement déplu au président togolais, au point que voilà… Le sujet était trappé de toutes les rediffusions et quand il a été rediffusé par accident en novembre ça a donné lieu à deux licenciements très brutaux au sein de Canal », indique Jean-Baptiste Rivoire.
RFI: Et donc, là, on imagine que vous, en tant que membre de la société des journalistes, vous avez demandé des comptes à votre direction, non ?
« On demande déjà depuis plusieurs semaines pour quelles raisons le reportage critique sur le Togo, diffusé en octobre, a été bloqué et censuré par la suite. On n’a toujours pas de réponse. Et puis, évidemment, on a demandé s’il est exact qu’en parallèle on ait diffusé un publireportage sur le Togo sur les antennes de Canal.
Le problème de fond dans cette affaire, c’est que Vincent Bolloré, l’actionnaire, en principe doit se conformer à la loi française. C’est-à-dire que les intérêts de l’actionnaire ne doivent pas venir entraver la liberté éditoriale des rédactions. Çà c’est la loi Bloch. Et manifestement, dans la France d’Emmanuel Macron, les industriels qui achètent des médias peuvent piétiner la loi en toute impunité », conclut-il.
De son côté, la direction de Canal + n’a pas répondu aux demandes d’interview.

 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

require_once(

Agenda - événements

Africa SME Champions Forum: 300 PME africaines ont rendez-vous à Dakar
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDuTogo.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués