Connaître le Togo

 

Le Togo est l’un des plus petits États africains avec 56 785 km2, s’étirant sur environ 700 km du nord au sud avec une largeur n’excédant pas 100 km, limité au nord par le Burkina Faso, au sud par le golfe de Guinée, à l'est par le Bénin et à l'ouest par le Ghana. Cette faible superficie n’empêche pas le Togo d’être reconnu pour la grande diversité de ses paysages (une côte de sable fin bordée de cocotiers au sud, des collines, des vallées verdoyantes et des petites montagnes dans le centre du pays, des plaines arides et de grandes savanes plantées de baobabs au nord).

 

Le Togo acquiert son indépendance, le 27 avril 1960, par un accord avec l’administration française, sous le contrôle de l’ONU. Antérieurement, l’autonomie interne remontait au 30 août 1956, avec l'institution de la « République autonome du Togo ». Sylvanus Olympio devient président. Sous l’instigation du commandant français Georges Maitrier, chef de la gendarmerie nationale et conseiller du président dont le contrat de coopération arrivait à terme, 626 vétérans togolais de l’armée française, dont une grande partie avait combattu en Algérie et en Indochine, demandent à être intégrés dans les forces de sécurité togolaises qui comptent 300 membres. Sylvanus Olympio refuse. Ils le destituent dans un coup d’État, le 13 janvier 1963, dans lequel Olympio trouve la mort. C’est donc un président civil, Nicolas Grunitzky (1963-1967) qui est porté au pouvoir, mais quatre ans plus tard, à la suite d’un autre coup d’État, il fuit le pays. Il meurt le 27 septembre 1969 à Paris dans un accident de voiture.Un des organisateurs du coup d’État de 1963, Gnassingbé Eyadema est promu président en 1967. Il supprime les partis politiques et crée le Rassemblement du peuple togolais (RPT). Une nouvelle constitution, en 1979, instaure la troisième république et donne le pouvoir au président par une élection au suffrage universel. Il est ensuite réélu en 1986. En 1990, à la suite de violentes manifestations, suivies d'une conférence nationale, un premier ministre issu de l'opposition, Maître Joseph Kokou Koffigoh, est nommé. L’adoption d’une nouvelle constitution en 1992 n’apaise cependant pas les tensions. En 1993, Eyadema remporte de nouveau l’élection présidentielle boycottée par l’opposition. Gnassingbé Eyadéma est proche de la défaite, lors des élections de 1998, face à Gilchrist Olympio, fils de Sylvanus Olympio. Il remporte l’élection dans des conditions très controversées. Gnassingbé Eyadéma est réélu en 2003 à la suite d'un changement dans la constitution pour l’autoriser à se présenter à nouveau.

 

Gnassingbé Eyadéma décède le 5 février 2005, mettant fin à 38 ans de présidence consécutifs. L’armée prend le pouvoir, en enfreignant la Constitution qui dispose que c’est le président de l’Assemblée nationale : Fambaré Natchaba (à l’étranger lors du décès de Gnassingbé Eyadema) qui doit présider l’intérim et le confie à un des fils de Gnassingbé Eyadema, Faure Gnassingbé, après une double modification de la constitution et du règlement intérieur de l'Assemblée Nationale. Ces modifications, conseillées par le professeur de droit Charles Debbasch, permettent à Faure Gnassingbé, ministre au moment du décès de son père, de retrouver son poste de député à l'Assemblée Nationale, de se faire élire Président de l'Assemblée Nationale afin d'occuper le poste de Président de la République, le tout en un week-end. Sous la pression de l’opposition, de l’Union Africaine (UA) et de la communauté Nationale et internationale, ce coup d’État « échoue » le 25 février 2005 avec la démission de Faure Gnassingbé. La légalité constitutionnelle est rétablie. Le 24 avril 2005, une élection présidentielle est organisée. Elle se déroule dans des conditions très controversées, l’opposition, dénonçant des fraudes, notamment des vols d’urnes par des militaires dont certaines images ont fait la unes des journaux télévisés du monde entier. Emmanuel Bob Akitani, chef de l’opposition, se déclare vainqueur avec 70 % des voix alors que le gouvernement déclare Faure Gnassingbé élu. Dès l’annonce des résultats, des manifestations éclatent dans les principales villes. Elles seront violemment réprimées par l’armée, faisant 500 morts selon les estimations de la commission d’enquête nationale, plus de 800 selon la Ligue togolaise des droits de l'homme (LTDH)3. De nombreux Togolais, environ 40 000, se réfugient dans les pays voisins, le Bénin et le Ghana4. Le 3 mai 2005, Faure Gnassingbé prête serment et déclare qu’il se concentrera sur « la promotion du développement, le bien commun, la paix et l’unité nationale ».

 

Le Togo est un pays africain de 56 785 km² dont la longueur est de 600 km et la largeur varie de 50 à 150 km. Le pays possède 1 700 km de frontière avec le Burkina Faso, le Ghana et le Bénin et 50 km de côtes donnant sur le Golfe de Guinée. L’érosion y est très importante : en six ans, l’eau a avancé de 140 m. L’altitude maximale est le mont Agou qui culmine à 986 m. En 2006, la population du Togo était estimée à 5,4 millions d’habitants, avec une densité moyenne de 95 habitants au km². En 2005, son taux de croissance annuelle était de 2,17 %, le taux de mortalité infantile s’élevant à 66,6/1000. L’espérance de vie était de 52,6 ans. La langue officielle du Togo est le français9. Les deux langues nationales sont l'éwé et le kabiyé, ces deux dernières adoptées comme telles en 1975. Il existe en outre 42 parlers au Togo dont le mina (dialecte d'éwé parlé à Lomé) qui sert de langue véhiculaire pour le sud du pays, le mobaa, le tem et le peul. Les langues vernaculaires du pays se scindent en deux groupes : les langues gur au nord et les langues kwa au sud. Si les parlers sont majoritairement oraux, les langues éwé et kabiyé sont écrites.

L’économie du Togo repose essentiellement sur la culture vivrière qui représente 65 % des travailleurs. Le reste de la main-d’œuvre (30 %) vit de la culture du cacao, du café, du coton mais surtout des mines de phosphates qui sont vitales au pays. Le Togo est d’ailleurs le cinquième producteur mondial de phosphates. À l’instar de nombreux pays africains (Sénégal, Île Maurice, Namibie), le Togo s’est doté d’une zone franche dès la fin des années 80. Ainsi, dans cette zone sont implantés des sociétés pharmaceutiques, des fabricants d’huiles végétales, des assembleurs informatiques, des distributeurs de produits cosmétiques, des prothésistes dentaires ou des entreprises de transport routier… Depuis le début du conflit en Côte d'Ivoire, le Togo est devenu une plateforme portuaire très importante pour les opérateurs de l’ouest africain. Le port de Lomé, seul port en eau profonde de la sous-région, est donc une zone franche qui ne cesse de se développer rapidement. Le trafic conteneurisé (par conteneurs) à Lomé a doublé en trois ans pour atteindre 212 000 EVP (équivalent vingt pieds) en 2005.

En 2011, La France a annulé la dette du Togo d'un montant de 100 millions d'euros14.

 

 
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  • Capitale : Lomé
  • Hymne national : Salut à toi, pays de nos aïeux
  • Président : Faure Essozimna Gnassingbé
  • Langue officielle : Français
  • Devise nationale: Travail, liberté, patrie
  • Gentilé: Togolais
  • Population totale : Environ 7 millions d’habitants
  • Densité: 95 hab./km2
  • Indicatif téléphonique: +228
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