Gaza : un massacre à l’école Dar al-Arqam révèle l’ampleur d’une tragédie sans fin

Gaza, 3 avril 2025 – Une abomination sans nom a brisé le silence de la bande de Gaza, déjà meurtrie : les forces d’occupation israéliennes ont bombardé l’école Dar al-Arqam, un refuge précaire pour des milliers de personnes déplacées, situé dans le quartier d’Al-Tuffah, à l’est de la ville de Gaza. Par ailleurs, ce crime, d’une violence inouïe, s’inscrit dans une série de raids aériens dévastateurs qui ont secoué la région, transformant des lieux de vie en champs de ruines et de désolation. Alors que les flammes ravageaient les murs de l’école, des corps carbonisés gisaient sous les décombres, et les survivants, hagards, fuyaient une fois encore, traînant derrière eux le poids d’une souffrance indicible.

L’école Dar al-Arqam :une vague de violence implacable

Les frappes, menées avec une précision froide, ont visé plusieurs cibles dans la ville. À l’école Fahd Al-Sabah, également dans le quartier d’Al-Tuffah, quatre martyrs ont été recensés après un bombardement qui a semé la terreur parmi les familles déjà éprouvées par des mois de guerre. Plus au sud, à Khan Younis, une tente abritant des déplacés a été réduite en cendres par une attaque aérienne, ajoutant un nouveau chapitre à la litanie des pertes humaines. Ces assauts, d’une brutalité méthodique, témoignent d’une escalade dans la stratégie israélienne, marquée par des expulsions forcées, une politique de famine imposée et la fermeture hermétique des points de passage, privant la population des besoins les plus élémentaires.

Le directeur de l’hôpital baptiste de Gaza, submergé par l’afflux de blessés, a lancé un cri d’alarme désespéré : « La situation sanitaire est catastrophique, hors de tout contrôle. » « Les massacres successifs engloutissent notre capacité à soigner. » « Nous implorons une pression internationale pour rouvrir les passages et sauver ce qui reste de notre système de santé. » Ses mots résonnent comme un écho tragique dans un territoire dans lequel les infrastructures médicales, déjà exsangues, s’effondrent sous le poids de l’horreur.

Un génocide sous les yeux du monde

Ce massacre à l’école Dar al-Arqam ne constitue pas un acte isolé, mais forme un maillon d’une chaîne de crimes odieux qui, d’après les définitions du droit international, présentent les caractéristiques d’un génocide. Sous la houlette de Benjamin Netanyahu et de son gouvernement, qualifié de fasciste par de nombreuses voix dans la région, ces exactions bénéficient d’une couverture politique et militaire américaine que les critiques n’hésitent plus à juger criminelle. L’incapacité de la communauté internationale à enrayer cette spirale de violence constitue une faillite retentissante, un effondrement des valeurs et des lois qu’elle prétendait défendre. Face à l’horreur perpétrée sous les regards impuissants ou complices, le silence devient une trahison.

Les acteurs internationaux, en particulier les pays arabes et islamiques, se trouvent aujourd’hui à un carrefour moral. Briser l’omerta, exiger des mesures immédiates pour stopper les massacres, mettre fin à la catastrophe humanitaire et traduire les responsables en justice ne sont plus des options, mais des impératifs. Car chaque jour qui passe sans action consacre l’impunité des criminels de guerre et aggrave la tragédie d’un peuple livré à l’abandon.

Gaza dans l’abîme

Au milieu des décombres fumants de l’école Dar al-Arqam, une scène saisissante a figé le temps : une fillette, à peine âgée de cinq ans, errait seule, les mains couvertes de cendres, cherchant en vain sa famille engloutie par les flammes. Ses pleurs, étouffés par le vacarme des drones qui sillonnaient encore le ciel, n’ont trouvé aucun écho. Autour d’elle, les secours, débordés, ne pouvaient que constater l’ampleur du désastre. Cette enfant, orpheline d’un instant, incarne désormais l’âme brisée de Gaza, un symbole vivant d’une humanité sacrifiée sur l’autel de la guerre. Et tandis que le monde détourne les yeux, une question lancinante demeure : combien de Dar al-Arqam faudra-t-il encore pour que l’indifférence cède à l’action ? Pour l’heure, seule la fumée répond, s’élevant comme un linceul sur une terre dans laquelle la vie, peu à peu, s’éteint.

Une célébration éclatante du courage féminin au cœur de Washington

Hier, mercredi, le Département d’État américain a solennellement rendu hommage aux lauréates du prix International Women of Courage (IWOC) à Washington. En effet, lors d’une cérémonie empreinte de gravité et d’élégance, le secrétaire d’État, Marco Rubio a exalté la vaillance et la ténacité de femmes d’exception, dont les vies, jalonnées de périls et d’abnégation, incarnent une quête ardente pour l’émancipation des femmes et des filles à travers le globe. Sous les lustres scintillants de la salle de réception, deux figures africaines ont été élevées au pinacle de cette reconnaissance : Henrietta Da, du Burkina Faso, et Zabib Musa Loro Bakhit, du Soudan, toutes deux saluées pour leur intrépidité dans la défense des droits féminins.

Le Département d’État honore Henrietta Da et Zabib Musa Loro Bakhit pour leur courage exceptionnel dans la défense des droits des femmesLa Première Dame des États-Unis, figure de soutien à l’émancipation féminine

Par ailleurs, la présence de la Première Dame des États-Unis (FLOTUS), dont le port altier a rehaussé l’éclat de l’événement, a conféré à cette célébration une aura particulière. Devant un parterre de diplomates, de dignitaires et de fervents défenseurs des libertés, Rubio a déployé une rhétorique empreinte de conviction : « Au Département d’État, et sous l’égide de la présidence Trump, nous nous évertuons à saisir chaque opportunité pour ériger en étendard les aspirations des femmes et des filles, où qu’elles se trouvent. » Ces mots, prononcés avec une fermeté mesurée, ont résonné comme une promesse solennelle, un engagement à porter haut les idéaux d’égalité dans un monde encore trop souvent marqué par l’iniquité.

Henrietta Da et Zabib Musa Loro Bakhit, icônes africaines du courage

Henrietta Da, issue d’une terre burkinabè où les défis s’entrelacent aux espoirs, s’est illustrée par son labeur infatigable pour ainsi offrir aux femmes une voix dans une société où elles sont parfois reléguées aux marges. Son parcours, semé d’embûches, témoigne d’une résilience qui force l’admiration. De son côté, Zabib Musa Loro Bakhit, née sous le ciel tourmenté du Soudan, a bravé les tumultes d’un pays fracturé pour faire jaillir des lueurs d’autonomie et de dignité parmi les femmes de sa communauté. L’assistant secrétaire d’État aux affaires africaines, avec une éloquence sobre, a loué leurs mérites : « Leurs combats, menés avec une audace sans faille, édifient un rempart qui nous rend plus robustes, plus sécurisés, plus florissants. »

Une cérémonie qui transcende le protocole pour célébrer la résilience

D’ailleurs, au-delà du protocole, l’événement, méticuleusement préparé, a rendu hommage à la ténacité. Dans une atmosphère de dignité, les lauréates ont reçu leurs prix sous les applaudissements, une reconnaissance internationale qui a transcendé les frontières. Leurs récits, tissés de sacrifices personnels et d’un dévouement rare, ont captivé l’assistance, rappelant que le courage n’est pas l’apanage des puissants, mais bien souvent l’apanage de ceux qui, dans l’ombre, osent défier l’ordre établi.

Des honneurs, mais quel impact durable pour ces héroïnes ?

Pourtant, au-delà de cette célébration fastueuse, une interrogation subtile flotte dans l’air, tel un murmure que nul n’ose encore formuler à voix haute : ces hommages, aussi grandioses soient-ils, suffiront-ils à infléchir les réalités brutales auxquelles ces femmes font face au quotidien ? La lumière projetée sur Henrietta et Zabib ne risque-t-elle pas de s’évanouir une fois les projecteurs éteints, laissant leurs combats reprendre dans une obscurité que les discours, si éloquents soient-ils, peinent à dissiper ?

 

Le Sénat togolais s’érige en pilier : Barry Moussa Barqué porté à sa tête

Ce mercredi 2 avril, le Palais des Congrès de Lomé a vibré d’une solennité peu commune, accueillant la consécration d’un jalon historique pour la démocratie togolaise. Lors de la reprise des travaux de la session de droit, les sénateurs, dans un élan unanime, ont hissé Barry Moussa Barqué au faîte de la seconde chambre parlementaire, lui confiant la présidence de cette institution naissante. Figure éminente de l’appareil étatique, récemment auréolé de la distinction de Grand-Croix de l’Ordre du Mono, cet homme d’expérience s’apprête à guider le Sénat pour un mandat de six ans, dans une mission où l’équilibre entre tradition et renouveau sera scruté avec acuité.

Un bureau diversifié : le Curie reflète la mosaïque sociale et politique du Togo

Autour de lui, les sénateurs ont soigneusement désigné un aréopage de huit personnalités pour constituer le bureau du Sénat, reflétant une mosaïque sociale et politique qui cherche à incarner la diversité du Togo. Amoko Holadem Kouvahey, élevée au rang de première vice-présidente, se tient aux côtés de Koudjolou Dogo et Adeblewo Kossi Olympio, respectivement deuxième et troisième vice-présidents, formant un triumvirat chargé d’épauler le président dans ses hautes fonctions. La gestion des ressources de l’institution revient à Komlan Mally et Afiwavi Vicenzia Banybah, investis comme première et deuxième questeurs, tandis que Molgah Abougnima, Mohamed Tchassona Traoré et Amelete Bawoumondom, en qualité de secrétaires parlementaires, complètent cette assemblée dirigeante. Ensemble, ils portent l’ambition d’une chambre haute à la fois ancrée et visionnaire.

 Barry Moussa Barqué est élu président du Sénat togolais lors d’une session historique au Palais des Congrès de Lomé, Fondations solides : le Sénat adopte son règlement intérieur

Ce mercredi n’a pas seulement marqué l’élection d’un président et de son état-major. Le Sénat, dans une dynamique d’affirmation, a également entériné son règlement intérieur, posant ainsi les fondations de son fonctionnement. Dès le lendemain, jeudi 3 avril, les sénateurs se retrouveront pour inaugurer leur première session ordinaire de l’année, un rendez-vous qui promet de dévoiler les premières inflexions de cette institution dans le paysage politique togolais. Ce faisant, le Sénat achève sa genèse, passant d’une idée constitutionnelle à une réalité palpable, prête à peser dans les débats qui façonneront l’avenir du pays.

Barry Moussa Barqué, dont le parcours s’entrelace avec les grandes heures de l’histoire nationale, hérite d’une charge aussi prestigieuse qu’exigeante. Sa présidence s’ouvre sous le sceau d’une légitimité incontestée, fruit d’un vote sans fissure, mais aussi sous le regard attentif d’une nation en quête de repères.

Le bicamérisme, désormais pleinement opérationnel, offre au Togo un nouvel échiquier institutionnel, où le Sénat pourrait devenir le gardien des équilibres ou, à l’inverse, l’épicentre de tensions insoupçonnées. Alors que les premiers signes de cette législature apparaissent à l’horizon, une question persiste, à la fois légère et persistante : cette chambre haute parviendra-t-elle à dépasser les attentes pour devenir un phare d’une nouvelle gouvernance, ou se limitera-t-elle à jouer un rôle en retrait, dans l’ombre de l’Assemblée ? Le rideau s’ouvre, et le temps, seul juge, commence déjà à murmurer ses promesses.

 

Une session parlementaire sous le signe de l’unité au Togo

Hier, mardi 1ᵉʳ avril, Lomé s’est parée d’une solennité rare pour accueillir l’ouverture de la première session ordinaire de l’année au Parlement togolais, un rituel inscrit dans les sillons de l’article 12 de la Constitution promulguée le 6 mai 2024. En effet, sous les ors d’une cérémonie empreinte de gravité, la présidente de l’Assemblée nationale a donné le coup d’envoi de cette nouvelle ère législative, en présence d’invités dont la stature rehausse l’éclat de l’événement.

Solidarité régionale : des figures emblématiques de la CEDEAO et du Ghana à l’honneur à cette première session ordinaire 

Parmi eux, Mme Memounatou I, présidente du Parlement de la CEDEAO, et l’honorable Ben Ahiafor, vice-président du Parlement ghanéen, ont incarné, par leur venue, la trame d’une solidarité régionale que le président Faure Essozimna Gnassingbé ne cesse de tisser avec une patience d’orfèvre. Ces figures, accompagnées d’un cortège de dignitaires, ont porté haut l’étendard d’une Afrique aspirant à l’harmonie et à la prospérité.

L'inauguration de la session parlementaire togolaise, marquée par l'unité régionale et l'instauration du bicaméralisme, Dans une allocution ciselée, la présidente a déroulé un éloge vibrant au bicamérisme désormais ancré dans le marbre de la Vᵉ République togolaise, saluant l’entrée en scène du Sénat comme une borne milliaire dans l’édification démocratique du pays. Ce tournant, loin d’être une simple formalité, érige un rempart supplémentaire contre les vents contraires qui pourraient ébranler l’équilibre institutionnel. Elle a, dans un souffle d’exhortation, convié ses pairs à faire preuve d’une unité sans faille, d’une responsabilité inébranlable et d’une exemplarité qui transcende les querelles partisanes. « Que nos différences deviennent le creuset d’une nation robuste et tournée vers demain », a-t-elle lancé, comme un appel à sublimer les divergences au profit d’un dessein collectif.

L'inauguration de la session parlementaire togolaise, marquée par l'unité régionale et l'instauration du bicaméralisme, Un Parlement au défi : textes fondamentaux et attentes populaires au cœur des débats

Par ailleurs, cette session, qui s’ouvre sous des auspices prometteurs, s’annonce comme un carrefour décisif. Les députés auront la charge d’examiner des textes fondamentaux destinés à enraciner la démocratie dans les profondeurs du vécu togolais, tout en scrutant avec une vigilance accrue la gestion des deniers publics. La désignation du Président du Conseil et l’élection du Président de la République, deux jalons majeurs prévus par la nouvelle architecture constitutionnelle, planeront comme des défis à la hauteur des attentes populaires. En outre, la présidente n’a pas manqué de réitérer la vocation du Parlement à rayonner au-delà des frontières, par une présence assidue aux cénacles interparlementaires, faisant du Togo un acteur qui compte dans le concert des nations.

L'inauguration de la session parlementaire togolaise, marquée par l'unité régionale et l'instauration du bicaméralisme, Un appel à l’action : écrire une nouvelle page de l’histoire togolaise

Sous les voûtes de l’hémicycle, l’écho de ses mots a résonné comme une prière : que la divine lumière guide les travaux de cette assemblée pour un Togo plus uni, plus démocratique, plus éclatant. Mais au-delà des vœux pieux, c’est une invitation pressante à l’action qui a été lancée, un défi à relever pour restaurer la foi d’un peuple dans ceux qu’il a mandatés. Et tandis que les regards se tournent vers les mois à venir, une question demeure en suspens, vibrante d’incertitude et de possibles : ce Parlement saura-t-il, par ses choix, écrire une page d’histoire qui échappe aux ombres du passé pour s’élancer vers un avenir audacieux ? L’encre est prête, la plume tremble encore.

Une ambition verte pour le bassin de l’Oti : le Togo face au défi climatique

Dans les contrées septentrionales du Togo, là où les eaux de l’Oti tracent leur sillon à travers les terres arides des Savanes et les vallons de la Kara, un dessein d’envergure se profile à l’horizon. Porté par une coalition d’acteurs résolus – le gouvernement togolais, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Banque africaine de développement (BAD), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Unicef –, un projet novateur s’apprête à insuffler une nouvelle résilience aux communautés éprouvées par les caprices du climat.

Annoncé avec ferveur par le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, Foli-Bazi Katari, ce programme ambitionne de métamorphoser les pratiques agricoles, de ressusciter des écosystèmes exsangues et d’ouvrir les vannes d’une eau potable trop longtemps parcimonieuse, tout en hissant femmes et jeunes au rang d’artisans de leur propre adaptation.

Un projet ambitieux au Togo, soutenu par la BAD et ses partenaires, vise à renforcer la résilience des communautés du bassin de l’Oti Oti : un dessein aux contours pluriels

Ce projet, dont les prémices vibrent déjà dans les préfectures de Kpendjal, Kpendjal-Ouest, Oti et Oti-Sud dans les Savanes, ainsi que Kéran et Dankpen dans la Kara, se déploie en quatre axes d’une limpidité souveraine. D’abord, il s’agit de doter l’agriculture d’une armure face aux aléas climatiques, en promouvant des techniques durables capables de défier sécheresses et pluies diluviennes. Ensuite, la restauration des services écosystémiques, ces bienfaits invisibles que la nature prodigue, vise à redonner vie aux sols éreintés et aux forêts clairsemées. L’accès à l’eau potable, ce nectar vital dont la rareté pèse sur les épaules des villageois, constitue le troisième pilier, tandis que l’autonomisation des femmes et des jeunes, souvent relégués aux marges des décisions, scelle cette entreprise d’un sceau d’équité.

Financé à hauteur de 9,3 millions de dollars par la BAD, ce chantier d’avenir bénéficie d’une mission d’évaluation qui, jusqu’au 4 avril 2025, scrute les besoins des communautés et affine les contours d’une note conceptuelle. Sous la houlette de Bicaba Aimé, chef de cette délégation, les échanges avec le ministre Foli-Bazi Katari ont permis de poser les jalons d’une exécution irréprochable. « Nous allons sonder les intentions, disséquer les détails, juguler les coûts et, si besoin, réagencer l’édifice de la mise en œuvre », a-t-il déclaré, témoignant d’une rigueur qui se veut garante de succès.

Foli-Bazi Katari : un ministre au cœur de l’action

À la barre de cette initiative, Foli-Bazi Katari incarne une figure d’autorité autant que de médiation. Haut fonctionnaire aguerri, il s’est illustré par son engagement indéfectible pour la préservation des ressources naturelles togolaises. Ancien cadre du ministère de l’Environnement, il a gravi les échelons avec une constance remarquable, porté par une vision avec laquelle l’écologie rime avec la justice sociale.  Lors de sa rencontre avec la BAD, il n’a pas manqué de louer cette synergie internationale, tout en plaidant pour une gestion méticuleuse des fonds, afin que chaque franc investi germe en bienfaits tangibles.

Une terre à l’épreuve du climat

Le bassin de l’Oti, avec ses paysages oscillant entre savane aride et vallées verdoyantes, n’échappe pas aux soubresauts d’un climat devenu imprévisible. Les inondations, qui noient les récoltes, alternent avec des sécheresses qui fissurent la terre, mettant à rude épreuve la subsistance des habitants. Dans ce contexte, le projet ne se contente pas de panser les plaies ; il aspire à bâtir une forteresse de résilience, où l’agriculture ne ploie plus sous les éléments, où l’eau coule à flots maîtrisés et où les écosystèmes, tels des phénix, renaissent de leurs cendres.

Un avenir en suspens, mais vibrant d’élan

Si les contours de cette entreprise se précisent, son succès demeure suspendu à l’alchimie entre volonté politique, expertise technique et adhésion populaire. Les regards convergent désormais vers ces terres du Nord, où chaque forage creusé, chaque arbre replanté, chaque femme formée pourrait écrire une nouvelle page dans le grand livre de la lutte climatique. Loin de s’éteindre dans l’attente, l’élan insufflé par Foli-Bazi Katari et ses partenaires invite à l’audace : et si, de ce bassin jadis vulnérable, jaillissait un modèle pour l’Afrique entière ? L’histoire, encore en gestation, ne demande qu’à s’épanouir sous les mains de ceux qui oseront la façonner.

 

Le FNFI ravive l’élan des ambitions : Une renaissance par l’apprentissage

Lomé, le 1ᵉʳ avril 2025 – Sous l’impulsion du Fonds national de la finance inclusive (FNFI), une vague d’initiatives éducatives déferle à nouveau sur le Togo, insufflant une vigueur renouvelée aux bénéficiaires de ses crédits. Effectivement, dans les contrées de Yoto et de Sotouboua, ces séances de renforcement des capacités, loin d’être de simples formalités, se muent en creusets où s’éveillent les consciences, se façonnent les savoirs et s’épanouissent les aspirations. En effet, à travers un programme méticuleusement orchestré, le FNFI s’attache à doter ses protégés des outils nécessaires pour transcender leurs projets et les ériger en piliers du développement national.

Au Togo, le FNFI relance des initiatives éducatives à Yoto et Sotouboua, dotant les bénéficiaires de crédits des outils nécessaires FNFI : une leçon de vie à Tabligbo

Dans la préfecture de Yoto, la ville de Tabligbo s’est métamorphosée en un théâtre d’apprentissage vibrant. En ce lieu, au cœur du centre culturel, lieu empreint d’une symbolique forte, les bénéficiaires se sont rassemblés pour absorber des enseignements précieux. Par ailleurs, les images capturées en ce lieu témoignent d’une effervescence palpable : visages concentrés, regards pétillants d’espoir, mains griffonnant des notes qui deviendront peut-être les fondements de lendemains prospères. Ici, on ne se contente pas d’écouter ; on s’imprègne, on questionne, on imagine. Ainsi, les formateurs, tels des passeurs de lumière, distillent des notions d’éducation financière et de gestion, préparant ces âmes entreprenantes à naviguer dans les eaux parfois tumultueuses de l’économie.

De plus, l’enthousiasme y est tangible, presque contagieux. Chaque participant, qu’il soit artisan, commerçant ou agriculteur, semble porter en lui une flamme que ces séances ravivent. Loin de se limiter à des chiffres ou des théories arides, ces rencontres insufflent une vision : celle d’un Togo où l’innovation individuelle devient le levain d’une croissance collective. Le centre culturel, habituellement voué aux arts et à la mémoire, s’est ainsi paré d’une nouvelle vocation, celle d’un sanctuaire du progrès.

Au Togo, le FNFI relance des initiatives éducatives à Yoto et Sotouboua, dotant les bénéficiaires de crédits des outils nécessaires Sotouboua : la fiscalité au cœur d’une ambiance fraternelle

Plus au nord, dans la préfecture de Sotouboua, la Maison de la Femme sert de refuge à une autre cohorte de bénéficiaires. Là, sous un toit dédié à l’émancipation féminine, des leçons d’éducation financière et de fiscalité ont pris vie dans une atmosphère empreinte de camaraderie. Ensuite, les rires fusent, les échanges s’animent, mais l’attention ne faiblit pas. En effet, ces hommes et femmes, unis par un même désir d’élévation, scrutent avec sérieux les arcanes de la gestion budgétaire et les subtilités des obligations fiscales. Cependant, l’ambiance bon enfant, loin de diluer la gravité des enjeux, agit comme un baume, rendant l’apprentissage plus doux, plus humain.

À Sotouboua, le FNFI ne se borne pas à transmettre un savoir technique ; il tisse des liens, forge une communauté. De fait, les bénéficiaires, souvent issus de milieux modestes, trouvent dans ces séances un écho à leurs rêves : transformer un microcrédit en une entreprise florissante, faire d’une idée embryonnaire un moteur économique. Par conséquent, les formateurs, patients et inspirés, s’érigent en guides, éclairant des chemins jusque-là obscurcis par l’ignorance ou l’incertitude.

Au Togo, le FNFI relance des initiatives éducatives à Yoto et Sotouboua, dotant les bénéficiaires de crédits des outils nécessaires Une mission plus large, un horizon à dessiner

Ces sessions, relancées avec une nouvelle vigueur, ne sont pas un simple sursaut passager. En réalité, elles s’inscrivent dans la mission originelle du FNFI : offrir aux Togolais les moyens de leur autonomie. Depuis sa création, ce fonds a accompagné des milliers d’entrepreneurs, leur octroyant des crédits là où les institutions traditionnelles fermaient leurs portes. Aujourd’hui, il va plus loin, armant ses bénéficiaires d’un savoir qui dépasse la seule quête du profit pour embrasser une vision durable du développement. À Tabligbo comme à Sotouba, un constat s’impose : la motivation des participants est une force vive, un terreau fertile où germent innovation et résilience.

Cependant, ce tableau, aussi lumineux soit-il, n’échappe pas aux interrogatoires. Combien de ces apprenants parviendront à métamorphoser leurs acquis en réussites tangibles ? Le FNFI, dans sa quête d’impact, saura-t-il accompagner ces ambitions au-delà des salles de formation ? Car, si l’apprentissage est une semence, son éclosion dépendra des vents qui souffleront demain sur ces terres togolaises. Finalement, entre espoir et défi, le destin de ces bénéficiaires reste une page à écrire, un récit dont la plume repose entre leurs mains.

Une opportunité d’excellence au service de la santé togolaise

Lomé, le 1ᵉʳ avril 2025 – En cette aube d’une année riche en promesses, le gouvernement togolais déploie une initiative d’envergure pour revivifier les rangs du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. En effet, par la voix du ministère de la Réforme du service public, du Travail et du Dialogue social, un concours national s’ouvre, visant à accueillir 2235 âmes dévouées dans les sphères médicales, paramédicales et administratives. Par ailleurs, ce dessein ambitieux, loin d’être une simple formalité, s’inscrit dans une volonté ardente de répondre aux besoins pressants d’un secteur vital, tout en érigeant des passerelles vers un avenir dans lequel la santé des Togolais prospère.

Une mosaïque de talents recherchés pour la santé

Ce recrutement, proclamé le lundi 31 mars 2025, se veut un appel clairvoyant à la mobilisation des compétences. Parmi les 2235 postes à pourvoir, 202 se destinent aux esprits éclairés du domaine médical, prêts à diagnostiquer et guérir ; 1420 s’adressent aux mains agiles et aux cœurs attentifs du personnel paramédical, piliers du soin au quotidien ; enfin, 613 s’offriront aux plumes diligentes et aux esprits ordonnés des fonctions administratives et d’appui, garants d’une organisation sans faille. Cette diversité illustre une ambition limpide : fortifier un système de santé en quête d’élan, afin que chaque citoyen togolais bénéficie d’un accompagnement digne et efficient.

Un parcours accessible et structuré

Pour que ce projet prenne corps, le gouvernement a tracé un chemin précis, ouvert à ceux qui souhaitent s’y engager. Du 7 avril au 9 mai 2025, les portes de la candidature s’entrouvrent, invitant les aspirants à déposer leurs dossiers. À Lomé, le cabinet du ministre de la Réforme, sis près des rivages apaisants de la plage, accueillera vos ambitions chaque jour ouvrable, de 7 heures à 17 heures. Dans les terres septentrionales, Kara et Dapaong se tiennent également prêtes, par le biais des directions régionales du travail et des lois sociales, à recueillir vos vœux de contribution. Le 31 mai 2025, les épreuves écrites viendront couronner ce périple, défi ultime pour départager les candidats et révéler les plus méritants.

Qui peut prétendre à cette noble entreprise ? Tout Togolais âgé de 18 à 40 ans, animé par le désir de servir, est convié à saisir cette chance. Une exception s’esquisse pour les âmes expérimentées – volontaires, contractuels ou anciens servants éligibles à la retraite – dont la limite d’âge s’élève à 45 ans. Ainsi, le Togo ouvre grand ses bras, valorisant autant la fougue de la jeunesse que la sagesse acquise par les années.

Santé : une vision élargie pour un service public renouvelé

Ce concours ne saurait être perçu comme un acte isolé. Il s’inscrit dans une trame plus vaste, tissée par l’État togolais, qui prévoit l’intégration de 14 120 nouveaux agents au sein des services publics en 2025. Cette politique, mûrie avec soin, aspire à insuffler une nouvelle vigueur dans les rouages de la nation, offrant aux agents des conditions propices à l’épanouissement et aux citoyens des services empreints de diligence. Le secteur de la santé, fer de lance de cette refonte, se voit ainsi doté d’un souffle inédit, promesse d’un lendemain dans lequel l’accès aux soins deviendra un droit tangible pour tous.

Pourquoi vous devriez répondre à l’appel ?

À vous, citoyens togolais, cette opportunité s’offre comme un levier pour façonner l’avenir. Si la médecine vous appelle, si le soin vous exalte ou si l’organisation vous inspire, n’hésitez point à franchir le pas. En plus, postuler à ce concours, c’est embrasser une mission qui transcende le simple emploi : c’est œuvrer pour la vitalité d’une nation, pour le sourire d’un enfant soigné, pour la sérénité d’une famille rassurée. Les démarches sont à votre portée, les dates fixées avec clarté ; il ne tient qu’à vous de saisir cette plume et d’écrire aussi votre chapitre dans l’histoire collective.

Un horizon ouvert à l’engagement

En somme, le Togo, par ce geste, ne se contente pas de combler des vides ; il invite à une renaissance. À l’issue de ce concours, quels visages émergeront pour porter cette transformation ? Quels destins s’entrelaceront pour faire vibrer les salles d’hôpital et les bureaux administratifs ? L’avenir, tel un parchemin vierge, attend vos empreintes. Que vous soyez jeune rêveur ou sage aguerri, la nation vous tend la main : saurez-vous la saisir ?

 

Brazzaville: L’AUDA-NEPAD et les ambassadeurs africains forgent l’avenir de l’Agenda 2063

Dans l’écrin verdoyant de Brazzaville, une rencontre de haute volée s’est tenue, réunissant des figures emblématiques du continent africain. Au centre des échanges, l’Agenda 2063, cette feuille de route ambitieuse visant à propulser l’Afrique vers un avenir de prospérité et d’intégration. En effet, Nardos Bekele-Thomas, à la tête de l’Agence de développement de l’Union africaine-Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (AUDA-NEPAD), a orchestré un deuxième dialogue avec le Groupe des ambassadeurs africains, explorant les méandres de sa mise en œuvre.

Une synergie continentale pour un avenir partagé

L’atmosphère était empreinte de solennité et d’une détermination palpable. Les participants, conscients des défis qui se dressent sur le chemin de l’Afrique, ont mis en exergue la nécessité d’une appropriation nationale accumulée des programmes continentaux. Par ailleurs, l’objectif est de transformer les aspirations de l’Agenda 2063 en réalités tangibles, adaptées aux spécificités de chaque État membre.

AUDA-NEPAD, un catalyseur de transformation

Au cœur de cette dynamique, l’AUDA-NEPAD se positionne comme un acteur incontournable. Bras technique et opérationnel de l’Union africaine, l’agence s’attelle à écouter, adapter et proposer des solutions sur mesure pour accélérer la transformation du continent. Les échanges à Brazzaville ont permis de réaffirmer son rôle de catalyseur, capable de mobiliser les énergies et de coordonner les actions.

Une vision commune, des actions concrètes à Brazzaville

La rencontre a été l’occasion de partager une vision commune, celle d’une Afrique unie, prospère et influente. Les participants ont souligné l’importance de renforcer la réactivité aux besoins évolutifs des États membres, afin de garantir une mise en œuvre efficace de l’Agenda 2063. Ils ontexploré des pistes de collaboration, affiné des stratégies et consolidé des partenariats.

Un élan renouvelé, un avenir à construire

Nardos Bekele-Thomas a quitté Brazzaville avec un sentiment de dynamisme renouvelé, porté par l’énergie collective et la convergence des vues. Elle a salué la sincérité des échanges et la pertinence des éclairages apportés par les ambassadeurs, ainsi que l’hospitalité de la République du Congo.

En somme, ce dialogue à Brazzaville, loin d’être une simple rencontre, s’est révélé être un jalon crucial dans la marche de l’Afrique vers son destin. Il a rappelé avec force que l’avenir du continent ne se construit pas dans la solitude, mais dans la synergie des intelligences et la convergence des actions. L’Agenda 2063, tel un phare, guide désormais les pas d’une Afrique qui refuse de se laisser dicter son histoire et qui, forte de son unité et de sa détermination, s’affirme comme un acteur incontournable du monde de demain.

Togo : le drame du bus Nagode à Atakpamé

Lomé, le 1ᵉʳ avril 2025 – Dans les ténèbres qui enveloppaient la nuit du lundi 31 mars au mardi 1ᵉʳ avril, un fracas retentissant a déchiré le silence sur la route reliant Lomé aux contrées septentrionales du Togo. En effet, un bus de la compagnie Nagode, parti de la capitale en direction du nord, s’est violemment encastré dans un titan – un poids lourd d’une stature imposante – à proximité d’Atakpamé, semant l’effroi et la désolation. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, cet accident funeste a engendré un cortège de blessés et ôté plusieurs vies, plongeant familles et voyageurs dans une affliction indicible.

Bus Nagode :Une collision aux conséquences dévastatrices

Les détails de cette calamité, bien qu’encore épars, dressent un tableau saisissant. La collision, survenue dans des circonstances que les autorités élucident activement, frappe par sa brutalité, tordant le métal et faisant résonner les cris des rescapés comme un écho tragique dans la nuit togolaise.

Des témoins, encore sous le choc, décrivent une scène où la carcasse du bus, éventrée par l’impact, témoignait de la violence de l’affrontement entre ces deux mastodontes de la route. Les secours, alertés aux premières heures, ont convergé vers le lieu du drame, mais pour beaucoup, l’aide est arrivée trop tard, laissant derrière elle des âmes fauchées et des survivants hagards.

Parmi les voix qui s’élèvent dans ce tumulte, celles des passagers rescapés portent une accusation lourde : une célérité excessive du conducteur serait à l’origine de cette catastrophe. « Il roulait comme si le vent lui-même ne pouvait le rattraper », confie un voyageur, les mains tremblantes, à un correspondant local. Si les autorités confirment cette imprudence, elle révélera les pratiques parfois téméraires qui hantent les artères routières du pays, où la quête de ponctualité semble parfois primer sur la sécurité des âmes transportées.

Un contexte routier sous tension

La compagnie Nagode, bien connue pour ses liaisons entre Lomé et les régions du nord, n’en est pas à son premier incident. Déjà, en février dernier, un de ses bus a provoqué un accident mortel à Kara, où une tentative de dépassement audacieuse a coûté la vie à plusieurs usagers de la route. Cette récurrence soulève de sérieuses questions sur les mesures de prévention et de formation mises en place dans l’entreprise. Les routes togolaises, souvent étroites et mal entretenues, constituent un théâtre périlleux où les conducteurs, sous la pression des horaires ou des attentes commerciales, jouent parfois avec le destin de leurs passagers.

À Atakpamé, Carrefour City située entre les collines et la plaine, cet accident résonne comme un glas funèbre, rappelant la fragilité de la vie sur ces voies qui relient le sud prospère au nord plus austère. Les autorités locales, en coordination avec la gendarmerie, ont promptement bouclé la zone, mais les efforts pour dégager les débris et secourir les victimes se heurtent à l’ampleur du chaos. Le bilan exact, qu’on ignore encore à l’heure où ces lignes sont tracées, promet d’alourdir un registre national que trop de tragédies similaires ont déjà marqué.

Bus Nagode : une enquête en suspens, une nation en deuil

Les investigations, désormais lancées, devront démêler les fils de cette nuit fatidique. La vitesse, invoquée par les survivants, sera-t-elle corroborée par les indices matériels ? Le Titan, immobile ou en mouvement au moment de l’impact, portait-il sa part de responsabilité dans cette danse macabre ? Et quid de l’état du bus, de ses freins, de son entretien ? Autant de questions qui, pour l’heure, flottent dans l’air comme des spectres au-dessus d’Atakpamé.

Dans les foyers togolais, l’onde de choc se propage, mêlant tristesse et indignation. Les familles des victimes, suspendues à l’attente de nouvelles, oscillent entre espoir ténu et désespoir abyssal. Car, au-delà des chiffres – ces vies perdues et ces corps meurtris –, c’est une communauté entière qui vacille, confrontée à la brutalité d’un destin capricieux. Le Togo, une fois encore, se recueille devant les dépouilles d’un drame routier, mais jusqu’à quand ce cycle de deuil se perpétuera-t-il ? Sur cette route désormais marquée par le sang, l’avenir demeure une énigme, un horizon dans lequel la prudence et la justice devront, peut-être, enfin se donner la main.

 

L’Islande en émoi : éruption majeure à Reykjanes

Reykjavík, le 1ᵉʳ avril 2025 – Une convulsion ardente a ébranlé ce matin la péninsule de Reykjanes, dans le sud-ouest de l’Islande, lorsque la terre, dans un sursaut incandescent, a libéré ses entrailles sous forme d’une éruption volcanique au nord de Grindavík. Cette manifestation géologique, aussi soudaine que spectaculaire, a succédé à l’évacuation diligente de la bourgade voisine et du célèbre spa Blue Lagoon, sanctuaire touristique situé au cœur des vapeurs géothermiques. Sous l’égide de l’Office météorologique islandais (OMI), les premiers signes de cette colère souterraine ont été consignés dès 9 h 45 heure locale (10 h 45 BST), marquant le début d’un phénomène dont les ramifications s’étendent bien au-delà des frontières de la petite ville côtière.

L’éruption volcanique qui secoue la péninsule de Reykjanes, près de Grindavík, où la terre s’ouvre et défie les hommes Une blessure béante dans le sol islandais

La crevasse, née de cette éruption, s’étire désormais sur quelque 1 200 mètres, une cicatrice vive qui, loin de se refermer, poursuit son élongation vers le sud avec une détermination presque organique. Une série de secousses telluriques détectées dès 6 h 30 a précédé ce déchirement du sol survenu dans la chaîne de cratères Sundhnúk, annonçant ainsi un réveil imminent. L’OMI, vigilant gardien des pulsations de l’île, a rapporté qu’à 11 h 20, la fissure originelle s’était amplifiée, tandis qu’une nouvelle fracture, surgie tel un écho, venait compliquer le tableau. Environ une heure plus tard, un sinistre supplémentaire s’est ajouté à cette chronique géologique : une conduite d’eau chaude, vitale pour les habitants, a cédé dans la partie nord de Grindavík, trahissant l’ampleur des mouvements de faille qui lacèrent le sous-sol.

Cette éruption volcanique n’a pas pris les autorités au dépourvu. Ils avaient évacué Grindavík, déjà éprouvée par des soubresauts antérieurs, et le Blue Lagoon avant que la lave ne commence à sourdre. Les voies d’accès à la ville, verrouillées, témoignent de la gravité de la situation, bien que les cieux, pour l’heure, restent ouverts aux vols. Le spa, quant à lui, a décrété une fermeture jusqu’à mardi, laissant ses eaux turquoise orphelines de leurs visiteurs. Pourtant, cette prudence n’a pas suffi à convaincre tous les résidents : certains, défiant l’injonction d’évacuation, étaient encore présents dans une quarantaine de foyers, selon le chef de la police régionale, Úlfar Lúðvíksson. Une résistance tenace, héritage peut-être de cette insularité farouche qui caractérise les Islandais face aux caprices de leur terre.

Un passé qui ressurgit, un futur en suspens

L’éruption actuelle s’inscrit dans une lignée de tumultes qui, depuis 2021, agitent la péninsule de Reykjanes. L’OMI a mesuré un corridor magmatique s’étendant sur 11 kilomètres sous la série de cratères, une longueur inégalée depuis novembre 2023, et dont l’extrémité nord-est s’aventure 3 kilomètres plus loin que lors des épisodes précédents. Cette expansion, conjuguée à la direction des vents, promet de porter les effluves délétères vers la région capitale, drapant Reykjavík d’un voile de gaz volcaniques dans les heures à venir. Si la plupart des 4 000 âmes de Grindavík ont fui dès novembre 2023, avant les éruptions qui ont ponctué l’année 2024, le spectre d’une ville fantôme plane désormais sur ce coin d’Islande, jadis vibrant.

Assise sur la dorsale médio-atlantique, là où les plaques tectoniques eurasienne et nord-américaine s’écartent dans une danse lente et inexorable, l’Islande abrite 33 systèmes volcaniques actifs. La péninsule de Reykjanes, endormie pendant huit siècles jusqu’à son réveil récent, avait autrefois rugi durant des décennies, entre le VIIIe et le XIIIe siècle. Ce passé, ressurgi des profondeurs, interroge : sommes-nous à l’aube d’un nouveau cycle d’embrasements prolongés ? Les scientifiques, scrutant les frémissements de la croûte terrestre, oscillent entre certitude et hypothèse, tandis que la lave, indifférente aux conjectures humaines, trace son sillon incandescent.

Une énigme ouverte aux confins de la Terre à Reykjanes

Face à cette nature indomptable, les Islandais, rompus à l’art de cohabiter avec leurs volcans, observent et attendent. La rupture de la conduite d’eau chaude, symptôme des bouleversements souterrains, prive une partie de Grindavík de son confort, mais c’est l’incertitude qui pèse le plus lourd. La fissure continuera-t-elle son périple vers le sud, menaçant ce qui reste de la ville ? Les vents, capricieux, épargneront-ils la capitale ou l’envelopperont-ils d’un linceul toxique ? Dans ce théâtre de forces primordiales, chaque heure sculpte un destin encore indéchiffrable, laissant la péninsule de Reykjanes suspendue entre mémoire ardente et avenir insondable.