Barça – Real : Le FC Barcelone porte plainte contre Florentino Pérez

Coup de théâtre dans le monde du football espagnol. Le FC Barcelone a franchi un cap inédit en déposant une plainte officielle pour diffamation contre Florentino Pérez, le président du Real Madrid. Cette action marque l’entrée des deux clubs dans une nouvelle phase de leur rivalité historique, désormais portée devant les tribunaux plutôt que sur les terrains.

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Une escalade judiciaire après des échanges cinglants

Le déclencheur de cette procédure est une série de déclarations de Florentino Pérez, prononcées lors d’une conférence de presse le 12 mai, puis confirmées dans une interview médiatique le 13 mai. Le Barça considère que ces propos, « faits en sachant qu’ils étaient faux », sont diffamatoires et préjudiciables à l’image et à la réputation du club catalan.

Dans sa déclaration officielle, le FC Barcelone précise avoir déposé la demande de conciliation requise préalablement au dépôt d’une plainte pour le délit de diffamation. Cette démarche vise à obtenir la rétractation de Pérez sur les déclarations contestées.

Le Barça pose l’ultimatum : rétractation ou plainte pénale

La position du club catalan est claire et ferme. Selon le communiqué officiel :« L’objectif de cette action est que Pérez se rétracte sur certaines déclarations qui, selon le club, ont été faites en sachant qu’elles étaient fausses et sont diffamatoires et préjudiciables à l’image et à la réputation du FC Barcelone. »

Le message est sans ambiguïté : si la demande de conciliation n’est pas traitée de manière appropriée, le FC Barcelone procédera à la plainte pénale correspondante. L’ultimatum est posé, et le Real Madrid se trouve désormais dans une situation où il doit choisir entre la rétractation publique ou l’affrontement judiciaire.

Les racines d’une rivalité qui dépasse le football

Cette procédure judiciaire n’est qu’un nouvel épisode d’une rivalité qui traverse des décennies de football espagnol. Le Real Madrid et le FC Barcelone, deux des clubs les plus puissants et les plus suivis au monde, s’affrontent régulièrement sur toutes les scènes : La Liga, Coupe d’Europe, transferts, et désormais tribunaux.

Florentino Pérez, président du Real Madrid depuis 2009, a construit une stratégie de domination basée sur les Galácticos, les investissements massifs et une communication souvent tranchée. Le Barça, sous la présidence de Joan Laporta, a répondu par une approche plus collective, axée sur la formation et le modèle sportif, mais également par une fermeté croissante dans ses positions publiques.

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L’impact sur le football espagnol et européen

Cette affaire pourrait avoir des conséquences bien au-delà de la rivalité directe entre les deux clubs. Le football espagnol, déjà marqué par des tensions financières, des débats sur la gouvernance et des questionnements sur l’équité compétitive, pourrait voir cette procédure comme un signal d’escalade dans les conflits institutionnels.

Pour les supporters, les médias et les acteurs du football, cette affaire pose une question fondamentale : où doit s’arrêter la rivalité sportive et où commence la diffamation institutionnelle ? La réponse des tribunaux pourrait redéfinir les limites de la communication entre clubs dans le football moderne.

Le calendrier à venir : conciliation, puis plainte ?

La suite de cette affaire dépendra de la réponse de Florentino Pérez et du Real Madrid à la demande de conciliation du Barça. Plusieurs scénarios sont possibles :

  • Rétractation publique de Pérez : le Real Madrid pourrait choisir de désamorcer la situation par une déclaration officielle, évitant ainsi l’affrontement judiciaire.
  • Refus de rétractation : le Barça déposera alors la plainte pénale, ce qui ouvrira une procédure judiciaire potentiellement longue et médiatisée.
  • Négociation discrète : les deux clubs pourraient tenter de trouver un accord en coulisses, préservant ainsi leurs images publiques respectives.

Le football espagnol sous le feu des juges

Cette procédure judiciaire marque un tournant dans la rivalité entre le Real Madrid et le FC Barcelone. Ce qui se jouait traditionnellement entre les lignes blanches du terrain ou sous les projecteurs des stades, se joue désormais devant les tribunaux. Le football espagnol, et peut-être le football européen, se trouve dans une nouvelle configuration où la communication, la réputation et la légalité sont autant d’enjeux que les performances sportives.

Le Barça a lancé l’assaut. Pérez et le Real Madrid doivent maintenant répondre. Et le monde du football entier observe, car cette affaire pourrait redéfinir les règles de la rivalité au sommet du football mondial.

Togo : La Cour suprême rétablit le chef Togbui Lanklivi Iᵉʳ

L’épilogue d’un long bras de fer administratif et judiciaire vient de tomber au Togo. La Cour suprême a décidé de rétablir Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ dans ses fonctions de chef du quartier Adakpamé Kpota-Colas, mettant ainsi un terme à un différend qui avait suscité de nombreuses réactions au sein de sa communauté et au-delà.

Par cette décision, la plus haute juridiction du pays a annulé les effets du retrait de son arrêté de nomination, donnant gain de cause au chef traditionnel dans le différend qui l’opposait à l’administration. Une issue accueillie avec satisfaction au sein de sa communauté, où cette affaire avait suscité de nombreuses interrogations.

Une suspension à l’origine d’une vive controverse

L’affaire remonte à plusieurs mois. Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ avait été suspendu pour « insubordination administrative », après sa participation à une cérémonie officielle alors qu’il ne figurait pas sur la liste protocolaire établie pour l’événement.

Cette décision avait rapidement dépassé le simple cadre administratif pour prendre une dimension plus symbolique. Plusieurs observateurs y voyaient une illustration des tensions pouvant surgir lorsque les exigences du protocole d’État croisent les prérogatives et la légitimité des autorités traditionnelles. Contestant la mesure prise à son encontre, le chef du quartier Adakpamé Kpota-Colas avait saisi la justice afin d’obtenir l’annulation du retrait de son arrêté de nomination.

Une bataille judiciaire menée dans la discrétion

Durant toute la procédure, Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ a choisi de privilégier les voies légales plutôt que les confrontations publiques. Loin des polémiques et des débats médiatiques, le chef traditionnel a misé sur la justice pour faire valoir ses droits.

Cette posture, marquée par la retenue et la discrétion, lui a permis de traverser cette période de turbulences sans alimenter les tensions. Le verdict rendu par la Cour suprême vient ainsi consacrer plusieurs mois de démarches judiciaires engagées pour contester le retrait de son arrêté de nomination.

Un signal fort sur la place des autorités coutumières

Par ailleurs, cette décision revêt une portée symbolique importante. Elle rappelle le rôle central que continuent de jouer les chefs traditionnels dans la préservation de la cohésion sociale et la médiation au sein des communautés.

Pour certains analystes, le verdict de la Cour suprême réaffirme la nécessité de maintenir un équilibre entre les impératifs de l’administration moderne et la place des institutions coutumières, qui demeurent des piliers du vivre-ensemble au Togo. Cette affaire met également en lumière la capacité des institutions judiciaires à arbitrer des différends sensibles touchant à la fois au droit administratif et aux réalités socioculturelles du pays.

Une nouvelle étape pour Adakpamé Kpota-Colas

Avec cette décision définitive, Togbui Adjikou Lanklivi Iᵉʳ retrouve pleinement ses prérogatives et s’apprête à reprendre les rênes du quartier. Pour ses partisans, cette issue marque la fin d’une période de doute et le début d’une nouvelle étape placée sous le signe de la stabilité.

Dans un contexte où les autorités traditionnelles restent des acteurs majeurs du développement local et de la paix sociale, cette décision pourrait contribuer à apaiser les tensions nées de cette crise et à renforcer la confiance entre les populations, les institutions administratives et les gardiens des traditions. Finalement, cette affaire rappelle que le pouvoir coutumier demeure une composante essentielle de l’architecture sociale togolaise, au carrefour de l’histoire, de la tradition et des exigences de l’État moderne.

Togo : Démantèlement d’un réseau de cybercriminels à Sanguéra

Une dispute autour d’une somme d’argent suspecte a mis les enquêteurs sur la piste d’un réseau présumé de cybercriminalité. En quelques jours, la Brigade territoriale de gendarmerie de Sanguéra, dans la préfecture d’Agoè-Nyivé, a interpellé trois individus soupçonnés d’être impliqués dans des activités d’escroquerie en ligne. Les arrestations, effectuées les 8 et 10 juin, s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité menée par les forces de sécurité togolaises. Les suspects, tous de nationalité togolaise et résidant à Sanguéra, sont âgés de 24 à 36 ans.  Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects appartiendraient à un réseau structuré spécialisé dans les arnaques numériques.

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Une altercation qui conduit les gendarmes jusqu’aux suspects

L’affaire a débuté dans le village d’Attigancopé, où une violente altercation aurait éclaté entre plusieurs individus à propos d’une somme d’argent présumée provenir d’activités frauduleuses. Alertée, la Brigade territoriale de gendarmerie de Sanguéra a rapidement déployé une patrouille sur les lieux.

Cette intervention a permis l’arrestation de deux suspects dans la nuit du 8 juin. La poursuite des investigations a conduit les enquêteurs jusqu’à un troisième individu, interpellé le 10 juin aux environs de 16 heures.

Des techniques bien rodées pour piéger les victimes

D’après les enquêteurs, les trois hommes, déjà connus des services de sécurité pour des faits similaires, appartiendraient à la catégorie des « script-kiddies », ces cybercriminels qui exploitent des outils informatiques pour mener des fraudes en ligne.

Leur mode opératoire reposait notamment sur l’usurpation d’identité. Ils se faisaient passer pour des agents d’opérateurs de téléphonie mobile afin d’obtenir les codes d’accès aux comptes de monnaie électronique de leurs victimes. Les suspects utilisaient également de faux profils sur les réseaux sociaux, empruntant parfois l’identité de ressortissants étrangers, notamment européens, pour promettre de prétendues facilités d’obtention de visas et de voyage vers l’Europe contre le paiement de frais administratifs. Les investigations ont révélé qu’ils opéraient depuis des appartements loués, transformés en véritables bases d’opérations d’où ils détournaient les fonds vers leurs propres comptes.

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Téléphones, cartes SIM et cannabis saisis

Les perquisitions menées aux domiciles des mis en cause ont permis aux gendarmes de saisir plusieurs téléphones portables, un ordinateur portable, de nombreuses cartes SIM appartenant à différents opérateurs nationaux et étrangers, ainsi qu’une quantité de cannabis. Les gendarmes présenteront les trois suspects au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Lomé, où ils devront répondre des accusations portées contre eux.

Ministère Des Armées
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Le chef présumé du réseau activement recherché

Si ces arrestations constituent une avancée importante dans le dossier, l’enquête est loin d’être terminée. Le principal responsable présumé du réseau, connu sous le pseudonyme de « Dodji », reste introuvable et fait l’objet de recherches actives.

La Gendarmerie nationale a salué la collaboration des populations de Sanguéra, dont les informations ont facilité cette opération. Elle a également appelé les citoyens à faire preuve d’une vigilance accrue face aux escroqueries par téléphone et sur les réseaux sociaux, tout en les invitant à signaler tout comportement suspect.

Déterminées à démanteler entièrement ce réseau, les forces de sécurité poursuivent leurs investigations afin d’identifier d’éventuels complices et de les traduire devant les juridictions compétentes. Cette affaire illustre une nouvelle fois l’ampleur de la cybercriminalité au Togo et les défis croissants qui s’imposent aux services chargés de la sécurité numérique.

Togo : Lancement du projet Savanes Kpaadu face à l’insécurité

C’est à Lomé, le 10 juin 2026, que Plan International Togo et ses partenaires ont donné le coup d’envoi officiel du projet « Action intégrée de réponse à la crise dans la région des Savanes au Togo » — baptisé Savanes Kpaadu —, un dispositif financé par l’Union européenne destiné à restaurer la résilience et la cohésion sociale dans une région éprouvée par l’insécurité.

Plan International Togo
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Une mobilisation institutionnelle d’envergure

La cérémonie a rassemblé des représentants de l’État, des autorités administratives, l’ambassadeur de l’Union européenne au Togo, des bailleurs, des ONG partenaires, et des acteurs de la société civile. Les discours ont souligné l’urgence d’une réponse coordonnée, mais aussi l’importance d’un soutien à long terme pour permettre aux communautés affectées de retrouver des perspectives durables.

En ce sens, le représentant du ministère de la Sécurité et de la Protection civile a salué l’initiative comme un complément stratégique aux actions déjà menées par le gouvernement. Il a notamment insisté sur la nécessité de synergies entre acteurs étatiques et non étatiques pour sécuriser les populations et restaurer les services de base dans la région.

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Un engagement officiel et concret sur le terrain

Le temps fort de la matinée a été marqué par la signature symbolique de la charte du projet par les principaux partenaires, geste public affirmant un engagement partagé. Cette formalité a ainsi parachevé une série d’échanges techniques et politiques qui visent à clarifier les responsabilités, les mécanismes de coordination et les engagements financiers pour la mise en œuvre du projet.

Dans la foulée, les participants ont parcouru le « Village de la Résilience », un espace d’exposition présentant les actions concrètes envisagées par les organisations locales et internationales. Ateliers de formation, modules de protection, initiatives économiques et approches pédagogiques innovantes y étaient mis en scène, illustrant dès lors la dimension intégrée du programme.

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Les axes stratégiques du programme Savanes Kpaadu

Financé par l’Union européenne et piloté par Plan International Togo en partenariat avec Communication pour un Développement Durable (CDD), HI‑Togo et CADID, Savanes Kpaadu s’étendra sur 18 mois dans l’ensemble de la région des Savanes. Concrètement, le projet vise principalement à :

  • renforcer la cohésion sociale et la gouvernance locale ;
  • protéger les populations vulnérables, femmes et enfants en priorité ;
  • améliorer l’accès à l’éducation pour les enfants et jeunes affectés par la crise ;
  • favoriser l’autonomisation économique des jeunes et des femmes par des activités génératrices de revenus et des formations professionnelles.

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Déploiement opérationnel et enjeux de durabilité

Le lancement communautaire, programmé le 30 juin 2026 à Dapaong, marquera la montée en charge des activités sur le terrain. Les partenaires y présenteront les modalités de sélection des bénéficiaires, les calendriers opérationnels et les mécanismes de suivi-évaluation qui permettront d’ajuster les interventions en temps réel.

Toutefois, Savanes Kpaadu ambitionne d’inscrire ses actions dans une logique de renforcement institutionnel : appui aux autorités locales, formation des cadres communautaires et promotion de mécanismes de résolution pacifique des conflits. Le défi sera donc d’assurer la durabilité des acquis une fois le financement européen arrivé à son terme, en mobilisant ressources nationales et partenariats locaux.

Togo : L’UNFPA soutient le projet de la Maison de la Femme à Glidji

La représentante résidente du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) au Togo, Mme Elise KAKAM, s’est rendue, mercredi 10 juin, sur le chantier de la future Maison de la Femme de Glidji. Accompagnée du Sénateur‑Maire, Me Alexis Coffi AQUEREBURU, la diplomate onusienne a pu ainsi apprécier l’état d’avancement des travaux et réitérer l’appui de l’UNFPA à ce projet d’envergure locale.

Commune Lacs 1
© Commune Lacs 1

Rencontre institutionnelle à Aného

La journée a débuté tout d’abord par une audience à l’hôtel de ville d’Aného où Mme KAKAM a été reçue par Me AQUEREBURU. Les entretiens, empreints d’une tonalité collaborative, ont porté sur les stratégies de développement local, les actions ciblées en faveur des femmes et des jeunes filles, ainsi que sur le renforcement du partenariat entre la municipalité et l’agence onusienne. À cette occasion, le maire a exposé les progrès réalisés dans la mise en œuvre des initiatives communautaires et a exprimé sa reconnaissance pour l’accompagnement technique et financier de l’UNFPA.

Commune Lacs 1
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Présentation technique du projet

Par la suite, sur le site de Glidji, les responsables techniques ont dévoilé la maquette architecturale et détaillé les composantes fonctionnelles de la Maison de la Femme. Les explications ont notamment permis de mieux comprendre l’organisation spatiale du bâtiment, les espaces dédiés aux formations, aux consultations et aux activités génératrices de revenus, ainsi que l’agencement prévu pour l’accueil et la prise en charge des bénéficiaires.

Portée par la vision du Sénateur‑Maire et soutenue par le conseil municipal, la Maison de la Femme de la Commune des Lacs 1 est conçue comme un lieu pilote pour la protection, la formation et l’autonomisation économique des femmes. Le futur équipement vise à offrir des formations professionnelles, des ateliers de renforcement des capacités, des services d’accompagnement psychologique et juridique, ainsi que des plateformes pour la promotion du leadership féminin au niveau communal.

Commune Lacs 1
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Un engagement renouvelé de l’UNFPA

« Chaque fois que l’on développe une femme, c’est une famille et une nation que l’on contribue à développer », a déclaré Mme Elise KAKAM, soulignant par là même la volonté de l’UNFPA de poursuivre son appui. Elle a d’ailleurs salué l’implication du maire et des acteurs locaux dans la concrétisation de cette infrastructure destinée à renforcer la résilience socio‑économique des femmes.

Les relations entre la Commune des Lacs 1 et l’UNFPA-Togo se sont déjà, par le passé, traduites concrètement l’année dernière par le financement d’une campagne de sensibilisation contre les violences basées sur le genre, conduite par la Maison de la femme. C’est pourquoi Mme KAKAM effectue par ailleurs des visites régulières dans la commune pour consolider le dialogue et coordonner les interventions.

Commune Lacs 1
© Commune Lacs 1

Financement, calendrier et perspectives

Sur le plan financier, les autorités estiment le coût total du projet à 70 432 139 FCFA (environ 105 760 euros). La mairie, maître d’ouvrage, a confié l’exécution des travaux à l’entreprise Beau‑Bâtiment, avec un délai d’exécution fixé à six mois à compter du lancement des opérations, intervenu début mai. Si le calendrier est respecté, la livraison offrira alors rapidement un cadre opérationnel pour les programmes en faveur des femmes de la commune.

Au-delà de la construction, la pérennité du centre dépendra de la mise en place de mécanismes durables de gouvernance, de financement et de suivi‑évaluation des activités. Désormais, les acteurs locaux et l’UNFPA devront donc se concerter sur les modalités de gestion, la formation des équipes et la mobilisation de ressources complémentaires afin d’assurer l’impact attendu sur le long terme.

Mondial 2026 : La RDC offre des billets à sa diaspora pour soutenir les Léopards

À l’heure où la Coupe du monde 2026 a pris son envol, la République démocratique du Congo mise sur sa diaspora pour soutenir les Léopards. Dans un communiqué publié le 11 juin, l’ambassade de la RDC aux États-Unis a annoncé la mise à disposition de billets de match destinés aux communautés congolaises vivant aux États-Unis et en Europe.

Par cette initiative, les autorités congolaises entendent mobiliser les communautés établies aux États-Unis et en Europe afin qu’elles soutiennent les Léopards tout au long de cette édition historique du Mondial, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique.

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Une mobilisation de la diaspora autour des Léopards

Selon les précisions fournies par la représentation diplomatique congolaise à Washington, les billets seront attribués gratuitement aux supporters concernés. Les autorités assurent avoir mis en place des mécanismes de répartition transparents et équitables afin de garantir un accès juste aux précieux sésames.

À travers cette démarche, Kinshasa entend favoriser une présence influente des communautés congolaises dans les stades et créer un environnement propice à l’accompagnement des Léopards durant la compétition. Les autorités misent ainsi sur l’attachement de la diaspora à son équipe nationale pour transformer chaque rencontre en une véritable fête aux couleurs de la RDC.

Ministère des Sport et des Loisirs
© Ministère des Sport et des Loisirs

Renforcer l’unité nationale autour du football

Au-delà de l’aspect sportif, cette initiative traduit la volonté des autorités de fédérer les Congolais de l’intérieur et de l’extérieur autour d’un objectif commun. Le football, qui demeure l’un des principaux vecteurs de cohésion nationale, apparaît comme un puissant facteur de rassemblement dans un pays où la passion pour les Léopards transcende les frontières.

L’annonce intervient dans un contexte d’effervescence croissante autour de la Coupe du monde 2026, une édition qui marquera une nouvelle étape dans l’histoire du football congolais. Pour de nombreux supporters, la perspective de voir la diaspora se mobiliser massivement aux côtés de la sélection nationale constitue déjà un symbole fort d’unité et d’attachement aux couleurs de la République démocratique du Congo.

En facilitant l’accès aux stades pour ses ressortissants établis à l’étranger, le gouvernement congolais espère ainsi transformer cette campagne mondiale en un moment de communion nationale. Il souhaite aussi offrir aux Léopards un soutien populaire capable de les accompagner dans l’écriture d’une nouvelle page de leur histoire.

Séminaire gouvernemental au Togo : l’ambition de Faure Gnassingbé

Le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, ouvre le second séminaire gouvernemental de l’année axé sur l’accélération du développement

Lomé, 11 juin 2026 — Le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a ouvert ce jeudi à Lomé le second séminaire gouvernemental de l’année, une rencontre intensive consacrée aux leviers d’accélération du développement du Togo. Dans son allocution d’ouverture, M. Gnassingbé a rappelé l’ambition nationale qui fédère l’action publique : « doubler le niveau de vie moyen et réduire la pauvreté à moins de 15 % d’ici 2040 ».

Faure Essozimna Gnassingbé
© Faure Essozimna Gnassingbé

Une ambition nationale au cœur de l’action publique

 

Ainsi, pendant deux jours, les ministres et hauts responsables de l’État, accompagnés d’experts internationaux, plancheront sur les priorités et les programmes susceptibles de propulser la transformation économique du pays. Le séminaire combine la présentation d’éléments de diagnostic réalisés avec l’appui de la Banque mondiale, des interventions sectorielles des membres du gouvernement ainsi que des retours d’expérience de pays ayant connu des trajectoires de développement rapides, parmi lesquels le Vietnam, l’île Maurice, la Corée et l’Indonésie.

Par ailleurs, les participants disposeront d’analyses comparatives et de bonnes pratiques susceptibles d’éclairer les choix stratégiques du gouvernement.

Faure Essozimna Gnassingbé
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Une méthode fondée sur les résultats

 

« Notre méthode est claire : anticiper, aligner, exécuter, mesurer », a souligné le président du Conseil. Cette feuille de route traduit la volonté d’instaurer une gouvernance axée sur les résultats pour un développement à la fois inclusif et durable.

 

Par ailleurs, l’accent sera mis sur la cohérence des politiques publiques, l’efficacité de l’exécution budgétaire et la mise en place d’indicateurs robustes de suivi et d’évaluation. Les échanges visent également à identifier des leviers concrets — investissements publics ciblés, amélioration du climat des affaires, montée en compétence de la main-d’œuvre, développement des infrastructures et intégration régionale — susceptibles d’accélérer la croissance et de créer des emplois durables.

En outre, les témoignages des pays invités serviront de guide pour adapter des approches éprouvées au contexte togolais.

Faure Essozimna Gnassingbé
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Vers un plan d’action opérationnel

 

Ce séminaire intervient dans un contexte où le Togo cherche à dynamiser ses réformes structurelles tout en renforçant la résilience sociale. Les conclusions de ces deux jours de travaux devraient aboutir à un plan d’action opérationnel chiffré et assorti d’un calendrier de mise en œuvre, destiné à orienter les décisions gouvernementales pour les prochaines années.

Avec pour objectif affiché de transformer l’ambition en résultats mesurables, le gouvernement mise sur une gouvernance rigoureuse et sur des partenariats internationaux renforcés pour porter la trajectoire de développement du Togo vers une croissance plus inclusive et soutenue.

Projet Savanes Kpaadu : l’ANPC s’engage pour la résilience

Dapaong, 11 juin 2026 — Le mercredi 10 juin 2026, l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC), dirigée par le Lieutenant-colonel BAKA Yoma, a pris part au lancement officiel du projet « Savanes Kpaadu », une initiative concertée visant à améliorer la réponse aux crises dans la région des Savanes.

Organisée par Plan International Togo dans l’amphithéâtre de l’Agora Senghor et présidée par le Secrétaire général du ministère de la Sécurité, la cérémonie a rassemblé une diversité d’acteurs, notamment des ONG nationales, des agences onusiennes et des structures locales engagées dans la prévention des risques et l’action humanitaire.

ANPC Togo
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Présence active au « Village Résilience »

L’ANPC a occupé un emplacement central au sein du « Village Résilience », où son équipe a misé sur l’interaction pour sensibiliser le public. Quiz imprimés, vidéos projetées sur grand écran et dépliants thématiques ont permis d’attirer de nombreux visiteurs. Ces derniers ont notamment reçu le Bulletin d’information trimestriel n° 32 ainsi que des fiches pratiques consacrées aux inondations.

Par ailleurs, l’Agence a présenté des cartes des zones à risque de la région, accompagnées d’un guide pratique destiné aux autorités locales afin de renforcer la gestion des risques et les mécanismes d’alerte précoce.

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Un partenariat pour durer

La participation de l’ANPC illustre une volonté d’action collective : travailler aux côtés du PURS, du HCR, de la CNAR, du CADID, de Handicap International, de Solidarités International, du PNUD, de la Croix-Rouge togolaise, de l’OIM et d’autres partenaires pour construire des réponses locales plus efficaces.

En outre, le projet « Savanes Kpaadu » vise à améliorer la coordination des interventions, à renforcer les capacités locales et à mieux protéger les populations vulnérables, notamment pendant la saison des pluies.

 

ANPC Togo
© ANPC Togo

Les différents intervenants ont plaidé en faveur d’une approche préventive et intégrée, soulignant que la résilience repose sur la coopération entre les institutions, les acteurs de terrain et les communautés. Ainsi, cette dynamique de collaboration apparaît comme un levier essentiel pour réduire les risques et mieux anticiper les crises.

Enfin, pour la région des Savanes, cette initiative constitue un pas concret vers une gestion des risques plus structurée, plus efficace et davantage partagée.

Togo : Un forage solaire de 9 millions FCFA inauguré à Haho 3

AVOVO COPÉ, 10 juin 2026 — L’accès aux services sociaux de base franchit une nouvelle étape dans la préfecture de Haho. Ce mercredi 10 juin 2026, la commune de Haho 3 a officiellement réceptionné une infrastructure d’approvisionnement en eau potable à Avovo copé, dans le canton de Kpedomé. D’un coût global de 9 millions de francs CFA, cet ouvrage motorisé par énergie photovoltaïque est le fruit d’un co-investissement humanitaire mené par l’ONG chrétienne ACDI et l’Église presbytérienne Mackean, basée aux États-Unis. L’inauguration s’est déroulée en présence des autorités municipales, des chefs traditionnels, des responsables religieux et d’une forte mobilisation des populations locales.

Commune HAHO 3
© Commune HAHO 3

Une infrastructure autonome et durable signée Eurozia

Ainsi, les travaux d’ingénierie confiés à l’entreprise Eurozia ont permis de livrer un système technique entièrement autonome. Conçu pour résister aux contraintes climatiques et garantir une exploitation sur plusieurs années, le dispositif comprend :

  • Un générateur photovoltaïque (panneaux solaires)
  • Une pompe immergée raccordée à un réservoir de stockage de type polytank
  • Un système de régulation automatique avec flotteur et disjoncteur
  • Un coffret de commande électrique sécurisé
  • Des supports structurels coulés en béton armé distribuant l’eau via une rampe de robinets

Par ailleurs, lors de la présentation technique, le Révérend Pasteur Salomon Kpotufe, directeur exécutif de l’ONG ACDI, a partagé une anecdote sur la genèse du projet. En s’appuyant sur les versets 1 à 3 du Psaume 126, il a révélé que ce financement était initialement programmé pour une autre localité. Cependant, les conditions d’éligibilité n’ayant pas été remplies par cette dernière, l’ONG a réorienté la dotation vers Avovo Copé, dont le stress hydrique était tout aussi critique. Le pasteur a baptisé l’infrastructure « point d’eau de rassemblement », tout en saluant l’appui logistique des élus de Haho 3 et le financement de la Mackean Presbyterian Church.

Commune HAHO 3
© Commune HAHO 3

Gouvernance participative et épargne communautaire

De fait, représentant le député‑maire Amoudji Komlan, le premier adjoint au maire de Haho 3, le Dr Mlaga Kodjo Gnatépé, a formellement acté la réception de l’ouvrage. Dans son allocution, l’élu a insisté sur la valeur d’exemple de cette coopération tripartite :

« Ce que nous vivons aujourd’hui est une illustration parfaite de la synergie nécessaire entre la société civile, les institutions confessionnelles et les collectivités locales. Il ne s’agit pas de prêcher uniquement entre les murs d’un temple, mais de matérialiser l’Évangile par des actions concrètes sur le terrain. »

Avant tout, le Dr Mlaga Kodjo Gnatépé a fixé les règles de gestion indispensables à la pérennisation du site. Il a exhorté le comité de développement villageois à mettre sur pied un comité de gestion dédié et à ouvrir un compte bancaire communautaire. Ainsi, les cotisations des usagers permettront d’anticiper les coûts de maintenance, de financer les futures réparations et d’envisager une extension du réseau de distribution. En outre, l’élu a rappelé que cette ressource devait être un facteur de cohésion sociale et de paix, conformément aux orientations de développement portées par le chef de l’État, Faure Gnassingbé.

Commune HAHO 3
© Commune HAHO 3

Un impact direct sur les conditions de vie des femmes et des enfants

Enfin, au nom des bénéficiaires, le chef du village d’Avovo Copé a exprimé sa gratitude envers les donateurs et la municipalité, s’engageant à appliquer rigoureusement les recommandations de gestion participative et d’épargne.

En somme, cette nouvelle infrastructure soulage de manière significative le quotidien des ménages du canton de Kpedomé. En rapprochant le point de distribution des habitations, l’ouvrage réduit la pénibilité des tâches domestiques, améliore la situation sanitaire des familles et sécurise le temps scolaire des enfants, particulièrement des jeunes filles, traditionnellement affectées à la corvée d’eau.

 

Mia-Dzrado 2026 : Le Togo simule sa gestion des catastrophes

LOMÉ, 10 juin 2026 — Face à la recrudescence et à la diversification des risques climatiques, sanitaires et technologiques, l’État togolais évalue l’efficacité de son dispositif de réponse d’urgence. Les Forces Armées Togolaises (FAT), en coordination étroite avec l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC), ont lancé ce lundi 8 juin 2026 l’exercice national de simulation de gestion des catastrophes baptisé « Mia‑Dzrado 2026 ». Déployées dans la préfecture du Bas‑Mono et le sud‑est de la région Maritime, ces manœuvres d’envergure visent à éprouver la résilience opérationnelle du pays.

Ministère de la Défense Nationale du Togo
© Ministère de la Défense Nationale du Togo

Du risque d’inondation à la menace technologique : des scénarios complexes

L’édition 2026 de cet exercice se distingue par l’intégration de menaces dites « hybrides ». Ainsi, les administrations, les services de secours et les unités militaires mobilisés sont confrontés à des scénarios critiques reflétant les défis sécuritaires contemporains :

  • Risques climatiques et sanitaires : gestion de crues majeures et endiguement simultané de flambées de maladies hydriques au sein des communautés touchées.
  • Menaces NRBCE : interventions techniques sur des incidents impliquant des substances nucléaires, radiologiques, biologiques, chimiques et explosives.
  • Cybercriminalité : neutralisation d’attaques informatiques ciblant les systèmes d’alerte et les infrastructures critiques de l’État.

Ces exercices permettent à la Plateforme Nationale de Réduction des Risques de Catastrophes (PNRRC) d’évaluer l’efficience des protocoles de communication, la rapidité des chaînes de commandement et la coordination interservices en situation de stress maximal.

Ministère de la Défense Nationale du Togo
© Ministère de la Défense Nationale du Togo

Le volet civilo‑militaire : santé publique et citoyenneté

Parallèlement aux opérations tactiques, « Mia‑Dzrado 2026 » développe une composante d’assistance directe aux populations de la région Maritime. Les FAT ont déployé des équipes médicales de campagne pour offrir des prestations de santé gratuites, en partenariat avec l’ONG AIMES‑AFRIQUE. Le dispositif comprend des consultations de médecine générale, des soins de santé primaires, des dépistages ciblés ainsi que des ateliers de sensibilisation aux pratiques d’hygiène en période de crise.

De plus, l’autre particularité de cette campagne réside dans son impact administratif. Des audiences foraines sont organisées en marge des manœuvres pour délivrer des cartes nationales d’identité aux citoyens de la zone. Cette mesure structurelle vise à doter les populations de documents civils officiels, indispensables pour l’accès aux droits fondamentaux et l’accomplissement des démarches administratives, notamment en cas de déplacement forcé dû à un sinistre.

 

Une synergie institutionnelle et régionale

Bénéficiant de l’appui technique et financier de partenaires internationaux majeurs, notamment la CEDEAO et le Programme alimentaire mondial (PAM), cette simulation sert de laboratoire pour tester les outils togolais de planification d’urgence.

« L’enjeu des crises modernes réside dans la simultanéité des périls. En conséquence, valider la capacité de réponse d’un écosystème institutionnel complet est le seul gage de protection efficace à long terme », souligne un observateur du programme.

En définitive, pour Lomé, cette démarche consacre la transition vers une doctrine de sécurité globale, où la préparation militaire s’articule intimement avec la protection des populations civiles et des biens face à une instabilité environnementale et systémique grandissante dans la sous‑région ouest‑africaine.