Togo : Hodabalo Awate fixe le cap aux nouveaux préfets

Les nouveaux préfets togolais devront conjuguer application des orientations nationales et écoute des populations. Le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, Hodabalo Awate, leur a fixé cette ligne de conduite lors d’échanges organisés les 26 et 27 octobre 2026 pour préparer leur prise de responsabilités.

Dans son compte rendu, le ministre place le dialogue au centre de leur mission. Il demande aux responsables récemment nommés en Conseil des ministres d’exercer leurs fonctions avec humilité, tout en conservant le sens de l’État.

Hodabalo AWATE
© Hodabalo AWATE
Une relation de proximité avec les populations

L’écoute et la concertation figurent parmi les exigences rappelées aux nouveaux préfets. Hodabalo Awate les invite à entretenir des échanges avec les habitants et les collectivités territoriales dans l’exercice de leurs responsabilités.

Cette orientation associe deux impératifs : représenter l’État et tenir compte des interlocuteurs locaux. Le ministre présente ainsi le dialogue non comme un exercice accessoire, mais comme une composante de la conduite des affaires territoriales.

Hodabalo AWATE
© Hodabalo AWATE
Un accompagnement annoncé par le ministère

Hodabalo Awate a également félicité les préfets pour la confiance que leur accorde le président du Conseil. Il a assorti ces félicitations d’un rappel des obligations attachées à leurs nouvelles fonctions.

Le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières restera mobilisé pour les accompagner, a-t-il assuré. Son compte rendu ne précise toutefois ni les modalités de cet appui ni les éventuels mécanismes de suivi.

Hodabalo AWATE
© Hodabalo AWATE
Des orientations nationales à traduire localement

Au-delà de la préparation des responsables, ces échanges portent une ambition affichée : contribuer à l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

Le ministre inscrit cette mission dans la feuille de route 2026-2031, résumée par la formule « Protéger, rassembler, transformer ». Les préfets devront traduire ces orientations sur le terrain, en maintenant la concertation avec les populations et les collectivités territoriales.

Togo : à Kara, des artisans formés à la construction résiliente

À Kara, dans le nord du Togo, les autorités misent sur les professionnels du bâtiment pour réduire la vulnérabilité des habitations face aux vents violents et aux autres risques climatiques. Depuis le lundi 26 octobre 2026, des artisans de trois régions suivent une formation destinée à intégrer la prévention des catastrophes dans les pratiques de construction.

Organisée pendant trois jours par l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), avec le soutien de Plan International, cette session réunit des participants des régions Centrale, de la Kara et des Savanes. L’objectif dépasse l’acquisition de connaissances techniques : les organisateurs souhaitent former des professionnels capables de transmettre ces pratiques dans leurs communautés.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara
Agir sur les matériaux et les méthodes de construction

Le programme place deux leviers au centre des apprentissages : le choix de matériaux appropriés et la maîtrise de techniques adaptées aux aléas climatiques. Les artisans doivent ainsi renforcer leur capacité à prendre en compte les risques lorsqu’ils réalisent des bâtiments.

L’ANPC entend inscrire la sécurité des habitations dans une démarche préventive, plutôt que de limiter son intervention aux conséquences des catastrophes. Cette orientation associe directement les acteurs de la construction à la protection des populations, notamment celles qui vivent dans des conditions de vulnérabilité. Les participants ont également vocation à sensibiliser les habitants. Leur rôle consistera donc autant à améliorer leurs propres réalisations qu’à expliquer l’intérêt de pratiques constructives plus sûres.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara
S’appuyer sur les réseaux professionnels pour diffuser les acquis

Pour prolonger les effets de cette formation, l’initiative prévoit de renforcer les liens avec les organisations professionnelles, dont la Chambre de métiers. Cette collaboration doit favoriser l’adoption durable des méthodes enseignées et leur diffusion auprès des artisans.

L’enjeu consiste à constituer un premier groupe de professionnels susceptibles de relayer les acquis de la session. Les organisateurs cherchent ainsi à dépasser le cadre ponctuel de l’atelier pour ancrer les exigences de prévention dans les pratiques du secteur. Cette démarche repose sur une articulation entre formation technique, mobilisation professionnelle et sensibilisation des communautés. Elle vise à rapprocher les objectifs de protection civile des décisions prises sur les chantiers.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara
Inscrire la protection des communautés dans la durée

Gnigbangou Gountibote, secrétaire de région, a présidé l’ouverture au nom du gouverneur de la Kara, le général de brigade Komlan Adjitowou. Il a souligné la nécessité d’anticiper les risques et de placer la sauvegarde des vies humaines au centre des actions engagées. Le représentant du gouverneur a également salué les interventions du gouvernement, sous l’autorité du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, ainsi que l’accompagnement de l’ANPC et de ses partenaires.

Avec cette session, l’agence et Plan International veulent réduire la vulnérabilité des logements. L’intégration des acquis dans les réalisations des artisans constitue désormais le prolongement attendu de cette action.

Togo : Mission de l’UPU pour moderniser La Poste

La Poste du Togo a franchi une étape décisive dans sa mutation numérique. En effet, elle accueille depuis lundi 26 octobre 2026 une mission d’évaluation internationale de premier plan. Deux experts de l’Union postale universelle (UPU), Elhadj Gley et M’hamed El Moussaoui, ont ainsi entamé une série de travaux intensifs à Lomé. Cette démarche d’audit vise à cartographier rigoureusement les verrous réglementaires, logistiques et technologiques qui ralentissent l’essor du e-commerce local. Durant toute la semaine, la mission passera au crible les infrastructures existantes afin d’identifier les goulets d’étranglement et de proposer des réformes structurelles adaptées aux réalités du marché togolais.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo
L’intégration des services financiers au cœur de la stratégie

L’initiative repose sur une synergie renforcée entre le réseau postal traditionnel et les solutions de paiement numérique. À cet effet, les experts de l’UPU consultent l’ensemble des acteurs de l’écosystème commercial et financier afin de co-construire des mécanismes d’interopérabilité plus performants. En connectant plus efficacement la chaîne de livraison aux services de paiement digitaux, le Togo entend bâtir un environnement transactionnel fluide, sécurisé et inclusif. Cette transformation numérique vise en priorité à démocratiser l’accès aux marchés digitaux pour les petites et moyennes entreprises (PME), souvent freinées par les coûts de transaction et les lourdeurs de la distribution du dernier kilomètre.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo
Un levier d’inclusion économique pour les entrepreneurs locaux

L’aboutissement de ces travaux, prévus jusqu’au 30 octobre, doit déboucher sur une feuille de route opérationnelle destinée à dynamiser l’économie nationale. Pour y parvenir, La Poste du Togo mise sur la modernisation de ses capacités logistiques et financières afin de devenir le catalyseur principal de la croissance des jeunes entreprises et des entrepreneurs du pays. Cette modernisation offre donc aux acteurs économiques locaux des outils performants pour étendre leurs activités et conquérir de nouveaux marchés. À travers cette démarche ambitieuse, l’institution postale réaffirme sa volonté de soutenir la souveraineté économique du Togo et d’insérer durablement le commerce national dans les flux mondiaux de la nouvelle économie numérique.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo

Togo : l’extraction de sable sur le lac Togo vire au drame humain et politique

Une révolte populaire a brutalement interrompu la session budgétaire de la municipalité de Vo 2, à Togoville. En envahissant l’enceinte de l’hôtel de ville, près d’une centaine de riverains en colère a contraint le maire Dominique Tomégah à suspendre l’examen des comptes publics pour faire face à un conflit sécuritaire et environnemental majeur. Au cœur des tensions : les opérations industrielles de dragage menées par une entreprise chinoise sur le lac Togo, accusées de transformer ce plan d’eau vital en un piège mortel pour les communautés locales.

Une excavation industrielle aux conséquences humaines tragiques

Les habitants de la région imputent directement à ces chantiers d’extraction de sable la noyade tragique de trois personnes et le sauvetage in extremis d’un quatrième riverain. Le passage des dragues lourdes a profondément modifié la topographie sous-marine de ce bassin historique, creusant des fosses invisibles et imprévisibles. Ces dépressions artificielles perturbent gravement la navigation des pêcheurs traditionnels, privés du jour au lendemain de la connaissance de leurs zones habituelles. Face à cette menace directe sur leur survie, les riverains ont instauré des patrouilles de veille citoyenne et diffusé une pétition exigeant la fermeture immédiate du chantier.

L’opacité décisionnelle attise la défiance citoyenne

Cette crise met en lumière la fracture grandissante entre les autorités publiques, les entreprises extractives et les populations rurales. Les engagements pris lors d’un atelier préventif tenu à Aného — où les autorités préfectorales exigeaient une concertation formelle entre la compagnie marchande et les chefferies traditionnelles — sont restés lettre morte. Aucune réunion d’information n’a devancé le démarrage des travaux. Les représentants communautaires dénoncent ainsi une opacité systémique dans la gestion des ressources naturelles, accusant certains notables locaux d’avoir négocié l’accès au lac sans le consentement des citoyens.

Une économie de subsistance prise en étau

L’exaspération collective s’est intensifiée après les récentes saisies de matériel opérées par l’Unité spéciale des garde-côtes togolaises. Dépouillés arbitrairement de leurs filets de pêche sans notification préalable ni justification explicite, les travailleurs de la mer font face à l’arrêt total de leur principale activité économique. Même si plusieurs conseillers municipaux ont exprimé leur préoccupation en soulignant qu’aucun projet de modernisation ne peut justifier le sacrifice de vies humaines, les appels au calme lancés par l’exécutif communal ne parviennent plus à convaincre. La population exige désormais le retrait des machines et des réparations immédiates.

Éthiopie : au moins 47 chrétiens tués dans des attaques dans la région d’Oromia

Au moins 47 chrétiens orthodoxes éthiopiens ont perdu la vie et 18 autres ont été hospitalisés à la suite d’attaques coordonnées menées contre plusieurs communautés rurales de la zone d’Arsi, dans la région d’Oromia. Ces informations proviennent principalement de sources locales et d’organisations de défense des chrétiens, tandis que les autorités éthiopiennes n’ont pas encore publié de bilan officiel indépendant.

Une nuit de violences

Les assaillants ont visé, dans la nuit du 24 octobre, les localités de Birbo, Chole et Sole Guna, situées dans le district de Shirka. Selon des témoignages recueillis par des médias locaux, ils ont encerclé des habitations, ouvert le feu, incendié des maisons et pillé des biens, poussant ainsi plusieurs familles à la fuite.

En outre, les sources locales attribuent ces attaques à des groupes armés présents dans le district, appuyés par des éléments radicalisés venus de zones voisines de la région de Bale. L’identité précise des commanditaires et l’ampleur exacte des violences restent toutefois à confirmer par une enquête indépendante.

Des alertes restées sans suite

De leur côté, des responsables religieux affirment avoir signalé à plusieurs reprises l’arrivée de groupes armés dans la zone. Ils estiment que les autorités locales n’ont pas pris les mesures de protection nécessaires en amont des attaques.

Des habitants indiquent également avoir sollicité l’intervention des forces de sécurité, sans obtenir de déploiement. Les témoignages évoquent notamment l’absence d’ordres formels pour intervenir — une explication qui alimente les interrogations sur la réactivité des autorités régionales.

Entre violence religieuse et tensions ethniques

Face à cette situation, les organisations de défense des chrétiens dénoncent une série d’agressions ciblées, et non un incident isolé. Elles estiment que les auteurs assimilent parfois les chrétiens à l’ethnie amhara, ce qui entremêle motifs religieux et tensions identitaires dans une région déjà marquée par des conflits armés.

Par conséquent, les appels se multiplient désormais pour exiger une enquête transparente, l’identification des responsables et la protection immédiate des communautés civiles. Sans réponse rapide des autorités fédérales, les familles déplacées craignent en effet de nouvelles violences dans les districts environnants.

Au-delà du bilan humain, ces attaques révèlent l’urgence d’une protection effective des civils en Éthiopie. Tant que les alertes restent sans réponse et que les responsables échappent à toute poursuite, la peur continuera de s’installer dans les villages d’Oromia. 

Yvelines (France) : une fusillade fait un mort et quatre blessés graves

Ce vendredi 23 octobre 2026, vers 10 h 30, un individu  a ouvert le feu à plusieurs reprises sur des passants dans les communes de Trappes et de La Verrière, situées dans les Yvelines. Le bilan officiel fait état d’un mort, un homme de 26 ans, et de quatre blessés graves, parmi lesquels figurent une fillette de 12 ans ainsi qu’une personne en urgence absolue.

DR
© DR
Arrestation du suspect et saisie d’une arme automatique

Grâce à l’intervention rapide des forces de l’ordre, les policiers ont interpellé le suspect dans la commune voisine de Coignières, peu après les faits. Âgé de 39 ans, l’homme circulait en voiture et aurait utilisé une arme automatique de catégorie A pour tirer au hasard sur la voie publique.

Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a souligné que l’assaillant « tirait au hasard et avait envie de faire un carnage », touchant plusieurs habitants.

DR
© DR
Saisine du Parquet national antiterroriste

Compte tenu du mode opératoire et de la gravité des faits, le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’affaire. L’enquête judiciaire porte notamment sur des faits qualifiés d’assassinat et de tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, de détention d’arme de catégorie A et d’association de malfaiteurs terroriste.

La Sous-direction antiterroriste (SDAT), la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) et la police nationale conduisent les investigations afin de déterminer le mobile des faits, d’évaluer d’éventuelles motivations haineuses ou idéologiques et de vérifier si le suspect a bénéficié de complicités.

DR
© DR
Mobilisation des autorités nationales

Le président de la République, Emmanuel Macron, a rapidement réagi en exprimant la solidarité de la Nation envers les victimes et leurs proches. Il a également salué la réactivité des forces de sécurité lors de l’interpellation du suspect.

De leur côté, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et le Premier ministre, Sébastien Lecornu, ont réaffirmé la pleine mobilisation des services judiciaires et des forces de police afin de faire toute la lumière sur cette tragédie.

Togo : La Commune du Golfe 3 renforce ses services de proximité avec un nouveau centre à Tokoin

Face aux défis majeurs liés à la croissance urbaine et à la modernisation de l’État en Afrique de l’Ouest, l’accessibilité des prestations administratives fondamentales constitue un enjeu prioritaire de gouvernance. Dans la capitale togolaise, les collectivités locales réinventent la relation entre l’usager et le service public en rompant avec la centralisation bureaucratique traditionnelle.

En effet, le jeudi 22 octobre 2026, la commune du Golfe 3 a concrétisé cette dynamique en inaugurant sa troisième annexe d’état civil dans la cité de Tokoin-Élavagnon. Installé à l’entrée du lycée de Tokoin, ce nouveau pôle, exclusivement dédié aux opérations de légalisation de documents, illustre l’émergence d’une ingénierie municipale résolument axée sur la proximité, la rapidité et la simplification des démarches administratives.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3
Une déconcentration stratégique au service des usagers urbains

L’implantation de cette infrastructure répond à une logique d’aménagement territorial rigoureuse. Situé le long du boulevard des Armées-Est, à proximité immédiate du carrefour de la Colombe de la Paix, le nouveau centre se trouve au cœur d’une zone fréquentée quotidiennement par des élèves, des enseignants, des travailleurs et des riverains.

En limitant les activités de ce guichet aux seules opérations de légalisation de documents, l’administration communale entend éliminer les engorgements qui ralentissent habituellement les services municipaux centraux. D’ailleurs, cette spécialisation fonctionnelle devrait permettre de réduire considérablement les délais d’attente et de limiter les déplacements coûteux auxquels les habitants étaient auparavant contraints.

Les usagers peuvent ainsi accomplir leurs démarches administratives courantes à quelques pas de leur lieu de travail, d’études ou de résidence, concrétisant le principe d’une ville polycentrique et fluide.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3
Synergie interinstitutionnelle : un modèle de partenariat public-public

Par ailleurs, l’ouverture de cette annexe illustre une démarche collaborative entre les différentes composantes de l’appareil d’État. Présidée par le premier adjoint au maire, Madow Nagou, représentant le maire de la commune du Golfe 3, Essohanim Gnassingbé, la cérémonie de mise en service a réuni plusieurs représentants des institutions publiques et des autorités traditionnelles.

La présence de la directrice régionale de l’Éducation du Grand Lomé, Kossiwa Mawunyo Djani, représentant le ministre de l’Éducation nationale, de la représentante du préfet du Golfe, Akoume Anite, ainsi que des chefs traditionnels des cantons de Bè et d’Amoutivé, témoigne de l’ancrage institutionnel du projet.

En mettant un espace à disposition au sein du lycée de Tokoin, le secteur éducatif établit un partenariat concret avec l’exécutif communal. Cette mutualisation des ressources immobilières publiques contribue à optimiser les dépenses de la collectivité, tout en rapprochant les services administratifs des espaces de vie de la population, notamment de la jeunesse.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3
Un réseau communal en expansion vers une modernisation accrue

Cette ouverture s’inscrit dans un plan de déconcentration des services publics engagé depuis plusieurs années par la municipalité. Après la mise en place de l’annexe du Campus Nord en 2022 et l’ouverture du site de la Direction des transports routiers et ferroviaires (DTRF) en 2024, ce troisième maillon confirme la continuité de la stratégie municipale.

L’exécutif communal du Golfe 3 développe progressivement un réseau de guichets de proximité à travers son territoire, tout en préparant l’intégration future de solutions numériques et de démarches dématérialisées.

En plaçant l’usager au centre de ses priorités, la commune du Golfe 3 entend promouvoir un modèle d’administration territoriale réactive, capable de renforcer la confiance des citoyens grâce à un service public accessible, moderne et de qualité.

Kara célèbre la richesse de la gastronomie togolaise

La ville de Kara a accueilli, le 20 octobre 2026, la célébration régionale de la 4ᵉ édition de la Journée internationale du chef cuisinier. Organisée au Centre régional des métiers, la rencontre a mis en avant les produits du terroir, les recettes traditionnelles et le rôle des cuisiniers dans la valorisation du patrimoine gastronomique togolais.

Placée, au niveau national, sous le thème « Terre, passion, assiette », la célébration a réuni des professionnels de la restauration autour d’un objectif commun : faire de la cuisine locale un levier d’identité, d’emploi et de développement. Gnigbangou Gountibote, secrétaire général du Gouvernorat, a présidé la cérémonie au nom du gouverneur.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara
Le terroir au cœur de l’assiette

L’Union des chefs cuisiniers du Togo, section Kara, souhaite encourager les consommateurs à privilégier les produits locaux. En effet, cette démarche soutient les agriculteurs, les transformateurs et les commerçants, tout en réduisant la dépendance aux denrées importées.

La région de Kara dispose d’une diversité de ressources agricoles qui nourrissent une cuisine riche en saveurs : céréales, tubercules, légumes, condiments ainsi que viandes séchées. Ces ingrédients permettent de préparer des plats populaires tels que l’akoumé, le fufu, la pâte de maïs accompagnée de sauces épicées ou encore le riz local relevé de piments et d’arachide.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara
Transmettre pour préserver

Au-delà de la dégustation, l’événement met l’accent sur la transmission des recettes familiales et communautaires. À cet égard, les chefs doivent documenter les techniques, former les jeunes et adapter les préparations traditionnelles aux exigences actuelles de présentation, d’hygiène et de rentabilité.

La formation professionnelle occupe ainsi une place centrale. Elle peut offrir aux jeunes une voie d’insertion dans la restauration, l’hôtellerie et la transformation alimentaire, des secteurs capables de créer des emplois durables dans les villes comme dans les zones rurales.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara
Une cuisine qui nourrit l’économie

Valoriser la gastronomie du terroir dépasse la simple célébration culinaire. En fait , cette démarche renforce l’attractivité touristique de Kara, soutient les circuits courts et offre aux producteurs locaux des débouchés plus stables.

En célébrant « Terre, passion, assiette », les acteurs de Kara affirment que la cuisine togolaise constitue un patrimoine vivant. Elle raconte le territoire, nourrit les communautés et peut devenir un moteur économique si les chefs, les producteurs ainsi que les institutions travaillent ensemble.

Sept pêcheurs ghanéens secourus après 12 jours en mer

Sept pêcheurs ghanéens portés disparus depuis le 9 octobre ont été secourus sains et saufs dans les eaux territoriales du Bénin, après une dérive de près de deux semaines dans le Golfe de Guinée. L’opération a mobilisé les marines du Ghana, du Togo et du Bénin, ainsi que plusieurs centres régionaux de coordination maritime.

Les membres de l’équipage avaient quitté le port de pêche de Sekondi à destination d’Axim, dans la région occidentale du Ghana, à bord de la pirogue Second Chance. Une panne de moteur les a privés de propulsion et laissés à la merci des vents et des courants, qui ont progressivement poussé l’embarcation vers l’est.

Une course contre le courant

La disparition de la pirogue a déclenché une recherche plurinationale. L’Autorité maritime du Ghana, la Marine ghanéenne, la Marine togolaise et la Marine béninoise ont échangé leurs informations avec les centres CRESMAO, MMCC Zone F, MMCC Zone E et les centres opérationnels des marines.

Les secouristes ont localisé les sept hommes le 21 octobre vers 22 heures, grâce à l’intervention conjointe de la Marine béninoise et d’une association locale de pêcheurs. Ils ont ensuite été remis à la Marine togolaise, puis transférés au navire ghanéen GNS Aflao à proximité de la frontière maritime Ghana-Togo, dans la matinée du 22 octobre.

Le navire ghanéen a entamé son retour vers le port de Tema en remorquant la pirogue récupérée. Les autorités ont confirmé que les pêcheurs, identifiés par la police maritime ghanéenne, se trouvaient en sécurité à bord.

Quand l’information sauve des vies

Ce sauvetage illustre l’importance de l’échange d’informations entre États riverains.Grâce au partage rapide de données sur la position estimée de l’embarcation, les courants marins, les moyens disponibles et les contacts avec les communautés de pêcheurs, les autorités ghanéennes, togolaises et béninoises ont pu résoudre une panne survenue au large du Ghana.

Dans le Golfe de Guinée, où les embarcations artisanales naviguent souvent sans équipement de communication sophistiqué, cette coopération réduit les délais de localisation et augmente les chances de survie. Elle permet aussi d’éviter que chaque pays traite une alerte comme un incident strictement national, alors que la mer ignore les frontières.

L’épisode souligne également le rôle des pêcheurs locaux comme premiers relais d’information. Leur connaissance des zones de pêche, des courants et des habitudes de navigation a facilité l’identification de la pirogue dérivante, avant l’intervention des navires militaires.

Renforcer la sécurité en mer

Le sauvetage apporte un soulagement aux familles, mais il doit aussi servir de leçon aux autorités et aux professionnels de la pêche. Les organisations du secteur appellent à renforcer les mesures de sécurité, notamment l’équipement des pirogues en moyens de communication, gilets de sauvetage et dispositifs de localisation.

Une meilleure coordination régionale, associée à des protocoles d’alerte rapides et à des exercices conjoints, pourrait transformer ce type d’intervention en une réponse plus systématique. Pour les communautés côtières du Ghana, du Togo et du Bénin, l’enjeu est clair : partager l’information à temps peut faire la différence entre une disparition en mer et un retour à quai.

Kpalimé : les artisans de Kloto 1 disposent d’une vitrine permanente

La commune de Kloto 1 a inauguré, le 22 octobre 2026, une vitrine artisanale destinée à exposer et commercialiser les créations des artisans de Kpalimé. Le projet, porté par la Chambre préfectorale des métiers avec l’appui de la coopération allemande à travers la GIZ, entend donner aux producteurs locaux un espace visible, structuré et accessible aux visiteurs comme aux acheteurs.

La cérémonie a réuni les autorités administratives et communales ainsi que l’ambassadeur d’Allemagne au Togo, Son Excellence Stefan Anton Messerer. Le maire de Kloto 1, Émile Atigaku, a facilité la concrétisation du projet en mettant à disposition le bâtiment qui accueille désormais cette plateforme de promotion du savoir-faire local.

Kpalimé, ville aux merveilles touristiques
© Kpalimé, ville aux merveilles touristiques
Un espace pour vendre et exister

À Kpalimé, l’artisanat occupe une place centrale dans l’économie locale. La ville abrite des activités de sculpture, couture, batik, céramique, macramé et tissage, notamment le kenté, pagne traditionnel ewé reconnu pour la richesse de ses motifs. Pourtant, de nombreux artisans peinent à disposer d’un lieu stable où présenter leurs œuvres au-delà des foires ponctuelles.

La nouvelle vitrine comble en partie ce manque. Elle offre aux professionnels un point de vente permanent, susceptible d’attirer les habitants, les touristes de passage et les visiteurs intéressés par les produits faits main. Cette visibilité peut accroître les ventes, réduire la dépendance aux marchés informels et permettre aux artisans de mieux valoriser leur travail.

Le projet s’inscrit dans la dynamique de la promotion de la consommation locale, encouragée par les autorités pour renforcer une économie plus résiliente. Il rejoint également les efforts déployés pour faire de Kpalimé un pôle d’attractivité économique et touristique, où l’artisanat constitue l’un des principaux atouts.

Kpalimé, ville aux merveilles touristiques
© Kpalimé, ville aux merveilles touristiques
Un enjeu direct pour les revenus

Pour les artisans, l’enjeu dépasse l’exposition. Un espace permanent peut améliorer la régularité de leurs revenus, particulièrement pour les femmes et les jeunes qui tirent l’essentiel de leurs ressources de la couture, du tissage, de la transformation ou de la vente d’objets décoratifs.

La vitrine peut aussi favoriser les commandes, les partenariats avec les hôtels, les boutiques et les opérateurs touristiques. En rapprochant l’offre des acheteurs, elle réduit les coûts liés à la recherche de clients et limite le recours aux intermédiaires, souvent moins rémunérateurs pour les créateurs.

La GIZ accompagne au Togo le développement des petites et moyennes entreprises, notamment dans la transformation et la commercialisation des produits locaux. Ce type d’appui vise à rendre les activités artisanales plus rentables et plus durables.

Kpalimé, ville aux merveilles touristiques
© Kpalimé, ville aux merveilles touristiques
Faire vivre l’équipement

L’inauguration marque une étape, mais la réussite du projet dépendra de son exploitation quotidienne. Les responsables de la Chambre préfectorale des métiers devront organiser la rotation des exposants, garantir la qualité des produits, assurer la sécurité du site et maintenir une programmation attractive.

Les visiteurs sont désormais invités à découvrir et à acheter les créations des artisans de Kloto 1. Chaque achat soutient directement une activité locale et contribue à pérenniser un espace conçu pour faire rayonner le savoir-faire de Kpalimé.