Espace BBTG : Lomé crée un cadre pour une transhumance apaisée

Lomé, 19 juin 2026 – Pendant deux jours, Lomé est devenue le point de convergence d’une initiative inédite destinée à mieux encadrer la transhumance en Afrique de l’Ouest. Les 18 et 19 juin, la capitale togolaise accueille l’Assemblée générale constitutive du Dispositif de concertation et de coopération multi-acteurs pour une mobilité du bétail apaisée dans l’espace BBTG, qui regroupe le Bénin, le Burkina Faso, le Togo et le Ghana.

L’ambition des parties prenantes s’avère claire : instaurer un cadre permanent de dialogue entre éleveurs, agriculteurs, autorités publiques et collectivités locales. L’enjeu est de prévenir les conflits liés aux mouvements transfrontaliers du bétail, tout en favorisant une meilleure gouvernance pastorale dans une région où les tensions autour des ressources naturelles constituent désormais un défi majeur pour la sécurité et la cohésion sociale.

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Espace BBTG : un nouvel outil de coopération transfrontalière

Cette rencontre consacre l’aboutissement de plusieurs mois de concertations techniques entre les différents acteurs du pastoralisme des quatre pays signataires. Une cinquantaine de représentants d’organisations de pasteurs et d’agropasteurs, de services techniques déconcentrés, de commissions nationales des frontières, de collectivités territoriales ainsi que des partenaires au développement participent aux travaux.

L’objectif de cette assemblée fondatrice est la mise en place d’un mécanisme permanent de coopération destiné à faciliter une mobilité du bétail plus sûre et plus prévisible, tout en réduisant les risques de tensions entre les communautés d’accueil et les éleveurs transhumants. L’initiative s’inscrit dans la continuité de l’atelier régional organisé à Lomé en mars 2025, au terme duquel les parties prenantes avaient adopté un plan d’action triennal pour renforcer la coordination transfrontalière.

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Sécurité et climat : la transhumance au cœur de la stabilité régionale

Dans plusieurs pays du Sahel et du golfe de Guinée, les déplacements saisonniers des troupeaux constituent un pilier essentiel de l’économie pastorale. Cependant, l’augmentation de la pression foncière, les effets du changement climatique et l’insécurité grandissante ont accentué les frictions entre éleveurs et agriculteurs.

Face à ces défis, les États du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana et du Togo entendent privilégier une approche fondée sur le dialogue, la prévention des conflits et la mise en place de mécanismes concertés de régulation.

L’enjeu dépasse la seule question du bétail. Il s’agit également de préserver la stabilité sociale dans des zones frontalières particulièrement sensibles, où les tensions communautaires peuvent être exploitées par des groupes armés et fragiliser davantage les territoires.

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Le programme MOPSS-2 : un consortium international pour le pastoralisme

Cette initiative régionale s’inscrit dans le cadre du programme « Mobilité pastorale transfrontalière apaisée et stabilité sociale au Sahel » (MOPSS-2), que soutient l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (ASDI). Le consortium conduit par l’Organisation néerlandaise de développement (SNV) pilote sa mise en œuvre, en partenariat avec le Réseau Billital Maroobé (RBM), l’Association pour la promotion de l’élevage au Sahel et en Savane (APESS), le Réseau des organisations paysannes et des producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA), Hub Rural et CARE Danemark.

À travers MOPSS-2, les partenaires ambitionnent de contribuer à une transhumance transfrontalière pacifiée, en améliorant la perception des activités pastorales au sein des communautés d’accueil, en soutenant de nouveaux mécanismes de sécurisation et de régulation, mais aussi en favorisant l’insertion des ménages pastoraux dans des chaînes de valeur durables. Le programme entend également renforcer le rôle des organisations professionnelles rurales dans les espaces de dialogue politique, du niveau local jusqu’aux instances régionales et internationales.

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Lomé s’affirme comme le carrefour du dialogue et de la coexistence pacifique

En accueillant cette assemblée générale constitutive, le Togo confirme son rôle de plateforme de concertation régionale sur les questions de paix, de sécurité et de coopération transfrontalière.

Au-delà de la création d’une nouvelle structure, les participants entendent jeter les bases d’une gouvernance pastorale plus inclusive, capable de répondre aux défis d’une région confrontée aux effets combinés du changement climatique, des pressions démographiques et des crises sécuritaires. Dans l’espace BBTG, la mobilité du bétail n’est plus seulement une question économique. Elle est désormais considérée comme un levier de stabilité et de coexistence pacifique entre les populations qui partagent les mêmes territoires.

FMI et Togo : Vers un nouvel ordre économique mondial ?

Lomé, 19 juin 2026 – Le ministre togolais des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, Robert Dussey, a salué, jeudi 18 juin, la contribution « analytique et visionnaire » de Racheeda Boukezia, représentante résidente du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Invitée d’honneur du Club diplomatique de Lomé, celle-ci y a prononcé une conférence magistrale sur le thème : « De Bretton Woods au XXIᵉ siècle : le FMI face à son histoire ».

Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes, une crise énergétique persistante et des défis structurels pour les économies africaines, cette intervention a pris une résonance particulière. Mme Boukezia y a livré une analyse approfondie des réformes institutionnelles nécessaires pour adapter les institutions financières internationales aux réalités du XXIᵉ siècle. Elle a également souligné l’importance d’un nouvel ordre économique mondial fondé sur le partenariat, le respect de la souveraineté des États et le développement durable.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Le FMI et l’Afrique : un dialogue renforcé face aux fragilités macroéconomiques

La conférence de Lomé s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre le FMI et les acteurs africains, notamment les universités et les décideurs politiques. Déjà, en janvier 2026, la représentante résidente du FMI au Togo avait animé une conférence à la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) de l’Université de Lomé, où elle avait dressé un panorama des perspectives économiques mondiales et régionales pour l’année en cours. À cette occasion, elle avait insisté sur la nécessité pour les États africains de mettre en œuvre des politiques économiques prudentes, inclusives et orientées vers le long terme afin de renforcer leur résilience face aux chocs extérieurs.

Cependant, Mme Boukezia n’a pas manqué d’attirer l’attention sur les fragilités macroéconomiques persistantes de certains pays africains. Concernant le Togo, elle a mis en exergue les défis liés à la gestion rigoureuse des finances publiques, à l’exposition aux crises exogènes et à l’urgence d’accélérer les réformes structurelles pour garantir une croissance plus robuste et inclusive.

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Robert Dussey : une voix clé pour la souveraineté économique africaine

Figure centrale de la diplomatie togolaise et panafricaine, Robert Dussey reste reconnu pour son plaidoyer constant en faveur du développement autonome de l’Afrique. Son implication au Club diplomatique de Lomé s’inscrit ainsi dans la droite ligne de sa vision : celle d’un partenariat international rééquilibré où les États africains ne subissent plus, mais définissent les règles du jeu économique mondial.

Dans un message publié sur son compte X à l’issue des débats, le chef de la diplomatie togolaise a réaffirmé sa volonté de bâtir une architecture financière mondiale basée sur le respect mutuel. Cette posture politique s’harmonise avec les ambitions de Lomé, dont les récents efforts en matière de consolidation budgétaire ont été salués par les équipes du FMI.

Robert Dussey
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Le Togo, laboratoire des réformes économiques en Afrique de l’Ouest

Souvent cité en exemple pour ses progrès en matière de climat des affaires et de modernisation économique, le Togo demeure confronté à des défis structurels importants. Le FMI a notamment mis en garde contre la vulnérabilité de son modèle économique, encore fortement exposé aux chocs extérieurs, notamment à la hausse des coûts énergétiques et à la dépendance aux importations. Pour Lomé, l’enjeu consiste à préserver la stabilité macroéconomique tout en accélérant les réformes susceptibles de favoriser une croissance davantage portée par le secteur privé.

La conférence de Racheeda Boukezia a également été l’occasion de rappeler que plusieurs économies africaines, dont celle du Togo, pourraient voir leurs perspectives se détériorer à court terme en raison de contraintes macroéconomiques persistantes. Parmi les priorités identifiées figurent l’investissement dans le capital humain, l’amélioration de la gouvernance et la poursuite des réformes structurelles.

Robert Dussey
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De Bretton Woods au XXIᵉ siècle : quel héritage pour l’Afrique ?

Près de 80 ans après la conférence de Bretton Woods, qui avait dessiné les contours du système monétaire de l’après-guerre, le FMI fait aujourd’hui face à un monde multipolaire. Désormais, les économies émergentes réclament une gouvernance plus équitable et des mécanismes de financement adaptés à leurs réalités de terrain.

Mme Boukezia a justement convenu de la nécessité pour l’institution d’évoluer, notamment en accordant un droit de cité plus important aux voix africaines dans les processus décisionnels. Une position qui rejoint celle de nombreux dirigeants du continent, favorables à une réforme en profondeur des institutions de Bretton Woods.

Robert Dussey
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Vers un partenariat gagnant-gagnant fondé sur l’action

La conférence de Lomé a également permis de réaffirmer l’importance du dialogue entre les institutions internationales et les acteurs locaux. Comme l’a souligné Robert Dussey, la construction d’un nouvel ordre économique mondial repose sur :

  • le respect de la souveraineté des États ;

  • un partenariat fondé sur l’égalité et la confiance mutuelle ;

  • des réformes institutionnelles intégrant les spécificités africaines.

Pour le Togo, cette doctrine se traduit déjà par des avancées tangibles : simplification des procédures administratives, digitalisation des services publics et amélioration de l’attractivité du pays auprès des investisseurs. Le gouvernement mise également sur des projets structurants, à l’image de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), pour faire du pays un hub économique régional.

Robert Dussey
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Club diplomatique de Lomé : Vers un nouveau monde économique d’égal à égal

La tribune offerte à Racheeda Boukezia au Club diplomatique de Lomé envoie un signal fort : l’Afrique ne veut plus être un simple récepteur de recommandations, mais un acteur à part entière de la redéfinition des règles économiques mondiales.

Pour Robert Dussey et le Togo, l’enjeu est clair : bâtir un partenariat international plus juste, où chaque État peut développer son potentiel dans le respect de sa souveraineté.

Comme l’a résumé le ministre : « Continuons, ensemble, à construire un nouveau monde économique fondé sur le partenariat, le respect de la souveraineté des États et capable de soutenir durablement leur développement. »

Chicago : inauguration de l’Obama Presidential Center

L’inauguration de l’Obama Presidential Center a réuni quatre anciens présidents sur le South Side de Chicago. Un événement à la fois panthéon civique et fête populaire, couronné par l’hommage bouleversant de Michelle Obama à son mari.

Il aura fallu dix ans de procédures, de batailles judiciaires et de travaux pour que l’Obama Presidential Center prenne forme. Le 18 juin 2026, il a officiellement ouvert ses portes à Jackson Park, sur le South Side de Chicago. Une consécration pour le 44ᵉ président des États-Unis, dont l’héritage est désormais inscrit dans le béton et le basalte de la ville qui l’a vu naître politiquement. Une inauguration célébrée en grande pompe devant un parterre de personnalités réunissant rarement une telle densité d’Histoire.

Quatre anciens présidents américains ont honoré la cérémonie de leur présence : Barack Obama, Joe Biden, Bill Clinton et George W. Bush, accompagnés de leurs épouses respectives. L’ancienne vice-présidente Kamala Harris, aux côtés de son mari Doug Emhoff, ainsi que les filles du couple Obama, Malia et Sasha, figuraient également au premier rang d’une John Lewis Plaza archicomble.

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Michelle Obama : les larmes du 44ᵉ président face à un hommage bouleversant

La séquence la plus mémorable de la journée n’est pourtant pas venue d’un chef d’État en exercice ni d’un artiste de renom. C’est en réalité Michelle Obama qui a volé la vedette dès les premières secondes de son allocution. Se tournant vers son mari, assis quelques rangs plus loin, elle l’a interpellé avec une franchise désarmante : « Barack — you got to look at me. » Réponse immédiate de l’intéressé, audible au micro : « No, I’m not. I’m gonna look down. »

Alors que le public éclatait de rire, la suite du discours a rapidement basculé dans l’émotion pure. L’ex-Première dame a rendu un vibrant hommage au président qu’il avait été, saluant la « fibre morale inébranlable » qui l’avait guidé à la Maison-Blanche. Évoquant leur parcours commun, elle a rappelé l’une des premières promesses de leur jeunesse : « Tu ne pouvais pas me donner le monde, mais tu pouvais me promettre une vie intéressante — et tu as fait mieux que l’un et l’autre. »

Tandis que Michelle Obama tissait cet éloge intime, Barack Obama retenait visiblement ses larmes, portant la main à ses yeux avant de baisser à nouveau le regard. En prenant ensuite la parole, il a souri en confessant une légère rancœur affectueuse : « Elle n’a pas voulu me montrer son discours. Elle savait qu’elle allait me mettre dans tous mes états, mais elle l’a fait quand même. »

Cette formule, qui a marqué la soirée, résumait l’essentiel : dans cet espace conçu pour traverser le temps, c’est d’abord une histoire humaine que Chicago a célébrée.

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Un campus de 850 millions de dollars ancré dans l’histoire du South Side

Le centre, dont le coût de construction s’élève à 850 millions de dollars, occupe un campus de 19 acres conçu par le cabinet Tod Williams Billie Tsien Architects, en collaboration avec les paysagistes de Michael Van Valkenburgh Associates. Il comprend un musée, une bibliothèque publique, un terrain de basket-ball, des espaces de restauration et de vastes zones vertes accessibles gratuitement. Sur la tour du musée, les mots d’un discours prononcé par Barack Obama à Selma en 2015 — « You Are America » — sont gravés dans la façade, laissant filtrer la lumière à travers le béton.

Par ailleurs, l’ouverture officielle au grand public a lieu ce vendredi 19 juin, jour de Juneteenth, la fête nationale commémorant l’émancipation des derniers esclaves aux États-Unis. Ce choix calendaire s’avère hautement symbolique dans un contexte politique américain marqué par de vifs débats sur les politiques de diversité et d’inclusion.

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Stevie Wonder, Bruce Springsteen et John Legend : un final digne d’un gala civique

La cérémonie, retransmise en direct dans le monde entier sur le site de l’Obama Foundation, a également offert un plateau artistique exceptionnel. Bruce Springsteen, Stevie Wonder, Jennifer Hudson, John Legend, Christina Aguilera, Marc Anthony, Bono et The Edge de U2, Common et The Roots, ou encore Eddie Vedder : la liste des interprètes tenait autant du concert de prestige que du gala civique.

La soirée s’est finalement achevée sur un final collectif mémorable autour du titre « Higher Ground » de Stevie Wonder, lorsque l’ensemble des artistes est remonté sur scène. Une ultime résonance à la formule que Michelle Obama avait popularisée lors de la convention démocrate de 2016 : « When they go low, we go high. »

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Dernier à prendre la parole, Barack Obama a retrouvé les accents familiers de ses éloquentes adresses. « Hello Chicago. « Sweet home, Chicago », a-t-il lancé, avant d’évoquer son arrivée dans la ville en 1985, à l’âge de vingt-trois ans, au volant d’une vieille voiture achetée à New York. Il a conclu en affirmant que son centre « nous rappelle ce que nous pouvons être ».

Avec sa conclusion, l’ancien président a passé le relais aux premiers visiteurs qui ont commencé à affluer sur le campus ce matin. Une nouvelle page de l’histoire du South Side s’est ouverte, dans la lumière de ce mois de juin.

Togo : la CTOP professionnalise le business des coopératives agricoles

Lomé, 18 juin 2026 — Transformer les exploitations familiales en fournisseurs stratégiques des grandes agences internationales et des programmes étatiques. Tel est l’enjeu du coaching intensif qui se tient du 17 au 23 juin 2026 à Lomé. Initié par la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de producteurs agricoles (CTOP), ce rendez-vous technique pose les jalons d’une intégration plus forte des produits locaux dans les circuits d’approvisionnement institutionnels.

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FO4FS : Connecter les producteurs togolais aux géants de l’humanitaire et du public

Soutenu par le programme Organisations Paysannes pour les Systèmes Alimentaires Durables (FO4FS) — un projet cofinancé par la GIZ et porté par l’Alliance AgriCord —, cet atelier de haut niveau vise à lever les goulots d’étranglement qui privent les paysans togolais de débouchés majeurs. En effet, les critères de sélection des institutions comme le Programme Alimentaire Mondial (PAM), Catholic Relief Services (CRS), ou encore l’Agence Nationale de Sécurité Alimentaire du Togo (ANSAT) s’avèrent souvent hors de portée pour des structures non préparées.

C’est pourquoi la CTOP, en partenariat avec le ROPPA et le Collectif Stratégies Alimentaires (CSA), réunit durant une semaine vingt-cinq acteurs clés venus des régions des Savanes, de la Kara et de la Maritime. Encadrés par des consultants spécialisés, ces délégués décortiquent les cahiers des charges complexes de la commande publique et humanitaire afin de professionnaliser leur approche commerciale.

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Stabilisation des revenus : L’opportunité des marchés de masse durables

Sur le plan macroéconomique, le défi reste de taille. Bien que les exploitations familiales fournissent l’essentiel de la production nationale, elles se heurtent structurellement à la volatilité des prix et à l’absence de débouchés stables. Pourtant, les réseaux de cantines scolaires de l’ANADEB ou les stocks de sécurité nationaux représentent des volumes financiers massifs capables de restructurer le monde rural.

Intégrer les céréales, les tubercules et les farines panifiables du terroir dans les menus officiels constitue un levier de souveraineté alimentaire et un puissant moteur de croissance pour les communautés rurales.

Pour y parvenir, la formation met un accent rigoureux sur les exigences de l’agro-business moderne :

  • La conformité technique : maîtriser les normes de qualité strictes et les technologies de stockage après-récolte pour éviter les pertes.
  • La gouvernance interne : Renforcer la gestion financière et contractuelle des coopératives.
  • La transition numérique : utiliser les outils digitaux pour optimiser la traçabilité et la logistique.

En fin de compte, cette initiative multi-acteurs marque un tournant vers une agriculture contractuelle plus résiliente au Togo. En formant cette première ligue de coopératives de confiance, la CTOP et ses partenaires internationaux n’améliorent pas seulement la compétitivité des producteurs : ils sécurisent la chaîne d’approvisionnement alimentaire face aux chocs régionaux.

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Côte d’Ivoire : la mission ivoirienne à l’ONU mise en cause dans un procès pour accident de trottoir à New York

Une résidente new-yorkaise trébuchant devant le bâtiment de la mission permanente de Côte d’Ivoire à Manhattan réclame des dommages-intérêts pour « blessures graves et permanentes ». 

Abidjan, 18 juin 2026 — Quand la maintenance urbaine s’invite dans les prétoires de la haute cour  internationale. La représentation diplomatique de la Côte d’Ivoire à New York se retrouve au cœur d’une bataille judiciaire inattendue qui pourrait faire jurisprudence sur les limites territoriales de l’immunité souveraine en métropole américaine.

Manhattan : un litige de voisinage qui grimpe jusqu’à la Cour suprême de New York

L’affaire, introduite début juin devant la Cour suprême de l’État de New York, remonte au 20 mars 2025. Ce jour-là, une résidente de Manhattan chute lourdement devant le 168 East 71st Street, une adresse huppée abritant l’immeuble de la mission permanente de la Côte d’Ivoire auprès de l’ONU, sous la direction de l’ambassadeur . Conséquence de cet incident : la plaignante affirme avoir subi des séquelles corporelles graves et permanentes, un préjudice jugé assez lourd pour contourner les tribunaux de première instance et solliciter directement la plus haute juridiction de l’État.

La stratégie des avocats de la victime est double. D’une part, ils pointent du doigt la co-responsabilité de la municipalité de New York et de l’État ivoirien dans la gestion de l’espace public. D’autre part, l’accusation soutient que le trottoir présentait un caractère « défectueux et manifestement dangereux », engageant la responsabilité civile des deux entités pour négligence caractérisée.

Immunité souveraine : le casse-tête juridique de « l’exception de délit non commercial »

Ce dossier soulève d’importantes questions de droit international public. En effet, pour contourner le traditionnel bouclier de l’immunité juridictionnelle dont jouissent les États étrangers sur le sol américain, les conseils de la plaignante invoquent une subtilité de la législation fédérale (le Foreign Sovereign Immunities Act) : « l’exception de délit non commercial ».

Cette clause stipule qu’un État étranger peut perdre son immunité si le litige concerne des dommages corporels causés par un acte de négligence survenu sur le territoire des États-Unis, notamment dans le cadre de la gestion d’une propriété immobilière.

Dès lors, l’administration ivoirienne se retrouve contrainte de descendre dans l’arène judiciaire locale pour défendre ses intérêts patrimoniaux. La mairie de New York, également désignée par la plainte, n’a pas encore formulé de réponse officielle, tandis que la mission ivoirienne examine les voies de recours avec ses conseillers juridiques.

En fin de compte, ce procès rappelle aux représentations diplomatiques que la souveraineté internationale s’arrête parfois au pas de leur porte, là où commencent les obligations citoyennes de la vie urbaine new-yorkaise. Le montant des réparations, qui reste à chiffrer, dépendra de l’évaluation médicale des préjudices, mais l’impact symbolique, lui, est déjà mesurable.

Togo : Le projet ProSMAT lance la formation de 250 femmes relais agro-écologiques

Lomé, 18 juin 2026 – Une révolution silencieuse mais puissante est en marche au Togo. Le Projet ProSMAT (Soutien à la Promotion du Maraîchage Agro-écologique Paysan au Togo) entre dans une phase décisive avec le démarrage officiel de la formation de 250 Femmes Relais en région Maritime. Ces femmes, à la fois productrices, transformatrices et mamans cantines, deviennent ainsi les actrices clés d’une mission ambitieuse : transformer les habitudes alimentaires et lutter contre la malnutrition dans leurs communautés.

Pendant plusieurs semaines, ces leaders communautaires vont acquérir des compétences concrètes autour de thèmes essentiels :

  • Les bases de la nutrition et d’une alimentation équilibrée : Pour appréhender pleinement les enjeux sanitaires d’une alimentation saine.

  • La nutrition spécifique de la femme et de l’enfant : un focus ciblé sur les besoins nutritionnels des populations les plus vulnérables.

  • Les bonnes pratiques culinaires locales : pour valoriser les ressources agro-écologiques disponibles tout en préservant la santé.

  • L’hygiène alimentaire et la sécurité sanitaire : des gestes simples mais vitaux pour éliminer les risques de contamination.

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ProSMAT : une mission de sensibilisation nutritionnelle pour 5 000 personnes au Togo

Une fois formées, ces 250 Femmes Relais deviendront de véritables ambassadrices de la nutrition dans leurs villages et quartiers. En effet, leur mission consistera à sensibiliser plus de 5 000 personnes — familles, écoles et usagers des marchés — sur l’importance de consommer des légumes agro-écologiques et d’adopter de meilleures pratiques alimentaires.

L’objectif des équipes s’avère clair : réduire durablement la malnutrition en promouvant une alimentation locale, saine et durable. De surcroît, ce déploiement ne constitue qu’une première étape. Après la région Maritime, les sessions de formation se poursuivront dans les régions des Plateaux, Centrale, Kara et des Savanes, couvrant ainsi l’ensemble du territoire togolais.

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Agroécologie et autonomie : pourquoi le projet ProSMAT est une avancée majeure

Le projet ProSMAT ne se contente pas de transmettre des connaissances théoriques ; il crée un véritable mouvement de terrain. En s’appuyant sur des femmes déjà fortement engagées dans la production et la transformation alimentaire, l’initiative mise sur l’intelligence collective et locale pour faire évoluer les comportements. Ce programme repose sur trois piliers fondamentaux :

  • L’agro-écologie : promouvoir des techniques de cultures respectueuses de l’environnement et de la santé humaine.

  • L’autonomie alimentaire : renforcer les capacités techniques des communautés pour leur permettre de se nourrir de manière équilibrée.

  • L’impact multiplicateur : chaque femme formée transmettra son savoir à d’autres mères de famille, générant un effet boule de neige positif.

« Cette formation représente une opportunité pour nous, les femmes, de mieux nourrir nos familles et nos communautés. Nous allons partager ces connaissances avec toutes les mamans, pour que nos enfants grandissent en bonne santé. » – Une participante, productrice en région Maritime.

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Vers une extension nationale : le rôle central des femmes dans le développement local

En fin de compte, la formation lancée en région Maritime ouvre la voie à un programme national plus vaste. Dans les semaines à venir, les équipes techniques du ProSMAT parcourront les quatre autres régions du Togo pour encadrer de nouvelles vagues d’apprenantes et élargir l’impact social du projet.

Grâce à cette initiative, le Togo prouve une fois de plus qu’il mise sur l’éducation, l’agro-écologie et l’autonomisation des femmes pour bâtir un système alimentaire plus sain, plus souverain et plus résilient.

Le Festival La Marmite 2026 : Un Pont Culinaire entre l’Afrique et le Monde

Lomé, 18 juin 2026 — Le Togo s’apprête à vivre un moment culturel et gastronomique d’envergure avec la cinquième édition du Festival La Marmite (FESMA), qui se tiendra du 12 au 16 août 2026 sur l’esplanade du Palais des Congrès de Lomé. Cet événement, désormais incontournable, se positionne comme un catalyseur de cohésion sociale, d’intégration régionale et de promotion des produits locaux, tout en ouvrant une fenêtre sur les échanges interculturels.

Sous le thème « L’alimentation, vecteur d’unité et de dialogue entre les peuples », cette édition promet d’être plus ambitieuse que jamais. Elle mettra en lumière la capacité de la cuisine à transcender les barrières linguistiques, culturelles et géographiques, comme l’a souligné Jean-Paul Agbo Ahouélété, commissaire général du festival : « La gastronomie est un langage universel qui unit les cœurs et les esprits. À travers les saveurs, nous brisons les murs de la méfiance et bâtissons des ponts entre les nations. »

OADEL et FESMA 2026 : un engagement fort pour l’économie locale et la santé publique

Le FESMA 2026 ne se contente pas d’être une fête des papilles. En effet, il s’inscrit dans une démarche économique et sociale profonde, en mettant l’accent sur la valorisation des filières agricoles locales. C’est pourquoi Tata Yawo, directeur exécutif de l’OADEL (Organisation pour l’Alimentation et le Développement Local), rappelle à ce titre l’importance cruciale de consommer local : « Soutenir nos producteurs, c’est investir dans notre avenir. Chaque achat de produit togolais est un acte patriotique qui renforce notre économie et préserve notre patrimoine culinaire. »

Cependant, les défis liés aux changements des habitudes alimentaires et à leurs impacts sur la santé publique restent nombreux. Face à cette situation, l’OADEL annonce l’organisation d’un colloque international d’envergure réunissant des experts du Togo, du Bénin et du Mali. Par conséquent, ce forum scientifique et citoyen abordera des questions urgentes telles que la transition alimentaire, la nutrition de qualité et la lutte contre les maladies non transmissibles (MNT), qui représentent des enjeux majeurs pour l’Afrique de demain.

FESMA
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Concours sous-régional et Chine invitée d’honneur : les grandes innovations de l’édition

Cette année, le comité d’organisation du FESMA innove en introduisant plusieurs grandes premières :

  • La Chine, pays invité d’honneur : une occasion unique de fusionner les saveurs africaines et asiatiques, créant ainsi un dialogue culinaire inédit entre les deux continents.
  • Un concours culinaire sous-régional : les brigades de sept pays d’Afrique de l’Ouest s’affronteront dans une compétition retransmise en direct sur les réseaux sociaux et à la télévision, offrant une visibilité sans précédent aux talents africains.
  • Le concours « Innov-Agro » : destiné aux jeunes entrepreneurs, ce prix récompensera les meilleurs projets de transformation agroalimentaire, évalués par un jury d’experts, d’institutions financières et de professionnels du secteur.

Au programme de ces cinq jours de festivités : des expositions-ventes, des séances de dégustation, des ateliers culinaires interactifs, des masterclasses animées par des chefs de renom, des concerts géants et un dîner de gala prestigieux intitulé « Le Togo et le Monde à Table ». Ces activités visent également à renforcer l’attractivité touristique du Togo comme destination gastronomique de premier plan, tout en faisant de l’alimentation un véritable levier de développement national.

Valorisation du patrimoine culinaire : un héritage qui dépasse les frontières du Togo

Depuis sa création, le Festival La Marmite s’impose comme un ambassadeur de premier ordre de la culture togolaise et africaine. En quatre éditions, l’événement a ainsi sensibilisé des milliers de visiteurs à l’importance de la consommation des produits du terroir, tout en offrant une vitrine commerciale d’exception aux producteurs, transformateurs et restaurateurs du continent.

Dès lors, avec cette cinquième édition, les organisateurs réaffirment leur volonté de faire du FESMA bien plus qu’un simple rendez-vous festif : une plateforme dynamique d’échanges, d’innovation agroalimentaire et de célébration de la diversité, où chaque bouchée raconte une histoire et chaque recette rapproche les peuples.

À Rome, le Togo plaide pour un partenariat renouvelé entre l’Afrique et l’Europe

À Rome, où se tient du 17 au 19 juin le sommet FII PRIORITY Europe 2026, le Président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a plaidé pour un partenariat économique renouvelé entre l’Afrique et l’Europe. Invité d’honneur de ce forum consacré à la compétitivité du continent européen, le chef de l’exécutif  y défend le rôle de plateforme logistique régionale que le Togo entend jouer dans la transformation des chaînes de valeur mondiales.

Sommet FII PRIORITY Europe : Faure Gnassingbé, invité d’honneur à Rome

C’est dans les salons du Waldorf Astoria Rome Cavalieri que Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, a pris part, mercredi 17 juin 2026, aux travaux du sommet FII PRIORITY Europe. Arrivé la veille dans la capitale italienne, le chef de l’exécutif togolais y participe à l’invitation de Yasir ben Othman Al-Rumayyan, gouverneur du Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite (PIF) et président du FII Institute, organisateur de la rencontre.

Réunissant chefs d’État, investisseurs et décideurs économiques autour du thème « L’Europe réinventée : capital, souveraineté et autonomie stratégique », ce sommet examine les mécanismes de financement de la réindustrialisation, la résilience des chaînes d’approvisionnement et la transformation du travail dans une économie marquée par l’intelligence artificielle. Selon les chiffres mis en avant par les organisateurs, la croissance de la zone euro est projetée autour de 1,2 % en 2026, tandis que le potentiel d’investissements privés supplémentaires que pourrait mobiliser le continent sur dix ans est évalué à près de 800 milliards d’euros.

Partenariat Afrique-Europe : le Togo mise sur l’attractivité de ses investissements

Dans son intervention, le chef de l’exécutif  a insisté sur les perspectives qu’ouvre, selon lui, le partenariat économique entre l’Afrique et l’Europe. Porté par certaines des croissances les plus dynamiques de la planète, le continent africain constituerait désormais un terrain privilégié pour les flux d’investissement, le développement des infrastructures de connectivité et de logistique, ainsi que pour l’approfondissement de l’intégration régionale.

Le Togo, a-t-il ajouté, entend prendre toute sa part dans cette dynamique en s’appuyant sur sa position de plateforme logistique régionale. Lomé met en avant les performances de son Port autonome, le développement de zones industrielles intégrées et les réformes conduites pour améliorer le climat des affaires, avec l’objectif déclaré de capter davantage d’investissements directs étrangers (IDE) et de renforcer les corridors reliant le pays à son arrière-pays.

« Porte d’entrée naturelle vers l’hinterland ouest-africain, au service d’une croissance partagée », a déclaré Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil du Togo.

Connectivité régionale : une offensive diplomatique et économique pour Lomé

Ce déplacement à Rome s’inscrit dans une semaine chargée pour la diplomatie économique togolaise. En effet, trois jours plus tôt, le Président du Conseil avait présidé à Lomé l’ouverture de la première Convention et Exposition africaines du transport aérien. Cette succession d’initiatives illustre la volonté du gouvernement togolais de faire de la connectivité — portuaire, aérienne et numérique — un axe central de sa stratégie de développement national.

Togo-Algérie : Vers un renforcement de la coopération universitaire et scientifique

Le Togo et l’Algérie entendent renforcer leur partenariat dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Reçu en audience par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Gado Tchangbedji, l’ambassadeur d’Algérie au Togo, Hocine Mezoued, a évoqué plusieurs pistes de coopération visant à accroître les opportunités de formation et à consolider les échanges entre les universités des deux pays.

Lomé, 17 juin 2026 — Le Togo et l’Algérie affichent leur volonté commune de consolider davantage leurs relations dans le secteur de l’enseignement supérieur. Ce mercredi, le ministre délégué auprès du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Professeur Gado Tchangbedji, a reçu en audience Son Excellence M. Hocine Mezoued, ambassadeur de la République algérienne démocratique et populaire auprès de la République togolaise.

Cette rencontre diplomatique a permis aux deux personnalités d’examiner l’état de la coopération entre Lomé et Alger dans les domaines de la formation universitaire et de la recherche scientifique, tout en identifiant de nouvelles perspectives destinées à renforcer ce partenariat.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Bourses d’études : Un accent particulier sur la formation des étudiants togolais

Au cours des échanges, les deux parties ont notamment abordé la question des bourses d’études accordées aux étudiants togolais. L’Algérie, qui accueille déjà de nombreux étudiants africains dans ses établissements d’enseignement supérieur, envisage de renforcer son appui au Togo à travers une augmentation du nombre de bourses disponibles.

Une attention particulière pourrait être accordée aux filières scientifiques et technologiques, considérées comme essentielles pour accompagner les ambitions de modernisation et de transformation économique du pays. Cette orientation répond également à la nécessité de former une nouvelle génération de cadres qualifiés capables de relever les défis liés à l’innovation, à l’industrialisation et à la recherche appliquée.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Partenariat académique : Vers un rapprochement entre les universités du Togo et d’Algérie

Les discussions ont également porté sur le développement de la coopération interuniversitaire. Les deux pays envisagent la mise en place d’accords-cadres entre leurs établissements d’enseignement supérieur afin de favoriser les échanges académiques et scientifiques.

Ces partenariats pourraient ouvrir la voie à une plus importante mobilité des enseignants-chercheurs, au partage d’expériences pédagogiques ainsi qu’au développement de projets de recherche communs. Une telle dynamique contribuerait à renforcer l’internationalisation des universités togolaises et à promouvoir la production scientifique au service du développement.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Valorisation du savoir : Le capital humain au cœur de la diplomatie entre Lomé et Alger

Cette audience traduit la volonté des autorités togolaises et algériennes de faire du capital humain un levier stratégique de développement. À travers le renforcement de la coopération universitaire et scientifique, les deux pays ambitionnent de promouvoir l’excellence académique et de doter la jeunesse des compétences nécessaires pour répondre aux exigences d’un monde en constante mutation.

Cette démarche s’inscrit dans la vision portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui place le développement des ressources humaines et la valorisation du savoir parmi les priorités de l’action publique.

En consolidant leurs liens dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Lomé et Alger confirment ainsi leur volonté de bâtir un partenariat durable, fondé sur le partage des connaissances, la formation des compétences et la promotion de l’excellence au service du développement de leurs peuples.

Coopération sino-togolaise : 300 forages d’eau potable pour transformer les Plateaux

Atakpamé, 17 juin 2026 — Dans un geste symbolique fort, le Gouverneur de la Région des Plateaux, le Général Dadja Maganawé, a reçu le mercredi 12 juin 2026 Mme Wang Min, Ambassadrice de la République populaire de Chine au Togo. Au cœur des discussions : l’avancement du projet phare de 300 forages d’eau potable, financé par Pékin et destiné à révolutionner l’accès à l’eau dans cette région du centre-ouest togolais.

 Hydraulique rurale : Un projet ambitieux pour des résultats concrets dans les Plateaux

Lancé en décembre 2024, ce projet s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale entre la Chine et le Togo, deux pays liés par une relation diplomatique et économique de plus en plus étroite. Selon les informations communiquées lors de cette audience, les travaux sont désormais à un stade très avancé, avec une majorité des forages déjà opérationnels ou en phase finale de test.

Pour les populations des Plateaux, où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien, ce projet représente une avancée majeure. Les forages, répartis stratégiquement à travers la région, devraient permettre de réduire les distances parcourues par les habitants pour s’approvisionner en eau, tout en améliorant la qualité sanitaire de cette ressource vitale.

Gouvernorat Région des Plateaux
© Gouvernorat Région des Plateaux

Relations sino-togolaises : Une coopération « gagnant-gagnant » axée sur le développement

Lors de leur échange, le Général Maganawé et l’Ambassadrice Wang Min ont souligné l’excellence des relations sino-togolaises, qualifiées de « modèle de coopération Sud-Sud ». « Ce projet illustre parfaitement la volonté de la Chine d’accompagner le Togo dans son développement local », a déclaré Mme Wang Min, rappelant que Pékin reste un partenaire clé dans les secteurs des infrastructures, de la santé et de l’agriculture.

De son côté, le Gouverneur a salué l’efficacité et la rapidité avec lesquelles les équipes chinoises et togolaises ont collaboré pour mener à bien ce chantier. « Ces forages ne sont pas seulement des points d’eau, ce sont des leviers de développement économique et social pour nos communautés », a-t-il affirmé.

Réception des ouvrages et maintenance : Les prochaines étapes clés du chantier

Si l’avancement des travaux est satisfaisant, les deux parties ont également évoqué les défis à venir :

  • La réception officielle des ouvrages, prévue dans les prochains mois, qui marquera leur livraison aux communautés locales.

  • La formation des populations et des techniciens à la maintenance des forages, afin d’assurer leur durabilité sur le long terme.

  •  L’exploration de nouveaux projets dans d’autres régions du Togo, où les besoins en eau potable restent criants.

Gouvernorat Région des Plateaux
© Gouvernorat Région des Plateaux

Infrastructures et santé : Un partenariat bilatéral qui dépasse la question de l’eau

Au-delà des forages, la Chine et le Togo multiplient les initiatives communes. En 2025, Pékin a déjà financé la construction d’un hôpital régional dans la zone de Sokodé, ainsi que des programmes de formation professionnelle pour les jeunes Togolais. Ces actions s’inscrivent dans la stratégie chinoise d’investissement en Afrique, où le continent représente un partenaire clé pour les prochaines décennies.

Pour le Togo, cette coopération permet de combler des lacunes structurelles, tout en renforçant son attractivité économique. « Nous sommes reconnaissants envers la Chine pour son soutien constant, mais nous veillons aussi à ce que ces projets profitent pleinement à nos populations », a précisé une source proche du gouvernement togolais.

Alors que les forages des Plateaux devraient être pleinement opérationnels d’ici la fin de l’année, toutes les attentions se tournent désormais vers l’impact concret de ce projet. Les autorités locales espèrent également une baisse des maladies liées à l’eau non potable, une amélioration des rendements agricoles et, in fine, une réduction de la pauvreté dans la région.

Reste à savoir si ce modèle de coopération pourra être dupliqué à plus grande échelle, notamment dans les zones rurales les plus isolées du pays. Une question qui, sans doute, sera au cœur des prochaines discussions entre Lomé et Pékin.