Un drame d’une rare violence secoue le Togo. Abdoul Assad, jeune Togolais récemment admis au baccalauréat, a perdu la vie après un lynchage survenu à Agoé Atsanvé, dans les environs du garage de Sévi. Des habitants l’accusaient d’avoir volé une poule.
Selon les informations disponibles, des membres de la population ont interpellé le jeune homme avant de le frapper violemment. Au lieu de le conduire devant les forces de l’ordre pour qu’il réponde des faits qui lui étaient reprochés, ils l’ont roué de coups. Abdoul Assad a succombé à ses blessures.
Sa disparition provoque une vive émotion. Quelques jours seulement après avoir décroché son baccalauréat, il s’apprêtait à ouvrir un nouveau chapitre de sa vie étudiante. Ce drame relance de manière brutale le débat sur la récurrence des actes de justice populaire dans le pays.
Des voix s’élèvent pour réclamer l’ouverture d’une enquête.
À la suite de ce lynchage, plusieurs voix demandent aux autorités togolaises d’ouvrir une enquête afin d’établir les circonstances exactes des faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant la justice.
Ces appels rappellent qu’en cas de suspicion d’infraction, les citoyens doivent remettre les personnes concernées aux autorités compétentes. La loi togolaise interdit strictement toute forme de justice expéditive et sanctionne lourdement les violences ayant entraîné la mort.
Un drame qui interpelle profondément la société togolaise
La mort d’Abdoul Assad remet au premier plan la question des lynchages, régulièrement dénoncés par les organisations de défense des droits humains et les acteurs de la société civile. Par ailleurs, en se substituant au système judiciaire, les auteurs de ces actes bafouent les règles fondamentales de l’État de droit et exposent des citoyens à des violences irréparables.
Les autorités devront désormais faire toute la lumière sur cette affaire. L’enquête judiciaire, attendue de pied ferme par l’opinion publique, devra déterminer les responsabilités afin de mettre fin à l’impunité qui entoure trop souvent ces dérives sécuritaires.
Le Togo ouvre un nouveau chapitre de son innovation technologique en lançant son tout premier concours national de conception et de fabrication de drones( CCFD). Portée par l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC‑Togo), cette initiative vise à stimuler l’expertise locale et à encourager les jeunes talents à développer des solutions adaptées aux besoins du pays.
L’appel s’adresse aux étudiants, aux écoles d’ingénierie, aux Instituts universitaires de technologie (IUT) ainsi qu’aux passionnés de nouvelles technologies. L’objectif est précis : concevoir des drones capables d’apporter des réponses concrètes aux grands enjeux nationaux.
Des drones pensés pour les réalités du terrain
Contrairement à une compétition académique théorique, le concours est orienté vers des applications pratiques. Les projets attendus devront proposer des solutions dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture, la cartographie, la sécurité, l’assistance humanitaire ou encore l’inspection des infrastructures.
Cette approche traduit une volonté de faire de l’innovation un levier de développement. Les drones peuvent, par exemple, contribuer au suivi des cultures, à la collecte de données géographiques, à la surveillance d’ouvrages ou encore à l’amélioration des interventions en cas d’urgence.
En privilégiant des projets conçus localement, l’ANAC-Togo entend également favoriser l’émergence d’une expertise nationale dans un domaine en pleine expansion.
Un tremplin pour la jeunesse togolaise
Au-delà de la compétition, ce concours de CCFD offre aux jeunes l’occasion de transformer leurs connaissances en réalisations concrètes. En réunissant des équipes de trois à six membres, l’initiative encourage le travail collaboratif, l’expérimentation et la recherche de solutions innovantes.
Pour les étudiants et les jeunes ingénieurs, cette expérience peut constituer un premier contact avec les exigences de l’industrie aéronautique et des technologies émergentes. Elle permet également de valoriser des compétences techniques qui pourront trouver des débouchés dans des secteurs appelés à se développer.
Le concours peut ainsi contribuer à renforcer la culture de l’innovation, à rapprocher le monde universitaire des besoins du terrain et à encourager l’entrepreneuriat technologique auprès de la jeunesse togolaise.
Des récompenses pour accompagner les meilleurs projets
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 août 2026. Les équipes sélectionnées concourront pour le Grand Prix ANAC-Togo, qui comprend une récompense de 2 millions de FCFA, un trophée, un stage de trois mois au sein de l’ANAC-Togo ainsi qu’un certificat d’excellence.
Au-delà de la dotation financière, le stage représente une opportunité d’immersion professionnelle susceptible de renforcer les compétences des lauréats et de faciliter leur insertion dans le secteur des technologies aéronautiques.
En lançant ce premier concours national de drones( CCFD), le Togo construit les bases d’un écosystème où la créativité des jeunes répond à des besoins concrets. Une démarche qui associe innovation, formation et développement technologique au service des priorités nationales.
Loin des projecteurs des grands sommets internationaux, le Togo poursuit sa diplomatie de résultats. À travers la signature de trois accords structurants avec le Luxembourg, le pays consolide un partenariat qui touche désormais aux territoires, à la transition numérique et à la protection de son espace cyber, trois secteurs devenus essentiels dans sa stratégie de transformation.
Une diplomatie de résultats entre Lomé et Luxembourg
À la faveur de quelques signatures, une nouvelle séquence des relations entre Lomé et Luxembourg s’est ouverte ce mercredi 15 juillet 2026. Dans une atmosphère empreinte de confiance, les délégations togolaise et luxembourgeoise ont posé les bases d’une coopération appelée à produire des effets bien au-delà des cercles diplomatiques, jusque dans les collectivités locales, les administrations publiques, les entreprises innovantes et les espaces numériques où se joue désormais une partie de la souveraineté des États africains.
Aux côtés de la ministre de l’Économie numérique et de la Transformation digitale, Cina Lawson, le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a scellé avec le vice-Premier ministre et ministre luxembourgeois des Affaires étrangères et de la Coopération, Xavier Bettel, trois accords majeurs qui redéfinissent les contours du partenariat entre les deux pays.
Territoires, coopération et cybersécurité au cœur des priorités
Le premier texte ouvre une nouvelle phase du programme INCLURE, destiné à stimuler la croissance locale, valoriser les ressources des territoires et renforcer l’équilibre des écosystèmes protégés. Derrière cette signature se profile une ambition plus vaste : accompagner les communautés locales dans la création de richesses, tout en plaçant la préservation du patrimoine naturel au cœur des politiques de développement.
Le deuxième accord, le Programme indicatif de coopération (PIC), constitue la colonne vertébrale des relations entre Lomé et Luxembourg pour les prochaines années. Cet accord offre un cadre de dialogue, de financement et d’accompagnement permettant d’aligner les interventions luxembourgeoises sur les priorités de développement définies par les autorités togolaises, dans une logique de partenariat durable plutôt que d’assistance ponctuelle.
Le troisième volet répond à un enjeu devenu incontournable pour les économies africaines : la cybersécurité. Avec Togocyber+, le Togo poursuit le renforcement de ses capacités face aux risques numériques qui accompagnent l’essor de la digitalisation des services publics, des transactions financières et des infrastructures critiques. À mesure que le pays accélère sa transformation numérique, la sécurisation des données, des réseaux et des systèmes d’information s’impose comme un pilier de sa compétitivité et de son attractivité économique.
Ces signatures traduisent une évolution plus profonde des relations entre le Togo et le Grand‑Duché de Luxembourg. Les deux partenaires privilégient désormais des projets à forte valeur ajoutée, capables de soutenir la croissance économique, de renforcer les compétences nationales et d’accompagner les grandes réformes engagées par Lomé.
En saluant « une coopération concrète et dynamique », Robert Dussey a mis en lumière un partenariat construit sur la continuité, la confiance politique et une convergence de priorités.
De son côté, la présence de Cina Lawson lors de la signature souligne la place centrale qu’occupe désormais le numérique dans la stratégie de développement du Togo, tandis que l’engagement de Xavier Bettel confirme l’intérêt constant du Luxembourg pour un pays qui s’affirme progressivement comme un laboratoire des politiques publiques innovantes en Afrique de l’Ouest.
Au fil des années, les relations entre Lomé et Luxembourg ont quitté le registre classique de la coopération bilatérale pour épouser celui d’une alliance stratégique, où développement territorial, innovation technologique, résilience environnementale et souveraineté numérique avancent désormais dans une même direction, dessinant les contours d’un partenariat qui accompagne les ambitions du Togo dans un environnement régional en pleine mutation.
Après les engagements stratégiques noués à Pékin au printemps dernier, l’AUDA-NEPAD accélère la mise en œuvre de son partenariat avec la Chine. Au centre des échanges, une ambition commune : investir dans les compétences, renforcer les institutions africaines et bâtir une coopération durable portée par le capital humain.
Ce mercredi 15 juillet 2026 a marqué une nouvelle étape de la coopération sino‑africaine. Quelques mois après les orientations stratégiques définies à Pékin en avril 2026, sous l’impulsion du PDG de l’AUDA‑NEPAD, S.E. Nardos Bekele‑Thomas, les discussions ont repris avec une intensité renouvelée. Elles traduisent la volonté des deux partenaires de convertir les engagements politiques en projets concrets au service du développement du continent.
Le capital humain au centre de la diplomatie sino-africaine
Chargée de représenter la direction générale de l’organisation, la Directrice Symerre Grey-Johnson a conduit des échanges de haut niveau avec Wu Bin, président de l’Académie des Cadres pour les Affaires Internationales (AIBO), dans une atmosphère marquée par une convergence de vues sur l’avenir des relations Afrique-Chine. D’ailleurs, les deux responsables ont placé le développement du capital humain au premier rang des leviers capables d’accélérer la transformation économique et institutionnelle de l’Afrique.
Au fil des discussions, une vision commune s’est dessinée autour d’une coopération davantage orientée vers la formation des compétences, le partage d’expertise et l’accompagnement des réformes institutionnelles. Pour l’AUDA-NEPAD, chaque investissement dans les femmes et les hommes du continent représente une pierre supplémentaire dans la construction d’une Afrique plus compétitive, plus innovante et mieux préparée aux défis du XXIᵉ siècle. En effet, cette approche trouve un écho favorable auprès de l’AIBO, dont le président a réaffirmé la volonté de la Chine d’inscrire cette coopération dans la dynamique de l’Initiative « Ceinture et Route » et dans une logique de prospérité commune entre les pays du Sud.
Projets concrets : vers un Centre d’excellence et l’ISWA 2026 au Ghana
Les échanges ont rapidement dépassé le cadre des déclarations d’intention pour entrer dans celui des réalisations attendues. Les délégations ont exploré la création d’un Centre continental d’excellence consacré au capital humain et au développement institutionnel, un projet appelé à devenir un pôle de référence pour la formation des décideurs et des administrations africaines.
Par ailleurs, les responsables ont abordé le renforcement des échanges entre professionnels de santé, notamment les infirmiers et les sages‑femmes, ainsi que l’organisation de la Semaine des Compétences Industrielles Afrique 2026 (ISWA2026), prévue au Ghana. Ce rendez‑vous est appelé à rassembler gouvernements, partenaires techniques et acteurs industriels autour des défis liés aux compétences.
Une feuille de route alignée sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine
Dans la continuité de cette dynamique, les deux institutions ont examiné plusieurs initiatives structurantes, parmi lesquelles le codéveloppement de programmes d’études adaptés aux besoins du continent, la mise en place de programmes permanents d’échanges de talents entre l’Afrique et la Chine ainsi que la création d’un Forum annuel dédié au capital humain et au développement institutionnel.
Ils ont également accordé une attention particulière à la mobilisation des financements nécessaires à ces ambitions et à la préparation d’un mémorandum d’entente aligné sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine, le Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), l’Initiative « Ceinture et Route » ainsi que les cadres stratégiques de coopération « 15×5 ».
Afrique–Chine : les talents au cœur d’une coopération durable
En somme, cette rencontre illustre l’évolution d’un partenariat qui place désormais les compétences, la formation et le renforcement des institutions au cœur de la relation entre l’Afrique et la Chine. Dans un contexte où le continent cherche à accélérer son industrialisation et à valoriser son potentiel démographique, l’AUDA-NEPAD et l’AIBO dessinent progressivement les contours d’une coopération fondée sur le transfert de savoir-faire, la montée en compétences des ressources humaines et une vision commune du développement durable.
À travers cette nouvelle séquence diplomatique, les deux partenaires donnent ainsi corps à une coopération qui mise sur les talents africains comme principal moteur de croissance, ouvrant la voie à une nouvelle génération d’initiatives capables de rapprocher les ambitions continentales des moyens nécessaires à leur concrétisation.
La décentralisation a un prix, et ce prix se chiffre en recettes fiscales, en investissements publics et en arbitrages budgétaires. Le lundi 13 juillet 2026, l’ambiance feutrée du Centre culturel Robert-Cornévin de l’Hôtel de Ville de Tône 1 abritait un exercice démocratique crucial. Les conseillers municipaux s’y sont réunis pour l’ouverture de leur troisième session ordinaire de l’année. L’objectif de ce grand rendez-vous est de faire parler les chiffres du premier semestre afin de financer les attentes très concrètes des citoyens.
Gérer une commune, c’est d’abord maîtriser l’art du recouvrement. Après six mois d’exécution budgétaire, l’assemblée locale doit dresser un bilan sans concession de sa santé financière. Les élus savent que chaque projet de route, d’école ou de marché dépend directement de la capacité de la municipalité à mobiliser ses propres ressources.
Pour transformer les promesses de campagne en chantiers visibles, le conseil municipal doit concevoir de nouvelles stratégies afin d’optimiser les recettes fiscales locales. C’est le message porté par le premier adjoint au maire, Flindjo Kossi, qui a présidé les débats au nom de Madame le Maire. Il a également exhorté ses collègues à faire preuve d’une rigueur technique absolue et d’un esprit constructif, rappelant que l’intérêt général de Tône 1 ne souffre d’aucun amateurisme en matière de gestion.
Le budget supplémentaire comme levier de relance
Le cœur des débats de cette session de juillet bat également au rythme des ajustements comptables. Les conseillers se penchent sur l’adoption d’un budget supplémentaire pour l’année 2026. Ce mécanisme financier permet ainsi de corriger la feuille de route initiale en y intégrant les excédents et les résultats techniques de l’exercice précédent.
Ce réajustement budgétaire vise principalement à sécuriser les chantiers d’infrastructures en cours et à débloquer les enveloppes nécessaires aux futurs travaux de modernisation de la commune. Dans cette collectivité en pleine croissance, la réaffectation rapide des ressources constitue, en effet, le meilleur moyen d’éviter l’enlisement des chantiers publics.
La décentralisation ne se décrète pas depuis les bureaux de l’Hôtel de Ville. Conscients de cette réalité, les élus de Tône 1 prévoient de quitter la salle de délibération au cours de la session pour effectuer des visites de terrain. Cette démarche de proximité vise à confronter les lignes budgétaires aux doléances réelles des administrés. Rencontrer les citoyens sur leur propre terrain reste le meilleur moyen de vérifier l’utilité publique des dépenses de la commune.
Pour légitimer cette grande messe financière, une union sacrée s’est formée lors de la séance d’ouverture. Autour de la table des délibérations, le secrétaire général de la préfecture de Tône, représentant de l’autorité de tutelle, siégeait aux côtés des chefs des services déconcentrés de l’État, des chefs de canton ainsi que des délégués des comités locaux de développement. Cette alliance entre la rigueur administrative de l’État, la légitimité de la chefferie traditionnelle et l’engagement communautaire montre que le développement de Tône 1 est désormais l’affaire de tous.
À Kara, la ferveur des luttes traditionnelles de l’Evala se double cette année d’un élan économique majeur. Profitant de l’affluence exceptionnelle dans la région, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) déploie une vaste campagne de proximité auprès des populations. Pour l’institution, l’enjeu dépasse désormais le simple octroi de crédits : il s’agit en effet d’accompagner les bénéficiaires vers une véritable autonomie financière.
Chaque année, les luttes de l’Evala rassemblent des milliers de personnes venues de toutes les régions du Togo et de la diaspora. Cette formidable concentration humaine offre ainsi une occasion privilégiée aux institutions publiques de renforcer leur présence auprès des citoyens.
C’est dans ce cadre que le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) a saisi cette opportunité pour déployer, du 11 au 19 juillet 2026, une mission d’envergure dans la région de la Kara. L’objectif n’est pas seulement de faire connaître ses mécanismes de financement, mais surtout d’instaurer un dialogue direct et sans intermédiaire avec les populations sur les solutions d’accompagnement proposées.
Le crédit seul ne suffit plus : priorité à l’accompagnement
Le FNFI défend désormais une approche globale qui va bien au-delà du simple guichet de financement. Sur le terrain, les équipes se mobilisent pour expliquer les différentes opportunités offertes par les dispositifs de finance inclusive, répondre aux interrogations des futurs souscripteurs et les orienter pas à pas dans leurs démarches administratives.
Pour l’institution, un microcrédit ne produit un impact réel que s’il s’accompagne de conseils, d’un suivi régulier et d’un renforcement des compétences des porteurs d’activités. Cette philosophie de la responsabilité guide d’ailleurs l’ensemble de la mission actuellement conduite dans la région.
Par ailleurs, en marge des actions de sensibilisation grand public, le FNFI organise plusieurs sessions de formation intensive destinées aux bénéficiaires de ses programmes. Ces ateliers pratiques se déroulent simultanément dans les préfectures de Bafilo, Bassar, Dankpen, Doufelgou, la Kéran, la Binah et la Kozah.
Les participants y consolident leurs connaissances en gestion financière de base, découvrent les meilleures pratiques entrepreneuriales et échangent sur les stratégies permettant de pérenniser leurs micro-entreprises. À travers cette démarche, le Fonds cherche ainsi activement à sécuriser les projets financés et à réduire le taux d’échec des jeunes pousses locales.
Faire de la finance inclusive un moteur du développement local
Au fil des années, le FNFI a profondément transformé son modèle d’intervention. L’institution refuse désormais d’être perçue comme un simple distributeur de fonds. Elle s’impose aujourd’hui comme un partenaire stratégique du développement économique à la base.
Cette mutation repose en effet sur un principe élémentaire : un financement bien ciblé, adossé à un encadrement technique rigoureux, constitue le meilleur levier pour générer des revenus stables, consolider le tissu commercial local et accélérer l’autonomisation des communautés rurales.
En définitive, en choisissant d’investir les arènes de l’Evala, le FNFI prouve sa volonté de rapprocher l’action publique des réalités du terrain. Cette campagne de proximité illustre la nouvelle trajectoire de la finance inclusive au Togo : l’accès au crédit n’est plus une fin en soi, mais le point de départ d’un parcours d’accompagnement conçu pour libérer le potentiel des entrepreneurs et soutenir une croissance durable au cœur des territoires.
Comment rapprocher davantage la recherche universitaire des différents besoins du pays ? C’est autour de cette question que les responsables des chaires UNESCO des universités publiques togolaises se sont retrouvés, le 9 juillet 2026, à Lomé. À l’initiative du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, cette concertation a permis de dresser un état des lieux des activités menées et de définir une nouvelle feuille de route pour renforcer l’impact de la recherche sur le développement national.
Une même table pour repenser la coopération universitaire
Les principaux acteurs des chaires UNESCO du Togo ont engagé une réflexion commune sur l’avenir de la recherche scientifique. Présidée par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Prof. Gado TCHANGBEDJI, la rencontre a réuni la Commission nationale togolaise pour l’UNESCO ainsi que les responsables des différentes chaires implantées dans les universités publiques.
Étaient notamment représentées la Chaire UNESCO Énergies renouvelables de l’Université de Lomé, la Chaire UNESCO Femmes, Sciences et Gestion raisonnée de l’eau en Afrique de l’Ouest de l’Université de Lomé, ainsi que la Chaire UNESCO TIC et développement de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest de l’Université de Kara.
Faire de la recherche un levier de développement
Au cours des échanges, les participants ont passé en revue les missions confiées à ces chaires, les projets déjà réalisés, les difficultés rencontrées sur le terrain ainsi que leur contribution aux politiques publiques.
L’objectif affiché est clair : renforcer le rôle de ces structures universitaires afin qu’elles participent davantage aux réponses apportées aux grands défis du pays, qu’il s’agisse de la transition énergétique, de la gestion durable des ressources en eau, de l’égalité des genres ou encore de la transformation numérique de l’enseignement supérieur.
Vers une meilleure coordination des chaires UNESCO
Les discussions ont débouché sur plusieurs recommandations destinées à améliorer le fonctionnement du réseau. Les participants ont notamment proposé la création d’une plateforme commune entre la Commission nationale togolaise pour l’UNESCO et les différentes chaires. Cet outil devrait faciliter le partage d’expériences, la coordination des activités et la mise en œuvre de projets conjoints.
Ils ont également recommandé l’amélioration de la collaboration entre les institutions universitaires, ainsi que l’engagement de nouveaux alliés techniques et financiers en mesure de soutenir les projets de recherche.
Le gouvernement appelle à une recherche tournée vers les réalités nationales
En clôturant les travaux, le ProfesseurGado TCHANGBEDJI a invité les responsables des chaires à inscrire leurs programmes dans une dynamique répondant aux priorités de développement du Togo. Pour le ministre délégué, la recherche scientifique doit produire des résultats concrets, capables d’accompagner les politiques publiques et de contribuer à la transformation économique et sociale du pays.
Il a également exprimé le souhait que cette concertation ouvre une nouvelle étape dans le renforcement de l’enseignement supérieur togolais, en favorisant davantage de synergies entre les chercheurs, les universités et les institutions nationales.
Cette rencontre traduit également la volonté des autorités de mieux valoriser les compétences scientifiques présentes dans les universités publiques. En renforçant les liens entre les chaires UNESCO, en développant des partenariats et en orientant davantage les travaux de recherche vers les besoins du pays, le Togo entend consolider son écosystème scientifique et accroître la contribution de l’enseignement supérieur au développement durable.
Cette concertation pourrait ainsi marquer le point de départ d’une coopération plus structurée entre les acteurs universitaires, avec l’ambition de faire de la recherche un véritable moteur d’innovation et de croissance.
Oubliez les matinées d’oisiveté et la monotonie des grandes vacances. À Danyi 2, la jeunesse a choisi une tout autre trajectoire pour ces vacances 2026. Sous l’impulsion de la municipalité, la première édition de l’opération « Vacances utiles » bat son plein. Dans les centres de formation, transformés pour l’occasion en ruches créatives, l’effervescence est palpable. Ici, on ne subit pas la pause estivale ; on l’apprivoise pour apprendre à devenir autonome.
L’ambiance est à la fois studieuse et intensément conviviale. Entre les éclats de rire et les moments de concentration absolue, des dizaines d’élèves et de jeunes de la commune s’initient à des compétences concrètes. Finies les leçons purement théoriques dictées au tableau noir ; place à l’expérimentation et à la découverte de métiers porteurs.
Chaque atelier a été pensé pour allumer une étincelle. Les apprenants découvrent l’exigence du geste juste, développent leur esprit d’initiative et prennent conscience de leur propre potentiel. Pour beaucoup d’entre eux, ces semaines d’apprentissage intensif sonnent comme une révélation, un premier pas décisif vers l’entrepreneuriat ou l’autonomie financière.
Les trois piliers du succès des « Vacances utiles » à Danyi 2
Au-delà de l’effervescence des ateliers, cette première édition repose sur des fondations solides qui expliquent son succès. Trois piliers se distinguent et donnent toute sa force à l’initiative. D’abord, la détermination des jeunes, dont la présence exemplaire et la curiosité impressionnent les formateurs. Ensuite, l’engagement des mentors, des professionnels passionnés qui transmettent leur savoir-faire sans compter leurs heures. Enfin, la confiance des familles, fières de voir leurs enfants s’investir activement, confère à l’initiative une légitimité sociale incontestable.
Derrière cette effervescence logistique se cache une vision politique forte, portée par Mme le Maire et l’ensemble du Conseil communal. L’objectif affiché va bien au-delà de la simple occupation saine du temps libre. Il s’agit d’un investissement direct dans le capital humain de la commune.
« Investir dans la jeunesse pour bâtir une commune plus dynamique, compétente et résolument tournée vers l’avenir. » — L’ambition affichée par l’exécutif local de Danyi 2
En connectant directement les compétences acquises aux réalités économiques de demain, Danyi 2 fait le choix de l’émancipation par le savoir-faire. Alors que la formation se poursuit avec un enthousiasme non dissimulé, la commune pose les jalons d’une nouvelle tradition estivale : celle où les vacances deviennent le plus puissant des tremplins pour la relève locale.
Qui aurait cru qu’une fourrière municipale transpirerait un jour la ferveur des grands stades ? C’est le tour de force réussi ce dimanche 12 juillet 2026 à Wonyomé. En effet, la commune du Golfe 7 a donné le coup d’envoi de la 7ᵉ édition du tournoi « Foot & Changement de Comportements ». Immersion au cœur d’un événement où le football des « petits poteaux » devient une arme d’éducation massive.
L’ambiance est électrique autour du grillage. Les cris des supporters couvrent presque les consignes des coachs. Sur le terrain de la fourrière municipale, les maillots verts et noirs de HS FC croisent le fer avec le rouge et blanc de GK INNOX FC.
Ce match d’ouverture a tenu toutes ses promesses : intensité, technicité brute propre au football de quartier, et score final de parité (1-1) qui laisse le public sur sa faim de victoire, mais totalement comblé par le spectacle. Ce n’est que le premier acte d’un marathon sportif qui va rythmer le quotidien de la commune pendant près de deux mois.
Le tournoi 2026 en chiffres clés
Durée : du 12 juillet au 6 septembre 2026.
Participants : 8 équipes sur la ligne de départ.
Dimension internationale : des formations venues du Togo, mais aussi du Ghana voisin.
Format : football « petits poteaux », roi incontesté de la proximité.
Quand la municipalité chausse les crampons du social
Si les tacles sont engagés sur la pelouse, l’objectif en coulisses est tout autre : pacifier, encadrer et responsabiliser. La présence en force des autorités locales — notamment le 2ᵉ adjoint au maire, DJADJA Kossi Senam, et le 3ᵉ adjoint, ADAKA Koffi — prouve que l’événement dépasse de loin le cadre du divertissement dominical.
Pour la municipalité, ce tournoi est une déclinaison concrète de la vision du chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, qui place la jeunesse au centre des priorités nationales.
« Nous ne voulons plus que le football soit synonyme de violence ou de confrontation. Nous voulons qu’il soit un cadre de détection des talents, un tremplin pour les futurs ambassadeurs du football togolais et un puissant levier de changement positif des comportements. » — DJADJA Kossi Senam, 2ᵉ adjoint au maire du Golfe 7.
Derrière cette mécanique bien huilée se cache l’association Action des Volontaires pour un Monde Meilleur (AV2M). Pour son président, Arafat Aboudoulaye, chaque match est une leçon de civisme grandeur nature. Le football n’est ici qu’un prétexte pour inculquer des valeurs de vivre-ensemble à une jeunesse transfrontalière en quête de repères.
« Depuis sept ans, nous faisons le pari que le football peut changer des vies. Ce tournoi est bien plus qu’une compétition : c’est une école de civisme, de discipline et de vivre-ensemble. » — Arafat Aboudoulaye, président de l’AV2M.
Le coup d’envoi est donné, les esprits sont affûtés. Jusqu’au 6 septembre prochain, Wonyomé ne sera pas seulement le théâtre de dribbles chaloupés, mais le laboratoire d’une jeunesse résolue à marquer le plus beau des buts : celui de la cohésion sociale.
C’est une avancée attendue par de nombreux Togolais dont le parcours professionnel s’est partagé entre les secteurs public et privé. La Caisse de Retraites du Togo (CRT) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) mettent désormais en œuvre un mécanisme de liquidation coordonnée des pensions. Une réforme qui met fin à une procédure souvent complexe et permet aux assurés de faire reconnaître l’ensemble de leur carrière.
Une seule et unique carrière désormais prise en compte globalement
Jusqu’à présent, changer de statut professionnel pouvait compliquer le départ à la retraite. De nombreux travailleurs ayant successivement cotisé à la CRT puis à la CNSS, ou inversement, se retrouvaient confrontés à des démarches administratives longues et parfois pénalisantes pour faire reconnaître leurs années de cotisation.
Désormais, cette situation évolue. La CRT et la CNSS annoncent l’entrée en vigueur du mécanisme de liquidation coordonnée des pensions, conformément aux arrêtés interministériels. Cette mesure permet de totaliser les périodes de cotisation effectuées dans les deux régimes afin de calculer les droits à la retraite.
Secteur public et privé : Ce qui change concrètement pour votre retraite
La réforme concerne tous les travailleurs dont la carrière s’est déroulée sous les deux régimes, notamment après un changement de statut entre la fonction publique et le secteur privé. L’avantage est majeur : aucune année de cotisation ne sera perdue dans le calcul des droits. Les périodes validées auprès de la CRT et celles enregistrées à la CNSS seront désormais prises en compte ensemble pour déterminer l’ouverture du droit à pension.
Autre changement important, les assurés n’auront plus besoin de demander le rachat ou le transfert de leurs cotisations d’un régime vers l’autre, une procédure qui générait souvent des délais, des coûts supplémentaires et des difficultés administratives.
Sécurisation des droits : Percevoir sa pension sans attendre
La réforme apporte également davantage de souplesse. Si un assuré remplit les conditions de départ à la retraite dans un seul régime, il pourra percevoir la pension correspondante sans attendre de satisfaire aux critères exigés par le second régime. Il pourra ensuite faire liquider ses droits complémentaires lorsqu’il remplira les conditions requises. Cette disposition évite aux futurs retraités de rester sans revenus en attendant la validation de l’ensemble de leur carrière.
Pourquoi cette réforme est importante
Par ailleurs, cette réforme renforce l’équité entre les travailleurs. Elle répond à une réalité de plus en plus fréquente : de nombreux Togolais passent aujourd’hui du secteur public au privé, ou inversement, au cours de leur vie professionnelle. Jusqu’ici, cette mobilité pouvait fragiliser leurs droits à la retraite.
En reconnaissant l’ensemble du parcours professionnel, les deux caisses garantissent une meilleure continuité des droits sociaux et limitent le risque de voir certaines années de cotisation produire peu ou pas d’effet sur la pension finale.
Modernisation de la protection sociale au Togo : Les chiffres clés
Cette harmonisation s’inscrit dans la stratégie de modernisation du système de protection sociale au Togo. En 2025, la CRT, chargée des pensions des agents publics civils et militaires, a versé 52,5 milliards de FCFA de prestations sociales. De son côté, la CNSS continue d’étendre sa couverture aux salariés du secteur privé, aux travailleurs indépendants ainsi qu’aux acteurs de l’économie informelle.
En facilitant la coordination entre les deux régimes, les autorités entendent adapter le système de retraite aux parcours professionnels de plus en plus diversifiés des travailleurs togolais.
Les 5 grands avantages de la réforme pour les assurés
Toutes les années cotisées à la CRT et à la CNSS sont désormais prises en compte pour calculer les droits à la retraite.
Les assurés n’ont plus besoin de racheter ou de transférer leurs cotisations d’un régime vers l’autre.
Les démarches administratives deviennent plus simples et plus rapides.
Les travailleurs ayant changé de statut conservent la valeur de l’ensemble de leur carrière.
Un assuré peut percevoir sa pension dans un premier régime dès qu’il remplit les conditions, sans attendre celles du second.
Cette réforme constitue ainsi une avancée majeure pour les travailleurs togolais ayant connu plusieurs statuts professionnels. En valorisant l’intégralité de leur parcours, elle renforce la sécurité financière des futurs retraités et rend le système de retraite plus juste, plus lisible et mieux adapté aux réalités du marché du travail.