Togo : Les citoyens aux commandes du développement local

TSÉVIÉ, 18 août 2026 — L’État togolais opère un changement de paradigme radical dans sa stratégie d’aménagement  territorial : transférer le pouvoir décisionnel et opérationnel directement aux communautés locales. Pour accélérer la construction d’infrastructures et garantir leur pertinence, le gouvernement délaisse l’approche verticale traditionnelle au profit du Développement conduit par les communautés (DCC), une méthode qui entre aujourd’hui dans sa phase d’institutionnalisation.

 

 

 

L’efficacité par la décentralisation des chantiers

 

La logique derrière cette réorganisation est strictement pragmatique. En effet, les projets dictés depuis le sommet de l’État s’enlisent fréquemment dans des goulets d’étranglement administratifs. À l’inverse, lorsque les habitants d’un quartier ou d’un village identifient eux‑mêmes leurs urgences, planifient les travaux et assurent le contrôle qualité, l’exécution s’accélère drastiquement.

 

Cette maîtrise d’ouvrage communautaire permet de lancer des dizaines d’investissements en parallèle sur tout le territoire. De plus, les citoyens impliqués développent un fort sentiment d’appropriation qui garantit la durabilité et l’entretien des infrastructures sur le long terme. Le succès indiscutable du projet pilote COSO — déployé récemment dans le cadre du Programme d’urgence de renforcement de la résilience (PURS) — a fourni à l’exécutif les preuves tangibles de l’efficacité de ce modèle.

 

 

Une large consultation pour graver la méthode dans le marbre

 

Pour transformer cet essai réussi en politique d’État permanente, l’administration a rassemblé, le 18 août à Tsévié, les décideurs clés de la Région maritime. Autour du représentant du gouverneur Taïrou Bagbiegue et du préfet de Zio, Mawouna Gadewa, les maires, les secrétaires généraux et la société civile ont confronté leurs expériences.

 

L’objectif de cette session n’était pas de présenter un texte figé, mais de soumettre le projet d’institutionnalisation à la critique du terrain. Ainsi, l’État compte sur les retours de ces acteurs de première ligne pour purger les futures procédures de toute lourdeur bureaucratique.

 

 

 

Vers une gouvernance locale modernisée

 

En ancrant définitivement le DCC dans son architecture institutionnelle, le Togo s’apprête à moderniser son action publique. Le pays se dote ainsi d’un mécanisme de financement pérenne, hautement redevable, et capable de répondre à la vitesse de l’urgence aux besoins réels des populations.

Finalement, l’institutionnalisation du DCC consacre une révolution silencieuse: désormais, ce sont les citoyens eux‑mêmes qui deviennent les architectes de la gouvernance locale, transformant chaque projet en symbole de transparence, de rapidité et de proximité.

Kloto 1 : Un budget 2026 record de près d’un milliard FCFA

KPALIMÉ, 18 août 2026 — Le Conseil municipal de Kloto 1 passe à la vitesse supérieure. Lors de sa troisième session ordinaire de l’année 2026, les élus locaux ont voté une rallonge budgétaire spectaculaire de 456,3 millions de FCFA, propulsant ainsi le budget communal de 531,2 millions à plus de 987,5 millions de FCFA.

 

Cette augmentation massive de 46,2 % marque un tournant stratégique pour la collectivité, qui choisit d’allouer la quasi‑totalité de ces nouvelles ressources au développement concret du territoire.

Kpalimé
© Kpalimé

Un virage massif en faveur des équipements collectifs

La municipalité refuse de gonfler le train de vie de son administration. En effet, l’exécutif local consacre une part écrasante de ce budget rectificatif — soit 80,34 % des fonds — aux dépenses d’investissement directes. Les charges de fonctionnement, strictement maîtrisées, ne représentent que 19,66 % de l’enveloppe globale.

 

Cette orientation financière agressive traduit une priorité claire : transformer le capital budgétaire en chantiers visibles et en retombées économiques directes pour les habitants.

Kpalimé
© Kpalimé

Marché de gros et modernisation urbaine au cœur du programme

Les nouvelles marges de manœuvre financières financeront des projets d’infrastructures majeurs à Kpalimé. Ainsi, la commune engagera notamment la construction d’un marché de gros dédié au bétail, un équipement commercial stratégique conçu pour structurer la filière locale, attirer les acheteurs régionaux et multiplier les recettes municipales.

En parallèle, le Conseil déploie un vaste plan d’aménagement urbain destiné à moderniser la voirie, embellir le cadre de vie et soutenir l’attractivité touristique de la ville.

Kpalimé
© Kpalimé

Mobilisation citoyenne dans les 33 quartiers

Pour garantir l’efficacité de ces investissements sur le terrain, le Conseil municipal réorganise sa gouvernance à la base. La session a officialisé le renouvellement méthodique des Comités de développement de quartier (CDQ) dans l’ensemble des 33 quartiers de la commune.

 

Ainsi, en remettant à plat ces instances de proximité, Kloto 1 s’assure d’associer étroitement les populations à la priorisation des chantiers et au suivi des travaux, scellant un véritable pacte de performance entre les élus et les citoyens.

 

En somme, cette décision budgétaire consacre une nouvelle ère : Kloto 1 transforme ses ressources en leviers visibles de développement, scellant l’alliance entre gouvernance locale et mobilisation citoyenne pour bâtir une commune moderne et attractive.

Finances locales au Togo : La Cour des Comptes durcit le ton

TSÉVIÉ, 18 août 2026 — Fini le temps des dépenses publiques sans boussole. Au Togo, l’exigence institutionnelle est désormais claire : chaque franc investi par l’État doit générer un impact direct, traçable et mesurable pour les citoyens.

 

Pour imposer cette nouvelle norme de gouvernance, la Cour des comptes a lancé, le 17 août, une vaste offensive de mise aux normes à Tsévié. L’institution a convoqué l’ensemble de la chaîne d’exécution financière locale — maires, comptables publics, ordonnateurs et secrétaires généraux des communes — pour une session intensive de recadrage et de formation.

Préfecture de Zio
© Préfecture de Zio

Attaquer l’ignorance réglementaire à la racine

 

L’enjeu dépasse largement le simple cadre d’un séminaire administratif. En effet, la mauvaise gestion des deniers publics prospère le plus souvent sur l’ignorance ou la mauvaise interprétation des textes réglementaires. Lorsque les acteurs locaux maîtrisent mal la loi organique relative aux lois de finances ou les subtilités du code des marchés publics, ils ouvrent la porte à l’inefficacité, au gaspillage et à la corruption.

 

Dans cette optique, la stratégie de la Cour des comptes est implacable : prévenir les fautes de gestion en amont coûte infiniment moins cher à la République que de traquer les dérives a posteriori. Dépenser l’argent public exige une rigueur technique absolue. Ainsi, en armant les élus et les fonctionnaires d’une meilleure connaissance des nomenclatures budgétaires et des procédures de reddition des comptes, l’État togolais transforme ces acteurs locaux en premiers remparts contre les dysfonctionnements financiers.

 

Préfecture de Zio
© Préfecture de Zio

Un soutien politique clair pour un changement de culture.

 

L’exécutif prend cette transition très au sérieux et déploie son poids politique pour appuyer l’initiative. La présence remarquée du gouverneur de la Région maritime, Taïrou Bagbiegue, et du préfet de Zio, Mawouna Gadewa, lors de l’ouverture des travaux, envoie un message sans équivoque aux administrations locales.

 

La Cour des comptes redéfinit ainsi son rôle historique. Elle ne se contente plus d’auditer et de sanctionner en fin de course : elle s’impose désormais comme l’architecte d’une culture durable de la performance et de la transparence au cœur même des territoires togolais.

 

En somme, cette opération de recadrage, l’institution envoie un signal fort : la transparence et la performance ne sont plus des options, mais les fondations incontournables d’une gouvernance publique crédible et durable.

Préfecture de Zio
© Préfecture de Zio

Ogou 1 : une conférence pour éveiller le civisme de sa jeunesse

ATAKPAMÉ, 17 août 2026— Plus de 200 jeunes ont participé, samedi 15 août 2026, à une rencontre consacrée aux valeurs civiques et à la responsabilité citoyenne dans la commune Ogou 1. Organisée à l’initiative du maire, Dr Komlan Mensah KASSAMADA, la conférence a réuni également les présidents des Comités de développement des quartiers (CDQ) et les chefs de quartiers autour d’un même objectif : renforcer l’engagement de la jeunesse en faveur de la paix et du développement local.

Le thème, « Ensemble pour le Civisme, la Paix et le Patriotisme au Togo », a servi de fil conducteur aux échanges. La rencontre a privilégié le dialogue avec les jeunes plutôt qu’une simple séance de sensibilisation.

Mairie d'Atakpamé
© Mairie d'Atakpamé

Faire de la jeunesse un acteur de la paix

La conférence intervient dans un environnement régional où l’extrémisme violent et le terrorisme continuent de poser des défis majeurs aux États et aux communautés. Dans ce contexte, les responsables d’Ogou 1 veulent élargir la réflexion sur la sécurité en mettant l’accent sur la responsabilité individuelle et collective.

Le maire a défendu une approche fondée sur la participation citoyenne. Selon lui, la protection de la paix ne relève pas uniquement des forces de défense et de sécurité. Elle dépend également du comportement quotidien des citoyens : respect des lois, protection des biens publics, préservation de l’environnement, refus de la violence et maintien du dialogue.

Cette approche place directement les jeunes au cœur de la prévention des tensions. Elle leur demande de résister aux discours de haine, aux manipulations et aux logiques de division, tout en participant activement à la vie de leur commune.

Mairie d'Atakpamé
© Mairie d'Atakpamé
Un échange ouvert avec les participants

La présence de Firmin Tecko AGBO, directeur du Centre de Recherches et de Géopolitique Internationale, a permis d’alimenter les discussions autour des enjeux de paix, de civisme et de responsabilité citoyenne.

Les participants ont pu poser leurs questions, exposer leurs préoccupations et formuler leurs propositions. Cette interaction a donné à la rencontre une dimension participative et permis aux jeunes de s’exprimer directement sur les réalités auxquelles ils sont confrontés.

Pour les responsables communaux, ce format constitue un moyen de rapprocher les institutions de la jeunesse et de faire émerger des réponses adaptées aux besoins du territoire.

Mairie d'Atakpamé
© Mairie d'Atakpamé
Du discours civique à l’action locale

Le maire a appelé les jeunes à traduire les valeurs défendues pendant la conférence en comportements concrets. Il les a notamment encouragés à privilégier l’entrepreneuriat, le service communautaire et les initiatives favorables au développement plutôt que la résignation ou la confrontation.

Il a également salué les efforts des autorités togolaises en matière de paix, de stabilité et de sécurité, tout en remerciant le gouverneur de la région des Plateaux pour son accompagnement dans l’organisation de la rencontre et son soutien aux collectivités et aux populations.

La municipalité entend ainsi renforcer progressivement le rôle de la jeunesse dans la construction d’une commune plus responsable et plus résiliente.

Mairie d'Atakpamé
© Mairie d'Atakpamé
Une rencontre en phase avec la décentralisation

Cette initiative prend également une résonance particulière alors que l’Afrique célèbre la Journée africaine de la décentralisation et du développement local.

Le choix d’associer jeunes, chefs de quartiers et responsables des CDQ illustre précisément l’importance de la participation locale dans la consolidation de la démocratie de proximité. Une commune ne peut renforcer durablement sa cohésion sans impliquer ceux qui vivent quotidiennement les réalités du territoire.

À Ogou 1, la municipalité veut donc inscrire la jeunesse au centre de cette dynamique. L’objectif est de transformer le civisme en pratique quotidienne, la paix en responsabilité collective et le patriotisme en engagement concret au service de la communauté et du Togo. La ligne défendue par la commune tient en une idée : la paix ne se décrète pas. Elle se construit, se protège et se transmet.

 

DUNENYO ZA 2026 : Le Grand Lomé célèbre son héritage culturel

LOMÉ, 17 août  2026 — À Lomé, l’héritage culturel s’impose désormais comme un levier pour penser et construire l’avenir. Le samedi 15 août 2026, les communautés de Bè, Aflao et Agoè-Nyivé l’ont une nouvelle fois démontré à l’occasion de la 8ᵉ édition de DUNENYO ZA, une célébration qui s’est progressivement affirmée comme l’un des grands temps forts de la vie culturelle du Grand Lomé.

La célébration a combiné rites, prières, expressions culturelles et réflexions sur les enjeux qui concernent directement les populations. En réunissant trois communautés liées par une histoire et des relations anciennes, l’événement a surtout mis en avant une idée : l’héritage culturel peut servir de point d’appui à la construction d’une société plus unie.

Gouvernement du Togo
© Gouvernement du Togo
Quand la mémoire devient un projet collectif

DUNENYO ZA ne cherche pas uniquement à préserver des traditions. La fête utilise la mémoire comme un outil de transmission et de cohésion. Les rites et les hommages rendus aux ancêtres ont permis aux participants de rappeler l’importance de l’héritage transmis par les générations précédentes. Les prières ont également porté les aspirations des communautés à la paix et à la sécurité au Togo.

Cette démarche donne à la célébration une portée qui dépasse le folklore. En mettant en avant les valeurs héritées du passé, les organisateurs cherchent à encourager des comportements susceptibles de renforcer la solidarité et le vivre-ensemble.

Gouvernement du Togo
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Bè, Aflao et Agoè-Nyivé : une fraternité entretenue par la culture

La particularité de DUNENYO ZA repose aussi sur son caractère fédérateur. La célébration associe trois communautés du Grand Lomé et organise sa tenue de manière tournante entre leurs différents territoires. Ce mécanisme permet aux communautés de maintenir un espace régulier de rencontre et de renforcer leurs liens. Il transforme également la diversité culturelle en facteur de rapprochement plutôt qu’en source de séparation.

Dans cette logique, la fête assume une fonction sociale : elle entretient la mémoire collective, favorise le dialogue entre générations et offre aux communautés un cadre pour réaffirmer leur appartenance à un même espace.

Gouvernement du Togo
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La jeunesse et les femmes au centre de l’édition 2026

Cette année, les organisateurs ont choisi de placer les défis contemporains au cœur de la programmation avec le thème : « Avec DUNENYO ZA, valorisons la jeunesse et la femme, acteurs de développement durable ». Ce choix marque une évolution importante. La célébration ne s’arrête plus à la transmission des pratiques culturelles ; elle cherche à connecter cet héritage aux réalités économiques et sociales actuelles.

Les questions liées à la santé, à l’éducation, au civisme et à l’entrepreneuriat ont ainsi accompagné les manifestations culturelles. Les échanges avec les jeunes ont également permis d’ouvrir un espace de réflexion sur leur rôle dans le développement de leurs communautés. En donnant une place centrale aux femmes et aux jeunes, DUNENYO ZA cherche donc à faire de la culture un outil d’action et non uniquement de conservation.

Gouvernement du Togo
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Quatre ambitions derrière une même célébration

L’édition 2026 s’est articulée autour de quatre objectifs complémentaires : rendre grâce à Dieu et honorer les ancêtres, préserver les valeurs traditionnelles, consolider les liens historiques entre Bè, Aflao et Agoè-Nyivé, puis convertir cette fraternité en force au service du développement.

Cette orientation permet à la fête de répondre à deux exigences apparemment différentes : préserver les racines et préparer l’avenir. Les danses, les rites et les expressions folkloriques deviennent ainsi des vecteurs de transmission. Ils rappellent aux nouvelles générations d’où elles viennent tout en les invitant à réfléchir à ce qu’elles veulent construire.

Gouvernement du Togo
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La tradition comme force de développement

Instituée par les chefs traditionnels des principales communautés du Grand Lomé, DUNENYO ZA s’est progressivement imposée comme un rendez-vous culturel structurant. Son modèle repose sur un équilibre entre identité et ouverture. La fête protège les héritages sans les figer, valorise les différences sans fragiliser l’unité et utilise la fraternité historique comme une base pour répondre aux défis actuels.

L’édition 2026 confirme cette évolution. DUNENYO ZA ne présente plus seulement la tradition comme une mémoire à préserver, mais comme une ressource sociale capable de nourrir le civisme, la cohésion et le développement. Entre la voix des ancêtres et les ambitions de la jeunesse, le Grand Lomé cherche ainsi à construire un lien durable : faire du passé non pas une destination, mais une force pour avancer.

Cinkassé : Nagnango Bouraim Naaba Bougoum II prend officiellement les rênes du canton

CINKASSÉ, 17 août 2026 — La chefferie du canton de Cinkassé entre dans une nouvelle étape. Le samedi 15 août 2026, le gouverneur de la région des Savanes, Affoh Atcha-Dédji, a officiellement remis à Sa Majesté Nagnango Bouraim Naaba Bougoum II le décret reconnaissant son accession à la tête du canton.

La cérémonie, qui a également donné lieu aux rites traditionnels d’installation, a réuni une importante mobilisation populaire. Des habitants de Cinkassé et de plusieurs autres localités du Togo, ainsi que des participants venus des pays voisins, ont pris part à cet événement qui marque à la fois la reconnaissance institutionnelle du nouveau chef et son entrée effective dans ses fonctions traditionnelles.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes
Une reconnaissance qui scelle l’accession à la chefferie

La remise du décret constitue l’aboutissement institutionnel d’un processus engagé sur le plan coutumier. Elle inscrit désormais officiellement Nagnango Bouraim Naaba Bougoum II dans l’exercice de ses responsabilités à la tête du canton de Cinkassé, conformément au cadre juridique applicable à la chefferie traditionnelle au Togo.

Le nouveau chef avait été désigné le 20 janvier 2025, à l’issue d’une procédure fondée sur le consensus coutumier. Plus d’un an après cette désignation, la cérémonie du 15 août vient donc formaliser son installation et donner une dimension officielle à son mandat.

Gouvernorat Région des Savanes
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Le défi de la cohésion sociale

En remettant le décret de reconnaissance, Affoh Atcha-Dédji a placé la paix et la cohésion sociale au centre de la mission qui attend désormais le nouveau chef.

Le gouverneur a appelé Nagnango Bouraim Naaba Bougoum II à exercer son autorité avec le souci constant de préserver l’entente entre les différentes composantes de la communauté. Il a également insisté sur la contribution que la chefferie traditionnelle peut apporter à la prévention des tensions et au règlement des différends.

Cette responsabilité prend une importance particulière dans les territoires où les chefs traditionnels restent des interlocuteurs de proximité pour les populations. Leur connaissance des réalités locales peut faciliter le dialogue, la transmission des valeurs culturelles et la recherche de solutions adaptées aux conflits communautaires.

Gouvernorat Région des Savanes
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Un appel à l’unité autour du nouveau chef

Le gouverneur n’a pas limité son message au nouveau titulaire de la chefferie. Il a également invité les filles et fils de Cinkassé à accompagner leur chef dans l’accomplissement de ses nouvelles responsabilités.

Pour les autorités, la réussite de cette nouvelle étape dépendra aussi de la capacité de la communauté à préserver son unité et à soutenir les initiatives susceptibles de favoriser son développement. La chefferie doit ainsi s’inscrire dans une dynamique collective plutôt que fonctionner comme une institution isolée.

Gouvernorat Région des Savanes
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La jeunesse comme priorité annoncée

Nagnango Bouraim Naaba Bougoum II a, pour sa part, remercié les autorités nationales pour la confiance accordée à sa personne. Il s’est engagé à exercer sa fonction avec responsabilité et impartialité, en privilégiant l’intérêt général.

Le nouveau chef a notamment placé la jeunesse parmi ses priorités. Il entend faire de cette frange de la population un partenaire de la consolidation de la paix et du développement local.

Son installation ouvre ainsi une nouvelle séquence pour le canton de Cinkassé. Entre héritage coutumier, responsabilités sociales et attentes en matière de développement, le nouveau chef devra désormais transformer cette reconnaissance officielle en une autorité au service de l’unité et de la stabilité de sa communauté.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes

Lomé : les collectivités locales à l’école de la mobilisation et de la gestion des ressources financières

LOMÉ, 17 août 2026 — Les collectivités territoriales ne peuvent durablement répondre aux attentes des populations sans disposer de ressources suffisantes et correctement gérées. C’est autour de cet enjeu que des responsables communaux du Golfe 2, du Golfe 3, d’Agoè-Nyivé 5 et d’Agoè-Nyivé 6 se réunissent du 17 au 19 août 2026 dans la commune du Golfe 7.

La session de formation, consacrée à la mobilisation des ressources financières, vise à doter les acteurs locaux de méthodes plus efficaces pour renforcer les recettes communales et améliorer leur gestion. L’initiative s’inscrit dans le Plan national de formation porté par l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT).

L’autonomie financière au cœur des enjeux

Pour les communes, la question ne consiste plus seulement à identifier de nouvelles sources de financement. Elle concerne aussi leur capacité à sécuriser les recettes existantes, à améliorer le recouvrement et à transformer les ressources mobilisées en services publics concrets.

Le niveau de ressources dont dispose une collectivité influence directement sa capacité à financer ses infrastructures, entretenir ses équipements et répondre aux besoins sociaux et économiques de sa population. Dans ce contexte, le renforcement des compétences des agents et responsables communaux devient un enjeu de gouvernance locale.

La rencontre du Golfe 7 entend précisément agir sur ce levier en favorisant l’acquisition de compétences pratiques et la confrontation des expériences entre collectivités.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7
Une formation axée sur les pratiques locales

Le préfet du Golfe, Kossivi AGBODAN, a officiellement ouvert les travaux lundi 17 août, aux côtés du troisième adjoint au maire du Golfe 7, ADAKA Koffi, ainsi que des maires et représentants des collectivités participantes, des secrétaires généraux et des acteurs de la chaîne financière.

Au nom de la Sénatrice-Maire, ADAKA Koffi a présenté la rencontre comme une occasion de renforcer les capacités des collectivités à construire une véritable autonomie financière. Il a également appelé les participants à tirer pleinement profit des trois jours de travaux, notamment à travers les échanges d’expériences et la recherche de solutions directement applicables au niveau local.

L’approche retenue dépasse ainsi la simple transmission théorique. Les participants doivent confronter leurs pratiques, identifier les difficultés rencontrées sur le terrain et dégager des pistes susceptibles d’améliorer leurs mécanismes de mobilisation des ressources.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7
Mobiliser plus, mais surtout gérer mieux

L’intervention du préfet du Golfe a placé un second impératif au centre des discussions : la discipline dans la gestion des finances publiques locales.

Une collectivité peut accroître ses recettes sans améliorer réellement les conditions de vie de ses habitants si elle ne maîtrise pas l’utilisation de ces ressources. Pour Kossivi AGBODAN, l’effort de mobilisation doit donc aller de pair avec l’orthodoxie financière, la rigueur et la transparence.

Cette exigence donne une portée particulière à la formation. L’objectif ne consiste pas uniquement à augmenter les recettes, mais à garantir que chaque ressource collectée puisse soutenir efficacement les politiques et projets communaux.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7
Trois jours pour transformer les pratiques

Jusqu’au 19 août, les participants disposent d’un cadre commun pour approfondir leurs connaissances, confronter leurs expériences et examiner les moyens d’améliorer durablement la mobilisation et la gestion des ressources financières.

À travers cette initiative, l’ANFCT poursuit son accompagnement des collectivités dans le processus de décentralisation. Pour les quatre communes participantes, l’enjeu est désormais de convertir les acquis de la formation en pratiques concrètes capables de renforcer leurs capacités financières et, à terme, leur réponse aux besoins des populations.

 

Coupe de la Solidarité Golfe 3 : Cap sur les 16ᵉ de finale

LOMÉ, 17 août 2026 — La phase de groupes de la Coupe de la Solidarité Golfe 3 a rendu son dernier verdict. Samedi 15 août 2026, les huit dernières affiches de cette première étape ont animé les terrains de Doumassessé et de Kélégouvi. Plusieurs équipes ont décroché une victoire décisive avant le passage aux matchs à élimination directe, qui débuteront le 22 août.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3
À Doumassessé, JSM profite du tapis vert

JSM n’a pas eu besoin de disputer les 90 minutes pour enregistrer les trois points. L’équipe a obtenu une victoire sur tapis vert contre Volonté FC, avec un score homologué de 3-0.

Futur Star FC a également terminé la phase de groupes sur une note positive. Le club a pris le dessus sur Youpicao (2-0), tandis que KTM a remporté un duel serré face à Winigah FC (1-0).

La rencontre entre le Jeune Club de Doum et Foot Star FC a, elle, résisté à toutes les tentatives. Les deux équipes ont terminé sur un 0-0 et se sont partagé les points.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3
Espoir FC confirme, Starminia FC frappe à Kélégouvi

À Kélégouvi, Espoir FC a encore envoyé un signal fort. Après son succès contre Socrate FC lors de la journée précédente, le club a dominé Invincible FC 2-0. Cette nouvelle victoire confirme la dynamique de l’équipe et renforce son statut parmi les formations qui ont marqué cette phase de groupes.

Starminia FC a, de son côté, assuré l’essentiel face à Union FC. Un seul but a suffi pour faire la différence et permettre au club de repartir avec une victoire 1-0.

Les deux autres matchs disputés sur cette pelouse se sont achevés sans but. Leader Team et Calcio FC n’ont pas réussi à se départager (0-0), pas plus qu’Atlas FC et Socrate FC, également accrochés sur le même score.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3
Une première phase qui laisse place à l’élimination directe

Cette ultime journée a livré cinq victoires et trois matchs nuls, pour un total de neuf buts inscrits sur les deux sites. JSM, Futur Star FC, KTM, Espoir FC et Starminia FC ont tous terminé cette étape par une victoire, donnant à leurs parcours une conclusion favorable.

Mais le contexte change désormais. Les équipes ne joueront plus pour accumuler des points : chaque rencontre des prochaines semaines pourra décider de leur survie dans le tournoi.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3
Rendez-vous le 22 août pour les 16ᵉ

La Coupe de la Solidarité Golfe 3 passe donc à sa phase à élimination directe. Les 16ᵉ de finale débuteront samedi 22 août 2026, avec une pression supplémentaire sur les équipes encore engagées.

Après cinq journées de confrontations et de résultats parfois serrés, la compétition entre dans sa partie la plus exigeante. Désormais, il faudra gagner pour continuer.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3

Lomé : Le Golfe 3 et le PNUD renforcent la mobilité des jeunes

LOMÉ, 17 août 2026 — L’Association Jeunesse Engagée-Golfe 3 (JEG3) dispose désormais de nouveaux moyens pour intensifier son action de proximité. La Commune du Golfe 3 lui a remis deux motos tricycles, vendredi 14 août 2026, dans le cadre d’un programme destiné à renforcer l’autonomie économique des jeunes et des femmes.

L’initiative s’inscrit dans le Plan de Développement Communal (PDC) du Golfe 3 et bénéficie du financement du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ainsi que de l’accompagnement technique du ministère délégué chargé du Développement local.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3

Un investissement pensé pour le terrain

Par ailleurs, la municipalité cherche à donner à JEG3 une capacité d’intervention plus régulière dans les quartiers de la commune.

Les deux tricycles permettront notamment aux membres de l’association de se déplacer plus facilement pour conduire leurs activités de sensibilisation. JEG3 entend ainsi renforcer ses actions auprès des jeunes sur plusieurs fronts : prévention de la consommation de stupéfiants, lutte contre l’incivisme, promotion du civisme et encouragement à l’entrepreneuriat.

Cette mobilité supplémentaire pourrait également faciliter le déploiement des campagnes de proximité et rapprocher les initiatives de l’association des populations ciblées.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3

Une collaboration qui s’installe dans la durée

La remise du 14 août ne constitue pas une action isolée. Elle prolonge un partenariat engagé quelques mois plus tôt entre la Commune du Golfe 3 et JEG3. Le 10 juin, l’association avait déjà reçu un ensemble d’équipements financés par le PNUD. Ce premier appui comprenait notamment des caméras multimédias, un caméscope, des vidéoprojecteurs, des enregistreurs audio et des ordinateurs.

La municipalité complète désormais cet équipement par des moyens de mobilité. Cette approche répond à un besoin opérationnel : disposer à la fois des outils nécessaires pour produire et diffuser des contenus de sensibilisation et des moyens pour aller directement à la rencontre des jeunes.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3
La jeunesse au cœur de l’action communale

Le deuxième adjoint au maire de la Commune du Golfe 3, GBOSSOU Komlan Dodzi, a présidé la cérémonie de remise. Plusieurs responsables et agents municipaux y ont pris part, dont la directrice de la Planification, du Développement et de la Promotion sociale, le représentant du directeur des Services techniques, ainsi que le secrétaire de JEG3 chargé de la jeunesse et des membres de l’association.

Pour la Commune du Golfe 3, cet accompagnement traduit une volonté de faire des organisations de jeunesse des partenaires de l’action publique locale. L’enjeu est de soutenir des acteurs capables d’intervenir au contact des communautés et de contribuer à l’insertion socio-économique des jeunes et des femmes.

Avec ces deux nouveaux tricycles, JEG3 dispose désormais d’un outil supplémentaire pour transformer ses actions de sensibilisation en interventions plus régulières sur le terrain. La municipalité mise ainsi sur la proximité et sur l’engagement associatif pour répondre aux défis qui touchent directement sa jeunesse.

Yoto : Togbui Adodo V, nouveau chef canton de Tométy-Kondji

Le gouverneur de la Région Maritime, El hadj Taïrou Bagbiegue, a remis mercredi le décret de reconnaissance de Togbui Chilè Akogbèdji Adodo V, désigné chef de canton selon les règles coutumières, lors d’une cérémonie qui a rassemblé élus, autorités et population.

Togbui Chilè Akogbèdji Adodo V est officiellement le nouveau chef du canton de Tométy-Kondji, dans la préfecture de Yoto. Le gouverneur de la Région Maritime, El hadj Taïrou Bagbiegue, lui a remis le décret de reconnaissance de sa désignation coutumière le mercredi 13 août 2026, onze mois après le décès de son prédécesseur à la tête du canton.

La cérémonie s’est tenue devant une forte mobilisation de la population locale et en présence d’un sénateur, de plusieurs députés, de maires, du préfet de Yoto ainsi que d’autorités administratives, traditionnelles et religieuses.

Gouvernorat Régional Maritime
© Gouvernorat Régional Maritime

Le drapeau, symbole de la charge confiée

Au-delà de la remise du décret, le gouverneur a procédé à la remise symbolique du drapeau au nouveau chef canton. Ce geste marque, dans la tradition administrative togolaise, l’entrée en responsabilité du chef coutumier au service de sa communauté.

Une minute de silence a été observée en hommage à l’ancien chef canton de Tométy-Kondji, décédé onze mois plus tôt.

Gouvernorat Régional Maritime
© Gouvernorat Régional Maritime
Le nouveau chef promet une gestion collégiale du canton

Prenant la parole après la remise du décret, Togbui Chilè Akogbèdji Adodo V a remercié le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, ainsi que le gouverneur de la Région Maritime pour la confiance placée en lui.

Le nouveau chef du canton de Tométy-Kondji a réaffirmé son engagement à travailler avec toutes les composantes de la communauté pour le développement du canton.” — Togbui Chilè Akogbèdji Adodo V

Il a également adressé sa gratitude à ses pairs chefs traditionnels et à l’ensemble de la population de Tométy-Kondji, qu’il a associés à sa désignation.

Gouvernorat Régional Maritime
© Gouvernorat Régional Maritime
La reconnaissance des chefs de canton au Togo

Au Togo, un chef de canton désigné par voie coutumière n’entre officiellement en fonction qu’après la publication d’un décret de reconnaissance, adopté en Conseil des ministres puis remis localement par le gouverneur de région ou son représentant.

Cette procédure vise à faire des chefferies traditionnelles un relais reconnu entre l’administration publique et les populations, tout en validant le respect des règles coutumières de désignation.

La cérémonie de Tométy-Kondji consacre ainsi l’installation officielle du nouveau chef canton et réaffirme, selon les intervenants présents, l’engagement collectif en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du développement local.

Gouvernorat Régional Maritime
© Gouvernorat Régional Maritime