Mission 300 : Le Togo met 3 milliards de dollars pour éclairer tout le pays

C’est un défi colossal qui prend forme : apporter la lumière à 300 millions d’Africains. Sous l’impulsion de l’initiative « Mission 300 », le paysage énergétique du continent se métamorphose. En effet, le Togo, avec l’adoption de son Pacte National de l’Énergie, s’impose comme l’un des fers de lance de cette révolution qui promet de changer la vie quotidienne de millions de foyers.

 

Déjà 32 millions de vies transformées

Les premiers résultats de la Mission 300, portée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, sont plus qu’encourageants. À ce jour, 32 millions de personnes ont déjà été raccordées à l’électricité. Par ailleurs, les projections sont encore plus ambitieuses : les chantiers actuellement déployés permettront de connecter 157 millions de personnes supplémentaires dans les années à venir.

Derrière ces chiffres se cache une réalité humaine concrète. L’électricité, c’est la possibilité pour un étudiant de réviser ses examens après 18 heures, pour un centre de santé de conserver des vaccins au frais ou pour une petite entreprise locale de mécaniser sa production. Chaque nouveau raccordement est aussi un moteur de croissance et de sécurité.

 

Le Togo : cap sur l’accès universel en 2030

Le Togo a franchi un palier historique le 24 septembre 2025. À l’occasion du Forum mondial Bloomberg Philanthropies, le pays a adopté son Pacte National de l’énergie. Ce document stratégique ne se contente pas de fixer des objectifs ; il trace également la route vers l’accès universel à l’électricité d’ici 2030.

En rejoignant d’autres nations africaines dans l’initiative Mission 300, le Togo affirme ainsi sa volonté de devenir un modèle régional. Ce pacte servira de boussole pour les dépenses publiques et de catalyseur pour les réformes nécessaires afin de moderniser le réseau national.

 

Un plan à 3 milliards de dollars : le pari du secteur privé

Pour réussir cette mutation, le Togo a chiffré ses besoins à 3 milliards de dollars américains. La stratégie repose sur un partenariat solide entre l’État et le marché :

  • Le gouvernement attend 1,68 milliards de dollars du secteur privé , prouvant ainsi que l’énergie est devenue un domaine attractif pour les investisseurs.
  • Plus de la moitié de ces fonds sera injectée directement dans la production d’énergie, segment vital pour garantir une autonomie énergétique.

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Une accélération sans précédent

La Mission 300 passe à la vitesse supérieure. Avec près de 90 projets énergétiques actifs dans 40 pays, le rythme des raccordements est désormais 1,5 fois plus rapide que les années précédentes. Cette accélération montre que l’Afrique n’attend plus et que des solutions innovantes, mêlant énergies renouvelables et extension des réseaux classiques, portent leurs fruits.

Le Togo, en structurant son offre et en ouvrant ses portes aux investissements internationaux, prouve que la souveraineté énergétique est à portée de main. D’ici 2030, la lumière ne sera plus un luxe dans les villages togolais, mais un droit fondamental au service du développement.

Agoè-Nyivé 2 : 3 milliards de FCFA pour transformer la commune

Le vent du renouveau souffle sur la commune d’Agoè-Nyivé 2. Le mardi 6 janvier 2026, la mairie de Légbassito a accueilli la session inaugurale de l’année, marquant le début d’une phase opérationnelle décisive. Au cœur des échanges : un Plan de Développement Communal (PDC) titanesque de près de 3 milliards de FCFA, destiné à transformer durablement le visage de la localité.

Mairie de Agoè-Nyivé 2
© Mairie de Agoè-Nyivé 2

Une mobilisation générale pour le bien commun

Dans une salle de délibérations comble, le Maire MLAGANI Koffi Djidjoli a présidé cette rentrée municipale sous le signe de l’unité. Autour de lui, le Secrétaire Général de la Préfecture, le Chef Canton de Légbassito, les forces de sécurité, les chefs de villages et les représentants des forces vives ont témoigné de l’importance de ce rendez-vous démocratique.

Après avoir présenté ses vœux de nouvel an, le premier magistrat de la commune a salué l’engagement de ses collaborateurs et des citoyens. Mais au-delà des politesses d’usage, le Maire a surtout lancé un appel vibrant à la cohésion sociale : « La réussite de nos projets dépendra de l’appropriation et de la contribution de tous », a-t-il martelé.

Mairie de Agoè-Nyivé 2
© Mairie de Agoè-Nyivé 2

Le PDC : une feuille de route à 2,9 milliards de FCFA

L’annonce phare de cette session est sans conteste la validation du Plan de Développement Communal (PDC). Ce document stratégique, véritable boussole pour les années à venir, prévoit des investissements à 2 948 500 000 FCFA.

Ce budget colossal sera investi dans des projets structurants visant à moderniser les infrastructures, à améliorer l’accès aux services sociaux de base et à dynamiser l’économie locale de Légbassito et de ses environs. Pour le Maire, ce n’est plus le temps des paroles, mais celui de l’exécution. Il a également invité chaque conseiller et chaque citoyen à s’impliquer avec sincérité dans la mise en œuvre de cette vision.

Mairie de Agoè-Nyivé 2
© Mairie de Agoè-Nyivé 2

Transparence et gestion de proximité : les exigences de l’État

Présent pour représenter le Préfet, le Secrétaire Général de la Préfecture a rappelé que la décentralisation impose des devoirs stricts aux élus. Il a aussi insisté sur le fait que la gestion de proximité doit être synonyme de bien-être pour la population.

Ainsi, le message de la tutelle est clair :

  • Rigueur budgétaire : chaque franc des 2,9 milliards doit être géré avec une transparence absolue.
  • Collaboration constructive : les débats au sein du conseil municipal doivent en effet privilégier l’intérêt général sur les clivages personnels.
  • Efficacité : la séance doit déboucher sur des décisions concrètes qui changent le quotidien des administrés.

Un partenariat renforcé pour l’avenir

Le dynamisme de la commune repose également sur ses soutiens extérieurs. Le Maire a tenu à adresser des remerciements appuyés aux partenaires techniques et financiers dont l’accompagnement constant crédibilise l’action municipale.

En somme, cette première session de l’année 2026 ne se limite pas à un simple protocole. Elle fixe un cap ambitieux : celui d’une gouvernance inclusive où la mairie et la population marchent main dans la main. Pour Agoè-Nyivé 2, l’année 2026 s’annonce comme celle des grands chantiers, avec l’espoir de voir Légbassito devenir aussi un modèle de développement local au Togo.

Libération de détenu au Togo : un simulacre selon l’opposition

L’annonce de la libération de plusieurs détenus, à la suite de la grâce présidentielle du 31 décembre 2025, n’a pas apaisé les tensions politiques à Lomé. Au contraire, elle a déclenché une levée de boucliers au sein de l’opposition. Lors d’une conférence de presse tenue le 5 janvier 2026, plusieurs dirigeants ont décrété une « manœuvre cynique » visant à détourner l’attention du fond du problème : la persistance d’arrestations jugées arbitraires.

 

Une satisfaction en demi-teinte pour les familles

L’année 2026 a pourtant débuté par un soulagement pour de nombreux foyers. Le décret présidentiel a permis à plusieurs figures, dont Grâce Koumayi et Amavi Katanga, de retrouver leurs proches après des mois, voire des années, derrière les barreaux. Les organisations de la société civile et les partis d’opposition n’ont pas manqué de saluer ces libérations, reconnaissant la douleur des familles éprouvées.

Toutefois, ce sentiment de joie est resté de courte durée, laissant place à une analyse politique beaucoup plus sévère. Pour une grande partie de la classe politique contestataire, cet acte de clémence est perçu comme une goutte d’eau dans un océan d’injustice.

 

L’accusation de « pompier pyromane »

Les réunions au sein d’un front commun, la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) , la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) et le LDP ont fustigé la stratégie du pouvoir. Leur constat est sans appel : le régime togolais adoptait la posture du « pompier pyromane ».

Selon ces organisations, le schéma est répétitif et calculé. Le pouvoir commence par emprisonner des citoyens pour des motifs politiques ou lors de manifestations, créant ainsi une crise en matière de droits de l’homme. Ensuite, il se présente en sauveur en accordant des grâces partielles. Cette stratégie viserait à redorer son blason sur la scène internationale tout en calmant la grogne intérieure.

« C’est une manœuvre cynique. On crée le problème pour ensuite prétendre le résoudre, tout en gardant une partie de nos camarades en otage », a martelé l’un des porte-paroles lors de la rencontre avec les médias.

 

Le défi des détenus « oubliés »

Le point de rupture entre le gouvernement et l’opposition réside dans le caractère partiel de cette mesure. En libérant seulement une fraction des personnes considérées comme des détenus politiques, le pouvoir opère un tri arbitraire. Pour les opposants, tant qu’un seul Togolais demeure en prison pour ses opinions ou son engagement militant, la question des libertés publiques reste irrésolue.

Les intervenants ont également insisté sur le fait que la grâce présidentielle ne doit pas faire oublier la nécessité d’une réforme profonde de la justice. Ils réclament une amnistie générale et la fin définitive des poursuites contre les acteurs politiques et les membres de la société civile.

 

Quel avenir pour le dialogue national ?

Cette sortie médiatique de l’opposition souligne la fragilité du climat politique en ce début d’année 2026. Alors que les autorités présentent cette grâce comme un geste d’apaisement pour la réconciliation nationale, l’opposition y voit une simple opération de communication.

Le fossé semble se creuser entre un pouvoir qui tente de clore le dossier des détenus par des mesures de clémence ponctuelles, et une opposition qui exige une remise à plat totale du système judiciaire. En attendant, les regards restent tournés vers les prisons où d’autres noms, encore dans l’ombre, attendent désespérément leur tour pour regagner la liberté.

Réinsertion au Togo : 535 ex-détenus sous l’aile de la SMPDD

Le sifflet de la liberté a rétention, mais le plus dur commence maintenant : retrouver une place dans la société. Après la vaste grâce présidentielle accordée par le Président Faure Gnassingbé le 31 décembre dernier, le Togo lance un vaste chantier de réinsertion. Sur les 1 511 prisonniers ayant quitté les cellules, 535 bénéficient d’un accompagnement sur mesure pour transformer cet élargissement en une réussite durable.

Une main tendue pour briser le cycle de la récidive

Sortir de prison est une épreuve aussi complexe que d’y entrer. Sans ressources, sans emploi et souvent stigmatisés par leur entourage, de nombreux ex-détenus finissent par retomber dans la délinquance par pur instinct de survie. C’est précisément ce scénario que l’Association Solidarité Mondiale pour les Personnes Démunies et les Détenus (SMPDD) veut rayonner sur la carte.

Sous l’impulsion de son président, Coco de Koffi Woenagnon , l’organisation a déployé un dispositif d’envergure nationale. L’objectif est clair : ne laisser personne sur le bord du chemin.

« Notre mission est de faciliter leur retour dans la société et d’éviter à tout prix la récidive », explique le responsable de la SMPDD.

Un déploiement stratégique dans les 14 prisons du pays

Pour que ce programme soit efficace, il ne pouvait se contenter d’une gestion administrative depuis Lomé. Des équipes de terrain ont sillonné les 14 centres pénitenciers du Togo. Leur mission consistait à identifier, parmi les bénéficiaires de la grâce, ceux qui manifestaient une réelle volonté de changement et qui présentaient aussi les profils les plus vulnérables ou les plus prometteurs pour une réintégration immédiate.

Ce tri sélectif ne vise pas à exclure, mais à prioriser les énergies. Sur les 1 511 libérés, ces 535 profils sélectionnés représentent en effet le premier contingent d’une expérimentation sociale de grande ampleur. Ils apportent ainsi un soutien qui va bien au-delà de la simple remise de documents administratifs.

Les piliers d’une réinsertion réussie

Le programme mis en place par la SMPDD repose sur une approche multidisciplinaire :

  • Le soutien psychologique : pour aider les ex-détenus à surmonter le traumatisme de l’incarcération.
  • L’orientation professionnelle : Identifier les compétences acquises ou à développer pour intégrer le marché du travail.
  • La médiation familiale : Reconstruire les ponts avec les proches pour assurer un cadre de vie stable.

Un enjeu de sécurité nationale

Au-delà de l’aspect humanitaire, la réinsertion des anciens détenus est un impératif de sécurité publique. Un prisonnier qui réussit sa sortie est un citoyen qui contribue à l’économie nationale au lieu de peser sur le budget de la justice. Pour le gouvernement togolais, la réussite de ce programme est un test : elle doit également prouver que la clémence présidentielle peut s’accompagner d’une vision de développement social.

En somme, l’engagement de la SMPDD montre que la solidarité nationale est le moteur indispensable pour que la liberté retrouvée ne soit pas qu’un mirage de courte durée. En accompagnant ces 535 hommes et femmes, le Togo parie sur la capacité de l’individu à se réinventer, pour peu qu’on lui en donne les moyens.

Guillaume Soro : « GPS n’est pas interdit, accélérez le maillage du terrain ! »

Contre toute attente, l’ancien Premier ministre Guillaume Soro a repris la parole ce mercredi 7 janvier 2026. Par une déclaration officielle, le leader de Générations et Peuples Solidaires (GPS) dément formellement toute mise en veille de son mouvement. Loin de la retraite politique, il ordonne au contraire un maillage systématique du territoire ivoirien, déclarant ses partisans en ordre de bataille sous le signe de la « citoyenneté responsable » et de la paix.

 

Le démenti d’une interdiction de façade

C’est une mise au point qui sonne comme un nouveau départ. Face aux rumeurs persistantes suggérant une suspension des activités de son mouvement, Guillaume Soro a tenu à rétablir la vérité. « Il m’est revenu que nous aurions interdit les activités de notre mouvement, ce qui est sur ne peut plus inexact », a-t-il affirmé d’entrée de jeu.

Pour les observateurs de la vie politique ivoirienne, cette déclaration marque une volonté claire d’occuper à nouveau l’espace public, malgré les contraintes juridiques et l’exil. En appelant ses troupes à l’action, Soro transforme la rumeur d’une faiblesse en une démonstration de réalité organisationnelle.

Une stratégie de « maillage » territorial et social

L’ordre de mission donné aux cadres de GPS est précis : accélérer l’implantation du mouvement sur toute l’étendue du territoire national. Mais attention, le ton se veut apaisé. Le Président de GPS insiste sur le « strict respect des lois de la République » et sur la promotion du « vivre-ensemble ».

La nouvelle stratégie de GPS repose aussi sur trois piliers majeurs :

  1. Le renforcement structurel : Les cadres doivent animer les coordinations locales et régionales pour assurer une remontée d’informations fluide vers les instances nationales.
  2. L’action sociale et religieuse : Le mouvement mise sur le « soft power » en encourageant des initiatives citoyennes et de sensibilisation à la paix.
  3. La formation des relais : L’accent est mis sur l’encadrement des militants pour éviter tout dérapage.

Un message de retenue pour éviter les tensions

Conscient du climat politique sensible en Côte d’Ivoire, Guillaume Soro a martelé un message de « responsabilité » et de « fraternité ». Il a exhorté ses militants à refuser systématiquement toute forme de violence, de provocation ou de discours de division. Dans cette optique, GPS se présente non pas comme une force de confrontation, mais comme une « force de paix et d’harmonie ».

En invitant ses partisans à porter un message de réconciliation, l’ancien chef de l’Assemblée nationale cherche à rassurer les populations et les institutions. GPS entend ainsi jouer un rôle dans la stabilité de la Côte d’Ivoire et, par extension, de la sous-région ouest-africaine.

 

Le GPS, acteur clé de la stabilité régionale ?

Au-delà des frontières ivoiriennes, Guillaume Soro positionne son mouvement comme un garant de la fraternité au sein de l’espace CEDEAO. En orientant son engagement vers la consolidation du lien social, il tente ainsi de transformer l’image d’un mouvement d’opposition radicale en celle d’une force citoyenne indispensable à la préservation de la paix civile.

En somme, cette sortie, signée Guillaume Kigbafori Soro, repose les jalons d’une présence politique active pour l’année 2026. Pour les militants de GPS, le message est clair : l’heure n’est plus à l’attentisme, mais à l’occupation constructive du terrain.

Région Maritime : la fin des « notes imaginaires »

Le couperet est tombé. Mardi 6 janvier 2026, la direction régionale de l’Éducation de la Maritime (DRE-M) a brisé un tabou en publiant une note de service qui fait l’effet d’une bombe dans le milieu scolaire. en effet, l’administration dénonce des pratiques frauduleuses au sein de certains établissements, allant de l’attribution de notes sans correction à la sous-traitance de l’évaluation aux élèves eux-mêmes.

 

Un constat alarmant : la fraude au cœur de la classe

L’alerte lancée par la direction régionale pointe du doigt des comportements qu’elle juge « préoccupants et inacceptables ». Selon les enquêtes de terrain, certains enseignants auraient tout simplement démissionné de leur mission première : évaluer le travail des apprenants.

Les méthodes énoncées frôlent l’absurde. Certains professeurs inventeraient des notes « imaginaires » pour remplir les bulletins, tandis que d’autres confieraient la correction des copies à d’autres élèves de la même classe ou de niveaux différents. Pour la DRE-M, ces agissements ne sont pas seulement des manquements professionnels, ce sont également des actes de fraude qui sabotent la crédibilité du système éducatif.

 

Vers un contrôle « musclé » des évaluations

Face à cette dérive, l’administration scolaire passe à l’offensive. La note de service impose désormais un protocole de surveillance strict pour garantir que chaque note repose sur un travail réel :

  • L’obligation de correction personnelle : L’enseignant est le seul habilité à évaluer. Tout manquement entraînera des sanctions disciplinaires immédiates.
  • Le dépôt systématique des copies : après remise aux élèves, toutes les copies de composition doivent également être déposées à la direction de l’établissement.
  • Des inspections inopinées : L’encadrement pédagogique pourra effectuer des contrôles surprises pour vérifier la cohérence entre les copies et les notes portées sur les bulletins.
  • Droit de regard des parents : dans un souci de transparence, les parents et tuteurs pourront désormais demander à consulter les copies corrigées au sein de l’établissement.

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L’échec scolaire en ligne de mire

Pourquoi une telle sévérité ? Pour la direction régionale, l’enjeu dépasse la simple discipline administrative. Privé d’une correction rigoureuse, l’élève se voit ôter la possibilité de comprendre ses erreurs et de progresser. Cette opacité de l’évaluation est identifiée comme un facteur majeur de l’échec et de l’abandon scolaire.

« Ces pratiques biaisent totalement l’orientation des élèves », souligne la note. En effet, comment conseiller un jeune sur son avenir si ses notes ne transmettent pas son niveau réel ?

 

Un rappel à l’ordre pour toute la chaîne de commandement

La DRE-M ne se contente pas de viser les enseignants. Elle met la pression sur l’ensemble de la hiérarchie. Les inspecteurs, conseillers pédagogiques et chefs d’établissement sont désormais tenus pour responsables du respect de ces nouvelles dispositions. Le message est clair : la complaisance n’a plus sa place.

En sifflant la fin de la récréation, la direction régionale de l’Éducation de la Maritime espère restaurer une culture de l’excellence et de l’honnêteté. Ce rappel à l’ordre est une étape cruciale pour protéger l’avenir des élèves et garantir que le diplôme togolais conserve toute sa valeur.

Sécurité-Togo : Bilan 2025 et vœux du Ministre Madjoulba

La grande salle de réunion du ministère de la Sécurité a vibré, le lundi 5 janvier 2026, au rythme d’un double événement stratégique. En effet, sous la direction du Ministre Calixte Batossie Madjoulba, les hauts responsables du secteur se sont réunis pour la traditionnelle présentation des vœux du Nouvel An, doublée de la toute première réunion mensuelle de sécurité de l’exercice 2026.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Un bilan 2025 sous le signe de la satisfaction

L’heure était d’abord au bilan. Devant un parterre de gradés et de cadres du département, le Ministre Madjoulba a dressé le panorama de l’année écoulée. Le constat est clair : les résultats obtenus en 2025 témoignent d’une maîtrise des enjeux sécuritaires sur l’ensemble du territoire.

Par ailleurs, le Ministre a profité de cette tribune pour exprimer sa profonde satisfaction. Selon lui, la résilience des forces de l’ordre face aux menaces diverses a permis de maintenir un climat de paix indispensable au développement du pays. Ce satisfecit ne sonne toutefois pas comme une fin en soi, mais plutôt comme un socle sur lequel bâtir les succès de demain.

 

Le triptyque de l’excellence

Loin de se reposer sur ses lauriers, le patron de la Sûreté nationale a profité de cette première rencontre mensuelle de l’année pour fixer le cap. Ainsi, les orientations pour 2026 reposent sur trois piliers fondamentaux que chaque agent devra s’approprier :

  • L’exemplarité : un comportement irréprochable des forces sur le terrain pour renforcer le lien de confiance avec la nation.
  • La cohésion : une synergie d’action sans faille entre les différentes unités pour une efficacité maximale.
  • L’anticipation : une capacité accrue à détecter et neutraliser les menaces avant qu’elles ne se manifestent.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Pour une sécurité au service du citoyen

L’ambition affichée pour cette nouvelle année est de consolider une véritable « sécurité de proximité ». Le Ministre a également martelé sa volonté de voir des forces résolument tournées vers la protection quotidienne des populations et la sauvegarde des institutions de la République.

Cette vision d’une sécurité efficace et humaine place le citoyen au cœur de la stratégie. Pour le ministère, l’enjeu de 2026 sera de transformer chaque patrouille et chaque intervention en un gage de sérénité pour les Togolais.

Finalement , en ouvrant ce nouveau chapitre de 2026, le ministère de la Sécurité ne se contente pas de célébrer le passé. Il pose aussi  les jalons d’une institution plus moderne, plus proche et plus réactive. Le message envoyé ce lundi est limpide : la vigilance ne connaîtra aucune trêve pour garantir au Togo une année de stabilité et de progrès.

Sécurité Togo : Fin de parcours pour trois braqueurs à Tsévié

Alors que les festivités de fin d’année battaient leur plein, les forces de sécurité togolaises veillaient au grain. Le bilan de l’opération nationale « Kèligou 2 » s’alourdit avec l’arrestation de trois individus armés, illustrant l’efficacité d’une stratégie sécuritaire qui a quadrillé le territoire durant tout le mois de décembre.

 

Une intervention musclée et préventive à Tsévié

Le passage à la nouvelle année aurait pu être marqué par un drame dans le quartier Gblainvié, à Tsévié. Le 1ᵉʳ janvier 2026, la vigilance des agents de sécurité a permis une intervention préventive décisive.

En effet, les forces de sécurité ont neutralisé trois suspects, dont elles n’ont pas encore révélé l’identité, alors qu’ils planifiaient une infraction grave. Lors de cette interpellation, elles ont également saisi des pistolets de fabrication artisanale, confirmant la dangerosité du groupe.

 

Kèligou 2 : un mois de traque sur toute l’étendue du territoire

Cette arrestation n’est pas un fait isolé, mais l’aboutissement d’un plan d’envergure baptisé Kèligou 2. Lancée le 3 décembre 2025, cette opération nationale avait un objectif clair : sécuriser les populations et leurs biens pendant la période sensible des fêtes de fin d’année.

Durant un mois d’intense activité, le bilan de Kèligou 2 témoigne aussi  de la diversité des menaces neutralisées :

  • Arrestations multiples d’individus suspectés de diverses activités criminelles.
  • Saisies d’armes artisanales, retirant ainsi des outils de violence de la circulation.
  • Interception de quantités de drogue, s’attaquant directement aux réseaux de trafic local.

 

La sécurité, une priorité du quotidien

En déployant des agents de manière stratégique sur l’ensemble du territoire, les autorités ont misé sur la dissuasion et la réactivité. L’opération Kèligou 2 démontre que la protection des citoyens repose sur une présence constante et une capacité d’intervention rapide, même lors des jours fériés.

Finalement, grâce à ce dispositif, le Togo clôture la période des fêtes avec un sentiment de sécurité renforcé, rappelant aussi aux réseaux criminels que la vigilance reste totale, de Lomé jusqu’à l’extrême nord du pays.

Togo : Le mystère des 950 forages de Kara et des Savanes

Alors que les robinets sont à sec et que les populations de la région de la Kara crient leur détresse face à une pénurie d’eau potable sans précédent, un document administratif refait surface. Cet avis d’appel d’offres, datant de 2022, promettait la réalisation de 950 forages productifs. Aujourd’hui, entre la poussière des chantiers et la réalité du terrain, une question brûlante s’impose : où est passée l’eau promise ?

 

Un projet pharaonique pour étancher la soif du Nord

Le document officiel du Ministère de l’Eau et de l’Hydraulique Villageoise détaille un projet d’envergure internationale. L’objectif affiché était clair : implanter 950 forages neufs, équipés de pompes à motricité humaine, pour transformer le quotidien des habitants des Savanes et de la Kara.

Le projet se divisait en deux lots stratégiques :

  • Lot 1 : 500 forages destinés à la région des Savanes.
  • Lot 2 : 450 forages pour la région de la Kara.

Sur le papier, l’initiative représentait un espoir immense pour des milliers de familles dont la survie dépend directement de l’accès à cette ressource vitale.

 

JDT
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Des milliards en jeu et une sélection rigoureuse

L’analyse des offres financières révèle l’ampleur des investissements consentis par l’État togolais. Pour le premier lot, le groupement retenu provisoirement, CTF/GGP SERVICE, affichait un montant colossal de plus de 2,6 milliards de FCFA. Pour le second lot, c’est l’entreprise SARA GROUP qui se positionnait avec une offre dépassant les 1,9 milliard de FCFA.

Le processus de sélection, tel qu’il apparaît sur le tableau des résultats, se voulait strict. De nombreuses entreprises ont été écartées pour des motifs techniques : manque de preuves d’expériences similaires, absence de capacité financière suffisante ou matériel technique non conforme. Cette rigueur administrative laissait présager une exécution des travaux à la hauteur des attentes.

 

La réalité du terrain : quand le doute s’installe

Pourtant, en janvier 2026, le contraste est saisissant. À Kara, l’eau est devenue une denrée rare. Les populations parcourent des kilomètres, bassines sur la tête, pour trouver quelques litres d’une eau souvent douteuse. Ce décalage entre les chiffres officiels de 2022 et la détresse actuelle des citoyens alimente une frustration légitime.

Le peuple appelle désormais à une véritable reddition des comptes. Si l’État a attribué les marchés et mobilisé les fonds, l’achèvement effectif de ces 950 forages soulève désormais une question brûlante. Les entreprises ont-elles livré tous les ouvrages ? Sont-ils fonctionnels ou sont-ils déjà tombés en panne faute d’entretien ?

 

L’exigence de transparence

Dans une démocratie moderne, l’accès à l’information et le suivi des investissements publics sont des droits fondamentaux. Face à la pénurie, les discours ne suffisent plus. Les populations de la Kara et des Savanes attendent des preuves concrètes : une cartographie précise de ces nouveaux forages et un bilan transparent de l’impact réel du projet sur leur quotidien.

La lutte contre la soif ne peut se gagner uniquement dans les bureaux climatisés de Lomé. Elle se gagne sur le terrain, pompe après pompe, goutte après goutte. En attendant des éclaircissements officiels, la soif, elle, ne connaît pas de répit.

L’eau est un droit, pas une faveur. Lorsque des milliards sont investis pour creuser la terre et en faire jaillir la vie, le moindre retard ou la moindre opacité devient une offense à ceux qui souffrent. Le dossier des 950 forages est aujourd’hui bien plus qu’une affaire de génie civil ; c’est un test de vérité pour la gestion des biens publics au Togo.

Aziz Goma libéré : L’urgence médicale après 7 ans de calvaire au Togo

Le 1ᵉʳ janvier 2026, alors que le monde célébrait la nouvelle année, un homme franchissait les portes de sa prison à Lomé : Abdoul Aziz Goma. Si sa libération marque la fin d’un calvaire judiciaire de sept ans, elle marque aussi le début d’une urgence vitale. Entre séquelles de torture et conséquences d’une grève de la faim héroïque, le militant irlando-togolais livre aujourd’hui son plus difficile combat.

 

De l’ombre des cellules à l’urgence médicale

Depuis sa sortie de prison, Aziz Goma n’a pas rejoint la chaleur d’un foyer, mais le froid d’une chambre de clinique. Hospitalisé à ses propres frais dans la capitale togolaise, l’homme est « très souffrant ». Ce n’est pas une surprise pour ceux qui ont suivi son dossier : sept années de détention dans des conditions qualifiées d’inhumaines et dégradantes ont eu raison de sa robuste constitution de défenseur des droits humains.

Sa situation est le miroir d’une détention qui a ému bien au-delà des frontières du Togo. En novembre 2025, désespéré par un procès éclair l’ayant condamné à 10 ans de prison après six ans d’attente, il avait entamé une grève de la faim. Plus de 40 jours sans nourriture qui ont poussé son organisme au point de rupture.

Association des Victimes de la Torture au Togo
© Association des Victimes de la Torture au Togo

Un symbole international de la défense des droits

Abdoul Aziz Goma n’est pas un détenu ordinaire. Citoyen togolais et irlandais, il est devenu au fil des ans le visage de la répression politique au Togo. Son crime est d’avoir hébergé en 2018 des jeunes venus manifester pacifiquement pour des réformes démocratiques. Pour ce simple acte de solidarité, il a été happé par l’engrenage carcéral.

Son cas a mobilisé les plus hautes instances internationales :

  • L’ONU : par la voix de Mary Lawlor, rapporteuse spéciale, les Nations Unies ont dénoncé une détention arbitraire et réclamé sa protection.
  • Le Parlement européen : en septembre 2025, une résolution ferme demandait sa libération immédiate, soulignant aussi l’absence totale de procès équitable.

 

Un dégel politique à confirmer

Sa sortie de prison s’inscrit dans une vague de libérations entamée le 1ᵉʳ janvier 2026. Avec lui, ce sont au moins 75 prisonniers politiques qui ont recouvré la liberté en ce début d’année. Si ce geste du gouvernement togolais est perçu comme un signe d’apaisement, le cas d’Aziz Goma rappelle le coût humain de ces années de fer.

La question de la responsabilité de l’État se pose désormais avec acuité. Un citoyen reconnu comme victime de violations graves par l’ONU peut-il être laissé à son propre sort financier alors qu’il tente de soigner les blessures infligées par le système qui l’a détenu ?

 

L’urgence d’une prise en charge

Aujourd’hui, le diplomate de l’ombre et le militant des droits de l’homme ne sont plus que des patients fragiles. Les enjeux sont désormais multiples :

  1. Sanitaire : assurer sa survie malgré les séquelles de la torture et de la malnutrition.
  2. Diplomatique : L’implication de l’Irlande et de l’Union européenne reste cruciale pour garantir son évacuation sanitaire si nécessaire.
  3. Moral : réparer l’injustice d’une vie brisée pour avoir exercé un droit fondamental.

En franchissant le seuil de la prison le 1ᵉʳ janvier, Aziz Goma a laissé derrière lui les chaînes, mais il emporte avec lui les cicatrices. Sa libération est une victoire pour la diplomatie et les droits humains, mais elle restera inachevée tant que cet homme n’aura pas retrouvé la force de se tenir debout. Le combat pour la justice au Togo ne s’arrête pas à la porte des prisons ; il continue également au chevet de ceux que le système a brisés.