LOMÉ, 19 août 2026 — Comment éviter que la croissance du Togo se concentre durablement dans quelques pôles au détriment des autres territoires ? C’est l’une des questions auxquelles veut répondre le Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT), dont les orientations ont fait l’objet d’une campagne nationale de vulgarisation du 10 au 18 août 2026.
Le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme a parcouru les cinq grandes régions administratives, avec des étapes à Dapaong, Kara, Sokodé, Atakpamé et Tsévié, avant de terminer la tournée dans le Grand Lomé. L’objectif ne consistait plus à élaborer le document, mais à faire en sorte que les administrations, les collectivités et les acteurs économiques l’utilisent effectivement dans leurs décisions.
Le défi : passer du document à l’action
Le Togo dispose depuis 2009 d’une Politique nationale d’aménagement du territoire (PONAT). La loi-cadre de 2016 a ensuite renforcé ce dispositif. Le SNAT vient désormais donner une traduction opérationnelle à cette politique en proposant une vision d’ensemble de l’organisation du territoire.
Six documents structurent cette démarche : le rapport d’orientation méthodologique, le bilan-diagnostic, le document central du SNAT, le dispositif de suivi-évaluation, la stratégie de communication et l’Atlas de développement. Validés en janvier 2024, ces documents constituent désormais une base de référence. Mais leur existence ne garantit pas, à elle seule, une meilleure organisation du territoire.
Le véritable test commence avec leur utilisation dans les politiques publiques. C’est précisément le sens de la tournée engagée par le ministère. Les responsables territoriaux ont reçu des explications sur les orientations du SNAT, son articulation avec les projets sectoriels et les responsabilités de chaque catégorie d’acteurs.
Derrière cette démarche se trouve un enjeu économique et social majeur : limiter les écarts de développement entre les régions et à l’intérieur même de celles-ci. Une politique d’aménagement efficace doit permettre de mieux répartir les infrastructures, les activités économiques et les services publics. Elle doit aussi éviter que plusieurs projets se développent sans cohérence sur un même espace tandis que d’autres territoires restent moins équipés.
Le SNAT cherche ainsi à organiser une complémentarité entre les territoires, plutôt qu’une concurrence désordonnée entre eux. Pour les populations, l’enjeu est concret : une meilleure planification peut favoriser l’accès aux routes, aux services sociaux, aux équipements publics, aux zones d’activités et aux opportunités économiques en dehors des principaux centres urbains.
Les collectivités placées devant leurs responsabilités
La mise en œuvre du schéma dépendra largement des collectivités territoriales. Les gouverneurs et les présidents des conseils régionaux ont été invités à intégrer ces orientations dans leurs propres politiques et plans de développement.
Le dispositif repose également sur les organes régionaux et locaux d’aménagement du territoire. Les CORDAT et COLDAT doivent notamment assurer les arbitrages et les décisions d’orientation, tandis que les CRDAT et CLDAT interviennent davantage dans la réflexion technique et la préparation des programmes et projets.
Cette organisation rassemble l’administration publique, les collectivités territoriales, le secteur privé, la société civile, la chefferie traditionnelle ainsi que les partenaires techniques et financiers. Le pari du SNAT consiste donc à faire travailler ces acteurs à partir d’une même lecture du territoire.
L’un des intérêts majeurs du SNAT réside dans sa capacité à aider les pouvoirs publics à mieux hiérarchiser leurs interventions. Avec une vision territoriale commune, l’État et les collectivités peuvent davantage orienter les investissements en fonction des besoins, des potentialités économiques, de la démographie et des infrastructures déjà disponibles.
Cette approche peut également améliorer la cohérence des projets publics et privés. Elle doit notamment réduire les risques de chevauchement, d’implantations mal coordonnées ou d’investissements qui ne tiennent pas suffisamment compte des réalités locales. L’Atlas de développement, parmi les six documents du dispositif, doit justement contribuer à cette lecture spatiale du pays.
Le Grand Lomé face aux autres territoires
La tournée nationale prend aussi une dimension particulière dans un pays où Lomé et son agglomération concentrent une part importante des activités économiques et administratives. Le SNAT cherche à inscrire le développement du Grand Lomé dans une vision nationale plus large. L’objectif n’est pas de freiner la croissance de la capitale, mais de renforcer parallèlement les capacités des autres territoires afin qu’ils puissent développer leurs propres avantages économiques et sociaux.
Cette logique peut favoriser une croissance plus équilibrée, en donnant davantage de visibilité aux potentialités régionales et en améliorant les liaisons entre espaces urbains, ruraux et zones de production.
Les autorités togolaises ont appelé les acteurs territoriaux à intégrer les orientations, programmes et projets structurants du SNAT dans leurs documents de planification. Cette étape sera décisive. Un schéma national ne produit pas d’effet par sa seule adoption. Son influence dépendra de sa traduction dans les budgets, les projets d’infrastructures, les plans régionaux et communaux ainsi que dans les décisions d’investissement.
Le Togo entre donc dans la phase la plus exigeante du processus : transformer une vision nationale de l’espace en décisions concrètes sur le terrain. Si cette articulation fonctionne, le SNAT pourrait devenir davantage qu’un document de planification. Il pourrait servir de cadre pour mieux répartir les investissements, réduire les déséquilibres régionaux et rapprocher les politiques publiques des réalités vécues par les populations.
La tournée menée du 10 au 18 août constitue ainsi moins une opération de communication qu’un test grandeur nature : celui de la capacité du Togo à faire du développement territorial un outil de cohésion nationale et de réduction des inégalités spatiales.
LOMÉ, 19 août 2026 — Le Togo refuse de céder le moindre terrain face au paludisme. Pour accélérer l’éradication totale de cette maladie endémique, les plus hautes autorités sanitaires du pays ont scellé une nouvelle alliance tactique. Désormais, l’heure n’est plus à la simple gestion de la maladie, mais à la destruction de sa chaîne de transmission.
Pour orchestrer cette offensive, le Dr Hamadou Nouhou, représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Togo, a convoqué un sommet stratégique réunissant les principaux acteurs de la riposte. Il a reçu le Dr Somiabalo Atekpe, coordinateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), et le Dr Komivi Tongon, directeur pays de la puissante ONG internationale Malaria Consortium.
Sécuriser les financements pour une frappe massive
Les trois dirigeants ont posé un diagnostic pragmatique : l’élimination du fléau nécessite une injection massive de capitaux. Ainsi, le premier pilier de leur plan d’action repose sur une stratégie agressive de mobilisation des ressources. Ces fonds doivent garantir le déploiement continu d’outils de prévention de pointe, l’approvisionnement ininterrompu en traitements antipaludiques dans les zones isolées, et le maintien des campagnes de chimioprévention.
En alignant l’expertise de l’agence onusienne (OMS), l’autorité gouvernementale (PNLP) et la force de frappe opérationnelle d’une ONG spécialisée (Malaria Consortium), le Togo rassure les bailleurs de fonds internationaux et se positionne pour capter de nouveaux investissements sanitaires.
Cependant, les dirigeants s’accordent sur un point critique : les millions d’investissements resteront stériles si les stratégies sont uniquement dictées depuis la capitale. C’est pourquoi l’alliance place l’engagement communautaire au cœur de son dispositif d’éradication.
L’approche vise à transformer les citoyens en acteurs de premier plan. En impliquant directement les chefs de villages, les relais communautaires et les associations locales dans la distribution des moustiquaires et le signalement précoce des fièvres, le système de santé togolais entend étouffer les foyers de contamination à la source. Ainsi, cette synergie institutionnelle marque un tournant décisif pour rayer définitivement le paludisme de la carte du pays.
Cette alliance trace une voie irréversible : transformer chaque village en bastion sanitaire et chaque citoyen en acteur de la riposte. En faisant de la communauté le premier rempart, le Togo affirme que l’éradication du paludisme ne sera pas seulement une victoire médicale, mais un triomphe collectif inscrit dans la mémoire nationale.
ATTITOGON, 19 août 2026 — Le vide institutionnel aura duré près d’une décennie. Le 18 août, la préfecture du Bas‑Mono a officiellement tourné la page de huit années d’incertitude à la tête du canton d’Attitogon, en actant la reconnaissance étatique de Togbui Yaovi Kouakou Assiatahoun VIII.
La cérémonie d’investiture a scellé l’alliance entre la légitimité coutumière et l’autorité républicaine. En effet, le Gouverneur de la Région Maritime, El Hadj Taïrou Bagbiegue, a personnellement remis le décret officiel au nouveau dignitaire. L’événement a mobilisé massivement l’appareil d’État local — élus, forces de l’ordre, responsables religieux — et une population impatiente de retrouver son ancrage traditionnel.
Le gouvernement togolais conçoit la chefferie non pas comme un simple héritage folklorique, mais comme un rouage opérationnel de l’administration territoriale. Ainsi, en s’appuyant sur le cadre rigoureux de la loi de 2007 régissant le statut des chefs traditionnels, le Gouverneur Bagbiegue a fixé un cahier des charges strict au nouveau dirigeant.
Le représentant de l’État a exigé de Togbui Assiatahoun VIII une neutralité politique absolue et une loyauté sans faille envers la République. Dans ce contexte, où les garants des us et coutumes agissent souvent comme les premiers modérateurs des tensions locales, le gouverneur a rappelé que l’exemplarité personnelle reste la condition indispensable pour maintenir la cohésion sociale à la base.
Conscient des défis accumulés par la longue vacance de son siège, le nouveau chef canton a immédiatement projeté son mandat vers l’action. Après avoir publiquement remercié le Président du Conseil pour la validation institutionnelle de sa désignation, Togbui Assiatahoun VIII a défini une ligne directrice claire : relancer le développement économique d’Attitogon.
Pour y parvenir, il a promis de faire du dialogue son outil de gouvernance principal afin de fédérer une communauté restée trop longtemps sans leadership unifié. Par ce retour à la normale, l’administration réaffirme sa volonté d’intégrer étroitement les autorités coutumières à la machine étatique, sécurisant ainsi la gestion de proximité et la préservation du patrimoine local.
Cette investiture marque une étape décisive : elle rétablit l’équilibre entre tradition et République, tout en offrant à Attitogon un leadership capable de transformer la loyauté coutumière en moteur de développement et d’unité.
KARA, 19 août 2026 — L’ONG humanitaire Mercy Ships prépare activement le terrain pour sa prochaine grande mission médicale au Togo. Une délégation menée par le Dr Lesa Nord, responsable de la sélection des patients, a lancé le 18 août la prospection des sites de dépistage dans la région de la Kara, en prévision d’une vague d’interventions chirurgicales gratuites programmée pour mars 2027.
Dans les zones rurales éloignées de la capitale, l’accès aux actes chirurgicaux spécialisés reste un défi financier et logistique infranchissable pour des milliers de familles. Ainsi, pour répondre à cette urgence, Mercy Ships déploie une stratégie d’anticipation rigoureuse. L’évaluation précoce des infrastructures locales doit permettre de structurer un maillage efficace pour identifier, trier et préparer les patients souffrant de pathologies lourdes mais curables — notamment les malformations faciales, les grands brûlés ou les affections orthopédiques.
En ciblant la région de la Kara, l’organisation s’attaque directement aux inégalités territoriales d’accès aux soins, apportant une réponse concrète là où le manque de spécialistes se fait le plus sentir.
La réussite d’un tel dispositif repose sur un ancrage institutionnel solide. Reçue à Kara par le gouverneur de la région, le Général Komlan Adjitowou, l’équipe médicale a sécurisé un soutien logistique et administratif total. En saluant une initiative majeure capable de restaurer la dignité et la santé des populations les plus vulnérables, le gouverneur a confirmé l’engagement de l’appareil d’État local pour faciliter le travail de prospection.
Par ailleurs, cette synergie entre l’expertise humanitaire internationale et le réseau administratif togolais s’avère indispensable : elle garantit que les consultations foraines de 2027 toucheront directement les malades les plus isolés, transformant cette mission ponctuelle en un levier d’action publique à fort impact social.
En somme, cette mission incarne une promesse : celle de transformer l’accès aux soins dans le Nord du Togo en un droit concret, et non plus en un privilège inaccessible. Mercy Ships inscrit ainsi son action dans une dynamique durable, où chaque patient devient le symbole d’une fracture sanitaire résorbée et d’une dignité retrouvée.
TSÉVIÉ, 18 août 2026 — L’État togolais opère un changement de paradigme radical dans sa stratégie d’aménagement territorial : transférer le pouvoir décisionnel et opérationnel directement aux communautés locales. Pour accélérer la construction d’infrastructures et garantir leur pertinence, le gouvernement délaisse l’approche verticale traditionnelle au profit du Développement conduit par les communautés (DCC), une méthode qui entre aujourd’hui dans sa phase d’institutionnalisation.
L’efficacité par la décentralisation des chantiers
La logique derrière cette réorganisation est strictement pragmatique. En effet, les projets dictés depuis le sommet de l’État s’enlisent fréquemment dans des goulets d’étranglement administratifs. À l’inverse, lorsque les habitants d’un quartier ou d’un village identifient eux‑mêmes leurs urgences, planifient les travaux et assurent le contrôle qualité, l’exécution s’accélère drastiquement.
Cette maîtrise d’ouvrage communautaire permet de lancer des dizaines d’investissements en parallèle sur tout le territoire. De plus, les citoyens impliqués développent un fort sentiment d’appropriation qui garantit la durabilité et l’entretien des infrastructures sur le long terme. Le succès indiscutable du projet pilote COSO — déployé récemment dans le cadre du Programme d’urgence de renforcement de la résilience (PURS) — a fourni à l’exécutif les preuves tangibles de l’efficacité de ce modèle.
Une large consultation pour graver la méthode dans le marbre
Pour transformer cet essai réussi en politique d’État permanente, l’administration a rassemblé, le 18 août à Tsévié, les décideurs clés de la Région maritime. Autour du représentant du gouverneur Taïrou Bagbiegue et du préfet de Zio, Mawouna Gadewa, les maires, les secrétaires généraux et la société civile ont confronté leurs expériences.
L’objectif de cette session n’était pas de présenter un texte figé, mais de soumettre le projet d’institutionnalisation à la critique du terrain. Ainsi, l’État compte sur les retours de ces acteurs de première ligne pour purger les futures procédures de toute lourdeur bureaucratique.
Vers une gouvernance locale modernisée
En ancrant définitivement le DCC dans son architecture institutionnelle, le Togo s’apprête à moderniser son action publique. Le pays se dote ainsi d’un mécanisme de financement pérenne, hautement redevable, et capable de répondre à la vitesse de l’urgence aux besoins réels des populations.
Finalement, l’institutionnalisation du DCC consacre une révolution silencieuse: désormais, ce sont les citoyens eux‑mêmes qui deviennent les architectes de la gouvernance locale, transformant chaque projet en symbole de transparence, de rapidité et de proximité.
KPALIMÉ, 18 août 2026 — Le Conseil municipal de Kloto 1 passe à la vitesse supérieure. Lors de sa troisième session ordinaire de l’année 2026, les élus locaux ont voté une rallonge budgétaire spectaculaire de 456,3 millions de FCFA, propulsant ainsi le budget communal de 531,2 millions à plus de 987,5 millions de FCFA.
Cette augmentation massive de 46,2 % marque un tournant stratégique pour la collectivité, qui choisit d’allouer la quasi‑totalité de ces nouvelles ressources au développement concret du territoire.
Un virage massif en faveur des équipements collectifs
La municipalité refuse de gonfler le train de vie de son administration. En effet, l’exécutif local consacre une part écrasante de ce budget rectificatif — soit 80,34 % des fonds — aux dépenses d’investissement directes. Les charges de fonctionnement, strictement maîtrisées, ne représentent que 19,66 % de l’enveloppe globale.
Cette orientation financière agressive traduit une priorité claire : transformer le capital budgétaire en chantiers visibles et en retombées économiques directes pour les habitants.
Marché de gros et modernisation urbaine au cœur du programme
Les nouvelles marges de manœuvre financières financeront des projets d’infrastructures majeurs à Kpalimé. Ainsi, la commune engagera notamment la construction d’un marché de gros dédié au bétail, un équipement commercial stratégique conçu pour structurer la filière locale, attirer les acheteurs régionaux et multiplier les recettes municipales.
En parallèle, le Conseil déploie un vaste plan d’aménagement urbain destiné à moderniser la voirie, embellir le cadre de vie et soutenir l’attractivité touristique de la ville.
Pour garantir l’efficacité de ces investissements sur le terrain, le Conseil municipal réorganise sa gouvernance à la base. La session a officialisé le renouvellement méthodique des Comités de développement de quartier (CDQ) dans l’ensemble des 33 quartiers de la commune.
Ainsi, en remettant à plat ces instances de proximité, Kloto 1 s’assure d’associer étroitement les populations à la priorisation des chantiers et au suivi des travaux, scellant un véritable pacte de performance entre les élus et les citoyens.
En somme, cette décision budgétaire consacre une nouvelle ère : Kloto 1 transforme ses ressources en leviers visibles de développement, scellant l’alliance entre gouvernance locale et mobilisation citoyenne pour bâtir une commune moderne et attractive.
TSÉVIÉ, 18 août 2026 — Fini le temps des dépenses publiques sans boussole. Au Togo, l’exigence institutionnelle est désormais claire : chaque franc investi par l’État doit générer un impact direct, traçable et mesurable pour les citoyens.
Pour imposer cette nouvelle norme de gouvernance, la Cour des comptes a lancé, le 17 août, une vaste offensive de mise aux normes à Tsévié. L’institution a convoqué l’ensemble de la chaîne d’exécution financière locale — maires, comptables publics, ordonnateurs et secrétaires généraux des communes — pour une session intensive de recadrage et de formation.
L’enjeu dépasse largement le simple cadre d’un séminaire administratif. En effet, la mauvaise gestion des deniers publics prospère le plus souvent sur l’ignorance ou la mauvaise interprétation des textes réglementaires. Lorsque les acteurs locaux maîtrisent mal la loi organique relative aux lois de finances ou les subtilités du code des marchés publics, ils ouvrent la porte à l’inefficacité, au gaspillage et à la corruption.
Dans cette optique, la stratégie de la Cour des comptes est implacable : prévenir les fautes de gestion en amont coûte infiniment moins cher à la République que de traquer les dérives a posteriori. Dépenser l’argent public exige une rigueur technique absolue. Ainsi, en armant les élus et les fonctionnaires d’une meilleure connaissance des nomenclatures budgétaires et des procédures de reddition des comptes, l’État togolais transforme ces acteurs locaux en premiers remparts contre les dysfonctionnements financiers.
Un soutien politique clair pour un changement de culture.
L’exécutif prend cette transition très au sérieux et déploie son poids politique pour appuyer l’initiative. La présence remarquée du gouverneur de la Région maritime, Taïrou Bagbiegue, et du préfet de Zio, Mawouna Gadewa, lors de l’ouverture des travaux, envoie un message sans équivoque aux administrations locales.
La Cour des comptes redéfinit ainsi son rôle historique. Elle ne se contente plus d’auditer et de sanctionner en fin de course : elle s’impose désormais comme l’architecte d’une culture durable de la performance et de la transparence au cœur même des territoires togolais.
En somme, cette opération de recadrage, l’institution envoie un signal fort : la transparence et la performance ne sont plus des options, mais les fondations incontournables d’une gouvernance publique crédible et durable.
ATAKPAMÉ, 17 août 2026— Plus de 200 jeunes ont participé, samedi 15 août 2026, à une rencontre consacrée aux valeurs civiques et à la responsabilité citoyenne dans la commune Ogou 1. Organisée à l’initiative du maire, Dr Komlan Mensah KASSAMADA, la conférence a réuni également les présidents des Comités de développement des quartiers (CDQ) et les chefs de quartiers autour d’un même objectif : renforcer l’engagement de la jeunesse en faveur de la paix et du développement local.
Le thème, « Ensemble pour le Civisme, la Paix et le Patriotisme au Togo », a servi de fil conducteur aux échanges. La rencontre a privilégié le dialogue avec les jeunes plutôt qu’une simple séance de sensibilisation.
La conférence intervient dans un environnement régional où l’extrémisme violent et le terrorisme continuent de poser des défis majeurs aux États et aux communautés. Dans ce contexte, les responsables d’Ogou 1 veulent élargir la réflexion sur la sécurité en mettant l’accent sur la responsabilité individuelle et collective.
Le maire a défendu une approche fondée sur la participation citoyenne. Selon lui, la protection de la paix ne relève pas uniquement des forces de défense et de sécurité. Elle dépend également du comportement quotidien des citoyens : respect des lois, protection des biens publics, préservation de l’environnement, refus de la violence et maintien du dialogue.
Cette approche place directement les jeunes au cœur de la prévention des tensions. Elle leur demande de résister aux discours de haine, aux manipulations et aux logiques de division, tout en participant activement à la vie de leur commune.
La présence de Firmin Tecko AGBO, directeur du Centre de Recherches et de Géopolitique Internationale, a permis d’alimenter les discussions autour des enjeux de paix, de civisme et de responsabilité citoyenne.
Les participants ont pu poser leurs questions, exposer leurs préoccupations et formuler leurs propositions. Cette interaction a donné à la rencontre une dimension participative et permis aux jeunes de s’exprimer directement sur les réalités auxquelles ils sont confrontés.
Pour les responsables communaux, ce format constitue un moyen de rapprocher les institutions de la jeunesse et de faire émerger des réponses adaptées aux besoins du territoire.
Le maire a appelé les jeunes à traduire les valeurs défendues pendant la conférence en comportements concrets. Il les a notamment encouragés à privilégier l’entrepreneuriat, le service communautaire et les initiatives favorables au développement plutôt que la résignation ou la confrontation.
Il a également salué les efforts des autorités togolaises en matière de paix, de stabilité et de sécurité, tout en remerciant le gouverneur de la région des Plateaux pour son accompagnement dans l’organisation de la rencontre et son soutien aux collectivités et aux populations.
La municipalité entend ainsi renforcer progressivement le rôle de la jeunesse dans la construction d’une commune plus responsable et plus résiliente.
Cette initiative prend également une résonance particulière alors que l’Afrique célèbre la Journée africaine de la décentralisation et du développement local.
Le choix d’associer jeunes, chefs de quartiers et responsables des CDQ illustre précisément l’importance de la participation locale dans la consolidation de la démocratie de proximité. Une commune ne peut renforcer durablement sa cohésion sans impliquer ceux qui vivent quotidiennement les réalités du territoire.
À Ogou 1, la municipalité veut donc inscrire la jeunesse au centre de cette dynamique. L’objectif est de transformer le civisme en pratique quotidienne, la paix en responsabilité collective et le patriotisme en engagement concret au service de la communauté et du Togo. La ligne défendue par la commune tient en une idée : la paix ne se décrète pas. Elle se construit, se protège et se transmet.
LOMÉ, 17 août 2026 — À Lomé, l’héritage culturel s’impose désormais comme un levier pour penser et construire l’avenir. Le samedi 15 août 2026, les communautés de Bè, Aflao et Agoè-Nyivé l’ont une nouvelle fois démontré à l’occasion de la 8ᵉ édition de DUNENYO ZA, une célébration qui s’est progressivement affirmée comme l’un des grands temps forts de la vie culturelle du Grand Lomé.
La célébration a combiné rites, prières, expressions culturelles et réflexions sur les enjeux qui concernent directement les populations. En réunissant trois communautés liées par une histoire et des relations anciennes, l’événement a surtout mis en avant une idée : l’héritage culturel peut servir de point d’appui à la construction d’une société plus unie.
DUNENYO ZA ne cherche pas uniquement à préserver des traditions. La fête utilise la mémoire comme un outil de transmission et de cohésion. Les rites et les hommages rendus aux ancêtres ont permis aux participants de rappeler l’importance de l’héritage transmis par les générations précédentes. Les prières ont également porté les aspirations des communautés à la paix et à la sécurité au Togo.
Cette démarche donne à la célébration une portée qui dépasse le folklore. En mettant en avant les valeurs héritées du passé, les organisateurs cherchent à encourager des comportements susceptibles de renforcer la solidarité et le vivre-ensemble.
La particularité de DUNENYO ZA repose aussi sur son caractère fédérateur. La célébration associe trois communautés du Grand Lomé et organise sa tenue de manière tournante entre leurs différents territoires. Ce mécanisme permet aux communautés de maintenir un espace régulier de rencontre et de renforcer leurs liens. Il transforme également la diversité culturelle en facteur de rapprochement plutôt qu’en source de séparation.
Dans cette logique, la fête assume une fonction sociale : elle entretient la mémoire collective, favorise le dialogue entre générations et offre aux communautés un cadre pour réaffirmer leur appartenance à un même espace.
Cette année, les organisateurs ont choisi de placer les défis contemporains au cœur de la programmation avec le thème : « Avec DUNENYO ZA, valorisons la jeunesse et la femme, acteurs de développement durable ». Ce choix marque une évolution importante. La célébration ne s’arrête plus à la transmission des pratiques culturelles ; elle cherche à connecter cet héritage aux réalités économiques et sociales actuelles.
Les questions liées à la santé, à l’éducation, au civisme et à l’entrepreneuriat ont ainsi accompagné les manifestations culturelles. Les échanges avec les jeunes ont également permis d’ouvrir un espace de réflexion sur leur rôle dans le développement de leurs communautés. En donnant une place centrale aux femmes et aux jeunes, DUNENYO ZA cherche donc à faire de la culture un outil d’action et non uniquement de conservation.
L’édition 2026 s’est articulée autour de quatre objectifs complémentaires : rendre grâce à Dieu et honorer les ancêtres, préserver les valeurs traditionnelles, consolider les liens historiques entre Bè, Aflao et Agoè-Nyivé, puis convertir cette fraternité en force au service du développement.
Cette orientation permet à la fête de répondre à deux exigences apparemment différentes : préserver les racines et préparer l’avenir. Les danses, les rites et les expressions folkloriques deviennent ainsi des vecteurs de transmission. Ils rappellent aux nouvelles générations d’où elles viennent tout en les invitant à réfléchir à ce qu’elles veulent construire.
Instituée par les chefs traditionnels des principales communautés du Grand Lomé, DUNENYO ZA s’est progressivement imposée comme un rendez-vous culturel structurant. Son modèle repose sur un équilibre entre identité et ouverture. La fête protège les héritages sans les figer, valorise les différences sans fragiliser l’unité et utilise la fraternité historique comme une base pour répondre aux défis actuels.
L’édition 2026 confirme cette évolution. DUNENYO ZA ne présente plus seulement la tradition comme une mémoire à préserver, mais comme une ressource sociale capable de nourrir le civisme, la cohésion et le développement. Entre la voix des ancêtres et les ambitions de la jeunesse, le Grand Lomé cherche ainsi à construire un lien durable : faire du passé non pas une destination, mais une force pour avancer.
CINKASSÉ, 17 août 2026 — La chefferie du canton de Cinkassé entre dans une nouvelle étape. Le samedi 15 août 2026, le gouverneur de la région des Savanes, Affoh Atcha-Dédji, a officiellement remis à Sa Majesté Nagnango Bouraim Naaba Bougoum II le décret reconnaissant son accession à la tête du canton.
La cérémonie, qui a également donné lieu aux rites traditionnels d’installation, a réuni une importante mobilisation populaire. Des habitants de Cinkassé et de plusieurs autres localités du Togo, ainsi que des participants venus des pays voisins, ont pris part à cet événement qui marque à la fois la reconnaissance institutionnelle du nouveau chef et son entrée effective dans ses fonctions traditionnelles.
La remise du décret constitue l’aboutissement institutionnel d’un processus engagé sur le plan coutumier. Elle inscrit désormais officiellement Nagnango Bouraim Naaba Bougoum II dans l’exercice de ses responsabilités à la tête du canton de Cinkassé, conformément au cadre juridique applicable à la chefferie traditionnelle au Togo.
Le nouveau chef avait été désigné le 20 janvier 2025, à l’issue d’une procédure fondée sur le consensus coutumier. Plus d’un an après cette désignation, la cérémonie du 15 août vient donc formaliser son installation et donner une dimension officielle à son mandat.
En remettant le décret de reconnaissance, Affoh Atcha-Dédji a placé la paix et la cohésion sociale au centre de la mission qui attend désormais le nouveau chef.
Le gouverneur a appelé Nagnango Bouraim Naaba Bougoum II à exercer son autorité avec le souci constant de préserver l’entente entre les différentes composantes de la communauté. Il a également insisté sur la contribution que la chefferie traditionnelle peut apporter à la prévention des tensions et au règlement des différends.
Cette responsabilité prend une importance particulière dans les territoires où les chefs traditionnels restent des interlocuteurs de proximité pour les populations. Leur connaissance des réalités locales peut faciliter le dialogue, la transmission des valeurs culturelles et la recherche de solutions adaptées aux conflits communautaires.
Le gouverneur n’a pas limité son message au nouveau titulaire de la chefferie. Il a également invité les filles et fils de Cinkassé à accompagner leur chef dans l’accomplissement de ses nouvelles responsabilités.
Pour les autorités, la réussite de cette nouvelle étape dépendra aussi de la capacité de la communauté à préserver son unité et à soutenir les initiatives susceptibles de favoriser son développement. La chefferie doit ainsi s’inscrire dans une dynamique collective plutôt que fonctionner comme une institution isolée.
Nagnango Bouraim Naaba Bougoum II a, pour sa part, remercié les autorités nationales pour la confiance accordée à sa personne. Il s’est engagé à exercer sa fonction avec responsabilité et impartialité, en privilégiant l’intérêt général.
Le nouveau chef a notamment placé la jeunesse parmi ses priorités. Il entend faire de cette frange de la population un partenaire de la consolidation de la paix et du développement local.
Son installation ouvre ainsi une nouvelle séquence pour le canton de Cinkassé. Entre héritage coutumier, responsabilités sociales et attentes en matière de développement, le nouveau chef devra désormais transformer cette reconnaissance officielle en une autorité au service de l’unité et de la stabilité de sa communauté.