LOMÉ, 30 octobre 2026 — L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le gouvernement togolais ont accueilli des migrants togolais rentrés volontairement de Libye à bord d’un vol charter. L’opération marque une nouvelle étape d’un dispositif conjoint destiné à accompagner le retour des ressortissants ainsi qu’à préparer leur réinsertion dans leurs communautés d’origine.
Un retour organisé
Les autorités ont accueilli les rapatriés à leur arrivée au Togo, dans un cadre coordonné entre l’OIM Togo et les services gouvernementaux. Le vol charter permet aux migrants de quitter la Libye dans des conditions organisées, après une période souvent marquée par l’instabilité, les difficultés économiques et les risques liés aux routes migratoires irrégulières.
Le gouvernement présente ce retour volontaire comme une réponse humanitaire et migratoire. Il cherche ainsi à éviter que les ressortissants restent bloqués dans des situations de vulnérabilité, tout en leur offrant une voie de retour sûre vers leur pays.
Une réinsertion au cœur du dispositif
L’OIM indique qu’elle travaillera avec ses partenaires pour assurer une réintégration durable des migrants de retour. Cet accompagnement dépasse l’accueil initial : il vise en effet à aider les bénéficiaires à retrouver une stabilité économique, sociale et familiale dans leurs communautés.
La réintégration durable constitue un enjeu central des programmes de retour volontaire. Elle repose généralement sur un suivi psychosocial, un appui à la formation professionnelle, la création ou la reprise d’activités génératrices de revenus, ainsi que sur la mobilisation des familles et des autorités locales.
Pour le Togo, cette approche s’inscrit dans une politique plus large de gestion des migrations. À cet égard, l’OIM Togo mène régulièrement des actions dans ce domaine, notamment pour promouvoir une migration sûre, ordonnée et régulière, renforcer la cohésion sociale et soutenir les communautés d’accueil.
Le retour de ces migrants intervient dans un contexte où la Libye demeure un point de passage majeur vers l’Europe pour de nombreux ressortissants d’Afrique de l’Ouest. Les conditions de transit et de séjour dans le pays exposent souvent les migrants à des violences, à des détentions arbitraires et à des formes d’exploitation.
L’opération conjointe entre l’OIM et le gouvernement togolais illustre ainsi une stratégie fondée sur la coopération internationale. Elle vise à protéger les ressortissants vulnérables, à faciliter leur retour volontaire et à limiter les risques de nouvelle migration irrégulière.
Les autorités et l’agence onusienne doivent désormais transformer cet accueil en accompagnement concret. La réussite du dispositif se mesurera à la capacité des rapatriés à retrouver une activité, à reconstruire un projet de vie et à s’insérer durablement dans leurs communautés.
Le football africain retrouve son rendez-vous biennal. Le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a voté à l’unanimité, jeudi, le retour de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) à un cycle de deux ans, abandonnant le passage à quatre ans adopté l’année précédente.
La décision met fin à plusieurs mois d’incertitude. Elle confirme également l’abandon du projet de Ligue des Nations africaine, envisagée pour remplacer la CAN et se disputer tous les deux ans.
Un revirement motivé par l’argent
La CAF justifie ce retour en arrière par une réalité financière. La Ligue des Nations, compétition nouvelle, aurait exigé plusieurs années avant de générer des revenus suffisants pour soutenir les sélections, les compétitions continentales et l’autonomie financière du football africain.
Le président de la CAF, Patrice Motsepe, avait annoncé dès la conférence stratégique de l’organisation, tenue au Cap-Vert du 7 au 9 octobre, que le Comité exécutif réexaminerait le calendrier quadriennal.
« La décision vise à faire progresser, à protéger et à promouvoir les intérêts du football africain », a déclaré M. Motsepe. Il a souligné que la CAN demeure un levier essentiel pour les 54 fédérations membres et pour les joueurs africains évoluant dans des clubs hors du continent.
Un calendrier déjà fixé
La prochaine CAN se disputera en 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Les éditions suivantes sont programmées pour 2028, 2031 et 2033. Ce calendrier tient compte de la Coupe du monde FIFA 2030. Conformément à la pratique de la FIFA, la CAF évite d’organiser la phase finale de la CAN la même année que le Mondial.
Le retour au format biennal restaure donc une cadence familière aux supporters, aux diffuseurs et aux sélections nationales. Il offre également aux fédérations un rendez-vous régulier pour mobiliser sponsors, recettes télévisées et retombées touristiques.
Une compétition au-delà du sport
Pour la CAF, la CAN dépasse le cadre sportif. L’institution la présente comme une célébration des cultures, des traditions et de la diversité du continent, capable de rassembler les populations des 54 pays africains, la diaspora et les supporters du monde entier.
Cette dimension explique en partie l’attachement au tournoi. La CAN génère une visibilité internationale pour les villes hôtes, les chaînes de télévision, les sponsors et les joueurs. Elle constitue aussi l’une des rares compétitions capables de réunir régulièrement l’ensemble du continent autour d’un même événement.
Une décision aux effets immédiats
Le vote unanime du Comité exécutif renforce la légitimité du revirement. Il met fin au projet de Ligue des Nations et rétablit la CAN comme la compétition phare du football africain.
Reste désormais à la CAF à transformer cette décision en croissance durable : sécuriser les droits télévisés, attirer les investisseurs, améliorer les infrastructures et garantir des compétitions compétitives face aux grands championnats mondiaux.
Dans un contexte financier particulièrement restreint, les édiles de la municipalité du Golfe 3 dessinent les contours de leur future stratégie budgétaire. Réunis dans l’enceinte de l’hôtel de ville pour leur Débat d’Orientation Budgétaire, les décideurs locaux ont acté une feuille de route marquée par la rigueur fiscale et la modernisation des mécanismes de collecte.
Une austérité stratégique face aux contraintes financières
La municipalité amorce une transition budgétaire pragmatique. Pour l’exercice 2027, les projections s’établissent à 1,138 milliard de francs CFA, marquant une contraction de 8,68 % par rapport aux prévisions initiales de l’année précédente. Cette inflexion traduit la volonté des autorités locales d’aligner strictement les ambitions de la collectivité sur la réalité des marchés et des capacités contributives. Ainsi, l’exécutif municipal privilégie désormais un réalisme comptable rigoureux, renonçant aux estimations surévaluées pour garantir un équilibre pérenne des finances publiques.
L’évaluation de l’exercice 2026 met en lumière la nécessité d’une révision structurelle des méthodes de gestion. À la fin du troisième trimestre, l’administration municipale enregistre un recouvrement des recettes à hauteur de 624,44 millions de francs CFA, franchissant de peu la barre des 50 % des objectifs annuels fixés à 1,247 milliard. Par ailleurs, l’exécution des dépenses plafonne à 39,49 %, atteignant 492,37 millions de francs CFA. Ce décalage souligne l’urgence de rationaliser le fonctionnement des services municipaux et de redéfinir la cadence des engagements financiers de la commune.
Pour inverser la tendance et maximiser le rendement des recettes fiscales locales, la mairie mise résolument sur l’innovation technologique. Ainsi, le plan d’action prévoit la dématérialisation intégrale des processus de recouvrement des redevances et taxes locales. Cette numérisation vise à éradiquer les déperditions financières, à sécuriser les flux de trésorerie et à étendre l’assiette fiscale sans alourdir la pression sur les contribuables. En outre, l’administration s’engage à réduire drastiquement ses dépenses de fonctionnement afin de dégager des marges de manœuvre au profit du Plan de développement communal.
Sous la supervision vigilante des autorités préfectorales et des représentants de la société civile, la collectivité réoriente ses priorités d’investissement vers les urgences sanitaires et écologiques. Par ailleurs, la lutte contre les inondations récurrentes, l’assainissement urbain, le traitement des déchets et la réhabilitation du réseau routier constituent l’ossature des projets prioritaires pour 2027. À cet effet, en impliquant activement les comités de développement de quartier et les chefs traditionnels dans cet arbitrage, la municipalité entend délivrer des services publics essentiels plus efficaces et garantir un cadre de vie assaini aux citoyens. Enfin, elle cherche à renforcer l’adhésion des populations aux priorités de développement local.
Finalement, à travers cette projection budgétaire prudente, la commune du Golfe 3 fait le pari d’une gestion plus rigoureuse et d’une mobilisation accrue de ses ressources propres. Le défi pour l’exécutif municipal sera désormais de traduire ces orientations en résultats concrets, dans un contexte où les attentes des populations en matière d’infrastructures et de services de proximité demeurent particulièrement fortes.
MOSCOU, 29 octobre 2026 — Le président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a exhorté jeudi la Russie et l’Afrique à bâtir un partenariat fondé sur la souveraineté des États, la prévention des conflits et des résultats économiques mesurables. Il s’exprimait lors de la séance plénière du troisième Sommet Russie-Afrique, organisée au Grand Palais du Kremlin aux côtés du président russe Vladimir Poutine et de dirigeants africains.
La rencontre, qui s’est tenue les 28 et 29 octobre 2026, a réuni des délégations de près de 50 pays africains, dont 22 chefs d’État et de gouvernement. Elle a porté sur le commerce, la sécurité, l’énergie, l’alimentation, les technologies et la formation, dans un contexte de concurrence accrue entre grandes puissances pour l’influence sur le continent.
Une vision en trois piliers
Gnassingbé a structuré son intervention autour de trois priorités : la liberté des États africains de définir leur trajectoire, la stabilité comme condition du développement et l’accélération de la transformation économique. Il a défini un partenariat équilibré comme une relation qui produit des réalisations concrètes, respecte le droit des peuples à choisir leur avenir et protège la paix. « La force d’un partenariat se mesure à ce qu’il permet de construire », a-t-il déclaré devant l’assistance.
Le chef de la délégation togolaise a remercié le président Poutine pour l’accueil réservé à son pays. Il a ensuite appelé Moscou et les capitales africaines à ancrer leur coopération dans le respect mutuel, la confiance et la prise en compte des priorités définies par les États africains.
Souveraineté et poids international
Le président du Conseil a placé la souveraineté au centre de sa vision. Pour lui, elle ne se limite pas à l’indépendance politique : elle exige en effet que les pays africains disposent des moyens financiers, technologiques et institutionnels nécessaires pour exécuter leurs choix.
« La souveraineté prend tout son sens lorsqu’elle permet à un peuple de décider de sa trajectoire et de disposer des moyens de la réaliser », a-t-il affirmé.
Il a demandé une participation plus forte de l’Afrique dans les instances internationales qui décident de questions affectant directement le continent. Cette position rejoint l’un des enjeux centraux du sommet : élargir la place de l’Afrique dans les négociations mondiales, alors que Moscou présente le continent comme un acteur stratégique et non comme un destinataire passif d’aide. Le Kremlin a annoncé des discussions sur les investissements, la science, la technologie et les affaires humanitaires.
La paix, condition du développement
Gnassingbé a ensuite relié la sécurité au développement. Les conflits détruisent les infrastructures, interrompent les activités économiques et ferment des perspectives à la jeunesse, a-t-il rappelé. Il a plaidé pour un renforcement des capacités des États africains à protéger leurs populations. Selon lui, la coopération internationale doit soutenir les initiatives africaines de prévention et de règlement des crises, plutôt que de se substituer aux mécanismes continentaux.
Le président togolais a également élargi la notion de sécurité. Les services publics, l’emploi, le dialogue social, la médiation et la confiance entre citoyens et institutions constituent, a-t-il expliqué, des instruments de prévention des tensions. Cette approche place la cohésion sociale au même niveau que les réponses militaires ou diplomatiques.
Sur le plan économique, M. Gnassingbé a demandé une coopération orientée vers les besoins immédiats des populations : alimentation accessible, énergie fiable, emplois et perspectives pour les jeunes. Il a identifié l’agriculture, l’énergie et les infrastructures comme des secteurs prioritaires. Le renforcement des capacités productives, la transformation locale des ressources et la meilleure connexion des territoires aux marchés figurent parmi les leviers qu’il a proposés.
Le président du Conseil a aussi insisté sur la science, la technologie et la formation. Ces domaines, selon lui, permettent de développer les compétences, de créer de la valeur ajoutée localement et d’installer une croissance durable.
Les organisateurs ont inscrit ces thématiques au programme du sommet, avec plus de 40 sessions consacrées notamment au commerce, à l’investissement, au transfert technologique, à la sécurité alimentaire et énergétique, à la santé, à l’éducation et aux échanges de jeunesse.
Un partenariat à traduire en résultats
Pour Moscou, le sommet constitue une occasion de consolider ses partenariats politiques, économiques et sécuritaires en Afrique, dans un contexte international marqué par les sanctions occidentales. La Russie présente son approche comme une coopération fondée sur le respect de la souveraineté des États et la recherche d’un ordre mondial plus multipolaire.
Pour les dirigeants africains, l’enjeu consiste à convertir les engagements en projets financés, en emplois, en transferts technologiques et en capacités industrielles. La crédibilité du sommet se mesurera à la capacité des deux parties à traduire les déclarations en réalisations concrètes.
En clôture de son intervention, M. Gnassingbé a exprimé le souhait que la rencontre marque une étape décisive pour les populations africaines et russes. Il a également appelé les deux parties à insuffler une nouvelle dynamique au partenariat, autour de la souveraineté, de la paix et de la transformation économique.
Lomé mise sur des projets concrets
Pour le Togo, la participation au sommet s’inscrit dans une dynamique engagée avant Moscou. Du 29 septembre au 1ᵉʳ octobre 2026, Lomé a accueilli la première session de la Commission mixte intergouvernementale Togo-Russie, qui a identifié des axes de coopération dans le commerce, l’industrie, l’énergie, l’agriculture et les transports.
Les deux pays ont signé deux mémorandums d’entente à l’issue de ces discussions et préparent d’autres accords. Ils examinent notamment un corridor énergétique Lomé-Sahel fondé sur le gaz naturel liquéfié, des partenariats miniers, la production d’engrais et le développement d’infrastructures.
En marge du sommet, le Togo et la Russie ont signé deux accords de coopération et un mémorandum supplémentaire. Les documents couvrent l’agriculture, l’énergie, le commerce, la technologie, l’éducation, la recherche scientifique, la culture et le développement social.
L’énergie nucléaire entre en jeu
Rosatom, le groupe russe de l’énergie nucléaire, et le ministère togolais de l’Énergie ont signé un mémorandum sur l’utilisation pacifique de l’énergie atomique. Le texte prévoit la création de groupes de travail chargés d’évaluer des projets dans l’énergie, la médecine et l’agriculture.
Les deux parties envisagent également la formation de spécialistes togolais et des actions d’information destinées à expliquer les usages civils du nucléaire. Rosatom évoque notamment les centrales nucléaires flottantes comme une piste pour renforcer l’approvisionnement électrique du pays. Ce mémorandum constitue toutefois une étape initiale. Les projets nucléaires exigent des études de faisabilité, un cadre réglementaire robuste, des financements conséquents et plusieurs années de préparation.
Dans le domaine agricole, Lomé et Moscou envisagent la création de centres agricoles et de structures de formation pratique. Ces projets visent à renforcer les compétences locales, à améliorer l’accès aux intrants et à consolider la sécurité alimentaire.
Les autorités togolaises identifient également la mécanisation, l’irrigation, l’élevage, la recherche agronomique et la création de pôles agro-industriels comme des priorités. Ces chantiers répondent directement à l’appel lancé par M. Gnassingbé en faveur d’une transformation locale des ressources et d’une plus grande valeur ajoutée sur le continent.
Le port de Lomé occupe aussi une place stratégique dans cette coopération. Le gouvernement le présente comme une plateforme logistique capable de desservir les marchés de la sous-région, notamment grâce à ses liaisons avec les pays de l’hinterland.
Un plan d’action pour 2027-2029
Le sommet s’est achevé par l’adoption d’un plan d’action triennal couvrant la période 2027-2029. Ce document définit le cadre opérationnel de la coopération russo-africaine et traduit les engagements politiques en chantiers de mise en œuvre.
La déclaration finale appelle à un ordre international plus multipolaire, à une représentation africaine accrue dans la gouvernance mondiale et à une intensification des échanges commerciaux.Elle insiste également sur la souveraineté des États, la non-ingérence et le respect de la Charte des Nations unies.
Sur le plan économique, le texte encourage la diversification des échanges, la réduction des barrières commerciales, l’investissement et l’industrialisation en Afrique. Il met également en avant l’énergie, y compris le nucléaire civil et le gaz naturel, l’agriculture, les engrais, la transformation des minéraux critiques et les infrastructures de transport.
L’épreuve de la mise en œuvre
La valeur du sommet se mesurera désormais à la capacité des gouvernements à transformer les déclarations en contrats, en financements et en réalisations visibles. Pour le Togo, cela suppose de mobiliser les institutions compétentes, de sécuriser les financements et d’établir des calendriers précis pour chaque projet.
Par ailleurs, la Commission mixte intergouvernementale Togo-Russie est le mécanisme chargé de suivre cette mise en œuvre. Son rôle consistera à convertir les priorités identifiées à Lomé en projets opérationnels dans l’énergie, l’agriculture, l’industrie ainsi que la formation scientifique et technique.
En somme, le président Gnassingbé a quitté Moscou avec un message clair : l’Afrique ne recherche pas une dépendance nouvelle, mais des partenariats qui respectent ses choix, renforcent ses capacités et améliorent les conditions de vie de ses populations. La prochaine étape consistera à démontrer, sur le terrain, que les engagements pris au Kremlin produisent des résultats.
À l’approche d’une échéance fiscale majeure, l’administration financière togolaise accentue sa pression sur le secteur des transports. En effet, dès le début du mois de novembre, les forces de contrôle sillonneront les grands axes routiers et les centres urbains du pays pour vérifier le strict respect des obligations fiscales des professionnels du volant.
Le top départ des vérifications sur le terrain
Dès le lundi 2 novembre 2026, l’Office togolais des recettes (OTR) déploiera ses agents sur l’ensemble du territoire national pour superviser le recouvrement de la Taxe Professionnelle Unique (TPU). Cette opération d’envergure cible spécifiquement les régularisations dues au titre du troisième trimestre de l’année en cours. À travers ce rappel à l’ordre, l’instance fiscale entend resserrer les mailles du filet fiscal et garantir le versement effectif des contributions financières indispensables aux caisses de l’État.
Un mécanisme de calcul fondé sur le potentiel financier
Populairement désignée sous le terme de « trimestre », la TPU repose sur une évaluation forfaitaire établie par l’administration à partir d’une projection du chiffre d’affaires des exploitants. S’appuyant rigoureusement sur le Livre des procédures fiscales, la direction de l’OTR exhorte les acteurs du transport routier à régulariser promptement leur situation. Par ailleurs, l’autorité fiscale rappelle que cette démarche s’inscrit dans un cadre légal strict visant à moderniser la collecte fiscale tout en incitant les contribuables à faire preuve de civisme.
La recherche de la justice fiscale par la sectorisation
Pour éviter toute distorsion économique et préserver la justice fiscale, les services des impôts appliquent une grille tarifaire progressive et ciblée. La fiscalité ne frappe pas indifféremment l’ensemble des véhicules : le barème varie selon le potentiel économique de chaque catégorie de transport. Ainsi, le montant exigé prend en compte la capacité d’accueil des véhicules de personnes, la charge utile pour le transport de marchandises, de même que le tonnage global du matériel roulant.
L’assainissement progressif du secteur des transports
Cette campagne d’inspection s’insère dans une stratégie globale d’assainissement du paysage économique local. En multipliant ces vérifications systématiques, les autorités fiscales visent non seulement à maximiser les recettes publiques, mais également à professionnaliser un secteur névralgique souvent confronté à l’informel. Les transporteurs de marchandises et de voyageurs disposent ainsi d’un délai très court pour se mettre en règle et éviter l’application des pénalités prévues par le régime fiscal en vigueur.
Kara (Togo), 30 octobre 2026 — Une trentaine de journalistes des régions des Savanes, de la Kara et de la région Centrale ont été formés, mercredi 28 octobre 2026, sur les interventions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Togo. L’atelier, organisé au Palais des congrès de Kara par la Cellule CEDEAO-UEMOA avec l’appui de l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA), vise à rapprocher les politiques régionales des citoyens à travers une information plus précise, accessible et vérifiée.
Pendant la rencontre, les professionnels des médias ont examiné les programmes communautaires déployés dans le pays, leurs bénéficiaires et leurs résultats concrets. L’objectif affiché consiste à donner aux journalistes les repères nécessaires pour expliquer l’intégration régionale, ses mécanismes ainsi que ses effets sur la vie quotidienne des populations.
La Cellule CEDEAO-UEMOA a conçu cette initiative comme un pont entre les institutions régionales et le public. En outillant les rédactions, elle cherche à éviter que les projets financés ou soutenus par la CEDEAO restent confinés aux rapports techniques et aux communiqués officiels.
Le préfet de la Kozah, le colonel Bonfo Faré, a présidé la cérémonie d’ouverture. Il était accompagné du maire de la commune de Kozah 1, Me N’Djelle Abby Edah, et du représentant du secrétaire permanent de la Cellule CEDEAO-UEMOA, M. Lagnie Babimlé. Les autorités ont salué la démarche et rappelé que les médias occupent une place centrale dans la diffusion des politiques publiques. Elles ont également rendu hommage au président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour son rôle dans la gestion des crises au sein de la CEDEAO et la préservation de la solidarité entre les peuples de la sous-région.
Les échanges ont mis en avant des interventions qui touchent directement les familles togolaises. La CEDEAO soutient notamment des bourses d’excellence destinées aux jeunes filles issues de milieux défavorisés, la prise en charge des fistules obstétricales et des programmes de coopération transfrontalière. L’institution régionale appuie aussi un mécanisme de suivi de la libre circulation et des bourses d’immersion professionnelle. Ces dispositifs visent à élargir les opportunités économiques, à faciliter les mobilités et à renforcer les compétences des jeunes.
Par ailleurs, la CEDEAO a contribué à la réalisation et au renforcement d’infrastructures et d’équipements à vocation économique et administrative. Elle finance également des actions de renforcement des capacités au profit des jeunes et des femmes, afin de favoriser leur autonomisation financière. Pour les organisateurs, ces réalisations illustrent une ambition plus large : promouvoir un développement inclusif, consolider la solidarité entre États membres et rendre les décisions communautaires plus lisibles pour les citoyens.
L’ARAA occupe une place déterminante dans la mise en œuvre des initiatives agricoles et alimentaires de la CEDEAO. L’agence accompagne des projets destinés à améliorer la production, la productivité ainsi que la résilience des systèmes alimentaires face aux chocs climatiques et économiques. Ses interventions couvrent l’élevage, le pastoralisme, la pêche et l’aquaculture. Elles concernent aussi le développement des chaînes de valeur, l’accès aux marchés régionaux et la compétitivité des acteurs économiques.
Cette orientation répond à un défi majeur pour l’Afrique de l’Ouest : garantir la sécurité et la souveraineté alimentaires et nutritionnelles. Au Togo, l’ARAA intervient déjà dans des projets liés à l’agriculture intelligente face au climat, notamment sur l’accès des producteurs aux semences améliorées. Les journalistes présents à Kara ont donc été invités à traduire ces programmes en informations utiles : qui bénéficie d’un appui, comment accéder à un dispositif, quels résultats obtiennent les producteurs et quelles difficultés persistent sur le terrain.
Les autorités ont demandé aux participants de dépasser la simple restitution des faits. Ils les ont encouragés à expliquer les enjeux de l’intégration régionale, à vérifier les informations avant diffusion et à lutter contre la désinformation. Cette mission prend une importance particulière dans une sous-région confrontée à des tensions sécuritaires, aux mouvements de populations et aux défis économiques. Une information rigoureuse contribue à apaiser les incompréhensions, à valoriser les initiatives communes et à renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions.
Ainsi, les médias ont un rôle essentiel à jouer dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. En donnant la parole aux bénéficiaires, aux autorités locales et aux experts, ils peuvent montrer comment les politiques régionales se matérialisent dans les villages, les marchés, les écoles et les centres de santé.
La rencontre de Kara s’inscrit dans une série d’actions de sensibilisation menées par la Cellule CEDEAO-UEMOA pour faire connaître les projets communautaires au Togo. Une session similaire s’était tenue à Dapaong, dans la région des Savanes, afin d’informer les acteurs locaux sur les interventions de la CEDEAO et de recueillir les difficultés rencontrées sur le terrain.
À l’issue de l’atelier, les journalistes disposent d’une meilleure connaissance des programmes régionaux et de leurs retombées. Reste désormais à transformer cette expertise en reportages, enquêtes et émissions capables d’éclairer les citoyens sur ce que l’intégration ouest-africaine produit concrètement dans leur quotidien.
Ordinateurs adaptés, imprimante braille, accompagnement : l’Université de Kara, dans le nord du Togo, a inauguré mardi 27 octobre un centre taillé pour ses étudiants non-voyants.
L’enjeu dépasse la logistique. Dans un enseignement supérieur où cours, ouvrages et formalités circulent de plus en plus sur écran, l’étudiant qui ne voit pas risque de demeurer sur le seuil de l’amphithéâtre. Baptisé Centre d’appui aux non-voyants et implanté sur le Campus Sud, le lieu entend abattre cet obstacle.
Pour un lecteur non-voyant, un fichier informatique ne vaut que s’il livre son contenu autrement qu’à l’œil : l’accessibilité devient alors une condition du savoir, non un confort. Maîtriser l’informatique conditionne désormais la réussite d’un cursus, puis l’entrée dans la vie active. L’établissement cible trois verrous : l’accès à l’information, la formation numérique et les supports pédagogiques. Les lever doit procurer à ces étudiants de meilleures conditions de travail, une indépendance accrue ainsi que une place entière dans la vie du campus.
Le matériel répond à cette ambition avec précision. Les ordinateurs adaptés ouvrent les documents numériques ; l’imprimante braille, elle, ne dépose aucune encre : elle gaufre le papier de points en relief que les doigts déchiffrent. Concrètement, l’étudiant consulte, à l’ordinateur, un document reçu au format numérique, le tire en braille pour le relire du bout des doigts, puis aiguise des compétences informatiques dont dépendra, de plus en plus, son insertion professionnelle. Autour des machines, un accompagnement épaule les étudiants dans leur marche vers la réussite.
L’ONG italienne Saint-François d’Assise a équipé le centre. Son représentant, Flavio Fogarolo, en a remis les clés à Essonam Bini, directeur du Centre des œuvres universitaires de Kara (COUK), venu représenter la présidente de l’université, la professeure Prénam Houzou-Mouzou.
Au nom de celle-ci, Essonam Bini a remercié donateurs ainsi que partenaires, puis salué un renfort pour l’encadrement et le suivi des étudiants concernés.
« Ces équipements doivent estomper les inégalités devant le savoir », estime Essonam Bini.
La cérémonie a aussi rassemblé des membres de l’association Solidarité, Terre d’Expérience-Togo, elle-même engagée auprès des personnes en situation de handicap. Leur présence rappelle qu’aucune institution n’abat seule les barrières séparant le handicap du savoir.
Pour l’université, l’inauguration réaffirme un principe : chances égales, accès garanti, aucune discrimination. L’épreuve du quotidien commence maintenant : semestre après semestre, le centre devra prouver que ses machines débouchent sur des diplômes, puis sur des emplois. Mardi, les clés ont changé de mains. Reste à ouvrir la porte, chaque matin.
Le Palais des Congrès de Lomé a accueilli, le 27 octobre 2026, le Forum panafricain des leaders consacré à l’entrepreneuriat, à la transformation numérique et à la transition écologique au profit de la jeunesse africaine. La rencontre a réuni des acteurs du développement autour d’une conviction partagée : les jeunes doivent cesser d’être perçus comme de simples bénéficiaires des politiques publiques et devenir les principaux architectes de la croissance continentale.
L’Afrique dispose de l’une des populations les plus jeunes au monde, mais la conversion de ce potentiel démographique en emplois durables demeure un défi majeur. Le forum a placé cette équation au centre des débats, en explorant les leviers capables de stimuler l’innovation, la création d’entreprises et l’accès aux compétences numériques.
Les participants ont examiné comment les technologies, l’économie verte et l’industrialisation peuvent offrir aux jeunes des perspectives concrètes. L’enjeu dépasse la simple création d’activités : il s’agit de bâtir des chaînes de valeur locales, de réduire la dépendance aux importations et de renforcer la résilience économique des pays africains.
La présence d’Idiola Sandah, administrateur général de l’Autorité de coordination de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (ACP), a donné au débat une dimension opérationnelle. La PIA illustre la manière dont un écosystème industriel peut transformer les ambitions en opportunités d’emploi et de formation.
Inaugurée en 2021, la plateforme a attiré environ 350 milliards de francs CFA d’investissements et généré 6 780 emplois directs en cinq ans, selon les autorités togolaises. Les jeunes et les femmes représentent près de 80% des effectifs, tandis que 95% des postes sont occupés par des Togolais.
Pour Idiola Sandah, la prochaine étape consiste à accélérer. La PIA prévoit d’étendre ses infrastructures, de renforcer les chaînes de valeur locales, d’attirer de nouveaux investisseurs et de développer les compétences de la jeunesse, notamment par les transferts de technologie.
L’objectif affiché vise entre 15 000 et 20 000 emplois supplémentaires à terme. Cette trajectoire repose sur la transformation locale de matières premières agricoles, notamment le soja, le karité, la noix de cajou et le textile, secteurs déjà présents sur la plateforme.
Le forum de Lomé s’inscrit dans une dynamique plus large : faire des villes africaines des espaces où l’innovation, la production et l’écologie avancent ensemble. Pour les jeunes entrepreneurs, la question n’est plus seulement de créer une entreprise, mais de concevoir des solutions adaptées aux besoins réels du continent.
La rencontre a ainsi envoyé un signal clair : l’avenir économique de l’Afrique se construira si les États, les investisseurs et les institutions alignent leurs stratégies sur les ambitions des jeunes. La PIA offre un exemple tangible de cette approche, où l’industrialisation devient un instrument d’autonomisation plutôt qu’un simple indicateur de croissance.
À quelques heures de l’ouverture du troisième Sommet Russie-Afrique, le Togo a fait de Moscou une vitrine de sa diplomatie économique. Le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a présidé, le 27 octobre 2026, la signature de deux accords de coopération et d’un mémorandum d’entente liant des institutions togolaises et russes.
Les documents ouvrent la voie à des projets dans les domaines de l’éducation, de la recherche, de la santé, de l’agriculture, de la culture et de la protection des droits fondamentaux. Ils s’inscrivent dans le cadre d’un sommet que le Kremlin présente comme un rendez-vous consacré aux relations politiques, commerciales, scientifiques, technologiques et humanitaires entre la Russie et le continent africain.
Une visite chargée d’enjeux
L’arrivée du chef du gouvernement togolais dans la capitale russe ne relève pas du simple protocole. Elle intervient alors que Moscou cherche à élargir son influence en Afrique et que Lomé entend mobiliser des partenaires pour financer des projets structurants, former ses jeunes et valoriser son positionnement logistique en Afrique de l’Ouest.
Dans cette perspective, le sommet, organisé les 28 et 29 octobre sous la présidence de Vladimir Poutine, doit notamment aboutir à une déclaration finale, à un plan d’action pour 2027-2029 et à un accord sur les applications civiles de l’intelligence artificielle. Pour le Togo, les priorités affichées comprennent la sécurité alimentaire, l’accès aux intrants agricoles, la formation technique et scientifique, l’énergie ainsi que la promotion du port de Lomé comme porte d’entrée vers les marchés régionaux.
Le premier accord lie le Togo à Eurasia, une organisation russe à but non lucratif. Le texte prévoit de développer des coopérations dans les domaines de l’action humanitaire, de l’éducation, de la recherche scientifique, de la culture et du développement social.
Concrètement, les deux parties envisagent le financement de projets et la réalisation d’infrastructures dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la culture et de l’action humanitaire. Par ailleurs, l’accord évoque des programmes destinés à la jeunesse, à la transmission de la mémoire historique et à l’éducation civique.
L’agriculture occupe également une place centrale. Les signataires envisagent la création de centres agricoles et de structures de formation pratique, deux leviers présentés comme essentiels pour renforcer les compétences locales et améliorer la sécurité alimentaire. En outre, le champ de coopération s’étend aux médias, aux technologies, à l’écologie, au développement durable et à la coopération juridique.
Des bourses pour les étudiants togolais
Le deuxième accord concerne Rossotroudnitchestvo, l’agence fédérale russe chargée de la coopération humanitaire internationale et des relations avec les États de l’espace post-soviétique. Il vise à intensifier les échanges culturels, éducatifs, scientifiques et humanitaires entre les deux pays.
La mesure la plus tangible concerne l’enseignement supérieur : des étudiants togolais pourront bénéficier de bourses pour poursuivre leur formation dans des universités russes. Pour Lomé, cet axe répond à un besoin de capital humain qualifié, particulièrement dans les filières techniques et scientifiques.
Dans le même esprit, le partenariat prévoit l’implantation de « Maisons russes » au Togo. Ces espaces culturels devraient accueillir des activités de dialogue interculturel et favoriser les échanges entre les sociétés togolaise et russe. Faure Gnassingbé a salué cette initiative, qu’il présente comme un moyen de rapprocher les deux peuples et de soutenir la formation de l’élite togolaise.
Le troisième document établit un mémorandum d’entente entre le Médiateur des droits de l’homme de la Fédération de Russie et la Commission nationale des droits de l’homme du Togo (CNDH). Il prévoit de renforcer la coopération entre les deux institutions dans la promotion et la protection des droits et libertés fondamentaux.
À cet effet, le texte encourage le partage d’expériences sur le traitement des requêtes relatives à des violations alléguées, la production de rapports, l’assistance juridique et la mise en place de centres spécialisés. Il ouvre également la possibilité d’échanges sur les mécanismes institutionnels de protection des droits humains.
En abordant ce volet, Faure Gnassingbé a souligné les défis sécuritaires qui pèsent sur la jeunesse ouest-africaine, notamment face au terrorisme et à l’extrémisme violent. Il a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement du Togo en faveur de la protection des populations et de la promotion de leurs droits.
Une stratégie à confirmer
La signature de ces trois instruments traduit une volonté politique claire : diversifier les partenaires du Togo et inscrire la coopération avec la Russie dans des domaines directement perceptibles par les citoyens. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement mise sur la formation, l’agriculture, la culture et les infrastructures afin de transformer les déclarations diplomatiques en résultats concrets.
Cette dynamique s’inscrit dans une séquence plus large. En effet, dès le 1er octobre 2026, la première réunion de la Commission mixte intergouvernementale Togo-Russie, tenue à Lomé, avait débouché sur un mémorandum entre le Centre d’archéologie préventive de l’Académie des sciences de Russie et la Commission nationale du patrimoine culturel togolaise.
Reste désormais à mesurer l’effet réel de ces engagements, notamment à travers le calendrier de mise en œuvre, les financements mobilisés, le nombre de bourses attribuées et les projets effectivement réalisés. Pour les populations togolaises, la valeur de ce rapprochement se jugera moins dans les salons de Moscou que dans les campus, les champs, les centres de formation et les institutions appelés à en bénéficier.
Le Togo accueillera, du 2 au 6 novembre 2026, le navire-hôpital Auspicious Ark de la marine chinoise au Port Autonome de Lomé. Pendant cinq jours, les équipes médicales embarquées proposeront des consultations et des interventions chirurgicales gratuites aux populations, dans le cadre d’une opération menée avec l’Ambassade de Chine à Lomé.
L’initiative s’inscrit dans la tournée « Mission Harmony 2026 », déployée par l’Armée populaire de libération en Afrique et en Asie du Sud. En fait, le bâtiment a quitté Qingdao en juillet pour une mission de plus de 200 jours destinée à fournir des services médicaux et à renforcer les échanges avec les pays visités.
Des soins ciblés, sans frais
La campagne couvrira trois domaines : la médecine générale, la chirurgie de la cataracte et la chirurgie générale. Le ministère togolais de la Défense nationale précise que les prestations visent à élargir l’accès aux soins, notamment pour les patients qui rencontrent des obstacles financiers ou géographiques.
Les autorités présentent également l’opération comme un geste de coopération sanitaire entre Lomé et Pékin. Le ministre de la Défense remercie l’Armée populaire de libération pour son soutien au bien-être des Togolais et encourage la population à profiter de cette fenêtre de soins.
S’inscrire avant le 31 octobre
Par ailleurs, l’accès aux consultations exige une inscription préalable. Les candidats doivent se présenter, du mardi 27 au samedi 31 octobre, de 7 à 16 heures, dans l’un des quatre centres médicaux des armées désignés, munis d’une pièce d’identité valide.
Centre médical des armées du 1ᵉʳ bataillon d’Intervention Rapide, à Agoè.
Centre médical des armées du Régiment Blindé de Reconnaissance et d’Appui, face à la Brasserie du Bénin.
Centre médical des armées de la Gendarmerie nationale, derrière la Cour d’appel de Lomé, à Cacaveli.
Centre médical des armées du 2ᵉ régiment d’Infanterie, à Adidogomé.
Cette formalité doit permettre aux organisateurs d’anticiper les besoins, d’orienter les patients et de faciliter leur prise en charge à bord. Pour toute information complémentaire, le médecin lieutenant-colonel Akakpo Adeba-Oyé est joignable au (+228) 90 72 18 89.
Une escale aux dimensions diplomatiques
L’arrivée de l’Auspicious Ark à Lomé intervient après des escales en Côte d’Ivoire et au Ghana, où le navire a déjà dispensé des soins à des milliers de patients. Pour Pékin, ces déploiements conjuguent assistance humanitaire, diplomatie militaire et coopération sanitaire ; pour le Togo, ils offrent également une capacité médicale temporaire mais concrète, particulièrement précieuse pour les opérations de la cataracte.
Le navire, mis en service récemment, effectue ici sa première mission internationale. Sa présence au port de Lomé devrait donc attirer un large public, à condition que les intéressés respectent le délai d’enregistrement avant le 31 octobre.