Lomé, 18 juin 2026 — Transformer les exploitations familiales en fournisseurs stratégiques des grandes agences internationales et des programmes étatiques. Tel est l’enjeu du coaching intensif qui se tient du 17 au 23 juin 2026 à Lomé. Initié par la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de producteurs agricoles (CTOP), ce rendez-vous technique pose les jalons d’une intégration plus forte des produits locaux dans les circuits d’approvisionnement institutionnels.
FO4FS : Connecter les producteurs togolais aux géants de l’humanitaire et du public
Soutenu par le programme Organisations Paysannes pour les Systèmes Alimentaires Durables (FO4FS) — un projet cofinancé par la GIZ et porté par l’Alliance AgriCord —, cet atelier de haut niveau vise à lever les goulots d’étranglement qui privent les paysans togolais de débouchés majeurs. En effet, les critères de sélection des institutions comme le Programme Alimentaire Mondial (PAM), Catholic Relief Services (CRS), ou encore l’Agence Nationale de Sécurité Alimentaire du Togo (ANSAT) s’avèrent souvent hors de portée pour des structures non préparées.
C’est pourquoi la CTOP, en partenariat avec le ROPPA et le Collectif Stratégies Alimentaires (CSA), réunit durant une semaine vingt-cinq acteurs clés venus des régions des Savanes, de la Kara et de la Maritime. Encadrés par des consultants spécialisés, ces délégués décortiquent les cahiers des charges complexes de la commande publique et humanitaire afin de professionnaliser leur approche commerciale.
Stabilisation des revenus : L’opportunité des marchés de masse durables
Sur le plan macroéconomique, le défi reste de taille. Bien que les exploitations familiales fournissent l’essentiel de la production nationale, elles se heurtent structurellement à la volatilité des prix et à l’absence de débouchés stables. Pourtant, les réseaux de cantines scolaires de l’ANADEB ou les stocks de sécurité nationaux représentent des volumes financiers massifs capables de restructurer le monde rural.
Intégrer les céréales, les tubercules et les farines panifiables du terroir dans les menus officiels constitue un levier de souveraineté alimentaire et un puissant moteur de croissance pour les communautés rurales.
Pour y parvenir, la formation met un accent rigoureux sur les exigences de l’agro-business moderne :
La conformité technique : maîtriser les normes de qualité strictes et les technologies de stockage après-récolte pour éviter les pertes.
La gouvernance interne : Renforcer la gestion financière et contractuelle des coopératives.
La transition numérique : utiliser les outils digitaux pour optimiser la traçabilité et la logistique.
En fin de compte, cette initiative multi-acteurs marque un tournant vers une agriculture contractuelle plus résiliente au Togo. En formant cette première ligue de coopératives de confiance, la CTOP et ses partenaires internationaux n’améliorent pas seulement la compétitivité des producteurs : ils sécurisent la chaîne d’approvisionnement alimentaire face aux chocs régionaux.
Une résidente new-yorkaise trébuchant devant le bâtiment de la mission permanente de Côte d’Ivoire à Manhattan réclame des dommages-intérêts pour « blessures graves et permanentes ».
Abidjan, 18 juin 2026 — Quand la maintenance urbaine s’invite dans les prétoires de la haute cour internationale. La représentation diplomatique de la Côte d’Ivoire à New York se retrouve au cœur d’une bataille judiciaire inattendue qui pourrait faire jurisprudence sur les limites territoriales de l’immunité souveraine en métropole américaine.
Manhattan : un litige de voisinage qui grimpe jusqu’à la Cour suprême de New York
L’affaire, introduite début juin devant la Cour suprême de l’État de New York, remonte au 20 mars 2025. Ce jour-là, une résidente de Manhattan chute lourdement devant le 168 East 71st Street, une adresse huppée abritant l’immeuble de la mission permanente de la Côte d’Ivoire auprès de l’ONU, sous la direction de l’ambassadeur . Conséquence de cet incident : la plaignante affirme avoir subi des séquelles corporelles graves et permanentes, un préjudice jugé assez lourd pour contourner les tribunaux de première instance et solliciter directement la plus haute juridiction de l’État.
La stratégie des avocats de la victime est double. D’une part, ils pointent du doigt la co-responsabilité de la municipalité de New York et de l’État ivoirien dans la gestion de l’espace public. D’autre part, l’accusation soutient que le trottoir présentait un caractère « défectueux et manifestement dangereux », engageant la responsabilité civile des deux entités pour négligence caractérisée.
Immunité souveraine : le casse-tête juridique de « l’exception de délit non commercial »
Ce dossier soulève d’importantes questions de droit international public. En effet, pour contourner le traditionnel bouclier de l’immunité juridictionnelle dont jouissent les États étrangers sur le sol américain, les conseils de la plaignante invoquent une subtilité de la législation fédérale (le Foreign Sovereign Immunities Act) : « l’exception de délit non commercial ».
Cette clause stipule qu’un État étranger peut perdre son immunité si le litige concerne des dommages corporels causés par un acte de négligence survenu sur le territoire des États-Unis, notamment dans le cadre de la gestion d’une propriété immobilière.
Dès lors, l’administration ivoirienne se retrouve contrainte de descendre dans l’arène judiciaire locale pour défendre ses intérêts patrimoniaux. La mairie de New York, également désignée par la plainte, n’a pas encore formulé de réponse officielle, tandis que la mission ivoirienne examine les voies de recours avec ses conseillers juridiques.
En fin de compte, ce procès rappelle aux représentations diplomatiques que la souveraineté internationale s’arrête parfois au pas de leur porte, là où commencent les obligations citoyennes de la vie urbaine new-yorkaise. Le montant des réparations, qui reste à chiffrer, dépendra de l’évaluation médicale des préjudices, mais l’impact symbolique, lui, est déjà mesurable.
Lomé, 18 juin 2026 – Une révolution silencieuse mais puissante est en marche au Togo. Le Projet ProSMAT (Soutien à la Promotion du Maraîchage Agro-écologique Paysan au Togo) entre dans une phase décisive avec le démarrage officiel de la formation de 250 Femmes Relais en région Maritime. Ces femmes, à la fois productrices, transformatrices et mamans cantines, deviennent ainsi les actrices clés d’une mission ambitieuse : transformer les habitudes alimentaires et lutter contre la malnutrition dans leurs communautés.
Pendant plusieurs semaines, ces leaders communautaires vont acquérir des compétences concrètes autour de thèmes essentiels :
Les bases de la nutrition et d’une alimentation équilibrée : Pour appréhender pleinement les enjeux sanitaires d’une alimentation saine.
La nutrition spécifique de la femme et de l’enfant : un focus ciblé sur les besoins nutritionnels des populations les plus vulnérables.
Les bonnes pratiques culinaires locales : pour valoriser les ressources agro-écologiques disponibles tout en préservant la santé.
L’hygiène alimentaire et la sécurité sanitaire : des gestes simples mais vitaux pour éliminer les risques de contamination.
ProSMAT : une mission de sensibilisation nutritionnelle pour 5 000 personnes au Togo
Une fois formées, ces 250 Femmes Relais deviendront de véritables ambassadrices de la nutrition dans leurs villages et quartiers. En effet, leur mission consistera à sensibiliser plus de 5 000 personnes — familles, écoles et usagers des marchés — sur l’importance de consommer des légumes agro-écologiques et d’adopter de meilleures pratiques alimentaires.
L’objectif des équipes s’avère clair : réduire durablement la malnutrition en promouvant une alimentation locale, saine et durable. De surcroît, ce déploiement ne constitue qu’une première étape. Après la région Maritime, les sessions de formation se poursuivront dans les régions des Plateaux, Centrale, Kara et des Savanes, couvrant ainsi l’ensemble du territoire togolais.
Agroécologie et autonomie : pourquoi le projet ProSMAT est une avancée majeure
Le projet ProSMAT ne se contente pas de transmettre des connaissances théoriques ; il crée un véritable mouvement de terrain. En s’appuyant sur des femmes déjà fortement engagées dans la production et la transformation alimentaire, l’initiative mise sur l’intelligence collective et locale pour faire évoluer les comportements. Ce programme repose sur trois piliers fondamentaux :
L’agro-écologie : promouvoir des techniques de cultures respectueuses de l’environnement et de la santé humaine.
L’autonomie alimentaire : renforcer les capacités techniques des communautés pour leur permettre de se nourrir de manière équilibrée.
L’impact multiplicateur : chaque femme formée transmettra son savoir à d’autres mères de famille, générant un effet boule de neige positif.
« Cette formation représente une opportunité pour nous, les femmes, de mieux nourrir nos familles et nos communautés. Nous allons partager ces connaissances avec toutes les mamans, pour que nos enfants grandissent en bonne santé. » – Une participante, productrice en région Maritime.
Vers une extension nationale : le rôle central des femmes dans le développement local
En fin de compte, la formation lancée en région Maritime ouvre la voie à un programme national plus vaste. Dans les semaines à venir, les équipes techniques du ProSMAT parcourront les quatre autres régions du Togo pour encadrer de nouvelles vagues d’apprenantes et élargir l’impact social du projet.
Grâce à cette initiative, le Togo prouve une fois de plus qu’il mise sur l’éducation, l’agro-écologie et l’autonomisation des femmes pour bâtir un système alimentaire plus sain, plus souverain et plus résilient.
Lomé, 18 juin 2026 — Le Togo s’apprête à vivre un moment culturel et gastronomique d’envergure avec la cinquième édition du Festival La Marmite (FESMA), qui se tiendra du 12 au 16 août 2026 sur l’esplanade du Palais des Congrès de Lomé. Cet événement, désormais incontournable, se positionne comme un catalyseur de cohésion sociale, d’intégration régionale et de promotion des produits locaux, tout en ouvrant une fenêtre sur les échanges interculturels.
Sous le thème « L’alimentation, vecteur d’unité et de dialogue entre les peuples », cette édition promet d’être plus ambitieuse que jamais. Elle mettra en lumière la capacité de la cuisine à transcender les barrières linguistiques, culturelles et géographiques, comme l’a souligné Jean-Paul Agbo Ahouélété, commissaire général du festival : « La gastronomie est un langage universel qui unit les cœurs et les esprits. À travers les saveurs, nous brisons les murs de la méfiance et bâtissons des ponts entre les nations. »
OADEL et FESMA 2026 : un engagement fort pour l’économie locale et la santé publique
Le FESMA 2026 ne se contente pas d’être une fête des papilles. En effet, il s’inscrit dans une démarche économique et sociale profonde, en mettant l’accent sur la valorisation des filières agricoles locales. C’est pourquoi Tata Yawo, directeur exécutif de l’OADEL (Organisation pour l’Alimentation et le Développement Local), rappelle à ce titre l’importance cruciale de consommer local : « Soutenir nos producteurs, c’est investir dans notre avenir. Chaque achat de produit togolais est un acte patriotique qui renforce notre économie et préserve notre patrimoine culinaire. »
Cependant, les défis liés aux changements des habitudes alimentaires et à leurs impacts sur la santé publique restent nombreux. Face à cette situation, l’OADEL annonce l’organisation d’un colloque international d’envergure réunissant des experts du Togo, du Bénin et du Mali. Par conséquent, ce forum scientifique et citoyen abordera des questions urgentes telles que la transition alimentaire, la nutrition de qualité et la lutte contre les maladies non transmissibles (MNT), qui représentent des enjeux majeurs pour l’Afrique de demain.
Concours sous-régional et Chine invitée d’honneur : les grandes innovations de l’édition
Cette année, le comité d’organisation du FESMA innove en introduisant plusieurs grandes premières :
La Chine, pays invité d’honneur : une occasion unique de fusionner les saveurs africaines et asiatiques, créant ainsi un dialogue culinaire inédit entre les deux continents.
Un concours culinaire sous-régional : les brigades de sept pays d’Afrique de l’Ouest s’affronteront dans une compétition retransmise en direct sur les réseaux sociaux et à la télévision, offrant une visibilité sans précédent aux talents africains.
Le concours « Innov-Agro » : destiné aux jeunes entrepreneurs, ce prix récompensera les meilleurs projets de transformation agroalimentaire, évalués par un jury d’experts, d’institutions financières et de professionnels du secteur.
Au programme de ces cinq jours de festivités : des expositions-ventes, des séances de dégustation, des ateliers culinaires interactifs, des masterclasses animées par des chefs de renom, des concerts géants et un dîner de gala prestigieux intitulé « Le Togo et le Monde à Table ». Ces activités visent également à renforcer l’attractivité touristique du Togo comme destination gastronomique de premier plan, tout en faisant de l’alimentation un véritable levier de développement national.
Valorisation du patrimoine culinaire : un héritage qui dépasse les frontières du Togo
Depuis sa création, le Festival La Marmite s’impose comme un ambassadeur de premier ordre de la culture togolaise et africaine. En quatre éditions, l’événement a ainsi sensibilisé des milliers de visiteurs à l’importance de la consommation des produits du terroir, tout en offrant une vitrine commerciale d’exception aux producteurs, transformateurs et restaurateurs du continent.
Dès lors, avec cette cinquième édition, les organisateurs réaffirment leur volonté de faire du FESMA bien plus qu’un simple rendez-vous festif : une plateforme dynamique d’échanges, d’innovation agroalimentaire et de célébration de la diversité, où chaque bouchée raconte une histoire et chaque recette rapproche les peuples.
À Rome, où se tient du 17 au 19 juin le sommet FII PRIORITY Europe 2026, le Président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a plaidé pour un partenariat économique renouvelé entre l’Afrique et l’Europe. Invité d’honneur de ce forum consacré à la compétitivité du continent européen, le chef de l’exécutif y défend le rôle de plateforme logistique régionale que le Togo entend jouer dans la transformation des chaînes de valeur mondiales.
Sommet FII PRIORITY Europe : Faure Gnassingbé, invité d’honneur à Rome
C’est dans les salons du Waldorf Astoria Rome Cavalieri que Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, a pris part, mercredi 17 juin 2026, aux travaux du sommet FII PRIORITY Europe. Arrivé la veille dans la capitale italienne, le chef de l’exécutif togolais y participe à l’invitation de Yasir ben Othman Al-Rumayyan, gouverneur du Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite (PIF) et président du FII Institute, organisateur de la rencontre.
Réunissant chefs d’État, investisseurs et décideurs économiques autour du thème « L’Europe réinventée : capital, souveraineté et autonomie stratégique », ce sommet examine les mécanismes de financement de la réindustrialisation, la résilience des chaînes d’approvisionnement et la transformation du travail dans une économie marquée par l’intelligence artificielle. Selon les chiffres mis en avant par les organisateurs, la croissance de la zone euro est projetée autour de 1,2 % en 2026, tandis que le potentiel d’investissements privés supplémentaires que pourrait mobiliser le continent sur dix ans est évalué à près de 800 milliards d’euros.
Partenariat Afrique-Europe : le Togo mise sur l’attractivité de ses investissements
Dans son intervention, le chef de l’exécutif a insisté sur les perspectives qu’ouvre, selon lui, le partenariat économique entre l’Afrique et l’Europe. Porté par certaines des croissances les plus dynamiques de la planète, le continent africain constituerait désormais un terrain privilégié pour les flux d’investissement, le développement des infrastructures de connectivité et de logistique, ainsi que pour l’approfondissement de l’intégration régionale.
Le Togo, a-t-il ajouté, entend prendre toute sa part dans cette dynamique en s’appuyant sur sa position de plateforme logistique régionale. Lomé met en avant les performances de son Port autonome, le développement de zones industrielles intégrées et les réformes conduites pour améliorer le climat des affaires, avec l’objectif déclaré de capter davantage d’investissements directs étrangers (IDE) et de renforcer les corridors reliant le pays à son arrière-pays.
« Porte d’entrée naturelle vers l’hinterland ouest-africain, au service d’une croissance partagée », a déclaré Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil du Togo.
Connectivité régionale : une offensive diplomatique et économique pour Lomé
Ce déplacement à Rome s’inscrit dans une semaine chargée pour la diplomatie économique togolaise. En effet, trois jours plus tôt, le Président du Conseil avait présidé à Lomé l’ouverture de la première Convention et Exposition africaines du transport aérien. Cette succession d’initiatives illustre la volonté du gouvernement togolais de faire de la connectivité — portuaire, aérienne et numérique — un axe central de sa stratégie de développement national.
Le Togo et l’Algérie entendent renforcer leur partenariat dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Reçu en audience par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Gado Tchangbedji, l’ambassadeur d’Algérie au Togo, Hocine Mezoued, a évoqué plusieurs pistes de coopération visant à accroître les opportunités de formation et à consolider les échanges entre les universités des deux pays.
Lomé, 17 juin 2026 — Le Togo et l’Algérie affichent leur volonté commune de consolider davantage leurs relations dans le secteur de l’enseignement supérieur. Ce mercredi, le ministre délégué auprès du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Professeur Gado Tchangbedji, a reçu en audience Son Excellence M. Hocine Mezoued, ambassadeur de la République algérienne démocratique et populaire auprès de la République togolaise.
Cette rencontre diplomatique a permis aux deux personnalités d’examiner l’état de la coopération entre Lomé et Alger dans les domaines de la formation universitaire et de la recherche scientifique, tout en identifiant de nouvelles perspectives destinées à renforcer ce partenariat.
Bourses d’études : Un accent particulier sur la formation des étudiants togolais
Au cours des échanges, les deux parties ont notamment abordé la question des bourses d’études accordées aux étudiants togolais. L’Algérie, qui accueille déjà de nombreux étudiants africains dans ses établissements d’enseignement supérieur, envisage de renforcer son appui au Togo à travers une augmentation du nombre de bourses disponibles.
Une attention particulière pourrait être accordée aux filières scientifiques et technologiques, considérées comme essentielles pour accompagner les ambitions de modernisation et de transformation économique du pays. Cette orientation répond également à la nécessité de former une nouvelle génération de cadres qualifiés capables de relever les défis liés à l’innovation, à l’industrialisation et à la recherche appliquée.
Partenariat académique : Vers un rapprochement entre les universités du Togo et d’Algérie
Les discussions ont également porté sur le développement de la coopération interuniversitaire. Les deux pays envisagent la mise en place d’accords-cadres entre leurs établissements d’enseignement supérieur afin de favoriser les échanges académiques et scientifiques.
Ces partenariats pourraient ouvrir la voie à une plus importante mobilité des enseignants-chercheurs, au partage d’expériences pédagogiques ainsi qu’au développement de projets de recherche communs. Une telle dynamique contribuerait à renforcer l’internationalisation des universités togolaises et à promouvoir la production scientifique au service du développement.
Valorisation du savoir : Le capital humain au cœur de la diplomatie entre Lomé et Alger
Cette audience traduit la volonté des autorités togolaises et algériennes de faire du capital humain un levier stratégique de développement. À travers le renforcement de la coopération universitaire et scientifique, les deux pays ambitionnent de promouvoir l’excellence académique et de doter la jeunesse des compétences nécessaires pour répondre aux exigences d’un monde en constante mutation.
Cette démarche s’inscrit dans la vision portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui place le développement des ressources humaines et la valorisation du savoir parmi les priorités de l’action publique.
En consolidant leurs liens dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Lomé et Alger confirment ainsi leur volonté de bâtir un partenariat durable, fondé sur le partage des connaissances, la formation des compétences et la promotion de l’excellence au service du développement de leurs peuples.
Atakpamé, 17 juin 2026 — Dans un geste symbolique fort, le Gouverneur de la Région des Plateaux, le Général Dadja Maganawé, a reçu le mercredi 12 juin 2026 Mme Wang Min, Ambassadrice de la République populaire de Chine au Togo. Au cœur des discussions : l’avancement du projet phare de 300 forages d’eau potable, financé par Pékin et destiné à révolutionner l’accès à l’eau dans cette région du centre-ouest togolais.
Hydraulique rurale : Un projet ambitieux pour des résultats concrets dans les Plateaux
Lancé en décembre 2024, ce projet s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale entre la Chine et le Togo, deux pays liés par une relation diplomatique et économique de plus en plus étroite. Selon les informations communiquées lors de cette audience, les travaux sont désormais à un stade très avancé, avec une majorité des forages déjà opérationnels ou en phase finale de test.
Pour les populations des Plateaux, où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien, ce projet représente une avancée majeure. Les forages, répartis stratégiquement à travers la région, devraient permettre de réduire les distances parcourues par les habitants pour s’approvisionner en eau, tout en améliorant la qualité sanitaire de cette ressource vitale.
Relations sino-togolaises : Une coopération « gagnant-gagnant » axée sur le développement
Lors de leur échange, le Général Maganawé et l’Ambassadrice Wang Min ont souligné l’excellence des relations sino-togolaises, qualifiées de « modèle de coopération Sud-Sud ». « Ce projet illustre parfaitement la volonté de la Chine d’accompagner le Togo dans son développement local », a déclaré Mme Wang Min, rappelant que Pékin reste un partenaire clé dans les secteurs des infrastructures, de la santé et de l’agriculture.
De son côté, le Gouverneur a salué l’efficacité et la rapidité avec lesquelles les équipes chinoises et togolaises ont collaboré pour mener à bien ce chantier. « Ces forages ne sont pas seulement des points d’eau, ce sont des leviers de développement économique et social pour nos communautés », a-t-il affirmé.
Réception des ouvrages et maintenance : Les prochaines étapes clés du chantier
Si l’avancement des travaux est satisfaisant, les deux parties ont également évoqué les défis à venir :
La réception officielle des ouvrages, prévue dans les prochains mois, qui marquera leur livraison aux communautés locales.
La formation des populations et des techniciens à la maintenance des forages, afin d’assurer leur durabilité sur le long terme.
L’exploration de nouveaux projets dans d’autres régions du Togo, où les besoins en eau potable restent criants.
Infrastructures et santé : Un partenariat bilatéral qui dépasse la question de l’eau
Au-delà des forages, la Chine et le Togo multiplient les initiatives communes. En 2025, Pékin a déjà financé la construction d’un hôpital régional dans la zone de Sokodé, ainsi que des programmes de formation professionnelle pour les jeunes Togolais. Ces actions s’inscrivent dans la stratégie chinoise d’investissement en Afrique, où le continent représente un partenaire clé pour les prochaines décennies.
Pour le Togo, cette coopération permet de combler des lacunes structurelles, tout en renforçant son attractivité économique. « Nous sommes reconnaissants envers la Chine pour son soutien constant, mais nous veillons aussi à ce que ces projets profitent pleinement à nos populations », a précisé une source proche du gouvernement togolais.
Alors que les forages des Plateaux devraient être pleinement opérationnels d’ici la fin de l’année, toutes les attentions se tournent désormais vers l’impact concret de ce projet. Les autorités locales espèrent également une baisse des maladies liées à l’eau non potable, une amélioration des rendements agricoles et, in fine, une réduction de la pauvreté dans la région.
Reste à savoir si ce modèle de coopération pourra être dupliqué à plus grande échelle, notamment dans les zones rurales les plus isolées du pays. Une question qui, sans doute, sera au cœur des prochaines discussions entre Lomé et Pékin.
En visite de travail et d’amitié à Tunis du 14 au 16 juin, le ministre togolais des Affaires étrangères Robert Dussey et son homologue tunisien Mohamed Ali Nafti ont signé un mémorandum d’entente instituant des consultations bilatérales régulières entre leurs deux ministères. À la clé, un programme de travail 2026-2027 décliné en huit chantiers prioritaires et la volonté commune de transformer six décennies de relations diplomatiques en partenariat économique tangible, à la faveur de la Zone de libre-échange continentale africaine.
C’est dans la matinée du lundi 15 juin, au siège du ministère tunisien des Affaires étrangères, que Mohamed Ali Nafti et son homologue togolais Robert Dussey ont coprésidé une séance de travail élargie réunissant les délégations des deux pays. Consacrée à l’examen de l’état de la coopération bilatérale, la rencontre a permis aux deux chefs de la diplomatie de dresser un état des lieux des partenariats existants et d’arrêter une série de mesures destinées à les approfondir dans plusieurs secteurs jugés prioritaires, tout en cherchant à dynamiser des échanges commerciaux restés, jusqu’ici, modestes au regard du potentiel des deux économies.
La séance s’inscrivait dans le cadre d’une visite de travail et d’amitié de trois jours effectuée par le ministre togolais à l’invitation de son homologue tunisien. Si Tunis et Lomé entretiennent des relations diplomatiques depuis 1965 — soit plus de six décennies —, les deux parties ont jugé le moment venu de leur donner un cadre plus structuré, en plaidant pour l’ouverture de canaux de communication directs entre hauts responsables et opérateurs économiques des deux pays.
Un mémorandum d’entente pour cadrer le dialogue diplomatique entre Lomé et Tunis
Au terme des discussions, les deux ministres ont procédé à la signature d’un mémorandum d’entente instituant des consultations bilatérales régulières entre les deux ministères des Affaires étrangères. Le texte doit servir de cadre de coordination permanent et de levier pour diversifier une coopération que les deux capitales jugent appelée à se densifier dans les prochaines années. Ouvrir des canaux directs entre hauts responsables et acteurs économiques, pour transformer six décennies de relations diplomatiques en partenariat tangible.
Santé, numérique et sécurité : Un agenda 2026-2027 décliné en huit chantiers
Les deux ministres se sont accordés sur l’élaboration d’un programme de travail courant sur la période 2026-2027, associant secteurs public et privé. Celui-ci doit couvrir huit domaines jugés prioritaires : la santé numérique, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, la formation diplomatique, la coopération militaire et sécuritaire, la cybersécurité, le tourisme médical, les technologies de l’information, ainsi que les infrastructures et réseaux électriques et hydrauliques. Les deux parties ont par ailleurs réaffirmé leur volonté de finaliser et de réviser les accords bilatéraux encore à l’étude, afin de préparer au mieux les prochaines échéances diplomatiques entre les deux pays.
Cacao contre huile d’olive : Le pari du commerce sud-méditerranéen via la ZLECAf
Sur le plan économique, les discussions ont mis l’accent sur l’appartenance commune du Togo et de la Tunisie à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), présentée par les deux délégations comme un levier pour développer les échanges de produits dont chaque pays dispose en abondance — l’huile d’olive et les dattes tunisiennes d’un côté, le cacao togolais de l’autre. À l’issue de la rencontre, Robert Dussey a invité Mohamed Ali Nafti à effectuer une visite de travail à Lomé, afin de suivre l’avancement des chantiers de coopération identifiés.
Réforme de l’Union africaine et ONU : De fortes convergences sur les dossiers multilatéraux
Au-delà du cadre bilatéral, les deux chefs de la diplomatie se sont félicités de la convergence de leurs positions sur plusieurs dossiers africains et internationaux, notamment la réforme du système de l’Union africaine et le renforcement de l’action commune du continent. Tunis et Lomé ont également noté leur coordination au Conseil de sécurité des Nations unies et au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie, où les deux pays ont indiqué se soutenir mutuellement sur leurs candidatures respectives à des fonctions internationales. Le rendez-vous pris pour la prochaine visite de Mohamed Ali Nafti à Lomé devrait permettre de mesurer, dans les mois à venir, la portée concrète de cet agenda commun.
Visé par plusieurs poursuites judiciaires dans son pays et déclaré fugitif depuis 2025, l’ancien ministre ghanéen des Finances, Ken Ofori-Atta, a obtenu la résidence permanente aux États-Unis. Une décision rendue par la justice américaine de l’immigration qui intervient alors que les procédures engagées contre lui au Ghana demeurent en cours.
L’affaire Ken Ofori-Atta prend une nouvelle dimension internationale. L’ancien ministre des Finances du Ghana, poursuivi dans son pays pour des faits présumés de corruption, a obtenu la résidence permanente aux États-Unis, selon les déclarations de son avocat. Une décision qui, bien qu’elle lui ouvre la voie à une installation durable sur le territoire américain, ne met pas un terme aux poursuites judiciaires engagées contre lui à Accra.
Arrivé aux États-Unis pour des raisons médicales, l’ex-grand argentier du gouvernement de l’ancien président Nana Akufo-Addo a vu sa demande de carte verte approuvée par la justice américaine de l’immigration. D’après son conseil, le tribunal a estimé que les accusations portées contre son client par les autorités ghanéennes n’étaient pas crédibles.
« Le tribunal estime que les accusations pénales portées contre lui au Ghana ne sont pas crédibles », a affirmé son avocat dans un communiqué.
Déclaré fugitif au Ghana puis inculpé pour corruption et mauvaise gestion
La situation judiciaire de Ken Ofori-Atta s’est considérablement détériorée depuis le début de l’année 2025. En février, les autorités ghanéennes l’avaient officiellement déclaré fugitif avant de l’inculper quelques mois plus tard, en novembre, pour des faits présumés de corruption et de gestion déficiente des fonds publics.
Les investigations menées par les autorités concernent plusieurs dossiers, dont le plus emblématique reste celui du projet de cathédrale nationale initié sous la présidence de Nana Akufo-Addo.
Le projet controversé de cathédrale nationale au cœur des accusations à Accra
À son lancement, les promoteurs du projet avaient présenté la future cathédrale nationale comme une œuvre devant être financée essentiellement par des contributions privées. Toutefois, au fil des années, ce chantier s’est imposé comme l’un des projets les plus controversés du mandat de Nana Akufo-Addo.
Selon les enquêteurs, les autorités ont finalement mobilisé près de 58 millions de dollars issus des finances publiques pour soutenir la construction. Cette utilisation des ressources de l’État suscite depuis plusieurs années de vives critiques au sein de l’opinion publique et alimente les accusations visant plusieurs responsables de l’ancienne administration.
Les autorités judiciaires ghanéennes cherchent notamment à déterminer les responsabilités dans les décisions qui ont conduit au financement du projet sur fonds publics, alors que ses promoteurs l’avaient initialement présenté comme devant reposer sur des apports privés.
Une décision de la justice américaine sans effet sur les procédures ghanéennes
L’obtention de la résidence permanente aux États-Unis constitue certes un tournant dans la situation personnelle de Ken Ofori-Atta, mais elle ne signifie pas pour autant la fin de ses ennuis judiciaires.
Les procédures ouvertes au Ghana restent en vigueur et les autorités du pays continuent d’examiner les différents chefs d’accusation retenus contre l’ancien ministre. Les développements de cette affaire pourraient ainsi raviver les débats sur la gouvernance économique et la lutte contre la corruption, dans un contexte où les nouvelles autorités ghanéennes ont fait de la transparence dans la gestion des finances publiques une priorité.
Un dossier politico-judiciaire aux fortes implications diplomatiques
Au-delà du cas de Ken Ofori-Atta, cette affaire met également en lumière les controverses qui continuent d’entourer certains vastes projets lancés sous l’administration de Nana Akufo-Addo. Elle intervient dans un contexte où les questions de reddition des comptes et de lutte contre l’impunité occupent une place croissante dans le débat public au Ghana.
Alors que l’ancien ministre bénéficie désormais d’un statut de résident permanent aux États-Unis, l’issue des procédures judiciaires engagées à son encontre demeure incertaine. Une situation qui pourrait alimenter, dans les mois à venir, de nouvelles tensions entre considérations judiciaires, enjeux diplomatiques et débats politiques dans l’une des principales démocraties d’Afrique de l’Ouest.
Réunis à Lomé du 15 au 19 juin 2026, plus de 500 acteurs de l’aviation civile, décideurs politiques, investisseurs et partenaires internationaux participent à la première Convention et exposition africaines du transport aérien. Placé sous le thème « Un ciel africain unique : connectivité et développement durable du transport aérien », ce rendez-vous continental ambitionne d’accélérer la libéralisation du transport aérien sur le continent et de faire du secteur un puissant levier d’intégration économique, de mobilité et de croissance durable.
Lomé, 16 juin 2026 – Pendant cinq jours, la capitale togolaise se positionne comme le carrefour africain du transport aérien. Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a procédé, le lundi 15 juin 2026, à l’ouverture officielle de la première édition de la Convention et exposition africaines du transport aérien (
African Air Transport /convention & Expo), placée sous le thème : « Un ciel africain unique : connectivité et développement durable du transport aérien ».
L’événement, organisé par la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC) en partenariat avec la Commission de l’Union africaine (CUA), rassemble dans la capitale togolaise les principaux acteurs de l’écosystème aéronautique africain et international. Pendant cinq jours, décideurs politiques, autorités de l’aviation civile, compagnies aériennes, gestionnaires d’aéroports, investisseurs, partenaires techniques et financiers, ainsi que représentants des communautés économiques régionales et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), sont appelés à réfléchir ensemble à l’avenir du transport aérien sur le continent.
Lomé au cœur de la diplomatie économique et logistique africaine
Lors de la cérémonie d’ouverture, plusieurs personnalités ont pris part à l’événement, notamment le président de la République du Rwanda, Paul Kagamé, et l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, deux figures majeures du panafricanisme économique. Leur présence traduit l’importance stratégique accordée à cette rencontre continentale, qui ambitionne d’accélérer la transformation du secteur aérien africain.
À travers l’organisation de cette première édition, le Togo confirme sa volonté de se positionner comme un carrefour logistique, commercial et aérien de premier plan en Afrique de l’Ouest. Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par les autorités togolaises, visant à faire du pays une plateforme régionale connectée aux grands corridors économiques du continent.
« En abritant cette convention, le Togo a fait le choix de se positionner comme une plateforme commerciale et logistique régionale. Mais cette ambition n’a de sens que si elle contribue à une ambition plus large, celle d’une Afrique qui se relie davantage à elle-même pour mieux se transformer », a déclaré Faure Gnassingbé.
Pour le Président du Conseil, l’intégration économique africaine ne peut être pleinement effective sans une meilleure connectivité entre les États. Il s’agit, selon lui, de réduire les distances qui freinent les échanges, de faciliter l’accès des entreprises aux marchés africains et d’offrir à la jeunesse un continent plus ouvert et davantage tourné vers les opportunités.
Le Marché unique du transport aérien africain (MUTA) au centre des enjeux
Malgré sa superficie et son potentiel économique, l’Afrique demeure l’une des régions du monde où la connectivité aérienne reste la plus faible. Les coûts élevés des billets, la multiplication des taxes et redevances, ainsi que la faible interconnexion entre les États continuent de freiner les échanges commerciaux et la mobilité des populations.
Face à ce constat, la convention de Lomé se veut une plateforme de réflexion et d’action destinée à accélérer la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain (MUTA), considéré comme l’un des projets phares de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
L’objectif poursuivi est de lever progressivement les obstacles qui entravent encore le développement du transport aérien sur le continent. L’ouverture des marchés, la suppression des barrières réglementaires, la réduction des coûts de transport et l’amélioration de l’accessibilité des services figurent parmi les principales priorités.
Les experts réunis à Lomé ambitionnent également d’accroître la part de l’Afrique dans le trafic aérien mondial, aujourd’hui largement dominé par les autres régions du monde. Avec seulement 2 % du trafic mondial, le continent dispose pourtant d’importantes marges de progression, soutenues par une démographie dynamique et une croissance continue des besoins en mobilité.
Faire du transport aérien un moteur du commerce intra-africain et de la ZLECAf
Pour les organisateurs, le développement du secteur aérien dépasse la seule question des déplacements. Il constitue un levier essentiel pour stimuler le commerce intra-africain, favoriser le tourisme, attirer les investissements et renforcer la compétitivité des économies nationales. Cette convention offre une opportunité unique de réunir l’ensemble des acteurs concernés afin d’identifier les blocages persistants et de proposer des solutions concrètes.
La présence des représentants de la ZLECAf illustre d’ailleurs la volonté de créer des synergies entre les politiques de transport et les ambitions d’intégration économique du continent. L’objectif est clair : réduire les coûts qui pèsent sur les voyageurs, harmoniser les réglementations et fluidifier les procédures afin de faciliter la circulation des marchandises et des passagers à travers l’Afrique.
Dans cette dynamique, l’amélioration de la connectivité aérienne apparaît comme un facteur déterminant pour accompagner la libre circulation des biens, des services et des personnes, condition indispensable à la réussite de la plus vaste zone de libre-échange au monde.
Investissements, fret aérien et transition écologique au programme des experts
Durant les travaux, plusieurs thématiques stratégiques seront examinées. Les participants échangeront notamment sur l’évaluation de la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain, l’accessibilité financière des billets d’avion, le développement du fret aérien et des corridors logistiques, ainsi que les investissements nécessaires à la modernisation des infrastructures aéroportuaires.
Les experts se pencheront également sur les défis liés aux transitions numérique et écologique de l’aviation africaine. Dans un contexte mondial marqué par les impératifs climatiques, la modernisation du secteur passe désormais par l’adoption de technologies plus propres, l’amélioration de l’efficacité énergétique et le développement de solutions innovantes conciliant croissance économique et durabilité environnementale.
La question du développement des compétences et du capital humain figure aussi parmi les priorités, alors que l’industrie aéronautique africaine devra disposer d’une main-d’œuvre qualifiée capable d’accompagner sa transformation.
Le président rwandais Paul Kagamé salue l’initiative togolaise
Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le président rwandais Paul Kagamé a exprimé sa reconnaissance au gouvernement togolais, et particulièrement au Président du Conseil, Faure Gnassingbé, pour l’organisation de cette rencontre continentale.
Le chef de l’État rwandais a souligné la nécessité pour l’Afrique de disposer d’un système de transport aérien plus performant, plus accessible et plus durable afin d’accompagner les ambitions économiques du continent.
Dans le même esprit, le ministre togolais des Transports, du Développement et des Pistes rurales, Komlan Loukou-Kadjé, ainsi que le président de la CAFAC, Serge Florent Dzota, ont rappelé que cette convention offre aux professionnels du secteur une opportunité unique d’échanger leurs expériences, d’analyser les défis actuels et d’identifier des solutions innovantes pour bâtir l’aviation africaine de demain.
Lomé, symbole d’une Afrique qui veut libéraliser son espace aérien
La tenue de cette première Convention et exposition africaines du transport aérien à Lomé dépasse le simple cadre d’un événement sectoriel. Elle illustre la volonté grandissante des pays africains de faire du transport aérien un moteur de transformation économique et d’intégration régionale.
Alors que l’Afrique aspire à bâtir un marché commun plus dynamique et plus compétitif, les décisions et recommandations qui émergeront de Lomé pourraient contribuer à façonner un espace aérien plus intégré, plus accessible et davantage tourné vers les exigences du développement durable. Une ambition à la mesure d’un continent qui entend désormais faire de son ciel un véritable moteur de croissance et d’unité.