Togo-Algérie : Vers un renforcement de la coopération universitaire et scientifique

Le Togo et l’Algérie entendent renforcer leur partenariat dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Reçu en audience par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Gado Tchangbedji, l’ambassadeur d’Algérie au Togo, Hocine Mezoued, a évoqué plusieurs pistes de coopération visant à accroître les opportunités de formation et à consolider les échanges entre les universités des deux pays.

Lomé, 17 juin 2026 — Le Togo et l’Algérie affichent leur volonté commune de consolider davantage leurs relations dans le secteur de l’enseignement supérieur. Ce mercredi, le ministre délégué auprès du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Professeur Gado Tchangbedji, a reçu en audience Son Excellence M. Hocine Mezoued, ambassadeur de la République algérienne démocratique et populaire auprès de la République togolaise.

Cette rencontre diplomatique a permis aux deux personnalités d’examiner l’état de la coopération entre Lomé et Alger dans les domaines de la formation universitaire et de la recherche scientifique, tout en identifiant de nouvelles perspectives destinées à renforcer ce partenariat.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Bourses d’études : Un accent particulier sur la formation des étudiants togolais

Au cours des échanges, les deux parties ont notamment abordé la question des bourses d’études accordées aux étudiants togolais. L’Algérie, qui accueille déjà de nombreux étudiants africains dans ses établissements d’enseignement supérieur, envisage de renforcer son appui au Togo à travers une augmentation du nombre de bourses disponibles.

Une attention particulière pourrait être accordée aux filières scientifiques et technologiques, considérées comme essentielles pour accompagner les ambitions de modernisation et de transformation économique du pays. Cette orientation répond également à la nécessité de former une nouvelle génération de cadres qualifiés capables de relever les défis liés à l’innovation, à l’industrialisation et à la recherche appliquée.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Partenariat académique : Vers un rapprochement entre les universités du Togo et d’Algérie

Les discussions ont également porté sur le développement de la coopération interuniversitaire. Les deux pays envisagent la mise en place d’accords-cadres entre leurs établissements d’enseignement supérieur afin de favoriser les échanges académiques et scientifiques.

Ces partenariats pourraient ouvrir la voie à une plus importante mobilité des enseignants-chercheurs, au partage d’expériences pédagogiques ainsi qu’au développement de projets de recherche communs. Une telle dynamique contribuerait à renforcer l’internationalisation des universités togolaises et à promouvoir la production scientifique au service du développement.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Valorisation du savoir : Le capital humain au cœur de la diplomatie entre Lomé et Alger

Cette audience traduit la volonté des autorités togolaises et algériennes de faire du capital humain un levier stratégique de développement. À travers le renforcement de la coopération universitaire et scientifique, les deux pays ambitionnent de promouvoir l’excellence académique et de doter la jeunesse des compétences nécessaires pour répondre aux exigences d’un monde en constante mutation.

Cette démarche s’inscrit dans la vision portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui place le développement des ressources humaines et la valorisation du savoir parmi les priorités de l’action publique.

En consolidant leurs liens dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Lomé et Alger confirment ainsi leur volonté de bâtir un partenariat durable, fondé sur le partage des connaissances, la formation des compétences et la promotion de l’excellence au service du développement de leurs peuples.

Coopération sino-togolaise : 300 forages d’eau potable pour transformer les Plateaux

Atakpamé, 17 juin 2026 — Dans un geste symbolique fort, le Gouverneur de la Région des Plateaux, le Général Dadja Maganawé, a reçu le mercredi 12 juin 2026 Mme Wang Min, Ambassadrice de la République populaire de Chine au Togo. Au cœur des discussions : l’avancement du projet phare de 300 forages d’eau potable, financé par Pékin et destiné à révolutionner l’accès à l’eau dans cette région du centre-ouest togolais.

 Hydraulique rurale : Un projet ambitieux pour des résultats concrets dans les Plateaux

Lancé en décembre 2024, ce projet s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale entre la Chine et le Togo, deux pays liés par une relation diplomatique et économique de plus en plus étroite. Selon les informations communiquées lors de cette audience, les travaux sont désormais à un stade très avancé, avec une majorité des forages déjà opérationnels ou en phase finale de test.

Pour les populations des Plateaux, où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien, ce projet représente une avancée majeure. Les forages, répartis stratégiquement à travers la région, devraient permettre de réduire les distances parcourues par les habitants pour s’approvisionner en eau, tout en améliorant la qualité sanitaire de cette ressource vitale.

Gouvernorat Région des Plateaux
© Gouvernorat Région des Plateaux

Relations sino-togolaises : Une coopération « gagnant-gagnant » axée sur le développement

Lors de leur échange, le Général Maganawé et l’Ambassadrice Wang Min ont souligné l’excellence des relations sino-togolaises, qualifiées de « modèle de coopération Sud-Sud ». « Ce projet illustre parfaitement la volonté de la Chine d’accompagner le Togo dans son développement local », a déclaré Mme Wang Min, rappelant que Pékin reste un partenaire clé dans les secteurs des infrastructures, de la santé et de l’agriculture.

De son côté, le Gouverneur a salué l’efficacité et la rapidité avec lesquelles les équipes chinoises et togolaises ont collaboré pour mener à bien ce chantier. « Ces forages ne sont pas seulement des points d’eau, ce sont des leviers de développement économique et social pour nos communautés », a-t-il affirmé.

Réception des ouvrages et maintenance : Les prochaines étapes clés du chantier

Si l’avancement des travaux est satisfaisant, les deux parties ont également évoqué les défis à venir :

  • La réception officielle des ouvrages, prévue dans les prochains mois, qui marquera leur livraison aux communautés locales.

  • La formation des populations et des techniciens à la maintenance des forages, afin d’assurer leur durabilité sur le long terme.

  •  L’exploration de nouveaux projets dans d’autres régions du Togo, où les besoins en eau potable restent criants.

Gouvernorat Région des Plateaux
© Gouvernorat Région des Plateaux

Infrastructures et santé : Un partenariat bilatéral qui dépasse la question de l’eau

Au-delà des forages, la Chine et le Togo multiplient les initiatives communes. En 2025, Pékin a déjà financé la construction d’un hôpital régional dans la zone de Sokodé, ainsi que des programmes de formation professionnelle pour les jeunes Togolais. Ces actions s’inscrivent dans la stratégie chinoise d’investissement en Afrique, où le continent représente un partenaire clé pour les prochaines décennies.

Pour le Togo, cette coopération permet de combler des lacunes structurelles, tout en renforçant son attractivité économique. « Nous sommes reconnaissants envers la Chine pour son soutien constant, mais nous veillons aussi à ce que ces projets profitent pleinement à nos populations », a précisé une source proche du gouvernement togolais.

Alors que les forages des Plateaux devraient être pleinement opérationnels d’ici la fin de l’année, toutes les attentions se tournent désormais vers l’impact concret de ce projet. Les autorités locales espèrent également une baisse des maladies liées à l’eau non potable, une amélioration des rendements agricoles et, in fine, une réduction de la pauvreté dans la région.

Reste à savoir si ce modèle de coopération pourra être dupliqué à plus grande échelle, notamment dans les zones rurales les plus isolées du pays. Une question qui, sans doute, sera au cœur des prochaines discussions entre Lomé et Pékin.

Lomé-Tunis : Dussey et Ali Nafti signent un accord économique majeur

En visite de travail et d’amitié à Tunis du 14 au 16 juin, le ministre togolais des Affaires étrangères Robert Dussey et son homologue tunisien Mohamed Ali Nafti ont signé un mémorandum d’entente instituant des consultations bilatérales régulières entre leurs deux ministères. À la clé, un programme de travail 2026-2027 décliné en huit chantiers prioritaires et la volonté commune de transformer six décennies de relations diplomatiques en partenariat économique tangible, à la faveur de la Zone de libre-échange continentale africaine.

 

C’est dans la matinée du lundi 15 juin, au siège du ministère tunisien des Affaires étrangères, que Mohamed Ali Nafti et son homologue togolais Robert Dussey ont coprésidé une séance de travail élargie réunissant les délégations des deux pays. Consacrée à l’examen de l’état de la coopération bilatérale, la rencontre a permis aux deux chefs de la diplomatie de dresser un état des lieux des partenariats existants et d’arrêter une série de mesures destinées à les approfondir dans plusieurs secteurs jugés prioritaires, tout en cherchant à dynamiser des échanges commerciaux restés, jusqu’ici, modestes au regard du potentiel des deux économies.

La séance s’inscrivait dans le cadre d’une visite de travail et d’amitié de trois jours effectuée par le ministre togolais à l’invitation de son homologue tunisien. Si Tunis et Lomé entretiennent des relations diplomatiques depuis 1965 — soit plus de six décennies —, les deux parties ont jugé le moment venu de leur donner un cadre plus structuré, en plaidant pour l’ouverture de canaux de communication directs entre hauts responsables et opérateurs économiques des deux pays.

 

Ministère des Affaires étrangères du Togo
© Ministère des Affaires étrangères du Togo

Un mémorandum d’entente pour cadrer le dialogue diplomatique entre Lomé et Tunis

Au terme des discussions, les deux ministres ont procédé à la signature d’un mémorandum d’entente instituant des consultations bilatérales régulières entre les deux ministères des Affaires étrangères. Le texte doit servir de cadre de coordination permanent et de levier pour diversifier une coopération que les deux capitales jugent appelée à se densifier dans les prochaines années. Ouvrir des canaux directs entre hauts responsables et acteurs économiques, pour transformer six décennies de relations diplomatiques en partenariat tangible.

Ministère des Affaires étrangères du Togo
© Ministère des Affaires étrangères du Togo

Santé, numérique et sécurité : Un agenda 2026-2027 décliné en huit chantiers

Les deux ministres se sont accordés sur l’élaboration d’un programme de travail courant sur la période 2026-2027, associant secteurs public et privé. Celui-ci doit couvrir huit domaines jugés prioritaires : la santé numérique, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, la formation diplomatique, la coopération militaire et sécuritaire, la cybersécurité, le tourisme médical, les technologies de l’information, ainsi que les infrastructures et réseaux électriques et hydrauliques. Les deux parties ont par ailleurs réaffirmé leur volonté de finaliser et de réviser les accords bilatéraux encore à l’étude, afin de préparer au mieux les prochaines échéances diplomatiques entre les deux pays.

 Cacao contre huile d’olive : Le pari du commerce sud-méditerranéen via la ZLECAf

Sur le plan économique, les discussions ont mis l’accent sur l’appartenance commune du Togo et de la Tunisie à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), présentée par les deux délégations comme un levier pour développer les échanges de produits dont chaque pays dispose en abondance — l’huile d’olive et les dattes tunisiennes d’un côté, le cacao togolais de l’autre. À l’issue de la rencontre, Robert Dussey a invité Mohamed Ali Nafti à effectuer une visite de travail à Lomé, afin de suivre l’avancement des chantiers de coopération identifiés.

Ministère des Affaires étrangères du Togo
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Réforme de l’Union africaine et ONU : De fortes convergences sur les dossiers multilatéraux

Au-delà du cadre bilatéral, les deux chefs de la diplomatie se sont félicités de la convergence de leurs positions sur plusieurs dossiers africains et internationaux, notamment la réforme du système de l’Union africaine et le renforcement de l’action commune du continent. Tunis et Lomé ont également noté leur coordination au Conseil de sécurité des Nations unies et au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie, où les deux pays ont indiqué se soutenir mutuellement sur leurs candidatures respectives à des fonctions internationales. Le rendez-vous pris pour la prochaine visite de Mohamed Ali Nafti à Lomé devrait permettre de mesurer, dans les mois à venir, la portée concrète de cet agenda commun.

Ghana : Fugitif et inculpé, l’ex-ministre Ken Ofori-Atta obtient la carte verte aux USA

Visé par plusieurs poursuites judiciaires dans son pays et déclaré fugitif depuis 2025, l’ancien ministre ghanéen des Finances, Ken Ofori-Atta, a obtenu la résidence permanente aux États-Unis. Une décision rendue par la justice américaine de l’immigration qui intervient alors que les procédures engagées contre lui au Ghana demeurent en cours.

L’affaire Ken Ofori-Atta prend une nouvelle dimension internationale. L’ancien ministre des Finances du Ghana, poursuivi dans son pays pour des faits présumés de corruption, a obtenu la résidence permanente aux États-Unis, selon les déclarations de son avocat. Une décision qui, bien qu’elle lui ouvre la voie à une installation durable sur le territoire américain, ne met pas un terme aux poursuites judiciaires engagées contre lui à Accra.

Arrivé aux États-Unis pour des raisons médicales, l’ex-grand argentier du gouvernement de l’ancien président Nana Akufo-Addo a vu sa demande de carte verte approuvée par la justice américaine de l’immigration. D’après son conseil, le tribunal a estimé que les accusations portées contre son client par les autorités ghanéennes n’étaient pas crédibles.

« Le tribunal estime que les accusations pénales portées contre lui au Ghana ne sont pas crédibles », a affirmé son avocat dans un communiqué.

 Déclaré fugitif au Ghana puis inculpé pour corruption et mauvaise gestion

La situation judiciaire de Ken Ofori-Atta s’est considérablement détériorée depuis le début de l’année 2025. En février, les autorités ghanéennes l’avaient officiellement déclaré fugitif avant de l’inculper quelques mois plus tard, en novembre, pour des faits présumés de corruption et de gestion déficiente des fonds publics.

Les investigations menées par les autorités concernent plusieurs dossiers, dont le plus emblématique reste celui du projet de cathédrale nationale initié sous la présidence de Nana Akufo-Addo.

 Le projet controversé de cathédrale nationale au cœur des accusations à Accra

À son lancement, les promoteurs du projet avaient présenté la future cathédrale nationale comme une œuvre devant être financée essentiellement par des contributions privées. Toutefois, au fil des années, ce chantier s’est imposé comme l’un des projets les plus controversés du mandat de Nana Akufo-Addo.

Selon les enquêteurs, les autorités ont finalement mobilisé près de 58 millions de dollars issus des finances publiques pour soutenir la construction. Cette utilisation des ressources de l’État suscite depuis plusieurs années de vives critiques au sein de l’opinion publique et alimente les accusations visant plusieurs responsables de l’ancienne administration.

Les autorités judiciaires ghanéennes cherchent notamment à déterminer les responsabilités dans les décisions qui ont conduit au financement du projet sur fonds publics, alors que ses promoteurs l’avaient initialement présenté comme devant reposer sur des apports privés.

Une décision de la justice américaine sans effet sur les procédures ghanéennes

L’obtention de la résidence permanente aux États-Unis constitue certes un tournant dans la situation personnelle de Ken Ofori-Atta, mais elle ne signifie pas pour autant la fin de ses ennuis judiciaires.

Les procédures ouvertes au Ghana restent en vigueur et les autorités du pays continuent d’examiner les différents chefs d’accusation retenus contre l’ancien ministre. Les développements de cette affaire pourraient ainsi raviver les débats sur la gouvernance économique et la lutte contre la corruption, dans un contexte où les nouvelles autorités ghanéennes ont fait de la transparence dans la gestion des finances publiques une priorité.

Un dossier politico-judiciaire aux fortes implications diplomatiques

Au-delà du cas de Ken Ofori-Atta, cette affaire met également en lumière les controverses qui continuent d’entourer certains vastes projets lancés sous l’administration de Nana Akufo-Addo. Elle intervient dans un contexte où les questions de reddition des comptes et de lutte contre l’impunité occupent une place croissante dans le débat public au Ghana.

Alors que l’ancien ministre bénéficie désormais d’un statut de résident permanent aux États-Unis, l’issue des procédures judiciaires engagées à son encontre demeure incertaine. Une situation qui pourrait alimenter, dans les mois à venir, de nouvelles tensions entre considérations judiciaires, enjeux diplomatiques et débats politiques dans l’une des principales démocraties d’Afrique de l’Ouest.

African Air Transport Convention 2026 : Lomé au cœur du ciel unique africain

Réunis à Lomé du 15 au 19 juin 2026, plus de 500 acteurs de l’aviation civile, décideurs politiques, investisseurs et partenaires internationaux participent à la première Convention et exposition africaines du transport aérien. Placé sous le thème « Un ciel africain unique : connectivité et développement durable du transport aérien », ce rendez-vous continental ambitionne d’accélérer la libéralisation du transport aérien sur le continent et de faire du secteur un puissant levier d’intégration économique, de mobilité et de croissance durable.

Lomé, 16 juin 2026 – Pendant cinq jours, la capitale togolaise se positionne comme le carrefour africain du transport aérien. Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a procédé, le lundi 15 juin 2026, à l’ouverture officielle de la première édition de la Convention et exposition africaines du transport aérien (
African Air Transport /convention & Expo), placée sous le thème : « Un ciel africain unique : connectivité et développement durable du transport aérien ».

L’événement, organisé par la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC) en partenariat avec la Commission de l’Union africaine (CUA), rassemble dans la capitale togolaise les principaux acteurs de l’écosystème aéronautique africain et international. Pendant cinq jours, décideurs politiques, autorités de l’aviation civile, compagnies aériennes, gestionnaires d’aéroports, investisseurs, partenaires techniques et financiers, ainsi que représentants des communautés économiques régionales et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), sont appelés à réfléchir ensemble à l’avenir du transport aérien sur le continent.

Lomé au cœur de la diplomatie économique et logistique africaine

Lors de la cérémonie d’ouverture, plusieurs personnalités ont pris part à l’événement, notamment le président de la République du Rwanda, Paul Kagamé, et l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, deux figures majeures du panafricanisme économique. Leur présence traduit l’importance stratégique accordée à cette rencontre continentale, qui ambitionne d’accélérer la transformation du secteur aérien africain.

À travers l’organisation de cette première édition, le Togo confirme sa volonté de se positionner comme un carrefour logistique, commercial et aérien de premier plan en Afrique de l’Ouest. Cette ambition s’inscrit dans la vision portée par les autorités togolaises, visant à faire du pays une plateforme régionale connectée aux grands corridors économiques du continent.

« En abritant cette convention, le Togo a fait le choix de se positionner comme une plateforme commerciale et logistique régionale. Mais cette ambition n’a de sens que si elle contribue à une ambition plus large, celle d’une Afrique qui se relie davantage à elle-même pour mieux se transformer », a déclaré Faure Gnassingbé.

Pour le Président du Conseil, l’intégration économique africaine ne peut être pleinement effective sans une meilleure connectivité entre les États. Il s’agit, selon lui, de réduire les distances qui freinent les échanges, de faciliter l’accès des entreprises aux marchés africains et d’offrir à la jeunesse un continent plus ouvert et davantage tourné vers les opportunités.

 Le Marché unique du transport aérien africain (MUTA) au centre des enjeux

Malgré sa superficie et son potentiel économique, l’Afrique demeure l’une des régions du monde où la connectivité aérienne reste la plus faible. Les coûts élevés des billets, la multiplication des taxes et redevances, ainsi que la faible interconnexion entre les États continuent de freiner les échanges commerciaux et la mobilité des populations.

Face à ce constat, la convention de Lomé se veut une plateforme de réflexion et d’action destinée à accélérer la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain (MUTA), considéré comme l’un des projets phares de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

L’objectif poursuivi est de lever progressivement les obstacles qui entravent encore le développement du transport aérien sur le continent. L’ouverture des marchés, la suppression des barrières réglementaires, la réduction des coûts de transport et l’amélioration de l’accessibilité des services figurent parmi les principales priorités.

Les experts réunis à Lomé ambitionnent également d’accroître la part de l’Afrique dans le trafic aérien mondial, aujourd’hui largement dominé par les autres régions du monde. Avec seulement 2 % du trafic mondial, le continent dispose pourtant d’importantes marges de progression, soutenues par une démographie dynamique et une croissance continue des besoins en mobilité.

Faire du transport aérien un moteur du commerce intra-africain et de la ZLECAf

Pour les organisateurs, le développement du secteur aérien dépasse la seule question des déplacements. Il constitue un levier essentiel pour stimuler le commerce intra-africain, favoriser le tourisme, attirer les investissements et renforcer la compétitivité des économies nationales. Cette convention offre une opportunité unique de réunir l’ensemble des acteurs concernés afin d’identifier les blocages persistants et de proposer des solutions concrètes.

La présence des représentants de la ZLECAf illustre d’ailleurs la volonté de créer des synergies entre les politiques de transport et les ambitions d’intégration économique du continent. L’objectif est clair : réduire les coûts qui pèsent sur les voyageurs, harmoniser les réglementations et fluidifier les procédures afin de faciliter la circulation des marchandises et des passagers à travers l’Afrique.

Dans cette dynamique, l’amélioration de la connectivité aérienne apparaît comme un facteur déterminant pour accompagner la libre circulation des biens, des services et des personnes, condition indispensable à la réussite de la plus vaste zone de libre-échange au monde.

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Investissements, fret aérien et transition écologique au programme des experts

Durant les travaux, plusieurs thématiques stratégiques seront examinées. Les participants échangeront notamment sur l’évaluation de la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain, l’accessibilité financière des billets d’avion, le développement du fret aérien et des corridors logistiques, ainsi que les investissements nécessaires à la modernisation des infrastructures aéroportuaires.

Les experts se pencheront également sur les défis liés aux transitions numérique et écologique de l’aviation africaine. Dans un contexte mondial marqué par les impératifs climatiques, la modernisation du secteur passe désormais par l’adoption de technologies plus propres, l’amélioration de l’efficacité énergétique et le développement de solutions innovantes conciliant croissance économique et durabilité environnementale.

La question du développement des compétences et du capital humain figure aussi parmi les priorités, alors que l’industrie aéronautique africaine devra disposer d’une main-d’œuvre qualifiée capable d’accompagner sa transformation.

Le président rwandais Paul Kagamé salue l’initiative togolaise

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le président rwandais Paul Kagamé a exprimé sa reconnaissance au gouvernement togolais, et particulièrement au Président du Conseil, Faure Gnassingbé, pour l’organisation de cette rencontre continentale.

Le chef de l’État rwandais a souligné la nécessité pour l’Afrique de disposer d’un système de transport aérien plus performant, plus accessible et plus durable afin d’accompagner les ambitions économiques du continent.

Dans le même esprit, le ministre togolais des Transports, du Développement et des Pistes rurales, Komlan Loukou-Kadjé, ainsi que le président de la CAFAC, Serge Florent Dzota, ont rappelé que cette convention offre aux professionnels du secteur une opportunité unique d’échanger leurs expériences, d’analyser les défis actuels et d’identifier des solutions innovantes pour bâtir l’aviation africaine de demain.

Lomé, symbole d’une Afrique qui veut libéraliser son espace aérien

La tenue de cette première Convention et exposition africaines du transport aérien à Lomé dépasse le simple cadre d’un événement sectoriel. Elle illustre la volonté grandissante des pays africains de faire du transport aérien un moteur de transformation économique et d’intégration régionale.

Alors que l’Afrique aspire à bâtir un marché commun plus dynamique et plus compétitif, les décisions et recommandations qui émergeront de Lomé pourraient contribuer à façonner un espace aérien plus intégré, plus accessible et davantage tourné vers les exigences du développement durable. Une ambition à la mesure d’un continent qui entend désormais faire de son ciel un véritable moteur de croissance et d’unité.

Togo-Libye : Robert Dussey reçu à Tripoli pour redynamiser la coopération économique

Dans la continuité de la visite de travail effectuée à Tripoli, la dynamique de rapprochement entre le Togo et la Libye se consolide davantage. Le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Robert Dussey, a été reçu en audience, le lundi 15 juin 2026, par le président du Conseil des ministres de l’État de Libye, Abdelhamid Dbeibah, au nom du chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé.

Sommet à Tripoli : Robert Dussey porte le message de Faure Gnassingbé en Libye

Cette rencontre de haut niveau, tenue dans un climat de cordialité, d’amitié et de confiance mutuelle, a permis aux deux parties de procéder à un examen approfondi de l’état des relations bilatérales et des perspectives de leur renforcement. Après les échanges engagés plus tôt avec son homologue libyen, El-Taher El-Baour, le chef de la diplomatie togolaise a porté le dialogue au plus haut niveau de l’exécutif libyen, confirmant ainsi la volonté partagée des deux pays d’insuffler une nouvelle dynamique à leur coopération.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Économie et investissements : les secteurs stratégiques au cœur des discussions

Au cœur des discussions figuraient les priorités de développement du Togo et de la Libye, ainsi que les voies et moyens susceptibles de favoriser une coopération plus étroite dans plusieurs secteurs stratégiques. Les deux responsables ont notamment échangé sur les mécanismes à mettre en place pour approfondir les relations économiques et commerciales, promouvoir les investissements et encourager l’émergence de partenariats mutuellement bénéfiques dans des domaines d’intérêt commun.

Cette audience vient ainsi couronner une séquence diplomatique marquée par la convergence de vues entre Lomé et Tripoli sur les grands enjeux du développement et de la coopération Sud-Sud. Elle traduit également la volonté des autorités togolaises et libyennes de bâtir un partenariat durable, fondé sur des intérêts partagés et une vision commune de l’intégration africaine.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Coopération Sud-Sud : la stratégie du Togo pour diversifier ses partenariats

À travers cette nouvelle étape, le Togo poursuit sa stratégie de diversification de ses partenariats sur le continent et confirme son engagement à renforcer ses relations avec les pays d’Afrique du Nord. Pour Lomé comme pour Tripoli, l’ambition est désormais de transformer cette proximité politique en opportunités économiques concrètes, au service du développement et de la prospérité des deux nations.

Togo : Les cinq régions mobilisées à Abidjan pour l’AIRF 2026

Abidjan, 16 juin 2026 – Le Togo affiche une présence remarquée à la 20ᵉ Assemblée générale de l’Association Internationale des Régions Francophones (AIRF), ouverte le lundi 15 juin 2026 en Côte d’Ivoire. La délégation togolaise, forte de la participation des cinq conseils régionaux du pays, illustre une volonté commune de renforcer la coopération internationale et de promouvoir le développement territorial.

Cette édition revêt une portée particulière pour le Conseil Régional Maritime, qui prend part pour la première fois aux travaux de l’organisation en tant que membre à part entière. Une intégration rendue possible grâce à l’accompagnement du ministère chargé de la Décentralisation, permettant ainsi à l’institution régionale de rejoindre officiellement le cercle des collectivités francophones engagées dans une dynamique de coopération et de partage d’expériences.

Le Conseil Régional Maritime
© Le Conseil Régional Maritime

 Cadre légal : L’article 44 sur la décentralisation au service du développement local

Cette adhésion s’inscrit dans le cadre des orientations définies par l’article 44 de la législation nationale sur la décentralisation, qui encourage les collectivités territoriales à développer des partenariats internationaux visant l’amélioration des services publics et la réalisation d’infrastructures au profit des populations.

Dès l’ouverture des travaux, les représentants du Conseil Régional Maritime se sont activement impliqués dans les différentes commissions thématiques organisées à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Abidjan. Le président du Conseil Régional Maritime a notamment pris part aux échanges de la Commission « Environnement, Eau, Énergies et Climat », apportant la contribution du Togo aux réflexions sur les défis environnementaux et énergétiques.

Le Conseil Régional Maritime
© Le Conseil Régional Maritime

Climat et égalité : La délégation togolaise active au sein des commissions à Abidjan

Parallèlement, la secrétaire générale du Conseil Régional Maritime a participé aux travaux de la Commission « Jeunesse, Formation et Culture », avant de rejoindre, aux côtés du président de l’institution, le groupe de travail consacré à l’égalité entre les femmes et les hommes, un enjeu transversal au cœur des politiques publiques des régions francophones.

Ainsi, la mobilisation togolaise se poursuit ce mardi 16 juin à l’auditorium du ministère ivoirien des Affaires étrangères, où se tient la cérémonie officielle d’ouverture sous le haut patronage des autorités ivoiriennes. Les travaux se prolongeront également dans l’après-midi avec le forum économique « Les Rencontres Africa », organisé à la Maison de l’Entreprise au Plateau.

À travers cette participation active et coordonnée, les cinq régions du Togo réaffirment leur engagement en faveur d’une coopération décentralisée dynamique et leur ambition de nouer des partenariats durables susceptibles d’accélérer le développement économique et social de leurs territoires.

Afrique du Sud : Pourquoi Pretoria refuse de construire des camps de réfugiés

Le gouvernement sud-africain a pris une décision qui interpelle toute la région : il ne construira pas de camps de réfugiés pour les migrants et les demandeurs d’asile. Cette annonce a été faite à Pretoria par la ministre de la Justice, Mmamoloko Kubayi, qui préside le comité interministériel chargé des questions migratoires. L’Afrique du Sud choisit une voie différente, centrée sur l’intégration des réfugiés au sein des communautés plutôt que sur la création d’espaces dédiés.

Une gestion par les lois existantes et l’intégration

Selon les autorités sud-africaines, le pays continuera de gérer les flux migratoires à travers les lois existantes et l’intégration des réfugiés au sein des communautés. Cette approche évite la création de camps de réfugiés, un modèle que d’autres pays du continent ont longtemps utilisé pour encadrer les populations déplacées.

Le gouvernement affirme vouloir maintenir un équilibre entre plusieurs objectifs essentiels. D’abord, le respect des droits des réfugiés et des demandeurs d’asile, conformément aux engagements internationaux du pays. Ensuite, l’application stricte des lois sur l’immigration pour garantir le contrôle des frontières. Puis, la protection de la sécurité publique, qui reste une priorité pour les autorités. Et enfin, la gestion de la pression croissante sur les services publics, un enjeu majeur dans un contexte où les ressources sont limitées.

Des débats qui prennent de l’ampleur dans le pays

Cette décision intervient alors que les débats sur l’immigration clandestine, le contrôle des frontières et l’accès aux ressources publiques prennent de l’ampleur en Afrique du Sud. Le pays fait face à des flux migratoires importants, notamment en provenance de pays voisins confrontés à des crises économiques ou politiques.

Certains observateurs y voient une approche plus humaine et conforme aux principes d’intégration. Ils défendent l’idée que l’intégration dans les communautés locales permet une meilleure inclusion sociale et économique des réfugiés, évitant ainsi la marginalisation créée par les camps.

D’autres estiment que l’absence de camps pourrait compliquer davantage la gestion des flux migratoires et renforcer les tensions déjà existantes. Ces critiques soulignent que les camps offrent un cadre structuré pour le suivi des demandeurs d’asile, la distribution des aides et la protection des populations vulnérables. Sans cette infrastructure, la gestion devient plus complexe et les risques de conflits locaux augmentent.

Un choix entre humanisme et réalisme

Le refus de l’Afrique du Sud de créer des camps de réfugiés pose une question fondamentale : comment protéger les droits des réfugiés tout en garantissant la sécurité publique et la gestion efficace des services collectifs ?

Cette approche d’intégration reflète une vision où les réfugiés ne sont pas séparés de la société, mais intégrés au tissu social et économique. Elle s’aligne sur les principes de l’Union africaine, qui favorisent l’inclusion plutôt que la ségrégation.

Mais le succès de cette stratégie dépendra de plusieurs facteurs. La capacité des communautés locales à accueillir les réfugiés, la disponibilité des services publics et la mise en place de mécanismes efficaces pour suivre les demandeurs d’asile seront déterminantes.

L’Afrique du Sud face à un défi régional

Cette décision sud-africaine aura des répercussions dans toute la région. De nombreux pays d’Afrique australe et de la région du Sahel observent avec attention comment l’Afrique du Sud va gérer cette nouvelle approche. Le succès ou les difficultés de ce modèle d’intégration pourraient influencer les politiques migratoires des pays voisins.

Le débat sur l’immigration en Afrique du Sud ne touche pas seulement le pays. Il reflète des tensions plus larges sur la mobilité humaine en Afrique, où les frontières sont souvent poreuses et où les déplacements massifs de populations sont une réalité quotidienne.

Faire le bon choix : humanisme ou pragmatisme ?

Et vous, pensez-vous que l’Afrique du Sud fait le bon choix en refusant de créer des camps de réfugiés ? Le débat reste ouvert entre ceux qui privilégient une approche humaine d’intégration et ceux qui craignent les complications de gestion liées à l’absence de camps structurés.

Ce choix sud-africain montre que l’Afrique explore des voies alternatives pour gérer les migrations, au-delà des modèles traditionnels de camps. Le temps dira si cette approche d’intégration réussira à concilier droits humains, sécurité publique et gestion efficace des services collectifs.

Nucléaire civil en Afrique : Lomé accueillera le sommet NEISA en 2027

L’Afrique accélère sa réflexion stratégique autour de la diversification de son mix énergétique et de son industrialisation. Et la capitale togolaise s’apprête à devenir le centre névralgique de ces discussions. En effet, après l’édition 2026 à Kigali, le Togo abritera le Nuclear Energy Innovation Summit on Africa en 2027(NEISA). Ce sommet panafricain vise à accélérer le financement et le déploiement de l’énergie nucléaire civile sur le continent.

Le Togo succède officiellement au Rwanda pour le NEISA 2027

Le Togo succédera officiellement au Rwanda pour l’organisation du Nuclear Energy Innovation Summit on Africa, connu sous le sigle NEISA, prévu au cours de l’année 2027. Il faut préciser que cette annonce fait suite au succès de l’édition précédente qui s’est tenue à Kigali du 19 au 21 mai 2026 sous le thème de la transition vers des projets nucléaires viables et investissables.

Dès lors, Lomé entend capitaliser sur les acquis de Kigali pour transformer les ambitions énergétiques régionales en partenariats industriels concrets. La capitale togolaise affirme ainsi son rôle d’hôte majeur pour les grands rendez-vous de l’innovation technologique africaine.

 Une plateforme décisionnelle d’envergure pour le nucléaire africain

Pour ce faire, le sommet réunira une plateforme décisionnelle d’envergure comprenant des chefs d’État, des ministres de l’Énergie, des autorités de régulation ainsi que des bailleurs de fonds internationaux. Ces acteurs clés du développement énergétique africain se retrouveront à Lomé pour prendre des décisions structurantes.

Concrètement, les sessions de travail auront pour but de structurer les mécanismes de financement indispensables à la construction des infrastructures nucléaires civiles sur le continent. Parallèlement, les délégations plancheront également sur l’harmonisation des cadres législatifs régionaux et le respect rigoureux des standards de sûreté internationaux, condition essentielle pour garantir la sécurité des installations nucléaires.

Les petits réacteurs modulaires (SMR) : Une solution adaptée à l’Afrique

C’est pourquoi l’accent de cette édition togolaise sera mis sur l’intégration des technologies de nouvelle génération, notamment les petits réacteurs modulaires, jugés plus adaptés aux réseaux électriques africains. Ces SMR, plus flexibles et moins coûteux que les réacteurs traditionnels, pourraient répondre aux besoins spécifiques des pays africains en développement.

À l’évidence, cette orientation technique montre que l’Afrique ne cherche pas à reproduire les modèles énergétiques du passé, mais à intégrer des technologies modernes adaptées à ses réalités infrastructurelles et économiques.

Former la jeunesse africaine aux métiers et à l’ère de l’atome

En outre, le programme intégrera un volet majeur dédié au renforcement des compétences locales et à la formation académique de la jeunesse africaine. Car en effet, sans une masse critique de spécialistes du nucléaire, aucun projet énergétique ne peut réussir durablement.

Cet investissement dans la formation représente un pilier central de la stratégie africaine : créer une génération de scientifiques, d’ingénieurs et de techniciens capables de maîtriser et d’exploiter les technologies nucléaires civiles sur le continent.

De l’ambition énergétique aux partenariats industriels concrets

Dans cette perspective, Lomé entend transformer les ambitions énergétiques régionales en partenariats industriels concrets. Le sommet ne se veut pas seulement un lieu de discussions théoriques, mais un espace de négociations opérationnelles entre États africains, investisseurs internationaux et entreprises technologiques.

Cette approche pragmatique vise à passer du discours à l’action, en concrétisant les engagements pris à Kigali et en sécurisant les financements nécessaires pour les premiers projets nucléaires africains.

Un tournant historique pour le mix énergétique africain

En définitive, le NEISA 2027 à Lomé marque un tournant dans la réflexion stratégique de l’Afrique sur son mix énergétique. L’atome civil n’est plus une option marginale, mais une piste sérieuse pour diversifier les sources d’énergie et soutenir l’industrialisation du continent.

Le Togo, en accueillant ce sommet, positionne sa capitale comme un hub continental de l’innovation technologique énergétique. De surcroît, la décision de succéder au Rwanda témoigne de la confiance des acteurs africains dans la capacité du pays à organiser un événement d’envergure internationale. L’avenir de l’énergie nucléaire en Afrique commence à Lomé en 2027.

Aviation civile : Le président rwandais Paul Kagame à Lomé pour le SAATM

Ce 15 juin 2026, Paul Kagame, président du Rwanda, effectue une visite de travail hautement stratégique à Lomé. Son arrivée dans la capitale togolaise dépasse le simple cadre d’un déplacement protocolaire. Derrière les poignées de main et les photos officielles se joue en réalité une partition majeure pour l’avenir économique du continent. Le chef de l’État rwandais s’entretient avec son homologue togolais, le président Faure Essozimna Gnassingbé, dans un contexte où l’aviation civile africaine tente d’accélérer la construction d’un espace aérien unifié.

Sommet à Lomé : Paul Kagame et Faure Gnassingbé au cœur des enjeux de l’aviation africaine

Il faut dire que cette visite coïncide avec l’ouverture de la Convention et Exposition Africaine du Transport Aérien 2026, qui réunit au Togo les principaux décideurs du secteur jusqu’au 19 juin. Portée à bout de bras par le ministre togolais des Transports, le Dr Comla Kadje, cette grand-messe sectorielle gravite autour d’un objectif ambitieux : lever les barrières protectionnistes pour intégrer les marchés du continent. À cet effet, la Commission africaine de l’aviation civile (AFCAC) a déployé un programme de haut niveau axé sur les priorités structurelles de cette transition inédite.

 Qu’est-ce que le SAATM, le projet de marché unique du transport aérien ?

Au cœur des enjeux figure le projet de Marché Unique Africain du Transport Aérien (SAATM), une initiative phare de l’Agenda 2063 de l’Union africaine lancée en 2018 sous la présidence panafricaine de Paul Kagame. Concrètement, le SAATM vise à libéraliser le ciel africain par la dérégulation des services et l’ouverture à la concurrence transnationale.

À ce jour, trente-trois pays africains — dont le Togo et le Rwanda — ont formellement adhéré au projet. L’objectif à terme est de mettre pleinement en œuvre la décision de Yamoussoukro de 1999. Pour y parvenir, les États signataires s’engagent à lever les restrictions d’accès au marché, à abolir les limites de propriété croisée et à s’accorder mutuellement des droits de trafic étendus allant de la première à la cinquième liberté. Selon les projections de la Banque africaine de développement (BAD), ce marché unique devrait induire une baisse significative du prix des billets, une hausse du trafic de passagers et des retombées économiques massives.

Presidency | Rwanda
© Presidency | Rwanda

Axe Kigali-Lomé : Un partenariat historique pour l’intégration régionale

Par ailleurs, ce déplacement consacre l’excellence de l’axe diplomatique entre le Rwanda et le Togo. En janvier 2025, le président Faure Gnassingbé s’était déjà rendu à Kigali, où ses échanges avec Paul Kagame à Urugwiro Village avaient posé les bases d’une coopération renforcée dans l’agriculture, le commerce, les investissements et la finance verte.

Dès lors, l’étroite collaboration entre le dirigeant rwandais et le chef de l’État togolais — régulièrement mandaté par l’Union africaine pour mener des médiations régionales — consolide la position de Lomé comme plateforme incontournable de l’intégration continentale.

Sécurité et Agenda 2063 : Au-delà de l’économie, le défi de la stabilité

En outre, le tête-à-tête entre les deux dirigeants intègre un volet crucial lié à la paix et à la sécurité en Afrique, deux variables indissociables de la prospérité économique. Car en définitive, le triple objectif du SAATM — unifier le transport, libéraliser l’aviation et fluidifier la circulation des biens et des personnes — reste tributaire d’un environnement stable.

En somme, la présence simultanée de Paul Kagame et des barons de l’aviation civile à Lomé démontre que le temps des simples déclarations d’intention est révolu. C’est désormais une ère d’actes décisifs pour l’indépendance aérienne et économique de l’Afrique qui s’ouvre au Togo.