Commerce au Togo : Nouvelles réformes présentées à Atakpamé

Atakpamé, 27 août 2026 — La modernisation du commerce togolais entre dans une nouvelle phase. Après plusieurs étapes dans le pays, le ministère délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité a achevé mardi 25 août 2026 à Atakpamé sa série d’ateliers destinés aux parlementaires, représentants consulaires et opérateurs économiques. L’objectif : permettre aux principaux acteurs du secteur de mieux maîtriser les réformes engagées par le gouvernement pour fluidifier les échanges et renforcer la compétitivité des entreprises.

Cette dernière rencontre a réuni les acteurs des Plateaux, de la Maritime et du Grand Lomé, après celle organisée à Kara pour les représentants des régions des Savanes, de la Kara et de la Centrale.

Ministère Délégué chargé du Commerce
© Ministère Délégué chargé du Commerce

Quatre leviers pour réduire les obstacles au commerce

Les échanges ont porté sur quatre dispositifs qui transforment progressivement les pratiques commerciales au Togo.

Le Guichet unique du commerce extérieur (GUCE) constitue l’un des principaux outils de cette transformation. En regroupant et en dématérialisant plusieurs formalités liées aux opérations d’importation et d’exportation, le dispositif vise à réduire les délais administratifs ainsi que les coûts supportés par les opérateurs.

Les participants ont également examiné les possibilités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Avec un marché continental de plus de 1,3 milliard de consommateurs, cet accord ouvre de nouvelles perspectives aux entreprises togolaises, à condition qu’elles puissent adapter leur offre et répondre aux exigences de compétitivité du marché africain.

La Solution automatisée de marquage des produits (SAM) occupe un autre volet important. Elle doit renforcer la traçabilité des marchandises, contribuer à la lutte contre la fraude et améliorer la protection des consommateurs.

Enfin, le gouvernement mise davantage sur la numérisation du commerce. Des outils tels que le Togo Trade Portal doivent permettre aux opérateurs d’accéder plus facilement aux informations et procédures relatives à l’importation, à l’exportation et au transit.

Le gouvernement défend une approche fondée sur la simplification

À l’ouverture de la rencontre, le secrétaire général du ministère, Comlan Nomadoli YAKPEY, a présenté ces réformes comme des instruments destinés à améliorer l’environnement des affaires et à accroître l’intégration du Togo dans les échanges internationaux.

Il a également réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre la simplification des procédures, d’investir dans les infrastructures commerciales et de renforcer la confiance des partenaires économiques.

Pour les autorités, l’enjeu ne consiste donc plus seulement à multiplier les dispositifs. Il s’agit désormais de faire en sorte que ces outils produisent des effets mesurables pour les entreprises : moins de formalités, davantage de célérité et un accès plus simple aux marchés.

Les acteurs locaux appelés à s’approprier les réformes

Le choix d’Atakpamé pour cette étape finale a été salué par les autorités régionales. Représentant le gouverneur des Plateaux, le secrétaire général du gouvernorat, VIDOUTE Aimé Koffi, a estimé que cette démarche illustre l’importance accordée à la modernisation du commerce et à la compétitivité du secteur privé.

La sensibilisation des parlementaires, des chambres consulaires et des opérateurs économiques répond aussi à une nécessité : faire circuler l’information au plus près des acteurs qui utilisent quotidiennement ces mécanismes.

Les travaux ont débouché sur plusieurs recommandations. Celles-ci doivent maintenant être transmises aux parties concernées afin d’alimenter les prochaines actions en faveur de l’amélioration de l’environnement commercial.

Ministère Délégué chargé du Commerce
© Ministère Délégué chargé du Commerce
De la réforme aux résultats

Avec le GUCE, la ZLECAf, le marquage automatisé des produits et la digitalisation des procédures, le Togo cherche à construire un environnement commercial plus intégré et plus prévisible. Cette orientation doit notamment aider les entreprises locales à gagner en efficacité et à mieux profiter des opportunités offertes par les marchés régionaux et continentaux.

Mais l’adoption de ces réformes ne constitue qu’une première étape. Leur véritable impact se mesurera dans les ports, les frontières, les administrations et surtout dans les entreprises.

Le défi qui s’ouvre désormais est donc celui de l’exécution : ces nouveaux outils permettront-ils de réduire durablement les coûts et les délais du commerce togolais et de transformer l’ambition de plateforme régionale en réalité économique ?

Golfe 5 : Adoption du budget supplémentaire 2026

Le Conseil municipal de Golfe 5 a achevé, ce jeudi 27 août 2026, sa troisième session ordinaire de l’année. Réunis à l’annexe de la mairie d’Aflao-Gakli, à Djidjolé, les élus ont notamment examiné et adopté le budget supplémentaire de l’exercice 2026, tout en faisant le point sur plusieurs chantiers engagés dans la commune.

Présidée par le maire Kossi Agbenyega ABOKA, la séance de clôture a rassemblé les adjoints au maire Mawabouwè Valatho PALANGA, Koubalo BADJAMLA et Kodjo Djivon AKPADJRA, ainsi que le secrétaire général de la commune, Koffivi Joël SOTOHOU. Les Forces de défense et de sécurité, les Comités de développement à la base, les représentantes des femmes des marchés, la Chambre des métiers et les confessions religieuses ont également pris part à la rencontre.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

Le budget supplémentaire au cœur des travaux

 

Cette session a permis au conseil municipal de réajuster ses prévisions et d’intégrer les besoins liés aux actions en cours. Les élus ont également évalué plusieurs initiatives conduites dans différents secteurs, avec l’objectif de renforcer l’efficacité de l’action communale.

Au terme des travaux, le maire a mis l’accent sur la nécessité de transformer les décisions municipales en améliorations visibles pour les habitants.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

L’assainissement devient une priorité

Dans son intervention, Kossi Agbenyega ABOKA a placé l’assainissement parmi les principaux défis auxquels la commune doit répondre. L’amélioration du cadre de vie, a-t-il souligné, ne dépend pas uniquement des moyens de la mairie. Elle exige aussi une participation active des populations.

 

Cette approche vise à renforcer la responsabilité partagée face aux questions de propreté, de gestion des espaces publics et de qualité de l’environnement urbain. Pour l’exécutif communal, les investissements ne pourront produire des effets durables sans changement parallèle dans les comportements.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

Le Bureau du Citoyen attend ses responsables

Le maire a par ailleurs appelé les forces vives de Golfe 5 à contribuer au processus de désignation du coordonnateur et du rapporteur du Bureau du Citoyen. Cette structure doit participer au renforcement du dialogue entre la municipalité et les habitants.

L’appel intervient alors que la commune cherche à consolider ses mécanismes de participation citoyenne et à rapprocher davantage la gestion locale des préoccupations quotidiennes des populations.

La clôture de cette troisième session marque ainsi une nouvelle étape dans l’agenda municipal.Les décisions sont actées et les prévisions ajustées. Pour l’exécutif de Golfe 5, l’heure n’est plus aux délibérations : le succès de cette session se jugera sur le terrain, à la propreté des quartiers et à la vitesse d’exécution des chantiers.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

Collège Scientifique de Tchamba : Concours d’entrée 2026

À quelques jours du premier concours d’admission au Collège Scientifique de Tchamba, les élèves de la commune se préparent à une sélection qui pourrait redessiner leur parcours scolaire. Ce jeudi 27 août 2026, le maire de Tchamba 1, Hamza Titikpina, a rencontré les élèves du primaire et du collège pour leur présenter les modalités d’accès à ce nouvel établissement public à vocation scientifique.

 

Organisée avec la Jeunesse Estudiantine Scolaire et Stagiaires des Cantons de Tchamba (JESCAT), la séance a surtout cherché à lever les incertitudes autour du concours et à encourager les apprenants à se positionner sur les filières scientifiques.

Commune de Tchamba 1
© Commune de Tchamba 1

80 places pour une sélection nationale

 

Le Collège Scientifique de Tchamba a été créé par arrêté N°242/2026/MEN/CAB/SG/DEx-CC du ministère de l’Éducation nationale. Pour sa première rentrée, prévue pour l’année académique 2026-2027, l’établissement sélectionnera 80 élèves admis en classe de 6ᵉ à l’issue d’un concours national.

L’accès à cette sélection répond à deux critères principaux : obtenir au moins 112 points au CEPD et avoir au maximum 13 ans à la date du concours.

La date limite de dépôt des candidatures intervient ce vendredi 28 août 2026. Les candidats devront ensuite composer le 1er septembre.

 

Le maire veut voir Tchamba peser dans la sélection

 

Pour Hamza Titikpina, l’implantation de l’établissement constitue une opportunité majeure pour la commune, mais elle ne garantit aucune place aux élèves locaux. Le concours étant national, les candidats de Tchamba devront se démarquer par leurs résultats.

Le maire a ainsi fixé un objectif particulièrement ambitieux : voir les jeunes de la commune décrocher au moins 30 % des 80 places disponibles. Il les a appelés à travailler davantage et à représenter dignement leur localité.

Son message dépasse la seule réussite au concours. À ses yeux, la création de ce collège traduit également la confiance accordée à Tchamba par les autorités nationales. Les élèves doivent, selon lui, répondre à cette confiance par le travail et l’excellence.

Commune de Tchamba 1
© Commune de Tchamba 1

La science présentée comme un levier d’avenir

Le deuxième adjoint au maire, Latifou Oumorou, et le conseiller municipal Rafate Ouro Tagba ont eux aussi encouragé les élèves à saisir cette ouverture.

Le conseiller municipal a notamment mis en avant les perspectives professionnelles associées aux formations scientifiques, estimant que les diplômés issus de ce type de parcours disposent souvent de meilleures possibilités d’insertion.

Pour les organisateurs, l’enjeu consiste donc à faire évoluer les ambitions scolaires des jeunes, alors que l’arrivée d’un collège scientifique dans la préfecture offre une nouvelle voie de formation spécialisée.

Commune de Tchamba 1
© Commune de Tchamba 1

La JESCAT promet de poursuivre la sensibilisation

Le président de la JESCAT, Badiou Atcha Koura, a salué la disponibilité des autorités communales et leur implication dans les questions éducatives. Il a assuré que son organisation entend poursuivre les initiatives destinées à informer et accompagner les jeunes de la commune.

Le calendrier, lui, impose désormais de passer rapidement de l’information à la préparation. Avec seulement quelques jours avant la fermeture des candidatures et moins d’une semaine avant le concours, chaque point compte.

À Tchamba, la première promotion du Collège Scientifique se jouera donc bientôt sur les bancs d’examen. Reste à savoir si les élèves de la commune parviendront à transformer l’opportunité locale en une véritable performance nationale.

Golfe 7 : Validation du Plan de Développement Communal (PDC)

La commune du Golfe 7 a franchi une étape décisive de sa trajectoire de développement. Réunis ce jeudi 27 août 2026, les acteurs locaux et leurs partenaires ont validé définitivement le Plan de Développement Communal (PDC) 2026-2030. Le document fixe désormais les priorités de la collectivité pour les cinq prochaines années et ouvre surtout une période plus exigeante : celle de l’exécution.

La cérémonie a réuni la maire et sénatrice du Golfe 7, DANGBUIE Afi Xolali Pascaline, le représentant du ministre délégué chargé du Développement local, Dr WAHARE Yaovi, ainsi que le représentant du préfet du Golfe, MOUMOUNI Mouhamadou. Diplomates, parlementaires, élus locaux, chefs traditionnels, services déconcentrés de l’État, représentants des jeunes et des femmes, opérateurs économiques et acteurs du développement ont également participé aux travaux.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7
Une commune face à une forte pression démographique

Le nouveau PDC intervient dans un territoire où la croissance urbaine accentue les besoins. Selon les données du RGPH-5 de 2022, Golfe 7 comptait 257 813 habitants, pour une densité de 5 996 habitants au kilomètre carré. Près de 46 % de cette population avait moins de 20 ans.

Cette structure démographique place l’emploi, la formation, l’éducation, la santé et l’accès aux services essentiels au cœur des priorités communales. Elle impose également à la collectivité de renforcer ses infrastructures pour accompagner l’expansion du territoire.

La commune doit parallèlement composer avec les inondations dans les zones de bas-fonds, l’état de certaines routes, les difficultés de mobilité, les insuffisances en matière d’assainissement et de gestion des déchets, ainsi qu’une exposition croissante aux effets du changement climatique.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7
Quatre priorités pour cinq années

Élaboré avec l’appui financier de l’Union européenne et l’accompagnement technique du Consortium APER/SOS Civisme, le processus avait démarré le 20 mai 2025. Les consultations menées depuis ont permis de transformer les préoccupations exprimées par les différents acteurs en orientations stratégiques.

Le PDC retient quatre grands axes. Le premier vise à améliorer la gouvernance locale et la participation citoyenne. Le deuxième entend dynamiser l’économie communale en s’appuyant notamment sur le commerce, l’artisanat et la modernisation des infrastructures marchandes.

Le troisième axe cible les services sociaux de base. Le quatrième concentre les efforts sur l’aménagement du territoire et la résilience environnementale, notamment à travers la maîtrise du foncier, une meilleure organisation de l’espace urbain et le renforcement de la prévention des risques climatiques.

À plus long terme, Golfe 7 se fixe l’objectif de devenir une « commune prospère, résiliente, dotée d’une gouvernance locale inclusive et d’un cadre de vie adéquat ».

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7
Un plan chiffré, désormais soumis à l’épreuve du terrain

La mise en œuvre du programme nécessitera 2 247 503 700 FCFA. Ce montant donne une dimension concrète aux ambitions affichées, mais pose également la question cruciale de la mobilisation et de l’efficacité des ressources.

Le représentant du ministre chargé du Développement local, Dr WAHARE Yaovi, a salué un processus qui, selon lui, s’inscrit dans les priorités nationales d’amélioration des conditions de vie. Il a surtout appelé les responsables communaux à transformer les orientations du document en projets effectivement réalisés.

Même exigence du côté de l’administration territoriale. Au nom du préfet du Golfe, MOUMOUNI Mouhamadou a insisté sur la nécessité de maintenir la coopération entre la commune, l’État, les populations et les autres parties prenantes.

Pour la maire DANGBUIE Afi Xolali Pascaline, la validation ne constitue donc pas une conclusion, mais le passage à une nouvelle phase. Elle a appelé toutes les forces vives de la commune à s’approprier le document et à participer à sa réalisation.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7
Le véritable rendez-vous sera celui des résultats

Avec ce PDC, Golfe 7 dispose désormais d’un cadre de référence commun pour répondre à ses principaux défis. Mais entre les priorités inscrites sur le papier et leur traduction dans les quartiers, la route reste longue.

Les habitants attendent désormais des améliorations visibles sur les routes, l’assainissement, l’emploi, les services sociaux et la gestion des inondations. La validation du 27 août ferme ainsi le chapitre de la planification.

Le prochain chapitre sera celui des preuves : quels projets seront lancés en premier, quels financements seront mobilisés et, surtout, quels résultats les populations pourront-elles mesurer au terme des cinq prochaines années ?

Le Togo fusionne ses agences d’investissement pour doper son attractivité industrielle

LOMÉ, 27 août 2026 — Dans une volonté manifeste d’accélérer son développement industriel et d’attirer davantage de capitaux privés, le gouvernement togolais a acté ce mercredi une refonte majeure de son écosystème d’affaires.

 

Au cœur de cette restructuration décidée le 26 août figure l’absorption de la Société d’administration de la zone franche (SAZOF) par l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API‑ZF). Cette consolidation met fin à la fragmentation institutionnelle pour créer un guichet unique tout‑puissant. L’API‑ZF hérite ainsi de l’ensemble des prérogatives, du personnel et du patrimoine de l’ex‑SAZOF, devenant le bras armé exclusif de l’État pour l’aménagement et la gestion des zones industrielles du pays.

 

Pour les investisseurs, cette centralisation promet une simplification drastique des démarches. Par ailleurs, Lomé entend également rassurer sur le terrain de la gouvernance. Les procédures d’octroi d’agréments vont subir une numérisation complète afin de raccourcir les délais de traitement. En parallèle, le gouvernement a resserré le comité chargé d’étudier ces dossiers et instauré de nouvelles règles strictes encadrant les conflits d’intérêts, la confidentialité et l’obligation de diligence raisonnable (due diligence), afin de garantir la transparence des avantages que l’État accorde.

 

Un virage écologique axé sur les communautés locales

 

L’offensive économique de l’exécutif s’accompagne d’une refonte de sa politique environnementale, en réponse aux engagements climatiques internationaux du pays.

 

Contrairement à une gestion centralisée traditionnelle, la nouvelle législation forestière togolaise transfère une partie du pouvoir décisionnel aux populations riveraines. Ces dernières devront désormais être obligatoirement consultées lors des procédures de classement des forêts. De plus, le texte redéfinit les règles de partage des revenus liés à l’exploitation des ressources génétiques et introduit de nouvelles incitations financières pour le secteur privé s’engageant dans l’agroforesterie et la transition énergétique. Sur le plan répressif, le nouveau texte durcit par ailleurs l’arsenal juridique contre le braconnage et le trafic d’espèces sauvages.

 

Remaniement diplomatique

 

Enfin, sur le plan de l’administration publique, l’exécutif a procédé à un ajustement stratégique au sein de sa diplomatie. Il a nommé Sénamé Mèvodé Gbenouga, diplomate de haut rang, directeur de cabinet du ministre délégué chargé de la coopération, de l’intégration africaine et de la diaspora togolaise.

 

 

Agro-industrie au Togo : La 14ᵉ Foire ADJAFI transforme les TPME

LOMÉ, 25 août 2026 — Les acteurs économiques togolais amorcent un virage stratégique décisif : la fin du modèle de la simple production agricole. Pour conquérir les marchés internationaux et retenir la valeur ajoutée sur le territoire, les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) du pays doivent désormais transformer, certifier et exporter leurs produits finis.

Cette nouvelle directive économique dicte l’agenda de la 14ᵉ édition de la foire ADJAFI, un événement commercial de 18 jours qui délaisse son format d’exposition traditionnel pour devenir un véritable incubateur de modernisation industrielle.

Ministère du développement à la base et de l'économie sociale et solidaire
© Ministère du développement à la base et de l'économie sociale et solidaire
De nouvelles exigences de compétitivité

Les organisateurs imposent de nouveaux standards commerciaux cette année. Pour combler le manque de capitaux et l’absence de certification qui freinent souvent les entrepreneurs locaux, la foire inaugure un pôle « Business & Finance » et un « Hall des innovations ». Ces plateformes connectent directement les porteurs de projets aux investisseurs capables de financer la modernisation de leurs équipements.

Parallèlement, la direction de l’événement lance le « Label Exposant Qualifié » adossé à une nouvelle Politique Qualité. Cette initiative force les entreprises à aligner leurs chaînes de production sur les normes internationales, une condition sine qua non pour s’exporter durablement.

Ministère du développement à la base et de l'économie sociale et solidaire
© Ministère du développement à la base et de l'économie sociale et solidaire
L’intervention de l’État

Le gouvernement togolais appuie cette restructuration du secteur privé en déployant un plan d’action articulé autour de trois piliers : la protection, le rassemblement et la transformation.

Les autorités s’engagent d’abord à blinder les TPME contre les chocs économiques afin d’assurer leur résilience. Elles prévoient ensuite de centraliser l’expertise des différents acteurs du marché pour fournir des solutions concrètes aux entrepreneurs. Enfin, l’État finance les initiatives qui stimulent la compétitivité et favorisent la création d’emplois locaux.

À terme, cette réorganisation de l’écosystème entrepreneurial vise un objectif clair : imposer le savoir-faire togolais sur la scène mondiale tout en garantissant que les retombées financières de l’agro-industrie profitent d’abord à l’économie nationale.

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Massacre en Haïti : 47 morts dans l’attaque d’une église à Kenscoff

KENSCOFF (Haïti), 25 août 2026 — Une attaque coordonnée par la coalition de gangs « Viv Ansanm » a coûté la vie à au moins quarante‑sept personnes et fait vingt‑deux blessés dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 août à Kenscoff, en périphérie de Port‑au‑Prince.

Les assaillants ont incendié plusieurs résidences et ciblé une église abritant des civils déplacés, déclenchant une indignation générale face à une crise sécuritaire qui ne cesse de s’aggraver.

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L’attaque de Kenscoff : les faits

Dans la nuit, des dizaines d’hommes lourdement armés ont pris d’assaut la commune de Kenscoff. Ils ont forcé l’entrée d’une église locale où de nombreuses familles cherchaient refuge face aux violences urbaines. Les membres du groupe Viv Ansanm ont alors ouvert le feu sur la foule avant d’incendier les infrastructures et les maisons environnantes.

Le bilan est particulièrement meurtrier : les Nations Unies et les autorités locales dénombrent quarante‑sept morts et vingt‑deux blessés, tandis que les secouristes estiment que ce chiffre pourrait augmenter à mesure qu’ils dégagent les décombres.

 

Par ailleurs, les assaillants ont procédé à des enlèvements massifs, emmenant plus de cinquante personnes lors de l’incursion. Enfin, les cibles ont été clairement identifiées : les hommes armés ont détruit un lieu de culte servant de refuge ainsi que des propriétés appartenant à des figures locales engagées dans l’aide humanitaire.

 

Réactions et sentiment d’abandon

 

Les survivants et les résidents locaux pointent directement du doigt l’inaction des forces de sécurité. Le maire de Kenscoff, Massillon Jean, a confirmé la difficulté de dresser un bilan définitif dans l’immédiat en raison des problèmes de communication et d’accès à la zone.

Les habitants accusent l’État et la force multinationale soutenue par l’ONU de les laisser à la merci des criminels. En réponse, le bureau du Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé a publié un communiqué exprimant sa « profonde compassion» envers les victimes.

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Un contexte de chaos national

Ce nouveau massacre s’inscrit dans une spirale de violence qui paralyse Haïti. Les faits actuels dressent un tableau alarmant: les gangs contrôlent désormais près de 70 % de la capitale et de ses quartiers périphériques, imposant leur domination territoriale. Parallèlement, les violences armées ont provoqué une crise humanitaire majeure, contraignant plus de 1,5 million de personnes à fuir leurs foyers à travers le pays.

Cette instabilité menace directement la sécurité et l’organisation des élections générales prévues le 13 décembre 2026, premier scrutin national planifié depuis plus d’une décennie.

 

En définitive, l’attaque de Kenscoff illustre la faillite sécuritaire qui gangrène Haïti et met en lumière l’impuissance des institutions face à des gangs désormais capables de défier l’État à grande échelle. Elle rappelle, avec une brutalité inédite, que la survie des populations dépend plus que jamais d’une réponse urgente et coordonnée, faute de quoi la spirale de violence risque de plonger le pays dans un chaos irréversible.

Golfe 5 : recrutement du coordonnateur du Bureau du Citoyen

La commune du Golfe 5 veut renforcer la participation des habitants à la gestion locale. Elle a officiellement lancé, lundi 24 août 2026, le processus de recrutement du coordonnateur et du rapporteur de son Bureau du Citoyen, lors d’une rencontre organisée à la Maison des jeunes de Lomé, à Amadahome.

Cette initiative vise à installer un dispositif capable de rapprocher davantage l’administration communale des populations et de faciliter la remontée de leurs préoccupations.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

Un outil pour renforcer le contrôle citoyen

 

Présidée par le premier adjoint au maire, Mawabouwè Valatho PALANGA, la cérémonie a rassemblé des élus locaux, des représentants traditionnels, des acteurs communautaires, des organisations de la société civile, des femmes des marchés ainsi que des jeunes.

Au nom du maire Kossi Agbenyega ABOKA, le premier adjoint a présenté le Bureau du Citoyen comme un espace de dialogue entre la municipalité et les habitants. Selon lui, cet instrument doit permettre à la commune de mieux intégrer les attentes des populations dans son action et de renforcer la transparence dans la gestion publique locale.

Il a appelé les participants à s’approprier le dispositif et à relayer l’information auprès des citoyens afin d’élargir la participation au processus.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli
Les futurs responsables au cœur du dispositif

La rencontre a également permis aux participants de mieux comprendre le fonctionnement du Bureau du Citoyen. Les échanges ont porté sur son cadre juridique et institutionnel, ses missions, ses objectifs, ses mécanismes d’intervention et les moyens nécessaires à son fonctionnement.

Le représentant du chef canton d’Aflao Gakli, Togbui SEBLE 1er, a pour sa part encouragé les citoyens à saisir l’occasion offerte par l’appel à candidature. Il a insisté sur l’importance de leur implication dans le fonctionnement de cet outil de participation locale.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli
L’appel à candidatures officiellement présenté

À l’issue des présentations et des échanges, le secrétaire général de la commune, Koffivi Joël SOTOHOU, a dévoilé l’avis d’appel à candidature pour les deux postes.

Le recrutement du coordonnateur et du rapporteur constitue ainsi une première étape dans la mise en place opérationnelle du Bureau du Citoyen du Golfe 5. La commune mise sur ces deux fonctions pour structurer le dialogue avec les habitants et donner davantage de portée au contrôle citoyen de l’action publique.

L’initiative s’inscrit plus largement dans une logique de gouvernance locale fondée sur la proximité, la transparence et l’implication directe des populations.

Depuis la PIA, TAS expédie ses premiers vêtements vers l’international

Togo Apparels Source (TAS) a expédié sa première cargaison de vêtements vers les marchés internationaux, une opération réalisée depuis la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). La cérémonie, présidée par le lieutenant-colonel Idiola Sandah, administrateur général de l’Autorité de coordination de la PIA, marque le passage de l’entreprise du statut de nouvel entrant à celui d’exportateur actif.

 

Sept mois après le démarrage de sa production sur le site d’Adétikopé, le 28 janvier 2026, TAS a franchi une étape que peu de nouveaux entrants industriels atteignent aussi rapidement : la sortie de ses lignes de confection vers des clients hors du Togo. L’entreprise, positionnée sur la fabrication de vêtements à vocation exportatrice, avait rejoint la PIA fin 2025 aux côtés d’un autre investisseur textile, Novarea Textile.

Le projet, qui vise à terme la création d’environ 1 500 emplois directs, s’inscrit dans une filière en expansion rapide sur la plateforme. Plusieurs groupes internationaux, notamment indiens, ont récemment choisi de s’y implanter, attirés par l’accès direct au coton local et par des infrastructures logistiques intégrées.

Le site vise désormais 15 000 à 20 000 emplois supplémentaires sur les cinq prochaines années.

PIA
© PIA

Une filière qui gagne du terrain à l’export

La première expédition de TAS s’ajoute à une dynamique déjà engagée sur la plateforme, où le textile s’est imposé comme l’un des secteurs les plus rentables selon plusieurs analyses économiques locales. Depuis son lancement, la PIA revendique plus de 350 milliards de francs CFA d’investissements cumulés et environ 6 780 emplois créés sur cinq ans, toutes filières confondues.

PIA
© PIA
Qu’est-ce que la PIA ?

La Plateforme industrielle d’Adétikopé est une zone économique intégrée développée par l’État Togolaises en partenariat avec le groupe Arise IIP. Inaugurée en juin 2021, elle accueille des industries du textile, de l’agro-transformation et des matériaux de construction, et propose un guichet unique ainsi que des services douaniers sur site pour accélérer les procédures d’import-export.

PIA
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Ce que ce premier envoi change pour le « Made in Togo »

Au-delà du cas de TAS, cette expédition confirme un basculement pour l’industrie togolaise : la production installée à la PIA ne se contente plus d’alimenter le marché intérieur, elle répond désormais à des cahiers des charges internationaux. Chaque nouvelle expédition de ce type renforce la crédibilité du site auprès des investisseurs qui hésitent encore à s’implanter en Afrique de l’Ouest, et consolide la place du Togo dans les chaînes d’approvisionnement textile mondiales.

Port de Lomé : Accord trouvé et réintégration des dockers

LOMÉ, 24 août 2026 — Vêtus de leurs gilets jaunes et sacs au dos, des dizaines de dockers ont réinvesti ce lundi 24 août les terminaux du Port autonome de Lomé (PAL). Ainsi, leur retour sur les quais met fin à près de deux semaines de paralysie et d’incertitudes, nées d’un durcissement syndical au cœur du quatrième hub à conteneurs d’Afrique.

Un bras de fer né d’une grève de 72 heures

Le conflit a atteint son paroxysme entre le 11 et le 13 août, lorsque le Syndicat des agents du Port autonome de Lomé (SYAPAL) a déclenché un arrêt de travail de trois jours pour exiger l’application d’anciens accords, la revalorisation du statut des manutentionnaires et des treuillistes, ainsi que le renforcement de la sécurité des agents. En réplique à cet arrêt d’activité, l’administration portuaire avait alors restreint l’accès au site aux grévistes non reconduits, tout en engageant en urgence le recrutement et la formation de nouvelles équipes afin de maintenir la continuité des opérations.

Le dialogue social l’emporte sur l’impasse

Face au risque d’une congestion majeure de la chaîne logistique nationale et régionale, la direction générale du port et les responsables du SYAPAL ont intensifié leurs pourparlers directs. Finalement, les négociations ont débouché sur des garanties fermes de la direction concernant le traitement de plusieurs revendications prioritaires. Cet engagement mutuel a immédiatement levé les interdictions d’accès et scellé la réintégration des dockers écartés.

Une infrastructure stratégique sous haute pression

Cette issue favorable sécurise dès lors le fonctionnement du principal poumon économique du Togo, une plateforme qui traite plus de 35 millions de tonnes de marchandises par an et franchit le cap des 2 millions de conteneurs EVP. En définitive, le dénouement de cette crise démontre la capacité des partenaires sociaux à préserver la fluidité du commerce transfrontalier, tout en apportant des réponses concrètes aux exigences de protection sociale des travailleurs portuaires.

En somme, la reprise des activités au PAL traduit la capacité des acteurs sociaux à dépasser l’impasse et à privilégier le dialogue. Elle confirme, par ailleurs, l’importance stratégique de cette infrastructure pour l’économie togolaise et régionale. Enfin, cette issue rappelle que la stabilité du port repose autant sur la performance logistique que sur la reconnaissance des droits et de la sécurité des travailleurs.