Lomé : l’Afrique débat des nouveaux risques au colloque international

Lomé, 3 août 2026 — Les risques qui pèsent aujourd’hui sur l’Afrique ne se limitent plus aux catastrophes naturelles ni aux crises sécuritaires. Le changement climatique, la révolution numérique, les mutations géopolitiques, les transformations économiques et les nouvelles vulnérabilités sociales redessinent un paysage inédit qui oblige le continent à repenser ses modèles de gouvernance. C’est autour de cette réalité qu’a débuté, le 31 juillet à l’Université de Lomé, un colloque international consacré aux « nouvelles figures du risque en Afrique ».

Pendant plusieurs jours, universitaires, chercheurs, experts, représentants d’institutions internationales et acteurs du monde économique croisent leurs analyses pour tenter de répondre à une question devenue centrale : comment anticiper des menaces de plus en plus complexes et interconnectées ?

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Faire de la recherche académique un outil stratégique d’anticipation 

Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Professeur Gado Tchangbedji, a insisté sur la responsabilité du monde académique face aux bouleversements contemporains.

Selon lui, les universités ne peuvent plus se limiter à produire des connaissances. Elles doivent devenir des laboratoires d’anticipation capables d’éclairer les décideurs publics sur les risques émergents et de proposer des solutions scientifiques adaptées aux réalités africaines.

Cette vision s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer les capacités de recherche, améliorer la qualité des formations doctorales, moderniser les infrastructures scientifiques et intensifier l’ouverture des établissements togolais aux réseaux internationaux.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Climat, numérique et économie : Quand les crises africaines changent de visage 

Le colloque repose sur un constat partagé par de nombreux spécialistes : les risques auxquels l’Afrique est confrontée évoluent rapidement et dépassent désormais les approches traditionnelles de gestion des crises.

Les défis sanitaires, les tensions économiques, les effets du dérèglement climatique, la cybersécurité, les mouvements démographiques ou encore les mutations technologiques imposent une réflexion transversale mobilisant plusieurs disciplines.

La leçon inaugurale, consacrée à « La gouvernance des risques en Afrique à l’épreuve des mutations contemporaines », a ouvert le débat sur la nécessité de repenser les politiques publiques afin de mieux prévenir les crises plutôt que de simplement y répondre.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Lomé comme carrefour du dialogue entre universitaires, CEDEAO et PNUD 

La rencontre réunit un large éventail d’acteurs venus des milieux universitaire, scientifique, institutionnel et entrepreneurial. Parmi eux figurent le président de l’Université de Lomé, Professeur Kossivi Hounake, la vice‑présidente du Salon international de l’entrepreneuriat féminin (SIEF), Nabou Fall, la représentante résidente de la CEDEAO au Togo, Deweh Emily Gray, ainsi que la représentante résidente du PNUD au Togo, Binta Sanneh.

Leur présence illustre la volonté de dépasser le cadre académique pour rapprocher la recherche des besoins des institutions publiques, des organisations internationales et du secteur privé.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
Vers une nouvelle culture africaine de la prévention et de la résilience 

Le colloque de Lomé porte une ambition plus large : contribuer à bâtir une culture africaine de l’anticipation. Face à des risques de plus en plus imprévisibles et interdépendants, les organisateurs plaident pour une gouvernance fondée sur la connaissance, l’innovation et la coopération entre États, universités et partenaires internationaux.

En accueillant cette réflexion stratégique, l’Université de Lomé confirme son ambition de s’imposer comme un pôle régional de production du savoir, au moment où les grandes mutations mondiales invitent l’Afrique à penser autrement sa résilience et son avenir.

Au soir de sa clôture, le colloque de Lomé ne se contente pas d’analyser les risques : il tracera les contours d’une Afrique qui refuse de subir et choisit d’anticiper. En transformant la recherche en outil stratégique, le continent affirme sa volonté de bâtir une gouvernance éclairée, capable de transformer chaque menace en opportunité pour son avenir.

Civisme fiscal à Tsévié : Vers une relation de confiance entre l’administration et les citoyens

Tsévié, 3 août 2026 — Longtemps perçue comme une relation marquée par la méfiance, l’interaction entre l’administration fiscale et les contribuables est appelée à évoluer. À Tsévié, les autorités togolaises ont lancé, ce lundi 3 août 2026, une vaste campagne de sensibilisation qui privilégie l’information et le dialogue pour améliorer le civisme fiscal et renforcer la mobilisation des recettes publiques.

En ouvrant les travaux, le préfet de Zio, Mawouna Gadewa, a donné le ton : il ne s’agit plus seulement de rappeler l’obligation de payer l’impôt, mais aussi d’expliquer aux citoyens leurs droits, les règles de conformité fiscale et les mécanismes qui encadrent leurs relations avec l’administration.

Préfecture de Zio
© Préfecture de Zio

Remettre la confiance et le dialogue au cœur de la collecte fiscale 

Cette campagne intervient dans un contexte où le gouvernement poursuit ses réformes destinées à accroître les ressources internes afin de financer son développement. L’enjeu dépasse la banale augmentation des recettes : il consiste également à instaurer une culture de transparence susceptible de réduire les incompréhensions entre les services fiscaux et les usagers.

Les échanges prévus lors de cette campagne portent notamment sur les obligations déclaratives, les procédures de conformité volontaire, les garanties offertes aux contribuables ainsi que les recours possibles en cas de différend avec l’administration.

Ainsi, les autorités transforment une relation longtemps perçue comme coercitive en un véritable partenariat fondé sur la connaissance des règles et le respect mutuel.

Préfecture de Zio
© Préfecture de Zio

L’impôt présenté comme un levier direct de développement et d’infrastructures 

Lors de son intervention, le préfet a rappelé que les recettes fiscales demeurent le principal moteur du financement des politiques publiques. Elles permettent à l’État d’investir dans les infrastructures routières, les établissements scolaires, les structures sanitaires, l’accès à l’eau potable ainsi que les projets de développement local. Par conséquent, les autorités affirment que renforcer le civisme fiscal revient à consolider les capacités de l’État à répondre aux besoins des populations.

Préfecture de Zio
© Préfecture de Zio

Une pédagogie axée sur les droits et les garanties du contribuable 

La campagne met également l’accent sur les droits des contribuables. À cet effet, les participants doivent connaître et défendre les garanties dont ils bénéficient : accès à une information fiable, accueil de qualité, procédures transparentes et voies de recours prévues par la réglementation.

En retour, les services fiscaux exigent des contribuables le respect des échéances déclaratives et des obligations fixées par la législation.

Préfecture de Zio
© Préfecture de Zio

Une administration fiscale plus proche du citoyen : Convaincre avant de contraindre 

En clôturant son allocution, Mawouna Gadewa a invité les participants à faire de cette campagne un espace d’écoute et de dialogue, capable de dissiper les malentendus et d’améliorer durablement les relations entre l’administration fiscale et les citoyens.

À travers cette initiative, les autorités togolaises affichent une nouvelle approche : convaincre avant de contraindre, en faisant de la pédagogie fiscale un outil stratégique pour élargir la base des contribuables, renforcer les recettes nationales et accompagner le développement du pays.

Emploi des jeunes au Togo : 50 entrepreneurs équipés à Kpomé

Kpomé, 3 août 2026 — Dans un contexte où l’accès à l’emploi demeure l’un des principaux défis de la jeunesse togolaise, les autorités misent désormais sur une approche plus concrète : transformer les bénéficiaires de formations en véritables entrepreneurs ruraux. À Kpomé, dans la région Maritime, cinquante jeunes viennent ainsi de franchir une étape décisive en recevant les équipements nécessaires pour lancer immédiatement leurs activités agricoles et d’élevage.

Cette remise de matériel, organisée le 20 juillet dernier sous la présidence du secrétaire général du Gouvernorat de la région Maritime, Dotsè Medjina, représentant le gouverneur, marque l’aboutissement d’un parcours de trois mois de formation professionnelle orienté vers les métiers porteurs du secteur agropastoral.

Gouvernorat Regional Maritime - GRM
© Gouvernorat Regional Maritime - GRM

Former ne suffit plus : Le choix d’un équipement matériel immédiat 

L’une des principales difficultés des programmes d’insertion réside souvent dans l’après-formation. De nombreux jeunes acquièrent des compétences sans disposer du capital indispensable pour démarrer une activité.

À Kpomé, cette logique a été inversée. Après leur apprentissage, les bénéficiaires repartent avec un véritable kit d’installation comprenant des motoculteurs, des motopompes, des pulvérisateurs, des semences, des engrais, des balances électroniques, des rouleaux de grillage, des équipements d’irrigation et de stockage d’eau, des brouettes ainsi que des matériaux de construction.

L’objectif est de permettre aux nouveaux producteurs de démarrer immédiatement leurs exploitations sans attendre des financements supplémentaires.

Gouvernorat Regional Maritime - GRM
© Gouvernorat Regional Maritime - GRM

L’agropastoral comme nouveau levier majeur de création d’emplois ruraux 

Les cinquante bénéficiaires ont été préparés à exercer dans plusieurs filières considérées comme stratégiques pour le développement rural. Le programme couvre notamment le maraîchage, l’aviculture, l’élevage de petits ruminants ainsi que la production porcine.

En dotant ces jeunes d’équipements adaptés, les pouvoirs publics cherchent non seulement à favoriser leur autonomie financière, mais aussi à renforcer la production locale et à dynamiser les économies rurales.

Dotsè Medjina
© Dotsè Medjina

Un investissement stratégique axé sur la rigueur et la responsabilisation 

Lors de la cérémonie, Dotsè Medjina a insisté sur la responsabilité qui accompagne cette dotation. Il a invité les bénéficiaires à utiliser les équipements avec rigueur afin d’assurer la rentabilité et la pérennité de leurs exploitations.

D’ailleurs, il a appelé les jeunes à assumer pleinement leur rôle et à devenir des acteurs du développement économique de leurs communautés.

Dotsè Medjina
© Dotsè Medjina

Une stratégie nationale pour la souveraineté alimentaire togolaise 

Cette initiative s’inscrit dans le projet « Formation-métier et accompagnement à l’insertion professionnelle », lancé en 2025 par l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire.

À travers ce programme, le Togo cherche à dépasser les formations théoriques pour construire une politique d’emploi davantage tournée vers la création d’activités génératrices de revenus. Le choix du secteur agropastoral illustre cette orientation, avec l’ambition de faire émerger une nouvelle génération de jeunes producteurs capables de transformer leurs compétences en entreprises viables et de contribuer durablement à la souveraineté alimentaire du pays.

Lacs 1 : Le grand coup de balai patriotique aux portes de l’océan

ANÉHO (RÉGION MARITIME), 3 août 2026 — La révolution du cadre de vie bat son plein sur le littoral ! Fidèles aux grandes orientations nationales en matière de salubrité publique, les forces vives de la commune des Lacs 1 ont une nouvelle fois transformé le premier samedi du mois en un éclatant hymne au travail collectif. Le samedi 1ᵉʳ août 2026, l’esprit de civisme a soufflé avec force, de la cour de la préfecture jusqu’aux embruns de l’océan.

Commune Lacs 1
© Commune Lacs 1

Une coalition citoyenne à l’assaut du secteur de la préfecture

Dès le premier coup de sifflet matinal, le siège du pouvoir préfectoral s’est métamorphosé en un vaste chantier d’assainissement populaire. Artisans en tenue de travail, chefs de service, vaillants éléments des forces de l’ordre ainsi que  représentants du tissu associatif ont convergé, coude à coude, pour faire œuvre utile.

L’herbe folle et les immondices n’ont pas résisté longtemps à la détermination des volontaires. En effet, à coups de coupe-coupes, de râteaux et de balais de paille, le secteur préfectoral a rapidement retrouvé une allure digne des grandes institutions de notre République.

Commune Lacs 1
© Commune Lacs 1

La façade maritime et la plage de l’Oasis font peau neuve

Pendant ce temps, sur le littoral, les agents de l’administration municipale s’attelaient à une autre tâche d’envergure : le décapage méthodique du nouvel espace balnéaire situé au flanc de l’Hôtel Oasis.

Par ailleurs, pour appuyer cette offensive contre la saleté, le conseil municipal a déployé des moyens logistiques conséquents, mettant à disposition un camion-benne pour l’enlèvement immédiat des détritus collectés. Grâce à cette coordination sans faille, le sable fin du littoral brille désormais de mille feux sous le soleil d’août.

Commune Lacs 1
© Commune Lacs 1

Un appel des autorités pour un entretien permanent du cadre de vie

Au terme de cette matinée d’effort militant, les responsables locaux ont exprimé la satisfaction des pouvoirs publics face au devoir accompli :

« La propreté de nos cités n’est pas l’affaire d’un jour, c’est une discipline de chaque instant ! Il appartient à chaque citoyen de faire de son foyer, de sa rue et de son quartier un havre d’hygiène et de fierté nationale. »

Exhortés à maintenir cette ardeur citoyenne pour les échéances à venir, les travailleurs des Lacs 1 se sont séparés avec le sentiment du devoir accompli. Une preuve supplémentaire que, sous l’impulsion du gouvernement, le peuple togolais marche d’un même pas vers un environnement plus sain.

 

Semaine de l’allaitement maternel à Tône1 : la santé des enfants au cœur des priorités

DAPAONG (RÉGION DES SAVANES), 3 août 2026 — En ce début du mois d’août 2026, la Direction préfectorale de la santé de Tône lance un vibrant appel à la mobilisation générale des consciences. À l’occasion de la Semaine internationale consacrée à la tétée nourricière, les autorités sanitaires régionales déploient un vaste plan d’action visant à inscrire l’allaitement naturel au cœur des priorités nationales.

Les bienfaits majeurs du lait maternel pour l’enfant et la mère 

Placée cette année sous le mot d’ordre combatif de la création de structures de soutien pérennes pour les génitrices, cette campagne entend balayer les fausses idées reçues qui menacent encore la santé de nos bambins. Ainsi, les spécialistes du secteur sont formels : le lait de la mère constitue le tout premier vaccin de l’être humain.

Sans débourser le moindre franc CFA, toujours à température idéale, cette sève maternelle offre à l’enfant une protection inexpugnable contre les infections, tout en consolidant l’affection indéfectible qui lie la mère à son petit. Un bénéfice partagé, puisque l’acte d’allaiter préserve également la santé des mères de famille contre le cancers de seins.

Les 3 directives essentielles pour un allaitement réussi 

D’ailleurs, pour garantir l’épanouissement physique et mental de la jeunesse togolaise, les services de santé de la préfecture de Tône enjoignent aux ménages d’observer scrupuleusement trois consignes majeures :

  • La première tétée précoce : offrir le sein au nouveau-né dès la première heure suivant l’accouchement.
  • L’exclusivité absolue : ne donner strictement aucun autre aliment ni boisson au nourrisson durant ses six premiers mois de vie.
  • La continuité éclairée : poursuivre le don du lait maternel jusqu’à l’âge de deux ans ou plus, en l’associant progressivement aux mets locaux nutritifs.

Mobilisation collective : un soutien nécessaire pour les mères 

Cependant, la bataille pour la santé de la progéniture ne saurait reposer sur les seules épaules des femmes. C’est l’ensemble de la société — pères de famille, conseils d’anciens, collègues de travail et agents de santé — qui doit créer un environnement bienveillant autour des jeunes mères.

Finalement, En soutenant la maternité aujourd’hui, le peuple de Tône forge les maillons forts d’une Nation saine, vigoureuse et résolument tournée vers un avenir radieux.

Opération Togo Propre à Tchamba : Forte mobilisation citoyenne

TCHAMBA (RÉGION CENTRALE), 3 août 2026 — C’est dans un élan d’enthousiasme populaire rarement égalé que la population de la commune de Tchamba 1 s’est levée comme un seul homme, le samedi 1ᵉʳ août 2026, au chant du coq. Répondant ainsi avec fierté aux directives gouvernementales de la grande journée nationale de salubrité publique « Togo Propre », des centaines de citoyens se sont mués en bâtisseurs d’un cadre de vie radieux.

Commune Tchamba 1
© Commune Tchamba 1

Un raz-de-marée citoyen dès l’aube dans le quartier Médina

Dès 6 heures du matin, alors que la brume matinale enveloppait encore la cité, le parvis de la brigade de gendarmerie a pris des allures de grand rassemblement militant.

Fonctionnaires en manches de chemise, cadres du secteur privé, dignitaires religieux, chefs traditionnels en tenues d’apparat, militaires et jeunes écoliers : aucune force vive de la nation n’a manqué ce rendez-vous de l’honneur. Armés de râteaux, de balais de paille traditionnels et de coupe-coupes, ces volontaires du progrès ont pris d’assaut les artères du quartier Médina pour livrer une guerre sans merci aux détritus ainsi qu’aux mauvaises herbes.

Commune Tchamba 1
© Commune Tchamba 1

L’unité nationale en action : Élus et citoyens main dans la main

Présent au cœur de la mêlée citoyenne, le représentant du pouvoir central, le préfet El-Hadj Issaka Laguebande, n’a pas caché sa grande satisfaction face à ce spectacle de discipline républicaine :

« Nous assistons ce matin à une véritable communion entre le peuple et ses édiles. C’est la démonstration éclatante que le développement à la base, impulsé par notre Chef de l’État, le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, est désormais une réalité vivante dans nos foyers ! »

De son côté, l’édile de la ville, Hamza Titikpina, le visage rayonnant d’ardeur militante, a tenu à saluer la maturité civique de ses administrés. Pour le magistrat de la ville, cet effort collectif est la preuve irréfutable que le peuple de Tchamba est prêt à relever tous les défis de la modernisation sous la bannière du civisme et de la patrie.

Commune Tchamba 1
© Commune Tchamba 1

Une santé de fer pour la prévention des épidémies

Rappelons que cet effort mensuel, institué au plus haut sommet de l’État chaque premier samedi du mois, constitue un rempart inexpugnable contre les fléaux endémiques que sont le paludisme et le choléra. En assainissant le sol national, la population protège ses enfants et bâtit l’avenir sanitaire de la République.

En somme, la mobilisation s’est achevée dans la concorde et les chants patriotiques, tous les regards étant déjà tournés vers la prochaine édition du samedi 5 septembre 2026, pour maintenir bien haut le flambeau d’une cité modèle et salubre.

 

Vision Togo 2040 : Le secteur privé au cœur de l’économie

LOMÉ, 31 juillet 2026 — Le Togo cherche désormais à donner une place centrale aux investisseurs et aux entreprises dans la réalisation de ses ambitions à long terme. À Lomé, les pouvoirs publics ont réuni, jeudi 30 juillet, les principaux acteurs économiques du pays autour d’une question devenue déterminante : comment faire du secteur privé l’un des piliers de la transformation économique attendue dans les prochaines années ?

L’atelier de réflexion consacré à la Vision Togo 2040 et à la Feuille de route gouvernementale 2026-2031 s’est tenu en présence de représentants du Groupe de la Banque mondiale, du Patronat, de la Chambre de commerce et d’industrie, de grandes entreprises togolaises et d’experts internationaux. La rencontre a été ouverte par Sandra Ablamba Johnson, ministre, secrétaire générale de la Présidence du Conseil, au nom du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé.

Sandra Ablamba Johnson
© Sandra Ablamba Johnson

Un objectif qui change d’échelle

Derrière les discussions techniques se dessine une ambition de grande portée. Les autorités togolaises veulent, à l’horizon 2040, doubler le niveau de vie moyen des Togolais et ramener le taux de pauvreté sous les 15 %. Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement entend s’appuyer davantage sur les capacités d’investissement et de création d’emplois du secteur privé.

Le constat est simple : l’État ne peut, à lui seul, porter toute la charge d’une transformation économique de cette ampleur. Il faut donc attirer davantage de capitaux, développer les entreprises nationales et créer un environnement favorable à l’investissement.

Sandra Ablamba Johnson
© Sandra Ablamba Johnson
Du constat aux mesures concrètes

C’est précisément sur ce terrain que l’atelier devait apporter des réponses. Les participants ont été appelés à examiner les conditions nécessaires pour faire évoluer le secteur privé d’un simple acteur économique vers un partenaire à part entière de l’action publique. Cette réflexion touche directement aux conditions d’investissement, au développement des entreprises, à la mobilisation des capitaux et à la création de nouvelles activités productives.

Mais l’ambition ne s’arrête pas à la formulation d’objectifs. Les autorités souhaitent désormais disposer d’un cadre d’action opérationnel capable de traduire les orientations de la Vision Togo 2040 en initiatives concrètes. La présence de la Banque mondiale et d’experts internationaux donne, à cet égard, une dimension particulière aux travaux. Elle permet de confronter les orientations nationales aux expériences et aux pratiques observées dans d’autres économies.

Sandra Ablamba Johnson
© Sandra Ablamba Johnson
Le secteur privé appelé à prendre sa part

Le message porté lors de cette rencontre est donc clair : la prochaine phase du développement togolais devra davantage compter sur l’entreprise et l’investissement privé. En définitive, la réunion de Lomé marque une étape dans la recherche d’un nouveau modèle de croissance, avec pour horizon 2040 une économie capable d’améliorer sensiblement les conditions de vie des populations.

Pour les autorités togolaises, le défi consiste désormais à transformer cette ambition en décisions, puis ces décisions en résultats. C’est à cette condition que les objectifs fixés pour les prochaines années pourront dépasser le stade des projections pour devenir une réalité économique et sociale.

Côte d’Ivoire : Emerse Faé quitte le banc des Éléphants

ABIDJAN, 31 juillet 2026 — Le banc des Éléphants change de visage. La Fédération ivoirienne de football (FIF) a décidé de ne pas renouveler le contrat d’Emerse Faé, arrivé à échéance ce vendredi 31 juillet. Une décision qui met fin à une séquence importante du football ivoirien et ouvre désormais une période d’attente autour de la succession du sélectionneur national.

L’annonce, officialisée par la FIF dans un communiqué signé à Abidjan, ne s’accompagne pour l’heure d’aucun nom pour prendre la relève. La Fédération indique qu’elle communiquera ultérieurement sur la nomination du prochain sélectionneur ainsi que sur la composition de son encadrement technique.

Une page se tourne sur le banc des Éléphants

Pendant la période passée à la tête de la sélection A, Emerse Faé aura marqué l’histoire récente des Éléphants. La FIF reconnaît notamment son engagement, son professionnalisme et sa contribution au développement de l’équipe nationale.

Au-delà de la formule institutionnelle, son départ intervient après une période où le technicien a incarné une nouvelle étape de la sélection ivoirienne. Son passage laisse donc derrière lui un bilan que la Fédération considère suffisamment important pour inscrire son action dans l’histoire récente du football national. Mais désormais, le chapitre Faé appartient au passé.

Le prochain sélectionneur face à un héritage lourd

La succession s’annonce comme le premier grand dossier sportif de l’après-Faé. La FIF ne donne aucune indication sur le profil recherché ni sur le calendrier de désignation. Elle devra pourtant rapidement trancher une question essentielle : quel projet sportif pour les Éléphants après cette transition ? Le choix du futur sélectionneur ne sera pas seulement une question de nom. Il déterminera aussi la continuité ou la rupture dans les orientations techniques de la sélection.

Le prochain patron du banc héritera ainsi d’un groupe à maintenir dans la compétition internationale, mais aussi d’une équipe dont les attentes dépassent largement le cadre sportif. En Côte d’Ivoire, les Éléphants occupent une place particulière dans l’imaginaire collectif.

La FIF garde encore le suspense

Pour l’heure, la Fédération ivoirienne entretient le silence sur la suite. Son Comité exécutif a officiellement salué le travail accompli par Emerse Faé et lui a adressé ses vœux de réussite pour la poursuite de sa carrière. Aucun détail n’a en revanche filtré sur les consultations en cours ou sur les éventuels candidats à sa succession.

Une chose est certaine : le prochain choix de la FIF sera scruté bien au-delà des pelouses. Car après avoir refermé le chapitre Emerse Faé, la Fédération doit désormais écrire le suivant. Et le nom du prochain sélectionneur dira beaucoup des ambitions qu’elle nourrit pour les Éléphants. Pour l’instant, le banc est vacant. La Côte d’Ivoire attend son prochain architecte.

Togo : Le ProSMAT vise 20 sites maraîchers pour booster l’agroécologie

LOMÉ, 31 juillet 2026 — Dans le maraîchage togolais, l’accès à l’eau peut décider de la réussite ou de l’échec d’une campagne. C’est donc autour de cette ressource stratégique que se joue désormais une partie du pari agroécologique engagé par la Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP) à travers le ProSMAT.

Le projet devait initialement se concentrer sur cinq sites de production de dix hectares chacun. Les consultations avec les coopératives et les partenaires ont toutefois rebattu les cartes. Le dispositif pourrait désormais s’étendre à 20 sites maraîchers répartis à travers le pays.

Ce changement d’échelle ne relève pas d’un simple ajustement administratif. Il répond à une demande plus importante des producteurs et, surtout, à une réalité persistante : sans maîtrise de l’eau, difficile de sécuriser durablement la production maraîchère.

CTOP TOGO
© CTOP TOGO

Le projet ProSMAT face à son premier obstacle : le coût.

Jeudi 30 juillet à Lomé, les acteurs réunis pour examiner les dossiers techniques ont été confrontés à une difficulté très concrète. Les premières études réalisées par le cabinet chargé de l’expertise ont fait apparaître des coûts d’aménagement supérieurs aux prévisions initiales. Le projet doit donc désormais composer avec une équation délicate : élargir le nombre de bénéficiaires sans compromettre la solidité financière de l’opération.

Les participants ont ainsi passé au crible les plans et les estimations afin de retenir, site par site, les solutions techniques jugées les plus adaptées. L’objectif n’est pas de réduire les ambitions du programme à tout prix. Il consiste plutôt à rechercher le meilleur équilibre entre les ressources disponibles, les besoins des producteurs et la qualité des ouvrages à réaliser.

De cinq sites à vingt : le virage de la demande paysanne

Le passage du scénario initial de cinq sites, soit 50 hectares, à un dispositif pouvant atteindre 20 sites constitue le principal tournant du projet. Cette évolution traduit d’abord la volonté d’atteindre davantage de maraîchers. Mais elle révèle aussi l’importance prise par la question de l’eau dans les stratégies de production agroécologique.

Pour les exploitations concernées, l’irrigation peut permettre de mieux maîtriser les cycles de production et de réduire la vulnérabilité face aux aléas climatiques. Elle devient ainsi un levier de sécurisation de l’activité agricole.

L’enjeu dépasse donc la construction de simples infrastructures hydrauliques : il s’agit de donner aux producteurs les moyens de rendre leur activité plus régulière et plus résiliente.

CTOP TOGO
© CTOP TOGO

Une expertise collective avant les premiers coups de pioche

L’atelier de Lomé a réuni près d’une trentaine d’acteurs issus de plusieurs composantes du secteur agricole. Responsables et techniciens de la CTOP, de la FENOMAT et des CROPPA des Savanes, de la Kara, de la Centrale, des Plateaux et de la Maritime ont confronté leurs analyses à celles des représentants des institutions publiques et des projets agricoles.

Le MAPRASA, l’ICAT, l’ATA, ProMIFA, PRIMA et le FSRP Togo figuraient également autour de la table. À leurs côtés, des universitaires, des organisations non gouvernementales et des partenaires techniques, notamment l’ESA, INADES Formation, AVSF et la FAO, ont apporté leur expertise.

Cette diversité répond à une nécessité : les infrastructures doivent être techniquement réalisables, financièrement soutenables et compatibles avec les exigences environnementales.

CTOP TOGO
© CTOP TOGO

Le chantier entre dans sa phase décisive

Après les travaux en groupes et les échanges en plénière, les participants ont validé les plans et les devis révisés. Cette étape ouvre désormais la voie à la préparation des Dossiers d’Appel d’Offres ou de Demande de Cotation (DAO/DAC). C’est le passage obligé avant la sélection des entreprises et le démarrage des travaux de construction et d’équipement.

Le projet quitte ainsi progressivement le terrain des études pour se rapprocher de celui des réalisations. Mais la prochaine étape sera déterminante. Il faudra transformer les plans validés en ouvrages opérationnels, puis faire en sorte que ces installations répondent effectivement aux besoins des maraîchers.

CTOP TOGO
© CTOP TOGO

L’agroécologie confrontée à l’épreuve du terrain

À travers le ProSMAT, la CTOP cherche à promouvoir un modèle de maraîchage qui associe production agricole, pratiques agroécologiques et meilleure maîtrise des ressources.

Le financement du projet provient du Global Agriculture and Food Security Program (GAFSP), via le Fonds international de développement agricole (FIDA).

La trajectoire désormais dessinée est ambitieuse : multiplier les sites, toucher davantage de producteurs et améliorer l’accès à l’irrigation. Mais l’élargissement du projet accroît mécaniquement les exigences en matière de financement, de conception technique, de construction et de suivi.

C’est là que se trouve le véritable test du ProSMAT : réussir à passer de l’ambition nationale à des sites réellement fonctionnels, où l’eau, les équipements et les pratiques agroécologiques se conjuguent pour sécuriser la production.

À Lomé, le 30 juillet, les acteurs n’ont donc pas seulement validé des plans et des devis. Ils ont arrêté les paramètres d’un chantier appelé à prendre une dimension plus large que prévu.

De cinq sites initialement envisagés à jusqu’à vingt, le pari togolais sur le maraîchage agroécologique entre désormais dans une nouvelle phase : celle où les études devront laisser place aux infrastructures, et les ambitions aux résultats dans les champs.

Togo : Coupures d’électricité jusqu’au 6 août (CEET)

Interventions préventives d’envergure sur le joyau thermique de Kékéli jusqu’au 6 août : la vigilance des usagers vivement recommandée

LOMÉ, 31 juillet 2026 — L’Office national de distribution d’électricité vient de publier un communiqué de la plus haute importance à l’attention des foyers et des unités de production de notre pays. En vue de garantir la pérennité et la puissance de nos infrastructures industrielles, la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) entreprend une vaste campagne de révision technique sur les turbines de la centrale stratégique Kékéli Efficient Power.

Jusqu’au jeudi 6 août prochain, la fourniture du courant subira des ajustements temporaires et des coupures programmées sur l’ensemble du territoire. Ainsi, l’objectif recherché par les ingénieurs nationaux est sans équivoque : prémunir les installations de toute usure prématurée et consolider le rendement de cet outil de production moderne.

« Sécuriser nos machines aujourd’hui pour illuminer durablement les foyers de demain : la rigueur technique au service du progrès national. »

Dans un souci constant d’épargner les ménages, les services de la CEET rassurent la population en indiquant que toutes les dispositions d’urgence ont été déployées pour abréger les désagréments. Par ailleurs, par mesure de salubrité publique et de sécurité domestique, la direction invite instamment chaque citoyen à débrancher les récepteurs ménagers pendant les interruptions de fourniture pour prévenir tout choc électrique au rétablissement du secteur.

Inauguré en 2021 pour porter la capacité nationale à 65 mégawatts grâce à une technologie combinée gaz naturel-propane, le complexe de Kékéli demeure le fer de lance de la politique d’indépendance énergétique. À ce titre, cette étape de rodage et de maintenance s’inscrit au cœur du vaste plan quinquennal visant l’électrification intégrale de nos villes et campagnes à l’aube de 2030. Enfin, la discipline collective et le civisme de chacun permettront d’absorber au mieux cette période de travaux d’intérêt national.