Togo : un jeune homme meurt électrocuté lors d’un déguerpissement à Hanoukopé

Une opération de déguerpissement menée jeudi 9 juillet dans le quartier de Hanoukopé, à Lomé, a viré au drame. Un jeune homme a perdu la vie après avoir été électrocuté alors qu’il participait à l’évacuation de marchandises appartenant à des commerçants. Ce décès, dont les circonstances exactes restent à établir, a provoqué une vive émotion ainsi que des tensions entre habitants et forces de l’ordre.

Ce qui devait être une intervention destinée à libérer les emprises du canal de Hanoukopé s’est transformé en scène de désolation. En effet, les premières informations recueillies sur place indiquent que la victime prêtait main‑forte à des commerçants qui tentaient de mettre leurs biens à l’abri pendant l’opération de déguerpissement, lorsqu’un courant électrique l’a mortellement électrocutée. À ce stade, les autorités n’ont pas encore officiellement établi les circonstances précises de l’accident.

Le drame fait basculer l’opération

L’annonce du décès s’est rapidement propagée dans le quartier, suscitant une onde de choc parmi les riverains. Sous le coup de l’émotion et de la colère, plusieurs habitants ont manifesté leur mécontentement en lançant des projectiles en direction des agents présents sur les lieux. Les forces de sécurité sont ensuite intervenues afin de contenir les tensions et de rétablir le calme.

La situation est progressivement revenue sous contrôle. Toutefois, le drame continue d’alimenter les interrogations des populations sur les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’intervention.

Une opération inscrite dans la lutte contre les inondations

Par ailleurs, l’opération était conduite par l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) dans le cadre des travaux de curage du canal de Hanoukopé. Ces travaux visent à améliorer l’écoulement des eaux pluviales et à réduire les risques d’inondation, un défi récurrent dans plusieurs quartiers de Lomé durant la saison des pluies.

Ainsi, les autorités cherchent à dégager les emprises occupées afin de faciliter les travaux d’assainissement et de renforcer la capacité d’évacuation des eaux.

Des zones d’ombre persistent

Au lendemain du drame, plusieurs questions demeurent sans réponse. Les circonstances ayant conduit à l’électrocution du jeune homme n’ont pas encore fait l’objet d’une communication officielle. À ce stade, les autorités n’ont fourni aucun détail sur le déroulement de l’accident et n’ont pas indiqué si elles avaient ouvert une enquête pour en déterminer les causes exactes.

Dans l’attente d’éléments officiels, la prudence reste de mise quant aux responsabilités éventuelles. Au‑delà de l’émotion suscitée par cette disparition, ce drame rappelle les risques auxquels peuvent faire face les populations et les intervenants lors des opérations de déguerpissement menées dans des zones urbaines densément occupées, où coexistent installations électriques, habitations et activités commerciales.

Finalement , en attendant les conclusions des autorités compétentes, la famille de la victime, les commerçants et les habitants de Hanoukopé restent suspendus aux explications. Celles‑ci permettront de comprendre les circonstances exactes de ce décès tragique.

Formation pro à Kara : Le FNAFPP prépare son plan 2026-2031

Jeudi 9 juillet, l’effervescence était palpable dans les couloirs de la salle de réunion à Kara. Entre les murmures des acteurs économiques et l’ambition affichée des décideurs, un enjeu crucial se jouait : dessiner le visage de l’emploi de demain pour la région. En prélude à son ambitieux Plan stratégique 2026‑2031, le Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnel (FNAFPP) a posé ses valises dans la ville. L’objectif est une consultation directe, sans filtre, avec les forces vives locales.

Menée par son président, Awali Pidassa, la délégation n’est pas venue les mains vides, mais surtout les oreilles grandes ouvertes. Reçue par le gouverneur de la région, le général Komlan Adjitowou, l’équipe du FNAFPP a tout de suite été plongée dans le bain des réalités du terrain.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara

Décryptage des nouveaux eldorados de l’emploi

Fini le temps des formations théoriques déconnectées du marché. À Kara, la boussole économique pointe vers des secteurs précis et stratégiques. Les discussions ont mis en lumière une feuille de route limpide pour répondre aux besoins pressants des entreprises locales :

  • La transition énergétique et technique : métiers du froid, climatisation, mécanique automobile et infrastructures.

  • L’énergie de demain : le solaire, un secteur en plein boom qui réclame une main‑d’œuvre qualifiée.

  • Le poumon vert : l’agriculture. Le gouverneur Adjitowou a d’ailleurs insisté sur ce point : la Kara a de la terre et du potentiel. Former les jeunes aux métiers agricoles modernes, c’est s’assurer un levier d’insertion rapide et un boost pour l’économie régionale.

« Adapter les programmes aux réalités socio‑économiques n’est plus une option, c’est une urgence pour l’avenir de notre jeunesse », un écho partagé par l’ensemble des acteurs économiques présents lors de la session d’information du 9 juillet.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara

Pour une croissance inclusive (et sans laisser‑pour‑compte)

Au‑delà des chiffres et des secteurs porteurs, c’est un vibrant plaidoyer social qui a marqué ces échanges. Le gouverneur a mis le doigt là où cela compte vraiment : l’inclusion des personnes en situation de handicap.

Et c’est là tout le défi de ce futur Plan stratégique 2026‑2031. Une économie forte ne se mesure pas seulement à ses infrastructures, mais à sa capacité à ne laisser personne sur le bord de la route. Garantir l’accès aux compétences pour tous, sans distinction, est le véritable indicateur de succès pour le FNAFPP.

Cap vers 2031

En consultant sa base à Kara, le FNAFPP prouve que la stratégie ne se dicte pas depuis des bureaux feutrés, mais s’écrit sur le terrain. Les attentes sont désormais sur la table, les cartes sont entre les mains des planificateurs. Prochaine étape : transformer ces besoins exprimés en modules de formation concrets pour faire de la région de la Kara un hub de compétences prêtes pour l’avenir.

Garage central Togo : ADJARI Akata Magnassima, l’itinéraire d’un officier du mouvement

De l’École spéciale militaire de Saint-Cyr aux pistes de Bangui et de Bourges, en passant par Pékin, Libreville et les États-Unis, le nouveau directeur du Garage central administratif a construit, poste après poste, une carrière presque entièrement consacrée à une même question : comment faire avancer le matériel d’une armée, puis celui d’un État.

 

Un décret pris en Conseil des ministres, le 8 juillet 2026, a porté le chef d’escadron ADJARI Akata Magnassima à la tête du Garage central administratif, pour le compte du ministère des Finances et du Budget. L’intitulé du poste, sobre, ne dit rien de la trajectoire qui y conduit : près de vingt ans passés à organiser le mouvement des hommes et du matériel, d’abord sous l’uniforme, et bientôt à la tête d’une institution née bien avant lui.

Une vocation née à Saint-Cyr

Tout commence en France, entre 2006 et 2009, sur les bancs de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, où le jeune officier suit sa formation initiale d’officier d’active. Il complète ce socle par un parcours universitaire classique : une maîtrise en géographie, puis un master en management, deux disciplines qui, mises bout à bout, dessinent déjà le profil d’un futur logisticien — lire les territoires d’un côté, organiser les ressources de l’autre.

Le compagnon du Train, de Bourges à Pékin

C’est à l’École militaire de Bourges qu’il se spécialise véritablement, avec un diplôme d’application du Train, cette arme logistique chargée des transports et des mouvements. La suite de son parcours ressemble à un tour du monde de la logistique militaire : l’Institut de l’économie militaire, en Chine, où il obtient en 2015 un diplôme d’État-major logistique ; le Gabon, pour un diplôme d’État-major ; puis les États-Unis, entre 2020 et 2021, où l’Université logistique de l’armée de terre lui délivre un diplôme d’officier de carrière logistique. En octobre 2023, retour à Bourges, à l’École du Train et de la logistique, pour un certificat logistique des Nations unies.

Le Garage central administratif, une histoire centenaire

Installé à Lomé sur le boulevard Gnassingbé-Eyadéma, le Garage central administratif trouve son origine à l’époque coloniale : dès 1926, un garage central y avait été créé pour centraliser la gestion du matériel roulant de l’administration française au Togo, ainsi que la réception et le montage des véhicules.

La structure a traversé les décennies pour devenir l’organisme public chargé aujourd’hui de l’entretien, de la maintenance et du suivi du parc automobile de l’ensemble de l’administration togolaise.C’est cette institution centenaire, garante de la disponibilité des véhicules de l’État, que le chef d’escadron ADJARI Akata Magnassima prend désormais en charge, sous la tutelle du ministère des Finances et du Budget.

Les théâtres du maintien de la paix

Le parcours du nouveau directeur ne se limite pas aux salles de classe militaires. Il a participé à plusieurs missions de maintien de la paix des Nations unies et de l’Union africaine, parmi lesquelles l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), l’Opération hybride Union africaine-Nations unies au Darfour (UNAMID) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Ces engagements lui ont valu plusieurs médailles, auxquelles s’ajoutent deux décorations nationales.

  • Chevalier de l’Ordre national du Mérite
  • Officier de l’Ordre national du Mérite

Vingt ans au service du mouvement

Entre les missions extérieures et les formations, le chef d’escadron a occupé une succession de postes qui, mis bout à bout, retracent une même logique de carrière : officier automobile puis chargé de la coordination des mouvements et transports à l’Établissement général des services des Forces armées togolaises, de 2010 à 2020 ; officier logistique de la Coordination nationale de gestion de la riposte au Covid-19, de mars à octobre 2020 ; chef du service Études, planification et contrôle technique à la Direction centrale du matériel et du soutien des Forces armées togolaises, d’octobre 2020 à décembre 2023 ; puis commandant de l’escadron du Train, poste qu’il occupait encore à la veille de sa nomination. D’un escadron à un garage, la nomination prolonge une même mission : garantir, à chaque échelon, que les véhicules de l’institution qu’il sert soient prêts à rouler.

Une institution centenaire, un nouveau chef

Marié et père de famille, le chef d’escadron ADJARI Akata Magnassima prend ainsi la direction d’une structure dont l’histoire remonte à près d’un siècle, avec un profil rare : celui d’un officier formé sur trois continents à la seule discipline qui, dans une armée comme dans une administration, ne pardonne aucune improvisation — faire en sorte que le matériel arrive à l’heure, et reparte le lendemain.

Dapaong : sensibilisation aux dangers des lignes à haute tension

Construire une maison, ouvrir un commerce ou cultiver un champ sous une ligne à haute tension peut sembler banal. Pourtant, ce geste du quotidien peut, à tout moment, se transformer en drame. À Dapaong, les autorités municipales ont décidé d’agir avant qu’un accident ne survienne.

Jeudi 9 juillet, la mairie de Tône 1 a réuni plus d’une centaine de participants au Centre Robert-Cornévin pour une vaste campagne de sensibilisation consacrée à l’occupation des emprises des lignes électriques de haute et basse tension. Une rencontre qui marque le début d’une offensive de prévention destinée à protéger les populations et à faire respecter les règles de sécurité autour des infrastructures électriques.

Commune de Tône 1
© Commune de Tône 1

Prévenir plutôt que déplorer : la règle vitale des 52 mètres de sécurité

À l’origine de cette initiative figurent les instructions du ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, qui a demandé aux collectivités territoriales de prendre les mesures nécessaires pour libérer les emprises des lignes à haute tension.

Les autorités imposent une bande de sécurité de 52 mètres autour de ces installations et interdisent toute activité humaine — qu’il s’agisse d’habitations, de commerces ou d’exploitations agricoles. Pour les autorités, cette réglementation répond avant tout à un impératif de sécurité publique.

Derrière chaque pylône, il y a un risque réel » : les leaders locaux en première ligne

Conduite par le premier adjoint au maire de Tône 1, Flindjo Kossi, en présence du troisième adjoint au maire, du secrétaire général de la commune ainsi que des représentants de la Communauté Électrique du Bénin (CEB) et de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), la rencontre a rassemblé chefs traditionnels, responsables des services déconcentrés de l’État, chefs de quartiers, présidents des Comités cantonaux de développement (CCD), Comités villageois de développement (CVD), leaders communautaires et représentants de la société civile.

Tous ont été appelés à devenir les relais d’une campagne dont l’objectif dépasse le simple respect d’une règle administrative. Parce que derrière les pylônes et les câbles électriques se cachent des dangers souvent méconnus : électrocution par arc électrique, rupture de conducteurs ou encore accidents pouvant avoir des conséquences dramatiques pour les habitants installés trop près des ouvrages.

Commune de Tône 1
© Commune de Tône 1

CEET et CEB : mieux comprendre les dangers des arcs et réseaux électriques

Au fil des échanges, les techniciens de la CEB et de la CEET ont répondu aux nombreuses interrogations des participants. Les discussions ont permis de lever plusieurs incompréhensions sur le fonctionnement des réseaux électriques, les distances de sécurité et les risques liés aux branchements anarchiques ou aux installations improvisées à proximité des lignes.

Cette démarche éducative a pour but de convertir les responsables communautaires en authentiques porte-parole de la prévention dans leur région.

Une campagne de terrain avant les opérations de déguerpissement

Les autorités municipales entendent désormais passer à une nouvelle étape. Elles prévoient d’identifier les zones concernées par les occupations irrégulières afin d’engager un dialogue direct avec les populations exposées. L’objectif affiché est de convaincre les occupants de quitter volontairement ces espaces dangereux avant d’envisager toute opération de libération des emprises.

À la fin de la rencontre, les participants ont reçu une mission claire : diffuser largement le message dans leurs villages et quartiers pour éviter que des familles ne soient confrontées, demain, à des déguerpissements forcés ou, pire encore, à un accident irréversible. Car à Dapaong, les autorités veulent rappeler une évidence souvent oubliée : sous une ligne à haute tension, chaque mètre de sécurité peut faire la différence entre une vie préservée et un drame.

Sécurité énergétique en Afrique de l’Ouest : les États-Unis et le Togo misent sur le stockage par batteries à Lomé

Lomé s’est imposée, les 8 et 9 juillet 2026, comme un carrefour régional de la transition énergétique. En effet, experts américains, responsables gouvernementaux et acteurs du secteur électrique ouest‑africain s’y sont retrouvés pour approfondir les enjeux liés au stockage de l’énergie, une technologie de plus en plus stratégique pour accompagner la modernisation des réseaux électriques du continent.

Organisé par le ministère togolais de l’Énergie et des Ressources minérales, avec l’appui du Laboratoire national des Rocheuses (National Renewable Energy Laboratory) du département américain de l’Énergie, l’atelier a réuni des représentants des ministères, des autorités de régulation, des sociétés d’électricité et des opérateurs de réseaux venus de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.

U.S. Embassy Lomé
© U.S. Embassy Lomé

Le stockage par batteries (BESS) au cœur de la modernisation des réseaux électriques

Au centre des discussions figuraient les systèmes de stockage d’énergie par batteries (Battery Energy Storage Systems – BESS), considérés comme l’une des technologies clés pour améliorer la stabilité des réseaux électriques et accompagner l’intégration croissante des énergies renouvelables.

Ainsi, pendant deux jours, les participants ont bénéficié d’un programme de formation avancé combinant présentations techniques, études de cas et échanges d’expériences. L’objectif consistait à renforcer les capacités des institutions en leur fournissant des outils concrets pour optimiser la gestion des réseaux électriques, accroître leur résilience face aux perturbations et améliorer la continuité de l’approvisionnement en énergie.

U.S. Embassy Lomé
© U.S. Embassy Lomé

Une coopération technique de haut niveau entre Washington et l’Afrique de l’Ouest

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des initiatives de coopération conduites par les États‑Unis en faveur du développement des compétences techniques dans le secteur énergétique africain. De fait, à travers le partage d’expertise et de technologies, les partenaires américains entendent accompagner les pays ouest‑africains dans la modernisation de leurs infrastructures électriques, tout en favorisant l’adoption de solutions innovantes adaptées aux défis énergétiques de la région.

Par ailleurs, pour les participants, le développement des systèmes de stockage constitue désormais un levier essentiel afin de rendre les réseaux plus performants, de sécuriser l’alimentation électrique et de soutenir le déploiement des sources d’énergie renouvelable.

U.S. Embassy Lomé
© U.S. Embassy Lomé

Hub régional : Lomé s’impose comme la capitale de la transition énergétique ouest-africaine

En accueillant cet atelier de haut niveau, le Togo confirme sa volonté de se positionner comme un acteur engagé dans les réflexions poussées sur l’avenir énergétique de l’Afrique de l’Ouest. Au-delà du transfert de compétences, cette initiative illustre également le renforcement de la coopération entre Washington et les pays de la région dans un secteur considéré comme stratégique pour le développement économique.

À travers cette démarche, les États‑Unis affichent une double ambition : contribuer au renforcement de la sécurité énergétique en Afrique de l’Ouest grâce à leur expertise technologique, tout en consolidant les perspectives de coopération et les opportunités économiques dans le domaine des infrastructures énergétiques.

En somme, cet atelier marque une étape décisive : Lomé s’affirme comme un hub régional de la transition énergétique, tandis que les États‑Unis renforcent leur rôle de partenaire stratégique. Reste désormais à transformer ces engagements en projets concrets, capables de garantir une sécurité énergétique durable pour l’Afrique de l’Ouest.

Togo : Raymondo Koffi Séssedé prend les commandes du CCoM3

Une nouvelle page s’ouvre pour les artisans des communes du Golfe 5 et du Golfe 7. Officiellement installé à la tête de la Chambre Consulaire des Métiers des communes du Golfe 5 et Golfe 7 (CCoM3), Raymondo Koffi Séssedé entend faire de cette institution un véritable levier de modernisation, de représentation et de promotion de l’artisanat local.

La cérémonie d’installation, organisée le mercredi 8 juillet 2026 dans la grande salle de réunion de l’IFAD d’Adidogomé, s’inscrit dans le vaste processus de mise en place des nouvelles Chambres de métiers de la préfecture du Golfe. Elle marque également le début d’une nouvelle mandature placée sous le signe de la gouvernance, de la proximité avec les artisans et du développement économique.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7

Une nouvelle gouvernance pour renforcer le secteur

Présidée par le préfet du Golfe, Agbodan Kossivi, la cérémonie a réuni le représentant du ministre chargé de l’Artisanat, la sénatrice et maire de la commune du Golfe 7, Dangbuié Afi Xolali Pascaline, le deuxième adjoint au maire, Djadja Kossi Senam, ainsi que de nombreuses autorités politico-administratives et les représentants des différentes branches professionnelles.

Au cœur de cette rencontre, Raymondo Koffi Séssedé, également président du Comité Villageois de Développement (CVD) de Ségbé-Douane, a officiellement reçu les attributs de sa fonction. Élu le 21 juin dernier à l’issue d’un scrutin conduit par une commission électorale ad hoc, il dirigera le CCoM3 pour un mandat de quatre ans.

Sa mission sera de porter la voix des artisans auprès des pouvoirs publics tout en accompagnant la structuration d’un secteur qui occupe une place importante dans l’économie locale.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7

« La confiance reçue doit se transformer en actions »

À peine installé, le nouveau président a fixé le cap de son mandat en appelant les artisans à faire bloc autour d’une vision commune.

« La confiance que nos pairs nous ont accordée est un appel à l’action. Ensemble, dans l’engagement, l’innovation et l’esprit de service, faisons rayonner nos métiers, relevons les défis qui nous attendent et construisons un artisanat plus fort, plus compétitif et plus respecté », a déclaré Raymondo Koffi Séssedé devant les délégués et les invités.

À travers cette déclaration, le nouveau responsable place l’innovation, la solidarité professionnelle et la valorisation des savoir-faire au centre de son projet.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7

Les Chambres de métiers, un outil au service du développement

Dans son intervention, le préfet du Golfe, Agbodan Kossivi, a rappelé le rôle stratégique des Chambres de métiers dans la politique nationale de développement économique. Selon lui, les réformes engagées par les pouvoirs publics visent à faire de l’artisanat un secteur davantage structuré, capable de générer plus d’emplois, de créer davantage de richesses et de contribuer durablement à la croissance du pays.

Le représentant de l’État a ainsi exhorté les nouveaux responsables consulaires à exercer leur mandat dans un esprit de responsabilité, de transparence et de proximité afin de répondre efficacement aux attentes des artisans.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7

Une feuille de route tournée vers la modernisation

Par ailleurs, cette nouvelle équipe entend rapidement passer à l’action. Le bureau du CCoM3 affiche déjà plusieurs priorités : défendre les intérêts des artisans, renforcer la formation professionnelle, accompagner les entrepreneurs du secteur et favoriser l’émergence d’un artisanat plus moderne, plus innovant et plus compétitif.

En prenant les rênes du CCoM3, Raymondo Koffi Séssedé hérite d’une responsabilité majeure : fédérer les acteurs des métiers artisanaux autour d’une vision commune et faire de cette institution un véritable partenaire de développement pour les communes du Golfe 5 et du Golfe 7. Un défi qui dépasse la seule représentation professionnelle et qui s’inscrit désormais dans les ambitions économiques du Togo.

Trois nouveaux ambassadeurs accrédités à Lomé : Sierra Leone, Espagne, Brésil

Lomé, 9 juillet 2026 —Le palais de la Présidence a vibré le mercredi 8 juillet 2026 au rythme des salutations protocolaires et des promesses d’un partenariat renouvelé. Le Président de la République, Jean‑Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, a reçu les lettres de créance de trois nouveaux ambassadeurs : Mohamed Hassan Kaisamba (Sierra Leone), Lossada Torres‑Quevedo Ángel (Royaume d’Espagne) et Luis Maldo Villafane Gomes Santos (République fédérative du Brésil). Ainsi, cette cérémonie ouvre une nouvelle page des relations bilatérales avec, en filigrane, des enjeux économiques et sanitaires cruciaux pour le Togo.

Présidence de la République Togolaise
© Présidence de la République Togolaise

Un triplé d’intentions économiques et techniques

Chacun des diplomates a, à sa manière, posé l’accent sur les priorités de son pays et sur les axes de coopération envisagés avec Lomé. Mohamed Hassan Kaisamba a mis en avant le commerce, la logistique et l’agriculture, secteurs que la Sierra Leone juge propices à des synergies régionales et à des échanges de savoir‑faire. Pour sa part, l’Espagne, par la voix de Lossada Torres‑Quevedo Ángel, a salué la « qualité » des relations avec le Togo et affiché la volonté de Madrid d’approfondir la coopération en matière de sécurité, d’économie et d’affaires.

Enfin, le Brésil, représenté par Luis Maldo Villafane Gomes Santos, a insisté sur le partage d’expertises et le développement de projets ciblés en agriculture, élevage et lutte contre les maladies tropicales — un volet sanitaire particulièrement sensible pour les pays d’Afrique de l’Ouest.

Présidence de la République Togolaise
© Présidence de la République Togolaise

Diplomatie pragmatique et opportunisme régional

Au‑delà des formules de courtoisie, ces accréditations traduisent une lecture commune : le Togo apparaît comme un partenaire stable et stratégique dans une région en recomposition. Pour Lomé, ces nouvelles réouvertures offrent des opportunités concrètes — investissements, transferts de technologies, appui aux filières agricoles et renforcement des capacités dans la logistique portuaire. Quant aux capitales étrangères, elles y voient l’occasion de consolider leur influence économique et de sécuriser des intérêts face aux dynamiques concurrentielles du continent.

Sur le terrain, les promesses devront cependant se traduire en projets tangibles : financements pour les filières agricoles, formation d’experts, programmes de santé publique ou initiatives communes pour la sécurité régionale. Le défi pour le gouvernement togolais sera donc de transformer ces engagements protocolaires en accords bancables et en calendriers d’exécution, tout en veillant à la transparence et à l’alignement avec les priorités nationales.

Présidence de la République Togolaise
© Présidence de la République Togolaise

Entre annonces et réalisations

 Il faut aussi rappeler que les proclamations diplomatiques ne garantissent pas automatiquement des résultats. En effet, la mobilité des priorités politiques dans les capitales, les contraintes budgétaires et la complexité des partenariats public‑privé peuvent retarder, voire diluer, les effets attendus. Par conséquent, le rôle des acteurs locaux — ministères, collectivités et opérateurs économiques — sera déterminant pour fixer les priorités et suivre la mise en œuvre.

En définitive, ces trois accréditations illustrent le dynamisme de la diplomatie togolaise et la capacité de Lomé à maintenir un dialogue multiforme avec des partenaires d’aires géographiques différentes. Elles incarnent aussi une volonté commune de bâtir des partenariats fondés sur la confiance, le respect mutuel et la convergence d’intérêts — à condition que les déclarations trouvent un écho concret dans des projets partagés.

Vacances utiles ANASAP : lancement à Kpélé‑Élé

À l’occasion des grandes vacances scolaires et universitaires, l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) a officiellement lancé, à Kpélé‑Élé, la nouvelle édition de son projet « Vacances utiles », doté d’un important lot de matériel de travail et pensé, cette année, autour de sa pérennisation.

 La mairie de Kpélé‑Élé a servi de cadre, mardi 7 juillet 2026, à la cérémonie officielle de lancement de l’édition 2026 du projet « Vacances utiles ». La rencontre a également permis de présenter les orientations et les innovations retenues pour assurer la pérennisation de cette initiative, destinée aux élèves majeurs et aux étudiants durant la période des congés scolaires et universitaires.

Porté par l’ANASAP, le projet poursuit plusieurs objectifs : renforcer les actions de salubrité urbaine grâce à la mobilisation des jeunes pendant les vacances, leur permettre d’acquérir une expérience pratique dans le domaine de l’assainissement tout en cultivant les valeurs de civisme et de responsabilité citoyenne, et leur octroyer un revenu destiné à faciliter la préparation de la prochaine rentrée scolaire ou académique.

Mairie Commune Kpélé 2
© Mairie Commune Kpélé 2

Une cérémonie aux allures de mobilisation communautaire

En effet, la cérémonie a rassemblé un large public : chefs traditionnels, responsables des services déconcentrés de l’État, présidents des comités villageois de développement (CVD), élèves ainsi que plusieurs autres invités, témoignant de l’ancrage local que la commune entend donner à cette initiative.

Les travaux ont débuté par le mot de bienvenue de l’honorable député et adjoint au maire, Monsieur AMAGLO Kossivi, qui représentait la maire de la commune de Kpélé 2. Ensuite, le discours officiel de lancement a été prononcé par la secrétaire générale de l’ANASAP, avant que la directrice des ressources humaines de l’agence n’échange avec les élèves autour de conseils pratiques liés au travail, au civisme et à la responsabilité.

Par ailleurs, la secrétaire générale de l’ANASAP a invité les jeunes bénéficiaires à faire de ces vacances un exercice de rigueur, de discipline et de civisme.

Mairie Commune Kpélé 2
© Mairie Commune Kpélé 2

Un lot de matériel pour équiper les jeunes volontaires

Point fort de la cérémonie, la remise d’un important lot de matériel destiné à faciliter les travaux de salubrité a marqué l’engagement concret de l’ANASAP aux côtés des bénéficiaires. Ce don comprend :

  • 5 brouettes
  • 22 coupe‑coupes
  • 10 râteaux
  • 10 pelles
  • 50 balais à tige
  • 10 poubelles
  • 20 boîtes de cache‑nez
  • 30 paires de gants
  • 30 piques
  • 25 paires de bottes
  • 50 gilets de sécurité
  • 1 tricycle à cinq roues

Par ailleurs, la cérémonie a mis l’accent sur les orientations retenues pour ancrer durablement le projet dans le paysage municipal de Kpélé 2. Elle traduit ainsi, la volonté conjointe de l’ANASAP et de la commune de promouvoir l’engagement citoyen des jeunes, d’améliorer durablement le cadre de vie des populations et de contribuer à l’autonomisation des élèves et étudiants pendant la période des vacances.

En définitive, l’édition 2026 de “Vacances utiles” s’impose comme bien plus qu’une simple activité estivale. Elle incarne une dynamique citoyenne où la jeunesse devient actrice du cadre de vie communal. À travers cette mobilisation, l’ANASAP et la mairie de Kpélé‑Élé posent également  les jalons d’une pérennisation qui associe civisme, responsabilité et autonomisation. Autant d’atouts qui, au‑delà des vacances, dessinent une vision durable pour l’avenir des jeunes et de la salubrité publique.

Togo : une dispute familiale vire au drame à Bè, un homme poignardé à mort

Une violente altercation familiale s’est transformée en tragédie dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 juillet 2026 à Bè, dans la commune du Golfe 1. Un homme a succombé à ses blessures après avoir été poignardé lors d’une confrontation avec son gendre présumé, désormais activement recherché par les forces de sécurité.

Le drame s’est produit derrière la maison royale du chef de canton de Bè, Togbui Aklassou, où les habitants ont été brutalement tirés de leur sommeil par une scène d’une rare violence.

Une querelle conjugale à l’origine du drame

D’après les premiers éléments recueillis, les faits trouvent leur origine dans une dispute entre Amegnitou Kuami Dieudonné et son épouse. Au cours de l’altercation, le jeune homme aurait sorti les effets personnels de sa femme de leur domicile.

Alerté par sa fille, le père de cette dernière s’est rendu sur place afin de comprendre la situation et tenter d’apaiser les tensions. Mais son intervention n’a pas eu l’effet escompté.

Selon plusieurs témoignages, les échanges verbaux ont rapidement dégénéré. Le gendre aurait d’abord insulté son beau-père avant que les deux hommes n’en viennent aux mains.

Un coup de couteau fatal dans l’obscurité

C’est au plus fort de l’altercation que le suspect aurait profité d’une coupure d’électricité qui plongeait le quartier dans l’obscurité pour sortir un couteau et porter un violent coup à son beau-père.

Touchée, la victime s’est effondrée sans perdre immédiatement connaissance. Des riverains sont rapidement intervenus pour lui apporter les premiers secours avant son évacuation vers l’hôpital de Bè.

Malgré les efforts des équipes médicales, l’homme a succombé à ses blessures peu après son admission.

« Après avoir reçu le coup de couteau, il n’était pas encore mort. Les habitants du quartier lui sont venus en aide en lui prodiguant les premiers soins. C’est à son arrivée à l’hôpital de Bè qu’il a finalement rendu l’âme », a confié un témoin.

Le suspect activement recherché

Après les faits, Amegnitou Kuami Dieudonné a pris la fuite. Les forces de l’ordre ont ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame et retrouver le principal suspect.

Ce nouveau fait divers relance les inquiétudes autour des violences intrafamiliales, dont certaines dégénèrent en crimes sous l’effet de conflits conjugaux ou familiaux. En attendant l’interpellation du fugitif, les investigations se poursuivent afin d’établir avec précision le déroulement des événements.

À ce stade, les informations reposent sur des témoignages recueillis sur place. Les autorités compétentes confirmeront les circonstances exactes des faits à l’issue de leur enquête.

Université de Lomé : l’intégrité bientôt enseignée dans les cursus

L’éthique et la lutte contre la corruption pourraient bientôt faire partie intégrante des cursus universitaires au Togo. En effet, l’Université de Lomé a franchi une nouvelle étape en installant une cellule de réflexion chargée d’élaborer une stratégie d’intégration de ces enseignements dans les formations académiques. Cette initiative, portée avec la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), ambitionne d’ancrer durablement la culture de l’intégrité au sein du système éducatif togolais.

L’Université de Lomé veut placer l’intégrité au cœur de la formation des futurs cadres du pays. Réunis le 3 juillet 2026 au Centre d’Excellence WASCAL, responsables universitaires et représentants de la HAPLUCIA ont officiellement lancé une cellule de réflexion chargée de concevoir une stratégie d’intégration des enseignements consacrés à l’éthique, à l’intégrité et à la lutte contre la corruption dans les différents parcours universitaires.

Cette nouvelle instance, composée de 14 membres et présidée par le Premier vice‑président de l’Université de Lomé, le professeur Komlan Batawila, constitue l’un des principaux leviers du projet national visant ainsi à inscrire la prévention de la corruption dans les programmes d’enseignement et de formation.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Former autrement pour prévenir la corruption

L’ambition dépasse la création d’un simple module de sensibilisation. En effet, les experts réunis au sein de la cellule auront la responsabilité de définir les contenus pédagogiques, le volume horaire, le nombre de crédits ainsi que les modalités d’intégration de ces enseignements dans le système Licence‑Master‑Doctorat (LMD).

Leurs recommandations serviront de cadre de référence pour une mise en œuvre progressive et harmonisée dans les différentes facultés et établissements de l’Université de Lomé. De ce fait, les autorités universitaires souhaitent faire de l’intégrité une compétence académique à part entière, au même titre que les savoirs scientifiques, techniques ou professionnels.

Une réforme au service de la gouvernance

Pour le président de la HAPLUCIA, Kimelabalou Aba, cette étape marque un tournant dans la politique nationale de prévention de la corruption. Selon lui, l’installation de cette cellule traduit la volonté des autorités togolaises de privilégier une approche préventive en agissant dès la formation des futurs décideurs, cadres de l’administration et acteurs du secteur privé.

L’objectif consiste à inscrire durablement les valeurs d’éthique et de responsabilité dans les parcours de formation afin qu’elles deviennent des réflexes professionnels et citoyens.

Université de Lomé
© Université de Lomé

« Former l’intelligence sans former le caractère »

Le Premier vice‑président de l’Université de Lomé a, pour sa part, défendu une vision plus large de la mission universitaire. Pour le professeur Komlan Batawila, le développement du Togo ne dépend pas uniquement de la qualité des compétences techniques produites par les établissements d’enseignement supérieur. Au contraire, il repose également sur la capacité des futurs diplômés à exercer leurs responsabilités dans le respect des principes d’intégrité et de bonne gouvernance.

« Former l’intelligence sans former le caractère, c’est créer un danger pour la société », a‑t‑il déclaré, estimant que les dérives liées au manque d’intégrité continuent de freiner l’efficacité des institutions et les ambitions de développement du pays.

Une cellule déjà au travail

À peine installée, la cellule de réflexion a tenu sa première séance de travail, illustrant la volonté des différents acteurs d’engager rapidement la phase de conception de cette réforme pédagogique. Désormais, les travaux devront aboutir à une stratégie susceptible d’être déployée progressivement dans les cursus universitaires, avant d’inspirer, à terme, d’autres niveaux du système éducatif.

Par ailleurs, cette initiative traduit une évolution des politiques publiques togolaises, qui misent désormais sur l’éducation comme levier de prévention de la corruption. En intégrant l’éthique et l’intégrité dans les enseignements supérieurs, les autorités espèrent former des diplômés capables de conjuguer excellence professionnelle, responsabilité citoyenne et gouvernance fondée sur les valeurs.