Lomé, le 1er juin 2026 – Le partenariat militaire et maritime entre la France et le Togo s’honore d’une nouvelle distinction prestigieuse. Au cours d’une cérémonie solennelle empreinte de fraternité d’armes, l’Ambassadeur de France a officiellement remis les insignes de chevalier de l’Ordre national du Mérite maritime au Capitaine de vaisseau Atatoum Babaté.
Agissant au nom de la Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche de la République française, le représentant français a décerné cette prestigieuse décoration, soulignant ainsi l’importance politique et environnementale des enjeux maritimes partagés par les deux nations.
L’hommage à une carrière d’exception et d’engagement
À travers cette distinction, la France a tenu à saluer publiquement un parcours militaire et maritime jugé exemplaire. Tout au long de sa carrière, le Capitaine de vaisseau Atatoum Babaté a démontré un engagement sans faille au service de la sécurité, de la protection et de la gouvernance des espaces maritimes.
Mais au-delà de ses compétences techniques et de ses qualités de commandement, la France a également mis à l’honneur un artisan du dialogue. Elle récompense ainsi sa contribution précieuse et constante au rapprochement stratégique et opérationnel entre la Marine nationale française et la Marine togolaise.
Un symbole fort pour la sécurité collective dans le golfe de Guinée
Par ailleurs, ce geste diplomatique fort intervient dans un contexte où la coopération bilatérale demeure essentielle pour faire face aux défis sécuritaires majeurs de la sous-région, notamment la lutte contre la piraterie, la pêche illicite et les trafics en mer.
En élevant cet officier supérieur togolais dans cet ordre hautement sélectif, Paris réaffirme non seulement la solidité de ses liens avec Lomé, mais souligne également l’importance de bâtir des ponts solides entre les marines des deux rives de l’Atlantique afin de garantir la stabilité et la prospérité des routes maritimes.
Face à l’avancée des changements climatiques et à la pression croissante exercée sur les ressources naturelles, le Togo entend accélérer sa transition écologique. C’est dans cette dynamique que le gouvernement a officiellement donné le coup d’envoi de la campagne nationale de reboisement 2026, ce lundi 1ᵉʳ juin, à l’occasion de la Journée nationale de l’arbre. Le lancement s’est déroulé sur le site du Centre d’enfouissement technique d’Aképé, dans la commune Avé 2, transformé pour l’occasion en symbole d’une nouvelle approche de la gestion environnementale.
L’événement a rassemblé un large éventail d’acteurs institutionnels et communautaires. Membres du gouvernement, sénateurs, gouverneurs, préfets, maires, responsables des services techniques de l’État, autorités traditionnelles et représentants de diverses organisations se sont mobilisés autour d’un objectif commun : renforcer le couvert végétal national et contribuer à la lutte contre le dérèglement climatique.
Le choix d’Aképé n’a rien d’anodin. Ce centre constitue aujourd’hui l’un des maillons essentiels de la politique togolaise de gestion durable des déchets. Grâce à cette infrastructure moderne, les autorités ont considérablement amélioré le traitement des déchets ménagers dans le Grand Lomé, limitant ainsi les impacts négatifs sur les sols, les ressources en eau et la santé publique.
En lançant la campagne nationale de reboisement sur ce site, le gouvernement envoie un message fort : il ne considère plus la protection de l’environnement comme une question sectorielle, mais comme une priorité transversale qui mobilise plusieurs domaines d’action. Gestion des déchets, préservation des écosystèmes, restauration forestière et adaptation climatique doivent désormais s’inscrire dans une stratégie globale et cohérente.
Cette vision prend tout son sens alors que plusieurs régions du pays subissent l’érosion des terres, la raréfaction des ressources forestières et les effets de plus en plus visibles des perturbations climatiques. Les épisodes de sécheresse, les inondations récurrentes et la dégradation progressive des écosystèmes rappellent l’urgence d’agir.
Ainsi, la campagne de cette année s’inscrit dans une logique de résultats mesurables. Lors de la cérémonie officielle, les autorités, les partenaires et les participants ont mis en terre 2 500 jeunes plants sur le site d’Aképé. Mais l’ambition nationale va bien au-delà : les différents acteurs mobilisés à travers le pays prévoient de planter près de 16 millions d’arbres sur l’ensemble du territoire au cours de l’année 2026.
Pour atteindre cet objectif, les autorités misent sur des espèces reconnues pour leur capacité à s’adapter aux conditions locales tout en contribuant efficacement à la captation du carbone atmosphérique. Parmi elles figurent notamment le Terminalia catappa, le Khaya senegalensis et le Ceiba pentandra, des essences appréciées pour leur croissance, leur résistance et leur potentiel écologique.
Ces plantations devraient permettre non seulement de renforcer les puits de carbone naturels du pays, mais aussi de restaurer des espaces dégradés, de protéger la biodiversité et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Miser sur la survie des arbres plutôt que sur les chiffres
L’un des principaux défis des campagnes de reboisement reste toutefois le taux de survie des plants. Conscient de cette réalité, le gouvernement entend changer de paradigme. Présidant la cérémonie, le ministre de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et des Changements climatiques, le professeur Kokoroko Komla Dodzi, a insisté sur l’importance du suivi post-plantation.
Désormais, l’accent ne sera plus uniquement mis sur le nombre d’arbres plantés, mais également sur leur entretien et leur croissance. Cette approche vise à garantir un impact réel et durable sur le couvert végétal national.
Selon les responsables du secteur, chaque arbre qui parvient à maturité représente un investissement environnemental stratégique. Il contribue à l’absorption du dioxyde de carbone, à la régulation des températures locales, à la protection des sols contre l’érosion et au maintien des équilibres écologiques.
Outre les institutions publiques, cette campagne entend mobiliser l’ensemble des citoyens. Collectivités territoriales, organisations communautaires, établissements scolaires, associations et populations locales sont appelés à jouer un rôle actif dans la réussite de l’opération.
Cette dynamique collective traduit la volonté du Togo de faire de la préservation de l’environnement une responsabilité partagée. Car la reconstitution du patrimoine forestier national ne relève pas seulement d’une politique publique : elle constitue également un enjeu économique, social et sanitaire majeur pour les générations futures.
En accueillant le lancement de cette vaste campagne nationale, la commune Avé 2 s’inscrit ainsi au cœur d’un engagement qui dépasse les frontières locales. À Aképé, ce 1ᵉʳ juin 2026, ce ne sont pas seulement des arbres qui ont été plantés. C’est aussi une vision d’avenir qui a pris racine : celle d’un Togo plus vert, plus résilient et mieux préparé aux défis environnementaux du XXIᵉ siècle.
Dakar, le 1ᵉ juin 2026 – Nouveau coup de tonnerre sur l’échiquier politique et judiciaire sénégalais. L’un des parlementaires les plus en vue et les plus loquaces de la sous-région, Guy Marius Sagna, fait face à une convocation de la justice. Le député des XIVᵉ et XVe législatures du Sénégal, également membre du Parlement de la CEDEAO, a annoncé avoir été convoqué ce lundi à 10 h 00 par la prestigieuse Section de recherches de la gendarmerie nationale pour une « affaire le concernant ».
Mais, contre toute attente, l’élu de la Nation a choisi de ne pas se présenter dans les locaux de la gendarmerie de Colobane. Une décision forte qu’il assume publiquement, tout en s’en expliquant.
Un refus poli mais ferme au nom des textes
Pour Guy Marius Sagna, cette position n’est en rien un acte de rébellion ou de mépris envers les institutions républicaines. « Ce n’est pas par manque de respect des hommes et des femmes de la gendarmerie. Ce n’est pas par défiance envers la justice sénégalaise », a-t-il immédiatement clarifié pour désamorcer les critiques d’outrage ou de rébellion.
Le député soutient que répondre à cette convocation reviendrait à valider une procédure qui foule aux pieds :
La Constitution de la République du Sénégal ;
Le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale sénégalaise ;
Le Règlement intérieur du Parlement de la CEDEAO.
En clair, Guy Marius Sagna s’abrite derrière son immunité parlementaire, un bouclier juridique conçu pour protéger les élus contre d’éventuelles pressions ou procédures judiciaires non autorisées par l’hémicycle durant l’exercice de leurs fonctions.
« Focus sur le Congrès de PASTEF ! »
Par ailleurs, le leader politique a rapidement choisi de déplacer le débat du terrain judiciaire vers le terrain politique. En concluant son message par un très direct « Focus sur le Congrès de PASTEF ! », Guy Marius Sagna rappelle où se situent ses véritables priorités du moment.
Au sein du parti au pouvoir, la remobilisation des troupes et la préparation des grandes échéances internes semblent primer sur ce qu’il perçoit comme une diversion ou une erreur de procédure de la part des pandores.
Cette posture de fermeté ouvre désormais une délicate confrontation juridique entre le pouvoir législatif et l’appareil judiciaire. En choisissant de formaliser ses griefs dans un document écrit plutôt que de se murer dans un silence passif, le député panafricaniste renvoie la balle dans le camp des autorités judiciaires et du procureur. La Section de recherches choisira-t-elle de forcer le passage en engageant une procédure de levée de l’immunité parlementaire, ou fera-t-elle machine arrière en reconnaissant un vice de procédure ? Dans un Sénégal où les relations entre la justice et les acteurs politiques restent historiquement inflammables, l’issue de ce bras de fer pourrait bien redéfinir les contours de la protection des parlementaires face à la machine judiciaire.
Lomé, 1ᵉʳ juin 2026 – À l’instar de nombreux acteurs institutionnels et citoyens engagés dans la préservation de l’environnement, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Isaac Tchiakpé, a pris ce lundi part à l’opération nationale de reboisement organisée à l’occasion de la Journée nationale de l’arbre. L’activité s’est déroulée au Centre national d’enfouissement technique d’Aképé, sous l’impulsion du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique nationale de restauration du couvert végétal et de lutte contre les effets du changement climatique. Elle témoigne également de la volonté des autorités togolaises de renforcer les actions en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable.
Aux côtés des responsables administratifs, des agents publics et de plusieurs volontaires, Isaac Tchiakpé a participé à la mise en terre de jeunes plants, contribuant ainsi à l’effort collectif visant à accroître les espaces verts sur le territoire national. Par ce geste symbolique, le ministre a réaffirmé l’importance de l’engagement citoyen dans la préservation des ressources naturelles.
La Journée nationale de l’arbre, célébrée chaque année au Togo, constitue un rendez-vous majeur de sensibilisation aux enjeux environnementaux. Elle permet de mobiliser les populations autour d’actions concrètes de reboisement et de promouvoir une gestion durable des écosystèmes.
À travers sa participation à cette opération, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts a lancé un appel à la poursuite des efforts collectifs en faveur de la protection de l’environnement. « Ensemble, poursuivons nos efforts pour préserver notre environnement et construire un Togo plus vert au bénéfice des générations présentes et futures », a-t-il déclaré. Ce message rappelle aussi que la sauvegarde du patrimoine naturel demeure une responsabilité partagée, essentielle pour garantir un avenir durable aux générations actuelles et à venir.
Reste à savoir si cet élan citoyen et institutionnel saura se transformer en actions durables capables de relever les défis environnementaux du Togo.
À Tchamba, la cohésion sociale prend un nouveau visage : celui de la jeunesse. À l’occasion de la célébration de la Tabaski, les autorités locales ont officiellement rencontré, ce dimanche 31 mai 2026, les ambassadeurs de la cohésion sociale de la commune, de jeunes volontaires appelés à devenir des acteurs clés du vivre-ensemble et du développement communautaire.
Réunis autour du préfet de Tchamba, El-Hadj Issaka Laguebande, et du maire de la commune de Tchamba 1, Hamza Titikpina, ces jeunes ambassadeurs sont venus présenter leurs vœux de l’Aïd El-Kebir. Mais au-delà de cet échange de courtoisie, la rencontre a surtout permis d’établir un premier contact officiel entre les autorités et ces nouveaux relais communautaires investis d’une mission citoyenne ambitieuse.
Portée par les cadres de la commune et soutenue par les autorités locales, l’initiative « Ambassadeur de la cohésion sociale » prévoit la mise en place, dans chaque quartier, d’équipes composées de cinq jeunes, dont trois hommes et deux femmes. Leur rôle consiste à servir de pont entre les autorités et la jeunesse tout en promouvant les valeurs de paix, de civisme, de cohésion sociale et de respect des symboles de la République.
Saluant cette démarche, le préfet El-Hadj Issaka Laguebande a félicité le maire pour la concrétisation du projet et encouragé les jeunes à mesurer la portée de leur engagement. « Dans la vie, on peut choisir d’éclairer comme une petite bougie ou comme un grand lampadaire. Vous avez opté pour la seconde option », a-t-il déclaré, les invitant à adopter des comportements exemplaires.
Pour le maire Hamza Titikpina, ces ambassadeurs constituent désormais un maillon essentiel dans la prévention de l’insécurité et la lutte contre l’incivisme. Sans se substituer aux forces de défense et de sécurité, aux autorités judiciaires ou aux chefs traditionnels, ils contribueront à renforcer le dialogue et la vigilance au sein des communautés.
Les conseillers municipaux Mawe Afo Aledjou et Samsoudine Tchakondo ont également insisté sur la responsabilité de la jeunesse dans la préservation de la paix. Selon eux, aucun développement durable n’est possible sans cohésion sociale ni implication active des jeunes. Afin d’outiller davantage ces nouveaux acteurs de terrain, la commune prévoit prochainement des sessions de renforcement des capacités destinées à mieux définir leurs missions et leurs limites d’intervention.
La rencontre a enfin servi de cadre de sensibilisation à la Campagne 2026 de Distribution de Moustiquaires Imprégnées d’Insecticides (CDMII-2026), preuve que les autorités entendent faire de ces ambassadeurs de véritables relais de proximité au service du bien-être collectif. À Tchamba, le message est clair : la paix, le civisme et le développement se construisent désormais avec une jeunesse engagée, responsabilisée et résolument tournée vers l’avenir.
La Commune de Danyi 2 s’engage dans une nouvelle dynamique de modernisation administrative. En effet, sous l’impulsion de Mme le Maire, l’exécutif communal a lancé une vaste consultation interne destinée à recueillir, de manière anonyme, les avis, préoccupations et propositions des agents municipaux afin d’améliorer durablement la qualité du service public local.
Une gouvernance fondée sur l’écoute
À travers cette initiative, les autorités communales affichent ainsi une ambition claire : renforcer l’efficacité de l’administration, améliorer les conditions de travail du personnel et consolider une gouvernance locale fondée sur l’écoute et la participation. Dès lors, cette démarche marque un véritable changement de méthode dans la gestion municipale, en plaçant les agents au cœur du processus d’amélioration des performances administratives.
Concrètement, le questionnaire soumis aux agents aborde plusieurs dimensions stratégiques du fonctionnement communal. Il porte notamment sur l’organisation des services, les conditions de travail, la communication administrative interne, les relations professionnelles ainsi que l’esprit d’équipe au sein de la mairie. Par ailleurs, les agents identifient également les forces de l’administration communale, les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien ainsi que les pistes d’amélioration capables d’optimiser le rendement des services municipaux.
Un mécanisme de transparence au service de la réforme
Dans un souci de transparence et de confidentialité, les fiches remplies seront déposées dans une boîte à suggestions récupérée personnellement par Madame le Maire. Ainsi, ce mécanisme vise à garantir la liberté d’expression des agents tout en favorisant des contributions sincères et constructives.
Cette consultation interne apparaît également comme un véritable outil d’aide à la décision. Elle permettra ainsi à l’exécutif communal de disposer d’un diagnostic précis sur les réalités du terrain afin d’adapter les réformes administratives aux besoins réels des services et des populations.
En définitive, cette initiative illustre une volonté affirmée de bâtir une administration plus moderne, plus performante et davantage orientée vers les résultats. En misant sur l’écoute interne et la participation des agents, la Commune de Danyi 2 entend ainsi faire de la gouvernance collaborative un levier stratégique pour accélérer le développement local et renforcer la qualité des services offerts aux citoyens.
La Commune du Golfe 3 affiche une santé financière insolente. Réunis en séance ordinaire le mardi 26 mai 2026 dans la salle de réunion de la mairie de Doumassessé, les conseillers municipaux ont massivement approuvé le compte administratif de l’exercice 2025. Un vote sans appel qui valide ainsi la gestion rigoureuse de l’équipe municipale.
Avec 16 voix pour, 2 abstentions et aucun vote contre, l’exécutif local obtient un véritable plébiscite pour son bilan financier. En effet, ce document comptable, qui retrace l’utilisation réelle de l’argent public, prouve que la municipalité a su tenir le cap malgré un contexte économique exigeant.
Le budget global de la commune, après divers ajustements, s’établissait à un peu plus de 1,31 milliard de F CFA. À l’heure des comptes, la discipline budgétaire a payé puisque la municipalité a mobilisé 1 220 903 044 F CFA de recettes grâce à un effort soutenu de recouvrement des taxes fiscales et non fiscales, tout en limitant les dépenses exécutées à 1 000 387 607 F CFA grâce à un encadrement strict des frais de fonctionnement.
Ainsi, cette gestion rigoureuse dégage un résultat net positif avec un excédent budgétaire global de 220 515 437 F CFA. En somme, la municipalité a dépensé moins que ce qu’elle a gagné tout en garantissant les services essentiels, ce qui lui permet désormais d’engranger une belle cagnotte pour financer l’avenir.
Des projets concrets pour le quotidien des habitants
Au-delà des grands équilibres financiers, la gestion rigoureuse menée en 2025 sous la houlette du maire Essohanim Gnassingbé s’est traduite par des avancées concrètes pour les habitants. En effet, la commune a misé sur trois priorités stratégiques : la digitalisation des services municipaux, pour rendre l’administration plus rapide, transparente et accessible ; la modernisation des infrastructures, afin d’améliorer la voirie et le cadre de vie dans les quartiers ; et le renforcement des services de proximité, destiné à répondre plus efficacement aux besoins urgents des administrés. Autant de chantiers qui illustrent ainsi une volonté limpide : transformer la gestion locale en un levier tangible de développement.
Pas question de laisser dormir ces 220 millions de F CFA d’excédent. Ainsi, fidèle à sa vision d’une gouvernance responsable et tournée vers le développement, l’exécutif communal va intégrer la totalité de cette somme dans le budget de l’exercice 2026. Cette bouffée d’oxygène financière permettra notamment d’accélérer les projets de développement déjà sur les rails et de financer de nouvelles infrastructures au bénéfice direct des communautés locales.
En définitive, la Commune du Golfe 3 sort renforcée de l’exercice 2025 : un excédent budgétaire de plus de 220 millions de F CFA, une gestion saluée par un vote quasi unanime et des investissements concrets qui améliorent le quotidien des habitants. Avec cette marge financière intégrée au budget 2026, l’équipe municipale affiche une ambition claire : transformer la rigueur comptable en projets tangibles et inscrire durablement la commune dans une dynamique de développement responsable.
Fini le flou territorial. Ce jeudi 28 mai 2026, le ministre de l’Administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières, le Colonel Awaté Hodabalo, a officiellement lancé une mission de clarification très attendue : définir avec précision les limites géographiques entre les collectivités. L’objectif est d’éteindre les litiges administratifs locaux avant qu’ils n’éclatent.
Où s’arrête exactement une commune et où commence la voisine ? Cette question, en apparence purement technique, constitue sur le terrain une source récurrente de tensions. Compétences territoriales, gestion des ressources naturelles, perception des impôts locaux : le flou des frontières complique le quotidien des maires et des populations. Pour y remédier, l’État passe désormais à l’offensive.
Ainsi, l’ouverture de cette première session du Comité chargé d’étudier les problèmes de délimitation intercommunale marque un changement de méthode. Fini le rôle de simple « pompier » intervenant lorsque le conflit est déjà consommé ; désormais, l’heure est à l’anticipation.
Pendant trois jours, les membres vont affûter leurs outils afin de trancher les différends avec méthode et objectivité. Leur programme repose sur trois axes majeurs : d’abord, la précision cartographique, avec des cartes fiables et actualisées pour fixer les limites au mètre près ; ensuite, l’arsenal juridique, grâce à l’harmonisation des textes pour rendre chaque décision incontestable ; et enfin, une feuille de route opérationnelle, adossée à un budget réaliste, afin de garantir des interventions rapides et efficaces sur tout le territoire.
Pour le Colonel Awaté Hodabalo, le message est clair : la réussite de la décentralisation repose sur une maîtrise parfaite de l’espace administratif. En effet, une commune aux contours juridiquement et géographiquement sécurisés est une collectivité libre de planifier ses infrastructures et d’attirer des investissements sans crainte de contestations foncières.
En dotant ce nouveau comité d’une méthodologie rigoureuse, les autorités posent ainsi un acte fort pour consolider la paix sociale. Désormais, les élus locaux attendent le déploiement sur le terrain de cette expertise pour voir enfin tracées les lignes d’une gouvernance locale apaisée.
Ce n’était pas qu’une simple remise de prix. Mercredi soir, sous les ors de l’hôtel Kempinski de Brazzaville, les 20es African Banker Awards ont pris des allures de conseil de guerre pour l’avenir économique du continent. Organisés par le magazine African Banker et IC Events, sous le patronage de la Banque africaine de développement (BAD), ces prix se sont tenus en marge des Assemblées annuelles de l’institution panafricaine. Le message martelé par l’élite financière était clair : l’Afrique ne se contente plus de gérer les crises, elle finance sa propre transformation.
Ainsi, des décideurs politiques aux investisseurs de premier plan, en passant par le Premier ministre congolais — représentant le président Denis Sassou Nguesso — et le Dr Sidi Ould Tah (président de la BAD), le gotha de la finance africaine s’est réuni pour récompenser ceux qui font bouger les lignes. Fini le temps de la banque traditionnelle de dépôt ; l’heure est au financement des infrastructures lourdes, à la transition énergétique et à l’intégration régionale.
Pour comprendre l’enjeu de cette soirée, il faut juste écouter Omar Ben Yedder, président du comité des récompenses. Ses mots résument le défi de la décennie : « Rien de significatif ne se transformerait sur ce continent sans des banques et des institutions financières solides au centre. » Il a également ajouté que les décennies à venir dépendront du courage des dirigeants et de la volonté des banques d’accompagner de nouveaux secteurs et modèles de collaboration.
Ainsi, ce que le monde doit retenir, c’est que les banques africaines assument désormais des risques plus importants pour structurer des méga-projets concrets. Les prix décernés dans la catégorie « Infrastructures et marchés de capitaux » le prouvent :
L’énergie verte en tête : Le prix de la Transaction de l’Année (Infrastructures) est allé à Red Rocket Holdco en Afrique du Sud, un signal fort montrant que les capitaux privés africains financent désormais activement la transition énergétique.
Sauver le réseau électrique : au Nigeria, une émission obligataire massive de NBET Finance Company PLC (structurée par Cardinal Stone Partners) a raflé le prix de la Transaction Dette. L’objectif est d’injecter de la liquidité vitale dans un secteur énergétique nigérian chroniquement asphyxié.
Industrialiser sur place : Le jury a primé la levée de fonds d’Arise IIP, pilotée par l’African Finance Corporation, pour son soutien direct à la création de zones industrielles à travers le continent.
La distinction suprême de la Banque de l’année a été décernée au groupe panafricain Ecobank. Ce prix vient couronner un redressement spectaculaire : après plusieurs années de restructurations douloureuses, le groupe a renoué avec une rentabilité solide tout en redéfinissant la valeur créée pour ses actionnaires.
Cependant, c’est Serge Ekué, président de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), qui a reçu la distinction de Banquier africain de l’année. Une reconnaissance qui assoit son statut de figure incontournable du financement du développement en Afrique de l’Ouest.
La surprise congolaise et le pari de l’inclusion
La République Démocratique du Congo a particulièrement brillé lors de cette édition. Les membres du jury ont élu André Wameso Gouverneur de Banque Centrale de l’année, saluant sa capacité à stabiliser le secteur et à paver la voie à la récente émission d’euro-obligations du pays. Sur le marché local, ils ont sacré la Trust Merchant Bank (TMB) meilleure banque d’Afrique centrale.
Par ailleurs, l’autre fait marquant est la mise en lumière de l’entrepreneuriat féminin. Rawbank (RDC) a remporté le très convoité Prix AFAWA de la Banque de l’année. Cette initiative, soutenue par la BAD, récompense les banques qui brisent le plafond de verre financier en accordant des lignes de crédit spécifiques aux entreprises dirigées par des femmes — un levier de croissance massif mais historiquement sous-financé en Afrique.
Les banquiers ne peuvent rien sans un cadre macroéconomique stable. C’est pourquoi le Zambien Situmbeko Musokotwane a le prix du Ministre des Finances de l’année. Les jurés saluent aujourd’hui son travail titanesque de restructuration de la dette asphyxiante de la Zambie, un cas d’école qui inspire désormais d’autres nations endettées dans la relance de leur économie.
La soirée s’est achevée sur les notes de la légende congolaise Koffi Olomide, une touche de célébration locale pour un secteur bancaire qui n’a jamais semblé aussi confiant dans sa capacité à construire l’Afrique de demain.
Palmarès Complet – African Banker Awards 2026
Catégorie
Lauréat
Banquier de l’année
Serge Ekué (Président, BOAD)
Banque de l’année
Ecobank
Banque durable de l’année
Bank of Industry
Ministre des Finances de l’année
Situmbeko Musokotwane (Zambie)
Gouverneur de Banque Centrale
André Wameso (RDC)
Fintech de l’année
Ziidi Trader (Bourse de Nairobi)
Institution de Financement (DFI)
Afreximbank
Banque PME de l’année
Banque coopérative du Kenya
Prix AFAWA (Entrepreneuriat féminin)
Rawbank
Transaction de l’année – Infrastructures
Red Rocket Holdco
Transaction de l’année – Dette
NBET Finance Company PLC
Transaction de l’année – Actions
Arise IIP (via African Finance Corporation)
Prix pour l’ensemble d’une carrière
Henri-Claude Oyima (Président, BGFIBank Group)
Banque régionale – Afrique du Nord
Banque d’Afrique Maroc
Banque régionale – Afrique de l’Ouest
GCB Bank PLC
Banque régionale – Afrique de l’Est
CRDB
Banque régionale – Afrique centrale
Trust Merchant Bank
Banque régionale – Afrique australe
Zanaco
Au total, 18 prix ont été remis, reflétant la sophistication croissante et la résilience des institutions financières africaines. Soutenus par des partenaires tels qu’Afreximbank, EBID ou ATIDI, ces African Banker Awards 2026 traduisent une conviction partagée : l’Afrique mobilise désormais ses propres capitaux pour financer sa transformation. Entre infrastructures, inclusion et transition énergétique, le secteur bancaire s’affirme comme le moteur d’un développement endogène et durable.
Après avoir lancé la session normale du BAC 1 2026 sous l’emblème de l’excellence, le ministère de l’Éducation nationale franchit un cap stratégique. En effet, dans une note officielle, le ministre Mama OMOROU bouscule les vieilles habitudes des centres de correction. Désormais, l’examen ne servira plus seulement à trier les candidats, mais aussi à radiographier le niveau réel de l’école togolaise.
Au-delà de la note : traquer les lacunes des élèves
Ainsi, la consigne ministérielle envoyée aux équipes d’évaluation est on ne peut plus claire : il faut dépasser le simple geste d’attribuer une note sur 20. Le ministre Mama OMOROU exige des correcteurs un recensement méthodique et systématique des faiblesses des candidats. Concrètement, chaque copie devra être lue comme un indicateur des notions mal comprises, des compétences manquées et des savoir-faire non assimilés.
De ce fait, cette mutation méthodologique vise à transformer les salles de correction en véritables laboratoires d’analyse. En disséquant les fautes récurrentes et en cartographiant les blocages des élèves, le ministère veut obtenir une vision nette et sans filtre des difficultés auxquelles les lycéens font face au quotidien.
« La correction ne doit plus être uniquement un exercice d’évaluation ; elle doit également devenir un instrument d’analyse au service de la qualité des apprentissages », insiste le ministre de l’Éducation nationale.
Une feuille de route pour les inspecteurs et les formateurs
Par ailleurs, ce travail de terrain ne restera pas lettre morte dans les cartons des centres d’examen. Une fois la session close, les inspections pédagogiques centraliseront l’ensemble de ces rapports de carences. Ensuite, ces données brutes serviront de matière première pour révolutionner les pratiques de classe autour de trois axes :
La remédiation ciblée : concevoir des modules d’accompagnement spécifiques pour corriger le tir dès la rentrée suivante.
L’évolution des pratiques : ajuster les méthodologies d’enseignement là où les élèves échouent massivement.
La formation continue : réorienter les programmes de renforcement des capacités des enseignants en fonction des faiblesses structurelles détectées.
Vers une culture de l’évaluation formative
En définitive, pour le patron de l’éducation, le salut du système scolaire togolais repose sur l’autocritique constructive. L’ambition à long terme est d’ancrer une véritable culture de l’évaluation formative, où chaque session d’examen national devient un miroir permettant d’ajuster le tir, d’identifier les forces du système, mais surtout de corriger ses défaillances.
« Chaque erreur identifiée doit devenir une opportunité d’amélioration », rappelle Mama OMOROU, qui exhorte les correcteurs à faire preuve de professionnalisme, d’engagement et de rigueur de fer. Enfin, en bout de chaîne, c’est la valeur du futur diplôme et la compétitivité des bacheliers togolais qui se jouent dans les centres de correction. Par cette approche, l’État réaffirme son ambition politique : moderniser l’école publique en misant sur l’amélioration continue des acquis.