Lomé ouvre une nouvelle page pour la santé animale : lancement de la formation des points focaux OMSA

Lomé, la capitale togolaise baignée par les effluves de l’Atlantique, s’est drapée d’un éclat particulier mardi dernier. Dans une salle empreinte de solennité, le Ministre des Ressources Halieutiques, Animales, Général Damehame YARK a donné le coup d’envoi d’une formation pas comme les autres, dédiée aux points focaux nationaux de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OMSA) des pays francophones d’Afrique. En effet, loin d’être un simple rituel administratif, cette initiative se veut une bourrasque d’élan pour renforcer les remparts de la santé animale sur le continent, avec le Togo en éclaireur.

Le ministre  togolais a lancé à Lomé une formation des points focaux OMSA d’Afrique francophone, visant à renforcer compétences Une forge pour aiguiser les sentinelles de la santé animale

Sous les plafonds tendus de l’Hôtel Sarakawa, où l’événement a pris racine, des délégués de plus de vingt nations francophones du Sénégal au Gabon, en passant par le Bénin et le Tchad ont convergé, leurs regards tournés vers un même horizon : approfondir leur extension, affûter leurs savoir-faire et croiser leurs vécus. Durant trois jours, jusqu’à aujourd’hui jeudi, ces gardiens des normes vétérinaires s’attellent à une mission qui dépasse les frontières : faire de la santé animale un pilier inébranlable face aux défis sanitaires et économiques.

Par ailleurs, Général Damehame YARK , dans une allocution qui a résonné comme un appel à l’unisson, a planté le décor. « Vous êtes les éclaireurs d’un continent dans lequel la santé des bêtes façonne celle des hommes », a-t-il lancé, soulignant combien ces points focaux, désignés par chaque pays membre de l’OMSA, sont les chevilles ouvrières d’une harmonie régionale. À cet égard, approfondir leurs engagements, c’est leur donner les clés pour mieux répondre aux exigences internationales, qu’il s’agisse de surveiller les maladies zoonotiques ou de garantir la sécurité des échanges commerciaux d’animaux.

Le ministre  togolais a lancé à Lomé une formation des points focaux OMSA d’Afrique francophone, visant à renforcer compétences OMSA : Des compétences taillées dans le vif

En outre, cette formation, orchestrée avec le soutien logistique du gouvernement togolais et le financement de partenaires comme le Fonds mondial pour la santé animale de l’OMSA, n’a rien d’une promenade oisive. De fait, les participants plongent dans un bain de connaissances pratiques : élaboration des normes internationales, gestion des crises sanitaires, ou encore partage des bonnes pratiques face aux épidémies qui menacent le bétail et la faune sauvage. « Nous ne sommes pas là pour apprendre à réciter des textes, mais pour forger des réflexes », confie un délégué burkinabè, les yeux brillants d’une détermination tranquille.

En outre, le Togo, hôte de cette rencontre, n’a pas été choisi par hasard. En 2019, Lomé avait déjà accueilli une formation similaire pour les points focaux anglophones sur les produits vétérinaires, prouvant sa capacité à fédérer autour des enjeux vétérinaires. Cette fois-ci, l’accent est mis sur le bien-être animal, un domaine dans lequel l’OMSA multiplie les efforts depuis sa stratégie mondiale adoptée en 2017. À titre d’exemple, les ateliers, ponctués de récits d’expériences  comme la lutte contre la peste des petits ruminants au Mali ou la surveillance de la faune au Cameroun , tissent une toile de savoirs partagés, rares et précieux.

Un souffle continental porté par le Togo

Ainsi, le choix de Lomé traduit aussi une ambition plus grande : faire du Togo une balise dans la gouvernance de la santé animale en Afrique francophone. « Nous voulons être un carrefour sur lequel les idées s’entrelacent pour germer ailleurs », a glissé un responsable de l’OMSA, tandis que les participants, entre deux sessions, esquissaient des ponts entre leurs réalités nationales. Car au-delà des compétences techniques, c’est une fraternité d’action qui se dessine, un réseau vivant prêt à affronter les tempêtes sanitaires qui ne respectent ni les cartes ni les langues.

En conclusion, les mots du ministre d’État ont résonné comme une braise dans la pénombre : « Votre rôle est de faire entendre la voix de l’Afrique dans les arènes mondiales. » Et cette voix, nourrie par les échanges de ces trois jours, promet de porter loin. Mardi soir à Lomé, il était évident que cette formation marquait le début d’un effort continu pour préparer l’Afrique aux défis futurs.

 

Une concertation inédite pour dompter les aléas économiques

Le cabinet de la ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation Locale, Madame Kayi Mivedor-Sambiani, s’est mué en un creuset d’échanges vitaux avec les opérateurs économiques togolais le mardi. Dans une atmosphère empreinte de pragmatisme, cette réunion technique a réuni les artisans du commerce national pour débroussailler les enjeux qui pèsent sur les marchés : surveillance des flux, disponibilité des denrées essentielles, maîtrise des prix, lutte contre l’inflation galopante et contrôle strict de la qualité des produits.

En effet, ce n’est pas une simple causerie : cette assise s’inscrit dans un cadre d’échanges réguliers, instauré pour tisser un filet solide entre l’État et les acteurs économiques, afin de juguler les soubresauts du marché.

Une boussole pour naviguer dans les tempêtes économiques

Pour commencer, Mme Mivedor-Sambiani a insufflé une énergie résolue dans la salle. Dans un premier temps, elle a salué la synergie palpable qui unit son ministère aux opérateurs, avant de planter le décor d’un défi majeur : anticiper les vagues de tensions qui secouent la demande, tant au Togo que dans la sous-région.

« Les cycles de pression, comme le ramadan, la fin d’année ou la rentrée scolaire, ne nous prennent pas au dépourvu si nous savons les voir venir », a-t-elle lancé, la voix teintée d’une détermination limpide. Ensuite, elle a peint un tableau clair : les prix dans les marchés togolais ne dansent pas seuls, mais au rythme des vents extérieurs, notamment la demande des pays voisins sans littoral, qui puisent dans les réserves locales de sucre, d’huile ou de riz.

« Quand ces pays de l’hinterland cessent de frapper à notre porte, il faut tendre l’oreille et scruter l’horizon », a-t-elle ajouté, insistant sur l’urgence d’une veille économique affûtée. Pour le ministre, ces rendez-vous ne sont pas une formalité : ils sont une lanterne dans la brume, un moyen d’éclairer les mouvements de l’offre et de la demande et d’anticiper les bourrasques exogènes qui pourraient faire chavirer les prix intérieurs. À cet égard, une approche qui, selon elle, exige des échanges sans faux-semblants, où chaque voix compte pour dessiner des solutions robustes.

Des pistes à travailler ensemble

Par la suite, la réunion n’a pas esquivé les dossiers épineux. Fiscalité, permis d’import-export, autorisations de mise sur le marché : ces sujets, souvent perçus comme des nœuds gordiens, ont été posés sur la table. Plutôt que de promettre des miracles, la ministre a tendu une perche aux opérateurs : « Apportez-nous des idées qui respectent la route, nous les ferons néanmoins germer avec les ministères concernés. »  Cette invitation à co-construire a résonné dans l’assemblée, où les acteurs économiques ont hoché la tête, conscients que leur expertise est une pièce maîtresse du puzzle.

De son côté, Thierry Awesso, directeur général de NIOTO, a saisi la balle au bond. « Le gouvernement allume une chandelle pour stabiliser les prix et maintenir l’inflation en respect, et nous sommes prêts à souffler dans la même direction », a-t-il affirmé avec un aplomb mesuré. En outre, il a applaudi ce cadre permanent de concertation, un outil qu’il juge essentiel pour protéger le portefeuille des ménages tout en dopant la production locale. « Une veille stratégique, des mesures bien équilibrées : voilà ce qui peut faire la différence », conclut-il en esquissant un sourire confiant.

Un Togo qui regarde loin

En réalité, cette rencontre n’est pas un feu de paille : elle s’inscrit dans une volonté plus vaste de l’État togolais de poser des jalons durables. En effet, avec une inflation qui a flirté avec les 5 % en 2024 dans la zone UEMOA et des chaînes d’approvisionnement parfois chahutées par les crises régionales, le Togo cherche à reprendre les rêves.

Par conséquent, le ministère de Mme Mivedor-Sambiani ne se contente pas de réagir : il veut devancer, anticiper, bâtir un rempart pour les consommateurs et les producteurs locaux. Quant aux opérateurs, ils ne sont pas de simples spectateurs : ils sont conviés à façonner cet édifice, à y apporter leurs briques.

En conclusion, alors que le soleil déclinait sur Lomé ce mardi, la réunion s’est achevée sur une note d’élan collectif. Aucune grande annonce tonitruante, mais une promesse tacite : celle de continuer à tendre les fils d’un dialogue qui, mois après mois, pourrait redessiner les contours d’un marché plus stable et plus équitable. Pour le Togo, cette concertation est une ancre dans les flots incertains de l’économie mondiale et peut-être le prélude à une moisson plus sereine.

 

Le Togo donne des ailes aux jeunes entrepreneurs avec le lancement du PAJEC

Une brise d’espoir a soufflé sur Lomé, la capitale togolaise, avec l’inauguration officielle du Programme d’Accompagnement des Jeunes Entrepreneurs sur les Chaînes de Valeur Créatrices d’Emplois (PAJEC). Dans les murs élégants de l’Hôtel 2 Février, cet événement a réuni lundi un parterre de figures influentes, décidées à semer les graines d’un avenir économique plus prospère pour la jeunesse du pays.

Sous les regards attentifs du ministre Mazamesso Assih, du ministre délégué Fahd Fofana, du représentant de la Banque africaine de développement (BAD), de la directrice de l’Agence française de développement (AFD) et d’autres acteurs clés, le Togo a dévoilé une initiative audacieuse, portée par l’Agence de développement des très petites et moyennes entreprises (ADTPME).

Le Togo a lancé le PAJEC  à Lomé, un programme inédit offrant aux jeunes entrepreneurs formations, financements et accompagnement PAJEC  : Une rampe de lancement pour les ambitions juvéniles

En premier lieu, le PAJEC est plus qu’une simple promesse en l’air : il se veut une véritable passerelle vers la réussite pour les jeunes entrepreneurs togolais. Effectivement, en leur offrant un accompagnement taillé sur mesure, des formations pointues et un accès simplifié à des financements, ce programme ambitionne de faire éclore des projets solides dans des secteurs débordant de potentiel.

En effet, agriculture, transformation agroalimentaire, artisanat ou encore technologies numériques : les domaines visés sont autant de terres fertiles où la créativité et l’audace des jeunes peuvent s’épanouir. « Ce programme est une boussole pour orienter les talents vers des horizons concrets », a martelé un intervenant, qui a souligné la mise en place du Togo sur sa jeunesse pour dynamiser son économie.

Par ailleurs, l’événement a vibré d’une énergie palpable. À cet égard, les discours, loin des formules creuses, ont peint un tableau vivant : celui d’un pays décidé à transformer ses défis en tremplins. De fait, la ministre Assih, voix ferme et regard tourné vers l’avenir, a insisté sur le rôle du PAJEC comme levier pour « libérer le génie entrepreneurial enfoui dans nos jeunes ».

Dans le même temps, le représentant de la BAD a rappelé l’engagement de l’institution à insuffler des ressources dans cette aventure, tandis que l’AFD a réaffirmé son soutien à une croissance inclusive, où personne ne reste en bord de chemin.

Le Togo a lancé le PAJEC  à Lomé, un programme inédit offrant aux jeunes entrepreneurs formations, financements et accompagnement Un écosystème qui prend racine

Ensuite, porté par un budget de 28,1 milliards de FCFA financé par la BAD, un prêt concessionnel, un don allemand via la KfW et une contribution de l’État togolais, le PAJEC s’étendra sur cinq ans, de 2025 à 2030. De plus, plus de 9 000 jeunes devraient en bénéficier, avec un accent particulier sur les régions les plus déshéritées comme les Plateaux, la Centrale et les Savanes.

Là où les opportunités manquent souvent, le programme entend planter des jalons : renforcer les compétences, booster la compétitivité des petites entreprises et ouvrir les grandes portes du financement. « C’est une main tendue vers ceux qui osent rêver grand », a résumé un représentant des TPME, dont le groupement joue un rôle pivot dans cette dynamique.

Qui plus est, le président du Groupement des TPME, figure respectée parmi les entrepreneurs locaux, n’a pas caché son enthousiasme. « Nos jeunes ont des idées qui ne demandent qu’à éclore. » « Avec le PAJEC, ils auront enfin les outils pour passer du songe à la réalité », a-t-il lancé, applaudi par une salle conquise. Cette synergie entre autorités, partenaires internationaux et acteurs du terrain dessine les contours d’un écosystème entrepreneurial plus robuste, où les chaînes de valeur deviennent des moteurs d’emploi et de richesse.

Le Togo a lancé le PAJEC  à Lomé, un programme inédit offrant aux jeunes entrepreneurs formations, financements et accompagnement PAJEC : Un horizon chargé de promesses

En réalité, au-delà des chiffres et des discours, le lancement du PAJEC résonne comme un appel à l’action. Dans un Togo où plus d’un tiers de la population a moins de 35 ans, investir dans la jeunesse n’est pas une option, mais une nécessité vitale. De fait, ce programme s’inscrit dans la ligne droite de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, qui place l’emploi et l’inclusion au sommet des priorités.

Ainsi, en structurant les projets des jeunes, en leur donnant les moyens de rivaliser sur les marchés locaux et régionaux, le PAJEC pourrait bien poser les fondements d’une économie plus résiliente.

Pour conclure, alors que les invités quittaient l’Hôtel 2 Février, une lueur d’optimisme flottait dans l’air. Le Togo, avec ce lancement, ne se contente pas de célébrer une idée : il allume une flamme, celle d’une génération prête à bâtir, innover et prospérer.

Le PAJEC n’est que le premier pas d’un voyage ambitieux. À ces jeunes entrepreneurs, désormais munis d’un nouveau souffle, de prouver que les rêves, bien accompagnés, peuvent changer la donne.

 

À Lomé, l’OMS mobilise experts et décideurs pour intensifier la lutte contre le paludisme via la CPS

Lomé, 27 février 2025 – La capitale togolaise a vibré cette semaine au rythme d’un appel pressant lancé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour renforcer la Chimio Prévention Saisonnière du Paludisme (CPS), une stratégie clé dans la bataille contre cette maladie endémique qui continue de faucher des vies en Afrique subsaharienne. Réunis à Lomé du 25 au 28 février, experts, spécialistes, décideurs politiques, donateurs et partenaires se sont penchés sur l’évaluation des progrès réalisés et les défis à relever pour protéger les populations les plus vulnérables, notamment les enfants de moins de cinq ans, dans l’objectif ambitieux d’éliminer le paludisme d’ici à 2030.

À Lomé, du 25 au 27 février 2025, l’OMS réunit experts et décideurs pour renforcer la Chimioprévention Saisonnière du Paludisme, Une rencontre au sommet pour un bilan crucial

Par ailleurs, cet événement, organisé en collaboration avec le ministère togolais de la Santé et le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), a rassemblé une coalition impressionnante d’acteurs engagés dans la lutte contre ce fléau. « Il est temps d’agir avec plus de détermination pour sauver des vies », a martelé un représentant de l’OMS Togo lors de l’ouverture des travaux mardi. Au cœur des discussions : la CPS, une approche préventive qui consiste à administrer des doses mensuelles de médicaments antipaludiques aux enfants pendant la saison des pluies, période où les moustiques, vecteurs du parasite Plasmodium, prolifèrent.

Le Togo, pays où le paludisme reste une cause majeure de mortalité infantile, a adopté cette stratégie depuis plusieurs années, suivant les recommandations de l’OMS émises en 2012. Dans des régions comme les Savanes, où la transmission atteint des pics saisonniers intenses, la CPS a déjà prouvé son efficacité. Des campagnes menées entre 2018 et 2023 ont permis de réduire de manière significative le nombre de cas graves, offrant une lueur d’espoir dans un combat qui semblait parfois sans fin.

Protéger les plus fragiles

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2020, l’OMS estimait que 241 millions de personnes avaient contracté le paludisme dans le monde, avec 627 000 décès, majoritairement en Afrique. Au Togo, les enfants de 3 mois à 5 ans, particulièrement exposés en raison de leur système immunitaire encore fragile, constituent une priorité absolue. La CPS, combinée à des mesures comme la distribution de moustiquaires imprégnées et la pulvérisation d’insecticides dans les foyers, vise à ériger un rempart autour de cette population vulnérable.

À Lomé, les experts ont partagé des données encourageantes issues de campagnes récentes. Dans certaines zones pilotes, la prévalence du paludisme chez les jeunes enfants a chuté de près de 40 % grâce à la CPS. « Ces résultats montrent que nous sommes sur la bonne voie, mais il faut intensifier les efforts », a souligné un épidémiologiste présent à la rencontre. Les partenaires financiers, dont le Fonds Mondial et l’UNICEF, ont été exhortés à accroître leurs investissements pour élargir la couverture géographique et atteindre les communautés les plus reculées.

Des défis persistants contre le paludisme

Malgré ces avancées, les obstacles ne manquent pas. La logistique reste un casse-tête dans des régions comme les Savanes ou les Plateaux, où les routes impraticables pendant la saison pluvieuse compliquent l’acheminement des médicaments. À cela s’ajoutent les réticences de certaines communautés, parfois méfiantes envers les traitements préventifs, et le manque de personnel formé pour administrer les doses. « Nous devons renforcer la sensibilisation et impliquer davantage les leaders locaux », a plaidé une spécialiste en santé publique, insistant sur l’importance d’une approche communautaire.

Un autre défi majeur évoqué à Lomé concerne l’évolution des résistances aux antipaludiques. Les experts ont alerté sur la nécessité de surveiller de près l’efficacité des médicaments utilisés dans la CPS, comme l’amodiaquine et la sulfadoxine-pyriméthamine, pour éviter que le parasite ne s’adapte. « Sans une pharmacovigilance rigoureuse, nos efforts pourraient être compromis », a averti un parasitologue lors d’une session technique.

À Lomé, du 25 au 27 février 2025, l’OMS réunit experts et décideurs pour renforcer la Chimio prévention Saisonnière du Paludisme, Vers l’élimination du paludisme

En plus, l’OMS ne cache pas son ambition : faire du Togo un modèle dans la région ouest-africaine en éliminant le paludisme d’ici à 2030. Cet objectif, inscrit dans la feuille de route mondiale contre la maladie, repose sur une combinaison de prévention, de diagnostic rapide et de traitement efficace. À Lomé, les décideurs togolais ont réaffirmé leur engagement, promettant d’intégrer les leçons tirées de cette rencontre dans le Plan Stratégique National 2025-2030, en cours d’élaboration.

La CPS, déjà déployée avec succès dans des pays voisins comme le Mali et le Burkina Faso, pourrait devenir un levier décisif au Togo. « Chaque enfant protégé aujourd’hui est une victoire pour demain », a déclaré un ministre adjoint à la Santé, saluant le partenariat avec l’OMS et les donateurs. Les participants ont également exploré des innovations, comme l’utilisation de drones pour livrer des médicaments dans les zones isolées, une piste qui pourrait révolutionner les campagnes futures.

Un appel à l’unité

En clôture de cette première journée, l’OMS a lancé un vibrant appel à l’unité. « La santé pour tous ne sera pas une réalité tant que le paludisme continuera de tuer nos enfants », a rappelé un haut responsable, exhortant les partenaires à redoubler d’engagement financier et technique. Alors que les travaux se poursuivent jusqu’au vendredi 28 février, Lomé se positionne comme un carrefour stratégique dans cette lutte régionale, où chaque pas compte pour arracher le Togo et l’Afrique aux griffes de cette maladie millénaire.

Dans les rues de la capitale, l’écho de cette mobilisation résonne déjà. Pour les familles des quartiers populaires de Lomé, la CPS n’est pas qu’un acronyme : c’est une promesse de jours meilleurs, loin des fièvres et des deuils. La concrétisation de cette volonté collective représente un défi majeur pour le Togo, mais sa détermination laisse entrevoir une issue favorable.

 

Togo : Les maires des Savanes s’inspirent de Lomé pour révolutionner l’état civil

Lomé, 26 février 2025 – Depuis hier, mardi, une délégation de maires et de responsables municipaux de la région des Savanes, dans le nord du Togo, sillonne les communes de Golfe 3 et Lacs 1 dans une mission d’apprentissage aussi ambitieuse qu’inédite.

Soutenue par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) Togo et la Fédération des Communes du Togo (FCT), cette initiative, qui se prolonge jusqu’au 27 février, vise à doter les élus locaux des compétences nécessaires pour une gouvernance plus inclusive et des services publics de meilleure qualité.

Au cœur de cette démarche, la modernisation des services d’état civil, avec un accent particulier sur l’enregistrement des naissances via la télédéclaration, un outil qui pourrait changer la donne pour des milliers de citoyens dans une région souvent isolée.

Les maires des Savanes, soutenus par le PNUD Togo, explorent du 25 au 27 les innovations de Golfe 3 et Lacs 1 pour moderniser l’état civil Une plongée dans l’innovation à Lomé

Pour commencer, la première journée de cette mission a conduit les visiteurs dans deux établissements de santé phares de la capitale : le Centre Hospitalier Régional (CHR) Lomé Commune et le Centre Médico-Social (CMS) de Doumasséssé.

À cet égard, ces visites ont permis aux maires des Savanes de découvrir concrètement le fonctionnement de la télédéclaration, une méthode numérique qui simplifie et accélère l’enregistrement des naissances.

Dans le détail, à Golfe 3, pionnière dans ce domaine depuis son adoption en 2024, les agents saisissent les données en temps réel, réduisant drastiquement les délais pour les familles. « Voir un acte de naissance délivré en quelques jours, c’est une révolution pour nous », confie un maire de Tandjouaré, habitué aux lenteurs administratives dans sa commune rurale.

Par ailleurs, ce système, qui repose sur une plateforme sécurisée, intègre les déclarations des centres de santé directement aux registres municipaux, éliminant les intermédiaires et les erreurs papier. De surcroît, à Doumasséssé, les responsables ont démontré comment cette technologie a permis de multiplier par trois le taux d’enregistrement des nouveau-nés en un an, offrant une traçabilité immédiate et une accessibilité accrue. Pour les élus du Nord, cette immersion représente une source d’inspiration tangible, un modèle à adapter aux réalités de leurs territoires.

Les maires des Savanes, soutenus par le PNUD Togo, explorent du 25 au 27 les innovations de Golfe 3 et Lacs 1 pour moderniser l’état civil Un enjeu crucial pour les savanes

Or, dans la région des Savanes, l’enjeu est de taille. Avec ses vastes étendues arides et son faible niveau d’urbanisation, cette zone souffre d’un déficit chronique d’accès aux services publics. Selon le PNUD, 14 000 personnes pourraient bénéficier de jugements supplétifs, ces actes juridiques permettant d’établir une identité légale en l’absence d’enregistrement initial grâce à l’introduction de la télédéclaration. « Beaucoup de nos enfants grandissent sans existence légale, ce qui les prive d’école ou de soins », déplore une élue de Cinkassé, soulignant l’urgence d’agir.

En effet, la modernisation de l’état civil ne se limite pas à une question technique : elle touche à l’inclusion sociale et économique. En d’autres termes, un acte de naissance, c’est une porte d’entrée vers l’éducation, la santé et, plus tard, le monde du travail. Ainsi, en s’inspirant des avancées de Golfe 3 et Lacs 1, les maires des Savanes espèrent non seulement réduire le recours aux jugements supplétifs, mais aussi renforcer la confiance des citoyens envers leurs institutions locales.

Le PNUD à la manœuvre

Dans cette optique, cette mission s’inscrit dans une stratégie plus vaste du PNUD Togo, qui accompagne le pays dans sa décentralisation depuis les premières élections municipales de 2019. En renforçant les capacités des élus, l’organisme onusien cherche à poser les bases d’une gouvernance participative et efficace. « Nous voulons que chaque commune devienne un moteur de développement pour ses habitants », explique un représentant du PNUD, mettant en avant le rôle clé de la numérisation dans cet objectif.

Par exemple, à Golfe 3, le maire Kamal Adjayi a partagé son expérience avec enthousiasme, détaillant comment la télédéclaration a transformé son administration. « Nos agents gagnent du temps, et les parents reçoivent des notifications par SMS dès que l’acte est prêt », a-t-il expliqué, suscitant l’admiration de ses homologues du Nord.

Dans la commune de Lacs 1, à Aného, ​​les discussions ont porté sur l’intégration de ces outils dans des contextes moins équipés, une préoccupation centrale pour les Savanes, où l’accès à l’électricité et à Internet reste limité.

Les maires des Savanes, soutenus par le PNUD Togo, explorent du 25 au 27 les innovations de Golfe 3 et Lacs 1 pour moderniser l’état civil Un pont entre le sud et le nord

Au-delà de ces considérations, cette mission illustre un effort de solidarité entre les régions du Togo. En réalité, les communes du sud, mieux dotées en ressources, jouent un rôle de mentor pour leurs voisines du nord, souvent confrontées à des défis structurels amplifiés par l’insécurité croissante aux frontières avec le Burkina Faso. Depuis 2022, les incursions de groupes armés dans les Savanes ont exacerbé la vulnérabilité des populations, rendant d’autant plus cruciale la mise en place de services publics fiables.

En conséquence, les maires participants ne cachent pas leur détermination à concrétiser ces apprentissages. « Nous repartons avec des idées claires et un plan d’action », assure un élu de Dapaong, déjà en train d’imaginer une collaboration avec les centres de santé locaux pour répondre au modèle. Le PNUD, de son côté, promet un accompagnement technique et financier pour les premiers pas, conscient que la réussite dépendra aussi de la mobilisation des communautés.

Vers une nouvelle ère pour les savanes ?

En définitive, alors que la mission se poursuit jusqu’à demain, jeudi 27, les espoirs sont grands. Avec le soutien du PNUD et les leçons tirées de Lomé, les Savanes pourraient amorcer une modernisation tant attendue de leurs services d’état civil.

Si elle en parlait, cette initiative pourrait non seulement offrir une identité à 14 000 oubliés du système, mais aussi redessiner les contours d’une gouvernance locale plus proche de ses citoyens. Pour l’heure, entre visites de terrain et échanges passionnés, les maires des Savanes tracent la voie d’un avenir où chaque naissance compte et est comptée.

 

Togo : La Cour d’appel de Lomé maintient Honoré Sitsopé Sokpor, alias Affectio, en prison malgré les appels à sa libération

Lomé, 26 février 2025 – La lutte pour la liberté d’expression au Togo a connu un nouveau revers ce mercredi avec la décision de la Cour d’appel de Lomé de rejeter la demande de mise en liberté provisoire d’Honoré Sitsopé Sokpor, plus connu sous son pseudonyme « Affectio ». En effet, cet activiste, devenu une figure emblématique pour ses prises de position audacieuses, reste derrière les barreaux, au grand dam de ses défenseurs et des organisations de droits humains qui espéraient un dénouement plus clément.

Arrêté le 12 janvier 2025 dans des circonstances controversées, Affectio avait été placé en détention deux jours plus tard à la prison civile de Lomé, accusé d’« atteinte à la sûreté intérieure de l’État ». À l’origine de cette incarcération : un poème intitulé « Fais ta part », publié sur sa page Facebook. Dans ce texte, l’activiste évoque un « cri contre l’arbitraire et l’oppression » et appelle ses compatriotes à agir pour « fissurer les murs de ce pouvoir austère ». Pour les autorités togolaises, ces mots constituent une incitation à la révolte, un chef d’accusation que les avocats d’Affectio jugent infondé et dépourvu de preuves tangibles.

Honoré Sitsopé Sokpor : une audience sous haute tension

Par ailleurs, ce mercredi matin, la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé s’est penchée sur la demande de liberté provisoire formulée par la défense. Menée par Me Apevon Dodji, l’équipe d’avocats a plaidé avec vigueur, mettant en avant des irrégularités dans la procédure et l’absence de fondements solides dans le dossier. Ils ont proposé des alternatives, telles qu’un contrôle judiciaire ou une libération sous caution, pour garantir la présence d’Affectio à son procès tout en respectant ses droits fondamentaux. Mais leurs arguments n’ont pas convaincu les juges, qui ont décidé de maintenir la détention provisoire, confirmant ainsi le jugement initial rendu le 14 janvier.

« Nous nous attendions à cette issue, compte tenu du climat actuel, mais nous ne baissons pas les bras », a déclaré Me Apevon Dodji à la sortie de l’audience. « Nous allons explorer toutes les voies légales possibles pour obtenir sa libération et prouver son innocence. » Cette détermination reflète la frustration croissante de ceux qui voient dans cette affaire une tentative d’intimidation contre les voix dissidentes.

Une arrestation qui fait des vagues

L’arrestation d’Affectio avait déjà suscité une onde de choc au Togo. Selon des témoins, le 12 janvier, des policiers en civil l’auraient appréhendé au carrefour La Pampa, dans le quartier d’Adidogomé à Lomé, dans une opération qualifiée de « guet-apens » par ses proches. Violenté puis conduit à la gendarmerie nationale de Djidjolé, il avait ensuite été présenté au parquet du Tribunal de Grande Instance avant d’être écroué. Les organisations de la société civile, dont le mouvement citoyen Lucha, ont dénoncé une détention arbitraire, soulignant que le poème incriminé relève de la liberté d’expression, un droit garanti par la Constitution togolaise.

« Aucun citoyen ne devrait finir en prison pour avoir écrit un texte », s’est indigné un internaute sur les réseaux sociaux, où le mot LibérezAffectio a pris de l’ampleur ces dernières semaines. Pour les partisans de l’activiste, cette affaire illustre une répression accrue sous le régime de Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005. Ils accusent le pouvoir d’instrumentaliser la justice pour museler les critiques, dans un pays où les tensions politiques restent vives depuis les manifestations massives de 2017-2018.

Le gouvernement campe sur ses positions.

Face à cette mobilisation, les autorités togolaises restent inflexibles. Dans une déclaration succincte, un porte-parole du ministère de la Justice a défendu la décision de la Cour, affirmant que la détention d’Affectio est « nécessaire pour préserver l’ordre public et la sécurité nationale ». Le gouvernement considère que les écrits de l’activiste, en appelant à « briser les chaînes de l’injustice », franchissent la ligne rouge entre la critique légitime et l’incitation à la violence. Une interprétation contestée par les défenseurs des droits humains, qui rappellent que le président Gnassingbé lui-même a reconnu, dans son message de fin d’année 2024, les difficultés socio-économiques traversées par le Togo – des réalités que le poème d’Affectio ne faisait qu’évoquer.

Honoré Sitsopé Sokpor : une bataille juridique et symbolique

Alors que le délibéré de ce mercredi marque un coup dur pour la défense, l’affaire Affectio est loin d’être close. Ses avocats envisagent de porter le dossier devant des instances régionales, comme la Cour de Justice de la CEDEAO, déjà saisie par le passé dans des cas similaires au Togo. En parallèle, les appels à une mobilisation citoyenne se multiplient avec des rassemblements prévus devant le Palais de la Cour d’appel dans les prochains jours.

Pour beaucoup, Honoré Sitsopé Sokpor incarne désormais une lutte plus large : celle d’un peuple aspirant à s’exprimer librement dans un contexte de restrictions croissantes. Entrepreneur, père de famille et cyberactiviste, cet homme discret devenu symbole malgré lui continue de susciter l’admiration de ses soutiens. « Affectio n’est pas à sa place en prison », clament-ils, déterminés à faire entendre leur voix.

En attendant de nouveaux développements, l’activiste reste enfermé, son poème résonnant comme un défi lancé à un système qui, pour l’heure, refuse de plier. À Lomé, la bataille pour sa liberté dépasse désormais les murs de la prison, devenant un test pour la démocratie togolaise et ses promesses encore fragiles.

 

Côte d’Ivoire : Téné Birahima inaugure l’Hôtel des Armées,

Abidjan, 26 février 2025 – Une nouvelle page s’est écrite hier, mardi, dans l’histoire des forces armées ivoiriennes avec l’inauguration du nouvel Hôtel des Armées par le Ministre d’État, Ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara. Niché au cœur du Plateau, dans l’enceinte même de l’État-Major Général des Armées, cet établissement hôtelier trois étoiles incarne une ambition forte : améliorer les conditions de vie et de travail des militaires tout en consolidant les liens entre l’armée et la nation, une priorité chère au Président de la République, Alassane Ouattara, Chef Suprême des Armées.

Hôtel des Armées : un écrin moderne pour les forces armées

L’Hôtel des Armées, dont les travaux ont été achevés après plusieurs mois d’efforts, se dresse comme une infrastructure moderne au sein du quartier administratif d’Abidjan. Doté d’une capacité d’accueil significative, cet établissement offre des commodités dignes d’un hôtel de standing : chambres confortables, espaces de restauration et lieux de détente. Cette réalisation s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures militaires, un chantier porté avec détermination par Téné Birahima Ouattara depuis sa prise de fonction en 2021.

Lors de la cérémonie d’inauguration, le ministre n’a pas caché sa fierté. « C’est un honneur d’inaugurer ce nouvel hôtel des Armées, une initiative qui contribue à l’amélioration du cadre de vie et de travail de nos hommes », a-t-il déclaré, entouré de hauts gradés et de dignitaires. Cette nouvelle structure, a-t-il souligné, répond à un double objectif : valoriser le quotidien des soldats et offrir un espace dans lequel la population civile peut, dans une certaine mesure, interagir avec l’institution militaire, renforçant ainsi ce lien Armée-Nation si souvent invoqué par le président Alassane Ouattara.

Hôtel des Armées : une vision au service de la cohésion nationale

La Genèse de ce projet trouve ses racines dans la volonté affichée par le gouvernement ivoirien de faire de l’armée un pilier non seulement de la sécurité, mais aussi de l’unité nationale. En plaçant cet hôtel au sein de l’État-Major Général des Armées, les autorités envoient un message clair : les forces armées ne sont pas une entité isolée, mais une composante intégrale de la société. « Cet établissement doit devenir un lieu de vie, un espace dans lequel nos soldats se ressourcent et où la nation peut se reconnaître dans son armée », a ajouté Téné Birahima Ouattara, appelant à en faire un très bon usage.

Cette inauguration intervient dans un contexte où la Côte d’Ivoire poursuit sa montée en puissance militaire, notamment face aux menaces sécuritaires dans la sous-région ouest-africaine. Ces dernières années, le pays a investi dans l’équipement de ses forces, la formation de ses troupes et la surveillance de ses frontières, particulièrement au nord, où les risques d’infiltrations jihadistes restent préoccupants. L’Hôtel des Armées s’ajoute ainsi à une série d’initiatives visant à doter les militaires d’un environnement propice à leur mission.

Un symbole dans un climat de transition

L’événement prend une résonance particulière alors que la Côte d’Ivoire se prépare à une année électorale cruciale en octobre 2025. Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, voit son parti, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), multiplier les gestes symboliques pour consolider son bilan. L’inauguration de cet hôtel par Téné Birahima Ouattara, frère cadet du président et figure influente du régime, s’inscrit dans cette logique de démonstration de résultats tangibles, notamment dans le domaine de la défense, un secteur clé pour un pays sorti d’une décennie de crises politico-militaires dans les années 2000.

La présence du ministre à cette cérémonie reflète également son rôle croissant au sein de l’appareil étatique. Surnommé « Photocopie » en raison de sa ressemblance frappante avec son aîné, Téné Birahima Ouattara s’impose comme un acteur incontournable, cumulant les fonctions de Ministre d’État et de Ministre de la Défense. Sa gestion du portefeuille militaire, marquée par des partenariats renforcés avec des pays comme la France et les États-Unis ainsi que par des projets d’infrastructures, témoigne d’une ambition de moderniser l’armée tout en la rapprochant des citoyens.

Une coopération maintenue avec la France

Cette inauguration survient une semaine après une interview accordée par le ministre à Radio France Internationale (RFI), où il a réaffirmé la continuité de la coopération militaire avec la France, malgré le retrait annoncé des forces françaises de la base d’Abidjan en janvier 2025. Ce partenariat, qui inclut un soutien logistique et la formation des pilotes ivoiriens à Bouaké, reste un pilier de la stratégie de défense ivoirienne. L’Hôtel des Armées, bien que destiné principalement aux nationaux, pourrait aussi accueillir des délégations étrangères dans le cadre de ces collaborations, renforçant ainsi la stature régionale de la Côte d’Ivoire.

Une invitation à l’excellence

En clôture de son discours, Téné Birahima Ouattara a lancé un appel clair aux forces armées : faire de cet hôtel un outil au service de leur mission et de leur fierté. « Je souhaite que nous en fassions un très bon usage, à la hauteur des attentes du Chef Suprême des Armées et du peuple ivoirien », a-t-il insisté. Cet établissement, au-delà de son aspect pratique, se veut donc un symbole de discipline et de rigueur, des valeurs que le ministre entend promouvoir au sein de l’institution militaire.

Alors que le ruban a été coupé et que les premiers invités ont découvert les lieux, l’Hôtel des Armées s’annonce comme bien plus qu’une simple infrastructure : il est une promesse d’un avenir sur lequel l’armée ivoirienne, forte et unie à sa nation, joue pleinement son rôle dans la stabilité et le développement du pays. À l’approche de nouveaux défis, cet édifice pourrait bien devenir un point d’ancrage pour une Côte d’Ivoire en quête de renouveau.

Massacre au bar 3e Mi-temps : Goma plongée dans l’horreur par un acte attribué à l’armée rwandaise et au M23

Goma, 26 février 2025 – La ville de Goma, déjà marquée par des années de conflits et de souffrances, s’est réveillée ce mercredi matin dans un climat de terreur et de deuil. Dans la nuit de mardi à mercredi, un acte d’une violence inouïe a secoué le quartier populaire de Don Bosco, à la périphérie de cette métropole du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon des témoins, des éléments appartenant à l’armée rwandaise et au groupe armé M23 ont tué et brûlé plusieurs dizaines, voire des centaines de personnes dans un bar bien connu sous le nom de « 3ᵉ Mi-temps ».

Massacre au bar 3e Mi-temps : Une nuit de carnage

D’après un membre du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha), identifié sous les initiales E.A., l’attaque s’est déroulée vers 22 heures, heure locale. « Les Rwandais ont encerclé le nganda [bar] à Don Bosco et ont brûlé vives plus de 200 personnes, y compris les gérants, sous prétexte qu’ils seraient des voleurs », a-t-il rapporté, la voix chargée d’émotion. Ce témoin, joint tôt mercredi, dénonce une exécution sommaire visant à terroriser la population locale dans une ville sous contrôle précaire depuis la prise de pouvoir par le M23 fin janvier 2025.

Par ailleurs, les récits convergent pour décrire une scène cauchemardesque : des assaillants lourdement armés auraient fait irruption dans cet espace de convivialité fréquenté par des habitants cherchant à échapper, ne serait-ce que pour quelques heures, aux tensions quotidiennes. Après avoir bouclé les lieux, ils auraient ouvert le feu avant de mettre le feu au bâtiment, piégeant les victimes dans les flammes. « Nous avons entendu des cris, puis une odeur de chair brûlée a envahi le quartier », confie un résident de Don Bosco sous couvert d’anonymat, encore sous le choc.

Une barbarie dénoncée

Ce massacre, s’il est confirmé dans son ampleur, s’ajoute à une longue liste d’atrocités attribuées aux forces rwandaises et au M23, un mouvement rebelle que Kinshasa et plusieurs rapports des Nations unies accusent d’être soutenu par Kigali. « Nous déplorons toujours ce comportement barbare des Rwandais. » « Nous craignons que d’autres civils soient calcinés dans ce feu pour effacer leurs crimes », s’indigne E.A., reflétant un sentiment de révolte partagé par de nombreux Gomatraciens. Pour les habitants, cet acte ne viserait pas seulement à punir, mais aussi à semer la peur et à asseoir une domination brutale sur une population déjà épuisée par des décennies de guerre.

Les motivations avancées par les assaillants, un prétendu règlement de comptes contre des « voleurs », sont accueillies avec scepticisme. « C’est une excuse grotesque. » Qui brûle 200 personnes pour un vol ? « C’est une stratégie pour vider Goma de ses habitants et briser notre résistance », estime une commerçante du quartier qui a perdu un proche dans l’attaque. Cette hypothèse fait écho aux récentes vagues de déplacement forcé dans la région, où le M23, fort de ses conquêtes territoriales, semble multiplier les actes d’intimidation.

Goma, une ville sous tension

Depuis que le M23 a repris Goma en janvier 2025, avec le soutien présumé de troupes rwandaises, la ville vit sous une occupation tendue. Malgré des déclarations publiques de vouloir protéger les populations tutsies et stabiliser la région, le groupe armé et ses alliés sont régulièrement accusés de violations des droits humains. La prise de Goma, suivie de celle de Bukavu dans le Sud-Kivu, a exacerbé une crise humanitaire sans précédent, avec des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés en moins de deux mois. L’incendie du bar 3ᵉ Mi-temps pourrait marquer un nouveau tournant dans cette escalade de violence.

Les habitants de Don Bosco, un quartier populaire connu pour sa résilience malgré les privations, se disent abandonnés. « Où est l’armée congolaise ? » « Où est la MONUSCO ? » « On nous laisse mourir comme des animaux », s’écrie un père de famille, les yeux rougis par les larmes et la fumée encore présente dans l’air. La mission de stabilisation des Nations unies (MONUSCO), en phase de retrait progressif du Nord-Kivu depuis 2024, semble impuissante face à l’ampleur de la crise, tandis que les forces gouvernementales peinent à reprendre le contrôle.

Appel à la justice et à l’action internationale

Face à ce drame, les voix s’élèvent pour exiger des enquêtes indépendantes et une intervention internationale. Le mouvement Lucha, connu pour son engagement contre les injustices en RDC, appelle à une mobilisation citoyenne pour documenter les faits et faire pression sur la communauté internationale. « Ces crimes ne doivent pas rester impunis. » « Il faut que le monde sache ce qui se passe ici », insiste E.A.

À Kinshasa, le gouvernement congolais n’a pas encore réagi officiellement à l’incident, mais des sources proches du ministère de la Communication laissent entendre qu’une déclaration pourrait être imminente. Sur la scène internationale, le Conseil de Sécurité des Nations unies a adopté, le 21 février, une résolution condamnant les avancées du M23 et demandant le retrait des forces rwandaises, sans toutefois nommer explicitement Kigali. Une prudence diplomatique qui agace les victimes sur le terrain.

Massacre au bar 3e Mi-temps : Une blessure de plus pour le Nord– Kivu

Alors que les fumées s’élèvent encore au-dessus de Don Bosco, Goma pleure ses morts et craint pour son avenir. Le bar 3e Mi-temps, autrefois lieu de rires et de détente, n’est plus qu’un amas de cendres et de souvenirs calcinés. Pour les survivants, cet acte résonne comme une déclaration de guerre contre leur humanité même.

Dans une province martyrisée par des décennies de conflits alimentés par des rivalités régionales et des convoitises sur ses richesses minières, cette nouvelle tragédie pourrait bien galvaniser la résistance ou, au contraire, plonger davantage la population dans le désespoir. Une chose est sûre : à Goma, la nuit du mardi restera comme un cri silencieux dans un monde qui tarde à répondre.

 

Tragédie aérienne au Soudan : 46 morts dans le crash d’un avion militaire près de Khartoum

Khartoum, 26 février 2025 – Une catastrophe aérienne a endeuillé le Soudan dans la nuit du mardi 25 février, lorsqu’un avion militaire s’est écrasé dans une zone résidentielle peu après son décollage de la base aérienne de Wadi Seidna, située au nord d’Omdurman, la ville jumelle de la capitale Khartoum. Les autorités locales et des sources militaires annoncent un bilan lourd : au moins 46 personnes ont péri dans la tragédie, dont des soldats à bord et des civils au sol, et une dizaine d’autres ontsubi des blessures.

Un drame dans un ciel déjà tourmenté

L’appareil, un Antonov de fabrication russe utilisé par l’armée soudanaise, transportait des militaires, dont plusieurs hauts gradés, selon des informations relayées par des médias locaux. Parti en direction de Port-Soudan, bastion stratégique du gouvernement soutenu par l’armée sur la mer Rouge, l’avion a perdu le contrôle quelques instants seulement après avoir quitté la piste. Les raisons exactes de l’accident restent floues, mais l’armée a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances de cette tragédie.

Le crash s’est produit dans le quartier densément peuplé d’Al-Thawra, dans le district de Karrari à Omdurman, aggravant les pertes humaines. Des témoins ont décrit une scène de chaos : l’avion s’est disloqué en frappant le sol, projetant des débris sur les habitations voisines. « J’ai entendu un bruit assourdissant, puis une explosion. » « Tout le quartier tremble », raconte Ahmed Ibrahim, un résident. Des maisons ont subi de gros dégâts et et le choc a rompu des lignes électriques, plongeant une partie de la zone dans l’obscurité.

Crash d’avion militaire : un bilan qui s’alourdit

Initialement, le ministère soudanais de la Santé avait fait état de 19 morts, mais les chiffres ont rapidement grimpé à mesure que les secours fouillaient les décombres. Le gouvernement de l’État de Khartoum a confirmé mercredi que le bilan s’élevait désormais à 46 victimes, incluant des femmes et des enfants parmi les civils touchés au sol. Dix blessés ont été recensés, certains dans un état critique, selon le bureau médiatique de Khartoum. Les équipes d’urgence, épaulées par des volontaires locaux comme le Comité de résistance de Karrari, ont travaillé sans relâche pour extraire les survivants et les corps des gravats.

Ce drame marque l’un des accidents aériens les plus meurtriers de l’histoire récente du Soudan, un pays où les crashs impliquant des appareils militaires ou civils ne sont pas rares, en raison d’un parc aérien vieillissant et d’un entretien souvent déficient. L’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI) classe depuis longtemps le Soudan parmi les nations à la sécurité aérienne préoccupante.

Un pays en guerre, une douleur amplifiée

Cet accident survient dans un contexte de guerre civile qui ravage le Soudan depuis avril 2023, opposant l’armée régulière, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan, aux Forces de soutien rapide (RSF), une puissante milice paramilitaire commandée par le général Mohamed Hamdan Dagalo, alias « Hemeti ». Ce conflit a déjà fait des dizaines de milliers de morts, déplacé plus de 11 millions de personnes et plongé près de la moitié de la population dans une crise humanitaire aiguë, avec des risques imminents de famine.

Omdurman et Khartoum, épicentres des combats, portent les stigmates de cette lutte acharnée. Les récents gains de l’armée contre les RSF dans la capitale et ses environs avaient redonné un semblant d’espoir au gouvernement militaire, mais ce crash vient assombrir le tableau. La perte de hauts gradés à bord, si elle est confirmée, pourrait également porter un coup dur au commandement militaire à un moment clé de l’offensive.

Crash d’avion militaire : Réactions et interrogations

Dans un communiqué laconique, l’armée soudanaise a exprimé ses condoléances aux familles des victimes, militaires et civiles, tout en assurant que « des investigations approfondies » étaient en cours pour établir les causes de l’accident. Aucune hypothèse n’a été privilégiée pour l’instant : défaillance mécanique, erreur humaine ou même sabotage dans ce climat de guerre ? Les spéculations vont bon train, mais les autorités restent muettes sur les détails.

Sur les réseaux sociaux, la tragédie a suscité une vague d’émotion et de colère. « Nos soldats et nos civils meurent pendant que le pays s’effondre. » « Qui est responsable ? » s’interroge un habitant de Khartoum sur une plateforme en ligne. D’autres pointent du doigt l’état désastreux des infrastructures militaires, héritage de décennies de gestion chaotique sous l’ancien régime d’Omar el-Béchir, renversé en 2019.

Une nouvelle épreuve pour le peuple soudanais

Alors que le Soudan tente de panser ses plaies après des années de conflits et de crises, cet accident ajoute une couche de souffrance à un quotidien déjà marqué par l’incertitude. Les habitants d’Omdurman, habitués aux bombardements et aux violences, se retrouvent une fois de plus confrontés à la mort venue du ciel, mais cette fois-ci sans lien direct avec les combats.

Pour beaucoup, ce drame illustre l’urgence d’une stabilisation politique et d’un effort concerté pour reconstruire un pays à bout de souffle. En attendant les conclusions de l’enquête, les familles des victimes pleurent leurs proches, et le Soudan, meurtri, continue de naviguer entre désespoir et résilience. La nuit du mardi  restera gravé comme une nuit noire dans la mémoire collective d’une nation qui aspire à la paix, mais ne cesse de côtoyer la tragédie.

José Mourinho : Verve polémique et incertitudes morales sur la pelouse turque

Dans le tumulte d’une rencontre acharnée opposant Fenerbahçe à Galatasaray, le résultat stellaire du 0–0 s’est transformé en théâtre d’une joute verbale aux accents inaccoutumés. L’illustre stratège portugais, José Mourinho, dont le parcours est jalonné de succès et de controverses, se trouve une fois de plus au cœur d’un ouragan discursif dont les répercussions dépassent le cadre strictement sportif.

 

À l’issue du match, lors d’une conférence de presse empreinte d’une franchise acerbe, Mourinho n’a pas hésité à formuler des critiques cinglantes à l’encontre des arbitres turcs, insinuant qu’un regard étranger incarné par l’arbitre slovène Slavko Vinčić conférerait une neutralité plus authentique. Dans un propos qui frôle l’irrévérence, il aurait comparé la réaction du banc adverse à un comportement bestial, évoquant l’image de « singes bondissant » dans un moment d’effervescence. Ce commentaire, d’une verve pour le moins déconcertante, a déclenché une onde de choc au sein des instances rivales.

Galatasaray Indigné : Vers des Poursuites contre Mourinho

Galatasaray, emporté par une indignation quasi solennelle, a déclaré que depuis l’arrivée de Mourinho en Turquie, ses diatribes se sont muées en une rhétorique inhumaine, voire effrontément raciste. Selon les responsables du club, les propos injurieux à l’encontre du peuple turc ne sauraient être tolérés dans une discipline qui se veut être le miroir d’un respect mutuel. Dans cette optique, le club envisage de diligenter des poursuites pénales et de saisir tant l’UEFA que la FIFA afin de mettre en lumière ce qu’ils qualifient d’acte de dénigrement moral.

Une saison tumultueuse : le Special One en pleine tourmente

Ce tumulte verbalisé s’inscrit dans une saison tumultueuse pour le « Special One ». Depuis son arrivée à Fenerbahçe en juin dernier, Mourinho n’a arrêté d’alimenter une controverse née d’un fâcheux antécédent de novembre. Ce mois-là, ses propositions acerbes à l’encontre du football turc et de ses arbitres lui ont valu une sanction. Pourtant, derrière l’image d’un meneur aux succès éclatants, détenteur de deux Ligues des Champions, de plusieurs titres nationaux et de palmarès internationaux inestimables, se cache une personnalité dont les déclarations semblent parfois égarées dans un dédale d’excès verbaux.

Réflexion sur l’éthique sportive : la responsabilité des personnalités du sport

Sur le plan didactique, cette affaire révèle l’enjeu crucial de l’éthique dans l’arène sportive. En effet, si la passion et la compétitivité sont les piliers sur lesquels se construit le spectacle du football, elles ne sauraient excuser l’emploi d’un langage qui porte atteinte aux valeurs fondamentales du vivre-ensemble. La tentation de recourir à des expressions hyperboliques ou même injurieuses, bien que parfois perçue comme un moyen de galvaniser ses troupes, risque d’engendrer des fractures plus profondes, tant sur le plan institutionnel que sociétal.

Au-delà des chiffres et des trophées, le débat s’articule désormais autour d’une réflexion sur la responsabilité sociale des personnalités du sport. Les clubs, tout comme les instances dirigeantes, se doivent d’être les gardiens d’un discours empreint de respect et de civilité, afin que la passion du jeu ne se mue pas en un vecteur de division.

L’incident révèle bien plus qu’une simple querelle post-match : il incarne une remise en question de la frontière entre passion sportive et dérapage injurieux. Dans un environnement déjà saturé de rivalités historiques, la vigilance des institutions et l’engagement de tous les acteurs (joueurs, entraîneurs et dirigeants) s’imposent pour restaurer un climat où l’éthique prime sur l’excès de verve. Seule une approche mesurée et responsable permettra de transcender ces polémiques et de redonner au football turc son éclat moral et sportif.