L’accès à l’eau potable franchit un nouveau cap dans la préfecture de Tône. Ce vendredi 17 juillet 2026, les habitants de Poissongui Peuhl, localité située dans la commune de Tône 1, disposent désormais d’un nouvel ouvrage d’approvisionnement moderne. La réception officielle de cette infrastructure vient soulager durablement les populations de cette partie du septentrion togolais et renforcer la résilience locale face aux défis hydriques et climatiques.
Une infrastructure moderne et adaptée aux besoins locaux
Ce nouvel ouvrage se distingue par son caractère écologique et sa polyvalence. En effet, il s’agit d’un forage photovoltaïque alimenté par l’énergie solaire et équipé d’une pompe hybride, garantissant une continuité du service en toutes circonstances. Pour optimiser la distribution et éviter les longues files d’attente, le système alimente directement trois bornes-fontaines stratégiquement réparties dans la localité. De plus, en intégrant les réalités socio-économiques de cette communauté d’éleveurs et d’agriculteurs, l’infrastructure comprend un abreuvoir spécifiquement destiné aux ruminants, prévenant ainsi les conflits d’usage autour des points d’eau.
Le projet COSO et l’ANADEB en action pour la cohésion sociale
Cette réalisation concrète s’inscrit dans le cadre du Projet de cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée, communément appelé projet COSO. Cofinancé par le Groupe de la Banque mondiale et le gouvernement togolais, ce programme d’envergure est exécuté sur le terrain par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB). Par ailleurs, le projet COSO vise principalement à renforcer les infrastructures socio-économiques de base et à consolider l’inclusion dans les régions septentrionales du pays.
La véritable force de ce projet réside dans son modèle de gouvernance participative. En effet, Les bénéficiaires eux-mêmes ont piloté toutes les étapes de la réalisation, depuis l’expression du besoin prioritaire jusqu’au lancement de l’appel d’offres, en passant par le choix final de l’entrepreneur. Cet ancrage communautaire, facilité par l’accompagnement technique permanent d’un animateur de l’ANADEB, garantit une appropriation totale de l’infrastructure par les habitants de Poissongui Peuhl. Ainsi, en devenant les propres gestionnaires de leur point d’eau, les membres de la communauté assurent une maintenance efficace et une durabilité optimale à cet investissement précieux pour le développement local.
Le renforcement de la sécurité transfrontalière passe désormais par la mobilisation des citoyens. Le jeudi 16 juillet 2026, la ville de Mandouri, située dans la préfecture de Kpendjal, a abrité un atelier communautaire capital pour la résilience de la région. Organisé par le Réseau des Femmes et Développement (REFED), cet événement s’inscrit dans le cadre du projet transfrontalier « Soutenir les mécanismes de protection communautaire dans les zones frontalières Bénin–Togo pour améliorer la protection des civils (SMPC-BT) ». Par ailleurs, cette initiative phare, mise en œuvre par l’organisation CIVIC, bénéficie de l’appui financier du Programme pour la Stabilisation et les Opérations de Paix (PSOPs).
Dans une région frontalière exposée à des défis sécuritaires complexes, cette rencontre a réussi le pari de l’union sacrée. En effet, l’atelier a réuni autour d’une même table les autorités administratives et locales, les leaders communautaires ainsi que les forces vives de la préfecture, incluant les groupements de femmes, de jeunes et les personnes en situation de handicap. En fait, l’objectif premier était de libérer la parole et de structurer un dialogue franc et inclusif autour de la protection des populations face aux menaces émergentes. Cette approche participative démontre que la sécurité ne dépend pas uniquement des réponses militaires, mais repose aussi sur la cohésion sociale et l’implication de chaque citoyen.
Naissance du Comité cantonal de veille et de protection civile (CCVPC)
L’avancée majeure de cette journée de travail reste l’adoption consensuelle de la dénomination et des contours du futur Comité cantonal de veille et de protection civile (CCVPC). Cette nouvelle structure communautaire de proximité est appelée à jouer un rôle pivot à Mandouri à travers quatre missions fondamentales :
L’alerte précoce : détecter et signaler les signaux faibles et les risques humanitaires ou sécuritaires avant qu’ils ne dégénèrent.
La prévention des risques : sensibiliser le tissu social local aux réflexes de sécurité et de vigilance.
La protection des civils : assurer un bouclier communautaire pour les populations les plus vulnérables.
Le lien Armée-Nation : consolider la confiance et fluidifier la collaboration indispensable entre les populations civiles et les Forces de défense et de sécurité (FDS).
Ainsi, en posant les bases de ce mécanisme inclusif et durable, le canton de Mandouri franchit une étape importante vers une paix pérenne, portée par les communautés elles-mêmes. Retours en images sur un atelier prometteur pour l’avenir de la région des Savanes.
Le monde du basket-ball a les yeux rivés sur un phénomène hors norme. À seulement 18 ans, Jongkuch Mach bouscule déjà tous les repères des recruteurs internationaux. Du haut de ses 2,29 m, ce jeune espoir d’origine sud-soudanaise s’impose comme l’un des plus grands prospects de la planète, dépassant d’un souffle la superstar Victor Wembanyama (2,24 m).
La fabrique des champions : du Soudan du Sud à l’Australie
Né de parents sud-soudanais, Jongkuch Mach a grandi en Australie, devenue au fil des années un véritable eldorado pour le basket mondial. C’est au prestigieux Centre of Excellence (CoE), basé à l’Institut australien du sport à Canberra, que le jeune prodige polit son talent. Cette académie nationale n’a plus à faire ses preuves : elle a vu passer des stars de la NBA telles qu’Andrew Bogut, Patty Mills ou encore Josh Giddey, meneur du Thunder d’Oklahoma City. Au sein de cette structure de pointe, Mach bénéficie d’un accompagnement scientifique, médical et nutritionnel sur mesure, une étape indispensable pour sculpter et protéger un corps en pleine croissance.
Plus mobile que Manute Bol, taillé pour le basket moderne
Son profil physique rappelle inévitablement la légende Manute Bol (2,31 m), autre géant soudanais qui avait marqué l’histoire de la NBA dans les années 1980 et 1990. Pourtant, Jongkuch Mach appartient à une tout autre époque. Alors que ses prédécesseurs ultra-grands restaient cantonnés sous le cercle, le jeune joueur du CoE impressionne par sa mobilité latérale et sa fluidité de mouvement. D’ailleurs, il est capable de courir le terrain lors des contre-attaques et développe un tir extérieur pour s’adapter aux exigences du basket moderne. C’est précisément cette combinaison unique entre une taille de titan et une agilité de joueur extérieur qui fait saliver les scouts de la NCAA (le championnat universitaire américain) et de la NBA.
Les États-Unis ou le professionnalisme en Australie ?
À l’aube de sa carrière majeure, plusieurs voies royales s’offrent à lui. S’il peut céder aux sirènes des plus grandes universités américaines en Division 1, une autre option séduisante s’impose : le programme Next Stars de la ligue australienne (NBL). Ce tremplin, qui a propulsé des joueurs comme LaMelo Ball ou le Français Alexandre Sarr vers les sommets de la Draft, lui permettrait en effet de se frotter immédiatement au monde professionnel des adultes.
Le principal défi qui attend désormais Jongkuch Mach reste la durabilité. Les préparateurs physiques devront renforcer sa masse musculaire sans surcharger ses articulations — notamment les pieds et les genoux. Ainsi, s’il parvient à préserver son physique et à poursuivre son développement technique, son avenir s’annonce radieux. Retenez bien le nom de Jongkuch Mach : la prochaine révolution du basket-ball mondial pourrait bien venir de lui.
Après près de deux années passées au Togo, l’ambassadeur de l’Union européenne, Gwilym Ceri Jones, s’apprête à regagner Bruxelles. À l’heure du départ, le diplomate ne dresse pas seulement le bilan de son mandat : il défend l’idée d’une relation entre Lomé et l’Union européenne qui a changé d’échelle, portée par des investissements dans l’énergie, l’éducation et la sécurité.
Au moment de faire ses valises, Gwilym Ceri Jones préfère parler d’avenir plutôt que de nostalgie. Arrivé à Lomé en octobre 2024, le chef de la délégation de l’Union européenne quitte le Togo avec le sentiment d’avoir accompagné une phase de consolidation des relations entre les deux partenaires.
Avant de rejoindre le siège de l’Union européenne à Bruxelles, dans l’attente de la désignation de son successeur, le diplomate britannique estime que les deux années écoulées ont permis de donner une nouvelle impulsion à la coopération entre l’Union européenne et le Togo.
« Rien ne me vient à l’esprit comme regret », confie-t-il à nos confrères de Republicoftogo, résumant un mandat qu’il considère marqué par des avancées concrètes sur les plans économique, social et sécuritaire.
Un partenariat recentré sur des résultats concrets
Pour Gwilym Ceri Jones, l’enjeu de la coopération ne se mesure pas uniquement au volume des financements mobilisés, mais surtout à leur impact sur le quotidien des populations. Il souligne que les projets mis en œuvre au cours de son mandat traduisent une volonté commune de bâtir une relation fondée sur la confiance et orientée vers des résultats tangibles. Selon lui, cette dynamique a permis d’accompagner plusieurs priorités nationales tout en renforçant les liens entre Lomé et Bruxelles. Le diplomate insiste notamment sur l’ambition qui a guidé les différents programmes soutenus par l’Union européenne, avec l’objectif de produire des effets durables au bénéfice des Togolais.
L’énergie, l’un des principaux chantiers
Parmi les réalisations qu’il juge les plus emblématiques, l’ambassadeur cite les investissements dans le secteur énergétique. Selon lui, les projets soutenus par l’Union européenne contribueront à hauteur d’environ 20 % de la production nationale actuelle d’électricité. Un appui destiné à améliorer l’accès à l’énergie, réduire les difficultés d’approvisionnement et accompagner le développement économique du pays. Pour le diplomate, la disponibilité d’une énergie plus abondante et plus fiable demeure l’un des leviers essentiels de la transformation économique du Togo.
Cantines scolaires et sécurité : deux autres priorités
Gwilym Ceri Jones met également en avant les programmes sociaux soutenus par l’Union européenne. Il évoque notamment les cantines scolaires, qui permettent à de nombreux enfants vivant dans des zones rurales ou vulnérables de bénéficier quotidiennement d’un repas chaud à l’école. Une initiative qui contribue, selon lui, à favoriser la scolarisation et à améliorer les conditions d’apprentissage.
Sur le plan sécuritaire, le diplomate estime que la coopération entre l’Union européenne et le Togo s’est nettement intensifiée au cours des deux dernières années. Face aux défis sécuritaires auxquels la sous-région est confrontée, notamment dans les zones frontalières avec le Sahel, l’Union européenne a renforcé son accompagnement en faveur des Forces armées togolaises et des services de sécurité afin d’améliorer leurs capacités opérationnelles dans la lutte contre le terrorisme.
Un départ marqué par un message sur la guerre en Ukraine
Pour son dernier acte officiel au Togo, Gwilym Ceri Jones a choisi de mettre en lumière un sujet qui demeure au cœur des préoccupations européennes : la guerre en Ukraine. À travers la projection d’un documentaire consacré au conflit, le diplomate a souhaité partager avec ses partenaires togolais une réflexion sur les conséquences humaines de cette guerre, qu’il qualifie de « terrible », « injuste » et « illégale ».
Déjà présenté lors du Festival du film européen de Lomé, le documentaire, selon lui, rappelle que derrière les enjeux géopolitiques se trouvent avant tout des histoires humaines, marquées par la souffrance et la résilience.
Une coopération appelée à se poursuivre
En quittant Lomé, Gwilym Ceri Jones laisse derrière lui une coopération que les deux parties présentent comme en constante progression. Son successeur héritera d’un partenariat désormais structuré autour de projets touchant à l’énergie, à l’éducation, à la sécurité, à la gouvernance et au développement durable.
Au-delà du bilan personnel du diplomate, son départ marque surtout une nouvelle étape dans les relations entre le Togo et l’Union européenne, avec l’ambition affichée de poursuivre une coopération fondée sur des investissements à fort impact et un dialogue politique renforcé.
Le partenariat entre le Togo et le Groupe de la Banque mondiale franchit un nouveau cap. En visite officielle à Lomé, une délégation de haut niveau de l’institution financière internationale a entériné la signature de cinq nouveaux accords de financement d’un montant global de 429 millions de dollars, soit environ 257,4 milliards de FCFA. Cette nouvelle enveloppe porte désormais le portefeuille actif de la Banque mondiale au Togo à plus de 2,1 milliards de dollars, consolidant la position du pays parmi les principaux partenaires de l’institution en Afrique de l’Ouest.
Le Togo poursuit le renforcement de son partenariat avec la Banque mondiale. Une importante délégation de l’institution, conduite par Anna Bjerde, directrice générale des Opérations, et Ousmane Diagana, vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, est arrivée à Lomé dans le cadre de la signature de cinq nouveaux accords de financement destinés à soutenir plusieurs projets structurants.
À son arrivée à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma, la délégation a été accueillie par Sandra Ablamba Johnson, ministre, secrétaire générale de la Présidence du Conseil et gouverneure du Togo auprès de la Banque mondiale. Harold Tavares, administrateur du Togo auprès de l’institution, ainsi que plusieurs membres du gouvernement, ont également pris part à cette visite officielle, qui témoigne du niveau de confiance entre Lomé et son partenaire financier.
429 millions de dollars pour accélérer la transformation du pays
Signés par le ministre de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, les cinq accords représentent un financement global de 429 millions de dollars, soit près de 257,4 milliards de francs CFA. Ces ressources s’inscrivent dans la mise en œuvre de la Vision Togo 2040 et de la feuille de route gouvernementale 2026-2031, articulée autour des priorités « Protéger, Rassembler et Transformer ».
Derrière cette enveloppe financière, Lomé mise sur quatre leviers pour accélérer sa transformation : l’énergie, la logistique, l’identification des citoyens et la cohésion sociale. Le gouvernement espère ainsi lever plusieurs contraintes qui freinent encore la compétitivité de l’économie togolaise.
Avec 200 millions de dollars, le secteur des transports absorbe près de la moitié des nouveaux financements grâce au Programme d’amélioration des systèmes logistiques et de transport (PASLT). Les autorités veulent moderniser les corridors logistiques afin de fluidifier les échanges commerciaux et de consolider la vocation du Port autonome de Lomé comme porte d’entrée des marchandises vers l’hinterland ouest-africain.
L’énergie capte à elle seule 140 millions de dollars. Cette enveloppe financera les projets régionaux PRIME-GAS et WA-REMP, destinés à améliorer l’approvisionnement électrique, renforcer les interconnexions avec les pays voisins et réduire les contraintes énergétiques qui pèsent sur les ménages comme sur les entreprises.
En matière de gouvernance, un financement additionnel de 20 millions de dollars est accordé au programme WURI, qui accompagne la mise en place d’un système d’identification unique des citoyens afin de faciliter l’accès des populations aux services publics.
Le Projet régional de cohésion sociale (COSO) bénéficie, pour sa part, d’une enveloppe supplémentaire de 69 millions de dollars destinée à renforcer la résilience des communautés, améliorer la présence des services publics dans les zones vulnérables et prévenir les facteurs de fragilité.
Des investissements orientés vers la croissance et l’emploi
Pour le ministre de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, ces nouveaux accords traduisent la volonté du gouvernement de transformer les ambitions nationales en réalisations concrètes.
Selon Georges Barcola, le gouvernement mobilise ces financements pour accélérer sa stratégie de développement, avec l’ambition de doubler le niveau de vie moyen des Togolais et de ramener le taux de pauvreté à moins de 15 % d’ici à 2040.
Même analyse du côté de la Banque mondiale. La directrice générale des Opérations, Anna Bjerde, a insisté sur l’impact attendu de ces investissements sur la création d’emplois et la réduction de la pauvreté. Elle a notamment souligné que les projets consacrés au transport, à la logistique, à l’électricité et au gaz devraient favoriser les investissements privés, stimuler l’activité économique et générer de nouvelles opportunités d’emploi.
Le projet WACA, vitrine d’une coopération déjà visible
Par la suite, la délégation de la Banque mondiale s’est rendue au village de Gounoukopé, accompagnée par le ministre de l’Économie maritime, afin de visiter les réalisations du Programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA).
Ce projet de protection côtière, financé avec l’appui de la Banque mondiale, a permis la réalisation d’infrastructures destinées à lutter contre l’érosion marine, un phénomène qui menace plusieurs localités du littoral togolais. Les ouvrages réalisés sécurisent aujourd’hui les habitations, les terres agricoles et les activités économiques des populations riveraines, tout en renforçant leur résilience face aux effets du changement climatique.
Avec ces cinq nouveaux accords, le portefeuille actif du Groupe de la Banque mondiale au Togo dépasse désormais 2,1 milliards de dollars, confirmant l’institution comme l’un des principaux partenaires techniques et financiers du pays.
Finalement, en portant son portefeuille de projets à plus de 2,1 milliards de dollars, la Banque mondiale confirme son rôle de partenaire majeur du Togo dans la mise en œuvre de ses politiques de développement et dans la réalisation de projets à fort impact économique et social. Pour Lomé, ces nouveaux engagements constituent un levier supplémentaire pour accélérer la mise en œuvre de sa stratégie de développement et renforcer son ambition de devenir un pôle économique et logistique majeur en Afrique de l’Ouest.
Du 20 juillet au 6 août 2026, les investisseurs de l’Union monétaire ouest-africaine pourront entrer au capital de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire. En ouvrant 20 % de son capital au public, la banque ne cherche pas seulement à lever des fonds : elle prépare une nouvelle phase de son développement, portée par l’expansion régionale, le financement des PME et la transformation numérique.
Le rendez-vous est fixé. Dès le 20 juillet 2026, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire (BBGCI) lancera officiellement la souscription de son introduction en Bourse, une opération qui figurera parmi les plus importantes réalisées ces dernières années sur le marché financier régional. À travers cette ouverture de 20 % de son capital, l’établissement ambitionne de mobiliser 67,5 milliards de francs CFA auprès des investisseurs particuliers comme institutionnels des huit pays de l’UEMOA.
La période de souscription s’étendra du 20 juillet au 6 août 2026, sauf clôture anticipée en cas de forte demande. Les actions seront proposées au prix unitaire de 6 750 francs CFA. Le règlement-livraison des actions interviendra le 21 août 2026, avant une première cotation attendue le 14 septembre 2026 à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM).
Une levée de fonds tournée vers la croissance plutôt que le financement courant
Cette introduction en Bourse intervient dans un contexte de performances solides. BBGCI affiche une rentabilité en progression continue.
Au terme de l’exercice 2025, la banque a enregistré un bénéfice net de 27,2 milliards de francs CFA, soit une progression de 19 % par rapport à l’année précédente. Son Produit Net Bancaire atteint 68 milliards de francs CFA, tandis que son rendement des capitaux propres s’établit à 27,9 %, un record historique pour le Groupe.
L’amélioration de l’efficacité opérationnelle apparaît également comme l’un des principaux marqueurs de cette évolution. En moins d’une décennie, le coefficient d’exploitation est passé d’environ 65 % à 41,8 %, illustrant une meilleure maîtrise des coûts et une rentabilité renforcée.
Cap sur le Burkina Faso, le Sénégal et la Guinée
Derrière cette levée de capitaux se dessine une stratégie clairement régionale. Les ressources mobilisées permettront d’abord de renforcer les fonds propres afin d’accompagner le plan stratégique 2026-2030 du Groupe. Celui-ci prévoit l’ouverture de nouveaux marchés, avec une implantation déjà autorisée au Burkina Faso, la transformation de la succursale sénégalaise en filiale autonome et l’installation prochaine de BBG Guinée.
Parallèlement, la banque entend accroître sa capacité de financement des petites et moyennes entreprises, tout en poursuivant la modernisation de ses services numériques engagée avec la migration de son système bancaire central réalisée en 2025.
Des partenaires internationaux déjà engagés
L’opération bénéficie également d’un environnement favorable marqué par la confiance de plusieurs institutions financières internationales. Au cours des deux dernières années, la Société financière internationale (IFC), membre du Groupe Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), Afreximbank, l’ITFC, Oikocredit, Triodos Bank, l’African Guarantee Fund (AGF), ainsi que plusieurs institutions régionales comme la BOAD et la BIDC ont accompagné les projets de développement du Groupe à travers différents financements et mécanismes de garantie.
La présence de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) de Côte d’Ivoire, actionnaire à hauteur de 20 % depuis 2019, constitue également un signal de stabilité dans l’actionnariat de la banque.
Une opération ouverte à tous les investisseurs de l’UEMOA
La souscription est accessible aussi bien aux particuliers qu’aux investisseurs institutionnels. Elle s’effectuera auprès des Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI) agréées par la BRVM dans chacun des pays membres de l’Union. Les investisseurs devront disposer d’un compte-titres auprès d’une SGI avant de transmettre leur ordre de souscription pendant la période de l’offre. Comme pour toute opération de marché, les candidats sont invités à consulter le prospectus visé par l’Autorité du Marché Financier de l’UMOA (AMF-UMOA) sous le numéro OA/26-03 avant toute décision d’investissement.
Une nouvelle référence pour le marché financier régional
Au-delà du seul cas de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire, cette introduction en Bourse illustre la montée en puissance du marché financier régional comme levier de financement des entreprises ouest-africaines. En choisissant d’ouvrir son capital au public, la banque entend diversifier ses ressources tout en associant davantage les investisseurs de l’UEMOA à sa trajectoire de croissance.
Si l’opération rencontre le succès attendu, elle pourrait constituer l’une des transactions majeures de l’année sur la BRVM et renforcer l’attractivité du marché régional auprès des épargnants comme des investisseurs institutionnels.
Le présent article ne constitue pas un prospectus ni une offre de souscription. Toute information relative aux conditions de l’opération est subordonnée au prospectus officiel visé par l’AMF-UMOA sous le numéro OA/26-03. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Le Togo intensifie la diversification de ses partenariats internationaux. En recevant, mercredi 15 juillet à Lomé, le vice‑Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Xavier Bettel, le président Faure Gnassingbé imprime une nouvelle dynamique à une coopération désormais tournée vers des secteurs stratégiques tels que le numérique, la cybersécurité et la gestion durable des ressources naturelles.
La relation entre Lomé et Luxembourg change de dimension. Longtemps centrée sur l’appui au développement, elle s’oriente aujourd’hui vers des investissements structurants destinés à accompagner les ambitions de modernisation du Togo.
Au cœur de la visite de travail de Xavier Bettel, mercredi 15 juillet 2026, figurait une série d’échanges avec le président du Conseil, Faure Gnassingbé, consacrés à l’avenir du partenariat bilatéral, mais également aux principaux enjeux internationaux.
À l’issue de l’audience, le chef de la diplomatie luxembourgeoise s’est félicité de la qualité des discussions.
« Nous avons eu d’excellents échanges dans l’honnêteté et la franchise, comme cela se passe entre amis », a-t-il déclaré, soulignant la solidité des relations entre les deux pays.
Trois accords pour accompagner la transformation du Togo
Le moment fort de cette visite a été la signature de trois nouveaux accords appelés à structurer la coopération entre les deux États pour les prochaines années.
Le premier concerne le financement du programme INCLURE (Initiative pour la croissance locale, l’utilisation des ressources et l’équilibre des écosystèmes protégés), destiné à soutenir le développement local tout en renforçant la protection des ressources naturelles.
Le deuxième porte sur le nouveau Programme indicatif de coopération (PIC), document de référence qui fixe les priorités stratégiques du partenariat entre Lomé et Luxembourg.
Enfin, les deux gouvernements ont lancé Togocyber+, une initiative consacrée au développement des capacités nationales en matière de cybersécurité, un domaine devenu incontournable dans un contexte de digitalisation accélérée des administrations et des services publics.
Ces accords traduisent une évolution notable de la coopération bilatérale, désormais orientée vers des secteurs à forte valeur ajoutée pour la transformation économique et institutionnelle du Togo.
Si les relations diplomatiques entre le Togo et le Luxembourg remontent aux années 1970, elles connaissent une accélération depuis 2024 avec la signature de nouveaux instruments de coopération et, plus récemment, l’installation de l’agence de développement LuxDev à Lomé en 2026.
Aujourd’hui, les deux partenaires mettent en œuvre un portefeuille de projets évalué à 49,3 millions d’euros, soit près de 32,34 milliards de FCFA. Les interventions couvrent plusieurs domaines stratégiques, notamment la transition numérique, la restauration des paysages forestiers, le renforcement de l’École Polytechnique de Lomé et la protection du patrimoine naturel.
Cette montée en puissance témoigne d’une volonté commune d’inscrire la coopération dans une logique de résultats durables plutôt que d’assistance ponctuelle.
Au-delà des accords signés, cette visite illustre le positionnement croissant du Togo sur la scène diplomatique ouest-africaine. En misant sur des partenariats ciblés avec des acteurs européens comme le Luxembourg, Lomé cherche à mobiliser des expertises et des financements capables d’accompagner ses priorités nationales.
Pour le Luxembourg, le Togo apparaît comme un partenaire stable avec lequel développer des projets de long terme dans des secteurs où les enjeux de gouvernance, d’innovation technologique et de développement durable se rejoignent.
L’entretien entre Faure Gnassingbé et Xavier Bettel confirme ainsi une orientation désormais assumée : faire de la coopération bilatérale un levier de transformation économique, institutionnelle et numérique, au bénéfice des deux pays et de leurs populations.
Balais en main, raclettes en action et volonté de fer. Le samedi 11 juillet 2026, le dispensaire de Togoville (commune de Vo 2) a fait peau neuve grâce à une mobilisation citoyenne de grande ampleur. Une initiative portée par la jeunesse et les clubs-service, qui rappelle une règle d’or : la santé communautaire commence par un environnement sain.
Dans les couloirs et la cour du dispensaire de Togoville, l’effervescence a remplacé le calme habituel du week-end. Loin des discours théoriques sur la santé publique, c’est sur le terrain, les mains dans l’eau savonneuse, que l’engagement citoyen a pris tout son sens, ce samedi.
Sous l’impulsion de l’Interact Club Lomé Perle et du Mouvement des Jeunes pour le Développement de Togoville (MJDT), avec le haut parrainage du Rotary Club, les habitants et les forces vives de la commune se sont unis pour une vaste opération de nettoyage des infrastructures médicales locales.
Par ailleurs, ce grand ménage a révélé une synergie locale impressionnante, effaçant les frontières hiérarchiques habituelles. Bénévoles, jeunes associatifs, membres du Comité villageois de développement (CVD), représentants du Bureau du citoyen, agents de la mairie de Vo 2 ainsi que personnel soignant du dispensaire ont uni leurs forces. Ensemble, ils ont désinfecté l’enceinte, les salles de soins et les abords immédiats du centre de santé, offrant au personnel un cadre assaini et aux patients un environnement plus sûr.
« S’associer à cette initiative, c’est réaffirmer notre engagement à promouvoir la santé publique. C’est la preuve que la collaboration entre les institutions, les associations et les citoyens produit des résultats immédiats pour le bien-être de tous. » — Une vision partagée par les autorités de la commune de Vo 2.
Cette journée de salubrité dépasse la simple démarche esthétique. Elle s’inscrit directement dans le cadre du grand projet du Rotary Club : « Santé de la mère et de l’enfant et prévention des maladies ».
Dans les structures de santé de proximité, la lutte contre les maladies nosocomiales et les infections passe inévitablement par une hygiène irréprochable. Pour pérenniser les acquis de cette journée, les organisateurs ne sont pas venus les mains vides. Une importante dotation en matériel d’entretien a été officiellement remise à la communauté. Le kit comprend notamment :
des solutions désinfectantes (gel hydroalcoolique, eau de Javel, désinfectants de surface) ;
des produits nettoyants (savon liquide en grande quantité) ;
du matériel de voirie et d’entretien (balais, raclettes, paniers à ordures).
L’action locale, socle du développement
À l’heure où les questions de santé publique sont devenues une préoccupation majeure pour nos sociétés, l’initiative de Togoville fait figure d’exemple. En effet, elle démontre que l’attente passive de l’intervention de l’État n’est plus la norme. Les citoyens, épaulés par des clubs-service dynamiques et des élus locaux engagés, ont aussi le pouvoir d’améliorer concrètement leur quotidien.
Une action forte qui souligne une réalité indéniable : le développement d’une commune ne se mesure pas seulement à ses nouvelles constructions, mais aussi à la capacité de ses habitants à s’unir pour entretenir et valoriser leur bien commun.
À Mango, le défi n’est pas seulement de construire des infrastructures, mais de gagner du temps. Dans cette région du nord du Togo où les longues distances, les pistes rurales et le manque d’équipements compliquent l’accès aux soins, les autorités et leurs partenaires misent désormais sur une stratégie simplifiée : réduire au maximum le délai entre une urgence obstétricale et la prise en charge médicale. Une réponse concrète à l’une des principales causes de mortalité maternelle et néonatale.
À chaque grossesse compliquée, le temps devient un adversaire. Dans plusieurs localités de la région des Savanes, une femme enceinte confrontée à une urgence médicale doit parfois parcourir des dizaines de kilomètres avant d’atteindre un centre de santé capable de la prendre en charge. Un retard qui peut coûter deux vies : celle de la mère et celle de son enfant.
C’est précisément cette réalité que les autorités veulent changer. Le 13 juillet dernier, à Mango, le gouverneur de la région des Savanes, Affoh Atcha-Dédji, a inauguré un ensemble d’infrastructures et d’équipements destinés à renforcer durablement le système de santé maternelle et néonatale.
Au cœur de cette initiative figure la mise en service d’un nouveau système d’adduction d’eau potable au Centre hospitalier préfectoral (CHP) de Mango. Alimentée par l’énergie solaire, l’installation comprend un forage, une pompe hybride, un château d’eau métallique de 10 m³, un réseau desservant directement les services hospitaliers ainsi que deux points de distribution accessibles à la communauté.
Bien plus qu’un modeste ouvrage hydraulique, cette infrastructure répond à un besoin vital. Dans un établissement de santé, la disponibilité permanente d’eau potable conditionne le respect des règles d’hygiène, limite les infections et sécurise les accouchements. Autant d’éléments essentiels pour améliorer les soins obstétricaux et néonataux.
Des motos-ambulances pour franchir les derniers kilomètres
L’autre enjeu reste celui de l’accessibilité. Dans les villages isolés des préfectures de Cinkassé, Kpendjal, Kpendjal-Ouest, Oti, Oti-Sud, Tandjouaré et Tône, les routes impraticables retardent souvent les évacuations médicales.
Pour réduire ces délais, dix motos-ambulances tricycles ont également été remises aux structures sanitaires de la région. Conçues pour circuler sur les pistes rurales, elles sont équipées de matériel de premiers secours et disposent de toutes les autorisations administratives nécessaires pour assurer le transport rapide des femmes enceintes et des nouveau-nés vers les centres de référence.
Le dispositif est complété par un important lot de matériels médicaux. Au total, 63 cartons de kits d’urgence de santé reproductive, représentant plus de 900 kilogrammes d’équipements, viendront renforcer les capacités des formations sanitaires. Les fournitures couvrent les accouchements sécurisés, la prise en charge des survivantes de violences sexuelles, le traitement des infections sexuellement transmissibles ainsi que les besoins des services de soins obstétricaux et néonataux d’urgence.
Toutes ces actions s’inscrivent dans le projet conjoint « 2 Heures pour la Vie », mis en œuvre par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) avec l’appui financier de la firme Takeda.
L’objectif est clair : permettre aux femmes enceintes vivant dans les zones les plus enclavées d’accéder à des soins obstétricaux et néonataux d’urgence en moins de deux heures, un délai considéré comme déterminant pour limiter les décès évitables de mères et de nouveau-nés.
Présente à Mango, la représentante résidente de l’UNFPA au Togo, Elise Kakam, a réaffirmé l’engagement de l’agence onusienne à accompagner le gouvernement togolais dans le renforcement de la résilience du système de santé, notamment dans les régions où les besoins humanitaires demeurent les plus importants.
En inaugurant ces nouvelles installations, le gouverneur Affoh Atcha-Dédji a insisté sur un autre enjeu : préserver les investissements réalisés. Il a également appelé les collectivités territoriales, les responsables sanitaires et les communautés bénéficiaires à assurer une gestion rigoureuse des infrastructures et des équipements afin d’en garantir la maintenance et la pérennité.
Dans une région confrontée aux défis de l’éloignement géographique et de la vulnérabilité sanitaire, ces nouveaux moyens ne constituent pas une solution définitive. Ils traduisent toutefois une évolution importante de l’approche des pouvoirs publics : rapprocher les soins des populations et agir sur les facteurs qui, trop souvent encore, transforment une complication médicale en drame familial.
En somme, cette stratégie, fondée sur la réduction des délais d’intervention, l’amélioration des conditions hospitalières et le renforcement des capacités des structures de santé, pourrait contribuer à faire reculer durablement la mortalité maternelle et néonatale dans les Savanes, l’une des régions où l’accès aux soins demeure le plus difficile du pays.
Un père de famille dévoué pour ses voisins, un agitateur de colère pour ses détracteurs. En tombant sous les balles devant sa propre porte, ce cadre du mouvement anti-immigration sud-africain a cessé d’être un simple militant pour devenir le symbole d’une fracture nationale prête à s’embraser. Récit d’un assassinat qui résonne comme un avertissement.
Le vacarme des détonations a brisé le calme précaire de la banlieue de Johannesburg, mais c’est le silence qui a suivi, cinq jours plus tard, à l’hôpital, qui a figé le quartier dans la stupeur. À 42 ans, Andile Mvuyelwa Somgxada a succombé à ses blessures. Pour la police, il s’agit d’un dossier d’homicide de plus dans une région saturée par la violence. Pour ses partisans, en revanche, c’est une exécution politique, un message signé en lettres de sang, adressé à tous ceux qui contestent la présence des immigrés sans papiers en Afrique du Sud.
Le double visage d’une figure locale
Dans les rues poussiéreuses où il évoluait, Andile Somgxada laissait rarement indifférent. D’un côté, il y avait l’homme de l’ombre, le voisin vers qui l’on se tournait pour régler un différend de clôture ou un problème d’eau courante. Un rôle de patriarche de proximité que Sandile Dube, porte-parole du mouvement, résume avec émotion :
« Andile était ce ciment invisible de notre communauté. Un mari, un père attentif, quelqu’un sur qui l’on pouvait compter quand l’État faisait défaut. »
Mais, derrière ce portrait idéalisé se cache une réalité beaucoup plus abrasive. Somgxada était l’un des principaux moteurs d’un mouvement ultra-nationaliste qui surfait sur la misère sociale pour désigner les migrants comme des boucs émissaires. Pour les associations de défense des droits humains, son discours musclé flirtait dangereusement avec la xénophobie décomplexée, dans un pays où les émeutes visant les étrangers ont déjà fait des dizaines de morts.
L’embuscade et la paranoïa
La mécanique de sa mort ressemble à un guet-apens minutieusement préparé. Pas de vol, pas d’échange verbal : des tirs ciblés, précis, devant son domicile, là où il se croyait le plus en sécurité.
Depuis ce drame, une chape de paranoïa s’est abattue sur l’état-major du mouvement anti-immigration. Plusieurs de ses dirigeants affirment être désormais des « cibles mouvantes » et rapportent avoir reçu des menaces de mort explicites. Pour eux, l’assassinat de Somgxada n’est pas un banal fait divers lié au banditisme local, mais une tentative d’intimidation orchestrée pour faire taire leur campagne de harcèlement contre les sans-papiers.
Une enquête sous haute tension
Conscientes du potentiel hautement inflammable de cette affaire, les autorités sud-africaines ont immédiatement déployé une unité spéciale d’enquête. Parce que le défi est immense :
Éviter l’engrenage : empêcher que ce meurtre ne serve de prétexte à des expéditions punitives ou à des lynchages dans les townships.
Démêler le vrai du faux : déterminer si le mobile est réellement politique ou s’il s’agit d’un règlement de comptes lié aux réseaux informels gravitant autour de ces mouvements d’autodéfense.
Alors que les marches de protestation se multiplient à travers le pays, portées par une rhétorique de plus en plus agressive, la mort d’Andile Somgxada agit comme le révélateur d’une Afrique du Sud à bout de souffle. Là où le chômage de masse et la faillite des services publics transforment la frustration légitime des citoyens en une haine tenace de l’autre, la disparition d’un leader, aussi controversé soit-il, pourrait bien constituer l’étincelle de trop.