À Agovoudou, l’AMU entre dans sa phase décisive

À Agovoudou, localité paisible de la commune Lacs 3, dans la préfecture des Lacs, le débat sur l’avenir de la protection sociale au Togo s’est déplacé loin des tribunes politiques pour s’ancrer dans le travail technique. Du 18 au 20 février 2026, la Résidence Apow accueille un séminaire consacré au renforcement des compétences autour de l’Assurance Maladie Universelle (AMU).

Derrière cette initiative, un enjeu majeur : faire de l’accès aux soins un droit effectif pour tous les Togolais.

 

Une réforme sociale en chantier permanent

L’Assurance Maladie Universelle constitue l’un des piliers de la modernisation du système de santé au Togo. Elle vise à garantir une prise en charge plus large et plus équitable des dépenses médicales, en particulier pour les populations les plus vulnérables.

Mais au-delà des textes et des annonces, sa mise en œuvre repose sur des mécanismes juridiques, financiers et administratifs complexes. C’est précisément pour renforcer cette maîtrise technique que les cadres de la Direction nationale des Assurances et du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Sanitaire Universelle se sont réunis à Agovoudou.

L’objectif est clair : consolider le cadre réglementaire, améliorer la supervision des assurances complémentaires santé et garantir une gestion plus rigoureuse du dispositif.

Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo
© Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo

Une présence politique qui donne le ton

La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs autorités nationales et locales. Le ministre de la Santé et des Assurances, Jean-Marie Koffi Ewonoulé TESSI, a officiellement lancé les travaux, aux côtés du préfet des Lacs, BENISSAN-Tetevi Datè, du directeur national des Assurances, Koffi Masé Elom ASSIGNON, et du maire de la commune Lacs 3, ANANI Messan.

Par ailleurs, leur présence traduit la volonté des autorités de faire de l’AMU une réforme durable, inscrite dans le temps long. Dans son intervention, le ministre a rappelé que l’amélioration de l’accès aux soins reste une priorité nationale, insistant sur la nécessité de réduire les inégalités face à la maladie.

 

Former pour mieux protéger

Pendant trois jours, les participants examinent les textes encadrant l’AMU, analysent les procédures de régulation et discutent des outils de contrôle. L’enjeu n’est pas seulement administratif. Il s’agit également de garantir que chaque citoyen puisse bénéficier d’une couverture fiable, transparente et efficace.

Dans de nombreux pays africains, la généralisation de l’assurance maladie se heurte à des défis similaires : financement durable, identification des bénéficiaires, coordination entre acteurs publics et privés. Le Togo entend tirer les leçons de ces expériences pour consolider son propre modèle.

 

Une ambition : rendre le système plus inclusif.

Au cœur des échanges figure la question de l’inclusion. Comment intégrer les travailleurs du secteur informel ? Comment assurer la viabilité financière du système sans alourdir la charge des ménages ? Enfin, comment renforcer la confiance des assurés ?

Ces interrogations structurent les débats d’Agovoudou. Car la réussite de l’Assurance Maladie Universelle ne se mesure pas seulement à son cadre légal, mais à son impact concret sur la vie des citoyens : moins de dépenses imprévues, un accès facilité aux consultations et aux traitements, une meilleure prévention.

 

Une étape dans un processus plus large

Ce séminaire ne constitue qu’une étape d’un processus plus vaste. Il s’inscrit également dans la dynamique nationale de consolidation de la protection sociale. En renforçant les capacités des cadres techniques, les autorités espèrent aussi sécuriser la mise en œuvre de la réforme et éviter les dérives de gestion.

À Agovoudou, loin des grandes métropoles, se joue ainsi une partie essentielle de l’avenir sanitaire du pays. Si les décisions prises et les compétences acquises se traduisent par une application rigoureuse sur le terrain, l’Assurance Maladie Universelle pourrait devenir l’un des marqueurs les plus visibles de la transformation sociale au Togo.

Marché d’Agbonou : relance des travaux à Atakpamé

 

 

 

À Atakpamé, connue comme la « ville aux sept collines », le chantier du marché d’Agbonou ne se résume plus à une simple infrastructure commerciale. Il cristallise désormais des enjeux plus larges : rigueur dans la gestion publique, crédibilité des collectivités locales et efficacité des partenariats internationaux.

Suspendu depuis plusieurs mois, le projet connaît un nouveau tournant. En effet, ce jeudi 19 février 2026, une réunion de travail s’est tenue sur le site même du futur marché entre les responsables de la commune d’Ogou 1 et une délégation de la KfW, partenaire financier du programme. Au cœur des échanges : l’examen et l’adoption d’un nouveau plan architectural, préalable indispensable à la reprise des travaux.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Un projet stoppé par des contraintes techniques

À l’origine, l’ambition était claire : doter le quartier d’Agbonou d’un espace marchand moderne, mieux organisé et plus sûr pour les commerçants comme pour les clients. Mais au fil de l’exécution, plusieurs contraintes techniques sont apparues.

Ainsi Le plan initial, jugé inadapté aux réalités du terrain, a nécessité d’importantes modifications. Par ailleurs, ces ajustements ont entraîné une hausse des coûts dépassant le seuil autorisé par les règles de financement. Dans un souci de transparence et de respect des procédures, les travaux ont été mis à l’arrêt.

Cette décision, si même elle a ralenti le calendrier, traduit une volonté de préserver la conformité administrative et financière du projet.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Un nouvel architecte pour repartir sur des bases solides

Pour sortir de l’impasse, le partenaire technique a fait appel à un nouvel architecte. Sa mission est double : revoir les études techniques et assurer le contrôle du chantier.

Cependant, L’objectif affiché est clair : éviter les erreurs du passé, maîtriser les dépenses et garantir la qualité des ouvrages avant toute reprise effective. Le nouveau plan présenté aux autorités communales a reçu une validation de principe, assortie de recommandations destinées à améliorer la fonctionnalité du futur marché.

Le dossier final devra être transmis pour approbation au plus tard le 27 février. Cette étape conditionnera le redémarrage officiel du chantier.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Au-delà du béton, un enjeu économique et social

Pour la commune d’Ogou 1, le marché d’Agbonou représente bien plus qu’un bâtiment. Il constitue un levier de développement local.

À Atakpamé, le commerce de proximité fait vivre de nombreuses familles, en particulier des femmes, largement majoritaires dans les activités marchandes. Un marché mieux structuré signifie des conditions de travail plus dignes, une meilleure organisation des étals, une sécurité renforcée et un environnement plus attractif pour les consommateurs.

En toile de fond, c’est aussi la question de la gouvernance locale qui se joue. Dans un contexte où le Togo mise sur la décentralisation pour rapprocher l’action publique des citoyens, la capacité des communes à corriger les erreurs, maîtriser les budgets et rassurer les partenaires financiers est scrutée de près.

Un chantier sous haute vigilance

La relance du marché d’Agbonou apparaît ainsi comme un test grandeur nature. Les autorités locales doivent démontrer qu’elles peuvent transformer un projet fragilisé en réussite durable.

Si l’approbation finale intervient dans les délais, la reprise rapide des travaux pourrait redonner un nouvel élan au quartier d’Agbonou et renforcer le rôle d’Atakpamé comme pôle commercial régional.

Dans cette ville perchée entre collines et vallées, l’avenir du marché d’Agbonou dépasse désormais la simple construction d’étals. Il incarne une promesse : celle d’une gestion publique plus rigoureuse au service du développement local.

Ogou1 : à Atakpamé, le maire mise sur les chefferies pour refonder le dialogue local

À Atakpamé, la relation entre pouvoir municipal et autorités traditionnelles reprend le chemin du dialogue. En effet, ce jeudi 19 février 2026, l’exécutif communal d’Ogou1 a lancé une tournée officielle dans les palais des chefs-cantons, avec une ambition claire : rétablir la confiance et construire une gouvernance plus inclusive.

Dans cette ville surnommée « la Ville aux sept collines », chef-lieu de la préfecture de l’Ogou, l’initiative marque un tournant politique. Loin d’une simple visite protocolaire, la démarche traduit aussi une volonté d’ancrer l’action municipale dans les réalités sociales et culturelles du territoire.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Première étape : le canton de Gnangnan

La délégation municipale a entamé son périple par le canton de Gnangnan. Reçus au palais d’Olu Kossi ADJAMON Idayé ALAGBO I, chef du quartier Gnagna (Tseti), le maire et ses adjoints ont échangé avec le président du conseil coutumier, des chefs de quartiers ainsi que des responsables des Comités de développement des quartiers (CDQ).

Dans son allocution, le porte-parole du conseil coutumier a salué une initiative qu’il considère comme un signal fort d’ouverture et de respect mutuel entre institutions locales et chefferies traditionnelles.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Restaurer la confiance, consolider l’unité

Prenant la parole, le maire a reconnu le retard pris dans l’organisation de cette tournée, initialement prévue après la passation de charges. Il a aussi évoqué des contraintes administratives, tout en insistant sur l’importance stratégique de cette rencontre.

Son message central : rassembler les « fils et filles des trois cantons » qui composent la commune Ogou1 autour d’un projet commun. Pour lui, la chefferie traditionnelle demeure un pilier fondamental du développement local.

Par ailleurs, il a défendu une vision de complémentarité : l’autorité élue agit, la chefferie conseille, oriente et veille à la cohésion sociale. Une articulation qu’il juge indispensable pour répondre efficacement aux attentes des populations.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Une question sensible : la désignation du chef-canton

Au-delà des échanges de courtoisie, un dossier sensible a dominé les discussions : la désignation du chef-canton de Gnangnan. En fait, le canton traverse actuellement une période de régence prolongée, source d’incertitudes institutionnelles.

Les notables ont sollicité l’implication personnelle du maire afin d’accélérer le processus. Pour eux, la stabilité de la chefferie est une condition essentielle pour renforcer l’autorité morale et faciliter la mise en œuvre des projets communaux.

Ils ont également insisté sur la nécessité d’une gestion transparente, centrée sur l’intérêt général, et ont plaidé pour une rencontre élargie entre l’exécutif municipal et l’ensemble des habitants.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Une gouvernance locale en quête d’équilibre

Cette tournée s’inscrit dans le contexte plus large de la politique de décentralisation menée sous l’autorité du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Pour l’exécutif communal, la réussite des réformes locales dépend aussi d’un dialogue constant avec les forces vives du territoire.

À Ogou1, la démarche engagée semble vouloir dépasser les clivages pour privilégier l’écoute et la concertation. En outre, La tournée doit se poursuivre dans les autres cantons de la commune dans les prochains jours.

Si l’initiative suscite des attentes fortes, elle ouvre surtout une phase décisive : celle d’une gouvernance de proximité où autorités élues et traditionnelles avancent côte à côte, avec pour seul objectif affiché le développement et la stabilité sociale.

FBI et Interpol : Lomé restitue douze véhicules volés aux États-Unis

Le 18 février 2026, au ministère togolais en charge de la sécurité, une scène inhabituelle s’est jouée : la restitution officielle de douze véhicules haut de gamme déclarés volés aux États-Unis et saisis sur le territoire togolais. Les clés ont été remises par le lieutenant-colonel Adikpiyi Kpatcha, représentant le ministre, à Justin Isioma Nwadiashi, représentant régional du Federal Bureau of Investigation (FBI).

Au-delà du symbole, l’événement éclaire une réalité plus large : le Togo se positionne comme acteur vigilant dans la lutte contre les réseaux criminels transnationaux.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Une filière mondialisée, un maillon stratégique

Le trafic de véhicules volés est une économie souterraine structurée, reliant l’Amérique du Nord, l’Europe et plusieurs ports africains. Les voitures, souvent maquillées administrativement, transitent par des hubs logistiques avant d’être revendues.

Dans cette chaîne, Lomé occupe une place stratégique. Son port en eau profonde et ses infrastructures en font un carrefour régional. C’est précisément cette attractivité logistique que les autorités togolaises entendent protéger contre toute instrumentalisation criminelle.

L’opération menée avec l’appui d’Interpol et des autorités américaines témoigne d’un partage d’informations plus fluide : vérification des numéros d’identification, traçage des itinéraires maritimes, coordination judiciaire.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Coopération renforcée avec Washington

La remise des véhicules au représentant du FBI souligne la densité du partenariat sécuritaire entre Lomé et Washington. Les enquêtes sur les réseaux de vol et de revente reposent sur des échanges techniques précis : bases de données, expertises forensiques, alertes internationales.

Cette coopération dépasse le cadre ponctuel de la restitution. Elle s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à démanteler les filières plutôt qu’à multiplier les saisies isolées.

 

Protéger le hub logistique de Lomé

Le gouvernement togolais insiste sur un point : la sécurisation du hub logistique national. Dans un contexte où les échanges commerciaux s’intensifient, la prévention des trafics devient un enjeu économique autant que sécuritaire.

Les axes d’action évoqués incluent :

  • Le renforcement des contrôles aux frontières et dans les zones portuaires.
  • L’amélioration des capacités d’enquête technique
  • La formation spécialisée des unités chargées des crimes économiques.
  • La coopération judiciaire avec les pays d’origine

Objectif affiché : faire de Lomé un espace sûr pour le commerce légal et dissuasif pour les réseaux criminels.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Un signal à double portée

La cérémonie du 18 février envoie un message à deux publics. À l’international, elle confirme la fiabilité du Togo comme partenaire dans la lutte contre le crime organisé. À l’intérieur du pays, elle rappelle la détermination des autorités à préserver l’intégrité des infrastructures nationales.

Reste un défi majeur : maintenir la vigilance dans un environnement où les méthodes des réseaux évoluent rapidement. Le trafic de véhicules n’est qu’un segment d’un écosystème criminel plus vaste, qui inclut contrefaçon, blanchiment et cyberfraude.

 

Vers une stratégie intégrée

En articulant coopération internationale et sécurisation interne, le Togo semble vouloir passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation. L’efficacité future dépendra de la capacité à consolider les dispositifs technologiques et juridiques.

Douze véhicules restitués ne résument pas à eux seuls la lutte contre le trafic mondial. Mais ils symbolisent un engagement : celui d’un État qui entend défendre sa position de carrefour régional sans devenir une zone de transit pour le crime organisé.

Les Éperviers confient leur destin à un globe-trotter du banc

La décision est désormais officielle. Le 19 février 2026, la Fédération Togolaise de Football (FTF) a confié les rênes des Éperviers à Patrice Neveu. À 71 ans, le technicien français arrive avec une feuille de route claire : redonner une identité, de la stabilité et une ambition crédible à la sélection nationale.

Derrière cette nomination, un choix assumé : privilégier l’expérience et la connaissance du terrain africain à un pari plus audacieux. Par ailleurs, Cette nomination intervient à un moment stratégique, alors que le Togo s’apprête à négocier des échéances décisives dans les éliminatoires continentales et internationales. Ainsi le technicien français a un double impératif : produire des résultats rapides et poser les bases d’un projet durable.

 

Un parcours forgé au cœur du continent

Patrice Neveu n’est pas un novice sur le continent. Son itinéraire professionnel l’a mené aux quatre coins de l’Afrique, dans des contextes souvent exigeants et parfois instables.

Son passage à la tête de plusieurs sélections nationales témoigne d’une solide expérience :

  • Guinée (2004-2006)
  • RD Congo (2008-2010)
  • Mauritanie (2012-2014)
  • Gabon (2019-2023)

À chaque étape, il a dû composer avec des réalités différentes : restructuration technique, gestion de talents dispersés à l’étranger, pression populaire et contraintes institutionnelles.

Son expérience en Mauritanie reste l’un des chapitres marquants de sa carrière. Il y a contribué à structurer une sélection qui allait, quelques années plus tard, s’imposer sur la scène continentale. Au Gabon, il a travaillé à stabiliser une équipe en transition générationnelle.

Ce long compagnonnage avec le football africain lui confère un atout majeur : la compréhension fine des dynamiques locales, des attentes des supporters et des défis logistiques propres aux sélections du continent.

 

Une nomination à portée stratégique

Ce choix de la fédération traduit une orientation claire : sécuriser le banc avec un profil expérimenté, familier des réalités africaines. Car sur le continent, les éliminatoires ne se jouent pas seulement sur la technique : ils se gagnent aussi dans la gestion des déplacements, la maîtrise des contextes hostiles et la solidité mentale.

Et son parcours démontre qu’il est l’homme de la situation, avec sa capacité à travailler dans des environnements exigeants, souvent marqués par une forte pression populaire.

 

Pourquoi le Togo mise sur un profil expérimenté ?

Depuis plusieurs années, les Éperviers alternent entre promesses et désillusions. L’époque de la génération emblématique appartient désormais au passé, et la reconstruction tarde à porter ses fruits.
Selon les autorités sportives, trois critères ont guidé la sélection du nouveau patron du banc : compétence technique et tactique, expérience du haut niveau et vision stratégique capable d’inscrire l’équipe dans la durée.
À travers Patrice Neveu, la fédération semble vouloir sécuriser un projet plutôt que céder à l’impatience. Pour espérer une qualification, le Togo devra redevenir intraitable sur ses terres.

 

Ce que Patrice Neveu peut changer concrètement

Ces dernières années, les Éperviers ont parfois laissé filer des points précieux à domicile. Neveu est reconnu pour bâtir des équipes compactes, difficiles à manœuvrer. Son premier chantier pourrait consister à sécuriser l’axe défensif et à renforcer la rigueur tactique, condition essentielle pour transformer les matchs serrés en victoires.

 Une discipline tactique renforcée

Réputé pour son organisation défensive et sa rigueur stratégique, le technicien français pourrait offrir aux Éperviers un cadre plus structuré. ces derniers, parfois fragiles dans la gestion des temps faibles, pourraient ainsi bénéficier d’un cadre plus structuré, capable de transformer les matchs serrés en victoires.

 Une gestion méthodique des internationaux

Avec de nombreux joueurs évoluant en Europe et ailleurs, la coordination devient un enjeu central. Neveu a déjà démontré sa capacité à fédérer des profils issus de différents championnats.

 Une stabilité psychologique

À 71 ans, Patrice Neveu apporte le recul et la sérénité d’un technicien aguerri. Dans un environnement marqué par une forte pression médiatique et populaire, cette maturité constitue un atout. Contrairement aux entraîneurs adeptes du jeu spectaculaire, il privilégie l’efficacité : ses équipes reposent sur un bloc défensif compact, une transition rapide et une exploitation maximale des coups de pied arrêtés. Dans des campagnes qualificatives où chaque point compte, cette approche pragmatique peut faire la différence.

 Une vision à moyen terme

Au-delà des résultats immédiats, l’enjeu sera d’installer un socle durable : renouvellement générationnel, intégration progressive des jeunes talents, et redéfinition d’une identité de jeu.

 

Un défi majeur : réconcilier ambition et réalité

Le Togo aspire à retrouver sa place parmi les nations compétitives du continent. Mais la route est étroite. La concurrence africaine s’est intensifiée, les sélections se professionnalisent davantage et les exigences augmentent.

Le succès de Patrice Neveu dépendra de plusieurs paramètres :

  • La cohérence du projet fédéral
  • La stabilité institutionnelle
  • Le soutien constant des supporters
  • L’adhésion totale du vestiaire

Son expérience constitue un socle solide, mais le défi togolais reste singulier. Il faudra transformer l’expertise en résultats.

 

Un tournant pour les Éperviers

Cette nomination marque peut-être un nouveau cycle. Plus qu’un simple changement d’entraîneur, elle symbolise une volonté de reconstruction méthodique.

Les Éperviers disposent d’un vivier intéressant, mais encore inconstant. Si Patrice Neveu parvient à structurer ce potentiel, le Togo pourrait progressivement retrouver une trajectoire ascendante sur la scène continentale.

L’heure n’est plus aux promesses, mais à la reconstruction. Et cette fois, elle sera menée par un homme qui connaît parfaitement les réalités du football africain.

ZLECAf : à Lomé, le Togo interroge sa stratégie d’investissement

À Lomé, la question de la qualité des investissements s’invite au cœur du débat public. En effet, depuis le 18 février 2026, un atelier de renforcement des capacités consacré à la gouvernance des investissements réunit, pour trois jours, décideurs publics, représentants du secteur privé et partenaires techniques.

Organisée par le ministère délégué chargé de la Promotion des investissements et de la Souveraineté économique, en collaboration avec l’Institut international du développement durable (IISD), la rencontre vise à examiner en profondeur le cadre juridique national à la lumière du Protocole sur l’investissement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements
© Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements

Repenser la gouvernance des investissements

Derrière l’intitulé technique de l’atelier se cache une ambition stratégique : mieux encadrer les flux d’investissements pour qu’ils servent durablement les priorités nationales.

Par ailleurs, l’analyse porte sur les lois, règlements et instruments juridiques qui régissent l’entrée, la protection et la régulation des investissements au Togo. En plus, l’objectif est de vérifier leur cohérence avec les engagements continentaux pris dans le cadre de la ZLECAf.

Dans un contexte où la concurrence entre pays africains pour attirer les capitaux s’intensifie, la qualité du cadre juridique devient un atout déterminant. Il ne s’agit plus seulement d’attirer des investisseurs, mais de s’assurer que leurs projets contribuent réellement au développement économique et social.

Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements
© Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements

Un dialogue entre administration et secteur privé

L’atelier rassemble des cadres de l’administration publique, des représentants du secteur privé ainsi que des experts techniques. Cette diversité traduit une approche inclusive : la gouvernance des investissements ne peut être efficace sans concertation.

Les discussions portent notamment sur :

  • la sécurité juridique des investisseurs ;
  • la protection des intérêts de l’État ;
  • la transparence des contrats ;
  • l’intégration des normes environnementales et sociales ;
  • l’alignement des projets avec les priorités nationales.

L’enjeu est d’éviter les incohérences entre politiques nationales et engagements internationaux, tout en renforçant la souveraineté économique.

Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements
© Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements

La ZLECAf comme cadre de référence

L’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine redéfinit progressivement les règles du jeu économique en Afrique. Son protocole sur l’investissement vise à harmoniser les principes applicables aux investissements intra-africains.

Pour le Togo, pays engagé dans une stratégie d’ouverture et de transformation économique, l’alignement sur ces standards représente à la fois une opportunité et un défi.

En plus, il s’agit de concilier attractivité et responsabilité, compétitivité et développement durable.

Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements
© Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements

Vers une gouvernance plus durable

Au-delà de la formation technique, l’atelier ambitionne de renforcer les capacités nationales. Autrement dit, d’outiller les acteurs publics pour négocier, encadrer et suivre les projets d’investissement de manière plus efficace.

La gouvernance des investissements n’est plus perçue uniquement sous l’angle de la promotion, mais aussi sous celui de la régulation et de l’impact à long terme.

En mettant l’accent sur la cohérence et la durabilité, les autorités togolaises entendent inscrire leur stratégie d’investissement dans une vision structurée, compatible avec les engagements continentaux et les aspirations nationales.

À Lomé, la mémoire géologique du Togo trouve enfin sa vitrine

À l’Université de Lomé, la science a désormais un nouveau lieu de mémoire. En effet, ce 18 février 2026, le département de géologie a inauguré la première salle de collection et d’exposition consacrée aux fossiles et aux roches du bassin sédimentaire côtier togolais.

Au-delà d’une simple ouverture d’espace, l’événement marque une étape dans la reconnaissance du patrimoine géologique national, longtemps resté dans l’ombre des laboratoires et des chantiers miniers.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Deux milliards d’années racontés au grand public

Dans cette salle désormais ouverte, fossiles marins, roches sédimentaires et échantillons minéralogiques racontent près de deux milliards d’années d’histoire naturelle. Chaque pièce exposée constitue une trace tangible des transformations du territoire togolais : anciennes mers disparues, mouvements tectoniques, variations climatiques et formation des sols.

Pour les étudiants et les chercheurs, c’est un outil pédagogique de premier plan. Pour le grand public, c’est une occasion rare de comprendre, de manière concrète, comment s’est façonné le paysage du pays.

La professeure Yawoa Dzidzo Da Costa, à l’origine du projet, a décrit ce lieu comme « une forge de savoir », soulignant ainsi sa valeur pour les générations futures. L’ambition dépasse le cadre universitaire : il s’agit aussi de rendre la science accessible et visible.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Préserver, étudier, transmettre

Par ailleurs, la nouvelle structure poursuit plusieurs objectifs :

  • organiser et sécuriser les collections de fossiles et de roches ;
  • mettre en valeur ce patrimoine scientifique et culturel ;
  • encourager la coopération entre experts nationaux et internationaux ;
  • soutenir l’émergence d’un tourisme scientifique et culturel au Togo.

Ce projet bénéficie de l’appui de sociétés extractives opérant dans le pays, notamment SCANTOGO, WACEM et la SNPT. Leur contribution illustre une collaboration entre monde académique et secteur industriel autour de la conservation du patrimoine naturel.

Dans un contexte où l’exploitation des ressources minières occupe une place importante dans l’économie togolaise, la création d’un espace de conservation scientifique apparaît comme un signal fort : exploiter, certes, mais aussi comprendre et préserver.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Une cérémonie à forte portée symbolique

L’inauguration a rassemblé plusieurs personnalités académiques et institutionnelles, dont le président de l’Université de Lomé, le professeur Kossivi Hounaké, ainsi que le président honoraire, le professeur Adama Mawulé Kpodar. Des représentants des ministères en charge de l’Enseignement supérieur et de l’Éducation nationale, ainsi que la secrétaire générale de l’UNESCO-Togo, ont également pris part à la cérémonie.

Cette mobilisation traduit une volonté d’inscrire la science et la préservation du patrimoine naturel dans la stratégie nationale de développement durable.

Université de Lomé
© Université de Lomé

La science comme levier de développement

À travers cette initiative, le Togo affirme que son sous-sol ne constitue pas seulement une réserve de matières premières, mais aussi un héritage culturel et scientifique.

En offrant un lieu permanent d’exposition, l’Université de Lomé crée un pont entre recherche académique, éducation et sensibilisation citoyenne. Les élèves pourront y découvrir les origines géologiques de leur pays ; les chercheurs y approfondir leurs travaux ; les visiteurs étrangers y trouver un nouvel attrait culturel.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Dans un pays où la jeunesse représente une part importante de la population, investir dans la culture scientifique revient à préparer l’avenir. La salle d’exposition ne se limite pas à montrer des pierres anciennes : elle raconte une histoire, celle d’un territoire façonné par le temps, et d’une nation qui choisit de valoriser son patrimoine naturel.

Togo : le projet DEFEND s’achève sur un bilan axé sur la protection des civils

Le 17 février 2026, au Centre d’Entraînement aux Opérations de Maintien de la Paix (CEOMP), autorités togolaises et partenaires européens ont acté la fin du projet DEFEND.

Derrière cette réunion de clôture, présidée par le Colonel Amana Kodjo, Directeur général de la Gendarmerie nationale, représentant le Chef d’État-Major général des Forces Armées Togolaises (FAT), se joue un enjeu plus large : comment renforcer la sécurité dans le nord du pays tout en préservant le lien entre l’armée et les populations ?

À ses côtés figuraient l’ambassadeur de l’Union européenne au Togo, Gwilym Jones, et l’ambassadeur de France, Augustin Favereau. Une présence diplomatique qui illustre ainsi l’importance stratégique de cette coopération.

Ministère de la Défense Nationale du Togo
© Ministère de la Défense Nationale du Togo

Une réponse à un contexte sécuritaire fragile

Dans la région septentrionale, confrontée ces dernières années à des menaces transfrontalières et à la progression de groupes armés dans le Sahel, la question sécuritaire s’est imposée comme une priorité nationale.

Le projet DEFEND, initié par l’Union européenne, visait à consolider les capacités des forces togolaises afin de mieux protéger les populations civiles et de soutenir le développement local. L’idée directrice : une armée plus efficace sur le terrain et plus proche des citoyens.

Cette approche repose sur deux axes complémentaires :

  • améliorer les capacités opérationnelles des FAT face aux menaces émergentes ;
  • renforcer la confiance entre militaires et communautés locales.

Des équipements pour sécuriser les sites sensibles

Parmi les réalisations concrètes, le projet a permis l’acquisition de gabions de protection destinés à renforcer la sécurité des emprises militaires et de sites sensibles. Ces structures, remplies de sable ou de gravier, constituent en effet une barrière efficace contre les tirs et les explosions.

Des sacs à sable, des gants de protection, des groupes électrogènes et des tentes de campement ont également été fournis. Ces équipements améliorent les conditions de déploiement dans des zones parfois isolées, où l’accès à l’électricité et aux infrastructures reste limité.

Ministère de la Défense Nationale du Togo
© Ministère de la Défense Nationale du Togo

Faire face aux engins explosifs et aux drones

La montée de la menace liée aux engins explosifs improvisés (IED) a conduit à un volet spécifique de renforcement des capacités. Les forces togolaises ont bénéficié de formations couvrant toute la chaîne de réponse : détection, inspection, neutralisation et maintenance du matériel.

Des détecteurs spécialisés, capables d’identifier des dispositifs métalliques ou non métalliques, ainsi que des miroirs d’inspection de véhicules et des équipements de brouillage, ont été livrés.

Le projet a également intégré la question des drones, devenus un outil potentiel de surveillance ou d’attaque dans plusieurs zones de conflit en Afrique de l’Ouest. L’objectif est d’anticiper les nouvelles formes de menace.

Au-delà du militaire : consolider le lien Armée-Nation

Si le volet technique occupe une place importante, les partenaires insistent sur un autre aspect : la relation entre les forces armées et les populations locales.

Le projet DEFEND a soutenu des actions destinées à favoriser le dialogue et à faciliter l’accès à certains services essentiels, notamment dans le domaine de la santé. Dans des régions où la présence de l’État peut être perçue avant tout à travers l’uniforme, la qualité de cette relation devient un facteur clé de stabilité.

La réunion de clôture a permis d’évaluer les résultats obtenus, d’identifier les leçons à retenir et d’envisager les perspectives de coopération future dans le domaine sécuritaire.

Une coopération appelée à évoluer

La fin du projet DEFEND ne marque pas la fin de la collaboration entre le Togo et ses partenaires européens. Elle ouvre plutôt une nouvelle phase de réflexion : comment inscrire ces acquis dans la durée ? Comment adapter les dispositifs aux évolutions rapides des menaces ?

Dans un contexte régional instable, le défi reste permanent. Mais pour les autorités togolaises, l’enjeu dépasse la seule dimension militaire : il s’agit de préserver la paix, condition indispensable au développement économique et social du pays.

Gabon: suspension des réseaux sociaux

Depuis le 17 février 2026, le Gabon vit au rythme d’un silence inhabituel : celui des réseaux sociaux. La Haute Autorité de la Communication du Gabon (HAC) a annoncé la suspension immédiate de plusieurs plateformes numériques sur l’ensemble du territoire national, et ce, jusqu’à nouvel ordre.

Sont concernés des services largement utilisés comme WhatsApp, TikTok, Messenger ou Instagram. Une décision rare, aux conséquences multiples, qui soulève des interrogations bien au-delà des frontières gabonaises.

Une mesure justifiée par la « stabilité nationale »

Dans un communiqué officiel, le porte-parole de l’institution, Jean Claude Franck Mendome, a expliqué que le régulateur a constaté une diffusion répétée de contenus jugés inappropriés, diffamatoires ou incitant à la haine. Selon la HAC, ces publications pourraient porter atteinte à la stabilité des institutions et à la sécurité nationale.

En choisissant de suspendre purement et simplement l’accès aux réseaux sociaux, l’autorité de régulation opte pour une réponse radicale. L’objectif affiché est de préserver l’ordre public. Mais cette décision ouvre un débat sur l’équilibre entre sécurité et liberté d’expression.

Un pays en pause numérique

Au Gabon, les réseaux sociaux ne sont pas seulement des espaces d’échange informel. Ils sont devenus des outils centraux de communication, de commerce et d’information.

Pour de nombreux jeunes entrepreneurs, commerçants ou créateurs de contenu, ces plateformes représentent une source directe de revenus. Leur interruption soudaine pourrait fragiliser des activités déjà sensibles aux fluctuations économiques.

Dans un contexte africain où la transformation numérique progresse rapidement, la coupure des réseaux sociaux équivaut à un frein brutal. Les petites entreprises qui utilisent WhatsApp pour vendre, Instagram pour promouvoir leurs produits ou Messenger pour dialoguer avec leurs clients se retrouvent, du jour au lendemain, sans canal de communication.

Un signal pour la région ?

Au Togo comme dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, cette décision est observée avec attention. Les réseaux sociaux jouent un rôle croissant dans le débat public et dans la participation citoyenne.

La suspension décidée par la HAC pose une question plus large : comment réguler les contenus problématiques sans bloquer l’ensemble des plateformes ? La réponse varie selon les contextes politiques et juridiques, mais l’enjeu reste le même : préserver la cohésion nationale tout en garantissant les droits numériques.

Entre sécurité et liberté

La mesure gabonaise rappelle que l’espace numérique est devenu un terrain stratégique. Les États cherchent à encadrer les usages, tandis que les citoyens revendiquent un accès libre à l’information.

À Libreville comme ailleurs, le silence numérique actuel pourrait laisser des traces durables. Si la suspension vise à calmer les tensions, elle pourrait aussi alimenter les débats sur la gouvernance d’Internet et la place des libertés publiques à l’ère digitale.

Reste une incertitude majeure : combien de temps durera cette interruption ? En attendant, le Gabon expérimente une réalité inhabituelle : un quotidien sans réseaux sociaux, dans un monde où ils sont devenus presque indispensables.

Togo : 312 villages bientôt raccordés

Au Togo, la lumière gagne du terrain. Un accord de financement de 62 millions d’euros (environ 40,7 milliards de FCFA) vient donner une nouvelle impulsion au vaste programme d’électrification rurale du pays. À la clé : 312 localités bientôt raccordées au réseau électrique, avec un impact direct attendu sur près de 250 000 habitants.

Au-delà des chiffres, c’est une transformation profonde du quotidien qui se dessine pour des milliers de familles.

 

Un partenariat né à Lomé

L’engagement financier découle du 4ᵉ Forum sur le Commerce et l’Investissement entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone de l’Ouest et du Centre (UK-WCAF IV), organisé à Lomé en novembre 2025. À l’issue de cette rencontre, un accord stratégique a été conclu avec la succursale londonienne de Deutsche Bank, en coopération avec des partenaires britanniques.

Cette mobilisation de capitaux étrangers traduit la confiance des investisseurs dans la trajectoire énergétique du Togo. Elle confirme aussi que l’accès universel à l’électricité est désormais considéré comme une priorité nationale concrète, et non plus comme un objectif lointain.

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Un chantier d’envergure nationale

Par ailleurs, le programme prévoit :

  • La construction de 1 300 kilomètres de lignes moyenne tension
  • Le déploiement de 882 kilomètres de réseau basse tension
  • L’installation de 312 postes de transformation au cœur des villages

Derrière ces données techniques, se joue une révolution silencieuse. L’arrivée de l’électricité signifie l’éclairage public dès la tombée de la nuit, la possibilité de conserver les aliments, de développer des activités génératrices de revenus et d’améliorer les services sociaux.

Pour les élèves, cela veut dire pouvoir étudier dans de meilleures conditions le soir. Pour les commerçants, étendre leurs horaires d’ouverture. Et en fin Pour les artisans et petites industries, accéder à de nouveaux outils de production.

L’électricité comme levier de développement

L’accès à l’énergie est l’un des piliers du développement économique. Sans électricité, difficile d’attirer des investissements, de créer des emplois ou d’améliorer les conditions de vie.

En accélérant le raccordement des zones rurales, le Togo cherche à réduire les inégalités entre villes et campagnes. L’objectif affiché est clair : atteindre la couverture universelle d’ici 2030.

Cette ambition s’inscrit dans une stratégie plus large portée par le président Faure Essozimna Gnassingbé, qui place l’énergie au cœur des politiques publiques de modernisation et de croissance inclusive.

 

Une dynamique à maintenir

Si le financement constitue une étape décisive, le défi reste logistique et technique. Le déploiement de milliers de kilomètres de lignes électriques nécessite coordination, expertise et suivi rigoureux.

Mais pour les villages concernés, l’essentiel est ailleurs : l’arrivée prochaine de la lumière. Une lumière synonyme de sécurité, d’opportunités et d’espoir.

Dans un contexte régional où l’accès à l’électricité demeure inégal, le Togo affiche sa volonté de tenir le cap. Le raccordement de 312 villages pourrait ainsi devenir un symbole fort d’une politique énergétique tournée vers l’inclusion et le développement durable.