La commune du Golfe 7 a franchi une étape décisive de sa trajectoire de développement. Réunis ce jeudi 27 août 2026, les acteurs locaux et leurs partenaires ont validé définitivement le Plan de Développement Communal (PDC) 2026-2030. Le document fixe désormais les priorités de la collectivité pour les cinq prochaines années et ouvre surtout une période plus exigeante : celle de l’exécution.
La cérémonie a réuni la maire et sénatrice du Golfe 7, DANGBUIE Afi Xolali Pascaline, le représentant du ministre délégué chargé du Développement local, Dr WAHARE Yaovi, ainsi que le représentant du préfet du Golfe, MOUMOUNI Mouhamadou. Diplomates, parlementaires, élus locaux, chefs traditionnels, services déconcentrés de l’État, représentants des jeunes et des femmes, opérateurs économiques et acteurs du développement ont également participé aux travaux.
Le nouveau PDC intervient dans un territoire où la croissance urbaine accentue les besoins. Selon les données du RGPH-5 de 2022, Golfe 7 comptait 257 813 habitants, pour une densité de 5 996 habitants au kilomètre carré. Près de 46 % de cette population avait moins de 20 ans.
Cette structure démographique place l’emploi, la formation, l’éducation, la santé et l’accès aux services essentiels au cœur des priorités communales. Elle impose également à la collectivité de renforcer ses infrastructures pour accompagner l’expansion du territoire.
La commune doit parallèlement composer avec les inondations dans les zones de bas-fonds, l’état de certaines routes, les difficultés de mobilité, les insuffisances en matière d’assainissement et de gestion des déchets, ainsi qu’une exposition croissante aux effets du changement climatique.
Élaboré avec l’appui financier de l’Union européenne et l’accompagnement technique du Consortium APER/SOS Civisme, le processus avait démarré le 20 mai 2025. Les consultations menées depuis ont permis de transformer les préoccupations exprimées par les différents acteurs en orientations stratégiques.
Le PDC retient quatre grands axes. Le premier vise à améliorer la gouvernance locale et la participation citoyenne. Le deuxième entend dynamiser l’économie communale en s’appuyant notamment sur le commerce, l’artisanat et la modernisation des infrastructures marchandes.
Le troisième axe cible les services sociaux de base. Le quatrième concentre les efforts sur l’aménagement du territoire et la résilience environnementale, notamment à travers la maîtrise du foncier, une meilleure organisation de l’espace urbain et le renforcement de la prévention des risques climatiques.
À plus long terme, Golfe 7 se fixe l’objectif de devenir une « commune prospère, résiliente, dotée d’une gouvernance locale inclusive et d’un cadre de vie adéquat ».
La mise en œuvre du programme nécessitera 2 247 503 700 FCFA. Ce montant donne une dimension concrète aux ambitions affichées, mais pose également la question cruciale de la mobilisation et de l’efficacité des ressources.
Le représentant du ministre chargé du Développement local, Dr WAHARE Yaovi, a salué un processus qui, selon lui, s’inscrit dans les priorités nationales d’amélioration des conditions de vie. Il a surtout appelé les responsables communaux à transformer les orientations du document en projets effectivement réalisés.
Même exigence du côté de l’administration territoriale. Au nom du préfet du Golfe, MOUMOUNI Mouhamadou a insisté sur la nécessité de maintenir la coopération entre la commune, l’État, les populations et les autres parties prenantes.
Pour la maire DANGBUIE Afi Xolali Pascaline, la validation ne constitue donc pas une conclusion, mais le passage à une nouvelle phase. Elle a appelé toutes les forces vives de la commune à s’approprier le document et à participer à sa réalisation.
Avec ce PDC, Golfe 7 dispose désormais d’un cadre de référence commun pour répondre à ses principaux défis. Mais entre les priorités inscrites sur le papier et leur traduction dans les quartiers, la route reste longue.
Les habitants attendent désormais des améliorations visibles sur les routes, l’assainissement, l’emploi, les services sociaux et la gestion des inondations. La validation du 27 août ferme ainsi le chapitre de la planification.
Le prochain chapitre sera celui des preuves : quels projets seront lancés en premier, quels financements seront mobilisés et, surtout, quels résultats les populations pourront-elles mesurer au terme des cinq prochaines années ?
LOMÉ, 27 août 2026 — Dans une volonté manifeste d’accélérer son développement industriel et d’attirer davantage de capitaux privés, le gouvernement togolais a acté ce mercredi une refonte majeure de son écosystème d’affaires.
Au cœur de cette restructuration décidée le 26 août figure l’absorption de la Société d’administration de la zone franche (SAZOF) par l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API‑ZF). Cette consolidation met fin à la fragmentation institutionnelle pour créer un guichet unique tout‑puissant. L’API‑ZF hérite ainsi de l’ensemble des prérogatives, du personnel et du patrimoine de l’ex‑SAZOF, devenant le bras armé exclusif de l’État pour l’aménagement et la gestion des zones industrielles du pays.
Pour les investisseurs, cette centralisation promet une simplification drastique des démarches. Par ailleurs, Lomé entend également rassurer sur le terrain de la gouvernance. Les procédures d’octroi d’agréments vont subir une numérisation complète afin de raccourcir les délais de traitement. En parallèle, le gouvernement a resserré le comité chargé d’étudier ces dossiers et instauré de nouvelles règles strictes encadrant les conflits d’intérêts, la confidentialité et l’obligation de diligence raisonnable (due diligence), afin de garantir la transparence des avantages que l’État accorde.
Un virage écologique axé sur les communautés locales
L’offensive économique de l’exécutif s’accompagne d’une refonte de sa politique environnementale, en réponse aux engagements climatiques internationaux du pays.
Contrairement à une gestion centralisée traditionnelle, la nouvelle législation forestière togolaise transfère une partie du pouvoir décisionnel aux populations riveraines. Ces dernières devront désormais être obligatoirement consultées lors des procédures de classement des forêts. De plus, le texte redéfinit les règles de partage des revenus liés à l’exploitation des ressources génétiques et introduit de nouvelles incitations financières pour le secteur privé s’engageant dans l’agroforesterie et la transition énergétique. Sur le plan répressif, le nouveau texte durcit par ailleurs l’arsenal juridique contre le braconnage et le trafic d’espèces sauvages.
Remaniement diplomatique
Enfin, sur le plan de l’administration publique, l’exécutif a procédé à un ajustement stratégique au sein de sa diplomatie. Il a nommé Sénamé Mèvodé Gbenouga, diplomate de haut rang, directeur de cabinet du ministre délégué chargé de la coopération, de l’intégration africaine et de la diaspora togolaise.
LOMÉ, 25 août 2026 — Les acteurs économiques togolais amorcent un virage stratégique décisif : la fin du modèle de la simple production agricole. Pour conquérir les marchés internationaux et retenir la valeur ajoutée sur le territoire, les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) du pays doivent désormais transformer, certifier et exporter leurs produits finis.
Cette nouvelle directive économique dicte l’agenda de la 14ᵉ édition de la foire ADJAFI, un événement commercial de 18 jours qui délaisse son format d’exposition traditionnel pour devenir un véritable incubateur de modernisation industrielle.
Les organisateurs imposent de nouveaux standards commerciaux cette année. Pour combler le manque de capitaux et l’absence de certification qui freinent souvent les entrepreneurs locaux, la foire inaugure un pôle « Business & Finance » et un « Hall des innovations ». Ces plateformes connectent directement les porteurs de projets aux investisseurs capables de financer la modernisation de leurs équipements.
Parallèlement, la direction de l’événement lance le « Label Exposant Qualifié » adossé à une nouvelle Politique Qualité. Cette initiative force les entreprises à aligner leurs chaînes de production sur les normes internationales, une condition sine qua non pour s’exporter durablement.
Le gouvernement togolais appuie cette restructuration du secteur privé en déployant un plan d’action articulé autour de trois piliers : la protection, le rassemblement et la transformation.
Les autorités s’engagent d’abord à blinder les TPME contre les chocs économiques afin d’assurer leur résilience. Elles prévoient ensuite de centraliser l’expertise des différents acteurs du marché pour fournir des solutions concrètes aux entrepreneurs. Enfin, l’État finance les initiatives qui stimulent la compétitivité et favorisent la création d’emplois locaux.
À terme, cette réorganisation de l’écosystème entrepreneurial vise un objectif clair : imposer le savoir-faire togolais sur la scène mondiale tout en garantissant que les retombées financières de l’agro-industrie profitent d’abord à l’économie nationale.
KENSCOFF (Haïti), 25 août 2026 — Une attaque coordonnée par la coalition de gangs « Viv Ansanm » a coûté la vie à au moins quarante‑sept personnes et fait vingt‑deux blessés dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 août à Kenscoff, en périphérie de Port‑au‑Prince.
Les assaillants ont incendié plusieurs résidences et ciblé une église abritant des civils déplacés, déclenchant une indignation générale face à une crise sécuritaire qui ne cesse de s’aggraver.
Dans la nuit, des dizaines d’hommes lourdement armés ont pris d’assaut la commune de Kenscoff. Ils ont forcé l’entrée d’une église locale où de nombreuses familles cherchaient refuge face aux violences urbaines. Les membres du groupe Viv Ansanm ont alors ouvert le feu sur la foule avant d’incendier les infrastructures et les maisons environnantes.
Le bilan est particulièrement meurtrier : les Nations Unies et les autorités locales dénombrent quarante‑sept morts et vingt‑deux blessés, tandis que les secouristes estiment que ce chiffre pourrait augmenter à mesure qu’ils dégagent les décombres.
Par ailleurs, les assaillants ont procédé à des enlèvements massifs, emmenant plus de cinquante personnes lors de l’incursion. Enfin, les cibles ont été clairement identifiées : les hommes armés ont détruit un lieu de culte servant de refuge ainsi que des propriétés appartenant à des figures locales engagées dans l’aide humanitaire.
Réactions et sentiment d’abandon
Les survivants et les résidents locaux pointent directement du doigt l’inaction des forces de sécurité. Le maire de Kenscoff, Massillon Jean, a confirmé la difficulté de dresser un bilan définitif dans l’immédiat en raison des problèmes de communication et d’accès à la zone.
Les habitants accusent l’État et la force multinationale soutenue par l’ONU de les laisser à la merci des criminels. En réponse, le bureau du Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé a publié un communiqué exprimant sa « profonde compassion» envers les victimes.
Ce nouveau massacre s’inscrit dans une spirale de violence qui paralyse Haïti. Les faits actuels dressent un tableau alarmant: les gangs contrôlent désormais près de 70 % de la capitale et de ses quartiers périphériques, imposant leur domination territoriale. Parallèlement, les violences armées ont provoqué une crise humanitaire majeure, contraignant plus de 1,5 million de personnes à fuir leurs foyers à travers le pays.
Cette instabilité menace directement la sécurité et l’organisation des élections générales prévues le 13 décembre 2026, premier scrutin national planifié depuis plus d’une décennie.
En définitive, l’attaque de Kenscoff illustre la faillite sécuritaire qui gangrène Haïti et met en lumière l’impuissance des institutions face à des gangs désormais capables de défier l’État à grande échelle. Elle rappelle, avec une brutalité inédite, que la survie des populations dépend plus que jamais d’une réponse urgente et coordonnée, faute de quoi la spirale de violence risque de plonger le pays dans un chaos irréversible.
La commune du Golfe 5 veut renforcer la participation des habitants à la gestion locale. Elle a officiellement lancé, lundi 24 août 2026, le processus de recrutement du coordonnateur et du rapporteur de son Bureau du Citoyen, lors d’une rencontre organisée à la Maison des jeunes de Lomé, à Amadahome.
Cette initiative vise à installer un dispositif capable de rapprocher davantage l’administration communale des populations et de faciliter la remontée de leurs préoccupations.
Présidée par le premier adjoint au maire, Mawabouwè Valatho PALANGA, la cérémonie a rassemblé des élus locaux, des représentants traditionnels, des acteurs communautaires, des organisations de la société civile, des femmes des marchés ainsi que des jeunes.
Au nom du maire Kossi Agbenyega ABOKA, le premier adjoint a présenté le Bureau du Citoyen comme un espace de dialogue entre la municipalité et les habitants. Selon lui, cet instrument doit permettre à la commune de mieux intégrer les attentes des populations dans son action et de renforcer la transparence dans la gestion publique locale.
Il a appelé les participants à s’approprier le dispositif et à relayer l’information auprès des citoyens afin d’élargir la participation au processus.
La rencontre a également permis aux participants de mieux comprendre le fonctionnement du Bureau du Citoyen. Les échanges ont porté sur son cadre juridique et institutionnel, ses missions, ses objectifs, ses mécanismes d’intervention et les moyens nécessaires à son fonctionnement.
Le représentant du chef canton d’Aflao Gakli, Togbui SEBLE 1er, a pour sa part encouragé les citoyens à saisir l’occasion offerte par l’appel à candidature. Il a insisté sur l’importance de leur implication dans le fonctionnement de cet outil de participation locale.
À l’issue des présentations et des échanges, le secrétaire général de la commune, Koffivi Joël SOTOHOU, a dévoilé l’avis d’appel à candidature pour les deux postes.
Le recrutement du coordonnateur et du rapporteur constitue ainsi une première étape dans la mise en place opérationnelle du Bureau du Citoyen du Golfe 5. La commune mise sur ces deux fonctions pour structurer le dialogue avec les habitants et donner davantage de portée au contrôle citoyen de l’action publique.
L’initiative s’inscrit plus largement dans une logique de gouvernance locale fondée sur la proximité, la transparence et l’implication directe des populations.
Togo Apparels Source (TAS) a expédié sa première cargaison de vêtements vers les marchés internationaux, une opération réalisée depuis la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). La cérémonie, présidée par le lieutenant-colonel Idiola Sandah, administrateur général de l’Autorité de coordination de la PIA, marque le passage de l’entreprise du statut de nouvel entrant à celui d’exportateur actif.
Sept mois après le démarrage de sa production sur le site d’Adétikopé, le 28 janvier 2026, TAS a franchi une étape que peu de nouveaux entrants industriels atteignent aussi rapidement : la sortie de ses lignes de confection vers des clients hors du Togo. L’entreprise, positionnée sur la fabrication de vêtements à vocation exportatrice, avait rejoint la PIA fin 2025 aux côtés d’un autre investisseur textile, Novarea Textile.
Le projet, qui vise à terme la création d’environ 1 500 emplois directs, s’inscrit dans une filière en expansion rapide sur la plateforme. Plusieurs groupes internationaux, notamment indiens, ont récemment choisi de s’y implanter, attirés par l’accès direct au coton local et par des infrastructures logistiques intégrées.
Le site vise désormais 15 000 à 20 000 emplois supplémentaires sur les cinq prochaines années.
La première expédition de TAS s’ajoute à une dynamique déjà engagée sur la plateforme, où le textile s’est imposé comme l’un des secteurs les plus rentables selon plusieurs analyses économiques locales. Depuis son lancement, la PIA revendique plus de 350 milliards de francs CFA d’investissements cumulés et environ 6 780 emplois créés sur cinq ans, toutes filières confondues.
La Plateforme industrielle d’Adétikopé est une zone économique intégrée développée par l’État Togolaises en partenariat avec le groupe Arise IIP. Inaugurée en juin 2021, elle accueille des industries du textile, de l’agro-transformation et des matériaux de construction, et propose un guichet unique ainsi que des services douaniers sur site pour accélérer les procédures d’import-export.
Ce que ce premier envoi change pour le « Made in Togo »
Au-delà du cas de TAS, cette expédition confirme un basculement pour l’industrie togolaise : la production installée à la PIA ne se contente plus d’alimenter le marché intérieur, elle répond désormais à des cahiers des charges internationaux. Chaque nouvelle expédition de ce type renforce la crédibilité du site auprès des investisseurs qui hésitent encore à s’implanter en Afrique de l’Ouest, et consolide la place du Togo dans les chaînes d’approvisionnement textile mondiales.
LOMÉ, 24 août 2026 — Vêtus de leurs gilets jaunes et sacs au dos, des dizaines de dockers ont réinvesti ce lundi 24 août les terminaux du Port autonome de Lomé (PAL). Ainsi, leur retour sur les quais met fin à près de deux semaines de paralysie et d’incertitudes, nées d’un durcissement syndical au cœur du quatrième hub à conteneurs d’Afrique.
Un bras de fer né d’une grève de 72 heures
Le conflit a atteint son paroxysme entre le 11 et le 13 août, lorsque le Syndicat des agents du Port autonome de Lomé (SYAPAL) a déclenché un arrêt de travail de trois jours pour exiger l’application d’anciens accords, la revalorisation du statut des manutentionnaires et des treuillistes, ainsi que le renforcement de la sécurité des agents. En réplique à cet arrêt d’activité, l’administration portuaire avait alors restreint l’accès au site aux grévistes non reconduits, tout en engageant en urgence le recrutement et la formation de nouvelles équipes afin de maintenir la continuité des opérations.
Le dialogue social l’emporte sur l’impasse
Face au risque d’une congestion majeure de la chaîne logistique nationale et régionale, la direction générale du port et les responsables du SYAPAL ont intensifié leurs pourparlers directs. Finalement, les négociations ont débouché sur des garanties fermes de la direction concernant le traitement de plusieurs revendications prioritaires. Cet engagement mutuel a immédiatement levé les interdictions d’accès et scellé la réintégration des dockers écartés.
Une infrastructure stratégique sous haute pression
Cette issue favorable sécurise dès lors le fonctionnement du principal poumon économique du Togo, une plateforme qui traite plus de 35 millions de tonnes de marchandises par an et franchit le cap des 2 millions de conteneurs EVP. En définitive, le dénouement de cette crise démontre la capacité des partenaires sociaux à préserver la fluidité du commerce transfrontalier, tout en apportant des réponses concrètes aux exigences de protection sociale des travailleurs portuaires.
En somme, la reprise des activités au PAL traduit la capacité des acteurs sociaux à dépasser l’impasse et à privilégier le dialogue. Elle confirme, par ailleurs, l’importance stratégique de cette infrastructure pour l’économie togolaise et régionale. Enfin, cette issue rappelle que la stabilité du port repose autant sur la performance logistique que sur la reconnaissance des droits et de la sécurité des travailleurs.
Un tribunal de Shenzhen a prononcé ce jeudi 20 août 2026 la peine maximale contre Xu Jiayin, fondateur du promoteur immobilier le plus endetté au monde. La cour l’a reconnu coupable de fraude, de détournement de fonds et de corruption, et a ordonné la confiscation de l’intégralité de son patrimoine personnel.
Une longue liste de chefs d’accusation
Âgé de 67 ans, l’ancien magnat — également connu sous le nom cantonais de Hui Ka Yan — avait plaidé coupable en avril de plusieurs chefs d’accusation : détournement de fonds, fraude au financement, collecte illégale de dépôts publics, octroi illégal de prêts et émission frauduleuse de titres. Les autorités chinoises l’avaient placé en détention fin 2023, après des mois d’incertitude sur le sort du groupe.
Amendes records et condamnations en série
Le tribunal a également infligé à Evergrande Group et à sa filiale Hengda Real Estate une amende dépassant 2 milliards de dollars. Dans sa décision, la cour a jugé que les agissements du groupe avaient « gravement perturbé l’ordre économique du marché socialiste » et « porté atteinte à l’intégrité de la conduite des agents de l’État ». Elle a qualifié les faits de « particulièrement graves », invoquant des pertes économiques et un préjudice social considérables.
Plusieurs dizaines d’autres cadres du groupe ont eux aussi été condamnés jeudi, à des peines allant de 22 mois à 18 ans de prison, pour des faits de collecte illégale de dépôts, de fraude au financement et d’usage illicite de fonds.
Une crise qui continue de hanter l’économie chinoise
Fondé en 1996, Evergrande avait porté pendant des décennies le boom immobilier chinois avant de s’effondrer sous le poids de plus de 300 milliards de dollars de dettes, provoquant en 2021 un défaut retentissant aux répercussions mondiales. Cinq ans plus tard, la crise continue de peser sur le secteur : les prix des logements neufs reculent en Chine depuis trois ans, et d’autres grands promoteurs, dont Country Garden et Vanke, restent sous surveillance étroite des observateurs de la deuxième économie mondiale.
Le verdict de jeudi solde le volet pénal de l’affaire, mais ne répond pas à la question centrale qui hante encore des millions de créanciers et d’acheteurs chinois : que deviendront les dizaines de milliards de dollars toujours dus ?
HAHO 3, 20 août 2026— La chefferie de Copé-Yéyé dispose désormais d’un chef officiellement reconnu par l’État. Le préfet de Haho, le lieutenant-colonel GNAKOU Alowegnim, a remis jeudi 20 août 2026 l’arrêté ministériel consacrant l’intronisation de Amoussou Albert, désormais connu sous le nom de règne Togbui DEDJRO 1er.
La cérémonie a réuni les autorités administratives et municipales, les chefs traditionnels des localités voisines, les forces de sécurité ainsi qu’une importante mobilisation populaire.
La remise de l’arrêté ministériel N°0526/MATDCC/CAB/SG/DCT/DivCT vient officialiser l’exercice des fonctions de chef du village par Togbui DEDJRO 1er. Le document, signé dans le cadre de la reconnaissance des autorités coutumières le 18 décembre 2024, établit son statut au sein de l’organisation traditionnelle de Copé-Yéyé, dans la commune Haho 3, canton d’Akpakpakpé.
Au-delà de sa portée administrative, cette reconnaissance conforte le rôle de la chefferie dans la gestion de proximité et la préservation des valeurs communautaires.
À l’occasion de la cérémonie, le préfet de Haho a appelé le nouveau chef à placer l’intérêt collectif au-dessus de toute considération personnelle.
Il lui a notamment recommandé de privilégier la sagesse, l’impartialité, l’intégrité, l’humilité et la disponibilité dans l’exercice de son autorité. Pour l’administration, le chef traditionnel doit également contribuer à prévenir les tensions, favoriser le dialogue entre les habitants et accompagner les initiatives destinées à améliorer les conditions de vie dans la communauté.
Cette approche donne à la chefferie une responsabilité qui dépasse le cadre coutumier. Elle en fait également un interlocuteur de proximité pour l’administration et un acteur potentiel de la cohésion sociale.
Le député-maire de Haho 3, AMOUDJI Komlan, a assuré Togbui DEDJRO 1er de la disponibilité de la commune à travailler avec lui.
Il a encouragé le nouveau chef à maintenir un dialogue permanent avec les autorités municipales et a invité les habitants de Copé-Yéyé à reconnaître son autorité et à participer collectivement au développement de leur localité.
Cette collaboration entre chefferie et municipalité apparaît particulièrement importante pour les populations. Elle peut faciliter la mobilisation communautaire autour des projets locaux, améliorer la circulation de l’information et contribuer à résoudre plus rapidement certains problèmes de proximité.
Dans une communauté villageoise, l’installation d’un chef traditionnel ne constitue pas uniquement un événement protocolaire. Elle peut créer un cadre de dialogue entre les différentes composantes de la population et renforcer les mécanismes locaux de règlement des différends.
Pour Copé-Yéyé, le défi consiste désormais à transformer cette nouvelle étape institutionnelle en actions concrètes : préserver la paix, renforcer l’entente entre les habitants, soutenir les initiatives de développement et maintenir un dialogue constructif avec les autorités publiques.
La présence des chefs des villages environnants et des forces de sécurité lors de la cérémonie a d’ailleurs illustré l’importance accordée à cette installation dans la vie de la communauté.
La cérémonie s’est achevée dans une atmosphère festive. Les prestations des groupes folkloriques ont accompagné les différents temps forts de l’événement, tandis que la population exprimait sa satisfaction autour de cette reconnaissance officielle.
Avec son intronisation, Togbui DEDJRO 1er entame ainsi un mandat placé sous le signe de la responsabilité, de la paix et de la collaboration avec les autorités locales. Pour les habitants de Copé-Yéyé, l’enjeu sera désormais de faire de cette nouvelle chefferie un levier de cohésion et de développement communautaire.
LOMÉ, 20 août 2026 — Le football togolais est en deuil. Le défenseur international Toudji Mensah est décédé à l’âge de 29 ans, laissant derrière lui une carrière marquée par plusieurs passages en sélection nationale et dans des clubs de première division togolaise.
Sa disparition prématurée prive le football togolais d’un joueur qui avait représenté le pays à différents niveaux de compétition.
Un parcours en sélection nationale
Toudji Mensah avait progressivement franchi les différents échelons des équipes nationales. Il avait notamment porté le maillot des U23, avant de rejoindre l’équipe nationale locale.
Avec les Éperviers locaux, il avait participé au CHAN 2021, une expérience qui avait renforcé sa visibilité sur la scène nationale et continentale. Le défenseur avait également connu la sélection A du Togo, avec quelques apparitions sous les couleurs nationales.
Plusieurs clubs togolais dans son parcours
Avant sa disparition, Mensah avait construit l’essentiel de sa carrière au sein du championnat togolais. Il avait notamment évolué sous les couleurs d’Anges FC, Gomido FC, ASKO FC et Kakadl FC.
Ces différentes expériences témoignent d’un parcours inscrit dans le football local, où il avait côtoyé plusieurs générations de joueurs et contribué aux campagnes de ses différents clubs.
Au-delà des statistiques et des compétitions, son parcours illustre aussi le rôle du championnat national dans la formation et la mise en valeur des talents appelés à représenter le Togo.
Une disparition qui touche toute une communauté
La mort du défenseur à seulement 29 ans suscite une vive émotion parmi ses proches et dans le milieu sportif togolais.
Pour sa famille, cette disparition représente avant tout une perte personnelle. Pour ses anciens clubs, coéquipiers, entraîneurs et dirigeants, elle marque également la fin brutale du parcours d’un joueur qui avait encore plusieurs années de carrière devant lui.
Cette disparition rappelle, par ailleurs, la fragilité des trajectoires sportives et l’importance de préserver la mémoire des joueurs qui ont contribué à l’histoire du football national, quel que soit leur nombre de sélections ou leur palmarès.
Le football togolais rend ainsi hommage à l’un de ses représentants, dont le parcours l’a conduit des sélections de jeunes au groupe des Éperviers A.
Les hommages se multiplient auprès de sa famille, de ses proches et de tous ceux qui l’ont accompagné durant sa carrière.