Introduction en Bourse de BBGCI : la période de souscription s’ouvre du 20 juillet au 6 août 2026 sur la BRVM

Du 20 juillet au 6 août 2026, les investisseurs de l’Union monétaire ouest-africaine pourront entrer au capital de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire. En ouvrant 20 % de son capital au public, la banque ne cherche pas seulement à lever des fonds : elle prépare une nouvelle phase de son développement, portée par l’expansion régionale, le financement des PME et la transformation numérique.

Le rendez-vous est fixé. Dès le 20 juillet 2026, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire (BBGCI) lancera officiellement la souscription de son introduction en Bourse, une opération qui figurera parmi les plus importantes réalisées ces dernières années sur le marché financier régional. À travers cette ouverture de 20 % de son capital, l’établissement ambitionne de mobiliser 67,5 milliards de francs CFA auprès des investisseurs particuliers comme institutionnels des huit pays de l’UEMOA.

La période de souscription s’étendra du 20 juillet au 6 août 2026, sauf clôture anticipée en cas de forte demande. Les actions seront proposées au prix unitaire de 6 750 francs CFA. Le règlement-livraison des actions interviendra le 21 août 2026, avant une première cotation attendue le 14 septembre 2026 à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM).

Une levée de fonds tournée vers la croissance plutôt que le financement courant

Cette introduction en Bourse intervient dans un contexte de performances solides. BBGCI affiche une rentabilité en progression continue.

Au terme de l’exercice 2025, la banque a enregistré un bénéfice net de 27,2 milliards de francs CFA, soit une progression de 19 % par rapport à l’année précédente. Son Produit Net Bancaire atteint 68 milliards de francs CFA, tandis que son rendement des capitaux propres s’établit à 27,9 %, un record historique pour le Groupe.

L’amélioration de l’efficacité opérationnelle apparaît également comme l’un des principaux marqueurs de cette évolution. En moins d’une décennie, le coefficient d’exploitation est passé d’environ 65 % à 41,8 %, illustrant une meilleure maîtrise des coûts et une rentabilité renforcée.

Cap sur le Burkina Faso, le Sénégal et la Guinée

Derrière cette levée de capitaux se dessine une stratégie clairement régionale. Les ressources mobilisées permettront d’abord de renforcer les fonds propres afin d’accompagner le plan stratégique 2026-2030 du Groupe. Celui-ci prévoit l’ouverture de nouveaux marchés, avec une implantation déjà autorisée au Burkina Faso, la transformation de la succursale sénégalaise en filiale autonome et l’installation prochaine de BBG Guinée.

Parallèlement, la banque entend accroître sa capacité de financement des petites et moyennes entreprises, tout en poursuivant la modernisation de ses services numériques engagée avec la migration de son système bancaire central réalisée en 2025.

Des partenaires internationaux déjà engagés

L’opération bénéficie également d’un environnement favorable marqué par la confiance de plusieurs institutions financières internationales. Au cours des deux dernières années, la Société financière internationale (IFC), membre du Groupe Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), Afreximbank, l’ITFC, Oikocredit, Triodos Bank, l’African Guarantee Fund (AGF), ainsi que plusieurs institutions régionales comme la BOAD et la BIDC ont accompagné les projets de développement du Groupe à travers différents financements et mécanismes de garantie.

La présence de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) de Côte d’Ivoire, actionnaire à hauteur de 20 % depuis 2019, constitue également un signal de stabilité dans l’actionnariat de la banque.

Une opération ouverte à tous les investisseurs de l’UEMOA

La souscription est accessible aussi bien aux particuliers qu’aux investisseurs institutionnels. Elle s’effectuera auprès des Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI) agréées par la BRVM dans chacun des pays membres de l’Union. Les investisseurs devront disposer d’un compte-titres auprès d’une SGI avant de transmettre leur ordre de souscription pendant la période de l’offre. Comme pour toute opération de marché, les candidats sont invités à consulter le prospectus visé par l’Autorité du Marché Financier de l’UMOA (AMF-UMOA) sous le numéro OA/26-03 avant toute décision d’investissement.

Une nouvelle référence pour le marché financier régional

Au-delà du seul cas de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire, cette introduction en Bourse illustre la montée en puissance du marché financier régional comme levier de financement des entreprises ouest-africaines. En choisissant d’ouvrir son capital au public, la banque entend diversifier ses ressources tout en associant davantage les investisseurs de l’UEMOA à sa trajectoire de croissance.

Si l’opération rencontre le succès attendu, elle pourrait constituer l’une des transactions majeures de l’année sur la BRVM et renforcer l’attractivité du marché régional auprès des épargnants comme des investisseurs institutionnels.


Le présent article ne constitue pas un prospectus ni une offre de souscription. Toute information relative aux conditions de l’opération est subordonnée au prospectus officiel visé par l’AMF-UMOA sous le numéro OA/26-03. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Coopération Togo–Luxembourg : Faure Gnassingbé reçoit Xavier Bettel

Le Togo intensifie la diversification de ses partenariats internationaux. En recevant, mercredi 15 juillet à Lomé, le vice‑Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Xavier Bettel, le président Faure Gnassingbé imprime une nouvelle dynamique à une coopération désormais tournée vers des secteurs stratégiques tels que le numérique, la cybersécurité et la gestion durable des ressources naturelles. 

La relation entre Lomé et Luxembourg change de dimension. Longtemps centrée sur l’appui au développement, elle s’oriente aujourd’hui vers des investissements structurants destinés à accompagner les ambitions de modernisation du Togo.

Au cœur de la visite de travail de Xavier Bettel, mercredi 15 juillet 2026, figurait une série d’échanges avec le président du Conseil, Faure Gnassingbé, consacrés à l’avenir du partenariat bilatéral, mais également aux principaux enjeux internationaux.

À l’issue de l’audience, le chef de la diplomatie luxembourgeoise s’est félicité de la qualité des discussions.

« Nous avons eu d’excellents échanges dans l’honnêteté et la franchise, comme cela se passe entre amis », a-t-il déclaré, soulignant la solidité des relations entre les deux pays.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Trois accords pour accompagner la transformation du Togo

Le moment fort de cette visite a été la signature de trois nouveaux accords  appelés à structurer la coopération entre les deux États pour les prochaines années.

Le premier concerne le financement du programme INCLURE (Initiative pour la croissance locale, l’utilisation des ressources et l’équilibre des écosystèmes protégés), destiné à soutenir le développement local tout en renforçant la protection des ressources naturelles.

Le deuxième porte sur le nouveau Programme indicatif de coopération (PIC), document de référence qui fixe les priorités stratégiques du partenariat entre Lomé et Luxembourg.

Enfin, les deux gouvernements ont lancé Togocyber+, une initiative consacrée au développement des capacités nationales en matière de cybersécurité, un domaine devenu incontournable dans un contexte de digitalisation accélérée des administrations et des services publics.

Ces accords traduisent une évolution notable de la coopération bilatérale, désormais orientée vers des secteurs à forte valeur ajoutée pour la transformation économique et institutionnelle du Togo.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
Une coopération qui monte en puissance

Si les relations diplomatiques entre le Togo et le Luxembourg remontent aux années 1970, elles connaissent une accélération depuis 2024 avec la signature de nouveaux instruments de coopération et, plus récemment, l’installation de l’agence de développement LuxDev à Lomé en 2026.

Aujourd’hui, les deux partenaires mettent en œuvre un portefeuille de projets évalué à 49,3 millions d’euros, soit près de 32,34 milliards de FCFA. Les interventions couvrent plusieurs domaines stratégiques, notamment la transition numérique, la restauration des paysages forestiers, le renforcement de l’École Polytechnique de Lomé et la protection du patrimoine naturel.

Cette montée en puissance témoigne d’une volonté commune d’inscrire la coopération dans une logique de résultats durables plutôt que d’assistance ponctuelle.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
Le Togo consolide son réseau de partenaires

Au-delà des accords signés, cette visite illustre le positionnement croissant du Togo sur la scène diplomatique ouest-africaine. En misant sur des partenariats ciblés avec des acteurs européens comme le Luxembourg, Lomé cherche à mobiliser des expertises et des financements capables d’accompagner ses priorités nationales.

Pour le Luxembourg, le Togo apparaît comme un partenaire stable avec lequel développer des projets de long terme dans des secteurs où les enjeux de gouvernance, d’innovation technologique et de développement durable se rejoignent.

L’entretien entre Faure Gnassingbé et Xavier Bettel confirme ainsi une orientation désormais assumée : faire de la coopération bilatérale un levier de transformation économique, institutionnelle et numérique, au bénéfice des deux pays et de leurs populations.

Togoville (Vo 2) : Opération salubrité au dispensaire local

Balais en main, raclettes en action et volonté de fer. Le samedi 11 juillet 2026, le dispensaire de Togoville (commune de Vo 2) a fait peau neuve grâce à une mobilisation citoyenne de grande ampleur. Une initiative portée par la jeunesse et les clubs-service, qui rappelle une règle d’or : la santé communautaire commence par un environnement sain.

Dans les couloirs et la cour du dispensaire de Togoville, l’effervescence a remplacé le calme habituel du week-end. Loin des discours théoriques sur la santé publique, c’est sur le terrain, les mains dans l’eau savonneuse, que l’engagement citoyen a pris tout son sens, ce samedi.

Sous l’impulsion de l’Interact Club Lomé Perle et du Mouvement des Jeunes pour le Développement de Togoville (MJDT), avec le haut parrainage du Rotary Club, les habitants et les forces vives de la commune se sont unis pour une vaste opération de nettoyage des infrastructures médicales locales.

Commune Vo2 Mairie de Togoville
© Commune Vo2 Mairie de Togoville

Un élan de solidarité collective

Par ailleurs, ce grand ménage a révélé une synergie locale impressionnante, effaçant les frontières hiérarchiques habituelles. Bénévoles, jeunes associatifs, membres du Comité villageois de développement (CVD), représentants du Bureau du citoyen, agents de la mairie de Vo 2 ainsi que personnel soignant du dispensaire ont uni leurs forces. Ensemble, ils ont désinfecté l’enceinte, les salles de soins et les abords immédiats du centre de santé, offrant au personnel un cadre assaini et aux patients un environnement plus sûr.

« S’associer à cette initiative, c’est réaffirmer notre engagement à promouvoir la santé publique. C’est la preuve que la collaboration entre les institutions, les associations et les citoyens produit des résultats immédiats pour le bien-être de tous. » — Une vision partagée par les autorités de la commune de Vo 2.

Commune Vo2 Mairie de Togoville
© Commune Vo2 Mairie de Togoville

Prévenir les maladies : un acte très concret

Cette journée de salubrité dépasse la simple démarche esthétique. Elle s’inscrit directement dans le cadre du grand projet du Rotary Club : « Santé de la mère et de l’enfant et prévention des maladies ».

Dans les structures de santé de proximité, la lutte contre les maladies nosocomiales et les infections passe inévitablement par une hygiène irréprochable. Pour pérenniser les acquis de cette journée, les organisateurs ne sont pas venus les mains vides. Une importante dotation en matériel d’entretien a été officiellement remise à la communauté. Le kit comprend notamment :

  • des solutions désinfectantes (gel hydroalcoolique, eau de Javel, désinfectants de surface) ;

  • des produits nettoyants (savon liquide en grande quantité) ;

  • du matériel de voirie et d’entretien (balais, raclettes, paniers à ordures).

L’action locale, socle du développement

À l’heure où les questions de santé publique sont devenues une préoccupation majeure pour nos sociétés, l’initiative de Togoville fait figure d’exemple. En effet,  elle démontre que l’attente passive de l’intervention de l’État n’est plus la norme. Les citoyens, épaulés par des clubs-service dynamiques et des élus locaux engagés, ont aussi le pouvoir d’améliorer concrètement leur quotidien.

Une action forte qui souligne une réalité indéniable : le développement d’une commune ne se mesure pas seulement à ses nouvelles constructions, mais aussi à la capacité de ses habitants à s’unir pour entretenir et valoriser leur bien commun.

Togo : Des motos-ambulances pour la santé maternelle à Mango

À Mango, le défi n’est pas seulement de construire des infrastructures, mais de gagner du temps. Dans cette région du nord du Togo où les longues distances, les pistes rurales et le manque d’équipements compliquent l’accès aux soins, les autorités et leurs partenaires misent désormais sur une stratégie simplifiée : réduire au maximum le délai entre une urgence obstétricale et la prise en charge médicale. Une réponse concrète à l’une des principales causes de mortalité maternelle et néonatale.

À chaque grossesse compliquée, le temps devient un adversaire. Dans plusieurs localités de la région des Savanes, une femme enceinte confrontée à une urgence médicale doit parfois parcourir des dizaines de kilomètres avant d’atteindre un centre de santé capable de la prendre en charge. Un retard qui peut coûter deux vies : celle de la mère et celle de son enfant.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes

C’est précisément cette réalité que les autorités  veulent changer. Le 13 juillet dernier, à Mango, le gouverneur de la région des Savanes, Affoh Atcha-Dédji, a inauguré un ensemble d’infrastructures et d’équipements destinés à renforcer durablement le système de santé maternelle et néonatale.

Au cœur de cette initiative figure la mise en service d’un nouveau système d’adduction d’eau potable au Centre hospitalier préfectoral (CHP) de Mango. Alimentée par l’énergie solaire, l’installation comprend un forage, une pompe hybride, un château d’eau métallique de 10 m³, un réseau desservant directement les services hospitaliers ainsi que deux points de distribution accessibles à la communauté.

Bien plus qu’un modeste ouvrage hydraulique, cette infrastructure répond à un besoin vital. Dans un établissement de santé, la disponibilité permanente d’eau potable conditionne le respect des règles d’hygiène, limite les infections et sécurise les accouchements. Autant d’éléments essentiels pour améliorer les soins obstétricaux et néonataux.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes

Des motos-ambulances pour franchir les derniers kilomètres

L’autre enjeu reste celui de l’accessibilité. Dans les villages isolés des préfectures de Cinkassé, Kpendjal, Kpendjal-Ouest, Oti, Oti-Sud, Tandjouaré et Tône, les routes impraticables retardent souvent les évacuations médicales.

Pour réduire ces délais, dix motos-ambulances tricycles ont également été remises aux structures sanitaires de la région. Conçues pour circuler sur les pistes rurales, elles sont équipées de matériel de premiers secours et disposent de toutes les autorisations administratives nécessaires pour assurer le transport rapide des femmes enceintes et des nouveau-nés vers les centres de référence.

Le dispositif est complété par un important lot de matériels médicaux. Au total, 63 cartons de kits d’urgence de santé reproductive, représentant plus de 900 kilogrammes d’équipements, viendront renforcer les capacités des formations sanitaires. Les fournitures couvrent les accouchements sécurisés, la prise en charge des survivantes de violences sexuelles, le traitement des infections sexuellement transmissibles ainsi que les besoins des services de soins obstétricaux et néonataux d’urgence.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes

Le pari des « deux heures »

Toutes ces actions s’inscrivent dans le projet conjoint « 2 Heures pour la Vie », mis en œuvre par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) avec l’appui financier de la firme Takeda.

L’objectif est clair : permettre aux femmes enceintes vivant dans les zones les plus enclavées d’accéder à des soins obstétricaux et néonataux d’urgence en moins de deux heures, un délai considéré comme déterminant pour limiter les décès évitables de mères et de nouveau-nés.

Présente à Mango, la représentante résidente de l’UNFPA au Togo, Elise Kakam, a réaffirmé l’engagement de l’agence onusienne à accompagner le gouvernement togolais dans le renforcement de la résilience du système de santé, notamment dans les régions où les besoins humanitaires demeurent les plus importants.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes

Au-delà des équipements, le défi de la durabilité

En inaugurant ces nouvelles installations, le gouverneur Affoh Atcha-Dédji a insisté sur un autre enjeu : préserver les investissements réalisés. Il a également appelé les collectivités territoriales, les responsables sanitaires et les communautés bénéficiaires à assurer une gestion rigoureuse des infrastructures et des équipements afin d’en garantir la maintenance et la pérennité.

Dans une région confrontée aux défis de l’éloignement géographique et de la vulnérabilité sanitaire, ces nouveaux moyens ne constituent pas une solution définitive. Ils traduisent toutefois une évolution importante de l’approche des pouvoirs publics : rapprocher les soins des populations et agir sur les facteurs qui, trop souvent encore, transforment une complication médicale en drame familial.

En somme, cette stratégie, fondée sur la réduction des délais d’intervention, l’amélioration des conditions hospitalières et le renforcement des capacités des structures de santé, pourrait contribuer à faire reculer durablement la mortalité maternelle et néonatale dans les Savanes, l’une des régions où l’accès aux soins demeure le plus difficile du pays.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes

Afrique du Sud : Assassinat d’Andile Somgxada, leader anti-migrants

Un père de famille dévoué pour ses voisins, un agitateur de colère pour ses détracteurs. En tombant sous les balles devant sa propre porte, ce cadre du mouvement anti-immigration sud-africain a cessé d’être un simple militant pour devenir le symbole d’une fracture nationale prête à s’embraser. Récit d’un assassinat qui résonne comme un avertissement.

Le vacarme des détonations a brisé le calme précaire de la banlieue de Johannesburg, mais c’est le silence qui a suivi, cinq jours plus tard, à l’hôpital, qui a figé le quartier dans la stupeur. À 42 ans, Andile Mvuyelwa Somgxada a succombé à ses blessures. Pour la police, il s’agit d’un dossier d’homicide de plus dans une région saturée par la violence. Pour ses partisans, en revanche, c’est une exécution politique, un message signé en lettres de sang, adressé à tous ceux qui contestent la présence des immigrés sans papiers en Afrique du Sud.

Le double visage d’une figure locale

Dans les rues poussiéreuses où il évoluait, Andile Somgxada laissait rarement indifférent. D’un côté, il y avait l’homme de l’ombre, le voisin vers qui l’on se tournait pour régler un différend de clôture ou un problème d’eau courante. Un rôle de patriarche de proximité que Sandile Dube, porte-parole du mouvement, résume avec émotion :

« Andile était ce ciment invisible de notre communauté. Un mari, un père attentif, quelqu’un sur qui l’on pouvait compter quand l’État faisait défaut. »

Mais, derrière ce portrait idéalisé se cache une réalité beaucoup plus abrasive. Somgxada était l’un des principaux moteurs d’un mouvement ultra-nationaliste qui surfait sur la misère sociale pour désigner les migrants comme des boucs émissaires. Pour les associations de défense des droits humains, son discours musclé flirtait dangereusement avec la xénophobie décomplexée, dans un pays où les émeutes visant les étrangers ont déjà fait des dizaines de morts.

L’embuscade et la paranoïa

La mécanique de sa mort ressemble à un guet-apens minutieusement préparé. Pas de vol, pas d’échange verbal : des tirs ciblés, précis, devant son domicile, là où il se croyait le plus en sécurité.

Depuis ce drame, une chape de paranoïa s’est abattue sur l’état-major du mouvement anti-immigration. Plusieurs de ses dirigeants affirment être désormais des « cibles mouvantes » et rapportent avoir reçu des menaces de mort explicites. Pour eux, l’assassinat de Somgxada n’est pas un banal fait divers lié au banditisme local, mais une tentative d’intimidation orchestrée pour faire taire leur campagne de harcèlement contre les sans-papiers.

Une enquête sous haute tension

Conscientes du potentiel hautement inflammable de cette affaire, les autorités sud-africaines ont immédiatement déployé une unité spéciale d’enquête. Parce que le défi est immense :

  • Éviter l’engrenage : empêcher que ce meurtre ne serve de prétexte à des expéditions punitives ou à des lynchages dans les townships.

  • Démêler le vrai du faux : déterminer si le mobile est réellement politique ou s’il s’agit d’un règlement de comptes lié aux réseaux informels gravitant autour de ces mouvements d’autodéfense.

Alors que les marches de protestation se multiplient à travers le pays, portées par une rhétorique de plus en plus agressive, la mort d’Andile Somgxada agit comme le révélateur d’une Afrique du Sud à bout de souffle. Là où le chômage de masse et la faillite des services publics transforment la frustration légitime des citoyens en une haine tenace de l’autre, la disparition d’un leader, aussi controversé soit-il, pourrait bien constituer l’étincelle de trop.

Togo : Un bachelier succombe à un lynchage à Agoé Atsanvé

Un drame d’une rare violence secoue le Togo. Abdoul Assad, jeune Togolais récemment admis au baccalauréat, a perdu la vie après un lynchage survenu à Agoé Atsanvé, dans les environs du garage de Sévi. Des habitants l’accusaient d’avoir volé une poule.

Selon les informations disponibles, des membres de la population ont interpellé le jeune homme avant de le frapper violemment. Au lieu de le conduire devant les forces de l’ordre pour qu’il réponde des faits qui lui étaient reprochés, ils l’ont roué de coups. Abdoul Assad a succombé à ses blessures.

Sa disparition provoque une vive émotion. Quelques jours seulement après avoir décroché son baccalauréat, il s’apprêtait à ouvrir un nouveau chapitre de sa vie étudiante. Ce drame relance de manière brutale le débat sur la récurrence des actes de justice populaire dans le pays.

Des voix s’élèvent pour réclamer l’ouverture d’une enquête.

À la suite de ce lynchage, plusieurs voix demandent aux autorités togolaises d’ouvrir une enquête afin d’établir les circonstances exactes des faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant la justice.

Ces appels rappellent qu’en cas de suspicion d’infraction, les citoyens doivent remettre les personnes concernées aux autorités compétentes. La loi togolaise interdit strictement toute forme de justice expéditive et sanctionne lourdement les violences ayant entraîné la mort.

Un drame qui interpelle profondément la société togolaise

La mort d’Abdoul Assad remet au premier plan la question des lynchages, régulièrement dénoncés par les organisations de défense des droits humains et les acteurs de la société civile. Par ailleurs, en se substituant au système judiciaire, les auteurs de ces actes bafouent les règles fondamentales de l’État de droit et exposent des citoyens à des violences irréparables.

Les autorités devront désormais faire toute la lumière sur cette affaire. L’enquête judiciaire, attendue de pied ferme par l’opinion publique, devra déterminer les responsabilités afin de mettre fin à l’impunité qui entoure trop souvent ces dérives sécuritaires.

Togo : L’ANAC lance le 1ᵉʳ concours de conception de drones

Le Togo ouvre un nouveau chapitre de son innovation technologique en lançant son tout premier concours national de conception et de fabrication de drones( CCFD). Portée par l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC‑Togo), cette initiative vise à stimuler l’expertise locale et à encourager les jeunes talents à développer des solutions adaptées aux besoins du pays.

L’appel s’adresse aux étudiants, aux écoles d’ingénierie, aux Instituts universitaires de technologie (IUT) ainsi qu’aux passionnés de nouvelles technologies. L’objectif est précis : concevoir des drones capables d’apporter des réponses concrètes aux grands enjeux nationaux.

Des drones pensés pour les réalités du terrain

Contrairement à une compétition académique théorique, le concours est orienté vers des applications pratiques. Les projets attendus devront proposer des solutions dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture, la cartographie, la sécurité, l’assistance humanitaire ou encore l’inspection des infrastructures.

Cette approche traduit une volonté de faire de l’innovation un levier de développement. Les drones peuvent, par exemple, contribuer au suivi des cultures, à la collecte de données géographiques, à la surveillance d’ouvrages ou encore à l’amélioration des interventions en cas d’urgence.

En privilégiant des projets conçus localement, l’ANAC-Togo entend également favoriser l’émergence d’une expertise nationale dans un domaine en pleine expansion.

Un tremplin pour la jeunesse togolaise

Au-delà de la compétition, ce concours de CCFD offre aux jeunes l’occasion de transformer leurs connaissances en réalisations concrètes. En réunissant des équipes de trois à six membres, l’initiative encourage le travail collaboratif, l’expérimentation et la recherche de solutions innovantes.

Pour les étudiants et les jeunes ingénieurs, cette expérience peut constituer un premier contact avec les exigences de l’industrie aéronautique et des technologies émergentes. Elle permet également de valoriser des compétences techniques qui pourront trouver des débouchés dans des secteurs appelés à se développer.

Le concours peut ainsi contribuer à renforcer la culture de l’innovation, à rapprocher le monde universitaire des besoins du terrain et à encourager l’entrepreneuriat technologique auprès de la jeunesse togolaise.

Des récompenses pour accompagner les meilleurs projets

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 août 2026. Les équipes sélectionnées concourront pour le Grand Prix ANAC-Togo, qui comprend une récompense de 2 millions de FCFA, un trophée, un stage de trois mois au sein de l’ANAC-Togo ainsi qu’un certificat d’excellence.

Au-delà de la dotation financière, le stage représente une opportunité d’immersion professionnelle susceptible de renforcer les compétences des lauréats et de faciliter leur insertion dans le secteur des technologies aéronautiques.

En lançant ce premier concours national de drones( CCFD), le Togo construit les bases d’un écosystème où la créativité des jeunes répond à des besoins concrets. Une démarche qui associe innovation, formation et développement technologique au service des priorités nationales.

Togo-Luxembourg : 3 accords clés pour le numérique et le cyber

Loin des projecteurs des grands sommets internationaux, le Togo poursuit sa diplomatie de résultats. À travers la signature de trois accords structurants avec le Luxembourg, le pays consolide un partenariat qui touche désormais aux territoires, à la transition numérique et à la protection de son espace cyber, trois secteurs devenus essentiels dans sa stratégie de transformation.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Une diplomatie de résultats entre Lomé et Luxembourg

À la faveur de quelques signatures, une nouvelle séquence des relations entre Lomé et Luxembourg s’est ouverte ce mercredi 15 juillet 2026. Dans une atmosphère empreinte de confiance, les délégations togolaise et luxembourgeoise ont posé les bases d’une coopération appelée à produire des effets bien au-delà des cercles diplomatiques, jusque dans les collectivités locales, les administrations publiques, les entreprises innovantes et les espaces numériques où se joue désormais une partie de la souveraineté des États africains.

Aux côtés de la ministre de l’Économie numérique et de la Transformation digitale, Cina Lawson, le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a scellé avec le vice-Premier ministre et ministre luxembourgeois des Affaires étrangères et de la Coopération, Xavier Bettel, trois accords majeurs qui redéfinissent les contours du partenariat entre les deux pays.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Territoires, coopération et cybersécurité au cœur des priorités

Le premier texte ouvre une nouvelle phase du programme INCLURE, destiné à stimuler la croissance locale, valoriser les ressources des territoires et renforcer l’équilibre des écosystèmes protégés. Derrière cette signature se profile une ambition plus vaste : accompagner les communautés locales dans la création de richesses, tout en plaçant la préservation du patrimoine naturel au cœur des politiques de développement.

Le deuxième accord, le Programme indicatif de coopération (PIC), constitue la colonne vertébrale des relations entre Lomé et Luxembourg pour les prochaines années. Cet accord offre un cadre de dialogue, de financement et d’accompagnement permettant d’aligner les interventions luxembourgeoises sur les priorités de développement définies par les autorités togolaises, dans une logique de partenariat durable plutôt que d’assistance ponctuelle.

Le troisième volet répond à un enjeu devenu incontournable pour les économies africaines : la cybersécurité. Avec Togocyber+, le Togo poursuit le renforcement de ses capacités face aux risques numériques qui accompagnent l’essor de la digitalisation des services publics, des transactions financières et des infrastructures critiques. À mesure que le pays accélère sa transformation numérique, la sécurisation des données, des réseaux et des systèmes d’information s’impose comme un pilier de sa compétitivité et de son attractivité économique.

Robert Dussey
© Robert Dussey

Vers une alliance stratégique durable

Ces signatures traduisent une évolution plus profonde des relations entre le Togo et le Grand‑Duché de Luxembourg. Les deux partenaires privilégient désormais des projets à forte valeur ajoutée, capables de soutenir la croissance économique, de renforcer les compétences nationales et d’accompagner les grandes réformes engagées par Lomé.

En saluant « une coopération concrète et dynamique », Robert Dussey a mis en lumière un partenariat construit sur la continuité, la confiance politique et une convergence de priorités.

De son côté, la présence de Cina Lawson lors de la signature souligne la place centrale qu’occupe désormais le numérique dans la stratégie de développement du Togo, tandis que l’engagement de Xavier Bettel confirme l’intérêt constant du Luxembourg pour un pays qui s’affirme progressivement comme un laboratoire des politiques publiques innovantes en Afrique de l’Ouest.

Au fil des années, les relations entre Lomé et Luxembourg ont quitté le registre classique de la coopération bilatérale pour épouser celui d’une alliance stratégique, où développement territorial, innovation technologique, résilience environnementale et souveraineté numérique avancent désormais dans une même direction, dessinant les contours d’un partenariat qui accompagne les ambitions du Togo dans un environnement régional en pleine mutation.

Afrique-Chine : L’AUDA-NEPAD et l’AIBO lancent le chantier du capital humain

Après les engagements stratégiques noués à Pékin au printemps dernier, l’AUDA-NEPAD accélère la mise en œuvre de son partenariat avec la Chine. Au centre des échanges, une ambition commune : investir dans les compétences, renforcer les institutions africaines et bâtir une coopération durable portée par le capital humain.

Ce mercredi 15 juillet 2026 a marqué une nouvelle étape de la coopération sino‑africaine. Quelques mois après les orientations stratégiques définies à Pékin en avril 2026, sous l’impulsion du PDG de l’AUDA‑NEPAD, S.E. Nardos Bekele‑Thomas, les discussions ont repris avec une intensité renouvelée. Elles traduisent la volonté des deux partenaires de convertir les engagements politiques en projets concrets au service du développement du continent.

L'AUDA-NEPAD
© L'AUDA-NEPAD

Le capital humain au centre de la diplomatie sino-africaine

Chargée de représenter la direction générale de l’organisation, la Directrice Symerre Grey-Johnson a conduit des échanges de haut niveau avec Wu Bin, président de l’Académie des Cadres pour les Affaires Internationales (AIBO), dans une atmosphère marquée par une convergence de vues sur l’avenir des relations Afrique-Chine. D’ailleurs, les deux responsables ont placé le développement du capital humain au premier rang des leviers capables d’accélérer la transformation économique et institutionnelle de l’Afrique.

Au fil des discussions, une vision commune s’est dessinée autour d’une coopération davantage orientée vers la formation des compétences, le partage d’expertise et l’accompagnement des réformes institutionnelles. Pour l’AUDA-NEPAD, chaque investissement dans les femmes et les hommes du continent représente une pierre supplémentaire dans la construction d’une Afrique plus compétitive, plus innovante et mieux préparée aux défis du XXIᵉ siècle. En effet, cette approche trouve un écho favorable auprès de l’AIBO, dont le président a réaffirmé la volonté de la Chine d’inscrire cette coopération dans la dynamique de l’Initiative « Ceinture et Route » et dans une logique de prospérité commune entre les pays du Sud.

Projets concrets : vers un Centre d’excellence et l’ISWA 2026 au Ghana

Les échanges ont rapidement dépassé le cadre des déclarations d’intention pour entrer dans celui des réalisations attendues. Les délégations ont exploré la création d’un Centre continental d’excellence consacré au capital humain et au développement institutionnel, un projet appelé à devenir un pôle de référence pour la formation des décideurs et des administrations africaines.

Par ailleurs, les responsables ont abordé le renforcement des échanges entre professionnels de santé, notamment les infirmiers et les sages‑femmes, ainsi que l’organisation de la Semaine des Compétences Industrielles Afrique 2026 (ISWA2026), prévue au Ghana. Ce rendez‑vous est appelé à rassembler gouvernements, partenaires techniques et acteurs industriels autour des défis liés aux compétences.

L'AUDA-NEPAD
© L'AUDA-NEPAD

Une feuille de route alignée sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine

Dans la continuité de cette dynamique, les deux institutions ont examiné plusieurs initiatives structurantes, parmi lesquelles le codéveloppement de programmes d’études adaptés aux besoins du continent, la mise en place de programmes permanents d’échanges de talents entre l’Afrique et la Chine ainsi que la création d’un Forum annuel dédié au capital humain et au développement institutionnel.

Ils ont également accordé une attention particulière à la mobilisation des financements nécessaires à ces ambitions et à la préparation d’un mémorandum d’entente aligné sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine, le Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), l’Initiative « Ceinture et Route » ainsi que les cadres stratégiques de coopération « 15×5 ».

Afrique–Chine : les talents au cœur d’une coopération durable

En somme, cette rencontre illustre l’évolution d’un partenariat qui place désormais les compétences, la formation et le renforcement des institutions au cœur de la relation entre l’Afrique et la Chine. Dans un contexte où le continent cherche à accélérer son industrialisation et à valoriser son potentiel démographique, l’AUDA-NEPAD et l’AIBO dessinent progressivement les contours d’une coopération fondée sur le transfert de savoir-faire, la montée en compétences des ressources humaines et une vision commune du développement durable.

À travers cette nouvelle séquence diplomatique, les deux partenaires donnent ainsi corps à une coopération qui mise sur les talents africains comme principal moteur de croissance, ouvrant la voie à une nouvelle génération d’initiatives capables de rapprocher les ambitions continentales des moyens nécessaires à leur concrétisation.

Tône 1 : Le conseil municipal ajuste son budget 2026

La décentralisation a un prix, et ce prix se chiffre en recettes fiscales, en investissements publics et en arbitrages budgétaires. Le lundi 13 juillet 2026, l’ambiance feutrée du Centre culturel Robert-Cornévin de l’Hôtel de Ville de Tône 1 abritait un exercice démocratique crucial. Les conseillers municipaux s’y sont réunis pour l’ouverture de leur troisième session ordinaire de l’année. L’objectif de ce grand rendez-vous est de faire parler les chiffres du premier semestre afin de financer les attentes très concrètes des citoyens.

Commune de Tône 1
© Commune de Tône 1

L’heure de l’audit pour le premier semestre

Gérer une commune, c’est d’abord maîtriser l’art du recouvrement. Après six mois d’exécution budgétaire, l’assemblée locale doit dresser un bilan sans concession de sa santé financière. Les élus savent que chaque projet de route, d’école ou de marché dépend directement de la capacité de la municipalité à mobiliser ses propres ressources.

Pour transformer les promesses de campagne en chantiers visibles, le conseil municipal doit concevoir de nouvelles stratégies afin d’optimiser les recettes fiscales locales. C’est le message porté par le premier adjoint au maire, Flindjo Kossi, qui a présidé les débats au nom de Madame le Maire. Il a également exhorté ses collègues à faire preuve d’une rigueur technique absolue et d’un esprit constructif, rappelant que l’intérêt général de Tône 1 ne souffre d’aucun amateurisme en matière de gestion.

Le budget supplémentaire comme levier de relance

Le cœur des débats de cette session de juillet bat également au rythme des ajustements comptables. Les conseillers se penchent sur l’adoption d’un budget supplémentaire pour l’année 2026. Ce mécanisme financier permet ainsi de corriger la feuille de route initiale en y intégrant les excédents et les résultats techniques de l’exercice précédent.

Ce réajustement budgétaire vise principalement à sécuriser les chantiers d’infrastructures en cours et à débloquer les enveloppes nécessaires aux futurs travaux de modernisation de la commune. Dans cette collectivité en pleine croissance, la réaffectation rapide des ressources constitue, en effet, le meilleur moyen d’éviter l’enlisement des chantiers publics.

Commune de Tône 1
© Commune de Tône 1

Des bureaux climatisés à la poussière des pistes

La décentralisation ne se décrète pas depuis les bureaux de l’Hôtel de Ville. Conscients de cette réalité, les élus de Tône 1 prévoient de quitter la salle de délibération au cours de la session pour effectuer des visites de terrain. Cette démarche de proximité vise à confronter les lignes budgétaires aux doléances réelles des administrés. Rencontrer les citoyens sur leur propre terrain reste le meilleur moyen de vérifier l’utilité publique des dépenses de la commune.

Pour légitimer cette grande messe financière, une union sacrée s’est formée lors de la séance d’ouverture. Autour de la table des délibérations, le secrétaire général de la préfecture de Tône, représentant de l’autorité de tutelle, siégeait aux côtés des chefs des services déconcentrés de l’État, des chefs de canton ainsi que des délégués des comités locaux de développement. Cette alliance entre la rigueur administrative de l’État, la légitimité de la chefferie traditionnelle et l’engagement communautaire montre que le développement de Tône 1 est désormais l’affaire de tous.