Forces de sécurité, autorités publiques et partenaires internationaux se réunissent à Lomé pour renforcer un modèle qui mise sur la confiance entre les populations et les services de sécurité. L’objectif est de consolider une approche préventive face aux défis sécuritaires.
Face à l’évolution des menaces sécuritaires dans la sous-région, le Togo poursuit sa stratégie de rapprochement entre les forces de défense et les citoyens. C’est dans cette dynamique que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en partenariat avec le ministère de la Sécurité et de la Protection civile et le Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS), organise les 22 et 23 juillet 2026 un atelier conjoint consacré à la police communautaire.
Cette rencontre réunit les principaux acteurs engagés dans la sécurité de proximité afin d’évaluer les expériences déjà menées sur le terrain et d’identifier de nouvelles pistes pour renforcer la coopération entre les populations et les forces de sécurité.
Capitaliser les expériences pour renforcer la prévention
Par ailleurs, cet atelier ambitionne de dresser un bilan des initiatives déjà mises en œuvre dans le domaine de la police communautaire au Togo. Les participants examineront les acquis enregistrés, les difficultés rencontrées ainsi que les mécanismes susceptibles d’améliorer l’efficacité de cette approche, qui privilégie la prévention, l’écoute et le dialogue avec les communautés.
Le but est également de consolider les relations de confiance entre les citoyens et les forces de sécurité, considérées comme un élément essentiel pour anticiper les risques, prévenir les tensions et renforcer la stabilité dans les localités.
Une approche fondée sur le partenariat avec les communautés
La police communautaire repose sur un principe fondamental : faire des populations de véritables partenaires de la sécurité publique. Cette approche encourage une collaboration permanente entre les forces de sécurité, les autorités locales, les leaders communautaires et les citoyens afin de mieux identifier les préoccupations, prévenir les conflits et favoriser une réponse adaptée aux défis sécuritaires.
Dans un contexte régional marqué par la montée des menaces transfrontalières, cette stratégie apparaît comme un outil complémentaire aux dispositifs sécuritaires classiques.
L’OIM accompagne la stratégie sécuritaire du Togo.
À travers son bureau au Togo et le programme MSEC (Mécanisme de stabilité des États côtiers), l’Organisation internationale pour les migrations réaffirme son engagement à soutenir les efforts des autorités togolaises en faveur d’une sécurité plus inclusive et durable.
Cette initiative s’inscrit dans une vision qui privilégie non seulement le renforcement des capacités des forces de sécurité, mais également la participation active des communautés à la préservation de la paix.
En favorisant le dialogue, la confiance mutuelle et la coopération entre les différents acteurs, le gouvernement togolais et ses partenaires entendent consolider un modèle de sécurité de proximité capable de répondre efficacement aux défis actuels tout en renforçant la résilience des communautés.
En définitive, cette démarche s’inscrit dans une logique de protection et de stabilité : toutes ces initiatives sont pensées pour le bien de la population, afin de garantir une sécurité durable et une confiance renforcée entre citoyens et forces de défense.
Accusée de sorcellerie par son propre père, une adolescente de 16 ans n’a jamais eu la chance d’être protégée. La justice nigériane a condamné le pasteur Ubong Bassey Etim à la peine capitale, dans une affaire qui ravive le débat sur les violences liées aux croyances et la protection des personnes vivant avec un handicap.
La justice nigériane a rendu un verdict d’une rare sévérité dans une affaire qui a profondément choqué l’opinion publique. La Haute Cour de Calabar, dans l’État de Cross River, a condamné à la peine de mort par pendaison le pasteur Ubong Bassey Etim, 51 ans, reconnu coupable du meurtre de sa fille âgée de 16 ans.
Selon les éléments retenus par la justice, l’adolescente, porteuse de trisomie 21, avait été injustement accusée de sorcellerie par son père. Au lieu de bénéficier de la protection et de l’accompagnement auxquels tout enfant a droit, elle a été victime de violences qui lui ont coûté la vie.
En prononçant cette condamnation, la Haute Cour a retenu la qualification de meurtre et appliqué la peine prévue par la législation nigériane pour ce type de crime.
Un verdict implacable de la justice nigériane
Au-delà du verdict, cette tragédie remet en lumière un phénomène qui continue d’inquiéter les organisations de défense des droits humains dans plusieurs régions d’Afrique : les accusations de sorcellerie visant des enfants ou des personnes vulnérables.
Dans certains contextes, des croyances profondément ancrées conduisent encore à des violences, à des abandons ou à des discriminations contre des personnes accusées, sans preuve, de pratiques occultes. Les enfants en situation de handicap figurent parmi les victimes les plus exposées à ces stigmatisations.
Qu’est-ce que la trisomie 21 ? (Démystifier le handicap)
Contrairement à certaines idées reçues, la trisomie 21 n’a aucun lien avec des croyances mystiques ou surnaturelles.
Il s’agit d’une anomalie génétique présente dès la naissance. Habituellement, chaque être humain possède 46 chromosomes, répartis en 23 paires. Chez les personnes atteintes de trisomie 21, une copie supplémentaire du chromosome 21 est présente, portant leur nombre total de chromosomes à 47.
Cette particularité peut entraîner un développement intellectuel plus lent ainsi que certaines caractéristiques physiques ou des problèmes de santé associés. Toutefois, grâce à un suivi médical, à l’éducation spécialisée et à un environnement familial bienveillant, de nombreuses personnes vivant avec la trisomie 21 poursuivent leurs études, travaillent, développent leurs talents et participent pleinement à la vie sociale.
La trisomie 21 est donc une condition génétique, et non une maladie contagieuse, une malédiction ou une manifestation de sorcellerie.
Un signal fort pour la protection des enfants en situation de handicap
Cette affaire rappelle avec brutalité que les enfants, en particulier ceux vivant avec un handicap, demeurent parmi les personnes les plus vulnérables face aux violences familiales et aux préjugés.
Les organisations de défense des droits de l’enfant appellent régulièrement les États à renforcer la sensibilisation des communautés, à lutter contre les croyances qui alimentent les violences et à garantir une protection effective des enfants en situation de handicap.
En somme, la justice nigériane affirme, par ce jugement, que les crimes commis contre les personnes les plus vulnérables engagent pleinement la responsabilité pénale de leurs auteurs et entraînent les sanctions les plus lourdes prévues par la loi.
En s’associant à la HAPLUCIA et à l’Association ouest-africaine du commerce transfrontalier, l’Université de Kara franchit une nouvelle étape dans son développement. L’établissement entend désormais rapprocher davantage la formation académique des réalités du terrain en préparant des diplômés capables de relever les défis de la bonne gouvernance, de l’innovation et de l’intégration économique régionale.
L’Université de Kara accélère sa transformation. En l’espace d’une journée, l’institution a posé deux jalons majeurs dans sa stratégie de modernisation en concluant des partenariats qui dépassent le simple cadre académique. L’un vise à faire de l’intégrité un pilier de la formation universitaire, tandis que l’autre ouvre de nouvelles perspectives dans la recherche appliquée et le développement du secteur agroalimentaire.
Signés ce mercredi 22 juillet 2026 sur le campus Nord, ces accords traduisent une volonté affirmée de rapprocher davantage l’université des enjeux auxquels le Togo et l’Afrique de l’Ouest sont confrontés.
Former des diplômés qui conjuguent compétence et intégrité
Premier acte de cette nouvelle dynamique : la signature d’un accord-cadre entre l’Université de Kara et la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA). Un mois seulement après la création d’un comité de réflexion chargé d’intégrer la lutte contre la corruption dans les programmes de formation, l’université franchit une nouvelle étape en institutionnalisant cette collaboration.
Paraphé par la présidente de l’Université de Kara, Pr Prénam Houzou-Mouzou, et le président de la HAPLUCIA, Kimeabalou Aba, cet accord, conclu pour une durée de quatre ans renouvelable, prévoit une coopération dans plusieurs domaines, notamment la recherche scientifique, les échanges de données, la sensibilisation et la promotion de la culture de l’intégrité au sein de la communauté universitaire.
À travers cette initiative, l’établissement entend préparer des cadres capables d’exercer leurs responsabilités dans le respect des principes de bonne gouvernance et de transparence.
L’agroalimentaire devient un nouveau laboratoire d’innovation
Le second partenariat ouvre un autre chantier tout aussi stratégique. L’Université de Kara a signé une convention avec l’Association Ouest-africaine du Commerce Transfrontalier des produits alimentaires agro-sylvo-pastoraux et halieutiques (AOCTA). Conclu pour une période de trois ans renouvelable, cet accord vise à renforcer la coopération entre le monde universitaire et les acteurs économiques intervenant dans les chaînes de valeur agricoles et alimentaires.
Au-delà de la recherche, les deux institutions ambitionnent de développer des projets innovants, de favoriser le transfert de connaissances et d’encourager des solutions adaptées aux réalités du commerce régional des produits agricoles. Cette collaboration devrait également contribuer à rapprocher les travaux scientifiques des besoins concrets des producteurs, des transformateurs et des opérateurs économiques.
Une université qui s’ouvre davantage sur son environnement
Ces deux accords illustrent une évolution du rôle de l’Université de Kara. L’établissement ne souhaite plus être uniquement un lieu de transmission des connaissances. Il entend devenir un acteur du développement en créant des passerelles permanentes entre la recherche, les institutions publiques et le secteur privé.
Cette approche favorise une meilleure adéquation entre les formations proposées et les compétences recherchées sur le marché du travail, tout en renforçant la contribution de l’université aux politiques publiques et au développement économique.
Par ailleurs, ces partenariats pourraient transformer le parcours des étudiants de l’Université de Kara.
Grâce à la collaboration avec la HAPLUCIA, ils auront davantage accès à des formations spécialisées, à des conférences, à des projets de recherche et à des activités de sensibilisation qui renforceront leur culture de l’éthique et de la gouvernance. Des compétences de plus en plus recherchées dans les administrations publiques, les organisations internationales et les entreprises.
L’accord avec l’AOCTA ouvre, quant à lui, des perspectives encore plus concrètes. Les étudiants pourront bénéficier de collaborations avec les professionnels du secteur agroalimentaire, participer à des projets de recherche appliquée, multiplier les stages et développer des innovations répondant aux besoins des filières agricoles et du commerce transfrontalier.
En rapprochant l’université du monde professionnel et des institutions publiques, ces deux partenariats renforcent ainsi l’employabilité des futurs diplômés, stimulent leur capacité d’innovation et leur offrent un environnement propice à l’acquisition d’une expérience pratique avant même leur entrée sur le marché du travail. L’Université de Kara affirme ainsi son ambition de former des diplômés compétents, responsables et mieux préparés à relever les défis du développement du Togo et de l’Afrique de l’Ouest.
France, 22 juillet 2026 – La disparition tragique de Thomas, un jeune danseur togolais installé en France depuis environ six mois, provoque une vive émotion au sein de la communauté togolaise et alimente de nombreuses interrogations sur les circonstances de son décès.
Des circonstances troublantes et des versions divergentes
Selon plusieurs témoignages, Thomas avait rejoint en France son épouse, de nationalité française, qu’il avait épousée quelques mois auparavant. On aurait retrouvé son corps sans vie dans le jardin du domicile, présentant une grave blessure à la gorge. D’après les informations recueillies, son épouse affirme qu’il se serait lui-même infligé cette blessure. Toutefois, certains proches remettent aujourd’hui cette version en question.
Une mise en garde lancée la veille du drame
La veille de son décès, Thomas aurait confié à un ami rencontré lors d’un événement : « Si tu me laisses partir avec ces gens avec qui je suis ici, je suis mort. » Selon ce témoignage, les personnes qu’il désignait ainsi seraient son épouse et l’ancien compagnon de celle-ci.
L’enquête judiciaire doit encore éclaircir les faits.
À ce stade, ces éléments reposent essentiellement sur des témoignages et des informations que le public relaie, sans que les autorités judiciaires françaises n’aient apporté de confirmation officielle. Les investigations en cours doivent donc encore déterminer les circonstances exactes de ce décès.
La diaspora togolaise exige la vérité.
Cette affaire suscite une forte émotion au sein de la diaspora togolaise, où de nombreuses voix réclament la vérité sur les causes de la mort de Thomas. En attendant les conclusions de l’enquête, la prudence reste de mise afin d’éviter toute conclusion hâtive ou accusation non étayée.
L’opinion publique togolaise suit désormais cette affaire avec une attention particulière, dans l’espoir que les investigations permettront d’établir la réalité des faits et de rendre justice si l’enquête établit des responsabilités.
Derrière chaque laboratoire performant se cache souvent un chercheur qui a consacré sa vie à former d’autres chercheurs. À l’Université de Lomé, cette conviction a pris tout son sens avec l’hommage rendu au professeur Mohou, figure majeure de la physique des matériaux au Togo. Plus qu’une cérémonie de départ à la retraite, l’événement a mis en lumière le rôle stratégique de la recherche scientifique dans la souveraineté technologique et énergétique de l’Afrique.
Un héritage scientifique qui dépasse les amphithéâtres
Pendant trois jours, du 15 au 17 juillet 2026, l’Auditorium de l’Université de Lomé est devenu le point de rencontre de chercheurs venus de plusieurs pays. Officiellement organisé autour d’un colloque international et d’un hommage au professeur Mohou, l’événement a surtout offert une réflexion sur la place de la science africaine face aux grands défis du XXIᵉ siècle.
Spécialiste reconnu des semi-conducteurs et de l’optoélectronique, le professeur Mohou laisse derrière lui 35 années consacrées à la recherche, à la formation universitaire et au développement du Laboratoire de Physique des Matériaux et des Composants à Semi-conducteurs (LPMCS).
Ses travaux ont notamment porté sur les matériaux utilisés dans les cellules solaires et les dispositifs optoélectroniques, des domaines aujourd’hui au cœur des innovations liées aux énergies renouvelables.
Former des chercheurs, une contribution aussi importante que publier
Au fil des interventions, un même message est revenu avec insistance : la véritable mesure d’un scientifique ne réside pas uniquement dans ses publications, mais dans les femmes et les hommes qu’il a formés. En ouvrant la cérémonie au nom du président de l’Université de Lomé, le professeur Edinam Kola a rappelé qu’une université ne se construit pas seulement avec des bâtiments ou des équipements de pointe. Elle repose avant tout sur l’engagement de chercheurs capables de transmettre leur savoir et de bâtir des équipes scientifiques durables.
Le professeur Eklu-Gadegbeku, doyen de la Faculté des Sciences, a décrit le professeur Mohou comme un bâtisseur ayant profondément marqué le département de physique et contribué à structurer le LPMCS.
Quand la recherche africaine dialogue avec le monde
L’hommage s’est prolongé par un colloque scientifique international réunissant, en présentiel et à distance, des enseignants-chercheurs issus de plusieurs pays. Les échanges ont porté sur les avancées en physique des matériaux, un domaine dont les applications concernent aussi bien les technologies électroniques que les systèmes photovoltaïques ou encore les composants utilisés dans les équipements de nouvelle génération. En accueillant cette rencontre scientifique, l’Université de Lomé confirme son ambition de renforcer sa visibilité dans les réseaux internationaux de recherche.
Professeur Mohou : une carrière dédiée aux générations formées
Très applaudi, le professeur Mohou a choisi de parler moins de ses travaux que des personnes rencontrées tout au long de son parcours. Revenant sur ses trente-cinq années de carrière, il a estimé qu’une vie universitaire se mesure avant tout à l’impact laissé sur les générations formées. Pour lui, la retraite ne constitue pas une fin, mais une simple étape administrative, sa passion pour la recherche demeurant intacte.
Cette vision a trouvé un écho particulier dans les témoignages de ses anciens étudiants, collègues et proches, qui ont salué autant le scientifique que l’homme, reconnu pour sa rigueur, sa discrétion et son sens de la transmission.
Un signal fort pour l’avenir de la recherche togolaise
L’événement traduit une volonté plus large : faire de la recherche scientifique un levier de développement national. À travers le Laboratoire de Physique des Matériaux et des Composants à Semi-conducteurs, l’Université de Lomé entend poursuivre les travaux dans des secteurs stratégiques comme les matériaux avancés, les technologies des semi-conducteurs et les solutions énergétiques de demain.
À l’heure où les pays africains cherchent à renforcer leurs capacités en innovation et en transition énergétique, la carrière du professeur Mohou rappelle qu’investir dans les chercheurs est aussi déterminant qu’investir dans les infrastructures. Les découvertes de demain commencent souvent par la transmission du savoir aujourd’hui.
L’entreprise chinoise UBTech a dévoilé sa nouvelle génération d’androïdes bioniques à l’apparence humaine hyperréaliste. Vendus à partir de 15 500 euros, ces « compagnons émotionnels » ciblent un marché colossal : les millions de personnes souffrant de solitude, notamment les célibataires et les seniors.
En Chine, la technologie s’attaque à l’un des plus grands fléaux du XXIe siècle : l’isolement social. UBTech, géant mondial de la robotique, a récemment présenté, sous sa marque grand public UWorld, une gamme inédite de robots humanoïdes baptisée U1. Oubliez les bras articulés d’usine ou les automates robotiques sans âme ; l’entreprise fait le pari de ramener le robot directement dans votre salon, avec une promesse forte, presque vertigineuse : offrir de l’affection « pour la vie ».
Un marché colossal face à une urgence sociale
La solitude s’impose désormais comme un enjeu majeur de santé publique en Chine. Avec le lancement du robot compagnon U1, UBTech cible deux publics particulièrement vulnérables : les célibataires, estimés à plus de 120 millions, et les seniors, dont le nombre dépasse les 320 millions et ne cesse de croître avec le vieillissement accéléré de la population. Pour Michael Tam, directeur général d’UWorld, ces groupes expriment un besoin pressant de compagnie, capable d’apporter un véritable réconfort affectif et de rompre l’isolement.
Une prouesse technique au service du mimétisme humain
Pour que l’illusion fonctionne et que l’attachement se crée, la mécanique pure ne suffit plus. L’androïde doit paraître humain, et UBTech n’a pas lésiné sur les moyens :
Hyperréalisme : le robot est doté d’une peau souple en silicone reproduisant les pores et les rides, allant jusqu’au mimétisme des veines sur les modèles les plus avancés.
Expressivité : équipé de 88 articulations motorisées, le robot peut afficher près de 300 micro-expressions faciales, cligner des yeux et soutenir le regard de son interlocuteur.
Intelligence conversationnelle : animé par un modèle d’IA générative centré sur les émotions, le robot apprend à connaître son propriétaire, adapte le ton de sa voix et propose des paroles apaisantes s’il détecte de la fatigue ou du stress.
Pas de ménage, juste de l’empathie
Contrairement aux promesses classiques de la robotique domestique, le U1 n’effectue aucune tâche ménagère (ni cuisine, ni repassage). Il ne s’agit pas non plus d’un androïde destiné à des relations intimes. Sa fonction est strictement conversationnelle et émotionnelle. Il est programmé pour :
écouter patiemment les soucis du quotidien ;
détecter des signes de faiblesse et rappeler la prise de médicaments ;
suggérer des tenues vestimentaires ou proposer des activités, comme regarder un match de football ensemble.
Le prix de cette présence artificielle s’échelonne selon le niveau de réalisme souhaité. Le modèle d’entrée de gamme (le « U1 Lite », qui se résume à un demi-buste) est commercialisé à partir de 119 800 yuans (environ 15 500 euros). Quant au modèle « Ultra », offrant un corps complet et le réalisme le plus poussé, la facture dépasse allègrement les 128 000 euros.
La prouesse technologique impressionne, mais elle soulève des dilemmes éthiques. Un robot à 15 500 euros répond-il vraiment au besoin inné de connexion humaine ou traduit-il la marchandisation des sentiments ? Le risque de dépendance affective, ainsi que les inquiétudes liées à la protection des données — l’androïde filmant et écoutant en permanence — alimentent déjà le débat.
L’innovation est indéniable, mais les experts s’interrogent : un androïde peut-il combler le vide relationnel ou risque-t-il, au contraire, d’accentuer l’isolement en remplaçant un lien authentique par une simulation ? Malgré ces interrogations, la demande explose : UBTech revendique plus de 13 300 précommandes, preuve qu’un nombre croissant de personnes sont prêtes à payer cher pour une machine qui leur répond avec bienveillance.
Alors que l’intelligence artificielle affective progresse à grande vitesse, UBTech parie que la technologie deviendra notre prochain interlocuteur. Reste à savoir si ces compagnons de métal et de code sauront réellement réchauffer les foyers les plus silencieux.
Lomé engage un chantier inédit sur la qualité de la dépense publique. Pendant dix jours, 118 hauts cadres de l’administration vont examiner les politiques budgétaires de dix ministères et institutions afin d’évaluer si les ressources publiques profitent équitablement aux femmes et aux hommes. Derrière cette démarche technique se cache un enjeu économique majeur : améliorer la performance des dépenses de l’État en orientant les financements là où leur impact est le plus important.
Quand la performance budgétaire passe par l’égalité
Les débats qui se sont ouverts ce 20 juillet au Palais des Congrès de Lomé dépassent largement la question de l’égalité entre les sexes. L’objectif affiché est aussi de renforcer l’efficacité économique de l’action publique.
Conduit par le ministère de l’Économie et des Finances, à travers la Direction générale du Budget et des Finances, avec l’appui du Projet de Modernisation et de Renforcement des Capacités de l’Administration pour la Délivrance des Services (PMADS), l’atelier national d’analyse situationnelle genre constitue une nouvelle étape dans la réforme de la gestion des finances publiques au Togo.
Durant dix jours, jusqu’au 31 juillet, les équipes passeront en revue les politiques et programmes de dix ministères et institutions afin de mesurer leurs effets réels sur les populations, en tenant compte des différences entre les femmes et les hommes.
Une meilleure allocation des ressources publiques en ligne de mire
Au-delà des principes, l’exercice vise à répondre à une question fondamentale : les ressources publiques sont-elles orientées vers les besoins réels des citoyens ? Pour y répondre, 118 responsables de programmes, directeurs de la planification, responsables financiers et points focaux genre travailleront à partir de données sectorielles afin d’identifier les écarts existants, d’en analyser les causes et de proposer des réorientations budgétaires. L’ambition est de faire de la Budgétisation Sensible au Genre (BSG) un véritable outil d’aide à la décision plutôt qu’un simple principe inscrit dans les documents de politique publique.
L’efficacité économique au cœur de la réforme
Pour Mme Hoafa Amé Mawusé, Point focal national de la Budgétisation Sensible au Genre, cette démarche doit permettre d’améliorer la qualité des décisions budgétaires. Selon elle, la réalisation de diagnostics fondés sur des données objectives offrira aux décideurs une meilleure visibilité pour répartir les crédits publics, accroître la performance des programmes et optimiser l’utilisation des finances de l’État. Elle estime également que les résultats attendus devront être traduits en mesures concrètes lors des prochains exercices de planification et de préparation du budget.
Les analyses préliminaires mettent en évidence des disparités persistantes dans plusieurs secteurs. L’accès aux services publics demeure inégal selon le sexe, tandis que les femmes restent sous-représentées dans certaines sphères décisionnelles. Ces écarts sont souvent accentués par les différences entre zones urbaines et rurales, par le niveau de pauvreté ou encore par l’âge des bénéficiaires. Les responsables de l’atelier reconnaissent également que l’insuffisance de données statistiques ventilées par sexe limite encore la capacité de l’administration à cibler efficacement les interventions publiques.
Des livrables attendus pour orienter les prochains budgets
Les travaux doivent déboucher sur une série d’outils destinés à guider les futurs arbitrages budgétaires. À l’issue des dix jours, les participants prévoient de produire dix rapports sectoriels, une cartographie des principales insuffisances observées, une liste d’interventions prioritaires intégrant la dimension genre ainsi qu’une feuille de route nationale précisant les responsabilités et le calendrier de mise en œuvre. Ces documents devraient servir de référence lors des prochains cycles de programmation budgétaire.
Fini l’aveuglement budgétaire ! Avec cette démarche inédite, l’État togolais entend dépoussiérer sa gouvernance économique pour placer l’analyse du genre au cœur du réacteur financier. L’ambition est claire : arrêter de financer « à l’aveugle » pour cibler chirurgicalement les besoins réels. Reste l’étape la plus cruciale, celle du passage à l’acte. Si les futurs budgets de l’État reflètent les ambitions de ces dix jours de travaux, Lomé posera les jalons d’un développement économique bien plus percutant, où chaque denier public comptera vraiment.
L’enseignement supérieur prend racine dans la commune Lacs 3. Avec la pose de la première pierre de l’Institut Supérieur d’Excellence et d’Innovation Technologique (ISEIT-B), les autorités locales affichent une ambition qui dépasse la seule création d’un établissement universitaire : faire de Dagué un nouveau pôle de formation, d’investissement et de développement territorial au Togo.
Une université comme moteur de développement local
Le terrain est encore vierge, mais les ambitions sont déjà bien définies. Samedi 18 juillet 2026, à Dagué, la cérémonie de lancement des travaux de l’ISEIT-B a marqué le début d’un projet appelé à transformer durablement le paysage éducatif de la commune Lacs 3.
Loin d’être une infrastructure banale, le futur institut est présenté comme un levier de développement capable d’attirer étudiants, enseignants, investisseurs et nouvelles activités économiques dans cette partie de la préfecture des Lacs.
La cérémonie a réuni les autorités administratives, municipales, coutumières, religieuses ainsi que plusieurs partenaires du projet, témoignant de l’importance accordée à cette initiative.
L’un des principaux défis auxquels répond le projet est celui de l’accès à l’enseignement supérieur. Jusqu’ici, de nombreux jeunes de la commune étaient contraints de quitter leur localité pour poursuivre leurs études universitaires ailleurs.
Le futur ISEIT-B entend inverser cette tendance en offrant une formation supérieure de proximité, orientée vers l’excellence et l’innovation technologique. Pour son fondateur et promoteur, Adouvi Koffi, investir dans l’éducation revient à préparer les compétences dont le pays aura besoin demain.
En rappelant que l’école demeure le socle du développement humain, il a insisté sur la nécessité de bâtir un établissement capable de former une jeunesse qualifiée, créative et tournée vers les défis du développement national.
Le projet prévoit la construction d’un vaste complexe universitaire comprenant un bloc pédagogique et administratif, 59 salles de classe, un amphithéâtre, une cantine et un parking. Ces infrastructures sont conçues pour offrir un environnement d’apprentissage répondant aux standards actuels de l’enseignement supérieur et accompagner l’augmentation attendue du nombre d’étudiants.
Le projet ambitionne aussi de créer un véritable écosystème universitaire susceptible de stimuler l’économie locale.
Lacs 3 parie sur les retombées économiques
Pour le maire de la commune Lacs 3, Anani Messan, l’impact de cette future université ne se limitera pas au secteur éducatif. Selon lui, l’arrivée d’un établissement d’enseignement supérieur favorisera le développement de logements, l’ouverture de nouveaux commerces, la création d’activités de services et le renforcement du tissu économique local.
Il estime également que cette implantation contribuera à améliorer les compétences des jeunes tout en réduisant les contraintes liées à la mobilité des étudiants. La municipalité a d’ailleurs réaffirmé sa volonté d’accompagner toutes les initiatives susceptibles de renforcer l’attractivité du territoire et de soutenir la formation de la jeunesse.
Présent à la cérémonie, le préfet des Lacs, Datè Benissan-Tétévi, a salué une initiative qui vient renforcer l’offre nationale d’enseignement supérieur.
Il a souligné que le rapprochement des infrastructures universitaires des populations constitue un facteur crucial de développement du capital humain et s’inscrit dans les orientations nationales en matière d’éducation et de formation professionnelle.
La présence des autorités traditionnelles, des forces de défense et de sécurité ainsi que des responsables administratifs a donné un caractère institutionnel à cette cérémonie qui marque officiellement le lancement des travaux.
Avec cette première pierre, Dagué ne pose pas seulement les fondations d’un nouvel établissement universitaire, elle ouvre également la voie de l’avenir à ses enfants. La commune Lacs 3 engage ainsi une stratégie de développement fondée sur le savoir, l’innovation et la qualification des ressources humaines.
Si les responsables respectent le calendrier de réalisation, l’ISEIT‑B deviendra, à terme, un nouveau centre d’attraction académique dans la région des Lacs et contribuera à créer un environnement favorable à l’emploi, à l’entrepreneuriat et à la croissance locale.
À Lomé, courir n’était pas le seul objectif ce samedi 18 juillet. Dans les rues de la commune du Golfe 3, des centaines de participants ont troqué l’effort physique contre un engagement écologique. À l’initiative du Rotary Club Lomé Acacia, une vaste opération d’éco-jogging a mobilisé habitants, associations et autorités locales autour d’un même défi : rendre la ville plus propre tout en sensibilisant aux enjeux environnementaux.
Lutter contre la pollution tout en promouvant un mode de vie sain. C’est le pari relevé par la Commune du Golfe 3 et le Rotary Club Lomé Acacia, qui ont uni leurs efforts à l’occasion d’une grande activité d’éco-jogging organisée dans le cadre du cinquième anniversaire du club service.
Dès les premières heures de la matinée, plus de 250 participants se sont retrouvés pour parcourir plusieurs artères de la commune. Aux côtés des membres du Rotary figuraient des responsables municipaux, des jeunes, des associations, des partenaires ainsi que de nombreux citoyens venus contribuer à cette action collective.
Loin d’une banale course de loisir, cette initiative a transformé les participants en véritables acteurs de l’assainissement urbain.
Tout au long de l’itinéraire, les volontaires ont ramassé des bouteilles en plastique, des emballages et divers déchets non biodégradables abandonnés sur la voie publique. À chaque arrêt, sacs à la main, ils ont contribué à débarrasser les espaces publics de déchets susceptibles de dégrader le cadre de vie ou d’obstruer les systèmes d’évacuation des eaux.
Les déchets collectés seront ensuite transférés vers une structure spécialisée afin d’être recyclés, donnant une seconde vie à une partie des matériaux récupérés.
Au-delà de l’opération de ramassage, les organisateurs ont voulu faire de cette journée un moment de sensibilisation aux comportements écoresponsables.
La rencontre s’est ainsi poursuivie dans une ambiance conviviale avec une séance de Zumba, symbole de la promotion de l’activité physique, avant des échanges consacrés à l’hygiène corporelle et aux bonnes pratiques favorables à la santé publique.
Ces activités ont permis de rappeler que la préservation de l’environnement passe aussi par des gestes quotidiens, qu’il s’agisse de mieux gérer ses déchets ou d’adopter des habitudes de vie plus saines.
Faire de l’engagement citoyen un levier de développement local
À travers cette initiative, la Commune du Golfe 3 et le Rotary Club Lomé Acacia illustrent une approche participative de la gestion environnementale, où les citoyens deviennent des acteurs directs de l’amélioration de leur cadre de vie.
Dans un contexte où les villes africaines font face à une augmentation constante des déchets urbains, ce type d’action met en évidence le rôle que peuvent jouer les collectivités locales, les organisations de la société civile et les habitants dans la promotion d’une culture de propreté et de recyclage.
En plus des sacs de déchets remplis lors de cette matinée, l’éco-jogging laisse surtout un message : la transition vers des villes plus propres et plus durables ne dépend pas uniquement des pouvoirs publics. Elle repose aussi sur la capacité des citoyens à transformer les gestes les plus simples en véritables actions en faveur de l’environnement.
Trente-neuf jours après le coup d’envoi à Mexico, la Roja a dompté l’Argentine tenante du titre (1-0) dimanche soir au MetLife Stadium, décrochant un deuxième sacre planétaire seize ans après celui de 2010. La France, éliminée en demi-finale, termine quatrième d’une édition inédite à quarante-huit équipes.
Finale Coupe du monde 2026 : un sacre arraché dans la prolongation
Il aura fallu attendre les cent vingt minutes pour départager deux sélections que tout, ou presque, semblait réunir. Devant plus de quatre-vingt mille spectateurs à East Rutherford, dans le New Jersey, l’Espagne de Luis de la Fuente a fini par faire craquer une Argentine solide mais émoussée physiquement, décrochant son deuxième titre mondial après celui conquis en Afrique du Sud en 2010. Le sélectionneur espagnol a salué la maturité et la fraîcheur collective de son groupe, construit autour d’une génération formée dans le sillage du FC Barcelone. Au‑delà de ces qualités, Luis de la Fuente a su mettre en avant la solidarité et la capacité de sacrifice de ses joueurs tout au long de la compétition. Cette stratégie a véritablement porté ses fruits, puisqu’elle leur a valu un trophée largement mérité.
En face, Lionel Scaloni n’a pas caché sa fierté du parcours accompli par des Argentins venus défendre leur couronne conquise au Qatar quatre ans plus tôt. La remise du trophée, à laquelle a assisté le président américain Donald Trump aux côtés des dirigeants de la FIFA, a clos une soirée qui restera comme l’une des plus disputées de l’histoire récente des finales mondiales, tant l’écart entre les deux équipes, sur la feuille de match comme sur le terrain, s’est révélé ténu jusqu’au bout.
Rodri et Mbappé, rois de la nuit
Sur le plan individuel, le Ballon d’or adidas récompensant le meilleur joueur du tournoi est revenu à Rodri, milieu de terrain espagnol dont l’influence dans l’entrejeu de la Roja a été jugée déterminante tout au long de la campagne américaine. Le Soulier d’or adidas, lui, a couronné un Français : bien que les Bleus n’aient pas soulevé le trophée, Kylian Mbappé termine meilleur buteur de l’édition avec dix réalisations, un total qui lui permet de devenir, avec vingt-deux buts cumulés en Coupe du monde, le meilleur buteur de l’histoire de la compétition, hommes et femmes confondus.
Les autres distinctions individuelles ont largement souri au camp espagnol : le gardien Unai Simon a reçu le Gant d’or récompensant le meilleur portier du tournoi, tandis que le jeune défenseur Pau Cubarsi a été désigné meilleur jeune joueur de l’édition, confirmant la profondeur du vivier ibérique.
La Coupe du monde 2026 est la première édition disputée à quarante-huit équipes, contre trente-deux jusqu’en 2022. Coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada dans seize villes hôtes, elle a rassemblé cent quatre matchs sur trente-neuf jours, entre le coup d’envoi donné à Mexico le 11 juin et la finale du 19 juillet à East Rutherford — un format que la FIFA présente comme le plus dense de l’histoire du tournoi.
La France quatrième, au bout du chaos
Battus 0-2 en demi-finale par une équipe d’Espagne supérieure collectivement, les Bleus se sont ensuite inclinés dans un match pour la troisième place resté longtemps indécis, cédant face à l’Angleterre sur le score fleuve de 6-4. Une issue frustrante pour une génération emmenée par Mbappé et portée, tout au long du tournoi, par les performances remarquées de Michael Olise, mais qui repart d’Amérique du Nord sans le moindre trophée collectif malgré le Soulier d’or individuel de son capitaine.
En somme, cette 23ᵉ édition restera comme celle de la bascule vers un format élargi, dont les organisateurs devront désormais tirer les enseignements avant les prochaines campagnes de qualification. Reste, pour l’Espagne, la satisfaction d’avoir rejoint le cercle très restreint des nations doubles championnes du monde du XXIᵉ siècle.