Construire une maison, ouvrir un commerce ou cultiver un champ sous une ligne à haute tension peut sembler banal. Pourtant, ce geste du quotidien peut, à tout moment, se transformer en drame. À Dapaong, les autorités municipales ont décidé d’agir avant qu’un accident ne survienne.
Jeudi 9 juillet, la mairie de Tône 1 a réuni plus d’une centaine de participants au Centre Robert-Cornévin pour une vaste campagne de sensibilisation consacrée à l’occupation des emprises des lignes électriques de haute et basse tension. Une rencontre qui marque le début d’une offensive de prévention destinée à protéger les populations et à faire respecter les règles de sécurité autour des infrastructures électriques.
Prévenir plutôt que déplorer : la règle vitale des 52 mètres de sécurité
À l’origine de cette initiative figurent les instructions du ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, qui a demandé aux collectivités territoriales de prendre les mesures nécessaires pour libérer les emprises des lignes à haute tension.
Les autorités imposent une bande de sécurité de 52 mètres autour de ces installations et interdisent toute activité humaine — qu’il s’agisse d’habitations, de commerces ou d’exploitations agricoles. Pour les autorités, cette réglementation répond avant tout à un impératif de sécurité publique.
Derrière chaque pylône, il y a un risque réel » : les leaders locaux en première ligne
Conduite par le premier adjoint au maire de Tône 1, Flindjo Kossi, en présence du troisième adjoint au maire, du secrétaire général de la commune ainsi que des représentants de la Communauté Électrique du Bénin (CEB) et de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), la rencontre a rassemblé chefs traditionnels, responsables des services déconcentrés de l’État, chefs de quartiers, présidents des Comités cantonaux de développement (CCD), Comités villageois de développement (CVD), leaders communautaires et représentants de la société civile.
Tous ont été appelés à devenir les relais d’une campagne dont l’objectif dépasse le simple respect d’une règle administrative. Parce que derrière les pylônes et les câbles électriques se cachent des dangers souvent méconnus : électrocution par arc électrique, rupture de conducteurs ou encore accidents pouvant avoir des conséquences dramatiques pour les habitants installés trop près des ouvrages.
CEET et CEB : mieux comprendre les dangers des arcs et réseaux électriques
Au fil des échanges, les techniciens de la CEB et de la CEET ont répondu aux nombreuses interrogations des participants. Les discussions ont permis de lever plusieurs incompréhensions sur le fonctionnement des réseaux électriques, les distances de sécurité et les risques liés aux branchements anarchiques ou aux installations improvisées à proximité des lignes.
Cette démarche éducative a pour but de convertir les responsables communautaires en authentiques porte-parole de la prévention dans leur région.
Une campagne de terrain avant les opérations de déguerpissement
Les autorités municipales entendent désormais passer à une nouvelle étape. Elles prévoient d’identifier les zones concernées par les occupations irrégulières afin d’engager un dialogue direct avec les populations exposées. L’objectif affiché est de convaincre les occupants de quitter volontairement ces espaces dangereux avant d’envisager toute opération de libération des emprises.
À la fin de la rencontre, les participants ont reçu une mission claire : diffuser largement le message dans leurs villages et quartiers pour éviter que des familles ne soient confrontées, demain, à des déguerpissements forcés ou, pire encore, à un accident irréversible. Car à Dapaong, les autorités veulent rappeler une évidence souvent oubliée : sous une ligne à haute tension, chaque mètre de sécurité peut faire la différence entre une vie préservée et un drame.
Lomé s’est imposée, les 8 et 9 juillet 2026, comme un carrefour régional de la transition énergétique. En effet, experts américains, responsables gouvernementaux et acteurs du secteur électrique ouest‑africain s’y sont retrouvés pour approfondir les enjeux liés au stockage de l’énergie, une technologie de plus en plus stratégique pour accompagner la modernisation des réseaux électriques du continent.
Organisé par le ministère togolais de l’Énergie et des Ressources minérales, avec l’appui du Laboratoire national des Rocheuses (National Renewable Energy Laboratory) du département américain de l’Énergie, l’atelier a réuni des représentants des ministères, des autorités de régulation, des sociétés d’électricité et des opérateurs de réseaux venus de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
Le stockage par batteries (BESS) au cœur de la modernisation des réseaux électriques
Au centre des discussions figuraient les systèmes de stockage d’énergie par batteries (Battery Energy Storage Systems – BESS), considérés comme l’une des technologies clés pour améliorer la stabilité des réseaux électriques et accompagner l’intégration croissante des énergies renouvelables.
Ainsi, pendant deux jours, les participants ont bénéficié d’un programme de formation avancé combinant présentations techniques, études de cas et échanges d’expériences. L’objectif consistait à renforcer les capacités des institutions en leur fournissant des outils concrets pour optimiser la gestion des réseaux électriques, accroître leur résilience face aux perturbations et améliorer la continuité de l’approvisionnement en énergie.
Une coopération technique de haut niveau entre Washington et l’Afrique de l’Ouest
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des initiatives de coopération conduites par les États‑Unis en faveur du développement des compétences techniques dans le secteur énergétique africain. De fait, à travers le partage d’expertise et de technologies, les partenaires américains entendent accompagner les pays ouest‑africains dans la modernisation de leurs infrastructures électriques, tout en favorisant l’adoption de solutions innovantes adaptées aux défis énergétiques de la région.
Par ailleurs, pour les participants, le développement des systèmes de stockage constitue désormais un levier essentiel afin de rendre les réseaux plus performants, de sécuriser l’alimentation électrique et de soutenir le déploiement des sources d’énergie renouvelable.
Hub régional : Lomé s’impose comme la capitale de la transition énergétique ouest-africaine
En accueillant cet atelier de haut niveau, le Togo confirme sa volonté de se positionner comme un acteur engagé dans les réflexions poussées sur l’avenir énergétique de l’Afrique de l’Ouest. Au-delà du transfert de compétences, cette initiative illustre également le renforcement de la coopération entre Washington et les pays de la région dans un secteur considéré comme stratégique pour le développement économique.
À travers cette démarche, les États‑Unis affichent une double ambition : contribuer au renforcement de la sécurité énergétique en Afrique de l’Ouest grâce à leur expertise technologique, tout en consolidant les perspectives de coopération et les opportunités économiques dans le domaine des infrastructures énergétiques.
En somme, cet atelier marque une étape décisive : Lomé s’affirme comme un hub régional de la transition énergétique, tandis que les États‑Unis renforcent leur rôle de partenaire stratégique. Reste désormais à transformer ces engagements en projets concrets, capables de garantir une sécurité énergétique durable pour l’Afrique de l’Ouest.
Une nouvelle page s’ouvre pour les artisans des communes du Golfe 5 et du Golfe 7. Officiellement installé à la tête de la Chambre Consulaire des Métiers des communes du Golfe 5 et Golfe 7 (CCoM3), Raymondo Koffi Séssedé entend faire de cette institution un véritable levier de modernisation, de représentation et de promotion de l’artisanat local.
La cérémonie d’installation, organisée le mercredi 8 juillet 2026 dans la grande salle de réunion de l’IFAD d’Adidogomé, s’inscrit dans le vaste processus de mise en place des nouvelles Chambres de métiers de la préfecture du Golfe. Elle marque également le début d’une nouvelle mandature placée sous le signe de la gouvernance, de la proximité avec les artisans et du développement économique.
Une nouvelle gouvernance pour renforcer le secteur
Présidée par le préfet du Golfe, Agbodan Kossivi, la cérémonie a réuni le représentant du ministre chargé de l’Artisanat, la sénatrice et maire de la commune du Golfe 7, Dangbuié Afi Xolali Pascaline, le deuxième adjoint au maire, Djadja Kossi Senam, ainsi que de nombreuses autorités politico-administratives et les représentants des différentes branches professionnelles.
Au cœur de cette rencontre, Raymondo Koffi Séssedé, également président du Comité Villageois de Développement (CVD) de Ségbé-Douane, a officiellement reçu les attributs de sa fonction. Élu le 21 juin dernier à l’issue d’un scrutin conduit par une commission électorale ad hoc, il dirigera le CCoM3 pour un mandat de quatre ans.
Sa mission sera de porter la voix des artisans auprès des pouvoirs publics tout en accompagnant la structuration d’un secteur qui occupe une place importante dans l’économie locale.
« La confiance reçue doit se transformer en actions »
À peine installé, le nouveau président a fixé le cap de son mandat en appelant les artisans à faire bloc autour d’une vision commune.
« La confiance que nos pairs nous ont accordée est un appel à l’action. Ensemble, dans l’engagement, l’innovation et l’esprit de service, faisons rayonner nos métiers, relevons les défis qui nous attendent et construisons un artisanat plus fort, plus compétitif et plus respecté », a déclaré Raymondo Koffi Séssedé devant les délégués et les invités.
À travers cette déclaration, le nouveau responsable place l’innovation, la solidarité professionnelle et la valorisation des savoir-faire au centre de son projet.
Les Chambres de métiers, un outil au service du développement
Dans son intervention, le préfet du Golfe, Agbodan Kossivi, a rappelé le rôle stratégique des Chambres de métiers dans la politique nationale de développement économique. Selon lui, les réformes engagées par les pouvoirs publics visent à faire de l’artisanat un secteur davantage structuré, capable de générer plus d’emplois, de créer davantage de richesses et de contribuer durablement à la croissance du pays.
Le représentant de l’État a ainsi exhorté les nouveaux responsables consulaires à exercer leur mandat dans un esprit de responsabilité, de transparence et de proximité afin de répondre efficacement aux attentes des artisans.
Une feuille de route tournée vers la modernisation
Par ailleurs, cette nouvelle équipe entend rapidement passer à l’action. Le bureau du CCoM3 affiche déjà plusieurs priorités : défendre les intérêts des artisans, renforcer la formation professionnelle, accompagner les entrepreneurs du secteur et favoriser l’émergence d’un artisanat plus moderne, plus innovant et plus compétitif.
En prenant les rênes du CCoM3, Raymondo Koffi Séssedé hérite d’une responsabilité majeure : fédérer les acteurs des métiers artisanaux autour d’une vision commune et faire de cette institution un véritable partenaire de développement pour les communes du Golfe 5 et du Golfe 7. Un défi qui dépasse la seule représentation professionnelle et qui s’inscrit désormais dans les ambitions économiques du Togo.
Lomé, 9 juillet 2026 —Le palais de la Présidence a vibré le mercredi 8 juillet 2026 au rythme des salutations protocolaires et des promesses d’un partenariat renouvelé. Le Président de la République, Jean‑Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, a reçu les lettres de créance de trois nouveaux ambassadeurs : Mohamed Hassan Kaisamba (Sierra Leone), Lossada Torres‑Quevedo Ángel (Royaume d’Espagne) et Luis Maldo Villafane Gomes Santos (République fédérative du Brésil). Ainsi, cette cérémonie ouvre une nouvelle page des relations bilatérales avec, en filigrane, des enjeux économiques et sanitaires cruciaux pour le Togo.
Chacun des diplomates a, à sa manière, posé l’accent sur les priorités de son pays et sur les axes de coopération envisagés avec Lomé. Mohamed Hassan Kaisamba a mis en avant le commerce, la logistique et l’agriculture, secteurs que la Sierra Leone juge propices à des synergies régionales et à des échanges de savoir‑faire. Pour sa part, l’Espagne, par la voix de Lossada Torres‑Quevedo Ángel, a salué la « qualité » des relations avec le Togo et affiché la volonté de Madrid d’approfondir la coopération en matière de sécurité, d’économie et d’affaires.
Enfin, le Brésil, représenté par Luis Maldo Villafane Gomes Santos, a insisté sur le partage d’expertises et le développement de projets ciblés en agriculture, élevage et lutte contre les maladies tropicales — un volet sanitaire particulièrement sensible pour les pays d’Afrique de l’Ouest.
Au‑delà des formules de courtoisie, ces accréditations traduisent une lecture commune : le Togo apparaît comme un partenaire stable et stratégique dans une région en recomposition. Pour Lomé, ces nouvelles réouvertures offrent des opportunités concrètes — investissements, transferts de technologies, appui aux filières agricoles et renforcement des capacités dans la logistique portuaire. Quant aux capitales étrangères, elles y voient l’occasion de consolider leur influence économique et de sécuriser des intérêts face aux dynamiques concurrentielles du continent.
Sur le terrain, les promesses devront cependant se traduire en projets tangibles : financements pour les filières agricoles, formation d’experts, programmes de santé publique ou initiatives communes pour la sécurité régionale. Le défi pour le gouvernement togolais sera donc de transformer ces engagements protocolaires en accords bancables et en calendriers d’exécution, tout en veillant à la transparence et à l’alignement avec les priorités nationales.
Il faut aussi rappeler que les proclamations diplomatiques ne garantissent pas automatiquement des résultats. En effet, la mobilité des priorités politiques dans les capitales, les contraintes budgétaires et la complexité des partenariats public‑privé peuvent retarder, voire diluer, les effets attendus. Par conséquent, le rôle des acteurs locaux — ministères, collectivités et opérateurs économiques — sera déterminant pour fixer les priorités et suivre la mise en œuvre.
En définitive, ces trois accréditations illustrent le dynamisme de la diplomatie togolaise et la capacité de Lomé à maintenir un dialogue multiforme avec des partenaires d’aires géographiques différentes. Elles incarnent aussi une volonté commune de bâtir des partenariats fondés sur la confiance, le respect mutuel et la convergence d’intérêts — à condition que les déclarations trouvent un écho concret dans des projets partagés.
À l’occasion des grandes vacances scolaires et universitaires, l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) a officiellement lancé, à Kpélé‑Élé, la nouvelle édition de son projet « Vacances utiles », doté d’un important lot de matériel de travail et pensé, cette année, autour de sa pérennisation.
La mairie de Kpélé‑Élé a servi de cadre, mardi 7 juillet 2026, à la cérémonie officielle de lancement de l’édition 2026 du projet « Vacances utiles ». La rencontre a également permis de présenter les orientations et les innovations retenues pour assurer la pérennisation de cette initiative, destinée aux élèves majeurs et aux étudiants durant la période des congés scolaires et universitaires.
Porté par l’ANASAP, le projet poursuit plusieurs objectifs : renforcer les actions de salubrité urbaine grâce à la mobilisation des jeunes pendant les vacances, leur permettre d’acquérir une expérience pratique dans le domaine de l’assainissement tout en cultivant les valeurs de civisme et de responsabilité citoyenne, et leur octroyer un revenu destiné à faciliter la préparation de la prochaine rentrée scolaire ou académique.
Une cérémonie aux allures de mobilisation communautaire
En effet, la cérémonie a rassemblé un large public : chefs traditionnels, responsables des services déconcentrés de l’État, présidents des comités villageois de développement (CVD), élèves ainsi que plusieurs autres invités, témoignant de l’ancrage local que la commune entend donner à cette initiative.
Les travaux ont débuté par le mot de bienvenue de l’honorable député et adjoint au maire, Monsieur AMAGLO Kossivi, qui représentait la maire de la commune de Kpélé 2. Ensuite, le discours officiel de lancement a été prononcé par la secrétaire générale de l’ANASAP, avant que la directrice des ressources humaines de l’agence n’échange avec les élèves autour de conseils pratiques liés au travail, au civisme et à la responsabilité.
Par ailleurs, la secrétaire générale de l’ANASAP a invité les jeunes bénéficiaires à faire de ces vacances un exercice de rigueur, de discipline et de civisme.
Un lot de matériel pour équiper les jeunes volontaires
Point fort de la cérémonie, la remise d’un important lot de matériel destiné à faciliter les travaux de salubrité a marqué l’engagement concret de l’ANASAP aux côtés des bénéficiaires. Ce don comprend :
5 brouettes
22 coupe‑coupes
10 râteaux
10 pelles
50 balais à tige
10 poubelles
20 boîtes de cache‑nez
30 paires de gants
30 piques
25 paires de bottes
50 gilets de sécurité
1 tricycle à cinq roues
Par ailleurs, la cérémonie a mis l’accent sur les orientations retenues pour ancrer durablement le projet dans le paysage municipal de Kpélé 2. Elle traduit ainsi, la volonté conjointe de l’ANASAP et de la commune de promouvoir l’engagement citoyen des jeunes, d’améliorer durablement le cadre de vie des populations et de contribuer à l’autonomisation des élèves et étudiants pendant la période des vacances.
En définitive, l’édition 2026 de “Vacances utiles” s’impose comme bien plus qu’une simple activité estivale. Elle incarne une dynamique citoyenne où la jeunesse devient actrice du cadre de vie communal. À travers cette mobilisation, l’ANASAP et la mairie de Kpélé‑Élé posent également les jalons d’une pérennisation qui associe civisme, responsabilité et autonomisation. Autant d’atouts qui, au‑delà des vacances, dessinent une vision durable pour l’avenir des jeunes et de la salubrité publique.
Une violente altercation familiale s’est transformée en tragédie dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 juillet 2026 à Bè, dans la commune du Golfe 1. Un homme a succombé à ses blessures après avoir été poignardé lors d’une confrontation avec son gendre présumé, désormais activement recherché par les forces de sécurité.
Le drame s’est produit derrière la maison royale du chef de canton de Bè, Togbui Aklassou, où les habitants ont été brutalement tirés de leur sommeil par une scène d’une rare violence.
Une querelle conjugale à l’origine du drame
D’après les premiers éléments recueillis, les faits trouvent leur origine dans une dispute entre Amegnitou Kuami Dieudonné et son épouse. Au cours de l’altercation, le jeune homme aurait sorti les effets personnels de sa femme de leur domicile.
Alerté par sa fille, le père de cette dernière s’est rendu sur place afin de comprendre la situation et tenter d’apaiser les tensions. Mais son intervention n’a pas eu l’effet escompté.
Selon plusieurs témoignages, les échanges verbaux ont rapidement dégénéré. Le gendre aurait d’abord insulté son beau-père avant que les deux hommes n’en viennent aux mains.
Un coup de couteau fatal dans l’obscurité
C’est au plus fort de l’altercation que le suspect aurait profité d’une coupure d’électricité qui plongeait le quartier dans l’obscurité pour sortir un couteau et porter un violent coup à son beau-père.
Touchée, la victime s’est effondrée sans perdre immédiatement connaissance. Des riverains sont rapidement intervenus pour lui apporter les premiers secours avant son évacuation vers l’hôpital de Bè.
Malgré les efforts des équipes médicales, l’homme a succombé à ses blessures peu après son admission.
« Après avoir reçu le coup de couteau, il n’était pas encore mort. Les habitants du quartier lui sont venus en aide en lui prodiguant les premiers soins. C’est à son arrivée à l’hôpital de Bè qu’il a finalement rendu l’âme », a confié un témoin.
Le suspect activement recherché
Après les faits, Amegnitou Kuami Dieudonné a pris la fuite. Les forces de l’ordre ont ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame et retrouver le principal suspect.
Ce nouveau fait divers relance les inquiétudes autour des violences intrafamiliales, dont certaines dégénèrent en crimes sous l’effet de conflits conjugaux ou familiaux. En attendant l’interpellation du fugitif, les investigations se poursuivent afin d’établir avec précision le déroulement des événements.
À ce stade, les informations reposent sur des témoignages recueillis sur place. Les autorités compétentes confirmeront les circonstances exactes des faits à l’issue de leur enquête.
L’éthique et la lutte contre la corruption pourraient bientôt faire partie intégrante des cursus universitaires au Togo. En effet, l’Université de Lomé a franchi une nouvelle étape en installant une cellule de réflexion chargée d’élaborer une stratégie d’intégration de ces enseignements dans les formations académiques. Cette initiative, portée avec la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), ambitionne d’ancrer durablement la culture de l’intégrité au sein du système éducatif togolais.
L’Université de Lomé veut placer l’intégrité au cœur de la formation des futurs cadres du pays. Réunis le 3 juillet 2026 au Centre d’Excellence WASCAL, responsables universitaires et représentants de la HAPLUCIA ont officiellement lancé une cellule de réflexion chargée de concevoir une stratégie d’intégration des enseignements consacrés à l’éthique, à l’intégrité et à la lutte contre la corruption dans les différents parcours universitaires.
Cette nouvelle instance, composée de 14 membres et présidée par le Premier vice‑président de l’Université de Lomé, le professeur Komlan Batawila, constitue l’un des principaux leviers du projet national visant ainsi à inscrire la prévention de la corruption dans les programmes d’enseignement et de formation.
L’ambition dépasse la création d’un simple module de sensibilisation. En effet, les experts réunis au sein de la cellule auront la responsabilité de définir les contenus pédagogiques, le volume horaire, le nombre de crédits ainsi que les modalités d’intégration de ces enseignements dans le système Licence‑Master‑Doctorat (LMD).
Leurs recommandations serviront de cadre de référence pour une mise en œuvre progressive et harmonisée dans les différentes facultés et établissements de l’Université de Lomé. De ce fait, les autorités universitaires souhaitent faire de l’intégrité une compétence académique à part entière, au même titre que les savoirs scientifiques, techniques ou professionnels.
Une réforme au service de la gouvernance
Pour le président de la HAPLUCIA, Kimelabalou Aba, cette étape marque un tournant dans la politique nationale de prévention de la corruption. Selon lui, l’installation de cette cellule traduit la volonté des autorités togolaises de privilégier une approche préventive en agissant dès la formation des futurs décideurs, cadres de l’administration et acteurs du secteur privé.
L’objectif consiste à inscrire durablement les valeurs d’éthique et de responsabilité dans les parcours de formation afin qu’elles deviennent des réflexes professionnels et citoyens.
« Former l’intelligence sans former le caractère »
Le Premier vice‑président de l’Université de Lomé a, pour sa part, défendu une vision plus large de la mission universitaire. Pour le professeur Komlan Batawila, le développement du Togo ne dépend pas uniquement de la qualité des compétences techniques produites par les établissements d’enseignement supérieur. Au contraire, il repose également sur la capacité des futurs diplômés à exercer leurs responsabilités dans le respect des principes d’intégrité et de bonne gouvernance.
« Former l’intelligence sans former le caractère, c’est créer un danger pour la société », a‑t‑il déclaré, estimant que les dérives liées au manque d’intégrité continuent de freiner l’efficacité des institutions et les ambitions de développement du pays.
Une cellule déjà au travail
À peine installée, la cellule de réflexion a tenu sa première séance de travail, illustrant la volonté des différents acteurs d’engager rapidement la phase de conception de cette réforme pédagogique. Désormais, les travaux devront aboutir à une stratégie susceptible d’être déployée progressivement dans les cursus universitaires, avant d’inspirer, à terme, d’autres niveaux du système éducatif.
Par ailleurs, cette initiative traduit une évolution des politiques publiques togolaises, qui misent désormais sur l’éducation comme levier de prévention de la corruption. En intégrant l’éthique et l’intégrité dans les enseignements supérieurs, les autorités espèrent former des diplômés capables de conjuguer excellence professionnelle, responsabilité citoyenne et gouvernance fondée sur les valeurs.
La consommation d’électricité continue de progresser au Togo sous l’effet de l’urbanisation, de l’électrification et de l’essor industriel. Selon les projections de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), les besoins nationaux devraient bondir de près d’un tiers d’ici à 2030. Une évolution qui place les infrastructures électriques au cœur de la stratégie de développement économique du pays.
Le Togo entre dans une nouvelle phase de sa transition énergétique. Alors que le pays multiplie les investissements dans les infrastructures industrielles et les zones économiques, la demande nationale en électricité suit une trajectoire ascendante qui oblige les autorités à anticiper les besoins futurs.
Après avoir atteint 2 085 GWh en 2024, la consommation d’électricité devrait s’établir à 2 753 GWh en 2030, selon les projections de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET). Cette hausse d’environ 32 % illustre la transformation progressive du tissu économique togolais.
Une croissance portée par l’industrie et l’urbanisation
Derrière ces chiffres se dessine une évolution structurelle de l’économie. L’extension de l’accès à l’électricité dans les ménages, le développement des services, l’expansion des activités commerciales et l’installation de nouvelles unités industrielles augmentent progressivement les besoins énergétiques du pays.
L’un des principaux moteurs de cette dynamique reste la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), devenue en quelques années un pôle stratégique de l’industrialisation togolaise. À mesure que de nouvelles entreprises y installent leurs unités de production, leurs besoins en alimentation électrique augmentent pour faire fonctionner les chaînes de fabrication, les équipements industriels et les infrastructures logistiques. Cette montée en puissance de l’activité manufacturière devrait contribuer de manière significative à l’évolution de la consommation nationale au cours des prochaines années.
Le défi d’un réseau capable d’absorber la demande
Cette progression ne constitue pas seulement un indicateur de croissance économique. Elle représente également un défi majeur pour le système électrique national.
Afin d’éviter que l’augmentation de la demande ne se traduise par des tensions sur le réseau, la CEET déploie progressivement un programme de modernisation de ses infrastructures de distribution. L’objectif consiste à renforcer les capacités du réseau, améliorer la qualité de service et accompagner les investissements qui soutiennent l’économie togolaise.
Pour les opérateurs économiques, la disponibilité d’une alimentation électrique stable constitue désormais un facteur déterminant de compétitivité, notamment dans les secteurs industriels où toute interruption peut ralentir la production et générer des coûts supplémentaires.
Anticiper les besoins de demain
L’Autorité de Réglementation du Secteur de l’Électricité (ARSE) suit de près cette évolution afin d’adapter la planification énergétique du pays.
L’enjeu dépasse la seule distribution d’électricité. Les projections de consommation servent également à dimensionner les futurs investissements dans la production, le transport et les infrastructures de distribution, afin d’assurer un approvisionnement fiable et durable. Cette planification apparaît d’autant plus stratégique que le Togo ambitionne de poursuivre son industrialisation tout en renforçant son attractivité auprès des investisseurs.
Une énergie devenue un levier de compétitivité
L’augmentation attendue de la consommation électrique reflète ainsi une économie en mutation. À mesure que les zones industrielles se développent et que les besoins des ménages progressent, l’électricité s’impose comme un indicateur clé de la transformation économique du pays.
Pour le Togo, le défi ne consiste plus uniquement à produire davantage d’énergie, mais à disposer d’un réseau suffisamment robuste pour soutenir la croissance, accompagner les investissements industriels et répondre durablement aux besoins d’une économie en pleine expansion.
Les procureurs fédéraux américains et le FBI passent au crible les circuits financiers de la Fédération argentine de football (AFA) aux États-Unis. En jeu : un pactole de 230 millions d’euros géré par une mystérieuse entreprise, sur fond de soupçons de blanchiment et de fraude.
Dix ans après le cataclysme du FIFA Gate qui avait décapité le football mondial, les fantômes du passé frappent à nouveau à la porte de la sélection championne du monde. En effet, selon des documents financiers et judiciaires exclusifs, l’AFA, présidée par le tout‑puissant Claudio « Chiqui » Tapia, se retrouve dans le collimateur direct du Département de la Justice des États‑Unis (DOJ) et du FBI.
Ainsi, l’onde de choc s’annonce dévastatrice. La justice américaine cherche à savoir si l’AFA a utilisé le système financier le plus surveillé de la planète pour faire transiter des centaines de millions de dollars d’origine douteuse.
L’ombre de TourProdEnter LLC et le mystère des 230 millions d’euros
Au cœur de ce séisme politico‑financier se trouve une entité corporate : TourProdEnter LLC. C’est par cette société écran ou intermédiaire que l’AFA aurait fait transiter la somme astronomique de 230 millions d’euros (environ 250 millions de dollars).
Dès lors, l’enquête lancée dans le plus grand secret dès 2025 sous la forme d’une investigation préliminaire s’accélère désormais autour de cinq comptes bancaires américains. Les chefs d’accusation potentiels font frémir l’entourage de Tapia :
Blanchiment d’argent de grande envergure.
Fraude financière et fiscale via le système bancaire US.
« Quand le FBI ouvre cinq comptes bancaires et commence à tracer les flux d’une fédération étrangère, ce n’est plus une simple vérification de routine. C’est une chasse à l’homme financier », confie une source proche du dossier à New York.
Chiqui Tapia : l’homme fort de Buenos Aires sous le feu de Washington
Pour Claudio Tapia, cette enquête est un coup de poignard géopolitique. Celui qui a mené l’Argentine sur le toit du monde s’est toujours targué d’avoir assaini les finances d’une fédération historiquement corrompue. Par ailleurs , les premiers éléments de l’enquête révèlent une réalité bien différente : les dirigeants de l’AFA ont dérouté des recettes officielles — droits télé, billetterie, contrats de sponsoring — vers les comptes de TourProdEnter LLC pour des raisons que la justice américaine qualifie aujourd’hui de « hautement suspectes ».
LE CIRCUIT SOUPÇONNÉ PAR LE FBI : [Recettes AFA] ➔ [TourProdEnter LLC] ➔ [5 comptes bancaires US] ➔ (Blanchiment / Fraude)
En clair, la mécanique rappelle les pires heures du football sud‑américain, où les contrats commerciaux servaient de paravent pour enrichir des intermédiaires ou dissimuler des rétrocommissions.
Vers un FIFA Gate II ?
L’histoire bégaie, et l’Argentine retient son souffle. Pourquoi l’AFA a‑t‑elle confié la gestion d’une telle fortune à TourProdEnter LLC sur le sol américain ? Erreur d’amateur ou ingénierie financière criminelle ?
En définitive, la justice américaine dispose d’une arme fatale : l’extradition et l’accès universel aux transactions en dollars. Si les soupçons de fraude et de blanchiment se confirment, ce ne sont pas seulement les têtes de l’AFA qui sauteront, mais tout l’écosystème du football argentin qui sera ébranlé. À l’approche des phases du mondial, le plus dur combat de l’Argentine ne se jouera pas sur un rectangle vert, mais dans l’ambiance feutrée d’un tribunal fédéral américain. « Chiqui » Tapia est prévenu : le FBI ne lâche jamais sa proie.
À quelques jours de l’ouverture des Évala 2026, la ville de Kara se prépare à vivre l’un des temps forts artistiques des festivités. En effet, le 16 juillet, le Stade municipal accueillera le Grand Concert Immersion Évala 2026, une soirée qui réunira plusieurs figures de la scène musicale togolaise dans une célébration où musique, traditions et identité culturelle se rencontreront.
Pendant une semaine, Kara redeviendra le cœur battant de la culture togolaise. Certes, les célèbres luttes initiatiques Évala demeurent l’événement central de cette célébration ancestrale, mais la musique occupera également une place de choix avec l’organisation du Grand Concert Immersion Évala 2026, prévu le 16 juillet à partir de 17 heures au Stade municipal.
Plus qu’un simple spectacle, cette soirée se veut une immersion dans la richesse artistique du Togo. Ainsi, les organisateurs annoncent la participation de plusieurs artistes de renom de la scène nationale, appelés à partager la scène devant un public attendu nombreux, composé aussi bien d’habitants de la région que de visiteurs venus de tout le pays et de la diaspora.
Quand la tradition dialogue avec la musique
Depuis plusieurs années, les Évala ne se limitent plus aux arènes de lutte. En effet, autour des compétitions traditionnelles, un vaste programme culturel prend forme, associant concerts, expositions, animations populaires et rencontres entre artistes.
Le Grand Concert Immersion s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Il ambitionne de créer une passerelle entre les expressions artistiques contemporaines et un patrimoine culturel plusieurs fois centenaire, faisant de Kara un véritable carrefour de la création togolaise. L’objectif est double : offrir une vitrine aux talents nationaux tout en renforçant l’attractivité culturelle et touristique de la région.
Un rendez-vous au service du rayonnement de Kara
Au-delà de l’aspect festif, l’événement participe à la promotion de la région de la Kara, qui accueille chaque année des milliers de visiteurs à l’occasion des Évala. De fait, hôteliers, restaurateurs, commerçants, artisans et acteurs du secteur des transports profitent généralement de cette affluence exceptionnelle, faisant des festivités un moteur d’activité économique locale.
Le concert vient ainsi compléter une programmation qui dépasse largement le cadre des luttes traditionnelles pour mettre en valeur le patrimoine culturel, les savoir-faire et les expressions artistiques du Togo.
Les Évala, une tradition vivante
Organisées cette année du 11 au 18 juillet 2026, les Évala demeurent l’une des manifestations culturelles les plus emblématiques du Togo. Ces luttes initiatiques marquent le passage à l’âge adulte des jeunes Kabyè et attirent, chaque année, des milliers de spectateurs venus assister à ce rite profondément ancré dans les traditions du nord du pays.
À travers le Grand Concert Immersion, les organisateurs souhaitent rappeler que les Évala sont aujourd’hui bien plus qu’un rendez-vous coutumier : elles constituent également une vitrine du dynamisme culturel togolais, où patrimoine, musique, tourisme et développement local se conjuguent pour faire rayonner la région de la Kara bien au-delà des frontières nationales.