Parcel+Post Expo 2026 : le Togo s’inspire des meilleures pratiques mondiales

Une délégation togolaise participe, ce 23 septembre 2026, au Parcel+Post Expo 2026 organisé à l’ExCeL London, avec l’ambition de traduire les innovations observées en solutions concrètes pour les usagers de Lomé à Dapaong.

Un événement mondial au service des priorités locales

De retour à Londres après 17 ans d’absence, le Parcel+Post Expo 2026 réunit plus de 98 conférenciers et 160 exposants autour des enjeux de l’automatisation, de l’intelligence artificielle et de la livraison du dernier kilomètre. La manifestation se déroule, en outre, en parallèle de l’eCommerce Expo, créant un écosystème complet allant de la vente en ligne à la distribution physique.

Pour M. Gafarou AKPAMADJI, chargé de mission auprès de la directrice commerciale de La Poste du Togo, cette participation va bien au-delà d’une banale veille technologique. Elle s’inscrit, en effet, dans une dynamique de transformation déjà engagée au niveau national, où le gouvernement togolais déploie une stratégie ambitieuse de modernisation des infrastructures portuaires et logistiques.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo
Les sessions clés pour un opérateur postal ouest-africain

Le programme du 23 septembre propose plusieurs ateliers directement pertinents pour les défis rencontrés par La Poste du Togo. La conférence « Postal Services at a Turning Point: Exploring New Frontiers » (15 h-16 h 30) aborde précisément les mutations que vivent les opérateurs historiques face à la concurrence des nouveaux acteurs numériques.

La session « The Next Decade: Trends Every Leader Must Watch » réunit les dirigeants de Pos Malaysia, InPost et Omniva pour décrypter les tendances qui redéfiniront la logistique mondiale. Ces échanges permettent à la délégation togolaise d’identifier des solutions transposables au contexte ouest-africain, où la densité urbaine de Lomé contraste avec les zones rurales enclavées.

L’atelier « How OOH is helping brands to reduce shipping costs and improve conversion » présente des solutions de points de retrait externalisés qui pourraient inspirer le déploiement de consignes automatiques dans les quartiers commerçants de la capitale togolaise.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo
De Londres à Lomé : adapter l’innovation aux réalités du terrain

La participation togolaise s’inscrit dans une vision pragmatique : chaque technologie présentée doit pouvoir s’adapter aux contraintes infrastructurelles et économiques locales. Les solutions d’automatisation complète des centres de tri, bien que séduisantes, nécessitent des investissements massifs que seuls quelques opérateurs régionaux peuvent envisager à court terme.

À l’inverse, les innovations en matière de traçabilité numérique, de paiement mobile intégré et de géolocalisation des livraisons correspondent aux priorités identifiées par La Poste du Togo pour améliorer l’expérience des usagers. Ces outils permettent notamment de renforcer la confiance dans le service postal sans exiger une refonte totale des infrastructures existantes.

La présence de représentants de JD.com, Cainiao/Alibaba Group et d’autres géants asiatiques de la logistique ouvre également la voie à des partenariats Sud-Sud souvent mieux adaptés aux réalités des opérateurs africains que les collaborations traditionnelles avec les opérateurs européens.

Société des Postes du Togo
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Une feuille de route pour les mois à venir

La délégation togolaise repartira avec un portefeuille de solutions susceptibles d’être expérimentées dans les 12 à 18 prochains mois. L’accent sera notamment mis sur les projets à fort impact visible pour les usagers : réduction des délais de distribution, amélioration du suivi des colis et diversification des points de dépôt et de retrait.

Cette démarche s’aligne sur les engagements régionaux en matière d’intégration numérique des systèmes logistiques, comme en témoignent les appels à candidatures récents pour des postes spécialisés dans l’intégration des systèmes portuaires communautaires. La modernisation de La Poste du Togo ne constitue donc pas un projet isolé, mais une pièce maîtresse de la stratégie nationale de transformation digitale.

Le véritable succès de cette participation se mesurera dans les mois à venir, lorsque les premières innovations identifiées à Londres commenceront à transformer le quotidien des centaines de milliers de Togolais qui comptent sur le service postal pour leurs échanges commerciaux et familiaux.

Togo : la HARC tend la main aux influenceurs et créateurs de contenus numériques

Lomé vit depuis quelques mois une transformation profonde de son écosystème médiatique. Les influenceurs, YouTubeurs et TikTokeurs togolais, autrefois ignorés ou considérés comme de simples amuseurs publics, occupent désormais une place centrale dans la circulation de l’information. Face à cette réalité, la Haute Autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) a choisi une stratégie inédite : tendre la main avant de brandir le glaive.

Mardi 22 septembre 2026, dans une salle de conférence du centre-ville de Lomé, le régulateur a organisé sa première rencontre officielle avec ces « amateurs journalistes » du numérique. Autour de la table : des créateurs de contenus aux audiences parfois supérieures à celles des médias traditionnels, accompagnés de représentants du ministère de la Communication, de l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy) et de l’Instance de protection des données à caractère personnel (IPDCP).

Un mandat constitutionnel, une réalité de terrain

Cette initiative ne relève pas du hasard. Elle découle directement de l’article 78 de la Constitution togolaise adoptée le 6 mai 2024, qui élargit explicitement le champ d’action de la HARC à la communication numérique. Concrètement, cela signifie que les publications sur Facebook, TikTok, YouTube ou encore les blogs entrent désormais dans le périmètre de vigilance de l’institution.

« Nous ne cherchons pas à transformer les influenceurs en journalistes, mais à reconnaître leur impact », a déclaré Willibronde Pitalounani Télou, président de la HARC, lors de l’ouverture de la séance. Pour lui, la frontière entre information et divertissement s’est estompée : une vidéo de deux minutes peut aujourd’hui atteindre davantage de Togolais qu’un journal télévisé.

La HARC
© La HARC
Trois défis, une feuille de route

Les échanges ont fait émerger trois priorités partagées entre le régulateur et les créateurs :

  • La véracité des contenus : plusieurs intervenants ont reconnu la pression du « buzz », qui pousse parfois à publier sans vérification préalable.

  • Le respect de la dignité humaine : des cas de harcèlement en ligne et de diffamation ont été cités comme des freins à un débat sain.

  • La transparence commerciale : la question des partenariats sponsorisés a dominé les discussions, avec un appel clair à un visa préalable pour toute publicité numérique.

La HARC a annoncé qu’elle travaillerait avec l’ANCy et l’IPDCP afin d’élaborer des outils pratiques : guides de vérification, modèles de mentions légales et mécanismes de signalement.

L’autorégulation comme pari stratégique

Contrairement à d’autres régulateurs qui imposent des règles d’en haut, la HARC mise sur l’autorégulation. L’objectif est de faire émerger un code de bonne conduite corédigé par les acteurs eux-mêmes, sous l’égide de l’institution. « Si vous vous disciplinez, nous n’aurons pas à vous sanctionner », a résumé N’do Pabozi, directrice des affaires juridiques de la HARC.

Cette approche séduit certains créateurs, lassés des menaces de blocage ou de poursuites. « Nous voulons être partenaires, pas ennemis », a ainsi lancé un YouTubeur présent dans la salle.

Un précédent régional ?

Dans un contexte où plusieurs pays africains durcissent leur contrôle sur les réseaux sociaux, comme la Guinée, qui a récemment interdit France 24, le Togo opte pour une voie différente. En associant les créateurs dès la conception des règles, la HARC espère ainsi éviter les bras de fer stériles et construire une culture numérique responsable.

Reste à voir si ce dialogue se traduira par des actes concrets : adoption du code, formation des créateurs et, surtout, application équitable des règles. Pour l’heure, le régulateur a tendu la main. La balle est désormais dans le camp des influenceurs.

Togo : PALCC+/INCLURE entre dans sa phase de planification opérationnel

LOMÉ, 23 septembre 2026 — Les ambitions environnementales quittent les cartons pour intégrer le terrain. Alors que la pression démographique et le changement climatique menacent les écosystèmes du pays, les partenaires internationaux et les autorités togolaises accélèrent le pas. Mardi, des représentants de l’Union européenne, des experts techniques et des cadres ministériels se sont réunis dans la capitale pour finaliser la feuille de route opérationnelle du programme PALCC+/INCLURE, un Projet stratégique doté d’un budget stratégique de 42,04 millions d’euros (environ 27,5 milliards de francs CFA).

L’enjeu dépasse la mesure conservatoire  : il s’agit de restructurer le modèle économique des zones rurales bordant les grands joyaux naturels du pays d’ici à 2031.

Union européenne au Togo
© Union européenne au Togo
Passer des intentions politiques au pilotage par la donnée

D’ailleurs, l’atelier de Lomé marque une rupture dans la méthode. Finies les phases d’études prospectives : l’alliance financée par l’Union européenne et le Grand-Duché de Luxembourg exige désormais des résultats quantifiables.

Lors de son intervention, le chargé d’affaires par intérim de la Délégation de l’UE a fermement rappelé l’exigence centrale de cette nouvelle étape : transformer le plan de travail en un instrument rigoureux de suivi-évaluation. L’Agence luxembourgeoise de coopération (LuxDev), chargée d’exécuter le programme aux côtés du ministère de l’Environnement, devra ainsi s’appuyer sur des indicateurs précis pour mesurer, chaque trimestre, l’impact réel des interventions sur le couvert végétal et les conditions de vie locales.

Une ceinture de protection du Nord au Sud

Le programme déploie une stratégie d’intervention ciblée sur quatre sanctuaires écologiques majeurs de la nation :

  • Au Sud : la forêt classée de Missahoé et le complexe d’aires protégées de Togodo.
  • Au Centre et au Nord : la réserve de faune d’Abdoulaye et le vaste parc national de Fazao-Malfakassa.

S’inscrivant dans le cadre de l’initiative panafricaine NaturAfrica, le dispositif vise à restaurer la biodiversité dégradée tout en garantissant les services écosystémiques essentiels, notamment la protection des sols et la régulation des cours d’eau.

Union européenne au Togo
© Union européenne au Togo
Transformer les riverains en gardiens de la forêt

Pour enrayer le braconnage et la déforestation illégale, PALCC+/INCLURE refuse l’approche de la « conservation sanctuarisée », qui exclut les populations. Le projet intègre directement 19 communes et leurs communautés riveraines.

Le programme s’articule autour du développement d’une économie verte inclusive. Concrètement, l’action se déploiera autour du financement d’éco-filières de substitution, de la modernisation des infrastructures de salubrité dans les centres urbains périphériques, et du renforcement des capacités techniques des institutions locales. En associant protection de la nature et création de richesses locales, les décideurs font ainsi le pari que la sauvegarde de la faune et de la flore deviendra le moteur du développement régional.

À Lomé, les organisations paysannes tracent leur feuille de route pour fin 2026

LOMÉ, 23 septembre 2026 — Face aux turbulences économiques et aux défis du changement climatique, les leaders du monde rural togolais prennent leur destin en main. Réunis dans la capitale pour une session décisive du Conseil d’administration de la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles (CTOP), les représentants des faîtières agricoles ont arrêté une feuille de route offensive pour le dernier trimestre 2026.

Loin des rencontres purement cérémonielles, ces travaux marquent un virage managérial : la CTOP entend structurer durablement les exploitations familiales, renforcer leur discipline financière et leur ouvrir les portes des marchés institutionnels.

CTOP TOGO
© CTOP TOGO
Du champ au marché : le défi de la commercialisation

Au cœur des débats menés par les administrateurs figure un constat pragmatique : produire ne suffit plus, il faut vendre au juste prix. Pour y parvenir, la coordination mise sur le déploiement opérationnel du Centre national d’incubation et d’accompagnement des entreprises coopératives forestières et agricoles (CNIAEC). Cette structure clé doit transformer les simples groupements villageois en véritables entreprises rurales compétitives.

Par ailleurs, les dirigeants paysans accélèrent sur le terrain de la transition écologique. À travers les initiatives du projet ProSMAT, la CTOP déploie des solutions concrètes pour optimiser la gestion de l’eau et structurer la distribution des légumes agroécologiques. L’objectif consiste ainsi à bâtir des filières courtes, viables et capables de fournir régulièrement les cantines scolaires, les hôpitaux et les grandes réserves publiques.

CTOP TOGO
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Rigueur financière et gouvernance renforcée

Pour peser face aux acteurs industriels et dialoguer d’égal à égal avec l’État, la faîtière sait qu’elle doit afficher une santé financière irréprochable. Le Conseil d’administration a donc passé au crible l’état d’avancement des cotisations des organisations membres et la gestion des budgets récents.

« La crédibilité de la voix paysanne repose sur une transparence absolue et une adhésion sans faille de nos bases », ont souligné les dirigeants à l’issue de l’examen des rapports de gestion.

Les résolutions adoptées imposent désormais un cadre de redevabilité plus strict à l’ensemble des réseaux affiliés. En assainissant sa gouvernance interne, la CTOP cherche ainsi à rassurer ses partenaires techniques et à stimuler la mobilisation de ressources propres pour financer ses futures campagnes.

CTOP TOGO
© CTOP TOGO
Un cap clair pour la fin de l’année 2026

Le plan d’action validé pour la période de septembre à décembre 2026 met l’accent sur la formation continue des producteurs et le transfert de compétences techniques.

En positionnant la formation, l’accès à l’eau et la maîtrise des canaux de vente au centre de son agenda, la CTOP ne se contente plus de défendre les droits des agriculteurs : elle dessine également les contours d’une agriculture togolaise moderne, résiliente et résolument tournée vers la création de richesse locale.

Lomé et Kara : Fin de mission pour l’équipe médicale chinoise

Vingt-quatre orphelinats visités, près de 1 400 enfants examinés, une coopération engagée depuis 1974 : au moment où la dernière équipe médicale chinoise en poste à Lomé et à Kara achève sa mission, le bilan dépasse largement la cérémonie protocolaire qui l’a marquée, lundi 31 août.

 

Lomé, 22 septembre 2026 — Dans les couloirs de vingt-quatre orphelinats togolais, des enfants ont vu passer, tout au long de l’année écoulée, des médecins venus de plus de dix mille kilomètres. Munis de stéthoscopes, de carnets de consultation et de caisses de médicaments, les membres de la dernière équipe médicale chinoise en poste au Togo ont examiné, soigné et suivi près de 1 400 mineurs en situation de vulnérabilité, dans le cadre du programme « Agissons ensemble ». Lundi 31 août, leur mission d’un an a pris fin lors d’une cérémonie organisée à Lomé, où le gouvernement togolais leur a rendu un hommage officiel.

Ministère de l'action sociale (MASSPF)
© Ministère de l'action sociale (MASSPF)
 24 orphelinats visités et 1 400 enfants pris en charge à Lomé et Kara

La cérémonie, présidée par la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Martine Moni Sankaredja-Sinandja, s’est tenue en présence de l’ambassadrice de la République populaire de Chine au Togo, Wang Min. Mais derrière le faste protocolaire, ce sont des chiffres précis qui résument le travail accompli : vingt-quatre structures d’accueil pour enfants visitées, des examens médicaux complets réalisés et une distribution de médicaments ainsi que de produits de première nécessité au bénéfice de près de 1 400 enfants vulnérables. Chaque membre de l’équipe médicale a, par ailleurs, reçu à titre individuel un prix de la solidarité, en reconnaissance de son engagement auprès des orphelinats et autres structures d’accueil du pays.

Ministère de l'action sociale (MASSPF)
© Ministère de l'action sociale (MASSPF)
 Cinq décennies de diplomatie sanitaire entre Lomé et Pékin

Cette mission ne constitue pas un cas isolé. La présence de personnel médical chinois au Togo remonte à 1974, année où les deux pays ont noué leurs premiers échanges dans le domaine sanitaire. Depuis, les équipes se sont succédé sans interruption majeure, année après année, couvrant progressivement l’ensemble du territoire togolais. Par ailleurs , les rotations, le plus souvent composées de spécialistes en médecine interne, chirurgie, gynécologie, orthopédie ou encore acupuncture, sont traditionnellement issues d’hôpitaux de la province chinoise du Shanxi, jumelée de longue date avec le secteur sanitaire togolais. Les équipes se répartissent habituellement entre le centre hospitalier régional de Lomé-Commune et celui de Kara-Dondai, avant que des missions ponctuelles ne les conduisent vers des zones rurales moins pourvues en infrastructures médicales.

Le Shanxi : Épicentre de la coopération médicale chinoise en Afrique

Le Shanxi ne concentre pas son effort sur le seul Togo. Depuis 1975, la province a détaché une soixantaine d’équipes vers plusieurs pays africains, Cameroun et Djibouti compris, pour un total cumulé de près de 1 500 professionnels envoyés sur le continent. Ce modèle, financé par les autorités provinciales chinoises et validé par les gouvernements hôtes, s’inscrit dans une politique d’aide sanitaire que Pékin déploie en Afrique depuis les années 1960 — l’un des plus anciens outils de sa coopération avec le continent.

Ministère de l'action sociale (MASSPF)
© Ministère de l'action sociale (MASSPF)
Reconnaissance officielle : Le Togo salue 50 ans de solidarité continue

Au-delà de l’aspect humanitaire, cette présence médicale continue s’inscrit dans une stratégie d’influence assumée par Pékin. Les missions médicales comptent, avec les infrastructures et les bourses d’études, parmi les instruments les plus anciens et les plus visibles de la coopération sino-africaine. Pour le Togo, qui multiplie actuellement les partenariats internationaux — sa participation, fin août, au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai aux côtés de l’Égypte en constitue une illustration récente —, cette continuité sanitaire chinoise reste un point d’ancrage discret mais constant dans la relation bilatérale.

« La ministre a salué un demi-siècle de solidarité ininterrompue entre Lomé et Pékin. » — Martine Moni Sankaredja-Sinandja, ministre des Solidarités

Ministère de l'action sociale (MASSPF)
© Ministère de l'action sociale (MASSPF)
Des mots de reconnaissance, entre les deux capitales

Avant la remise des attestations, la ministre togolaise et l’ambassadrice chinoise se sont entretenues en tête-à-tête sur les actions déjà menées en faveur des populations vulnérables et sur les projets à venir. Mme Sankaredja-Sinandja y a exprimé, au nom du gouvernement conduit par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, la gratitude de Lomé envers Pékin pour un engagement qu’elle a qualifié de constant depuis un demi-siècle. De son côté, l’ambassadrice Wang Min a salué le travail de l’équipe distinguée par le ministère, y voyant la marque du professionnalisme des médecins chinois autant que de la solidité du partenariat sanitaire entre les deux pays.

« L’ambassadrice Wang Min y voit la reconnaissance du professionnalisme des médecins chinois. » — Wang Min, ambassadrice de Chine au Togo

Et la suite ?

Aucun calendrier n’a été communiqué pour l’arrivée d’une nouvelle équipe médicale chinoise au Togo. Mais la régularité des rotations observée depuis 1974, sans interruption significative en cinq décennies, laisse présager une continuité de cet engagement. En attendant, ce sont les 1 400 enfants accompagnés cette année, dans les orphelinats de Lomé, de Kara et d’ailleurs, qui restent la mesure la plus tangible d’une coopération que les seuls discours officiels peinent à résumer.

Togo : un atelier national sur les règles d’origine s’ouvre à Lomé

À Lomé, une formation nationale vise à renforcer la maîtrise des règles permettant d’établir l’origine togolaise des produits fabriqués dans le pays.  Du 21 au 24 septembre 2026, des acteurs publics et privés approfondissent les règles qui conditionnent l’accès aux préférences commerciales en Afrique.

L’atelier est organisé par le ministère délégué chargé de la Promotion des investissements, de l’Industrie et de la Souveraineté économique, à travers la Direction générale de l’Industrie. L’Organisation mondiale des douanes et l’Union économique et monétaire ouest-africaine accompagnent les travaux.

Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
© Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
Le certificat d’origine : un sésame pour l’exonération des droits de douane

Pour une entreprise, acheter des intrants à l’étranger ne suffit pas à faire perdre à son produit toute identité togolaise. Tout dépend de la transformation réalisée localement et de sa conformité aux critères prévus par les accords commerciaux.

Une société peut, par exemple, importer une matière première, la transformer dans une unité installée au Togo, puis expédier le produit fini vers un autre marché africain. Mais pour obtenir un traitement préférentiel, elle doit démontrer que les opérations effectuées sur le territoire répondent aux exigences d’origine applicables.

Ces règles déterminent notamment si le produit peut circuler avec une réduction ou une exemption de certains droits de douane. Elles imposent aussi à l’entreprise de documenter son processus de fabrication, ses intrants et le niveau de transformation atteint.

Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
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Face aux exigences de la ZLECAf : éviter les erreurs de procédure à l’export

L’enjeu prend une nouvelle dimension avec la Zone de libre-échange continentale africaine. L’ouverture progressive des marchés offre aux producteurs togolais des débouchés plus larges, mais elle accroît aussi la nécessité de maîtriser les procédures.

Une entreprise qui ne connaît pas les règles d’origine risque de perdre le bénéfice d’un accord commercial, même si elle fabrique effectivement son produit au Togo. Une erreur dans la classification, une preuve insuffisante ou un certificat mal établi peut ralentir une expédition, entraîner des coûts supplémentaires ou empêcher l’accès à un régime préférentiel.

Dans l’espace UEMOA, les textes prévoient que les produits entièrement obtenus ou suffisamment transformés dans un État membre peuvent être reconnus comme produits originaires, sous réserve de respecter les conditions établies. La preuve repose notamment sur un certificat d’origine délivré selon les procédures prévues.

Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
© Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
Du séminaire au terrain : accompagner les PME dans la qualification de leurs intrants

L’atelier de Lomé ne vise donc pas uniquement à familiariser les participants avec un vocabulaire douanier. Il doit leur permettre d’examiner les cas pratiques auxquels les entreprises sont confrontées : origine des matières premières, transformation substantielle, traçabilité, classement des marchandises et constitution des dossiers d’exportation.

Cette approche concerne plusieurs catégories d’acteurs :

  • les administrations chargées du commerce, de l’industrie et des douanes ;
  • les entreprises qui importent des intrants et exportent des produits transformés ;
  • les chambres consulaires et organisations professionnelles ;
  • les conseillers qui accompagnent les petites et moyennes entreprises ;
  • les opérateurs engagés dans les échanges régionaux.

La maîtrise de ces mécanismes doit faciliter le dialogue entre les entreprises et les administrations. Elle peut également réduire les erreurs dans les demandes de certificats et améliorer la prévisibilité des opérations commerciales.

Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
© Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
Valoriser la transformation locale et créer de la valeur ajoutée au Togo

Le ministère veut également faire émerger une compétence durable au Togo. L’objectif consiste à ne pas limiter l’expertise à quelques spécialistes, mais à créer un réseau de professionnels capables d’orienter les entreprises au-delà de la durée de l’atelier.

Cette capacité nationale devient essentielle pour les petites structures, souvent confrontées à des formalités complexes et à un manque de ressources techniques. Pour ces entreprises, l’appui d’un interlocuteur compétent peut faire la différence entre un produit simplement fabriqué localement et une marchandise effectivement éligible aux avantages d’un accord régional.

L’Organisation mondiale des douanes et l’UEMOA ont déjà accompagné des initiatives similaires au Togo. En mars 2024, un atelier soutenu par le programme UE-OMD sur les règles d’origine en Afrique avait réuni des représentants des douanes, de l’administration, de la Chambre de commerce et du secteur privé afin de renforcer l’application des règles d’origine préférentielles.

Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
© Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
Les règles d’origine, clé de voûte de l’ambition industrielle du Togo

Derrière la technicité des certificats et des procédures, l’enjeu est industriel. Le Togo veut encourager les entreprises à aller au-delà de la simple importation-revente en développant la transformation locale.

Lorsqu’une matière première est transformée sur place, l’opération peut générer des emplois, stimuler les services liés à la production et accroître la valeur conservée dans l’économie nationale. Mais cette ambition ne peut se concrétiser que si les produits transformés accèdent effectivement aux marchés ciblés.

Les règles d’origine jouent alors un rôle de filtre : elles distinguent les produits réellement transformés dans la région des marchandises qui ne feraient que transiter par un pays avant d’être réexportées. Elles protègent ainsi l’intégrité des accords commerciaux tout en donnant aux producteurs respectant les critères un avantage potentiel.

Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
© Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
Renforcer la crédibilité des exportations togolaises sur le marché continental

La rencontre de Lomé intervient dans un contexte où les pays africains cherchent à intensifier leurs échanges et à renforcer leurs chaînes de valeur. Pour le Togo, la réussite de cette stratégie dépendra autant de la capacité à produire que de l’aptitude à prouver l’origine des marchandises.

L’atelier national avancé entend donc rapprocher la politique industrielle des réalités du commerce extérieur. En formant les administrations et les opérateurs, le pays cherche à faire des règles d’origine un outil opérationnel : non plus une formalité découverte au dernier moment, mais une exigence intégrée dès la conception du produit.

L’ambition affichée est donc de produire au Togo, de transformer davantage sur place et d’exporter vers l’Afrique avec des dossiers conformes. C’est à cette condition que l’ouverture des marchés pourra bénéficier durablement aux entreprises et à l’économie nationale.

Lomé : Une mission de Gavi en visite pour le cycle 2026-2030

LOMÉ, 22 septembre 2026 — Le Togo a accueilli ce matin une mission de Gavi, l’Alliance du vaccin, dans le cadre des travaux préparatoires à la mise en œuvre de la stratégie Gavi 6.0. Cette démarche doit permettre d’identifier les priorités du pays en matière de vaccination et de consolider les acquis du système de santé.

Un nouveau cycle de coopération pour la période 2026-2030

La mission intervient alors que Gavi met en œuvre sa nouvelle stratégie pour la période 2026-2030. Approuvée par le conseil d’administration de l’Alliance en juin 2024, cette feuille de route fixe les priorités de Gavi pour les prochaines années. Elle vise notamment à élargir l’accès équitable à la vaccination, à renforcer les systèmes de santé et à améliorer la pérennité des programmes d’immunisation.

Au Togo, les échanges doivent notamment contribuer à faire ressortir les besoins prioritaires du pays et les actions susceptibles d’améliorer la qualité et la continuité des services de vaccination.

OMS/Togo
© OMS/Togo
Définir les priorités sanitaires avec les acteurs locaux

Cette étape préparatoire doit également permettre de recueillir les attentes et les priorités des acteurs nationaux. L’objectif est de mieux adapter les interventions futures aux réalités du système de santé togolais. Le renforcement de la vaccination repose en effet sur plusieurs composantes, notamment la disponibilité des vaccins, la chaîne du froid, la qualité des données, les capacités des agents de santé et l’accès des populations aux services.

Le partenariat entre le Togo et Gavi s’inscrit déjà dans cette dynamique. Le pays bénéficie depuis plusieurs années de l’accompagnement de l’Alliance dans le développement de son programme de vaccination.

Des conclusions attendues pour structurer les futurs financements

La mission actuelle constitue ainsi une étape préparatoire à la mise en œuvre de Gavi 6.0. Les conclusions des échanges devraient contribuer à préciser les domaines d’intervention prioritaires et les prochaines étapes de la coopération. À ce stade, les détails concernant les recommandations spécifiques de la mission, les éventuels engagements financiers et le calendrier de mise en œuvre restent attendus dans les communications officielles des autorités togolaises et de Gavi. Cette rencontre marque néanmoins une nouvelle étape du partenariat consacré à la vaccination et au renforcement du système de santé au Togo.

Rentrée 2026 au Togo : 200 tables-bancs livrés aux lycées d’Assoli

Dans la préfecture d’Assoli, la rentrée scolaire 2026-2027 s’ouvre avec un nouvel appui matériel pour les établissements publics. Le Conseil régional de la Kara a doté quatre lycées de 200 tables-bancs, une mesure destinée à réduire les difficultés liées au manque de mobilier scolaire.

La distribution s’est déroulée lundi 21 septembre, au terme d’une tournée conduite par le président du Conseil régional, Bakem Téba Blakinam. Les équipes ont visité les lycées de Soudou, Koumondè, Tchonworo et Bafilo afin de procéder à la réception technique des équipements avant leur mise à la disposition des élèves.

𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1-𝐎𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥
© 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1-𝐎𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥
Une réponse concrète au déficit de tables-bancs dans les établissements publics

La dotation a été répartie selon les besoins identifiés dans les différents établissements. Le lycée de Soudou a reçu 60 tables-bancs, celui de Koumondè 40, le lycée de Tchonworo 40 et l’établissement de Bafilo 60.

Avec cette distribution, le Conseil régional entend répondre aux difficultés liées à l’insuffisance de mobilier dans les salles de classe. Un équipement adapté permet notamment aux élèves de suivre leur cours dans de meilleures conditions et aux enseignants de travailler dans un cadre plus fonctionnel.

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Améliorer le cadre de travail pour renforcer la réussite pédagogique

Le manque de tables-bancs peut affecter l’organisation des cours, réduire le confort des élèves et compliquer le travail pédagogique. Dans certains cas, plusieurs apprenants doivent partager un même espace de travail ou utiliser du mobilier dégradé.

La dotation remise aux quatre lycées doit donc contribuer à améliorer le quotidien scolaire. Elle permet aussi aux établissements de préparer la rentrée avec davantage de sérénité, alors que les responsables éducatifs s’efforcent de créer un cadre favorable à la réussite.

Cette action s’inscrit dans une approche où les infrastructures et les équipements scolaires accompagnent les efforts consacrés à l’encadrement pédagogique. La qualité de l’enseignement dépend, en effet, aussi des conditions dans lesquelles les élèves suivent le cours.

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Le Plan d’actions prioritaires de la Kara au service du développement local

Le Conseil régional de la Kara a inscrit cette opération dans son Plan d’actions prioritaires 2025-2026. Elle relève de l’axe 3, projet 7, consacré à l’amélioration de l’accès aux services sociaux et culturels dans la région.

À travers cette initiative, l’institution régionale concrétise son engagement en faveur du développement local directement au cœur des établissements scolaires. En remettant ce mobilier, elle soutient les efforts des autorités visant à offrir aux élèves de meilleures conditions d’accueil et d’apprentissage. Dans ce secteur clé qu’est l’éducation, une action de proximité produit des résultats immédiats sur le terrain.

La remise des tables-bancs traduite ainsi une volonté de rapprocher l’action publique des établissements et de leurs bénéficiaires. Elle offre également au Conseil régional l’occasion de soutenir les orientations nationales relatives à l’amélioration de la qualité de l’éducation.

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Bafilo : Une remise officielle coordonnée sur la préservation du matériel

Le lycée de Bafilo a accueilli la cérémonie officielle marquant la fin de la tournée. Plusieurs représentants de l’administration, du secteur éducatif et des collectivités locales ont pris part à la rencontre.

Le maire de la commune d’Assoli 1 a salué une initiative qui, selon lui, répond à une attente des établissements bénéficiaires. Il a encouragé les élèves à faire preuve d’engagement et de discipline afin de transformer cet appui matériel en résultats scolaires. Son message repose sur une idée simple : l’équipement ne peut produire pleinement ses effets que si les élèves l’utilisent dans un cadre de travail sérieux et régulier.

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Éducation dans la Kara : La nouvelle dotation alignée sur la Feuille de route gouvernementale 2026-2031

Le directeur régional de l’éducation de la Kara, BOGRAH B. Fontou, a présenté la dotation comme un soutien aux efforts engagés pour renforcer la qualité de l’enseignement. Il a également rapproché cette initiative des priorités nationales en matière d’éducation, notamment celles liées au Plan sectoriel de l’éducation et à la feuille de route gouvernementale 2026-2031.

Les élèves, de leur côté, promettent de prendre soin du matériel. Porte-parole de ses camarades, ABOISI Ami Blessing, en classe de première L, a remercié les autorités et assuré que les bénéficiaires veilleraient à une utilisation responsable des tables-bancs.

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Pérenniser les investissements scolaires pour les futures promotions

Le préfet d’Assoli, le colonel VIAGBO Mensah Kafui, a invité les responsables des établissements et les élèves à protéger le mobilier. Il a insisté sur la nécessité d’en assurer la conservation afin qu’il puisse servir durablement, y compris aux prochaines promotions.

En clôturant la cérémonie, le président du Conseil régional a appelé les différents acteurs de l’école à agir de manière concertée. Pour lui, l’amélioration des conditions d’apprentissage ne dépend pas uniquement de la mise à disposition d’équipements : elle exige aussi l’implication des enseignants, des élèves, des parents et des responsables administratifs.

Avec cette dotation, les quatre lycées d’Assoli disposent désormais de ressources supplémentaires pour accueillir les élèves dans de meilleures conditions au cours de l’année scolaire 2026-2027.

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Un soulagement immédiat face aux défis matériels de la rentrée  

La remise de ces 200 tables-bancs apporte une réponse immédiate aux besoins des lycées de Soudou, Koumondè, Tchonworo et Bafilo. Elle ne règle pas nécessairement toutes les difficultés matérielles des établissements, mais elle constitue un renfort concret à la veille de la rentrée.

Pour les autorités locales, l’enjeu consiste désormais à préserver cet investissement et à poursuivre les efforts en faveur des infrastructures scolaires. Pour les élèves, les nouveaux équipements représentent surtout un espace de travail supplémentaire, qu’ils devront convertir en assiduité, en engagement et en résultats.

 

Danyi 2 : Le conseil municipal réajuste son budget pour une école

Réuni en session extraordinaire, le conseil municipal étudie le déplacement d’une ligne budgétaire vers une infrastructure scolaire qui exige une réponse rapide. Dans cette commune rurale, plus de quatre habitants sur dix ont moins de 15 ans.

 

Les élus de Danyi 2 se sont retrouvés ce lundi 21 septembre en session extraordinaire pour examiner une question qu’ils jugent majeure : faut-il déplacer une somme déjà inscrite au budget communal vers une infrastructure scolaire dont l’état réclame une intervention rapide ?

La commune défend la démarche comme un acte de prévention. En effet, elle choisit d’agir avant que la situation empire, plutôt que de gérer les dégâts après coup.

Commune de Danyi Elavanyo
© Commune de Danyi Elavanyo

Une commune jeune

Les chiffres du dernier recensement donnent la mesure de l’enjeu. En novembre 2022, Danyi 2 comptait 14 420 habitants, tous en milieu rural. Parmi eux, 5 916 avaient moins de 15 ans, soit 41 % de la population.

Dans un tel contexte, l’état d’un bâtiment scolaire touche potentiellement un grand nombre de familles. Chaque retard de travaux pèse sur les élèves, leurs parents ainsi que leurs enseignants.

Commune de Danyi Elavanyo
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Déplacer une ligne, sans abandonner le reste

Techniquement, l’opération consiste à retirer une ressource disponible d’une ligne du budget pour la verser à une autre, jugée plus pressante. La mairie prend soin d’écarter toute lecture de renoncement. À ses yeux, ce transfert n’efface aucun autre besoin de la commune : il montre cependant qu’elle sait réajuster ses priorités quand l’urgence l’exige.

Elle assure aussi que l’opération respectera les procédures administratives et budgétaires, ainsi que les règles de la commande publique, c’est-à-dire le cadre qui régit le choix des entreprises et l’attribution des marchés.

Réaffecter des crédits, mode d’emploi

Un budget communal répartit l’argent public par lignes. Réaffecter des crédits revient à prélever une somme sur l’une d’elles pour l’affecter à une autre, en règle générale après une délibération de l’assemblée élue.

Commune de Danyi Elavanyo
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Agir avant l’aggravation

Le raisonnement des élus tient en une idée. Lorsqu’une intervention préventive est possible, mieux vaut la mener tout de suite que subir une dégradation supplémentaire. La commune y voit une manière de protéger les élèves et de préserver leur avenir.

La décentralisation à l’épreuve du terrain

Au-delà du dossier scolaire, Danyi 2 revendique une gouvernance qui repose sur l’écoute, la responsabilité, la proximité et l’action concrète. Ce cap engage les élus : les habitants jugeront ces principes à la rapidité et à la clarté avec lesquelles la décision se traduira sur le terrain.

Les inconnues du dossier : montants, calendrier et école concernée

Le texte diffusé par la commune ne précise ni l’établissement concerné, ni le montant transféré, ni la nature des travaux, ni leur calendrier. Il ne renseigne pas non plus sur l’issue de la session. Ces éléments détermineront la portée réelle de la décision.

 

ACI Afrique 2026 : Le Togo valorise sa gouvernance aéroportuaire

ABUJA, 21 septembre 2026 — Plus de 500 acteurs du secteur aéroportuaire sont actuellement réunis à Abuja pour la 35ᵉ Assemblée générale de l’ACI Afrique. La Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) y défend ses ambitions : transformer l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIG Lomé) en plateforme de référence en Afrique de l’Ouest, en alignant performance opérationnelle, sécurité et inclusion.

Aéroport International de Lomé
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Une stratégie de hub adossée à la sécurité et à la conformité

La participation de la SALT à cette rencontre s’inscrit dans une série de réformes et d’initiatives techniques destinées à consolider la crédibilité de Lomé auprès des compagnies et des régulateurs. Quelques jours avant l’ouverture de l’assemblée, le Togo a accueilli, jusqu’au 14 septembre, une mission d’assistance technique de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) consacrée au renforcement de la surveillance de la sécurité aéroportuaire.

Dans ce cadre, la SALT a multiplié les exercices de montée en gamme, dont les simulations d’urgence « EPULO », conçues pour éprouver les procédures de réaction, la coordination interservices et la communication de crise en cas d’accident aérien ou d’incident majeur. D’ailleurs, ces dispositifs montrent la volonté de la SALT de dépasser la conformité formelle pour installer une culture de sécurité préventive, en phase avec les standards internationaux et avec le thème de l’assemblée — « Next-Gen Airports: Driving Performance and Resilience ».

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Le genre comme levier de performance aéroportuaire

Par ailleurs, la SALT a choisi d’inscrire sa contribution à l’agenda de l’ACI Afrique sous un angle distinctif : l’intégration du genre comme facteur de performance et de résilience organisationnelle. Représentant l’AIG Lomé, Mme TCHAKAM Hodalo, cheffe du Service Personnel de la SALT, a présenté, lors des travaux, des actions concrètes mises en œuvre par le gestionnaire aéroportuaire pour intégrer la dimension genre dans ses activités.

Cette approche prend un relief particulier dans le contexte d’Abuja en septembre 2026. La capitale nigériane a récemment accueilli, du 7 au 9 septembre, un Gender and Inclusion Summit 2026 placé sous le mot d’ordre « From Agenda to Action », où des responsables politiques de premier plan, dont l’ancien Premier ministre ivoirien Patrick Achi, ont appelé à faire de l’inclusion un pilier de la transformation économique africaine.

En présentant ces mesures concrètes, la SALT affirme ainsi son engagement en faveur de l’intégration du genre dans sa gouvernance et ses activités. Cette démarche positionne également le gestionnaire aéroportuaire en cohérence avec les priorités régionales en matière d’inclusion, de gouvernance et de développement du capital humain, tout en faisant de l’égalité professionnelle un levier de performance et de résilience organisationnelle.

Une présence au service du positionnement régional de Lomé

La 35ᵉ Assemblée générale de l’ACI Afrique, qui se tient du 19 au 25 septembre à Abuja, offre à la SALT un cadre pour échanger avec les gestionnaires d’aéroports, les régulateurs et les partenaires techniques du continent sur les évolutions du secteur. Pour le gestionnaire de l’AIG Lomé, ces échanges permettent notamment de confronter les pratiques, de suivre les standards émergents et d’identifier des approches susceptibles d’accompagner la modernisation de la plateforme togolaise.

De plus, la SALT dispose d’une opportunité de mettre en avant les différents leviers sur lesquels elle travaille : renforcement de la sécurité, amélioration de la performance opérationnelle, résilience des infrastructures et intégration du genre dans la gestion des ressources humaines.

Cette approche traduit l’évolution du positionnement de Lomé : le statut de plateforme régionale ne repose plus uniquement sur les infrastructures ou le volume de trafic. Il dépend également de la capacité du gestionnaire à maintenir des standards élevés de sécurité, à assurer la continuité des opérations et à développer une organisation capable de répondre aux nouvelles exigences du transport aérien africain.

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Enjeux à venir : données, gouvernance et capital humain

Les prochains mois diront si cette trajectoire apportera des gains mesurables en termes de connectivité, de parts de marché et de performance économique pour l’AIG Lomé. Les observateurs suivront en particulier :

  • la publication d’indicateurs chiffrés sur la place des femmes au sein de la SALT (taux de féminisation, présence dans l’encadrement, accès aux métiers techniques) ;

  • le déploiement de programmes structurés en matière de formation, de mentorat et de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle ;

  • l’impact concret des réformes tarifaires de juillet 2026 sur l’arrivée de nouvelles compagnies et l’augmentation des fréquences au départ et à destination de Lomé.

Pour l’heure, la participation de la SALT à l’assemblée d’Abuja signale une évolution notable : le hub togolais se définit actuellement par la qualité de sa gouvernance, la solidité de ses procédures de sécurité ainsi que la manière dont il mobilise son capital humain — femmes et hommes — pour servir une ambition continentale.