Université de Lomé : Rentrée 2026-2027 et modernisation du campus

À quelques jours du coup d’envoi de l’année académique 2026-2027, le premier temple du savoir togolais transforme son cadre de vie. Une tournée d’inspection menée le 10 septembre par la nouvelle équipe dirigeante confirme la livraison imminente d’infrastructures rénovées, pensées pour optimiser les conditions d’étude des milliers d’étudiants attendus.

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© Université de Lomé
Une gouvernance de terrain dès les premiers jours de mandat

Au lendemain de leur installation officielle, les nouveaux vice-présidents, les professeurs Kperkouma Wala et Povi Lawson-Evi, ont arpenté les allées du campus aux côtés du président de l’institution, le professeur Kossivi Hounake. Ce contrôle de chantier à chaud reflète une volonté claire de la présidence : garantir une rentrée fluide à travers un pilotage de proximité.

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Cap sur la modernisation des espaces de cours et de vie

Sur le terrain, les équipes techniques finalisent les derniers détails. Les amphithéâtres majeurs, notamment l’AMPAH Johnson ainsi que les blocs 600 et 20 ans, affichent une esthétique rafraîchie grâce à des travaux complets de peinture et de réhabilitation. Par ailleurs, les abords de l’École Supérieure des Assistants Administratifs (ESAAD) répondent désormais aux normes requises pour démarrer les cours sans anicroche.

En somme, l’université réaménage en profondeur son cadre environnemental. Au Campus Nord, la réfection des voiries pavées, la pose de nouvelles bordures et la mise en valeur des espaces verts redessinent le paysage universitaire. En parallèle, les espaces dédiés à l’installation de huit nouvelles agoras sont désormais viabilisés, promettant d’enrichir la vie associative et intellectuelle des étudiants dès les prochaines semaines.

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Développement local à Assoli : cap sur les projets prioritaires

L’horloge tourne pour les chantiers publics d’Assoli. À deux semaines de la grande réunion régionale de la Kara, les autorités locales intensifient la pression sur les services administratifs afin de débloquer les projets d’infrastructure en souffrance sur le territoire.

Réunis ce vendredi 11 septembre dans la salle des délibérations du conseil municipal, maires, responsables des forces de sécurité, dignitaires coutumiers et acteurs civiques ont passé au crible l’avancement des réalisations préfectorales. En effet, sous la conduite du préfet, le lieutenant-colonel Mensah Kafui Viagbo, cette troisième session trimestrielle de la conférence administrative s’est transformée en une séance d’arbitrage stratégique.

Gouvernorat Regional Maritime - GRM
© Gouvernorat Regional Maritime - GRM
Identifier les goulots d’étranglement

L’exposé présenté par le chef de l’exécutif préfectoral a dressé un diagnostic lucide de la situation. Si plusieurs opérations de développement poursuivent leur cours, des lenteurs administratives ainsi que techniques freinent encore la livraison de certains chantiers prioritaires.

Refusant le constat passif, les participants ont engagé un débat direct sur les facteurs d’enlisement. Cette concertation a débouché sur l’élaboration de propositions pratiques destinées à réduire immédiatement les délais d’exécution et à lever les verrous opérationnels.

Gouvernorat Regional Maritime - GRM
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Synergie d’acteurs pour débloquer les chantiers

Pour garantir le succès de ces ajustements, la préfecture table sur un renforcement de la coordination interservices. Le lieutenant-colonel Viagbo a exhorté l’ensemble des décideurs — notamment les trois maires de la préfecture, le chef canton de Bafilo et les représentants des ONG — à décloisonner leurs actions.

Cette exigence de résultat s’inscrit dans le prolongement de la précédente session du 12 juin dernier, dont le rapport d’activité a été formellement adopté au terme des échanges. Les responsables locaux entendent désormais transformer ces orientations en résultats tangibles sur le terrain.

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Un test de crédibilité à l’échelle régionale

L’enjeu de cet alignement dépasse le cadre strict de la préfecture. Ainsi, les arbitrages rendus durant cette journée serviront de matière première à la synthèse qu’Assoli défendra lors de la conférence administrative régionale de la Kara, fixée au 25 septembre prochain. En affichant une capacité à corriger rapidement ses trajectoires de livraison, la collectivité cherche à consolider sa position institutionnelle et à sécuriser les investissements futurs accordés par le pouvoir central.

Tsévié mobilise la décentralisation pour l’accès universel à l’eau

À Tsévié, la gouvernance locale s’attaque de front à l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. En réunissant l’ensemble des décideurs régionaux le jeudi 10 septembre 2026 au siège du Conseil régional, les responsables territoriaux ont transformé la célébration de la 14ᵉ Journée Africaine de la Décentralisation en un atelier stratégique ciblé sur les infrastructures vitales.

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L’autonomie financière et technique comme préalable au développement

Les collectivités territoriales placent désormais la maîtrise des ressources en eau au centre de leurs priorités d’aménagement. Lors des interventions, le gouverneur de la Région Maritime, El Hadj Taïrou Bagbiègue, a exhorté les élus et les services déconcentrés à coordonner leurs actions sur le terrain. En effet, la création de villes résilientes exige une capacité de décision accrue au niveau municipal. Par conséquent, l’autonomisation des communes doit s’accompagner de moyens techniques et financiers renforcés pour concrétiser la gestion durable des réseaux d’assainissement.

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L’Agenda 2063 décliné sur le terrain local

Pour encadrer cette feuille de route, les participants ont aligné leurs priorités sur les orientations stratégiques de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Sous la conduite du Conseil Régional Maritime, présidé par Komla Edoh, et avec l’appui technique de la Direction régionale de l’hydraulique, les représentants communautaires ont analysé les lacunes structurelles actuelles. Cette grille de lecture continentale permet ainsi d’adapter les politiques d’approvisionnement en eau aux réalités démographiques et environnementales spécifiques de la région.

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Un plan d’action axé sur le suivi et la performance

Les travaux se sont achevés par la formulation de directives précises élaborées conjointement par la société civile, les directeurs régionaux et les autorités préfectorales. Ces recommandations imposent la mise en place d’outils d’évaluation rigoureux afin de mesurer l’impact réel des chantiers d’assainissement. En intégrant ces exigences dans le pilotage des services publics, la Région Maritime entend démontrer que la décentralisation constitue le moteur le plus efficace pour garantir l’accès égalitaire aux services de base.

Togo : les jeunes d’Assoli 1 évaluent les services de santé

À Assoli 1, les jeunes patients ne se contentent plus de recevoir des soins, ils s’apprêtent à les évaluer. Depuis le mardi 8 septembre 2026, une cohorte de jeunes citoyens apprend à auditer les services publics de leur commune, en ciblant en priorité la qualité des soins en santé sexuelle et reproductive, ainsi que les mécanismes de protection contre les violences liées au genre.

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© 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1
De bénéficiaires à auditeurs citoyens

En effet, ce basculement stratégique s’appuie sur la méthodologie internationale du Young Citizen Score Card (YCSC). Portée par l’organisation ATAREKAD, avec le soutien financier de Plan International et du Royaume de Suède via le projet « Space to Lead au Togo », cette formation de cinq jours fournit aux participants des outils d’analyse concrets. Autrement dit, il s’agit d’un véritable tableau de bord communautaire permettant de mesurer le niveau de satisfaction des usagers. Clémence Tchazinon, directrice exécutive d’ATAREKAD, affirme que cette approche participative donne enfin aux jeunes la capacité de formuler des retours structurés sur les politiques publiques qui les concernent. Le maire de la commune, Salissou N. Abou‑Bakari, renchérit en estimant que cette démarche transforme la jeunesse locale en un moteur essentiel de gouvernance.

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© 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1
Un pacte de confiance avec le corps médical

Or, mettre les services de santé sous la loupe des citoyens bouscule inévitablement les pratiques établies. Face aux réticences potentielles, les autorités locales ont immédiatement posé un cadre bienveillant. Le préfet d’Assoli, le lieutenant-colonel Mensah Kafui Viagbo, a publiquement exhorté le personnel médical à percevoir cet audit citoyen comme un levier d’amélioration continue plutôt que comme une sanction. Parallèlement, il a encouragé les jeunes évaluateurs à rapporter les dysfonctionnements sans crainte, tout en exigeant une stricte objectivité basée sur des faits réels.

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© 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1
Un plan d’action pour des résultats durables

Ainsi, l’initiative dépasse le cadre d’un exercice théorique élémentaire. À l’issue des ateliers, une journée de confrontation constructive réunira les jeunes auditeurs, les prestataires de soins et les décideurs politiques pour bâtir un plan d’action commun. Enfin, afin de garantir l’application des recommandations, un comité de suivi restreint de sept membres, intégrant des représentants de la jeunesse, sera déployé. Ce groupe assurera un plaidoyer permanent auprès des autorités pour transformer irrévocablement la qualité des infrastructures sanitaires de la région.

Togo & nucléaire africain : Lomé accueillera le sommet NEISA 2027

Lomé orchestre son repositionnement au centre de l’échiquier énergétique continental en alignant ses ambitions nationales sur le réengagement mondial en faveur de l’atome. Face aux leaders du secteur réunis lors du 51ᵉ Symposium mondial du nucléaire à Londres, le chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a acté le ralliement de son pays à l’alliance internationale visant à tripler la capacité nucléaire mondiale d’ici 2050. Cette décision diplomatique majeure s’accompagne d’un signal fort adressé aux investisseurs : la capitale togolaise accueillera la troisième édition du Sommet d’innovation nucléaire pour l’Afrique (NEISA) du 1ᵉʳ au 3 juin 2027.

Un modèle technologique ajusté aux besoins africains

Pour soutenir le développement industriel, l’expansion du numérique ainsi que  la modernisation des systèmes de santé, le président du Conseil rejette la rhétorique des annonces au profit d’une approche partenariale pragmatique. Plutôt que de miser sur d’imposantes centrales traditionnelles, la stratégie togolaise valorise l’émergence des petits réacteurs modulaires (SMR) et des microréacteurs. Ces technologies de nouvelle génération offrent une réponse flexible, capable d’alimenter directement des réseaux électriques en construction tout en sécurisant la transition climatique du continent.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
Une préparation institutionnelle préalable au premier chantier

Loin des choix précipités, le Togo fonde sa légitimité sur la consolidation méthodique de son cadre juridique et réglementaire. Membre de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) depuis 2012, le pays a franchi un cap stratégique en janvier 2025 avec la création officielle de son Commissariat à l’énergie atomique, suivie de la signature d’un nouveau programme cadre de coopération. Cette rigueur institutionnelle vise à offrir un environnement sécurisé et prévisible, condition indispensable pour attirer les acteurs industriels mondiaux.

Le défi des financements à long terme

Néanmoins, la concrétisation de ces projets se heurte à la rigidité des structures financières internationales. Les cycles nucléaires s’étalant sur plusieurs décennies, le Togo invite les bailleurs de fonds et les marchés privés à adapter leurs mécanismes d’intervention aux réalités des économies émergentes. L’enjeu consiste désormais à transformer les cadres d’analyse en outils de crédit opérationnels. C’est précisément cette ambition d’action bancable que Lomé entend concrétiser lors du rendez-vous NEISA 2027, affirmant ainsi la place de l’Afrique dans la gouvernance nucléaire globale.

Texas : saisie de 900 kg de méthamphétamine en faux choux

Texas, 11 septembre 2026 — Le cartel pensait avoir élaboré la feinte parfaite pour traverser la ligne d’arrivée frontalière. Cependant, l’alliance entre la DEA et les forces de sécurité du Texas a totalement stoppé cette offensive clandestine. le jeudi 10 septembre 2026, les autorités fédérales ont révélé l’interception spectaculaire de plus de 2 000 livres (environ 900 kilos) de méthamphétamine dans la vallée du Rio Grande, neutralisant le chargement avant son entrée sur le marché américain.

Une feinte végétale déjouée par la patrouille

Pour tenter de berner la défense frontalière, le réseau criminel a déployé une tactique de camouflage particulièrement élaborée. En effet, les trafiquants ont conditionné la drogue sous forme de sphères compactes entourées de plastique vert imitant le cœur d’un chou, avant de recouvrir le tout avec de véritables feuilles de légumes. Dissimulés au milieu de caisses de marchandises agricoles légitimes, ces faux choux devaient passer inaperçus lors des contrôles. Néanmoins, la vigilance des agents de la Homeland Security Task Force a immédiatement fait échouer cette stratégie d’anti-jeu.

Un tacle décisif de la DEA à McAllen

Grâce à une intervention coordonnée avec le bureau de la DEA à McAllen, les forces de l’ordre ont rapidement bloqué le convoi et confisqué l’intégralité du stock. Ce placage décisif prive les cartels de millions de dollars de revenus clandestins et inflige un coup dur à leur logistique régionale. À noter qu’une saisie similaire d’environ 3 000 livres de méthamphétamine cachée dans des choux s’était également produite dans la même région de Pharr, au Texas, le 18 juin 2024.

La Défense texane maintient la pression.

En fin de compte, cette saisie massive démontre l’efficacité des opérations de ratissage le long de la frontière texane. Alors que les organisations criminelles ne cessent de renouveler leurs tactiques d’infiltration, les forces de sécurité réaffirment leur suprématie sur le terrain en coupant net les trajectoires du trafic international.

Togo : le réseau QNET démantelé par la gendarmerie

Les forces de l’ordre ont porté un coup fatal aux opérations frauduleuses du réseau QNET dans le Bas-Mono. Le 18 août 2026, la brigade territoriale de gendarmerie d’Afagnan a orchestré une contre-offensive décisive, neutralisant trois acteurs majeurs d’une organisation criminelle spécialisée dans l’escroquerie en ligne. Cette victoire judiciaire découle directement du courage d’une victime qui a su déjouer le piège adverse pour alerter les autorités.

Ministère de la Défense Nationale du Togo
© Ministère de la Défense Nationale du Togo
Une tactique de séduction devenue piège

Le schéma tactique des escrocs reposait sur l’ingénierie sociale et les fausses promesses. Dès 2025, le meneur présumé du groupe, N. Mazama-Esso, a engagé un jeu de séduction virtuel sur Facebook pour gagner la confiance de sa cible. Feignant une relation amoureuse, l’homme de 35 ans a convaincu sa victime de verser environ 600 000 francs CFA sous prétexte d’un emploi garanti au Cameroun. Cependant, l’organisation a totalement changé la feuille de match en déroutant clandestinement la jeune femme vers le Nigeria. Une fois sur place, les cybercriminels l’ont contrainte à intégrer leur équipe de rabatteurs.

Ministère de la Défense Nationale du Togo
© Ministère de la Défense Nationale du Togo
Le carton rouge et le coup de filet

Face à cette séquestration, la victime a exécuté une feinte décisive le 15 août 2026, réussissant à s’échapper pour regagner le territoire togolais. Sa plainte immédiate au poste d’Afagnan a déclenché l’assaut des gendarmes. Trois jours plus tard, la brigade balayait la défense des fraudeurs en arrêtant le suspect principal Mazama-Esso ainsi que deux coéquipières clés du recrutement, A. Yawavi Françoise (26 ans) et sa sœur A. Ablavi Rosine (23 ans). Ce trio figurait déjà sur le tableau des avis de recherche diffusés sur les réseaux sociaux.

Ministère de la Défense Nationale du Togo
© Ministère de la Défense Nationale du Togo
La poursuite des complices sur le terrain

Malgré ce succès retentissant, la partie n’est pas terminée sur le terrain judiciaire. La Gendarmerie nationale poursuit activement d’autres complices identifiés dans ce dossier afin de les sortir définitivement du circuit. En saluant le soutien crucial des citoyens lors de cette opération décisive, le commandement invite la population à maintenir une défense vigilante face aux pièges du numérique et à transmettre tout indice utile pour clore définitivement l’enquête.

Togo : Plus de 150 000 filles ciblées par la deuxième campagne nationale de kits scolaires

BLITTA,10 septembre 2026 Le Togo élargit son dispositif de soutien à la scolarisation des filles. À Blitta Gare, dans la commune de Blitta 1, les autorités ont donné, mercredi 9 septembre 2026, le coup d’envoi de la deuxième campagne nationale de distribution de kits scolaires destinée aux élèves filles des établissements publics situés dans les zones les plus vulnérables du pays.

La cérémonie, présidée au nom du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé par Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire générale de la Présidence du Conseil et Gouverneure de la Banque mondiale pour le Togo, marque une nouvelle étape du Projet d’Autonomisation des Femmes et du Dividende Démographique en Afrique subsaharienne plus, connu sous le nom de SWEDD+ Togo.

Cette année, le dispositif change d’échelle. Plus de 150 000 kits scolaires doivent parvenir aux bénéficiaires réparties dans 1 500 localités, contre 101 334 élèves filles accompagnées lors de la première édition en 2025 dans 782 localités.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo

Une campagne qui agit sur les inégalités

 

Le gouvernement et ses partenaires ciblent en priorité les territoires confrontés aux vulnérabilités multidimensionnelles. L’objectif consiste à réduire les obstacles matériels susceptibles de fragiliser la scolarité des filles, notamment dans les familles disposant de faibles ressources.

Le programme concerne les élèves filles du primaire ainsi que celles des collèges et lycées publics. Par conséquent, l’opération ne se limite pas à une aide ponctuelle à la rentrée scolaire. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large visant à maintenir les filles dans le système éducatif et à renforcer leurs perspectives de réussite.

Le dispositif bénéficie du financement de la Banque mondiale et de l’appui technique du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). À travers SWEDD+, le Togo ambitionne d’accompagner plus d’un million de filles et de femmes, en agissant à la fois sur leur maintien à l’école, leur autonomisation économique et leur accès aux services de santé reproductive.

Présidence du Conseil du Togo
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L’excellence féminine mise en avant

 

Au-delà de l’accès aux fournitures scolaires, la campagne entend aussi valoriser les performances académiques des jeunes filles.

Ainsi, les meilleures élèves aux examens du CEPD, du BEPC et du BAC 1 dans les cantons concernés par le programme ont reçu une distinction. Elles bénéficient également de sacs scolaires équipés de panneaux solaires et d’une lampe d’éclairage.

Fabriqués au Togo, ces équipements apportent une réponse pratique aux contraintes liées à l’accès à l’éclairage pour les études à domicile. Ils traduisent aussi la volonté des promoteurs du programme de combiner soutien social, réussite scolaire et solutions adaptées aux réalités locales.

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Le gouvernement met en avant les progrès du système éducatif

Le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a présenté cette opération comme une traduction concrète du premier axe stratégique du secteur, consacré à l’équité d’accès à l’éducation et à la formation.

Pour le gouvernement, le soutien matériel doit aller de pair avec l’amélioration des conditions d’apprentissage. Mama Omorou a ainsi rappelé que l’objectif ne consiste pas uniquement à inscrire davantage d’enfants à l’école, mais aussi à leur permettre d’y apprendre, d’y progresser et de réussir.

Cette orientation accompagne plusieurs mesures déjà engagées au cours des dernières années : gratuité de la scolarité dans l’enseignement public primaire et secondaire, suppression des frais d’inscription aux examens scolaires, développement des cantines scolaires, couverture sanitaire des élèves à travers la School AMU et construction de nouvelles infrastructures.

Selon les données communiquées à cette occasion, ces politiques ont contribué à réduire les écarts entre filles et garçons dans l’enseignement de base. Au primaire, le taux net de scolarisation atteint 98,54 % chez les filles, contre 97,07 % chez les garçons. Le taux d’achèvement s’élève, lui, à 90,48 % pour les filles, contre 87,19 % pour les garçons.

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La Banque mondiale confirme son soutien

Présente à Blitta, Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice de la Division de la Banque mondiale pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Togo, a salué l’orientation prise par les autorités togolaises en faveur d’une éducation plus inclusive.

Pour l’institution financière internationale, la promotion de l’éducation des filles constitue un investissement à long terme dans le capital humain. Elle a donc réaffirmé sa volonté de poursuivre et de renforcer son accompagnement du Togo.

Le SWEDD+ Togo dispose d’un financement approuvé par le Conseil d’administration de la Banque mondiale le 29 septembre 2023, pour un montant de 62,5 millions de dollars, soit environ 37,5 milliards de francs CFA.

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Des kits scolaires à une stratégie plus large

La distribution de fournitures ne représente qu’un volet du projet. Le programme comprend également plusieurs actions destinées à lever d’autres obstacles qui touchent les filles et les femmes.

Par exemple, le projet prévoit la délivrance d’actes de naissance aux personnes dépourvues de documents d’état civil. Il vise aussi à améliorer l’offre de soins grâce à l’équipement des formations sanitaires en échographes modernes et au déploiement de cliniques mobiles.

Sur le terrain économique, le SWEDD+ accompagne les groupements agricoles féminins à travers la mise à disposition de matériels et d’équipements. Le programme prévoit également l’« École de la chance », qui propose des formations professionnelles courtes et gratuites dans des métiers comme la couture, la coiffure, l’esthétique ou encore la broderie. Les jeunes filles vulnérables et celles qui ont quitté le système scolaire figurent notamment parmi les bénéficiaires.

Par ailleurs, l’aménagement et l’équipement des Maisons de la femme doivent créer des espaces consacrés à l’entrepreneuriat, à l’écoute et à l’accompagnement des femmes et des filles.

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L’éducation des filles : un levier d’autonomisation et de réussite nationale

Lors de la cérémonie, Sandra Ablamba Johnson a insisté sur la dimension sociale et nationale de cette politique. Selon elle, permettre aux filles d’accéder aux mêmes possibilités d’apprentissage et de réussite renforce directement le potentiel du pays.

Elle a également appelé les bénéficiaires à voir dans les kits remis non pas de simples fournitures scolaires, mais un signe d’encouragement de la Nation. Elle les a invitées à poursuivre leurs études avec discipline, courage, persévérance et détermination.

Avec cette deuxième édition, le Togo cherche donc à franchir un nouveau cap : toucher davantage de filles, concentrer les efforts sur les territoires les plus vulnérables et associer l’accès à l’école à la réussite, à la protection sociale et à l’autonomisation.

À Blitta, le message est ainsi clairement posé : soutenir la scolarisation des filles ne relève plus seulement de l’aide à la rentrée. L’enjeu est désormais de créer les conditions pour qu’elles restent à l’école, réussissent leurs études et disposent, à terme, de meilleures chances d’autonomie.

Tône 1 : dix lauréates du CEPD distinguées à Dapaong

 À travers la remise de prix à dix élèves de la commune de Tône 1, le gouvernement togolais et ses partenaires internationaux ont associé appui individuel, dotation matérielle aux écoles et soutien aux jardins d’enfants dans une même opération.

 

Dix jeunes filles ont reçu, le 8 septembre à Dapaong, la plus haute distinction offerte aux meilleures candidates au Certificat d’études du premier degré de la commune de Tône 1. La cérémonie, tenue dans la salle du Gouvernorat de la région des Savanes, a récompensé des résultats scolaires, mais elle a surtout servi de point d’orgue à un programme d’appui qui dépasse largement les dix lauréates.

Commune de Tône 1
© Commune de Tône 1
Une distinction individuelle, un dispositif à trois étages

Le gouvernement togolais a construit cette opération, menée avec l’UNICEF, l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) et l’initiative mondiale Safe to Learn, autour de trois niveaux d’intervention distincts. Les dix lauréates ont d’abord reçu un lot complet de fournitures pour la classe de sixième : manuels de mathématiques, de physique-chimie-technologie et de sciences de la vie et de la Terre, kit de géométrie, sac d’écolier, cahiers, stylos, corsage et kaki. Chacune a également reçu une enveloppe financière de 40 000 francs CFA.

 

L’appui ne s’arrête pas aux lauréates. Les écoles primaires publiques de la commune ont reçu des boîtes de craie blanche, des ensembles géométriques et des globes terrestres, tandis que les jardins d’enfants ont bénéficié de ramettes de papier, gobelets, seaux, nattes, feutres, peintures à eau et cahiers-journaux.

  1. Commune de Tône 1
    © Commune de Tône 1
    40 000 FCFA, un levier concret pour une famille des Savanes

Dans une région rurale comme les Savanes, une enveloppe de 40 000 francs CFA par élève représente souvent plusieurs mois de dépenses scolaires courantes pour un ménage. En couplant cet appui financier direct à un lot de fournitures pour l’entrée en sixième, les partenaires cherchent à lever l’un des obstacles les plus fréquents au maintien des filles dans le secondaire : le coût de la transition entre le primaire et le collège.

Message porté lors de la cérémonie par  Tône 1 est sans ambiguïté : l’excellence mérite d’être reconnue, encouragée et accompagnée.

 

Des partenaires internationaux convergent vers un même objectif

L’implication conjointe de l’UNICEF, de la KOICA et de l’initiative Safe to Learn traduit une convergence d’agendas : promouvoir l’éducation des filles, sécuriser l’environnement scolaire et soutenir le leadership féminin dès le plus jeune âge. Cette coordination entre bailleurs autour d’une même cérémonie locale illustre une tendance plus large dans la région des Savanes, où plusieurs programmes éducatifs mobilisent désormais des financements combinés plutôt que des interventions isolées.

Le maire de la commune de Tône 1, le directeur de cabinet du ministère de l’Éducation nationale, le secrétaire général de la préfecture de Tône, la représentante de l’UNICEF au Togo, des inspecteurs de l’éducation, des enseignants, des parents d’élèves et le chef canton de Dapaong ont assisté à la cérémonie, signe de l’ancrage local que les organisateurs ont voulu donner à cette opération.

Commune de Tône 1
© Commune de Tône 1
Un signal envoyé à l’ensemble des élèves de la commune

Par ailleurs, les organisateurs espèrent créer un effet d’entraînement auprès de l’ensemble des élèves de Tône 1. En conjuguant reconnaissance publique et appui matériel concret, la commune veut transformer cette cérémonie annuelle en levier tangible pour encourager les filles à poursuivre leur scolarité au-delà du primaire.

Deux nouveaux vice-présidents à l’Université de Lomé

Les professeurs Kperkouma Walla et Povi Lawson-Evi ont pris leurs fonctions de premier et deuxième vice-présidents de l’Université de Lomé. Plus que le renouvellement d’une équipe dirigeante, la cérémonie a mis en scène la présence de la présidente de l’Université de Kara, signe d’un rapprochement entre les deux pôles universitaires publics du Togo.

Deux fauteuils ont changé de titulaire, ce mercredi, à la présidence de l’Université de Lomé. Nommés par décret en conseil des ministres, les professeurs Kperkouma Walla et Povi Lawson-Evi ont officiellement pris leurs fonctions de premier vice-président et de deuxième vice-présidente de la principale université publique du Togo, lors d’une cérémonie tenue dans la salle du conseil de la présidence.

l'Université de Lomé
© l'Université de Lomé
Une passation encadrée par la tutelle ministérielle

La cérémonie a été présidée par le professeur Gado Tchangbedji, ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, assisté du président de l’Université de Lomé, le professeur Kossivi Hounake. Les interventions se sont succédé, mêlant remerciements aux équipes sortantes, félicitations aux nouveaux titulaires ainsi qu’orientations stratégiques pour le mandat à venir.

Par ailleurs, le choix de nommer les vice-présidents par décret en conseil des ministres, plutôt que par une procédure strictement interne à l’université, illustre le degré de supervision que l’État togolais conserve sur la gouvernance de son principal établissement d’enseignement supérieur.

Qui prend quelle fonction ?

Pr Kperkouma Walla
Premier vice-président de l’Université de Lomé, entré en fonction le 9 septembre 2026.

Pr Povi Lawson-Evi
Deuxième vice-présidente de l’Université de Lomé, entrée en fonction le 9 septembre 2026.

La présence de Kara, lecture d’une synergie interuniversitaire

La cérémonie a aussi été marquée par la présence de la professeure Prénam Houzou-Mouzou, présidente de l’Université de Kara, seconde université publique du pays. Sa participation à un événement institutionnel propre à l’Université de Lomé n’a rien d’anodin : elle matérialise des liens jugés solides entre les deux établissements, à un moment où plusieurs pays de la région cherchent à mieux articuler leurs réseaux universitaires publics.

Une telle présence croisée aux cérémonies officielles de l’autre institution peut annoncer un partage accru de bonnes pratiques de gouvernance, voire de programmes de recherche communs, entre les deux seuls pôles universitaires publics du Togo.

D’ailleurs, la présence de la présidente de l’Université de Kara témoigne des liens solides et de la synergie entre les deux universités publiques du Togo.

l'Université de Lomé
© l'Université de Lomé
Ce que suppose une vice-présidence à l’Université de Lomé

Avec ses effectifs comptés en dizaines de milliers d’étudiants, l’Université de Lomé reste le plus grand établissement d’enseignement supérieur du Togo. Les fonctions de premier et deuxième vice-présidents y couvrent traditionnellement des volets distincts de la gouvernance académique : pilotage des affaires pédagogiques et scientifiques d’un côté, administration et vie universitaire de l’autre, sous l’autorité du président de l’université.

Le changement de titulaires intervient alors que l’enseignement supérieur togolais poursuit sa mise en conformité avec le système Licence-Master-Doctorat et les standards régionaux que porte le Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de l’Ouest, réseau que l’Université de Lomé a rejoint dès le milieu des années 2000.