Derrière chaque laboratoire performant se cache souvent un chercheur qui a consacré sa vie à former d’autres chercheurs. À l’Université de Lomé, cette conviction a pris tout son sens avec l’hommage rendu au professeur Mohou, figure majeure de la physique des matériaux au Togo. Plus qu’une cérémonie de départ à la retraite, l’événement a mis en lumière le rôle stratégique de la recherche scientifique dans la souveraineté technologique et énergétique de l’Afrique.
Un héritage scientifique qui dépasse les amphithéâtres
Pendant trois jours, du 15 au 17 juillet 2026, l’Auditorium de l’Université de Lomé est devenu le point de rencontre de chercheurs venus de plusieurs pays. Officiellement organisé autour d’un colloque international et d’un hommage au professeur Mohou, l’événement a surtout offert une réflexion sur la place de la science africaine face aux grands défis du XXIᵉ siècle.
Spécialiste reconnu des semi-conducteurs et de l’optoélectronique, le professeur Mohou laisse derrière lui 35 années consacrées à la recherche, à la formation universitaire et au développement du Laboratoire de Physique des Matériaux et des Composants à Semi-conducteurs (LPMCS).
Ses travaux ont notamment porté sur les matériaux utilisés dans les cellules solaires et les dispositifs optoélectroniques, des domaines aujourd’hui au cœur des innovations liées aux énergies renouvelables.
Former des chercheurs, une contribution aussi importante que publier
Au fil des interventions, un même message est revenu avec insistance : la véritable mesure d’un scientifique ne réside pas uniquement dans ses publications, mais dans les femmes et les hommes qu’il a formés. En ouvrant la cérémonie au nom du président de l’Université de Lomé, le professeur Edinam Kola a rappelé qu’une université ne se construit pas seulement avec des bâtiments ou des équipements de pointe. Elle repose avant tout sur l’engagement de chercheurs capables de transmettre leur savoir et de bâtir des équipes scientifiques durables.
Le professeur Eklu-Gadegbeku, doyen de la Faculté des Sciences, a décrit le professeur Mohou comme un bâtisseur ayant profondément marqué le département de physique et contribué à structurer le LPMCS.
Quand la recherche africaine dialogue avec le monde
L’hommage s’est prolongé par un colloque scientifique international réunissant, en présentiel et à distance, des enseignants-chercheurs issus de plusieurs pays. Les échanges ont porté sur les avancées en physique des matériaux, un domaine dont les applications concernent aussi bien les technologies électroniques que les systèmes photovoltaïques ou encore les composants utilisés dans les équipements de nouvelle génération. En accueillant cette rencontre scientifique, l’Université de Lomé confirme son ambition de renforcer sa visibilité dans les réseaux internationaux de recherche.
Professeur Mohou : une carrière dédiée aux générations formées
Très applaudi, le professeur Mohou a choisi de parler moins de ses travaux que des personnes rencontrées tout au long de son parcours. Revenant sur ses trente-cinq années de carrière, il a estimé qu’une vie universitaire se mesure avant tout à l’impact laissé sur les générations formées. Pour lui, la retraite ne constitue pas une fin, mais une simple étape administrative, sa passion pour la recherche demeurant intacte.
Cette vision a trouvé un écho particulier dans les témoignages de ses anciens étudiants, collègues et proches, qui ont salué autant le scientifique que l’homme, reconnu pour sa rigueur, sa discrétion et son sens de la transmission.
Un signal fort pour l’avenir de la recherche togolaise
L’événement traduit une volonté plus large : faire de la recherche scientifique un levier de développement national. À travers le Laboratoire de Physique des Matériaux et des Composants à Semi-conducteurs, l’Université de Lomé entend poursuivre les travaux dans des secteurs stratégiques comme les matériaux avancés, les technologies des semi-conducteurs et les solutions énergétiques de demain.
À l’heure où les pays africains cherchent à renforcer leurs capacités en innovation et en transition énergétique, la carrière du professeur Mohou rappelle qu’investir dans les chercheurs est aussi déterminant qu’investir dans les infrastructures. Les découvertes de demain commencent souvent par la transmission du savoir aujourd’hui.
L’entreprise chinoise UBTech a dévoilé sa nouvelle génération d’androïdes bioniques à l’apparence humaine hyperréaliste. Vendus à partir de 15 500 euros, ces « compagnons émotionnels » ciblent un marché colossal : les millions de personnes souffrant de solitude, notamment les célibataires et les seniors.
En Chine, la technologie s’attaque à l’un des plus grands fléaux du XXIe siècle : l’isolement social. UBTech, géant mondial de la robotique, a récemment présenté, sous sa marque grand public UWorld, une gamme inédite de robots humanoïdes baptisée U1. Oubliez les bras articulés d’usine ou les automates robotiques sans âme ; l’entreprise fait le pari de ramener le robot directement dans votre salon, avec une promesse forte, presque vertigineuse : offrir de l’affection « pour la vie ».
Un marché colossal face à une urgence sociale
La solitude s’impose désormais comme un enjeu majeur de santé publique en Chine. Avec le lancement du robot compagnon U1, UBTech cible deux publics particulièrement vulnérables : les célibataires, estimés à plus de 120 millions, et les seniors, dont le nombre dépasse les 320 millions et ne cesse de croître avec le vieillissement accéléré de la population. Pour Michael Tam, directeur général d’UWorld, ces groupes expriment un besoin pressant de compagnie, capable d’apporter un véritable réconfort affectif et de rompre l’isolement.
Une prouesse technique au service du mimétisme humain
Pour que l’illusion fonctionne et que l’attachement se crée, la mécanique pure ne suffit plus. L’androïde doit paraître humain, et UBTech n’a pas lésiné sur les moyens :
Hyperréalisme : le robot est doté d’une peau souple en silicone reproduisant les pores et les rides, allant jusqu’au mimétisme des veines sur les modèles les plus avancés.
Expressivité : équipé de 88 articulations motorisées, le robot peut afficher près de 300 micro-expressions faciales, cligner des yeux et soutenir le regard de son interlocuteur.
Intelligence conversationnelle : animé par un modèle d’IA générative centré sur les émotions, le robot apprend à connaître son propriétaire, adapte le ton de sa voix et propose des paroles apaisantes s’il détecte de la fatigue ou du stress.
Pas de ménage, juste de l’empathie
Contrairement aux promesses classiques de la robotique domestique, le U1 n’effectue aucune tâche ménagère (ni cuisine, ni repassage). Il ne s’agit pas non plus d’un androïde destiné à des relations intimes. Sa fonction est strictement conversationnelle et émotionnelle. Il est programmé pour :
écouter patiemment les soucis du quotidien ;
détecter des signes de faiblesse et rappeler la prise de médicaments ;
suggérer des tenues vestimentaires ou proposer des activités, comme regarder un match de football ensemble.
Le prix de cette présence artificielle s’échelonne selon le niveau de réalisme souhaité. Le modèle d’entrée de gamme (le « U1 Lite », qui se résume à un demi-buste) est commercialisé à partir de 119 800 yuans (environ 15 500 euros). Quant au modèle « Ultra », offrant un corps complet et le réalisme le plus poussé, la facture dépasse allègrement les 128 000 euros.
La prouesse technologique impressionne, mais elle soulève des dilemmes éthiques. Un robot à 15 500 euros répond-il vraiment au besoin inné de connexion humaine ou traduit-il la marchandisation des sentiments ? Le risque de dépendance affective, ainsi que les inquiétudes liées à la protection des données — l’androïde filmant et écoutant en permanence — alimentent déjà le débat.
L’innovation est indéniable, mais les experts s’interrogent : un androïde peut-il combler le vide relationnel ou risque-t-il, au contraire, d’accentuer l’isolement en remplaçant un lien authentique par une simulation ? Malgré ces interrogations, la demande explose : UBTech revendique plus de 13 300 précommandes, preuve qu’un nombre croissant de personnes sont prêtes à payer cher pour une machine qui leur répond avec bienveillance.
Alors que l’intelligence artificielle affective progresse à grande vitesse, UBTech parie que la technologie deviendra notre prochain interlocuteur. Reste à savoir si ces compagnons de métal et de code sauront réellement réchauffer les foyers les plus silencieux.
Lomé engage un chantier inédit sur la qualité de la dépense publique. Pendant dix jours, 118 hauts cadres de l’administration vont examiner les politiques budgétaires de dix ministères et institutions afin d’évaluer si les ressources publiques profitent équitablement aux femmes et aux hommes. Derrière cette démarche technique se cache un enjeu économique majeur : améliorer la performance des dépenses de l’État en orientant les financements là où leur impact est le plus important.
Quand la performance budgétaire passe par l’égalité
Les débats qui se sont ouverts ce 20 juillet au Palais des Congrès de Lomé dépassent largement la question de l’égalité entre les sexes. L’objectif affiché est aussi de renforcer l’efficacité économique de l’action publique.
Conduit par le ministère de l’Économie et des Finances, à travers la Direction générale du Budget et des Finances, avec l’appui du Projet de Modernisation et de Renforcement des Capacités de l’Administration pour la Délivrance des Services (PMADS), l’atelier national d’analyse situationnelle genre constitue une nouvelle étape dans la réforme de la gestion des finances publiques au Togo.
Durant dix jours, jusqu’au 31 juillet, les équipes passeront en revue les politiques et programmes de dix ministères et institutions afin de mesurer leurs effets réels sur les populations, en tenant compte des différences entre les femmes et les hommes.
Une meilleure allocation des ressources publiques en ligne de mire
Au-delà des principes, l’exercice vise à répondre à une question fondamentale : les ressources publiques sont-elles orientées vers les besoins réels des citoyens ? Pour y répondre, 118 responsables de programmes, directeurs de la planification, responsables financiers et points focaux genre travailleront à partir de données sectorielles afin d’identifier les écarts existants, d’en analyser les causes et de proposer des réorientations budgétaires. L’ambition est de faire de la Budgétisation Sensible au Genre (BSG) un véritable outil d’aide à la décision plutôt qu’un simple principe inscrit dans les documents de politique publique.
L’efficacité économique au cœur de la réforme
Pour Mme Hoafa Amé Mawusé, Point focal national de la Budgétisation Sensible au Genre, cette démarche doit permettre d’améliorer la qualité des décisions budgétaires. Selon elle, la réalisation de diagnostics fondés sur des données objectives offrira aux décideurs une meilleure visibilité pour répartir les crédits publics, accroître la performance des programmes et optimiser l’utilisation des finances de l’État. Elle estime également que les résultats attendus devront être traduits en mesures concrètes lors des prochains exercices de planification et de préparation du budget.
Les analyses préliminaires mettent en évidence des disparités persistantes dans plusieurs secteurs. L’accès aux services publics demeure inégal selon le sexe, tandis que les femmes restent sous-représentées dans certaines sphères décisionnelles. Ces écarts sont souvent accentués par les différences entre zones urbaines et rurales, par le niveau de pauvreté ou encore par l’âge des bénéficiaires. Les responsables de l’atelier reconnaissent également que l’insuffisance de données statistiques ventilées par sexe limite encore la capacité de l’administration à cibler efficacement les interventions publiques.
Des livrables attendus pour orienter les prochains budgets
Les travaux doivent déboucher sur une série d’outils destinés à guider les futurs arbitrages budgétaires. À l’issue des dix jours, les participants prévoient de produire dix rapports sectoriels, une cartographie des principales insuffisances observées, une liste d’interventions prioritaires intégrant la dimension genre ainsi qu’une feuille de route nationale précisant les responsabilités et le calendrier de mise en œuvre. Ces documents devraient servir de référence lors des prochains cycles de programmation budgétaire.
Fini l’aveuglement budgétaire ! Avec cette démarche inédite, l’État togolais entend dépoussiérer sa gouvernance économique pour placer l’analyse du genre au cœur du réacteur financier. L’ambition est claire : arrêter de financer « à l’aveugle » pour cibler chirurgicalement les besoins réels. Reste l’étape la plus cruciale, celle du passage à l’acte. Si les futurs budgets de l’État reflètent les ambitions de ces dix jours de travaux, Lomé posera les jalons d’un développement économique bien plus percutant, où chaque denier public comptera vraiment.
L’enseignement supérieur prend racine dans la commune Lacs 3. Avec la pose de la première pierre de l’Institut Supérieur d’Excellence et d’Innovation Technologique (ISEIT-B), les autorités locales affichent une ambition qui dépasse la seule création d’un établissement universitaire : faire de Dagué un nouveau pôle de formation, d’investissement et de développement territorial au Togo.
Une université comme moteur de développement local
Le terrain est encore vierge, mais les ambitions sont déjà bien définies. Samedi 18 juillet 2026, à Dagué, la cérémonie de lancement des travaux de l’ISEIT-B a marqué le début d’un projet appelé à transformer durablement le paysage éducatif de la commune Lacs 3.
Loin d’être une infrastructure banale, le futur institut est présenté comme un levier de développement capable d’attirer étudiants, enseignants, investisseurs et nouvelles activités économiques dans cette partie de la préfecture des Lacs.
La cérémonie a réuni les autorités administratives, municipales, coutumières, religieuses ainsi que plusieurs partenaires du projet, témoignant de l’importance accordée à cette initiative.
L’un des principaux défis auxquels répond le projet est celui de l’accès à l’enseignement supérieur. Jusqu’ici, de nombreux jeunes de la commune étaient contraints de quitter leur localité pour poursuivre leurs études universitaires ailleurs.
Le futur ISEIT-B entend inverser cette tendance en offrant une formation supérieure de proximité, orientée vers l’excellence et l’innovation technologique. Pour son fondateur et promoteur, Adouvi Koffi, investir dans l’éducation revient à préparer les compétences dont le pays aura besoin demain.
En rappelant que l’école demeure le socle du développement humain, il a insisté sur la nécessité de bâtir un établissement capable de former une jeunesse qualifiée, créative et tournée vers les défis du développement national.
Le projet prévoit la construction d’un vaste complexe universitaire comprenant un bloc pédagogique et administratif, 59 salles de classe, un amphithéâtre, une cantine et un parking. Ces infrastructures sont conçues pour offrir un environnement d’apprentissage répondant aux standards actuels de l’enseignement supérieur et accompagner l’augmentation attendue du nombre d’étudiants.
Le projet ambitionne aussi de créer un véritable écosystème universitaire susceptible de stimuler l’économie locale.
Lacs 3 parie sur les retombées économiques
Pour le maire de la commune Lacs 3, Anani Messan, l’impact de cette future université ne se limitera pas au secteur éducatif. Selon lui, l’arrivée d’un établissement d’enseignement supérieur favorisera le développement de logements, l’ouverture de nouveaux commerces, la création d’activités de services et le renforcement du tissu économique local.
Il estime également que cette implantation contribuera à améliorer les compétences des jeunes tout en réduisant les contraintes liées à la mobilité des étudiants. La municipalité a d’ailleurs réaffirmé sa volonté d’accompagner toutes les initiatives susceptibles de renforcer l’attractivité du territoire et de soutenir la formation de la jeunesse.
Présent à la cérémonie, le préfet des Lacs, Datè Benissan-Tétévi, a salué une initiative qui vient renforcer l’offre nationale d’enseignement supérieur.
Il a souligné que le rapprochement des infrastructures universitaires des populations constitue un facteur crucial de développement du capital humain et s’inscrit dans les orientations nationales en matière d’éducation et de formation professionnelle.
La présence des autorités traditionnelles, des forces de défense et de sécurité ainsi que des responsables administratifs a donné un caractère institutionnel à cette cérémonie qui marque officiellement le lancement des travaux.
Avec cette première pierre, Dagué ne pose pas seulement les fondations d’un nouvel établissement universitaire, elle ouvre également la voie de l’avenir à ses enfants. La commune Lacs 3 engage ainsi une stratégie de développement fondée sur le savoir, l’innovation et la qualification des ressources humaines.
Si les responsables respectent le calendrier de réalisation, l’ISEIT‑B deviendra, à terme, un nouveau centre d’attraction académique dans la région des Lacs et contribuera à créer un environnement favorable à l’emploi, à l’entrepreneuriat et à la croissance locale.
À Lomé, courir n’était pas le seul objectif ce samedi 18 juillet. Dans les rues de la commune du Golfe 3, des centaines de participants ont troqué l’effort physique contre un engagement écologique. À l’initiative du Rotary Club Lomé Acacia, une vaste opération d’éco-jogging a mobilisé habitants, associations et autorités locales autour d’un même défi : rendre la ville plus propre tout en sensibilisant aux enjeux environnementaux.
Lutter contre la pollution tout en promouvant un mode de vie sain. C’est le pari relevé par la Commune du Golfe 3 et le Rotary Club Lomé Acacia, qui ont uni leurs efforts à l’occasion d’une grande activité d’éco-jogging organisée dans le cadre du cinquième anniversaire du club service.
Dès les premières heures de la matinée, plus de 250 participants se sont retrouvés pour parcourir plusieurs artères de la commune. Aux côtés des membres du Rotary figuraient des responsables municipaux, des jeunes, des associations, des partenaires ainsi que de nombreux citoyens venus contribuer à cette action collective.
Loin d’une banale course de loisir, cette initiative a transformé les participants en véritables acteurs de l’assainissement urbain.
Tout au long de l’itinéraire, les volontaires ont ramassé des bouteilles en plastique, des emballages et divers déchets non biodégradables abandonnés sur la voie publique. À chaque arrêt, sacs à la main, ils ont contribué à débarrasser les espaces publics de déchets susceptibles de dégrader le cadre de vie ou d’obstruer les systèmes d’évacuation des eaux.
Les déchets collectés seront ensuite transférés vers une structure spécialisée afin d’être recyclés, donnant une seconde vie à une partie des matériaux récupérés.
Au-delà de l’opération de ramassage, les organisateurs ont voulu faire de cette journée un moment de sensibilisation aux comportements écoresponsables.
La rencontre s’est ainsi poursuivie dans une ambiance conviviale avec une séance de Zumba, symbole de la promotion de l’activité physique, avant des échanges consacrés à l’hygiène corporelle et aux bonnes pratiques favorables à la santé publique.
Ces activités ont permis de rappeler que la préservation de l’environnement passe aussi par des gestes quotidiens, qu’il s’agisse de mieux gérer ses déchets ou d’adopter des habitudes de vie plus saines.
Faire de l’engagement citoyen un levier de développement local
À travers cette initiative, la Commune du Golfe 3 et le Rotary Club Lomé Acacia illustrent une approche participative de la gestion environnementale, où les citoyens deviennent des acteurs directs de l’amélioration de leur cadre de vie.
Dans un contexte où les villes africaines font face à une augmentation constante des déchets urbains, ce type d’action met en évidence le rôle que peuvent jouer les collectivités locales, les organisations de la société civile et les habitants dans la promotion d’une culture de propreté et de recyclage.
En plus des sacs de déchets remplis lors de cette matinée, l’éco-jogging laisse surtout un message : la transition vers des villes plus propres et plus durables ne dépend pas uniquement des pouvoirs publics. Elle repose aussi sur la capacité des citoyens à transformer les gestes les plus simples en véritables actions en faveur de l’environnement.
Trente-neuf jours après le coup d’envoi à Mexico, la Roja a dompté l’Argentine tenante du titre (1-0) dimanche soir au MetLife Stadium, décrochant un deuxième sacre planétaire seize ans après celui de 2010. La France, éliminée en demi-finale, termine quatrième d’une édition inédite à quarante-huit équipes.
Finale Coupe du monde 2026 : un sacre arraché dans la prolongation
Il aura fallu attendre les cent vingt minutes pour départager deux sélections que tout, ou presque, semblait réunir. Devant plus de quatre-vingt mille spectateurs à East Rutherford, dans le New Jersey, l’Espagne de Luis de la Fuente a fini par faire craquer une Argentine solide mais émoussée physiquement, décrochant son deuxième titre mondial après celui conquis en Afrique du Sud en 2010. Le sélectionneur espagnol a salué la maturité et la fraîcheur collective de son groupe, construit autour d’une génération formée dans le sillage du FC Barcelone. Au‑delà de ces qualités, Luis de la Fuente a su mettre en avant la solidarité et la capacité de sacrifice de ses joueurs tout au long de la compétition. Cette stratégie a véritablement porté ses fruits, puisqu’elle leur a valu un trophée largement mérité.
En face, Lionel Scaloni n’a pas caché sa fierté du parcours accompli par des Argentins venus défendre leur couronne conquise au Qatar quatre ans plus tôt. La remise du trophée, à laquelle a assisté le président américain Donald Trump aux côtés des dirigeants de la FIFA, a clos une soirée qui restera comme l’une des plus disputées de l’histoire récente des finales mondiales, tant l’écart entre les deux équipes, sur la feuille de match comme sur le terrain, s’est révélé ténu jusqu’au bout.
Rodri et Mbappé, rois de la nuit
Sur le plan individuel, le Ballon d’or adidas récompensant le meilleur joueur du tournoi est revenu à Rodri, milieu de terrain espagnol dont l’influence dans l’entrejeu de la Roja a été jugée déterminante tout au long de la campagne américaine. Le Soulier d’or adidas, lui, a couronné un Français : bien que les Bleus n’aient pas soulevé le trophée, Kylian Mbappé termine meilleur buteur de l’édition avec dix réalisations, un total qui lui permet de devenir, avec vingt-deux buts cumulés en Coupe du monde, le meilleur buteur de l’histoire de la compétition, hommes et femmes confondus.
Les autres distinctions individuelles ont largement souri au camp espagnol : le gardien Unai Simon a reçu le Gant d’or récompensant le meilleur portier du tournoi, tandis que le jeune défenseur Pau Cubarsi a été désigné meilleur jeune joueur de l’édition, confirmant la profondeur du vivier ibérique.
La Coupe du monde 2026 est la première édition disputée à quarante-huit équipes, contre trente-deux jusqu’en 2022. Coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada dans seize villes hôtes, elle a rassemblé cent quatre matchs sur trente-neuf jours, entre le coup d’envoi donné à Mexico le 11 juin et la finale du 19 juillet à East Rutherford — un format que la FIFA présente comme le plus dense de l’histoire du tournoi.
La France quatrième, au bout du chaos
Battus 0-2 en demi-finale par une équipe d’Espagne supérieure collectivement, les Bleus se sont ensuite inclinés dans un match pour la troisième place resté longtemps indécis, cédant face à l’Angleterre sur le score fleuve de 6-4. Une issue frustrante pour une génération emmenée par Mbappé et portée, tout au long du tournoi, par les performances remarquées de Michael Olise, mais qui repart d’Amérique du Nord sans le moindre trophée collectif malgré le Soulier d’or individuel de son capitaine.
En somme, cette 23ᵉ édition restera comme celle de la bascule vers un format élargi, dont les organisateurs devront désormais tirer les enseignements avant les prochaines campagnes de qualification. Reste, pour l’Espagne, la satisfaction d’avoir rejoint le cercle très restreint des nations doubles championnes du monde du XXIᵉ siècle.
Alors que l’Espagne a été sacrée championne du monde face à l’Argentine ce dimanche 19 juillet 2026, la Coupe du monde de la FIFA referme ses portes après 38 jours d’une compétition historique débutée le 11 juin dernier. Mais au-delà du sacre de la Roja, le tournoi nord-américain s’est joué sur un autre terrain : celui de la sécurité.Pour protéger les 16 villes hôtes, les autorités américaines ont orchestré la plus vaste opération de sécurité intérieure de leur histoire, mobilisant 5 000 agents du FBI et interceptant plus de 700 drones. Plongez dans les coulisses technologiques et politiques d’un dispositif hors norme, désormais érigé en nouveau modèle mondial.
Pendant que les stades faisaient vibrer des millions de supporters, une autre compétition se jouait dans l’ombre. Pour les autorités américaines, la Coupe du monde FIFA 2026 n’a pas seulement été un défi sportif et logistique. Elle s’est transformée en la plus vaste opération de sécurité intérieure jamais orchestrée autour d’un événement international, mobilisant des milliers d’agents et des moyens technologiques inédits.
Pendant 38 jours de compétition, les États-Unis ont accueilli des rencontres réparties dans 16 villes hôtes, des dizaines de camps de base des sélections nationales, d’innombrables fan zones et des festivités organisées à travers le pays. Selon le directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI), Kash Patel, aucun incident majeur de sécurité n’a été enregistré durant l’ensemble du tournoi.
Une mobilisation sans précédent
Le patron du FBI affirme que l’agence a mobilisé près de 5 000 agents, issus du siège, des bureaux de terrain et des représentations internationales, pour renforcer le dispositif. Une mobilisation qu’il présente comme la plus importante de l’histoire du FBI pour un événement unique.
Afin d’assurer une surveillance permanente, plusieurs structures spécialisées ont été créées spécialement pour la compétition. Parmi elles figurent un centre opérationnel conjoint, un centre de coordination du renseignement ainsi qu’un centre dédié à la coopération policière internationale. Leur mission consistait à collecter, analyser et partager en temps réel les informations susceptibles d’affecter la sécurité du tournoi.
Les drones, nouvelle priorité sécuritaire
L’une des innovations majeures de ce dispositif concerne la lutte contre les menaces aériennes. Pour la première fois, le FBI a mis sur pied une école nationale de formation dédiée à la lutte contre les drones (anti-UAS), destinée aux forces de l’ordre mobilisées pour la compétition.
Kash Patel affirme que les autorités ont intercepté ou saisi plus de 700 drones à proximité des espaces aériens protégés autour des infrastructures liées à la FIFA, démontrant le rôle crucial que jouent ces nouvelles technologies dans les stratégies de sécurisation des grands rassemblements internationaux.
Une coordination de tous les niveaux de l’État
Le responsable américain a également salué la coopération entre les agences fédérales, les services de sécurité des États, les autorités locales ainsi que les partenaires internationaux. Cette coordination a permis de maintenir le niveau de vigilance tout en gérant simultanément plusieurs événements majeurs organisés aux États-Unis durant la même période.
Washington considère désormais cette expérience comme un modèle opérationnel qu’il pourra réutiliser lors d’autres manifestations internationales de vaste ampleur.
Donald Trump revendique le succès de l’organisation.
Le président américain Donald Trump a, de son côté, estimé que la Coupe du monde 2026 restera comme l’un des événements les plus marquants jamais organisés, toutes catégories confondues.
Selon lui, l’administration avait fait de la sécurité une priorité dès la création, seize mois avant le tournoi, du groupe de travail de la Maison-Blanche consacré à la FIFA. « Il n’y a jamais rien eu de tel », a-t-il déclaré, se disant fier du travail accompli par l’ensemble des institutions mobilisées.
Une nouvelle référence pour les grands événements mondiaux
Au-delà des performances sportives et des records d’affluence annoncés par les autorités américaines, la Coupe du monde FIFA 2026 pourrait laisser un autre héritage : celui d’avoir redéfini les standards de sécurisation des manifestations sportives internationales. L’ampleur des moyens humains, technologiques et du partage de renseignements déployés pendant le tournoi illustre la place désormais centrale qu’occupe la sécurité dans l’organisation des grands rendez-vous planétaires.
L’accès à l’eau potable franchit un nouveau cap dans la préfecture de Tône. Ce vendredi 17 juillet 2026, les habitants de Poissongui Peuhl, localité située dans la commune de Tône 1, disposent désormais d’un nouvel ouvrage d’approvisionnement moderne. La réception officielle de cette infrastructure vient soulager durablement les populations de cette partie du septentrion togolais et renforcer la résilience locale face aux défis hydriques et climatiques.
Une infrastructure moderne et adaptée aux besoins locaux
Ce nouvel ouvrage se distingue par son caractère écologique et sa polyvalence. En effet, il s’agit d’un forage photovoltaïque alimenté par l’énergie solaire et équipé d’une pompe hybride, garantissant une continuité du service en toutes circonstances. Pour optimiser la distribution et éviter les longues files d’attente, le système alimente directement trois bornes-fontaines stratégiquement réparties dans la localité. De plus, en intégrant les réalités socio-économiques de cette communauté d’éleveurs et d’agriculteurs, l’infrastructure comprend un abreuvoir spécifiquement destiné aux ruminants, prévenant ainsi les conflits d’usage autour des points d’eau.
Le projet COSO et l’ANADEB en action pour la cohésion sociale
Cette réalisation concrète s’inscrit dans le cadre du Projet de cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée, communément appelé projet COSO. Cofinancé par le Groupe de la Banque mondiale et le gouvernement togolais, ce programme d’envergure est exécuté sur le terrain par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB). Par ailleurs, le projet COSO vise principalement à renforcer les infrastructures socio-économiques de base et à consolider l’inclusion dans les régions septentrionales du pays.
La véritable force de ce projet réside dans son modèle de gouvernance participative. En effet, Les bénéficiaires eux-mêmes ont piloté toutes les étapes de la réalisation, depuis l’expression du besoin prioritaire jusqu’au lancement de l’appel d’offres, en passant par le choix final de l’entrepreneur. Cet ancrage communautaire, facilité par l’accompagnement technique permanent d’un animateur de l’ANADEB, garantit une appropriation totale de l’infrastructure par les habitants de Poissongui Peuhl. Ainsi, en devenant les propres gestionnaires de leur point d’eau, les membres de la communauté assurent une maintenance efficace et une durabilité optimale à cet investissement précieux pour le développement local.
Le renforcement de la sécurité transfrontalière passe désormais par la mobilisation des citoyens. Le jeudi 16 juillet 2026, la ville de Mandouri, située dans la préfecture de Kpendjal, a abrité un atelier communautaire capital pour la résilience de la région. Organisé par le Réseau des Femmes et Développement (REFED), cet événement s’inscrit dans le cadre du projet transfrontalier « Soutenir les mécanismes de protection communautaire dans les zones frontalières Bénin–Togo pour améliorer la protection des civils (SMPC-BT) ». Par ailleurs, cette initiative phare, mise en œuvre par l’organisation CIVIC, bénéficie de l’appui financier du Programme pour la Stabilisation et les Opérations de Paix (PSOPs).
Dans une région frontalière exposée à des défis sécuritaires complexes, cette rencontre a réussi le pari de l’union sacrée. En effet, l’atelier a réuni autour d’une même table les autorités administratives et locales, les leaders communautaires ainsi que les forces vives de la préfecture, incluant les groupements de femmes, de jeunes et les personnes en situation de handicap. En fait, l’objectif premier était de libérer la parole et de structurer un dialogue franc et inclusif autour de la protection des populations face aux menaces émergentes. Cette approche participative démontre que la sécurité ne dépend pas uniquement des réponses militaires, mais repose aussi sur la cohésion sociale et l’implication de chaque citoyen.
Naissance du Comité cantonal de veille et de protection civile (CCVPC)
L’avancée majeure de cette journée de travail reste l’adoption consensuelle de la dénomination et des contours du futur Comité cantonal de veille et de protection civile (CCVPC). Cette nouvelle structure communautaire de proximité est appelée à jouer un rôle pivot à Mandouri à travers quatre missions fondamentales :
L’alerte précoce : détecter et signaler les signaux faibles et les risques humanitaires ou sécuritaires avant qu’ils ne dégénèrent.
La prévention des risques : sensibiliser le tissu social local aux réflexes de sécurité et de vigilance.
La protection des civils : assurer un bouclier communautaire pour les populations les plus vulnérables.
Le lien Armée-Nation : consolider la confiance et fluidifier la collaboration indispensable entre les populations civiles et les Forces de défense et de sécurité (FDS).
Ainsi, en posant les bases de ce mécanisme inclusif et durable, le canton de Mandouri franchit une étape importante vers une paix pérenne, portée par les communautés elles-mêmes. Retours en images sur un atelier prometteur pour l’avenir de la région des Savanes.
Le monde du basket-ball a les yeux rivés sur un phénomène hors norme. À seulement 18 ans, Jongkuch Mach bouscule déjà tous les repères des recruteurs internationaux. Du haut de ses 2,29 m, ce jeune espoir d’origine sud-soudanaise s’impose comme l’un des plus grands prospects de la planète, dépassant d’un souffle la superstar Victor Wembanyama (2,24 m).
La fabrique des champions : du Soudan du Sud à l’Australie
Né de parents sud-soudanais, Jongkuch Mach a grandi en Australie, devenue au fil des années un véritable eldorado pour le basket mondial. C’est au prestigieux Centre of Excellence (CoE), basé à l’Institut australien du sport à Canberra, que le jeune prodige polit son talent. Cette académie nationale n’a plus à faire ses preuves : elle a vu passer des stars de la NBA telles qu’Andrew Bogut, Patty Mills ou encore Josh Giddey, meneur du Thunder d’Oklahoma City. Au sein de cette structure de pointe, Mach bénéficie d’un accompagnement scientifique, médical et nutritionnel sur mesure, une étape indispensable pour sculpter et protéger un corps en pleine croissance.
Plus mobile que Manute Bol, taillé pour le basket moderne
Son profil physique rappelle inévitablement la légende Manute Bol (2,31 m), autre géant soudanais qui avait marqué l’histoire de la NBA dans les années 1980 et 1990. Pourtant, Jongkuch Mach appartient à une tout autre époque. Alors que ses prédécesseurs ultra-grands restaient cantonnés sous le cercle, le jeune joueur du CoE impressionne par sa mobilité latérale et sa fluidité de mouvement. D’ailleurs, il est capable de courir le terrain lors des contre-attaques et développe un tir extérieur pour s’adapter aux exigences du basket moderne. C’est précisément cette combinaison unique entre une taille de titan et une agilité de joueur extérieur qui fait saliver les scouts de la NCAA (le championnat universitaire américain) et de la NBA.
Les États-Unis ou le professionnalisme en Australie ?
À l’aube de sa carrière majeure, plusieurs voies royales s’offrent à lui. S’il peut céder aux sirènes des plus grandes universités américaines en Division 1, une autre option séduisante s’impose : le programme Next Stars de la ligue australienne (NBL). Ce tremplin, qui a propulsé des joueurs comme LaMelo Ball ou le Français Alexandre Sarr vers les sommets de la Draft, lui permettrait en effet de se frotter immédiatement au monde professionnel des adultes.
Le principal défi qui attend désormais Jongkuch Mach reste la durabilité. Les préparateurs physiques devront renforcer sa masse musculaire sans surcharger ses articulations — notamment les pieds et les genoux. Ainsi, s’il parvient à préserver son physique et à poursuivre son développement technique, son avenir s’annonce radieux. Retenez bien le nom de Jongkuch Mach : la prochaine révolution du basket-ball mondial pourrait bien venir de lui.