Golfe 1 : l’ancien secrétaire général AKITI Dosseh honoré pour ses années de service

Dans les collectivités locales, certaines carrières s’écrivent loin des projecteurs mais laissent une empreinte durable. À la mairie de Golfe 1, à Lomé, un moment chargé d’émotion et de reconnaissance a marqué la vie administrative de la commune. L’ancien secrétaire général, AKITI Dosseh, a été honoré le 13 mars 2026 par le ministre-maire Gbloekpo Koamy GOMADO, lors d’une cérémonie organisée en présence du personnel municipal.

Officiellement admis à la retraite en début d’année, ce haut cadre de l’administration communale a reçu les hommages de ses collègues et de la municipalité pour ses années de service au sein de la collectivité. Un geste symbolique qui rappelle l’importance de l’expérience et de la mémoire administrative dans la gestion locale.

 

Mairie Golfe1
© Mairie Golfe1

Une carrière au cœur du fonctionnement communal

Dans l’organisation d’une mairie, le secrétaire général occupe une position stratégique. Chargé de coordonner les services administratifs, il assure la continuité des actions municipales et veille à la mise en œuvre des décisions prises par les autorités locales.

Durant plusieurs années, AKITI Dosseh a assumé ce rôle central au sein de la mairie de Golfe 1. Ses collaborateurs saluent notamment sa rigueur administrative, sa connaissance des rouages de la collectivité et son engagement dans le fonctionnement quotidien des services municipaux.

À travers cette cérémonie organisée en son honneur, les agents de la mairie ont également salué son parcours marqué par le sens du devoir et la loyauté envers l’institution.

Mairie Golfe1
© Mairie Golfe1

Une retraite collective pour plusieurs agents

Au-delà de l’hommage rendu à l’ancien secrétaire général, la cérémonie avait également une portée plus large. En effet, huit autres agents municipaux ont eux aussi pris leur retraite après plusieurs années de service.

Face à ces fonctionnaires désormais au terme de leur carrière, le ministre-maire Gbloekpo Koamy GOMADO a adressé des mots empreints de gratitude.

Il leur a notamment présenté ses félicitations pour le travail accompli et leur a souhaité un repos bien mérité, accompagné d’une longue vie placée sous le signe de la santé et de la sérénité.

Mairie Golfe1
© Mairie Golfe1

Préserver l’expérience des anciens

Au-delà de l’aspect protocolaire, la municipalité de Golfe 1 semble vouloir maintenir un lien durable avec ses anciens agents.

Lors de son intervention, le maire a assuré les nouveaux retraités de la disponibilité de la mairie et du conseil municipal pour les accompagner dans cette nouvelle étape de leur vie.

Il a également évoqué la possibilité de mettre en place un cadre d’échanges entre les retraités et le personnel encore en fonction. L’objectif est clair : valoriser l’expérience accumulée par les anciens agents afin qu’elle puisse continuer à inspirer les nouvelles générations de fonctionnaires municipaux.

Mairie Golfe1
© Mairie Golfe1

La mémoire administrative comme levier de gouvernance

Dans un contexte où les collectivités territoriales sont appelées à jouer un rôle de plus en plus important dans le développement local, la transmission du savoir administratif est un enjeu stratégique.

L’hommage rendu à AKITI Dosseh et à ses collègues retraités s’inscrit ainsi dans une démarche : reconnaître la contribution de ceux qui ont construit l’administration municipale tout en préparant la relève.

Car derrière les discours et les distinctions, une réalité s’impose : la solidité d’une institution repose aussi sur la mémoire et l’expérience de ceux qui l’ont servie pendant des années.

À Golfe 1, cette cérémonie aura donc été bien plus qu’un simple départ à la retraite. Elle aura rappelé que l’engagement au service public laisse toujours une trace dans la vie d’une communauté.

Madagascar : Mamitiana Rajaonarison nommé Premier ministre par Michaël Randrianirina

Antananarivo, 16 mars 2026 – À Madagascar, la scène politique vient de connaître un nouveau tournant. Quelques jours seulement après avoir mis fin aux fonctions du gouvernement en place, le président Michaël Randrianirina a annoncé le dimanche, sur les antennes de la Télévision nationale malgache (TVM), la nomination de Mamitiana Rajaonarison au poste de Premier ministre.

Cette décision marque l’ouverture d’un nouveau chapitre dans la gouvernance du pays. Dans un contexte politique marqué par de fortes attentes sociales et économiques, le chef de l’État semble vouloir insuffler une nouvelle dynamique à l’action publique.

 

Une transition politique rapide

La nomination intervient dans la foulée d’une séquence politique particulièrement rapide. En effet, quelques jours auparavant, le président avait démis l’ancien chef du gouvernement de ses fonctions et, dans son sillage, avait dissous l’ensemble de l’équipe ministérielle.

Une manœuvre institutionnelle qui, selon plusieurs observateurs de la vie politique malgache, traduit la volonté du président de recomposer l’exécutif et d’accélérer certaines réformes jugées prioritaires.

Dans de nombreux systèmes politiques, un tel remaniement vise à redonner de la cohérence à l’action gouvernementale. À Madagascar, il intervient alors que l’exécutif fait face à plusieurs défis, notamment sur les plans économique, social et administratif.

 

Mamitiana Rajaonarison, un profil politique expérimenté

Le nouveau Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, n’est pas un inconnu dans les cercles du pouvoir malgache. Le chef de l’État l’a nommé à ce poste dans une démarche stratégique, misant sur une personnalité capable de rassembler les forces politiques et administratives autour des priorités gouvernementales.

Dans un pays où la stabilité institutionnelle demeure un enjeu central, ce profil pourrait faciliter la coordination entre la présidence, le gouvernement et les différentes institutions publiques.

Pour plusieurs analystes, ce choix envoie également un message de continuité : malgré le changement d’équipe, la ligne politique du pouvoir devrait rester globalement orientée vers la consolidation des institutions et la relance des politiques publiques.

 

Des attentes fortes de la population

Au-delà des cercles politiques, cette nomination intervient dans un climat où les attentes de la population restent élevées. Les questions liées au pouvoir d’achat, à l’emploi et aux infrastructures continuent d’occuper une place centrale dans les préoccupations quotidiennes des citoyens.

Dans ce contexte, la nouvelle équipe gouvernementale sera attendue sur sa capacité à traduire les orientations présidentielles en actions concrètes.

La formation du prochain gouvernement constituera d’ailleurs la prochaine étape décisive. Elle permettra de mesurer les équilibres politiques que souhaite installer l’exécutif, mais aussi les priorités sectorielles qui guideront l’action publique dans les mois à venir.

 

Une nouvelle séquence politique s’ouvre.

Avec la nomination de Mamitiana Rajaonarison à la tête du gouvernement, Madagascar entre ainsi dans une nouvelle phase politique. Si cette décision vise avant tout à renforcer l’efficacité de l’exécutif, elle sera également observée de près par les acteurs économiques et sociaux.

Car au-delà des nominations, l’enjeu principal reste le même : répondre aux attentes d’une population qui espère des résultats tangibles sur le terrain.

Dans les prochaines semaines, les premiers arbitrages du nouveau Premier ministre et la composition de son équipe permettront de mesurer la direction que souhaite prendre l’exécutif malgache.

Togo : le gouvernement ouvre le dialogue stratégique avec les acteurs du secteur privé

Dans les couloirs feutrés du ministère chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté économique, une série de rencontres discrètes mais stratégiques a marqué un tournant dans les relations entre l’État togolais et les acteurs du secteur privé. En effet, le samedi 14 mars 2026, le ministre délégué en charge du portefeuille a choisi d’ouvrir le dialogue avec les principales organisations patronales du pays, dans un contexte où la croissance économique du Togo repose de plus en plus sur la vitalité de ses entreprises.

Derrière ces audiences successives se profile une question centrale : comment faire du secteur privé le véritable moteur de la transformation économique du Togo ?

Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements
© Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements

Un premier contact hautement symbolique

Pour ses premiers échanges institutionnels avec les représentants du patronat, le ministre a reçu trois organisations majeures de l’écosystème entrepreneurial togolais. D’abord une délégation du Conseil National du Patronat du Togo (CNP-Togo) conduite par son président Coami Tamegnon, suivie de celle de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) menée par Jonas Daou, puis du Groupement des Industries du Togo (GITO) dirigé par Kossi Amétépé Glé.

Au-delà de la dimension protocolaire, ces rencontres ont surtout servi de premier baromètre des attentes du secteur privé vis-à-vis des nouvelles orientations économiques du gouvernement.

Car au Togo, les entreprises sont devenues au fil des années un pilier de la croissance. Entre industrialisation progressive, modernisation des services et ambitions d’exportation, elles participent activement à la création de richesse et d’emplois.

Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements
© Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements

Financement, énergie et compétitivité : les défis du patronat

Au cœur des discussions, les représentants du CNP-Togo ont dressé un tableau sans détour des obstacles qui freinent encore l’expansion des entreprises locales.

Parmi les préoccupations majeures figurent l’accès au financement, souvent jugé insuffisant pour soutenir l’expansion des PME et des industries locales. À cela s’ajoute la question de la dette intérieure, régulièrement évoquée par les opérateurs économiques comme un facteur de tension dans la trésorerie des entreprises.

Autre sujet sensible : le coût et la disponibilité de l’énergie, un enjeu déterminant pour la compétitivité industrielle. Dans un pays qui ambitionne d’accélérer son industrialisation, la stabilité énergétique apparaît comme un levier stratégique pour soutenir la productivité.

 

Les grandes entreprises, pilier fiscal de l’économie

Du côté de l’Association des Grandes Entreprises du Togo, le message s’est voulu à la fois constructif et pragmatique. Les entreprises membres de cette organisation jouent un rôle central dans les finances publiques : elles contribueraient à près de 20 % des recettes fiscales nationales tout en générant plus de 13 000 emplois directs.

Dans ce contexte, leurs représentants ont plaidé pour un environnement des affaires plus compétitif, notamment à travers une fiscalité adaptée, l’amélioration des infrastructures économiques et une simplification des procédures administratives.

Pour ces grands groupes, la stabilité réglementaire et la fluidité logistique restent des conditions essentielles pour attirer de nouveaux investissements et renforcer la position du Togo comme plateforme économique régionale.

Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements
© Ministère de l'Industrie et de la Promotion des Investissements

Industrialisation : le pari du tissu productif national

Enfin, la délégation du Groupement des Industries du Togo a mis l’accent sur une question structurante : le développement du secteur industriel.

Les industriels togolais plaident pour un renforcement du tissu productif national, mais aussi pour une stratégie axée sur la création de chaînes de valeur locales. L’objectif est clair : transformer les matières premières disponibles dans la sous-région et favoriser l’émergence d’un véritable écosystème industriel capable de soutenir la croissance sur le long terme.

Une approche qui s’inscrit dans la tendance observée dans plusieurs économies africaines : passer d’un modèle d’exportation brute des ressources à une industrialisation orientée vers la transformation locale.

 

Un dialogue économique appelé à durer

Face à ces préoccupations, le ministre délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté économique a salué le rôle du secteur privé dans la dynamique économique nationale.

Il a également réaffirmé la volonté des autorités togolaises de maintenir un dialogue permanent avec les acteurs économiques, condition essentielle pour améliorer l’attractivité du pays et encourager les investissements.

Ces consultations s’inscrivent dans une vision portée par le gouvernement : consolider la place du secteur privé comme moteur de la croissance, tout en protégeant et en accompagnant les entreprises nationales dans un environnement économique de plus en plus compétitif.

Car au-delà des rencontres institutionnelles, c’est bien l’avenir du modèle économique togolais qui se dessine. Et dans cette équation, une certitude se confirme : la prospérité du pays dépendra en grande partie de la capacité de l’État et des entreprises à avancer ensemble.

Togo : le Sénat rend un hommage solennel au sénateur Bitokotipou Yagninim

À Lomé, le silence était chargé d’émotion ce vendredi 13 mars 2026. Dans la cour de la présidence du Sénat, les drapeaux semblaient accompagner le recueillement d’une classe politique réunie pour honorer la mémoire d’un homme dont le parcours s’est confondu avec plusieurs décennies de vie publique togolaise.

Le Sénat a en effet organisé une séance solennelle en hommage à Bitokotipou Yagninim, sénateur de la première législature de la chambre haute du Parlement, décédé le 15 février 2026 après une courte maladie.

Cette cérémonie, présidée par Barry Moussa Barqué, a réuni de nombreuses figures de l’État et de la vie institutionnelle. Parmi elles figurait notamment Komi Selom Klassou, ainsi que plusieurs membres du gouvernement, des responsables d’institutions, des parlementaires, des autorités administratives et traditionnelles, mais aussi la famille et les proches du défunt.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

Une cérémonie marquée par la solennité

Dans une atmosphère empreinte de gravité, la cérémonie s’est ouverte par une minute de silence observée en mémoire du disparu. Ce moment de recueillement collectif a été suivi d’un dépôt de gerbe de fleurs, geste symbolique par lequel l’institution parlementaire a voulu saluer l’engagement d’un homme ayant consacré une grande partie de sa vie au service de l’État.

Au-delà du protocole, cette séance spéciale s’inscrivait dans la tradition parlementaire consistant à honorer les membres disparus de l’institution.

Mais au Sénat togolais, l’événement avait également une portée particulière : Bitokotipou Yagninim faisait partie des premiers sénateurs de la nouvelle architecture institutionnelle mise en place dans le cadre de la Ve République.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

Le portrait d’un homme de devoir

Au fil des témoignages, ses collègues ont dressé le portrait d’un homme discret mais profondément engagé dans la vie publique.

Dans son éloge funèbre, le sénateur Bawoumondom Amélété, troisième secrétaire parlementaire du Sénat, a rappelé le rôle joué par le défunt dans la consolidation des institutions.

Selon lui, l’ancien sénateur incarnait une génération de responsables publics attachés à la culture du dialogue et à la stabilité des institutions.

Pour ses pairs, il représentait avant tout une figure de sagesse au sein de la chambre haute, un parlementaire dont l’expérience contribuait à enrichir les débats et à renforcer le fonctionnement démocratique des institutions.

DR
© DR

Une vie consacrée à l’État

Né en 1941 dans la préfecture de Dankpen, Bitokotipou Yagninim appartient à cette génération de Togolais qui ont participé à la construction progressive de l’administration moderne du pays.

Sa carrière débute dans l’enseignement. Instituteur de formation, il croyait profondément au rôle de l’école comme moteur d’émancipation sociale et de développement national.

Mais très vite, ses qualités d’organisation et son sens du service public l’amènent à intégrer l’administration. Au fil des années, il occupe plusieurs responsabilités au sein de l’appareil étatique, contribuant à la gestion et à l’évolution des structures administratives du pays. Son entrée au Sénat viendra plus tard consacrer ce long parcours au service de la République.

Le salut de la République

Prenant la parole devant l’assemblée réunie pour l’occasion, le président du Sénat Barry Moussa Barqué a rendu un hommage appuyé à celui qu’il a décrit comme un homme profondément attaché aux valeurs républicaines.

Dans son intervention, il a rappelé que l’ancien sénateur restera dans les mémoires comme un serviteur loyal de la nation, engagé dans la défense de l’intérêt général.

Il a également exprimé la solidarité de l’institution parlementaire envers la famille du défunt, en présentant les condoléances officielles du Sénat.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

Un héritage politique et moral

Au-delà de la cérémonie officielle, cette journée d’hommage a rappelé l’importance de ces figures souvent discrètes qui, loin des projecteurs médiatiques, contribuent à bâtir les institutions d’un pays.

Pour beaucoup d’observateurs, la disparition de Bitokotipou Yagninim marque la perte d’un repère dans la vie politique et administrative togolaise.

Mais elle rappelle également qu’une génération d’hommes et de femmes a consacré sa vie à la construction patiente de l’État. Et à Lomé, en ce vendredi de recueillement, c’est précisément cette mémoire collective que la République togolaise est venue saluer.

Togo : découverte d’armes de guerre dans la forêt de Malfakassa, une affaire qui inquiète

 Une cache d’armes lourdes découverte dans la forêt de Malfakassa au centre du Togo relance les interrogations sur la circulation d’arsenaux clandestins en Afrique de l’Ouest. Derrière cet épisode discret se dessine une question bien plus large : le pays pourrait-il devenir, à son tour, une zone d’intérêt pour des réseaux armés ?

 

Une forêt paisible devenue scène d’alerte sécuritaire

Ce qui devait être une simple mission de surveillance environnementale s’est transformé en incident armé. Au début de l’année, des agents en patrouille dans la forêt de Malfakassa, située entre Sokodé et Bassar, auraient été pris pour cible par des tirs provenant d’individus dissimulés dans la végétation.

Dans cette vaste zone forestière du centre du Togo, réputée jusque-là pour sa biodiversité et ses paysages protégés, l’événement a immédiatement suscité une vive inquiétude au sein des services de sécurité.

Très rapidement, l’armée est intervenue pour reprendre le contrôle du secteur et sécuriser les lieux. Ce qui allait être découvert lors des fouilles allait donner une dimension bien plus grave à l’incident.

Un arsenal dissimulé au cœur de la forêt de Malfakassa

Les opérations de ratissage ont permis de mettre au jour une cache contenant plusieurs armes de guerre. Selon les premières informations disponibles, les forces de sécurité ont retrouvé des fusils d’assaut de type AK-47 ainsi que des grenades.

La présence d’un tel arsenal dans une zone forestière isolée interroge. S’agit-il d’un simple dépôt clandestin destiné à des trafics locaux ou d’un maillon d’un réseau plus vaste de circulation d’armes dans la sous-région ?

Pour plusieurs observateurs sécuritaires, cette découverte rappelle aussi que les zones forestières et peu habitées peuvent devenir des lieux privilégiés pour dissimuler du matériel militaire.

Des arrestations, mais de nombreuses zones d’ombre

Au cours de l’opération, un premier suspect a été interpellé dans la zone forestière. Par la suite, les investigations auraient permis d’arrêter plusieurs autres personnes susceptibles d’être liées à cette affaire.

Cependant, les autorités restent pour l’instant prudentes sur les conclusions à tirer. L’origine des armes, leur mode d’acheminement et l’identité des éventuels commanditaires demeurent inconnus.

Autant de questions qui alimentent les inquiétudes dans un contexte régional marqué par la multiplication des trafics d’armes et l’expansion de groupes armés dans certaines zones d’Afrique de l’Ouest.

Le spectre d’une insécurité qui descend vers le golfe de Guinée

Depuis plusieurs années, les pays du Golfe de Guinée observent avec attention l’évolution de la situation sécuritaire dans la région sahélienne. De ce fait, la circulation d’armes et les mouvements de groupes armés ont progressivement déplacé les préoccupations vers les États côtiers.

Dans ce contexte, la découverte d’armes de guerre dans une zone forestière togolaise relance les interrogations sur l’existence de réseaux clandestins dans la région. Elle s’inscrit dans une dynamique régionale où les frontières poreuses et les routes clandestines facilitent les trafics.

Pour les autorités togolaises, l’enjeu est désormais double : identifier les responsables de cette cache d’armes et prévenir toute implantation de réseaux armés sur le territoire national.

Un appel à la vigilance des populations

Face à cette situation, les autorités invitent les populations à redoubler de vigilance, notamment dans les zones rurales et forestières. Les autorités encouragent les habitants à signaler toute activité suspecte aux forces de sécurité.

Deux numéros d’alerte gratuits — 1204 et 1205 — sont disponibles sur l’ensemble du territoire pour transmettre rapidement des informations.

Car une question demeure : qui a bien pu dissimuler un arsenal militaire dans l’une des plus grandes forêts du pays sans attirer l’attention plus tôt ?

Si l’enquête devra apporter des réponses, cet épisode rappelle également une réalité : même les territoires réputés paisibles ne sont plus totalement à l’abri des recompositions sécuritaires qui traversent aujourd’hui l’Afrique de l’Ouest.

L’Université de Lomé explore le potentiel stratégique de l’économie bleue au Togo

À Lomé, la mer n’est plus seulement un horizon géographique. Elle devient progressivement un axe stratégique de réflexion pour l’avenir économique du pays. À l’occasion des Journées culturelles de l’Université de Lomé (JOCUL 2026), une conférence-débat consacrée à l’économie maritime a placé les enjeux de la « croissance bleue » au cœur des discussions académiques et institutionnelles.

Une réflexion universitaire tournée vers les défis économiques

Organisée par l’Institut des Métiers de la Mer (I2M), la rencontre s’est tenue le 12 mars 2026 dans la salle de conférences du CERViDA-Dounedon de l’Université de Lomé. L’initiative s’inscrit dans un contexte où les États côtiers d’Afrique de l’Ouest cherchent à mieux valoriser leur façade maritime pour stimuler la croissance et renforcer leur intégration dans les circuits commerciaux internationaux.

Devant un public composé d’enseignants, d’étudiants et de professionnels du secteur maritime, plusieurs responsables universitaires et institutionnels ont pris part aux échanges. Parmi eux figurait notamment Komlan Batawila, premier vice-président de l’université, qui a salué une initiative permettant de rapprocher la recherche académique des réalités économiques du pays.

Selon lui, l’économie maritime représente aujourd’hui un champ d’opportunités encore largement sous-exploité, tant en matière d’innovation que de formation.

 

La mer, moteur discret de la croissance togolaise

Au fil des interventions, les participants ont insisté sur le rôle structurant du secteur maritime pour les économies côtières. Le transport maritime, la logistique portuaire, la pêche industrielle ou encore les services liés aux activités portuaires constituent autant de maillons d’une chaîne économique capable de générer emplois et investissements.

Dans ce dispositif, le Port autonome de Lomé occupe une position centrale. Considéré comme l’un des principaux hubs logistiques du golfe de Guinée, il joue un rôle déterminant dans l’approvisionnement de plusieurs pays enclavés de la sous-région.

Pour les experts présents, la consolidation de cette plateforme portuaire doit toutefois s’accompagner d’une montée en compétences des ressources humaines locales. Autrement dit, l’infrastructure ne peut produire tout son potentiel économique sans une main-d’œuvre qualifiée capable de répondre aux exigences techniques du secteur maritime.

Former les compétences de demain

C’est précisément sur ce point que l’université entend jouer un rôle stratégique. En mettant en avant les formations liées aux métiers de la mer, les responsables académiques souhaitent préparer une nouvelle génération de spécialistes capables d’accompagner l’évolution du secteur.

Cette approche repose sur une idée simple : la transformation de l’économie maritime ne se limite pas aux investissements portuaires ou aux infrastructures. Elle dépend aussi de la capacité des institutions d’enseignement supérieur à produire des compétences adaptées aux réalités du marché.

La conférence a ainsi servi de passerelle entre deux univers souvent cloisonnés : celui de la recherche universitaire et celui des acteurs économiques. Un dialogue que les organisateurs espèrent voir se multiplier afin d’ancrer davantage l’économie bleue dans les stratégies de développement du pays.

Une ambition nationale encore en construction

Au-delà du cadre académique, les discussions ont également souligné les perspectives qu’offre l’économie maritime pour le Togo. Dans un contexte régional marqué par la compétition entre ports et corridors logistiques, la valorisation durable des ressources marines apparaît comme un levier de diversification économique.

L’enjeu est donc double : renforcer la compétitivité du secteur portuaire tout en développant d’autres segments de l’économie bleue, tels que la pêche, la transformation des produits halieutiques ou les services maritimes.

En intégrant ce débat à ses activités, l’Université de Lomé affirme que le développement du Togo doit désormais compter sur son potentiel maritime.

À Lomé, le CAMES appelle à une stratégie scientifique commune pour le continent

À Lomé, la réflexion sur l’avenir de la recherche africaine a occupé le devant de la scène académique pendant plusieurs jours. La 7ᵉ édition des Journées scientifiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) s’est officiellement achevée ce 12 mars 2026 au Palais des Congrès, au terme de quatre jours d’échanges intenses entre chercheurs, responsables universitaires et décideurs publics.

Cette rencontre scientifique d’envergure a rassemblé des délégations venues de plusieurs pays membres de l’organisation, dans un contexte où la question du rôle de la recherche dans le développement du continent africain suscite un intérêt croissant.

CAMES
© CAMES

Une clôture officielle sous le regard des autorités togolaises

La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités politiques et académiques. Le ministre togolais de l’Éducation nationale, Mama Omorou, représentait à cette occasion le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé, qui assure également la présidence du Conseil du CAMES.

Autour de lui se trouvaient notamment le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le secrétaire général du CAMES, des membres du gouvernement togolais ainsi que plusieurs responsables d’institutions publiques.

La présence de présidents d’universités publiques du Togo et d’enseignants-chercheurs venus de différents pays africains a confirmé l’importance accordée à cet événement dans l’espace universitaire francophone.

CAMES
© CAMES

Quatre jours de débats sur l’avenir scientifique de l’Afrique

Au cœur de cette édition figurait une question centrale : comment structurer une recherche scientifique capable d’accompagner les transformations économiques et sociales du continent ?

Les participants ont ainsi échangé autour du thème : « Quelle recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : vers une politique commune ambitieuse de recherche dans l’espace CAMES ? »

Conférences, panels scientifiques et communications académiques ont permis d’aborder plusieurs enjeux majeurs, notamment :

  • le financement de la recherche africaine
  • la coopération entre universités du continent
  • l’innovation scientifique au service du développement
  • la valorisation des résultats de la recherche dans les politiques publiques.

Pour de nombreux intervenants, la construction d’un espace scientifique africain plus intégré constitue désormais une priorité stratégique.

CAMES
© CAMES

Vers une coopération scientifique renforcée

À l’issue des travaux, les organisateurs ont dressé un bilan global des échanges tout en mettant en avant les principales recommandations issues des différentes sessions scientifiques.

En outre, ces propositions devraient alimenter les réflexions des institutions membres du CAMES dans les mois à venir, avec l’ambition de renforcer les synergies entre universités africaines et de favoriser l’émergence d’une politique scientifique commune.

Pour plusieurs experts présents à Lomé, l’enjeu dépasse le seul cadre académique. Il s’agit également de mieux aligner la production scientifique africaine sur les grands défis du continent : transition climatique, sécurité alimentaire, transformation numérique ou encore développement industriel.

CAMES
© CAMES

Un rendez-vous stratégique pour l’enseignement supérieur africain

Les Journées scientifiques du CAMES s’imposent progressivement comme un espace de dialogue privilégié entre chercheurs et décideurs politiques.

Dans un contexte marqué par la compétition mondiale pour l’innovation et les technologies, de nombreux universitaires plaident désormais pour un renforcement des investissements dans la recherche africaine.

Par ailleurs, ces initiatives pourraient contribuer à bâtir un écosystème scientifique plus solide et mieux connecté aux besoins du développement.

Au terme de cette 7ᵉ édition des Journées scientifiques du CAMES , une conviction semble s’imposer : la recherche africaine ne pourra pleinement jouer son rôle que si elle s’inscrit dans une vision collective et ambitieuse à l’échelle du continent.

Togo : la F2I veut transformer la recherche scientifique en moteur d’innovation économique

La réflexion sur l’avenir de l’innovation africaine a pris une nouvelle dimension à Lomé. En marge de la 7ᵉ édition des Journées scientifiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), la Foire internationale de l’Innovation et de l’Invention du Togo (F2I-Togo) s’est ouverte le 11 mars 2026 avec une ambition claire : faire sortir la recherche scientifique de son cadre académique pour l’inscrire pleinement dans l’économie réelle.

Pour les organisateurs, le message est sans équivoque : les découvertes scientifiques ne doivent plus rester confinées aux laboratoires. Elles doivent désormais nourrir les industries, soutenir l’entrepreneuriat et contribuer à la transformation économique des pays africains.

CCI-Togo
© CCI-Togo

La recherche au service de l’économie

Lors de l’ouverture de la foire, le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbedji, a insisté sur la nécessité de rapprocher la recherche des réalités économiques.

Selon lui, la production scientifique ne peut plus être pensée uniquement comme un exercice académique. Elle doit désormais s’inscrire dans un écosystème où chercheurs, entreprises, investisseurs et institutions publiques travaillent de concert pour transformer les idées en solutions concrètes.

Dans cette perspective, la F2I-Togo se veut un espace de dialogue et de coopération entre les différents acteurs de l’innovation.

CCI-Togo
© CCI-Togo

Un pont entre inventeurs et investisseurs

Portée par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo), l’initiative vise à créer des passerelles entre les mondes académique et entrepreneurial.

Pour son président, José Kwassi Symenouh, l’objectif est d’encourager la rencontre entre l’invention et le marché. Par ailleurs, l’enjeu consiste à aider les universités et les centres de recherche à trouver des partenaires capables de transformer leurs innovations en projets industriels.

Au-delà d’une simple exposition technologique, la foire ambitionne donc de soutenir les projets les plus prometteurs et de leur offrir un accompagnement vers une valorisation économique.

CCI-Togo
© CCI-Togo

L’innovation comme levier de souveraineté

La vision portée par les organisateurs est partagée par plusieurs responsables publics présents à l’événement. Pour Comlan N. Yakpey, l’innovation et l’invention constituent des instruments essentiels pour renforcer la résilience économique des États.

Dans un contexte mondial marqué par une forte compétition technologique, la capacité des pays africains à produire leurs propres solutions scientifiques apparaît désormais comme un enjeu stratégique.

La F2I-Togo s’inscrit ainsi dans la volonté du gouvernement togolais de promouvoir l’entrepreneuriat et de valoriser les résultats de la recherche nationale.

CCI-Togo
© CCI-Togo

Chercheurs et entrepreneurs réunis autour d’un même objectif

Durant la foire, les visiteurs ont pu découvrir plusieurs projets conçus par des chercheurs et inventeurs venus de différentes régions du pays. Des prototypes technologiques aux solutions industrielles, les stands ont mis en lumière la créativité et le potentiel d’innovation de la communauté scientifique togolaise.

Un panel de discussions a également réuni enseignants-chercheurs, étudiants, innovateurs et entrepreneurs autour d’une question centrale : comment transformer les inventions issues de la recherche en véritables industries créatrices d’emplois ?

Les échanges ont ainsi permis d’identifier plusieurs pistes, notamment le renforcement des partenariats entre universités et entreprises, l’amélioration du financement de l’innovation et la mise en place de structures d’accompagnement pour les start-up technologiques.

Une dynamique qui dépasse le cadre togolais

Les projets présentés lors de la foire seront évalués et certains d’entre eux bénéficieront d’un accompagnement pour leur développement industriel et commercial.

Organisée en marge des Journées scientifiques du CAMES, l’initiative traduit la volonté croissante des universités africaines de rapprocher la recherche du monde économique.

Pour les pays membres du CAMES, l’enjeu est de bâtir un écosystème d’innovation capable de soutenir la transformation structurelle des économies africaines.

À Lomé, le message est clair : l’Afrique de demain se construira autant dans les laboratoires que dans les entreprises, à travers une alliance renforcée entre savoir et production.

Togo : l’opposition soupçonne une nouvelle manœuvre politique du pouvoir

Au Togo, le climat politique reste sous tension. Plusieurs formations de l’opposition et organisations de la société civile ont tiré la sonnette d’alarme le 11 mars 2026, évoquant ce qu’elles décrivent comme une possible stratégie politique du pouvoir visant à consolider l’influence du président Faure Gnassingbé.

Réunies devant la presse, ces organisations disent redouter l’émergence d’un nouveau scénario institutionnel susceptible de redessiner les équilibres politiques du pays.

Une coalition de mouvements sur ses gardes

Parmi les organisations à l’origine de cette mise en garde figurent notamment Touche Pas à Ma Constitution, la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) et la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK).

Ces groupes pointent des signaux politiques récents qu’ils interprètent comme les prémices d’une initiative du pouvoir visant à relancer le jeu institutionnel.

Selon eux, un tel plan pourrait prendre la forme d’un processus politique structuré comprenant plusieurs étapes.

Dialogue politique, réforme constitutionnelle et élections anticipées

D’après les déclarations faites lors de la conférence de presse, les organisations de l’opposition estiment qu’un scénario politique pourrait se dessiner à travers plusieurs mécanismes institutionnels. Selon leur analyse, ce processus pourrait notamment passer par l’ouverture d’un dialogue politique avec une partie de l’opposition, suivie d’une éventuelle révision de la Constitution.

Elles évoquent également la possibilité d’une dissolution de l’Assemblée nationale, qui pourrait conduire à l’organisation d’élections législatives anticipées. À leurs yeux, un tel enchaînement d’initiatives politiques pourrait permettre au pouvoir en place de redéfinir les équilibres institutionnels tout en cherchant à renforcer sa légitimité sur la scène politique nationale.

La crainte d’une recomposition du pouvoir exécutif

Au cœur des inquiétudes exprimées par l’opposition figure l’éventualité d’une recomposition du pouvoir exécutif. Selon leurs analyses, un tel scénario offrirait au président Faure Gnassingbé l’opportunité de revenir à la tête de l’État avec une nouvelle légitimité issue d’un cycle institutionnel renouvelé. Cette hypothèse s’inscrit dans un contexte où les débats sur les réformes constitutionnelles et l’équilibre institutionnel alimentent régulièrement la vie politique togolaise.

Un appel à la vigilance citoyenne

Face à ce qu’ils qualifient de possible reconfiguration du pouvoir, les organisations signataires appellent les citoyens togolais à rester attentifs à l’évolution de la situation politique.

Elles affirment vouloir défendre ce qu’elles considèrent comme les piliers essentiels du système démocratique : le respect de la Constitution, la protection des libertés publiques et l’équilibre institutionnel.

 

Les revendications de l’opposition

Au-delà de leurs inquiétudes, les mouvements réunis exigent la libération des détenus politiques, le retour des exilés, des réformes profondes et l’ouverture d’une transition démocratique. Autant de revendications qui traduisent un climat politique toujours sensible au Togo, où les débats sur les institutions et la gouvernance continuent de structurer la vie publique.

OHADA : le Togo aux commandes de la réforme

Ce 12 mars 2026, le Garde des Sceaux togolais Pacôme Adjourouvi, qui assure également la présidence en exercice du Conseil des ministres de Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), a reçu le Secrétaire permanent de l’institution, Mayatta Ndiaye Mbaye.

Derrière cette visite de courtoisie se dessine en réalité une séquence stratégique pour l’organisation juridique panafricaine, alors que plusieurs chantiers de réforme sont engagés afin d’adapter ses mécanismes institutionnels aux défis économiques du continent.

Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo
© Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo

Une réunion centrée sur la réforme interne de l’OHADA

Au cœur des échanges entre les deux responsables figurait l’évolution des travaux du comité ad hoc chargé de repenser le dispositif réglementaire qui encadre le fonctionnement des institutions de l’OHADA.

Ce groupe technique, actuellement réuni à Lomé, examine différentes pistes de modernisation visant à renforcer l’efficacité administrative et juridique de l’organisation. L’objectif est clair : adapter les structures de gouvernance de l’OHADA à un environnement économique africain en pleine mutation.

Depuis sa création en 1993, l’organisation s’est imposée comme l’un des piliers de la sécurité juridique pour les investissements dans plusieurs pays d’Afrique francophone et au-delà.

La présidence togolaise veut imprimer son rythme.

L’entretien a également permis d’aborder les priorités de la mandature togolaise à la tête du Conseil des ministres de l’OHADA. Pour Pacôme Adjourouvi, cette présidence représente une opportunité pour impulser une dynamique de réforme et renforcer l’attractivité juridique de l’espace OHADA.

Les discussions ont notamment porté sur les activités prévues dans les prochains mois, ainsi que sur les initiatives susceptibles de consolider l’harmonisation du droit des affaires dans les États membres.

Dans un contexte où les économies africaines cherchent à attirer davantage d’investissements internationaux, la modernisation du cadre juridique apparaît comme un levier déterminant.

Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo
© Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo

Un geste symbolique pour marquer la responsabilité togolaise

Profitant de cette rencontre, le Secrétaire permanent de l’OHADA a remis au ministre togolais les insignes et symboles complémentaires liés à la présidence du Conseil des ministres de l’organisation.

Ce geste protocolaire vise à matérialiser la responsabilité exercée actuellement par le Togo à la tête de l’instance décisionnelle de l’organisation.

Il s’inscrit dans la continuité de la cérémonie officielle de passation de charges tenue le 13 février 2026 au CASEF, marquant l’entrée en fonction de la présidence togolaise.

L’OHADA face aux nouveaux enjeux économiques africains

Au-delà de la symbolique institutionnelle, cette rencontre illustre les défis qui attendent l’organisation dans les prochaines années.

Face à l’accélération des transformations économiques sur le continent – digitalisation des entreprises, nouvelles formes d’investissement ou encore développement des marchés financiers –, l’OHADA est appelée à renforcer son rôle de garant d’un environnement juridique stable.

Pour plusieurs États membres, ces évolutions sont cruciales : elles conditionnent la confiance des investisseurs et la compétitivité des économies africaines.

Ainsi, derrière cette audience diplomatique se dessine un chantier plus vaste : celui de la modernisation du droit des affaires africain, indispensable pour accompagner la prochaine phase de croissance du continent. À Lomé, la présidence togolaise entend inscrire son action dans cette dynamique, en plaçant l’OHADA au cœur des nouveaux enjeux économiques africains.