Togo : L’OTR lance eTPU pour numériser la fiscalité des PME

L’Office togolais des recettes (OTR) a officiellement lancé, jeudi 17 septembre 2026 à Lomé, la plateforme eTPU, dédiée à la déclaration et au paiement en ligne de la Taxe professionnelle unique. Ce nouvel outil doit permettre aux petites entreprises, aux artisans et aux commerçants d’accomplir leurs principales démarches fiscales sans se rendre systématiquement dans un centre des impôts.

La cérémonie s’est déroulée à l’Hôtel 2 Février, sous la présidence du ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola. Étaient également présents la commissaire générale de l’OTR, Yawa Djigbodi Tsègan, ainsi que plusieurs représentants du secteur privé et des organisations socioprofessionnelles.

Une réforme pensée pour les petites activités

La TPU concerne une large catégorie d’acteurs économiques, notamment les microentreprises, les PME, les PMI, les artisans et les commerçants soumis au régime fiscal synthétique. Or, pour ces contribuables, les démarches administratives peuvent représenter une charge importante, en raison des déplacements, des délais d’attente et de la multiplication des formalités.

C’est pourquoi la plateforme eTPU entend répondre à ces difficultés en regroupant plusieurs opérations dans un même espace numérique. À partir d’un téléphone, d’une tablette ou d’un ordinateur, l’usager peut accéder au service grâce à son numéro d’identification unique, remplir sa déclaration et transmettre les informations requises à l’administration fiscale.

Le système calcule ensuite automatiquement le montant de la taxe à payer. Le contribuable peut procéder au règlement en ligne et recevoir un justificatif électronique comportant un code QR.

Office Togolais des Recettes
© Office Togolais des Recettes
Un parcours fiscal entièrement dématérialisé

L’OTR présente eTPU comme un dispositif organisé autour de plusieurs étapes : identification du contribuable, dépôt de la liasse fiscale simplifiée, liquidation de la taxe, paiement électronique et délivrance du reçu numérique. Ainsi, cette organisation doit réduire les manipulations et limiter les risques d’erreur lors du traitement des déclarations. Elle offre également aux usagers la possibilité de consulter leur situation fiscale, leurs échéances et l’historique de leurs opérations à distance.

De plus, le service est accessible 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Cette disponibilité doit permettre aux contribuables d’effectuer leurs démarches selon leurs contraintes professionnelles, sans dépendre des horaires d’ouverture des bureaux administratifs.

Le paiement mobile comme levier d’accessibilité

Le nouveau dispositif s’appuie sur les solutions de paiement électronique disponibles au Togo. Les informations communiquées lors du lancement mentionnent notamment Flooz et Mixx by Yas pour le règlement de la TPU. D’autres canaux pourraient être intégrés en fonction de l’évolution du dispositif et des partenariats établis avec les opérateurs.

Par ailleurs, l’OTR mise sur la forte utilisation du téléphone mobile pour rapprocher les services fiscaux des contribuables. Cette approche peut faciliter l’accès au paiement pour les opérateurs qui exercent loin des centres urbains ou qui ne disposent pas du temps nécessaire pour accomplir des démarches physiques.

Toutefois, la réussite de cette réforme dépendra aussi de l’accompagnement proposé aux usagers. Les contribuables peu familiarisés avec les outils numériques devront pouvoir bénéficier d’une assistance claire, notamment lors de la première déclaration ou en cas de difficulté de paiement.

Office Togolais des Recettes
© Office Togolais des Recettes
Le gouvernement veut réduire le coût de la conformité

Pour Essowè Georges Barcola, la digitalisation doit contribuer à améliorer la relation entre l’administration et les entreprises. Le ministre a souligné que les contribuables concernés n’auront plus besoin de se déplacer systématiquement, de faire la queue ou de consacrer une journée entière au paiement de leur taxe.

Ainsi, cette simplification vise à réduire le coût de la conformité fiscale. Pour une petite activité, le temps consacré à une démarche administrative peut entraîner une perte de revenus ou perturber le fonctionnement de l’entreprise. En permettant aux opérateurs de déclarer et de payer à distance, l’administration cherche à limiter ces contraintes.

La réforme peut également améliorer la prévisibilité des obligations fiscales. Grâce à la consultation en ligne des échéances et de l’historique des paiements, les contribuables disposent d’une meilleure visibilité sur leur situation.

Un outil pour renforcer la transparence

La plateforme ne répond pas uniquement à un objectif de confort pour les usagers. Elle doit aussi améliorer le suivi des opérations fiscales par l’administration. En effet, la transmission numérique des déclarations et la délivrance automatique des justificatifs peuvent renforcer la traçabilité des paiements.

De plus, la dématérialisation réduit les contacts physiques dans certaines étapes de la procédure. Elle peut ainsi limiter les risques d’erreur, de perte de documents ou de traitement inégal des dossiers, à condition que le système reste sécurisé et régulièrement contrôlé. Yawa Djigbodi Tsègan a inscrit cette réforme dans la modernisation de la relation entre l’État et les contribuables. Pour l’OTR, l’enjeu consiste à rendre les services fiscaux plus accessibles tout en améliorant la qualité des données disponibles.

Office Togolais des Recettes
© Office Togolais des Recettes
Formaliser davantage l’économie

À moyen terme, eTPU pourrait aussi soutenir les efforts de formalisation des petites activités. Un dispositif plus simple et plus accessible peut encourager certains opérateurs à s’enregistrer, à déclarer leurs revenus et à s’acquitter régulièrement de leurs obligations.

L’administration espère ainsi élargir progressivement la base fiscale et accroître la mobilisation des ressources intérieures. Cette ambition suppose toutefois que les contribuables perçoivent la fiscalité comme une procédure compréhensible, prévisible et proportionnée à leur activité.

La qualité du service, la protection des données personnelles et la disponibilité d’un appui technique seront donc déterminantes. La plateforme devra également rester accessible aux personnes confrontées à une connexion instable ou à un accès limité aux moyens de paiement numérique.

Une nouvelle étape pour l’administration fiscale

Le lancement d’eTPU marque une étape importante dans la transformation numérique de l’OTR. Le gouvernement veut désormais inscrire le paiement de la TPU dans un parcours plus rapide, plus traçable et moins contraignant pour les petites entreprises.

Pour les contribuables, le changement attendu est concret : déclarer, payer et obtenir un justificatif depuis un outil numérique, sans passage obligatoire au guichet. Pour l’administration, le défi consistera à garantir la fiabilité du service, à accompagner les usagers et à transformer cette innovation technique en véritable amélioration du civisme fiscal.

Togo : autocar climatisé pour la sélection nationale, un atout pour la CAN 2027

LOMÉ, 18 septembre 2026 — Dans le sport de haut niveau moderne, la performance ne se joue plus uniquement sur le rectangle vert, mais dans la maîtrise de paramètres invisibles : fatigue musculaire, régulation thermique et gestion du stress. En se dotant d’un autocar de 60 places entièrement climatisé et dédié à sa sélection nationale, le Togo opère une transformation discrète mais cruciale de la prise en charge ergonomique de ses athlètes, à quelques jours du lancement des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027.

Fédération Togolaise de Football
© Fédération Togolaise de Football
L’ergonomie routière, clé méconnue de la récupération musculaire

Les microtraumatismes musculaires liés aux déplacements répétitifs constituent l’un des premiers facteurs de raideur articulaire et de fatigue nerveuse chez le footballeur professionnel. En éliminant les aléas de transport entre le lieu d’hébergement, les terrains d’entraînement et le stade de Kégué, le staff togolais sécurise un paramètre biomécanique fondamental. De surcroît, l’aménagement d’un véhicule spacieux préserve la circulation sanguine dans les membres inférieurs, limite l’accumulation d’acide lactique et optimise les fenêtres de repos passif entre deux sessions d’effort intense.

Fédération Togolaise de Football
© Fédération Togolaise de Football
Régulation thermique et préservation du capital nerveux

L’exposition aux variations de température et au bruit ambiant affecte directement le système nerveux autonome des joueurs. L’accès à un environnement routier thermorégulé prévient la déshydratation précoce et préserve le stock de glycogène avant l’effort. Par ailleurs, cet espace sécurisé et standardisé offre une « bulle mentale » propice à la préparation psychologique, réduisant la sécrétion de cortisol — l’hormone du stress — lors des transits vers l’enceinte sportive.

Fédération Togolaise de Football
© Fédération Togolaise de Football
Un levier biomécanique à l’approche des éliminatoires

Ce saut qualitatif dans la préparation athlétique intervient à un moment stratégique. Alors que le sélectionneur Patrice Neveu réunit son groupe dès le 21 septembre à Lomé, la fraîcheur physique de l’effectif déterminera l’issue de la première journée contre le Burundi, le 25 septembre, puis du déplacement à Ndola face à la Zambie, le 29 septembre. Pour l’encadrement médical et technique, la réduction de la fatigue résiduelle liée aux trajets s’inscrit pleinement dans la doctrine des « gains marginaux », indispensable pour rivaliser au plus haut niveau continental.

Fédération Togolaise de Football
© Fédération Togolaise de Football

Togo : le projet « 2Heures Pour La Vie » renforce la santé maternelle

Dans la région des Savanes, l’amélioration de la santé maternelle passe aussi par la capacité des structures sanitaires à intervenir rapidement et dans de meilleures conditions. Le projet 2Heures Pour La Vie s’inscrit dans cette dynamique à travers plusieurs investissements destinés à réduire les délais d’intervention et à renforcer les capacités du personnel de santé.

Des moyens pour intervenir plus rapidement

Le dispositif mis en place comprend 10 ambulances tricycles opérationnelles. Ces moyens de transport doivent faciliter l’évacuation des patients, notamment dans les zones où l’accès aux formations sanitaires reste difficile. La réduction du temps nécessaire pour rejoindre un centre de santé constitue un enjeu majeur dans la prise en charge des urgences obstétricales. Dans ces situations, chaque minute peut compter pour la mère comme pour l’enfant.

Le projet a également renforcé les compétences des acteurs de santé. Plus de 100 professionnelles de santé ont bénéficié de formations destinées à améliorer la qualité de leur prise en charge. L’objectif consiste à agir simultanément sur les moyens disponibles et sur les compétences humaines, afin de rendre les interventions plus efficaces au sein des structures sanitaires.

UNFPA Togo
© UNFPA Togo
Des structures sanitaires modernisées

Les travaux ont aussi concerné les infrastructures. Cinq maternités et deux laboratoires ont été réhabilités, tandis que le bloc opératoire du Centre hospitalier régional (CHR) de Dapaong a fait l’objet d’une extension. Cette évolution doit permettre au principal établissement hospitalier de la région de disposer de capacités supplémentaires pour assurer des interventions chirurgicales dans des conditions adaptées, notamment face aux situations nécessitant une prise en charge urgente.

Boame, un visage de cette transformation

Le parcours de Boame, sage-femme, illustre à l’échelle humaine les effets recherchés par ces investissements. Son expérience met en lumière le rôle du personnel de santé dans cette transformation et l’importance de disposer à la fois d’équipements adaptés, de structures fonctionnelles et de professionnels mieux préparés.

À travers le projet 2 Heures Pour La Vie, les interventions ne se limitent donc pas à la construction ou à la réhabilitation d’infrastructures. Elles visent également à améliorer l’ensemble de la chaîne de prise en charge, depuis l’évacuation jusqu’aux soins spécialisés.

Maintenir l’effort dans la durée

Ces avancées ne mettent toutefois pas fin aux besoins du système sanitaire dans les Savanes. La consolidation des acquis nécessite la poursuite des investissements, l’entretien des équipements et le renforcement continu des compétences. L’enjeu reste le même : permettre aux femmes enceintes d’accéder rapidement à des soins de qualité et réduire les risques évitables liés à l’accouchement. Aucune femme ne devrait perdre la vie en donnant naissance.

UNFPA Togo
© UNFPA Togo

Togo : Séoul offre du matériel informatique à six communes

Six municipalités et le ministère des Affaires étrangères héritent d’ordinateurs, d’imprimantes et de groupes électrogènes offerts par Séoul. Au-delà du geste diplomatique, l’opération révèle combien les collectivités locales togolaises, en pleine décentralisation, manquent encore d’outils de base pour fonctionner.

Lomé, 17 septembre 2026 — Une des salles du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur (MAECIATE) a servi de cadre, mercredi 16 septembre 2026 , à une remise de matériel qui dépasse le protocole ordinaire. Ordinateurs portables et de bureau, imprimantes, scanners et groupes électrogènes changent officiellement de mains : de l’ambassade de la République de Corée à Accra vers le ministère lui-même et six communes togolaises.

Le choix des bénéficiaires n’a rien d’anodin. Golfe 1, Kozah 1, Oti 1, Binah 1, Binah 2 et Kloto 3 figurent parmi les collectivités locales appelées, depuis la réforme de décentralisation togolaise, à assumer des compétences croissantes avec des moyens souvent limités. Recevoir un parc informatique complet, couplé à une source d’énergie autonome, répond à une contrainte très concrète : sans électricité stable, aucun bureau d’état civil ni service technique communal ne peut fonctionner durablement.

Ministère des Affaires Etrangères du Togo
© Ministère des Affaires Etrangères du Togo

Un geste diplomatique aux racines anciennes

La coopération entre Lomé et Séoul ne date pas d’hier. Les deux pays ont célébré en 2023 le soixantième anniversaire de leurs relations diplomatiques, un partenariat porté ces dernières années par l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica) et par des visites ministérielles régulières consacrées à l’investissement et au transfert de technologies. Le don remis ce mercredi s’inscrit dans cette continuité, mais change d’échelle en visant directement les collectivités territoriales plutôt que les seules administrations centrales.

Le ministre délégué chargé de la Coopération et des Togolais de l’extérieur, Yackoley Kokou Johnson, a pris la parole au nom du chef de l’État Faure Essozimna Gnassingbé et du gouvernement.

« Il a salué un don illustrant la solidité des relations entre les deux pays et rendu hommage à l’engagement des dirigeants togolais et coréens en faveur de cette coopération. » — Yackoley Kokou Johnson, ministre délégué à la Coopération

Ministère des Affaires Etrangères du Togo
© Ministère des Affaires Etrangères du Togo
La décentralisation togolaise, un chantier encore inégal

C’est là que réside l’enjeu le plus significatif de cette cérémonie. Depuis plusieurs années, le Togo a engagé un transfert de compétences vers ses communes, censées devenir des échelons de proximité capables de gérer l’état civil, l’urbanisme ou les services sociaux de base. Mais ce transfert de compétences ne s’est pas toujours accompagné d’un transfert équivalent de moyens matériels. De nombreuses mairies togolaises fonctionnent encore avec un équipement informatique vieillissant, voire inexistant, et des coupures d’électricité qui paralysent les services administratifs plusieurs heures par semaine.

Dans ce contexte, un don extérieur, aussi bienvenu soit-il, pose une question de fond : celle de la soutenabilité budgétaire de l’équipement communal à long terme. Les partenaires techniques et financiers comblent ponctuellement des lacunes que les budgets communaux, souvent exsangues, peinent à combler seuls. La réussite de la décentralisation togolaise dépendra aussi de la capacité de l’État à pérenniser ce type d’investissement une fois les projecteurs diplomatiques éteints.

Ministère des Affaires Etrangères du Togo
© Ministère des Affaires Etrangères du Togo

Séoul mise sur la proximité avec les territoires

Présent à la cérémonie, l’ambassadeur de la République de Corée au Togo, résident à Accra, Park Kyongsig, a orienté son propos vers l’usage concret du matériel plutôt que vers le symbole diplomatique.

« Il s’est dit confiant que les collectivités togolaises tireraient un bénéfice durable de ces équipements pour renforcer leurs capacités opérationnelles. » — Park Kyongsig, ambassadeur de la République de Corée au Togo

Ce positionnement traduit une inflexion plus large de la diplomatie coréenne en Afrique de l’Ouest : plutôt que de concentrer l’aide sur les seules capitales, Séoul cherche désormais à irriguer les échelons locaux, considérés comme le maillon faible de nombreuses réformes administratives sur le continent. Un choix qui, à moyen terme, pourrait renforcer l’image de la Corée du Sud comme partenaire de la gouvernance de proximité, un créneau encore peu occupé par les grandes puissances traditionnellement présentes au Togo.

Reste à savoir si ce don isolé annonce un programme plus structuré. Sans mécanisme de suivi ni de maintenance à long terme, du matériel informatique ainsi que  des groupes électrogènes livrés aujourd’hui pourraient, dans quelques années, rejoindre la longue liste des équipements administratifs togolais tombés hors d’usage faute de pièces détachées ou de budget d’entretien.

Golfe 7 : Le Togo célèbre les 60 ans de l’alphabétisation à Akato

AKATO, 17 septembre 2026 — La commune du Golfe 7 a accueilli, ce jeudi, la cérémonie nationale marquant les 60 ans de la Journée internationale de l’alphabétisation. À travers cette célébration organisée sur le terrain de l’EPP Akato, les autorités togolaises ont placé l’apprentissage au cœur des enjeux d’inclusion, d’autonomie et de développement.

Le pays a retenu pour cette édition le thème mondial : « L’alphabétisation au service des personnes, de la planète et de la prospérité ». Un choix qui élargit la notion d’alphabétisation au-delà de la seule maîtrise de la lecture et de l’écriture.

Mairie du Golfe 7
© Mairie du Golfe 7
Donner aux adultes les moyens d’agir

La cérémonie a surtout mis en lumière les bénéficiaires des programmes d’alphabétisation. Des néo-alphabètes ont démontré leur capacité à lire, écrire et effectuer des opérations de calcul devant les autorités et le public.

Ces exercices ont illustré les progrès réalisés par des adultes ayant repris le chemin de l’apprentissage après une période de rupture avec l’école. Pour les pouvoirs publics, cette acquisition de compétences constitue un levier permettant de mieux accéder à l’information, de comprendre ses droits et de participer davantage à la vie économique et sociale.

Plusieurs participants ont reçu leurs attestations au cours de la cérémonie. Les organisateurs ont également récompensé les lauréats du concours littéraire.

Mairie du Golfe 7
© Mairie du Golfe 7
Le numérique entre dans les programmes.

L’enjeu ne se limite toutefois plus aux compétences fondamentales. Face à la transformation des usages et à la progression du numérique, le Togo cherche à adapter ses dispositifs d’apprentissage aux réalités contemporaines. Le Programme d’Appui à l’Alphabétisation Fonctionnelle et à la Formation (PAAFF) s’inscrit notamment dans cette orientation, avec une attention portée aux compétences numériques et à l’utilisation de nouvelles technologies, dont l’intelligence artificielle. Cette évolution vise à offrir aux personnes non scolarisées ou déscolarisées des outils correspondant davantage aux exigences de la société actuelle. Elle entend également contribuer à réduire les écarts d’accès au savoir et aux opportunités.

Mairie du Golfe 7
© Mairie du Golfe 7

Un engagement porté au niveau gouvernemental

Présidée par Martine Moni SANKAREDJA-SINANDJA, ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, la cérémonie a réuni des représentants de plusieurs institutions nationales et locales. Parmi eux figuraient AGBOZO Sena, représentant le ministre de l’Éducation nationale, Zouréhatou KASSAH-TRAORÉ, gouverneur du District autonome du Grand Lomé, Têyi AGBANSOHE, secrétaire général de la préfecture du Golfe, représentant le préfet, ainsi que DANGBUIE Afi Xolali Pascaline, sénatrice et maire de la commune du Golfe 7.

Les acteurs de l’alphabétisation, les partenaires techniques et financiers, les autorités administratives et locales ainsi que les populations ont pris part à l’événement.

Mairie du Golfe 7
© Mairie du Golfe 7
Soixante ans après, un défi toujours présent

Créée en 1966, la Journée internationale de l’alphabétisation célèbre cette année six décennies d’action en faveur de l’accès au savoir. À Akato, les autorités ont rappelé que l’analphabétisme reste un obstacle au développement et à la pleine participation des citoyens à la vie collective.

La célébration s’est achevée par une visite des stands consacrés aux supports pédagogiques, documents et ouvrages utilisés dans les programmes d’alphabétisation fonctionnelle au Togo. À travers cette 60ᵉ édition, le message porté depuis le Golfe 7 dépasse donc le cadre d’une simple commémoration : faire de l’accès au savoir un outil d’autonomie et préparer les apprenants aux exigences d’une société de plus en plus numérique.

Togo : La ZAPB de Djéguidi aménagée pour apaiser le pastoralisme

TCHAMBA, 17 septembre 2026 — Le département de Tchamba accélère la modernisation de ses infrastructures pastorales. Conduit par le préfet El Hadj Issaka Laguebande, un comité de supervision s’est rendu sur le terrain le mercredi 16 septembre 2026 pour inspecter le chantier de la Zone d’Aménagement de Production Bovine (ZAPB) de Djéguidi, implantée dans le canton d’Affem-Boussou.

Une réponse technique aux défis de l’élevage moderne
Exécuté par l’ONG locale Jeunes Volontaires pour la Promotion du Monde Rural (JVPMR) avec l’appui financier de la GIZ F4F Togo, ce projet s’attaque à la restauration de 500 hectares de terres pastorales. Sur place, la mission a validé les avancées concrètes du chantier : la pose d’un forage alimenté à l’énergie solaire, l’aménagement d’abreuvoirs fonctionnels ainsi que la culture de superficies fourragères destinées à sécuriser l’alimentation des bovins et des petits ruminants.

Commune Tchamba 1
© Commune Tchamba 1
Apaiser les tensions foncières et environnementales
Au-delà de la performance agricole, cette initiative redessine l’équilibre socio-économique de la région. En sédentarisant les éleveurs grâce à des infrastructures adaptées, le dispositif freine l’expansion du pastoralisme extensif. De surcroît, cette rationalisation de l’espace réduit drastiquement les frictions traditionnelles entre agriculteurs et éleveurs, cimentant par la même occasion la cohésion sociale locale.

Commune Tchamba 1
© Commune Tchamba 1
Un modèle salué par les autorités
Au terme de l’inspection, le préfet El Hadj Issaka Laguebande a salué l’efficacité opérationnelle des travaux, tout en invitant les communautés à s’approprier durablement l’infrastructure pour en faire un modèle à dupliquer à l’échelle de la préfecture. Dans la même dynamique, le maire de Tchamba 1, Hamza Titikpina, a loué l’engagement des populations locales et l’impact des investissements de la coopération allemande dans la restauration du couvert végétal de sa commune.

Colloque international Parakou & Kara : sciences et innovation pour la paix au Sahel

À l’Université de Parakou, la recherche scientifique s’est penchée, ce jeudi 17 septembre 2026, sur l’avenir des territoires frontaliers. Dans le cadre du 8ᵉ Colloque scientifique international conjoint des Universités de Parakou et de Kara, chercheurs, universitaires et acteurs du développement ont ainsi examiné le rôle de la connaissance et de l’innovation dans le renforcement de la paix, de la cohésion sociale et du développement local.

Les travaux ont pris une orientation résolument pratique. Réunis à l’Amphi-1000, les participants ont en effet confronté les résultats de la recherche aux réalités auxquelles font face les communautés vivant dans les espaces frontaliers. Dès lors, trois communications ont structuré cette session plénière, proposant différentes pistes pour mieux répondre aux enjeux de ces territoires.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo
Faire de la recherche un outil de cohésion

La première communication a porté sur le lien entre production scientifique et action de terrain. Le Dr Kratos Achille Sodegla, spécialiste en gestion des connaissances au Projet de Cohésion Sociale des régions Nord du Golfe de Guinée (COSO), a présenté une réflexion consacrée au passage de l’agenda scientifique vers un véritable programme de recherche.

À travers le thème « De l’agenda de recherche au programme de recherche COSO : un processus innovant qui renforce la cohésion sociale », il a ainsi montré l’intérêt d’organiser la recherche autour de problématiques directement liées aux objectifs du projet. De surcroît, cette approche place la connaissance au cœur des stratégies destinées à comprendre les tensions, identifier les besoins des populations et appuyer les initiatives favorisant la cohésion entre les communautés.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo
Les universités face aux défis des zones frontalières

Dans le même temps, la deuxième intervention a élargi le débat à la question de la durabilité des territoires frontaliers. Le Dr Youssoufou Adam, directeur général de l’ABeGIEF et responsable de la composante 3 du Projet COSO, a développé le thème « Innover pour des territoires frontaliers durables ». Sa communication a ainsi mis en avant la contribution que peuvent apporter les universités africaines à la transformation de ces espaces.

Pour l’intervenant, la recherche et l’innovation peuvent en effet accompagner les politiques liées à la gouvernance, à la sécurité, à la paix et au développement. Par conséquent, les établissements universitaires ne se limitent pas à produire des connaissances : ils contribuent également à éclairer les décisions publiques et à concevoir des réponses adaptées aux réalités locales. Cette réflexion prend dès lors une importance particulière dans des zones où les enjeux économiques, sociaux, sécuritaires et environnementaux se croisent quotidiennement.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo
Une innovation pour rapprocher développement et communautés

Par la suite, la troisième communication a présenté une solution directement orientée vers le développement local.  Le Dr Adamou Mama Sambo, Haut-Commissaire à la sédentarisation des éleveurs et coordonnateur du Projet COSO, a ainsi consacré son intervention au « Portail de Développement Local », présenté comme une innovation majeure du projet en faveur des communautés.

Cet outil entend faciliter l’accès à l’information et soutenir les dynamiques locales de développement. De plus, son intégration aux stratégies territoriales traduit la volonté de rapprocher les initiatives de développement des besoins réels des populations. La présentation a également ouvert une réflexion sur la manière dont les outils innovants peuvent renforcer l’action communautaire et améliorer la capacité des territoires à faire face aux difficultés auxquelles ils sont confrontés.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo
Vers des communautés plus résilientes

Au fil des échanges, les trois communications ont finalement convergé vers une même idée : les défis des zones frontalières nécessitent des réponses fondées sur une meilleure connaissance des réalités locales et sur une collaboration plus étroite entre universités, institutions publiques, projets de développement et communautés.

Dès lors, la recherche apparaît comme un levier pouvant aider à mieux anticiper les risques, renforcer le dialogue social et soutenir les politiques publiques. En outre, l’innovation facilite la circulation des connaissances et rapproche les solutions des populations. Les discussions de cette journée s’inscrivent ainsi dans l’objectif général de ce 8ᵉ colloque, consacré aux enjeux, défis et rôles des universités africaines dans la construction d’un avenir durable.

En somme, à Parakou, les travaux ont rappelé que la science ne doit pas uniquement observer les transformations des territoires, mais qu’elle peut aussi contribuer à les accompagner, à condition de rester connectée aux réalités des communautés et aux priorités du développement.

Le Salon des Industries Musicales d’Afrique Francophone (SIMA) annonce sa troisième édition et dévoile ses ambitions

Cotonou, le 4 septembre 2026 – Le Salon des Industries Musicales d’Afrique Francophone (SIMA) annonce la tenue de sa troisième édition, du 12 au 13 novembre 2026 à Cotonou, en République du Bénin. Après une précédente édition ayant rassemblé plus de 6 700 participants et plus de 3 000 professionnels, ce rendez-vous panafricain des industries culturelles et créatives revient autour d’une ambition forte : « Musique africaine : de la scène au pouvoir d’influence ».

Le SIMA 2026 bénéficie de l’appui de partenaires institutionnels et privés majeurs, parmi lesquels le Ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine du Bénin, le Ministère du Tourisme et du Commerce Extérieur du Bénin, l’Ambassade de France en Côte d’ivoire, la fondation BOAD ainsi que la SACEM, Sony Music et Warner Music Africa. Ces soutiens témoignent de l’intérêt croissant porté au développement et à la structuration des industries culturelles et créatives africaines.

Le choix du Bénin pour accueillir le SIMA, pour la deuxième fois consécutive s’inscrit dans la dynamique impulsée par le pays et qui vise à valoriser la place des industries culturelles et créatives dans les processus de transformation structurelle des économies et le rayonnement culturel du pays à l’échelle régionale et internationale.

Co-fondé en 2022 par l’entrepreneur culturel Mamby Diomandé et l’artiste-producteur Pit Baccardi, le SIMA s’affirme comme une plateforme de référence pour structurer, connecter et développer les écosystèmes créatifs africains. En plaçant la musique au cœur d’une réflexion plus large sur les transformations de la culture et des industries créatives, le SIMA entend également prendre en compte les mutations technologiques qui redessinent le secteur, de l’intelligence artificielle aux nouveaux modes de création, de diffusion et de consommation des contenus.

Dans un contexte où l’économie créative africaine pourrait générer jusqu’à 20 millions d’emplois à l’horizon 2030, l’édition 2026 entend franchir une nouvelle étape : contribuer à positionner la créativité africaine comme un véritable levier de soft power, de création de valeur et d’influence internationale.

« La musique africaine n’est plus seulement un phénomène culturel : elle est devenue une force d’influence. Notre enjeu est désormais de transformer cette influence en puissance économique durable. Le SIMA veut créer les connexions entre créateurs, investisseurs, institutions et marchés pour que la visibilité internationale de nos talents se traduise en données mesurables, en monétisation des contenus, en opportunités économiques, en emplois et création de valeur pour le continent. »,

Mamby Diomandé, co-fondateur du SIMA

Trois axes pour faire de la créativité une puissance économique

Pour répondre aux enjeux d’un marché mondial en pleine transformation, le SIMA 2026 articulera sa programmation autour de trois priorités.

Le premier axe porte sur la compétitivité et l’internationalisation, avec l’objectif de renforcer la performance économique des acteurs et de favoriser l’exportation des talents africains.

Le deuxième axe mise sur la synergie intersectorielle, en rapprochant la musique de la mode, du cinéma, du tourisme, du sport et des autres industries créatives afin de développer plus de revenus.

Enfin, le troisième axe concerne les politiques publiques en matière de propriété intellectuelle et les mécanismes de régulation, avec l’ambition de faire émerger des recommandations concrètes et de renforcer les cadres permettant au secteur de mieux capter la valeur qu’il génère.

Au-delà des débats et des échanges professionnels, le SIMA entend faire de la création un véritable moteur de connexion entre les acteurs de l’écosystème. À travers sa résidence artistique, ses sessions live et ses formats immersifs, le salon favorise les collaborations entre artistes, producteurs, professionnels et acteurs internationaux, tout en créant des passerelles entre les différents marchés africains et l’international.

Une semaine entre création, business et influence

Du 7 au 11 novembre 2026, le SIMA Lab. Music réunira artistes et beatmakers du continent autour d’une résidence artistique destinée à donner naissance à un EP collaboratif, avec une distribution envisagée par une major internationale.

Les 12 et 13 novembre 2026, les journées professionnelles et les panels réuniront les principaux acteurs de l’écosystème musical autour de grands enjeux qui façonnent l’avenir de l’industrie, parmi lesquels l’intelligence artificielle, les droits d’auteur, la mobilité, le financement et les nouvelles opportunités de marché.

À la croisée des industries culturelles et sportives, un temps fort sera également consacré à la convergence entre football et musique, deux puissants vecteurs d’influence du continent, avec la participation de dirigeants sportifs et de leaders d’opinion.

Dans cette dynamique, le Makaya, scène dédiée à la découverte, mettra à l’honneur les talents émergents du Togo, du Kenya, de Madagascar et d’autres pays du continent, offrant une nouvelle vitrine aux artistes de la relève. Le programme sera également marqué par la remise du Prix Hamed Bakayoko, distinction honorifique qui récompensera l’engagement d’un mécène en faveur du développement des industries culturelles et créatives en Afrique.

Le 14 novembre 2026, le SIMA prolongera l’expérience avec un circuit touristique organisé en collaboration avec Bénin Tourisme, invitant artistes, professionnels et invités internationaux à découvrir le patrimoine et les sites emblématiques du Bénin. Cette immersion offrira aux participants l’occasion de mieux appréhender la richesse culturelle, historique et touristique du pays hôte, tout en prolongeant les rencontres et les échanges au-delà du cadre professionnel du salon.

 

À propos du SIMA

Créé et initié par des experts de l’industrie musicale, le Salon des Industries Musicales d’Afrique Francophone (SIMA) promeut l’industrie musicale africaine, forme les acteurs de son écosystème et favorise les rencontres d’affaires entre acteurs africains et internationaux. Véritable plateforme d’interconnexion des industries culturelles et créatives, le SIMA offre aux acteurs de l’écosystème un espace pour créer, apprendre, partager, se rencontrer et faire émerger de nouvelles collaborations, tout en contribuant à la réflexion sur les enjeux culturels, économiques et technologiques qui façonnent les industries créatives africaines et leur rayonnement international.

Pour en savoir plus : Site officiel du SIMA https://www.simaonline.net

 

Contacts presse :

Charles Assagba : +225 07 08 45 50 20 / ca@concerto-pr.com

Emmanuel Emian: +225 01 42 38 50 41; +225 01 41 17 12 30/ ee@concerto-pr.com

Olga Akin-Dina: +229 97 97 12 27; +225 05 95 69 24 75 / oa@concerto-pr.com

Togo : La filière racines et tubercules amorce sa professionnalisation

La professionnalisation des acteurs des plantes à racines et tubercules (PRT) entre dans une nouvelle phase au Togo. Depuis le 15 septembre 2026, la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles (CTOP) échange avec une délégation de l’Andreas Hermes Akademie (AHA) d’Allemagne autour d’un projet destiné à mieux structurer la filière et à renforcer le poids des producteurs dans les espaces de décision.

Cette mission marque le début d’un processus de deux ans consacré à l’amélioration de l’organisation de la filière PRT. Les deux partenaires veulent notamment agir sur les capacités des organisations de producteurs, leur représentation au sein de l’interprofession et leur aptitude à porter des revendications collectives.

L’initiative s’inscrit dans le projet « Professionnalisation de la filière des plantes racines et tubercules (PRT) au Togo, vers une souveraineté alimentaire et une intégration régionale durable de l’Afrique de l’Ouest ». Le programme bénéficie d’un financement de l’Union européenne à travers le FIDA et s’appuie sur l’accompagnement d’Agricord dans le cadre de FO4IMPACT.

CTOP TOGO
© CTOP TOGO
Un premier diagnostic pour cibler les priorités

Les premiers échanges entre l’AHA et la CTOP ont permis de poser les bases de la collaboration. La réunion de cadrage a notamment servi à présenter les responsabilités de chaque organisation, préciser les objectifs du projet et lancer un diagnostic institutionnel. La démarche s’est ensuite élargie aux principaux acteurs de la chaîne de valeur. L’Interprofession ainsi que la Fédération des producteurs de PRT ont pris part aux discussions destinées à dresser un état des lieux de la filière et à identifier les principaux blocages.

Les premières consultations font ressortir plusieurs difficultés. Les organisations restent encore insuffisamment structurées, tandis que les producteurs accèdent difficilement aux services d’accompagnement. Leur place dans les mécanismes de l’interprofession apparaît également limitée. Ces constats donnent une orientation claire au projet : renforcer les organisations à la base tout en améliorant leur capacité à défendre collectivement les intérêts des producteurs.

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Plus de 300 producteurs ciblés

La CTOP doit bénéficier d’un accompagnement spécifique pour concevoir puis déployer une stratégie de structuration et de plaidoyer consacrée à la filière PRT. Le projet prévoit également un important volet de renforcement des compétences.

Au moins 300 producteurs et organisations de producteurs doivent ainsi bénéficier directement des actions prévues. La CTOP prévoit également la formation de 30 formateurs, afin de disposer de relais capables de diffuser les acquis au sein des organisations membres.

Cette approche vise à créer un effet durable. Plutôt que de concentrer les actions sur quelques bénéficiaires, les partenaires veulent renforcer progressivement les capacités depuis les organisations locales jusqu’au niveau national. Un mécanisme de suivi-évaluation accompagnera le processus afin de mesurer les avancées et d’apprécier les effets de la stratégie sur la résilience alimentaire. Le dispositif doit également s’inscrire dans une dynamique de coopération avec le ROPPA.

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L’expertise allemande au service des organisations togolaises

Le partenariat entre la CTOP et l’AHA repose sur un principe d’accompagnement plutôt que de substitution. L’organisation allemande apporte son expérience et son expertise, tandis que la CTOP conserve la responsabilité de la conduite du processus et de la mise en œuvre des résultats sur le terrain.

Cette répartition entend favoriser l’appropriation locale des actions et renforcer l’autonomie des organisations de producteurs. La professionnalisation recherchée ne porte donc pas seulement sur les pratiques agricoles, mais aussi sur la gouvernance, la représentation et la capacité de plaidoyer.

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Des consultations élargies aux institutions publiques

La mission ne s’est pas limitée aux échanges entre les deux partenaires. Elle s’est poursuivie avec plusieurs rencontres bilatérales, notamment avec la DEFA, la Direction des grands projets, l’ICAT et le projet PROFIT. Ces discussions doivent permettre de croiser les expériences et de mieux articuler les actions prévues avec les dispositifs existants dans le secteur agricole.

À terme, la CTOP et l’AHA veulent contribuer à l’émergence d’une filière PRT mieux organisée, plus professionnelle et plus compétitive. L’enjeu consiste aussi à accroître la capacité des producteurs à défendre leurs intérêts et à participer davantage aux décisions qui concernent leur secteur. Au-delà de la seule structuration professionnelle, le projet entend ainsi faire des plantes à racines et tubercules un maillon plus solide des stratégies de souveraineté alimentaire et d’intégration économique en Afrique de l’Ouest.

Togo : la commune d’Avé 2 célèbre le mérite des élèves

À Avé 2, l’ouverture de l’année scolaire 2026‑2027 se veut résolument tournée vers l’excellence. L’administration communale a sillonné les établissements publics de son ressort pour distinguer les élèves ayant obtenu les meilleurs résultats dans leurs classes. Une initiative destinée à valoriser l’effort scolaire et à soutenir les apprenants dès le début de l’année académique.

La commune d’Avé 2 a choisi de placer le mérite au centre de ses actions en cette période de rentrée scolaire. À travers une tournée dans plusieurs établissements scolaires publics, les responsables communaux ont remis des kits scolaires aux élèves les plus classés.

L’opération a concerné environ 625 apprenants, correspondant aux cinq premiers élèves de chaque classe. Par cette mesure, la commune entend transformer le rendement scolaire en un véritable levier de motivation pour les jeunes apprenants.

Commune Avé 2
© Commune Avé 2
Les meilleurs élèves récompensés

La remise des kits s’est adressée directement aux élèves qui se sont illustrés par leurs performances lors de l’année scolaire écoulée. En distinguant les cinq premiers de chaque classe, l’administration communale entend encourager une dynamique de compétition saine fondée sur le travail et la régularité.

Par ailleurs, cette démarche vise également à envoyer un message à l’ensemble de la communauté scolaire : les efforts accomplis en classe peuvent être reconnus et encouragés. Pour les responsables locaux, la réussite scolaire ne repose pas uniquement sur les capacités académiques. Elle exige aussi de la discipline, de la persévérance et un engagement constant dans le travail.

Commune Avé 2
© Commune Avé 2
Un soutien concret pour la rentrée

Les kits remis aux bénéficiaires doivent également leur permettre d’aborder la nouvelle année scolaire avec davantage de moyens. En plus de saluer les résultats obtenus, la commune cherche ainsi à contribuer aux conditions matérielles nécessaires à la poursuite des apprentissages.

Cette dimension sociale confère à l’initiative un surcroît de portée. La rentrée représente en effet une période où les familles doivent faire face à plusieurs dépenses liées aux fournitures et aux besoins scolaires. En apportant directement son soutien aux apprenants, la commune associe donc encouragement au mérite et accompagnement des élèves.

Commune Avé 2
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Faire de l’excellence une culture scolaire

À travers cette opération, l’administration communale d’Avé 2 affiche une ambition plus large : installer durablement la culture de l’excellence dans les établissements publics de son territoire. La démarche doit aussi permettre aux autres élèves de se fixer de nouveaux objectifs pour l’année 2026-2027. Les performances des mieux classés peuvent ainsi servir de référence et encourager davantage d’apprenants à améliorer leurs résultats.

Cette tournée de rentrée marque enfin la volonté de la commune de rester proche des établissements scolaires et de participer, à son niveau, à l’amélioration de l’environnement éducatif. En distinguant quelque 625 élèves, Avé 2 ouvre ainsi l’année scolaire sur une note qui associe reconnaissance du mérite, encouragement à l’effort et soutien aux apprentissages.