Lomé, 29 septembre 2026 — Alors que la course mondiale vers les énergies propres s’accélère, le Togo vient de placer un pion stratégique sur l’échiquier académique international. Le lundi 28 septembre 2026, l’Université de Lomé a officiellement scellé une alliance historique avec l’Université de Rostock en Allemagne, devenant ainsi la toute première institution africaine à codiplômer ses étudiants dans le secteur ultra-compétitif de l’hydrogène vert.
Loin d’être un banal accord administratif, cette convention, en réalité, redessine l’offre éducative ouest-africaine. Elle transforme la capitale togolaise en un pôle d’attraction pour les futurs ingénieurs et chercheurs appelés à piloter la transition énergétique du continent.
Les architectes de ce rapprochement, le Professeur Kossivi Hounake, Président de l’Université de Lomé, et le Professeur Philippe Marzahn, Doyen de la Faculté d’agriculture et des sciences de l’ingénieur de Rostock, ont paraphé un document qui garantit une mobilité sans précédent aux étudiants togolais.
Le cœur de cette entente repose sur la création d’un Master international bidiplômant. Concrètement, les inscrits valideront un cursus certifié au niveau 7 du Cadre européen des certifications (CEC). À l’issue de leur formation, ils recevront simultanément un diplôme togolais ainsi qu’un sésame académique allemand. Cette double reconnaissance détruit les barrières à l’emploi sur le marché européen tout en dotant l’industrie africaine de cerveaux formés aux standards internationaux les plus rigoureux.
Par ailleurs, l’ingénierie de ce programme repose sur l’expertise du Centre d’excellence WASCAL. Face à l’urgence d’abandonner les énergies fossiles, le marché mondial fait face à une pénurie critique de spécialistes capables de maîtriser la chaîne de valeur de l’hydrogène vert — de sa production par électrolyse à son stockage.
Ce nouveau cursus refuse l’approche purement théorique. Il fusionne la recherche appliquée, les échanges transfrontaliers et l’immersion directe dans les réalités industrielles. Les étudiants ne se contenteront pas d’étudier les énergies renouvelables ; ils concevront les solutions technologiques qui soutiendront l’économie décarbonée de demain.
Cette percée magistrale, en effet, s’appuie sur des fondations solides, coulées dès 2023, lorsque les premières collaborations entre Lomé et Rostock ont vu le jour. Aujourd’hui, cet accord propulse ces relations au stade de véritable diplomatie scientifique.
Pour l’Université de Lomé, dès lors, le message envoyé au reste du monde est clair : l’institution refuse le rôle de simple observateur dans la révolution technologique verte. En captant ce partenariat exclusif, elle démontre sa capacité à s’aligner sur les grands défis mondiaux, tout en offrant à sa jeunesse les armes intellectuelles nécessaires pour façonner le développement durable. Une stratégie d’internationalisation audacieuse qui confirme le nouveau statut de l’université comme moteur de l’excellence scientifique en Afrique de l’Ouest.
Lomé, 29 septembre 2026 — Le Togo a officiellement accueilli deux nouveaux ambassadeurs. Le président de la République, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, a reçu lundi 28 septembre 2026, au palais de la Présidence, les lettres de créance de deux diplomates. Il s’agit de Stefan Anton Messerer, représentant de la République fédérale d’Allemagne, et de Shahinaz Mahmoud Mohamed Abuseri, ambassadrice de la République arabe d’Égypte.
Cette cérémonie protocolaire ouvre formellement le mandat des deux diplomates à Lomé. Elle intervient alors que le Togo cherche à consolider ses partenariats extérieurs autour de l’investissement, de la transformation économique et du renforcement des compétences.
Stefan Anton Messerer entend donner une nouvelle impulsion aux relations entre Lomé et Berlin. Le diplomate allemand a identifié plusieurs secteurs prioritaires, parmi lesquels le développement économique, l’investissement, la décentralisation, la transformation agro-industrielle et la formation professionnelle.
Les échanges culturels figurent également parmi les domaines appelés à bénéficier de cette dynamique. L’objectif affiché consiste à rapprocher la coopération diplomatique des besoins concrets de l’économie togolaise, notamment en matière de création d’emplois, de développement local et de valorisation des productions agricoles.
Avant son arrivée au Togo, Stefan Anton Messerer a occupé plusieurs fonctions diplomatiques en Afrique, en Asie et sur le continent américain. Il avait déjà entamé sa prise de fonctions à Lomé en remettant, le 27 août 2026, une copie figurée de ses lettres de créance au ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey.
L’Égypte veut élargir les échanges avec Lomé.
La nouvelle ambassadrice d’Égypte a, elle aussi, placé l’économie au centre de son mandat. Shahinaz Mahmoud Mohamed Abuseri souhaite renforcer les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays, avec un accent particulier sur le commerce, l’agriculture, les investissements et les relations économiques.
Cette orientation pourrait favoriser l’émergence de nouveaux partenariats entre entreprises et institutions togolaises et égyptiennes. Elle ouvre également des perspectives dans les secteurs liés à la sécurité alimentaire, à la production agricole et à la circulation des biens et des capitaux.
La diplomate possède une expérience internationale acquise dans plusieurs régions du monde. Elle a notamment servi dans des missions diplomatiques en Amérique latine, en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Au-delà du protocole, la nomination simultanée de ces deux ambassadeurs traduit la volonté de l’Allemagne et de l’Égypte de maintenir une présence active au Togo. Les deux pays souhaitent approfondir leurs relations à travers des projets économiques, des investissements et des programmes sectoriels.
Pour Lomé, l’enjeu consiste désormais à convertir ces engagements diplomatiques en résultats mesurables. La transformation agro-industrielle, la formation professionnelle, la décentralisation et l’agriculture offrent plusieurs terrains de coopération susceptibles d’avoir un impact direct sur les territoires et les populations.
En somme, la présentation des lettres de créance marque le début de deux missions diplomatiques qui devront rapprocher les ambitions politiques des réalisations concrètes sur le terrain.
Lomé, 28 septembre 2026 — Au Togo, le rapprochement entre l’université et l’entreprise se concrétise un peu plus. À la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), l’Association pour la compétitivité et la productivité (ACP) et l’Université de Kara (UK) ont signé un accord-cadre qui place la formation professionnelle et l’employabilité des étudiants au cœur de leur collaboration.
La cérémonie, présidée par Idiola Sandah, administrateur général de l’ACP, aux côtés de la professeure Prénam Houzou-Mouzou, présidente de l’Université de Kara, traduit une orientation claire : mieux connecter les compétences développées dans les amphithéâtres avec les exigences concrètes des entreprises.
Pour les étudiants, cet accord ouvre la voie à une formation plus étroitement connectée au monde du travail. La collaboration prévoit de renforcer les liens autour du développement des compétences, de l’immersion professionnelle et de l’accompagnement des jeunes dans leur parcours.
Cette approche permet de rapprocher l’enseignement des réalités auxquelles les diplômés sont confrontés au moment de leur entrée sur le marché de l’emploi.Elle accorde également une place accrue à l’expérience pratique, à la compréhension des méthodes de production et à la découverte des métiers exercés au sein des unités industrielles.
L’enjeu dépasse ainsi la seule acquisition de connaissances théoriques : il porte sur la capacité des étudiants à développer des compétences directement mobilisables en entreprise.
L’industrie d’Adétikopé, un laboratoire d’apprentissage grandeur nature
La présence de la PIA donne à cette coopération une dimension particulièrement concrète. Les échanges avec certaines unités de production, notamment Star Garment, permettent aux responsables universitaires et aux acteurs de la formation d’observer de plus près les besoins du secteur productif.
Ce contact direct avec les entreprises aide à mieux comprendre les profils recherchés, les compétences techniques attendues et les contraintes propres aux activités industrielles.Pour les étudiants, il crée un lien tangible avec un environnement professionnel qu’ils découvraient jusqu’alors principalement à travers leur cursus académique.
L’université dispose ainsi d’un cadre adéquat pour mieux adapter ses parcours de formation aux évolutions du marché du travail, tandis que les entreprises peuvent exprimer directement leurs attentes en matière de compétences.
L’un des principaux enjeux de cette coopération concerne l’adéquation formation-emploi. Dans un environnement économique où les entreprises recherchent des profils capables de s’adapter rapidement aux réalités du terrain, la préparation des étudiants ne saurait reposer uniquement sur des connaissances théoriques.
L’accord entre l’ACP et l’Université de Kara favorise donc une articulation plus étroite entre formation, compétences et besoins industriels. Les étudiants peuvent ainsi mieux identifier les exigences de leur futur environnement professionnel et valoriser plus tôt leurs acquis auprès des employeurs.
Cette dynamique contribuera également à faciliter l’acquisition d’une première expérience, la découverte des métiers industriels et la constitution de réseaux professionnels utiles à l’insertion.
Bâtir une passerelle durable entre le campus et le secteur productif
À travers cette initiative, l’ACP et l’Université de Kara renforcent une logique de coopération qui associe directement les acteurs de la formation et ceux de la production. Le dispositif rapproche le campus des entreprises et donne aux étudiants une meilleure visibilité sur les débouchés liés à l’industrialisation du pays.
En somme, l’objectif est de bâtir une passerelle durable entre les compétences enseignées et les besoins du secteur productif.Pour les jeunes en formation, cette ouverture offre un accès concret aux réalités de l’entreprise et aux opportunités créées par la transformation industrielle du Togo.
Lomé, lundi 28 septembre 2026 — Les citoyens togolais accèdent désormais à dix services de la Télévision togolaise (TVT) et de Radio Lomé directement depuis leur ordinateur ou leur smartphone. Cette ouverture numérique simplifie les démarches, réduit les déplacements et rapproche les médias publics des populations, y compris celles vivant à l’étranger. Ainsi, les Togolais gagnent du temps.
Un virage numérique majeur pour les médias audiovisuels publics
Le ministère de la Communication annonce ce lundi la mise en ligne d’une plateforme qui regroupe dix prestations jusque-là accessibles uniquement par des canaux physiques ou téléphoniques. Cette initiative s’inscrit dans le Programme d’accélération de la digitalisation des services publics, piloté par le ministère de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique.
L’objectif affiché : moderniser l’administration, fluidifier les procédures et offrir aux usagers un accès rapide, sécurisé et disponible 24 heures sur 24.
Avis de décès, publicité et couverture média : des démarches désormais simplifiées
Parmi les prestations désormais dématérialisées figurent plusieurs démarches du quotidien concernant directement les familles, les entreprises et les associations. La plateforme permet ainsi d’effectuer en ligne une demande de diffusion d’avis de décès, de solliciter la couverture médiatique d’un événement ou encore de commander une campagne publicitaire.
Pour les particuliers comme pour les organisations, cette évolution transforme en profondeur l’accès aux médias publics. Désormais, une simple requête peut être formulée depuis un téléphone, une tablette ou un ordinateur — une avancée majeure pour les usagers résidant loin de Lomé ou confrontés à des contraintes de temps.
En centralisant ces démarches sur un point d’entrée unique, le service gagne en accessibilité et s’adapte aux nouveaux usages numériques. Concrètement, ces prestations en ligne éliminent les files d’attente, réduisent les frais de déplacement et permettent un suivi en temps réel des dossiers. Pour la diaspora togolaise, ce dispositif offre enfin la possibilité d’interagir directement avec les médias nationaux, affranchie de toute contrainte géographique.
Un maillon de plus dans la dématérialisation de l’administration
Cette ouverture s’aligne sur une dynamique plus large engagée depuis novembre 2025, lorsque le gouvernement a lancé officiellement la digitalisation accélérée de l’administration. Depuis, plusieurs ministères — Affaires étrangères, Tourisme, Culture et Arts — intègrent progressivement leurs procédures sur la plateforme nationale service-public.gouv.tg.
Le ministère de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique coordonne cette mutation, avec l’appui de l’Agence Togo Digital (ATD), qui accompagne les administrations dans la refonte de leurs processus internes et l’expérience usager.
Des médias publics transformés en guichets de services de proximité
La plateforme vise à toucher l’ensemble des citoyens, y compris ceux qui maîtrisent peu les outils numériques. Elle s’accompagne de campagnes de sensibilisation et de points d’assistance dans les espaces publics numériques, afin que personne ne reste en marge de cette transition.
Avec cette étape, les médias publics togolais franchissent un cap : ils ne se contentent plus de diffuser de l’information, ils deviennent eux-mêmes des guichets de services, au plus près des besoins des populations.
ANÉHO, 28 septembre 2026 — Le sénateur-maire de la commune des Lacs 1, Me Alexis Coffi Aquereburu, a entamé dimanche une mission de travail en Allemagne, avec des étapes prévues à Nuremberg et à Bonn. Ce déplacement est l’occasion pour l’élu togolais de consolider les relations entre Aného et la ville allemande, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour le développement local.
Par ailleurs, la première séquence de la mission se déroule à Nuremberg, où le maire a rencontré ce lundi son homologue, Marcus König. Les deux responsables ont fait le point sur les projets déjà réalisés et examineront les prochaines priorités de leur coopération. Le partenariat entre Lacs 1 et Nuremberg a été signé le 31 juillet 2017.
Énergie solaire et salubrité : les retombées concrètes d’un partenariat de 9 ans
La coopération a produit plusieurs réalisations dans les domaines de l’énergie, de l’éducation et de la gestion des déchets. Le Centre hospitalier préfectoral d’Adjido-Aného ainsi que le Lycée d’enseignement technique et professionnel d’Aného-Glidji ont notamment bénéficié d’installations solaires.
Ces équipements s’inscrivent dans un programme plus large associant Nuremberg, Aného et d’autres partenaires au développement des infrastructures énergétiques et de formation. Des installations photovoltaïques ont également été mises en place dans des établissements de santé et des lycées techniques togolais.
La commune des Lacs 1 a par ailleurs obtenu des engins destinés au ramassage des ordures, du matériel pour sa plateforme de compostage et des équipements de protection individuelle. La mairie d’Aného prévoit de réceptionner officiellement ces équipements le 9 octobre prochain.
Assainissement : l’enjeu crucial du maintien de l’expert local
Dans ses échanges avec les responsables allemands, Alexis Coffi Aquereburu demandera la prolongation d’un an du contrat de l’expert local chargé de la gestion des déchets solides. Ce contrat doit prendre fin en février 2027.
En effet, la commune considère cette expertise comme un appui majeur pour améliorer la collecte, le traitement et la valorisation des déchets. Une prolongation permettrait aux services municipaux de consolider les méthodes déjà introduites et de poursuivre le transfert de compétences au profit des équipes locales.
Le maire devrait également transmettre la reconnaissance du Conseil municipal et des habitants des Lacs 1 à la ville de Nuremberg pour son accompagnement dans les projets engagés depuis 2017.
Étape à Bonn : porter la voix des Lacs 1 à la table ronde « Vision 2040 »
Après Nuremberg, la délégation se rendra à Bonn, deuxième étape de la mission. Me Alexis Coffi Aquereburu participera mardi 29 septembre à une table ronde consacrée à la « Vision 2040 » des collectivités territoriales.
Cette rencontre portera sur l’évolution de la gouvernance locale et sur les moyens de renforcer la coopération entre territoires. À cet effet, le sénateur-maire y présentera l’expérience des Lacs 1, une commune confrontée aux défis de l’assainissement, de l’accès à l’énergie, de la formation technique et de la modernisation des services municipaux.
Quel est l’impact réel du partenariat Togo – Allemagne sur le quotidien des habitants ?
La mission allemande intervient à un moment où la coopération entre Aného et Nuremberg cherche à passer d’une logique de projets ponctuels à une approche plus structurée. Les équipements déjà obtenus doivent désormais produire des effets durables, grâce à un meilleur suivi local et à une implication accrue des services municipaux.
Pour la commune des Lacs 1, l’enjeu consiste à transformer ce partenariat en un levier de développement territorial. La gestion des déchets, la transition énergétique, la formation professionnelle ainsi que la gouvernance locale constituent les principaux domaines sur lesquels Aného entend approfondir son dialogue avec ses partenaires allemands.
En somme, cette mission allemande doit donc marquer un tournant opérationnel pour les Lacs 1. Il ne s’agit plus seulement d’accumuler les projets, mais de démontrer la capacité de la commune à traduire ces acquis diplomatiques en résultats tangibles : des rues plus propres, des infrastructures énergétiques autonomes et des services municipaux durablement modernisés.
Agbata-Lanzo, 28 septembre 2026 – Offrir aux tout-petits un cadre d’apprentissage stimulant dès leurs premiers pas à l’école : la commune de Lacs 3 concrétise cet engagement au cœur du village d’Agbata-Lanzo. La municipalité a marqué un tournant décisif pour l’École primaire publique (EPP) locale en validant l’achèvement du chantier de réhabilitation de sa section préscolaire.
Pendant des années, l’accueil des plus jeunes élèves a représenté un défi en matière d’aménagement et de sécurité pour le corps enseignant. Désormais, la mise aux normes complète de ce bâtiment réaménagé transforme le quotidien de l’établissement, dont les locaux accueillent les élèves des groupes A et B.
Pour les familles d’Agbata-Lanzo, comme pour le Comité villageois de développement (CVD), représenté par Essogbé Kossi Gaglo, cette livraison symbolise une avancée concrète. Par ailleurs, la directrice du Jardin d’enfants public (JEP), Kayi Mawussi Lawson, partage le même constat : la qualité de l’environnement physique conditionne directement l’éveil, la sécurité et le parcours scolaire des jeunes enfants.
La journée d’inspection sur le terrain a donné lieu à un examen rigoureux des infrastructures restaurées. Guidée par le maire de Lacs 3, Messan Anani, la commission d’évaluation a inspecté chaque élément du bâtiment rénové afin d’en garantir la conformité.
Aux côtés du secrétaire général et responsable des marchés publics, Koffi Gnalétassi Tona, ainsi que du contrôleur financier délégué de la Région maritime Est, Razaki Abagoun, la municipalité a mobilisé l’expertise d’Hodabalo Takpeke, conducteur des travaux de génie civil de la mairie. Face à eux, l’entreprise exécutante ANOUANICO & FILS, dirigée par Afi Catherine Ayena, a présenté le détail des interventions. À l’issue des vérifications sur pièces et sur ouvrage, la commission a constaté le respect scrupuleux du cahier des charges et prononcé la réception provisoire du site.
Un cap stratégique pour la mairie d’Agbodrafo
Cette réalisation s’inscrit dans un plan global de restructuration des équipements publics porté par la mairie d’Agbodrafo. En ciblant prioritairement le préscolaire — une étape charnière, mais souvent sous-dotée —, l’administration municipale consolide les fondations de son réseau éducatif territorial.
En orientant ses investissements vers les établissements de proximité, la municipalité de Lacs 3 affirme ainsi sa volonté politique : faire de l’équité d’accès à une instruction de qualité le véritable moteur du développement local.
Lomé, 25 septembre 2026 — Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu, ce vendredi, l’ambassadeur de Hongrie au Togo, Tamás Fehér Endre, pour un entretien centré sur l’accélération concrète des projets bilatéraux. Au menu : la construction de stations de traitement des eaux usées dans le Grand Lomé et le renforcement du partenariat en matière d’impression sécurisée de documents officiels.
Un MoU de janvier 2025 enfin en phase opérationnelle
Les deux pays avaient signé, en janvier 2025, un Mémorandum d’entente (MoU) prévoyant la construction de deux stations de traitement des boues de vidange à Aképé et Djagblé, conformément au Plan directeur d’assainissement du Grand Lomé. Ce projet, porté avec la société hongroise PURECO, vise à moderniser la gestion des déchets sanitaires et à améliorer le cadre de vie des populations de la capitale économique.
Lors de la rencontre de ce vendredi, l’ambassadeur Endre a confirmé la volonté de Budapest de passer rapidement à la phase de mise en œuvre. « Nous avons eu une rencontre très fructueuse avec le Président du Conseil du Togo. Les discussions ont porté sur de nombreux sujets d’intérêt commun, notamment la construction de stations de traitement durable des eaux usées dans le Grand Lomé », a-t-il déclaré.
Répondre aux urgences sanitaires et environnementales de la capitale
Pour Lomé, l’importance de ce projet va bien au-delà de l’aspect purement matériel. Le Grand Lomé, en pleine expansion démographique, fait face à des défis croissants en matière d’assainissement : saturation des fosses septiques, risques de pollution des nappes phréatiques et besoin de solutions durables de traitement.
Les deux stations prévues à Aképé et Djagblé permettront de traiter les boues de vidange collectées dans les quartiers périphériques, de réduire les déversements sauvages et de produire des sous-produits valorisables (biogaz, compost). Le projet s’inscrit dans une logique d’économie circulaire et de résilience climatique.
Lutte contre la fraude documentaire : le Togo s’appuie sur la technologie hongroise
Par ailleurs, les deux responsables ont évoqué un partenariat en matière d’impression sécurisée des documents officiels.La Hongrie, reconnue pour son expertise dans les technologies de sécurité documentaire (passeports, cartes d’identité, titres fonciers), pourrait ainsi accompagner le Togo dans la modernisation de ses systèmes d’identification et de lutte contre la fraude.
Cet axe, moins médiatique mais stratégique, répond à un besoin croissant de sécurisation des actes administratifs et de renforcement de la confiance dans les services publics.
Le Togo et la Hongrie développent déjà des collaborations dans plusieurs secteurs : agriculture, sécurité, énergie, eau, technologies de l’information et de la communication. La visite de l’ambassadeur Endre s’inscrit dans une dynamique de renforcement progressif de ces liens, avec une attention particulière aux projets à impact direct pour les populations.
« Je remercie le Président du Conseil pour son intérêt pour la coopération entre le Togo et la Hongrie. Il a été particulièrement attentif aux projets que nous avons proposés, et la Hongrie se réjouit de pouvoir travailler avec le gouvernement togolais pour le bonheur des populations », a ajouté le diplomate.
Un partenariat pragmatique axé sur des résultats concrets
Les semaines à venir serviront à finaliser le calendrier de déploiement des stations de traitement, le plan de financement et les dernières études techniques. Car, pour les autorités togolaises, l’objectif est de transformer ce partenariat en réalisations tangibles avant la fin du mandat actuel du Conseil.
Avec ce double chantier — assainissement et documents sécurisés —, le Togo et la Hongrie tracent les contours d’une coopération pragmatique, centrée sur des projets de grande envergure ainsi que des bénéfices concrets pour les citoyens.
En marge d’assemblées internationales comme à New York, ce vendredi 25 septembre 2026, le partenariat entre le Togo et les Émirats arabes unis franchit une étape supplémentaire. Un nouvel accord portant sur la suppression réciproque des visas au profit des détenteurs de passeports diplomatiques vient d’être formalisé entre les deux nations.
Annoncée par le chef de la diplomatie togolaise, Prof. Robert Dussey, cette entente bilatérale vise à lever les barrières administratives pour les représentants officiels et les hauts fonctionnaires des deux États.
Zéro visa pour les diplomates : simplifier la mobilité des cadres d’État
En supprimant l’obligation de visa pour les délégations diplomatiques, Lomé et Abou Dhabi entendent simplifier les formalités de voyage liées aux missions d’État.Ce rapprochement stratégique répond, en effet, à deux impératifs majeurs :
Un dialogue institutionnel renforcé : faciliter des consultations régulières et directes entre les exécutifs pour harmoniser leurs positions sur la scène internationale.
Un levier économique et stratégique : accélérer les négociations sur les dossiers d’investissements, la logistique et les infrastructures, des secteurs clés de la coopération entre les deux pays.
Consultations rapides et investissements : les retombées stratégiques de l’accord
Sur le plan opérationnel, cette exemption de visa change la donne : elle supprime les délais d’instruction pour les rendez-vous diplomatiques urgents et accélère les allers-retours des experts chargés de concrétiser les partenariats. Sur le plan stratégique, elle renforce le poids du passeport diplomatique togolais et assoit ainsi la crédibilité de Lomé comme partenaire de confiance auprès des capitales du Golfe.
Lomé, un hub diplomatique de plus en plus influent
Pour la chancellerie togolaise, en somme, cet accord s’inscrit dans la continuité d’une politique étrangère proactive axée sur l’ouverture et le pragmatisme. Le Togo multiplie depuis plusieurs mois les partenariats similaires afin de consolider sa position de hub diplomatique et économique en Afrique de l’Ouest.
Bien que cette mesure s’applique exclusivement au corps diplomatique dans un premier temps, elle pose les fondations institutionnelles nécessaires à un rapprochement durable entre les deux capitales, ouvrant la voie à des opportunités économiques accrues pour les deux parties.
Lomé, 25 septembre 2026 — Les districts sanitaires de Blitta (région Centrale) et de l’Ogou (région des Plateaux) sont officiellement en épidémie de rougeole. En effet, depuis le début du mois de septembre 2026, les formations sanitaires de ces deux zones enregistrent une hausse brutale des cas, poussant ainsi le ministère de la Santé à déclencher l’alerte et à ordonner une riposte immédiate.
Une transmission rapide et un foyer d’infection localisé
La rougeole, une infection virale hautement transmissible, se propage par les gouttelettes respiratoires émises lorsqu’une personne infectée tousse, éternue ou même parle. De plus, le virus peut rester en suspension dans l’air ou sur des surfaces contaminées jusqu’à deux heures, ce qui explique sa capacité à infecter rapidement plusieurs personnes au sein d’un même espace.
Dans les districts de Blitta et de l’Ogou, la multiplication des cas en seulement quelques semaines a conduit les autorités à qualifier la situation d’épidémique. Ainsi, dans un communiqué rendu public le 23 septembre 2026, le ministre de la Santé, Jean-Marie Koffi Ewonoule Tessi, a tiré la sonnette d’alarme : face à cette résurgence, populations et agents de santé doivent redoubler de vigilance.
Fièvre, boutons, toux : les symptômes qui doivent alerter
Face à cette menace, les équipes médicales appellent les familles à identifier rapidement les symptômes caractéristiques de la maladie :
une forte fièvre (souvent supérieure à 39 °C) ;
une éruption cutanée généralisée (boutons rouges sur le corps) ;
une toux sèche et un écoulement nasal ;
une conjonctivite (yeux rouges et larmoyants).
Par conséquent, dès l’apparition de ces signes — surtout chez un enfant non vacciné —, les parents doivent éviter toute automédication et se rendre sans délai au centre de santé le plus proche. En effet, une prise en charge précoce limite non seulement les risques de complications graves (pneumonies, diarrhées sévères, lésions neurologiques), mais réduit également la transmission au sein de la communauté.
Surveillance, dépistage et sensibilisation : le plan d’urgence du gouvernement
Afin de contenir la flambée, le ministère de la Santé a activé un dispositif d’urgence articulé autour de trois priorités :
Une surveillance épidémiologique renforcée : la détection rapide des nouveaux cas et une investigation immédiate dans les localités touchées ;
La recherche active et la prise en charge : l’identification des malades dans les communautés et l’isolement des cas suspects pour freiner la chaîne de transmission ;
Une sensibilisation de proximité : des campagnes d’information dans les quartiers et villages pour rappeler les gestes barrières et l’importance de la vaccination.
L’objectif est de circonscrire les foyers de Blitta et de l’Ogou avant que le virus ne gagne d’autres régions du pays.
Une campagne nationale de vaccination ciblée pour novembre
À cet égard, les autorités sanitaires insistent : la vaccination reste l’arme la plus efficace contre la rougeole. À ce titre, le Programme élargi de vaccination (PEV) prévoit une première dose à 9 mois et une seconde entre 15 et 18 mois ; toutefois, en contexte épidémique, une dose supplémentaire peut être administrée dès l’âge de 6 mois.
Pour renforcer la couverture vaccinale globale, une campagne nationale contre la rougeole et la rubéole est d’ores et déjà programmée du 24 au 30 novembre 2026 sur l’ensemble du territoire. Cette opération ciblera plus de 2,2 millions d’enfants, avec un objectif de couverture d’au moins 95 %, le seuil nécessaire pour obtenir une immunité collective durable.
Riposte épidémique : l’appel à la vigilance collective
Enfin, le ministre de la Santé exhorte parents, enseignants, agents de santé et autorités locales à faire preuve de responsabilité. La lutte contre la rougeole ne repose pas uniquement sur les structures sanitaires : elle exige également que chaque famille vérifie le carnet de vaccination de ses enfants et respecte scrupuleusement les consignes de prévention (lavage régulier des mains, usage de mouchoirs jetables ou du pli du coude en cas de toux, et évitement des contacts rapprochés avec des personnes symptomatiques). Alors que les équipes sur le terrain intensifient leurs opérations, la réussite de cette riposte dépendra désormais de la réactivité et du civisme des citoyens face aux premiers signes d’alerte.
L’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son développement.En coulisses, la compagnie panafricaine Asky Airlines prépare une réorganisation majeure de ses opérations pour transformer la capitale togolaise en un carrefour stratégique du transport aérien mondial. En effet, cette offensive industrielle repose sur une extension massive de la flotte, l’ouverture de lignes intercontinentales et la création d’une infrastructure technique sans précédent dans la région.
Un ancrage local pour une ambition globale
Au cœur de cette dynamique, Lomé s’apprête à accueillir un centre de maintenance aéronautique (MRO) estimé à 100 millions de dollars. Fruit d’un partenariat avec Ethiopian Airlines et soutenu par l’État togolais, qui a déjà libéré le foncier nécessaire, le projet franchit ainsi une étape décisive avec la finalisation de l’étude de faisabilité par le constructeur Boeing.
Prévu pour être opérationnel d’ici à la fin de l’année 2028, ce complexe industriel ne se contentera pas d’entretenir les appareils d’Asky. Il offrira également des services de pointe aux transporteurs d’Afrique de l’Ouest et du Centre, créant ainsi des emplois hautement qualifiés et captant une valeur ajoutée jusqu’ici exportée hors du continent.
Reconfiguration nocturne à l’aéroport de Lomé
Pour accompagner sa montée en puissance, la compagnie prévoit une réorganisation profonde de son calendrier opérationnel. Dès la mi-2027, le hub de Lomé adoptera un système d’exploitation en double vague horaire. L’introduction de flux d’arrivées et de départs nocturnes permettra ainsi de fluidifier les correspondances et de préparer la connexion directe du réseau régional vers les grandes métropoles internationales.
Cette réorganisation logistique accompagnera une croissance soutenue de la flotte. Après l’intégration récente d’un nouveau Boeing 737-8, d’autres livraisons s’enchaîneront dès le début de l’année prochaine. À terme, le transporteur vise un parc de 30 avions pour desservir 40 destinations, renforçant au passage son maillage continental vers des villes comme Kigali, Entebbe ou Le Cap.
Le long-courrier en ligne de mire
L’expansion prévoit également des liaisons directes vers Paris, Londres, Dubaï, Mumbai et Djeddah. Si le déploiement des Boeing 787 est repoussé à la fin de 2027 ou au début de 2028, en raison des tensions actuelles sur la chaîne d’approvisionnement et le marché de la location d’avions, la feuille de route reste inchangée.
Asky s’appuie sur le levier financier et l’expertise technique de son actionnaire stratégique, Ethiopian Airlines, pour garantir la disponibilité de ces gros-porteurs. En combinant autonomie technique et développement de ses liaisons long-courriers, l’opérateur basé à Lomé entend ainsi renforcer sa place dans le transport aérien africain.