FESTICS 2026 : Le Togolais Aboubakar Ahmed sacré champion pour la 3e fois

Le Festival International du Cheval (FESTICS) a une nouvelle fois transformé Sokodé en épicentre de la tradition équestre ouest-africaine le 9 février. Au terme d’une course haletante, le Togolais Aboubakar Ahmed a scellé sa domination en décrochant un troisième sacre consécutif. 

 

Dans le ciel de Tchaoudjo, la poussière soulevée par les sabots n’était pas encore retombée que le verdict tombait déjà comme une évidence.  Pour la troisième année consécutive, le nom d’Aboubakar Ahmed a résonné dans l’enceinte du FESTICS 2026. En effet, sur une distance nerveuse de 500 mètres, le cavalier a fait preuve d’une maestria technique qui ne laisse que peu de place à la concurrence.

Crédit photo : DR
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Un duel transfrontalier sous haute tension

Cette édition 2026 n’était pourtant pas une simple formalité. Avec un plateau de 70 cavaliers venus du Togo et du Bénin voisin, le festival a confirmé sa dimension régionale. Par ailleurs, le face-à-face entre les écoles de dressage de la sous-région a tenu toutes ses promesses, mais c’est la régularité d’Ahmed qui a forcé l’admiration du jury et d’un public d’initiés.

Le champion ne se contente plus de gagner ; il installe aussi une dynastie. Ce « hat-trick » (trois victoires de rang) le fait entrer un peu plus dans la légende du FESTICS, une compétition devenue, en quelques années, le baromètre du niveau équestre dans le corridor Togo-Bénin.

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Le « soft power » du cheval en pays Tchaoudjo

Au-delà de la ligne d’arrivée, le FESTICS est le miroir d’une ambition plus vaste. À Sokodé, le cheval n’est pas qu’un outil de compétition, c’est un attribut identitaire. L’événement témoigne de la volonté des acteurs locaux et des autorités de structurer une filière équestre nationale performante.

Portée par la riche tradition de Tchaoudjo, l’équitation togolaise amorce une véritable montée en puissance. En alliant patrimoine culturel et exigences du sport moderne, le festival tient désormais des sponsors et une attention médiatique qui dépasse les frontières du Septentrion.

Pour Aboubakar Ahmed, le défi est désormais lancé : pourra-t-il viser un quatrième titre en 2027 ? Une chose est sûre, à Sokodé, le cheval est redevenu le roi, et son cavalier le plus brillant, son meilleur ambassadeur.

Togo : Golfe 2 mise sur la proximité avec la chefferie coutumière

Le Conseil municipal de la commune Golfe 2 a achevé, le lundi 9 février, un marathon diplomatique au cœur de ses quartiers. Derrière la traditionnelle présentation des vœux, le maire Koffi Gbekandé Kpadé installe une méthode de gouvernance basée sur l’alliance entre l’autorité élue et le pouvoir coutumier.

 

À Lomé, la décentralisation ne se joue pas seulement dans les bureaux de l’hôtel de ville, mais aussi sous les arbres à palabres et dans les palais des chefs de quartier. Le maire de la commune Golfe 2, Koffi Gbekandé Kpadé, l’a bien compris. En bouclant lundi sa tournée de prise de contact entamée quelques jours plus tôt, l’édile a en effet parachevé une opération de « séduction institutionnelle » essentielle pour la stabilité de son mandat.

Commune du Golfe 2 - Bè Centre
© Commune du Golfe 2 - Bè Centre

Un maillage territorial complet

Accompagné d’une équipe soudée — notamment ses adjoints Massama-Esso Assiah, Koffigan Gabienu Hukporti et Kodzo Glédzé Koulekpoto —, le maire a sillonné les points névralgiques de son ressort territorial. D’Attiégou à Kégué, en passant par les quartiers stratégiques de Tokoin-Enyonam, Wuiti ainsi que les zones résidentielles de Lomé 2, aucune étape n’a été laissée au hasard.

L’objectif affiché était triple :

  1. Légitimer l’action du conseil municipal auprès des gardiens des us et coutumes.
  2. Mobiliser les Comités de Développement de Quartiers (CDQ), chevilles ouvrières du terrain.
  3. Inscrire la gestion communale dans la vision nationale portée par le chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé.

Commune du Golfe 2 - Bè Centre
© Commune du Golfe 2 - Bè Centre

La chefferie, pivot de la décentralisation

Dans chacune de ses interventions, Koffi Gbekandé Kpadé a insisté sur une mutation profonde : la municipalité ne peut réussir seule. En sollicitant vraisemblablement la « bénédiction » des chefs coutumiers, le maire reconnaît ainsi leur rôle de régulateurs sociaux indispensables.

« L’avènement de la décentralisation marque une mutation de la gouvernance locale qui impose de travailler en harmonie avec les communautés à la base », a-t-il martelé.

Ce discours de cohésion semble avoir porté ses fruits. Partout, les dirigeants communautaires ont salué une démarche jugée inclusive. Pour ces derniers, voir l’exécutif communal sortir de la mairie pour aller à leur rencontre est un gage de respect qui facilite aussi l’acceptation des politiques publiques à venir.

Commune du Golfe 2 - Bè Centre
© Commune du Golfe 2 - Bè Centre

Vers un développement participatif

Finalement, cette tournée n’est pas qu’une simple formalité protocolaire. Elle pose les jalons d’un partenariat durable. En s’assurant le soutien des chefs et des responsables d’associations, la mairie du Golfe 2 prépare aussi le terrain pour ses futurs chantiers de développement.

L’enjeu est désormais de transformer cette « tournée de vœux » en résultats concrets. Pour « la commune de référence », le plus dur commence : maintenir ce lien de confiance pour faire du développement participatif une réalité quotidienne au profit des populations.

Conakry : panique à Kaloum après des tirs près de la Maison centrale

Une vive tension a secoué, ce mardi matin, le centre administratif de Conakry. Aux premières heures de la journée, des coups de feu nourris ont été entendus près de la Maison centrale de Coronthie, la principale prison de la capitale guinéenne, plongeant le quartier stratégique de Kaloum — où se trouvent la présidence, les ministères et institutions — dans une atmosphère d’incertitude et de peur.

 

Des détonations en plein cœur de la capitale

Ce 10 février 2026, aux environs de 9 heures locales, des témoins ont rapporté des tirs à l’arme automatique, mais les autorités n’ont pas confirmé leur provenance exacte. Selon ces observateurs, les salves ont duré une trentaine de minutes avant de se dissiper. De nombreux riverains ont décrit des scènes de panique, tandis que des habitants se réfugiaient à l’abri et que la circulation connaissait de fortes perturbations.

Un résident a déclaré qu’il avait entendu des coups de feu « soutenus et rapides », puis vu des véhicules militaires se déployer autour du périmètre de la prison.

 

Kaloum bouclé, sécurité renforcée

Rapidement, les autorités ont déployé un important dispositif sécuritaire. Des éléments de la police, des forces spéciales et de la gendarmerie ont quadrillé les abords de la Maison centrale et bloqué plusieurs axes d’accès à Kaloum. Des véhicules blindés ont stationné devant l’établissement pénitentiaire, tandis que des forces armées contrôlaient l’entrée du pont 8-Novembre, principale voie d’accès au quartier.

Peu avant 11 h, la circulation a commencé à être partiellement rétablie, mais la zone reste sous haute surveillance.

 

Rumeurs et silence officiel

Dans les heures qui ont suivi les tirs, les spéculations ont circulé sur les réseaux sociaux et auprès de certains médias, certains évoquant une possible tentative d’évasion ou d’extraction de détenus de la Maison centrale. Parmi les noms mentionnés figure celui d’Aboubacar Sidiki Diakité, dit « Toumba », condamné pour crimes contre l’humanité dans le cadre du procès du massacre du 28 septembre 2009 à Conakry, affaire qui reste l’une des plus sensibles de l’histoire récente du pays.

Pour l’heure, le gouvernement guinéen, le ministère de la Sécurité et l’administration pénitentiaire n’ont publié aucune déclaration officielle pour clarifier les causes des tirs, établir un bilan ou infirmer les rumeurs d’une tentative d’évasion.

 

Une situation encore confuse

Alors que l’activité dans le quartier de Kaloum demeure perturbée, les autorités n’ont pas encore apporté d’éclairage sur l’origine des détonations. Le silence officiel contraste avec le déploiement spectaculaire des forces de sécurité, laissant place à de nombreuses interrogations.

Les populations et les observateurs attendent donc une communication claire des autorités, afin de savoir si l’incident est le fait d’une opération interne, d’un acte criminel ou d’un autre phénomène encore indéterminé.

Nigéria : quatre artistes retrouvés morts dans un studio à Lagos

La découverte, dans la banlieue de Lagos, des corps de quatre professionnels de la musique relance les interrogations sur la sécurité des espaces culturels et les conditions de travail des artistes.

 

Le monde artistique nigérian est sous le choc. En effet, dans la nuit du 4 février 2026, la découverte de quatre acteurs du milieu musical sans vie dans un studio d’enregistrement situé à Ajah, dans l’État de Lagos, capitale économique du pays, a bouleversé la scène culturelle. Un drame aux circonstances encore floues suscite une vive émotion bien au-delà des frontières nigérianes.

Les autorités locales ont formellement identifié les victimes. Il s’agit de Matthew Ogundele, artiste gospel reconnu sur la scène nationale, accompagné de trois membres de son entourage professionnel : Itunu Ogundele, Joseph Sanya ainsi que le blogueur culturel Matthew Awosanya, plus connu du public sous le pseudonyme de JoesTv.

 

Une nuit ordinaire qui vire au drame

Selon les premiers éléments de l’enquête, les quatre hommes participaient à un programme musical organisé à l’occasion d’un anniversaire. La soirée s’étant achevée tardivement, ils ont choisi de passer la nuit dans le studio d’enregistrement plutôt que de regagner leurs domiciles. Au petit matin, des proches et des riverains ont découvert leurs corps, une scène qui a immédiatement provoqué stupeur et consternation.

Sur place, les forces de sécurité n’ont relevé aucune trace apparente de violence ni d’effraction. Une absence d’indices visibles qui complique, pour l’heure, l’établissement d’un scénario précis.

 

Une enquête ouverte, plusieurs pistes à l’étude

Face à la gravité de l’affaire, la police de Lagos a ouvert une enquête approfondie. Les enquêteurs ont interpellé un individu présenté comme le promoteur ou l’organisateur de l’événement pour les besoins des investigations. Les autorités cherchent désormais à déterminer si les décès sont liés à une intoxication, à une défaillance technique du studio ou à toute autre cause accidentelle ou criminelle.

Ainsi, des examens médico-légaux ont été ordonnés afin d’établir les causes exactes des décès. Les résultats, attendus dans les prochains jours, pourraient s’avérer déterminants pour la suite de la procédure.

 

 

Une onde de choc dans le milieu culturel

Au Nigéria, où l’industrie musicale occupe une place centrale dans l’économie culturelle et l’influence régionale du pays, ce drame ravive les inquiétudes sur la sécurité des lieux de production artistique. Par ailleurs, de nombreuses voix s’élèvent déjà pour réclamer un meilleur encadrement des infrastructures et des conditions de travail des artistes.

En attendant les conclusions de l’enquête, le mystère demeure entier. Et avec lui, le sentiment d’une tragédie brutale qui endeuille une scène culturelle parmi les plus dynamiques du continent africain.

Togo : Golfe 1 renforce sa gouvernance locale entre éthique et innovation fiscale

Ce lundi 9 février 2026, l’exécutif communal de Golfe 1 (Lomé) a tenu sa réunion trimestrielle avec l’ensemble de son personnel. Entre exigences d’intégrité et quête de nouvelles ressources financières, le maire Gbloekpo Koamy Gomado a tracé la feuille de route d’une administration qui se veut plus proche et plus efficace pour ses contribuables.

 

Dans la grande salle de la commune de Golfe 1, l’ambiance était à la fois solennelle et studieuse ce lundi matin. Face à un effectif mobilisé, le maire principal, Gbloekpo Koamy Gomado, entouré de son équipe, a ouvert le premier grand dialogue de l’année. Par ailleurs, l’enjeu est de taille : transformer l’engagement des agents en résultats palpables pour les populations de cette commune stratégique de la capitale togolaise.

Commune Golfe 1
© Commune Golfe 1

La mobilisation des ressources : l’impératif de « l’innovation »

Le cœur des échanges a porté sur les finances locales. Pour financer les projets de développement, la commune doit compter sur ses ressources endogènes, mais le maire a tenu à poser un cadre éthique clair. S’il appelle à une collecte rigoureuse des impôts communaux, il récuse aussi toute forme de « harcèlement fiscal ».

« Il faut éviter toute pression excessive sur les contribuables », a martelé l’édile, invitant plutôt ses services à explorer des approches innovantes.

En effet, l’idée est de maximiser les recettes sans fragiliser le tissu économique local, un équilibre délicat qui exige une plus grande transparence et une pédagogie accumulée de la part des agents de recouvrement.

Commune Golfe 1
© Commune Golfe 1

Un rappel à l’ordre déontologique

Au-delà des chiffres, c’est l’image de l‘administration communale qui était au centre de ce briefing trimestriel. Le « ministre-maire » et ses adjoints ont tour à tour rappelé les piliers de la fonction publique territoriale : assiduité, ponctualité, respect de la hiérarchie et, surtout, intégrité.

Pour l’exécutif, chaque agent est l’ambassadeur de la municipalité. Ainsi, les comportements déviants n’ont pas leur place dans une structure qui aspire à répondre aux besoins croissants des citoyens. En réponse, le personnel a pris l’engagement formel de redoubler d’ardeur. Un pacte de confiance renouvelé qui devra désormais se traduire sur le terrain, dans les guichets et au contact des usagers.

Togo : Calixte Madjoulba en tournée sécuritaire dans le nord du pays

Kara, 9 février 2026 – Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, a achevé vendredi 6 février une tournée de terrain dans les préfectures de la Kozah, de Doufelgou et de la Kéran, au nord du Togo. Une visite à forte portée opérationnelle, centrée sur les conditions de travail des forces de sécurité et sur le renforcement de la collaboration avec les populations.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Une immersion dans les unités territoriales

Au cours de cette tournée, le ministre s’est rendu successivement dans plusieurs commissariats de police et brigades territoriales de gendarmerie, notamment à Niamtougou, Défalé, Kantè, Kadjala, Broukou (Agbassa), Sarakawa ainsi qu’au poste de police de Tchitchao.

À chaque étape, les échanges ont porté sur l’état des infrastructures, les moyens logistiques disponibles et les réalités sécuritaires propres à chaque localité. Par ailleurs, l’objectif affiché était d’évaluer de manière concrète les conditions de travail des unités, d’identifier leurs contraintes spécifiques et d’apporter des orientations adaptées aux besoins du terrain.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

La sécurité comme effort partagé

Face aux responsables locaux des forces de défense et de sécurité, le colonel Madjoulba a délivré un message constant : la sécurité ne peut être efficace sans une forte proximité avec les populations. Selon lui, la coproduction de la sécurité, fondée sur la confiance et la collaboration avec les autorités locales et les citoyens, demeure en effet un levier essentiel face aux défis actuels.

Le ministre a aussi insisté sur l’importance du renseignement de proximité, soulignant que sans relations de confiance avec les communautés, les forces de sécurité ne sauraient, à elles seules, contenir durablement la criminalité ni prévenir les menaces terroristes.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Anticiper les besoins futurs en infrastructures

La tournée a également été mise à profit pour visiter plusieurs domaines appartenant à la police nationale et à la gendarmerie nationale. Ces déplacements visaient à apprécier le positionnement stratégique des terrains destinés à accueillir de futurs projets de construction de commissariats et de brigades.

Cette démarche s’inscrit dans une logique d’anticipation, alors que les autorités togolaises cherchent à renforcer la présence des forces de sécurité sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les zones jugées sensibles.

Ministère de la Sécurité - Togo
© Ministère de la Sécurité - Togo

Une approche pragmatique de la sécurité intérieure

À travers cette visite de terrain, le ministre de la Sécurité entend réaffirmer une approche pragmatique, ancrée dans les réalités locales. En privilégiant l’écoute des unités et le dialogue avec les populations, l’exécutif togolais affiche sa volonté de consolider un dispositif sécuritaire fondé sur la proximité, la prévention et l’anticipation.

Université de Kara : Formation et immersion pour le nouveau personnel

À Kara, la deuxième institution universitaire du pays ne se contente pas de recruter. Elle façonne. Depuis ce lundi 9 janvier 2026, une session de formation intensive réunit les nouvelles recrues du personnel administratif et technique. L’objectif : transformer la diversité des profils en un moteur de performance collective.

 

Dans les couloirs de l’Université de Kara, l’effervescence des nouveaux visages s’accompagne d’une volonté de rigueur. En effet, pour intégrer efficacement sa nouvelle vague de personnel administratif, technique et de service (PATS), l’institution a lancé un séminaire de renforcement des capacités de quarante-huit heures.

Bien plus qu’une simple formalité d’accueil, cette séance se veut un véritable rite d’immersion dans les arcanes de la vie professionnelle universitaire.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo

Une session de renforcement sur deux jours

Ainsi, du 9 au 10 janvier, les nouvelles recrues participent à une séance de renforcement des capacités conçue avec l’objectif de promouvoir des comportements et des attitudes favorisant un environnement de travail sain, serein et productif.

La formation aborde des thématiques variées, allant de la collaboration interpersonnelle à la gestion constructive des divergences, afin de transformer les différences individuelles en atouts pour la performance collective.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo

« Faire de la différence une richesse »

C’est le Vice-président de l’Université, le Professeur Boussanlègue Tchable, qui a ouvert les travaux au nom de la présidence. Dans un discours aux accents pédagogiques, il a tracé la feuille de route comportementale attendue au sein de ce temple du savoir.

Le Professeur Tchable a notamment insisté sur un concept clé : l’acceptation mutuelle. ainsi Pour l’administration de l’UK, la performance ne dépend pas seulement des compétences techniques, mais surtout de la qualité du climat social. Le vice-président a ainsi exhorté les recrues à :

  • Transformer les divergences individuelles en leviers de croissance.
  • Sanctuariser l’espace de travail contre les tensions et les conflits stériles.
  • Adopter une culture de résultat dans la sérénité.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo

Un enjeu de gouvernance universitaire

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des institutions d’enseignement supérieur au Togo. En outre, en investissant dans la formation initiale de ses agents, l’Université de Kara s’assure que chaque rouage de l’administration – de la gestion des étudiants aux services techniques – fonctionne en harmonie avec la vision globale de l’excellence académique.

À l’issue de ces deux jours, ces nouveaux agents seront également capables de passer de la « culture du moi » à la « culture de l’institution ». Un défi de taille pour une université en pleine expansion.

 

En somme, avec cette formation, l’Université de Kara entend préparer ses nouvelles recrues à relever les défis du milieu académique, en faisant de la diversité des profils une source d’innovation et d’efficacité. En plus, le programme illustre la volonté de l’institution de mettre en place une culture professionnelle solide, fondée sur la collaboration, le respect et le professionnalisme.

Togo : Rentrée doctorale à l’Université de Kara

C’est une étape charnière pour la recherche scientifique dans le nord du Togo. L’Université de Kara a officiellement lancé sa rentrée doctorale le vendredi 6 février 2026. Entre solennité et défis académiques, cette nouvelle promotion est appelée à concilier rigueur méthodologique et gestion du temps, dans un contexte de modernisation accélérée de l’institution.

 

L’Agora « 21 janvier 2004 » de l’Université de Kara a fait le plein vendredi.  En effet, dans une atmosphère empreinte de gravité, les nouveaux doctorants ont officiellement intégré le monde de la recherche de haut niveau. Cette cérémonie, présidée par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur, le Professeur Gado Tchangbedji, marque le début d’un marathon intellectuel pour ces étudiants venus de divers horizons.

Université de Kara Togo Officielle
© Université de Kara Togo Officielle

Le défi du chronomètre

Par ailleurs, le thème retenu cette année ne doit rien au hasard : « Doctorat et gestion du temps ». Pour la présidente de l’université, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou, le message est clair : la recherche de qualité ne peut s’affranchir d’une discipline de fer. Ainsi, elle a exhorté les candidats, anciens comme nouveaux, à la « ténacité » et au « travail de fond », saluant au passage la « métamorphose » de son institution grâce au soutien gouvernemental.

Le ministre Tchangbedji a, pour sa part, rappelé les exigences du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). Aux enseignants-chercheurs, il a également demandé un encadrement plus rigoureux ; aux doctorants, il a prôné « l’humilité et le dévouement ».

 

L’IA et l’éthique au cœur des débats

Au-delà des discours protocolaires, cette rentrée a été rythmée par des échanges techniques. Deux enjeux majeurs ont dominé les communications : l’intelligence artificielle, désormais incontournable dans la recherche mais qui impose de nouveaux garde-fous, et l’exigence de l’originalité, abordée à travers un panel consacré au triptyque “originalité, pertinence et authenticité”, piliers indispensables pour éviter les écueils du plagiat et produire une science utile à la société.

Université de Kara Togo Officielle
© Université de Kara Togo Officielle

Un nouveau départ pour les « primo-doctorants »

Pour les nouveaux inscrits, cette journée n’était pas qu’une simple cérémonie. C’était une immersion dans les procédures administratives et scientifiques de l’école doctorale. Ils entament désormais un parcours semé d’embûches, mais essentiel pour le rayonnement scientifique du Togo.

La présence remarquée du gouverneur de la région, le général Komlan Adjitowou, et du préfet de la Kozah souligne l’importance stratégique que revêt l’Université de Kara pour le développement régional et national.

En somme, en refermant cette cérémonie, l’Université de Kara ne lance pas seulement une nouvelle année académique ; elle réaffirme son ambition de devenir un pôle d’excellence au cœur de la sous-région. Pour ces doctorants, le sablier est désormais retourné : ils ont maintenant quelques années pour transformer leurs hypothèses en solutions concrètes pour le développement du continent. Rendez-vous dans trois ans pour assister aux premières soutenances.

Le président de la FTF, Guy Akpovi visite le stade de Dapaong

Dapaong, 9 février 2026 – Pour la première fois depuis son élection à la tête de la Fédération togolaise de football (FTF) en 2016, le colonel Guy Akpovi s’est rendu le vendredi 6 février 2026 dans la région des Savanes. L’objectif affiché : prendre le pouls du football local et évaluer l’état des infrastructures sportives, en particulier le stade municipal de Dapaong.

 

Une visite symbolique et attendue

Accompagné des responsables régionaux du football, le président de la FTF a parcouru l’ensemble du site sportif, manifestant un intérêt particulier pour les travaux de rénovation en cours. Par ailleurs, cette démarche vise à renforcer la présence de l’instance dirigeante auprès des clubs et acteurs locaux, souvent éloignés des décisions de la fédération.

Pour Guy Akpovi, cette visite constitue également un signal fort : celui d’une fédération attentive aux besoins du terrain et soucieuse de la qualité des installations mises à disposition des joueurs et des supporters.

Fédération togolaise de football
© Fédération togolaise de football

Des travaux de rénovation sous surveillance

Le stade municipal de Dapaong est confronté depuis plusieurs mois à des problèmes liés à la rénovation, avec des interrogations persistantes sur la qualité de la pelouse et l’entretien des installations. En plus, la réhabilitation de la tribune, point névralgique du chantier, avance lentement, les responsabilités étant régulièrement renvoyées entre acteurs locaux et fédéraux.

Cette visite de Guy Akpovi intervient donc dans un contexte où la fédération doit clarifier les responsabilités et accélérer les travaux, afin que le stade réponde aux normes exigées pour l’organisation des rencontres officielles.

 

Un engagement pour le football régional

En rencontrant les acteurs du football dans la région des Savanes, le président de la FTF a tenu à rappeler que le développement du football national passe par la valorisation des infrastructures régionales et le soutien aux clubs locaux. Il a également souligné la nécessité d’une collaboration étroite entre la fédération, les autorités locales et les structures sportives pour assurer la pérennité des installations.

« Nous devons veiller à ce que chaque stade soit un lieu digne pour nos athlètes et nos supporters », a déclaré Guy Akpovi, réaffirmant son engagement à renforcer les conditions de pratique du football sur l’ensemble du territoire togolais.

Togo : Me Pacôme Yawovi Adjourouvi participe à la 60ᵉ session de l’OHADA

Depuis le 5 février 2026, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits Humains, Me Pacôme Yawovi Adjourouvi, participe à Ndjamena, au Tchad, à la 60ᵉ session du Conseil des Ministres de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). En effet, cette rencontre de haut niveau concentre l’attention sur la modernisation du droit des affaires et le renforcement de l’attractivité économique sur le continent.

Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo
© Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo

Une rencontre stratégique pour l’intégration juridique africaine

La session réunit, pendant plusieurs jours, des ministres, des experts et des partenaires internationaux pour débattre des enjeux cruciaux de l’intégration juridique en Afrique. Sécurité juridique, transparence et modernisation du cadre légal figurent parmi les priorités discutées. Pour le ministre, cette participation s’inscrit également dans une dynamique de consolidation des réformes nationales et régionales visant à stimuler les investissements et faciliter le climat des affaires.

« L’Afrique ne peut pleinement exploiter son potentiel économique sans un système juridique clair et harmonisé », a rappelé Me Adjourouvi à ses pairs, soulignant l’importance de l’OHADA dans la création d’un environnement favorable aux entreprises et aux investisseurs.

 

Le Togo à la présidence de l’OHADA

À l’issue de cette 60ᵉ session, le Togo assurera la présidence de l’OHADA pour le prochain mandat. Cette responsabilité majeure confirme le leadership régional du pays et son engagement dans la promotion d’un cadre juridique harmonisé et attractif pour les affaires sur le continent.

D’ailleurs, les observateurs estiment que cette présidence offrira au Togo l’opportunité de porter la voix des États membres, d’impulser des réformes stratégiques et de renforcer la confiance des investisseurs dans l’économie africaine.

Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo
© Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo

Vers une Afrique plus intégrée et compétitive

La session de Ndjamena souligne l’importance de l’OHADA comme outil de stabilité juridique et de compétitivité économique en Afrique. Pour Me Adjourouvi et les ministres présents, il s’agit aussi d’aligner les législations nationales sur des standards régionaux, tout en promouvant un environnement propice à la création d’emplois et à la croissance durable.

En somme, dans un contexte continental où la concurrence pour attirer les capitaux est de plus en plus forte, la présidence togolaise de l’OHADA apparaît comme une plateforme stratégique pour renforcer la coopération juridique et économique entre les États africains.