Droits humains : le Togo boucle son audit national avant son grand oral à l’ONU

Lomé s’apprête à passer un nouvel examen sur la scène internationale. À quatre mois de son audition devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, le Togo a franchi une étape importante le mardi 29 septembre 2026 : la validation concertée de son rapport national au titre du 4ᵉ cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU). Réunis à Lomé  autour du Garde des Sceaux et ministre de la Justice, Me Pacôme Adjourouvi, diplomates, délégués ministériels, membres de la société civile ainsi que représentants des institutions républicaines ont passé au crible quatre années de réformes statutaires et d’évolutions législatives.

Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo
© Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo
Un diagnostic forgé au plus près du terrain

Loin de se limiter à un exercice purement académique ou diplomatique, le document finalisé traduit une vaste campagne de collecte de données menée sur l’ensemble du territoire. Sous la houlette de la Direction de la Législation et de la Protection des Droits de l’Homme (DLPDH), dirigée par Abdou Gafaou Akpaou, les équipes techniques ont conduit des consultations régionales approfondies.

Cette démarche s’est appuyée sur les antennes locales de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), les autorités territoriales et un tissu d’organisations non gouvernementales. Par ailleurs, l’accent mis sur le renforcement des compétences de la Commission interministérielle (CIRR) a permis de structurer des indicateurs fiables et d’intégrer les voix des acteurs de terrain au texte final.

Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo
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L’épreuve de vérité face aux engagements de 2022

Ce nouveau cycle constitue un test direct pour les politiques publiques engagées depuis le dernier passage du Togo devant l’instance génévoise, en janvier 2022. Face aux interpellations sur l’état des libertés et des droits fondamentaux, le gouvernement entend faire valoir ses avancées.

Lors de l’ouverture des travaux, Me Pacôme Adjourouvi a rappelé les ajustements institutionnels, juridiques et opérationnels déployés pour répondre aux recommandations formulées lors du précédent cycle. En outre, en plaçant l’inclusivité au cœur de sa prise de parole, le garde des Sceaux a réaffirmé que la protection des droits humains ne peut progresser sans une surveillance critique de la société civile et de la représentation nationale.

Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo
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Top départ : le compte à rebours pour Genève

Mis en place par la Résolution 60/251 de l’Assemblée générale des Nations Unies en 2006, l’EPU contraint chaque État membre à soumettre périodiquement son bilan national au regard de ses obligations internationales. Pour le Togo, qui s’est déjà prêté à l’exercice en 2011, 2016 et 2022, l’échéance entre désormais dans sa phase critique.

Ainsi, le document validé à Lomé sera officiellement transmis aux instances onusiennes courant octobre 2026. Il servira de base de discussion lors du grand oral du Togo devant le Conseil des droits de l’homme, programmé pour janvier 2027. Un rendez-vous au cours duquel Lomé devra prouver l’impact concret de ses réformes devant ses pairs.

En somme, le véritable test se jouera sur le terrain national. Car, pour les citoyens togolais, l’efficacité de cet exercice ne se mesurera pas à la qualité des rapports présentés à Genève, mais bien à la capacité de l’État à transformer ses engagements internationaux en garanties quotidiennes pour les libertés fondamentales.

Kara : les autorités et les entreprises s’accordent sur le projet d’eau potable

 La région de la Kara engage une nouvelle étape pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable sous ses cieux. Le projet, déployé dans les préfectures de la Kozah et d’Assoli, doit améliorer la desserte de la ville de Kara et des localités voisines, avec 200 000 bénéficiaires annoncés.

Une coordination lancée dès le démarrage

Après le lancement officiel des travaux par le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, les différents acteurs du projet ont tenu, le lundi 28 septembre, une réunion avec les autorités locales. La rencontre s’est déroulée à l’initiative du gouverneur de la région de la Kara, le général Adjitowou Komlan. Elle a réuni les préfets de la Kozah et d’Assoli, la Société de patrimoine eau et assainissement en milieu urbain et semi-urbain (SP-Eau), ainsi que les entreprises retenues pour exécuter les travaux.

L’objectif consistait à établir un premier contact opérationnel, à identifier les besoins du chantier et à préciser les conditions nécessaires à son bon déroulement sur le terrain.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara
Trois entreprises mobilisées

La réalisation du projet associe des entreprises venues de trois pays. La société chinoise CGC, l’entreprise béninoise SIGEMBADBAB et le groupe burkinabè ASI-BF interviendront sur les différents volets du chantier. Cette configuration sous-régionale doit permettre de mobiliser des compétences techniques complémentaires. Elle impose également une coordination étroite entre les entreprises, la SP-Eau, les autorités administratives et les communautés concernées.

Les responsables locaux devront notamment faciliter l’accès aux sites, accompagner les opérations et contribuer au règlement rapide des éventuelles difficultés liées à l’occupation des espaces ou au déroulement des travaux.

Une réponse à une pression croissante

L’amélioration de l’accès à l’eau potable constitue une priorité pour la région de la Kara. La ville et plusieurs localités environnantes font face à des besoins croissants, alors que les infrastructures existantes restent soumises à de fortes contraintes. La situation du barrage de la Kozah illustre cette vulnérabilité. La baisse significative de son niveau a déjà affecté la production d’eau potable et incité les autorités à multiplier les solutions d’urgence, notamment la réhabilitation de forages et le raccordement de nouvelles sources au réseau de la Togolaise des Eaux.

Le nouveau projet doit donc s’inscrire dans une stratégie plus large visant à diversifier les ressources et à renforcer durablement les capacités de production, de stockage et de distribution.

Les entreprises promettent de respecter les délais

Au cours de la réunion, les entreprises contractantes ont réaffirmé leur volonté de livrer des ouvrages conformes aux normes et dans les délais prévus. Cet engagement devra désormais se traduire par un calendrier d’exécution précis et un suivi régulier des travaux. Pour les autorités locales, la qualité des infrastructures importe autant que leur rapidité de réalisation. Les installations devront répondre aux besoins des populations, résister aux contraintes du climat et assurer un service durable.

La SP-Eau sera appelée à jouer un rôle central dans le suivi du projet et dans la coordination entre les différentes parties prenantes.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara
Les autorités promettent leur accompagnement

Le gouverneur de la région de la Kara a assuré les entreprises de la disponibilité des services de l’État et du soutien des populations. Cet accompagnement doit faciliter l’installation des équipes, la circulation des matériaux et l’exécution des travaux dans les préfectures concernées.

Le projet bénéficie déjà d’une expérience accumulée à travers d’autres programmes d’urgence et d’extension du réseau. Un projet antérieur prévoyait notamment une hausse de 10 000 mètres cubes par jour de la capacité de production à Kara et dans ses environs, ainsi que la création de nouveaux branchements et de bornes-fontaines.

Un chantier attendu par les populations

À terme, le projet doit améliorer la disponibilité de l’eau potable pour environ 200 000 personnes dans la Kozah et l’Assoli. Par ailleurs, son impact se mesurera à la régularité de la desserte, à la réduction du recours aux sources précaires et à l’amélioration des conditions de vie des ménages. Pour les autorités, l’enjeu dépasse la seule construction d’ouvrages hydrauliques. Il s’agit aussi de soutenir l’activité économique, la santé publique et le développement urbain d’une région confrontée à une demande en eau de plus en plus forte.

Le succès de l’opération dépendra maintenant de la capacité des entreprises et des responsables publics à maintenir le rythme annoncé, à résoudre rapidement les difficultés du terrain et à garantir la mise en service effective des infrastructures.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara

À Bonn, Aného présente sa vision d’une ville verte à l’horizon 2040

La commune des Lacs 1 veut faire d’Aného une ville plus verte, mieux équipée et capable de répondre aux défis des prochaines décennies. Présent à Bonn, en Allemagne, le sénateur-maire Alexis Coffi Aquereburu a exposé les grandes lignes de cette ambition lors d’une table ronde consacrée à l’avenir des collectivités territoriales.

Une stratégie construite avec les habitants

L’élu togolais a pris la parole mardi 29 septembre dans le cadre d’un panel intitulé : « Préparer nos municipalités pour l’avenir : différents contextes, défis partagés ». Il a présenté la trajectoire que la commune des Lacs 1 souhaite suivre à l’horizon 2040. Selon Alexis Coffi Aquereburu, cette feuille de route ne résulte pas d’une décision élaborée à huis clos. La municipalité l’a construite avec les habitants, dont une partie a exprimé le souhait de voir Aného devenir une ville verte d’ici 2040.

Cette démarche place donc la population au centre de la planification locale. Elle entend adapter les politiques municipales aux réalités quotidiennes plutôt que de retenir des objectifs éloignés des préoccupations des habitants.

Commune Lacs 1
© Commune Lacs 1
La ville verte comme projet concret

Pour traduire cette ambition dans les faits, la commune des Lacs 1 a engagé la création d’espaces verts. Ces aménagements doivent contribuer à améliorer le cadre de vie et à renforcer la place de la nature dans l’espace urbain. Mais, le maire refuse de réduire la vision 2040 à un simple projet environnemental. À ses yeux, une ville durable doit aussi garantir l’accès aux services indispensables. L’eau potable, l’électricité et les routes figurent ainsi parmi les priorités évoquées devant les participants.

« L’idéal n’est pas de construire une vision stratosphérique pour la population », a expliqué l’élu, en insistant sur la nécessité de donner aux citoyens les moyens de mieux maîtriser leur environnement et d’accéder aux services sociaux de base.

Commune Lacs 1
© Commune Lacs 1
Les collectivités face à des défis communs

Organisée par Engagement Global avec le soutien du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, la rencontre de Bonn a réuni des acteurs engagés dans la transformation des territoires. Les discussions ont porté sur les changements auxquels les municipalités devront faire face dans les prochaines années : croissance des besoins sociaux, pression sur les ressources, adaptation environnementale, amélioration des services publics et participation des citoyens.

Les organisateurs présentent ces échanges comme un espace destiné à aider les collectivités à bâtir des territoires plus résilients, inclusifs et durables. Les Journées des objectifs de développement durable organisées à Bonn bénéficient notamment du soutien d’Engagement Global et de financements du ministère allemand de la Coopération économique et du Développement.

Commune Lacs 1
© Commune Lacs 1
Une mission tournée vers les partenariats

La participation d’Alexis Coffi Aquereburu à cette table ronde intervient après sa rencontre, à Nuremberg, avec le maire Marcus König. Les deux responsables ont notamment échangé sur le renforcement de la coopération autour de la gestion des déchets dans la commune des Lacs 1. Cette séquence allemande permet à la municipalité togolaise de présenter ses priorités à de potentiels partenaires. Elle lui offre également l’occasion de rechercher des appuis techniques et institutionnels pour financer ou accompagner la mise en œuvre de sa stratégie locale.

La coopération avec Nuremberg s’inscrit déjà dans plusieurs domaines, notamment l’assainissement, l’éducation, la santé et la formation professionnelle. La ville de Bonn accueille par ailleurs régulièrement des rencontres consacrées au développement durable, à la coopération internationale et à la mise en œuvre locale des objectifs mondiaux.

Passer de la vision aux résultats

Pour la commune des Lacs 1, le principal défi commence désormais après la présentation de cette vision. Il faudra transformer les orientations annoncées en programmes précis, financés et évaluables. La création d’espaces verts, l’amélioration de la gestion des déchets et l’accès aux services essentiels constituent des chantiers qui nécessiteront une coordination durable entre la municipalité, les habitants et les partenaires extérieurs.

En défendant à Bonn une vision centrée sur les besoins concrets de la population, Alexis Coffi Aquereburu cherche à inscrire Aného dans une trajectoire de développement à long terme. L’objectif consiste moins à afficher une ambition qu’à construire, étape par étape, une ville plus saine, davantage accessible et mieux préparée aux défis de 2040.

Nuremberg maintient son partenariat avec Aného et Sokodé

La ville allemande de Nuremberg entend maintenir ses engagements avec les communes togolaises des Lacs 1 et de Tchaoudjo 1. Cette orientation, adoptée à l’unanimité par le conseil municipal, ouvre une nouvelle étape pour une coopération engagée depuis 2017 et appelée à se traduire par des actions concrètes au niveau local.

Une décision politique claire

Le maire de la commune des Lacs 1, Me Alexis Coffi Aquereburu, a rencontré lundi 28 septembre son homologue de Nuremberg, Marcus König. Cette réunion, tenue dans le cadre de sa mission en Allemagne, a surtout permis de clarifier l’avenir du partenariat entre les collectivités.

Marcus König a annoncé que le conseil municipal de Nuremberg avait approuvé à l’unanimité la poursuite de la coopération avec Aného et Sokodé. La ville allemande a officialisé en septembre 2025 une amitié municipale durable avec les communes togolaises, après plusieurs années de collaboration sous la forme d’un partenariat de projet.

Pour Alexis Coffi Aquereburu, cette décision confirme la solidité des liens établis entre les deux territoires. L’élu togolais a salué l’implication personnelle du maire de Nuremberg dans le processus ayant conduit à cette reconduction.

Des équipements bientôt remis à Aného

Les échanges ont également porté sur l’appui matériel accordé à la commune des Lacs 1. Alexis Coffi Aquereburu a remercié les autorités de Nuremberg pour leur contribution à l’acquisition de biens et d’équipements destinés à la collectivité.

La réception officielle de ce matériel est prévue le 9 octobre prochain à la mairie d’Aného. Cette étape devrait permettre à la commune de présenter les équipements reçus et de préciser leur affectation au service des populations.

La coopération entre les deux collectivités porte notamment sur la gestion des déchets, l’énergie solaire, l’éducation et le renforcement des compétences locales. Les programmes actuels prévoient en particulier un accompagnement technique dans la gestion des déchets à Aného et le développement de l’énergie solaire à Sokodé.

Sokodé plaide pour un partenariat équilibré

Présent à Nuremberg, le maire de la commune de Tchaoudjo 1, Mohamed Sad Ouro-Sama, a défendu une approche fondée sur la réciprocité. Selon lui, la coopération ne doit pas se limiter à l’aide apportée par la ville allemande aux collectivités togolaises.

L’élu souhaite que les communes togolaises puissent, à leur tour, contribuer au partenariat en mettant en valeur leurs compétences, leurs expériences et leurs ressources locales. Cette vision entend faire évoluer la relation vers une coopération d’égal à égal, fondée sur l’échange de savoir-faire plutôt que sur un rapport exclusivement financier.

Cette orientation rejoint le modèle de coopération triangulaire actuellement développé autour de Nuremberg, Aného et Sokodé. Celui-ci accorde une place croissante au transfert de compétences et aux échanges entre collectivités du Sud.

Une invitation adressée au maire allemand

À l’issue de la rencontre, Alexis Coffi Aquereburu a remis un présent symbolique à Marcus König. Il l’a également invité à se rendre à Aného, ancienne capitale sous l’administration coloniale allemande de 1886 à 1897.

Cette invitation vise à renforcer la dimension humaine et historique des relations entre les deux villes. Elle pourrait aussi favoriser une meilleure connaissance, par les responsables allemands, des réalités locales et des priorités de développement de la commune des Lacs 1.

Des priorités tournées vers les services essentiels

Depuis le lancement du partenariat en 2017, Aného, Sokodé et Nuremberg ont engagé des projets dans plusieurs secteurs : santé, éducation, assainissement et formation professionnelle. La coopération a notamment permis l’installation d’équipements solaires dans des infrastructures publiques d’Aného et de Sokodé.

La nouvelle décision du conseil municipal de Nuremberg donne désormais un cadre politique plus stable à ces actions. Pour les communes togolaises, l’enjeu consiste à transformer cette reconduction en résultats mesurables : amélioration des services publics, renforcement des compétences locales et réponse plus efficace aux besoins des habitants.

Paix en RDC : Félix Tshisekedi dépêche un émissaire à Lomé

Le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a remis ce mardi un pli décisif du président Tshisekedi au chef de l’État togolais. Au menu : la démobilisation des groupes armés et le repositionnement du dialogue sous l’égide de l’Union africaine.

Lomé, 29 septembre 2026 – La capitale togolaise continue de s’imposer comme le sanctuaire discret où se dessine l’avenir sécuritaire de la région. Ce mardi 29 septembre 2026, les portes du palais présidentiel se sont ouvertes sur une séquence diplomatique stratégique : l’émissaire de Félix-Antoine Tshisekedi, le ministre congolais de l’Intégration régionale Floribert Anzuluni, est venu remettre en main propre une communication confidentielle du chef de l’État congolais au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé.

Derrière le protocole d’usage, cette audience au sommet traduit la volonté de maintenir un canal direct au moment où le calendrier sécuritaire exige des décisions fermes dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Présidence du Conseil
© Présidence du Conseil
Un canal privilégié entre Kinshasa et la médiation togolaise

Porteur de la parole directe du pouvoir congolais, Floribert Anzuluni a fait le déplacement pour harmoniser la feuille de route de Kinshasa avec l’agenda de la médiation continentale. En détaillant les évolutions enregistrées sur le terrain — notamment sur le dossier sensible du désarmement et de la réinsertion des combattants —, le ministre a exposé au médiateur africain les contours des mécanismes engagés pour stabiliser la région des Grands Lacs.

« Nous avons transmis au Président du Conseil un message spécifique du président Tshisekedi, directement articulé autour du processus de paix et des mécanismes de démobilisation », a souligné l’émissaire congolais à l’issue des échanges, réaffirmant la centralité du rôle dévolu au facilitateur togolais.

Présidence du Conseil
© Présidence du Conseil

Le défi de la démobilisation face au piège de l’escalade

Au cœur des discussions figure l’un des verrous majeurs du conflit : la neutralisation ainsi que  la réintégration des mouvements armés qui déstabilisent l’Est congolais. Kinshasa cherche à démontrer la solidité de son processus de démobilisation pour asseoir la crédibilité d’un cessez-le-feu durable.

En recevant cet état des lieux actualisé, Faure Gnassingbé consolide les fondations de son mandat. Depuis sa désignation par l’Union africaine en avril 2025 comme médiateur officiel pour la crise en RDC et dans les Grands Lacs, le dirigeant togolais privilégie une méthode rigoureuse : multiplier les consultations directes, réunir à Lomé les experts et facilitateurs, et maintenir un dialogue ininterrompu avec l’ensemble des chancelleries concernées.

Présidence du Conseil
© Présidence du Conseil
Lomé, écosystème d’un dialogue africain souverain

D’ailleurs, l’accélération de ces échanges confirme l’orientation de la diplomatie togolaise, axée sur la quête de solutions concertées et strictement africaines. En accueillant régulièrement rencontres de haut niveau et sessions de coordination, Lomé ne se contente pas d’offrir une table de négociation ; elle s’efforce également de bâtir des garanties capables de transformer les déclarations d’intention en avancées concrètes sur le terrain.

L’entretien de ce 29 septembre pose ainsi un jalon supplémentaire dans une médiation au long cours, où la fermeté des engagements politiques reste le seul véritable levier vers une pacification irréversible.

Golfe 4 : « Ces kits ne réparent pas », prévient J.-P. Fabre

La mairie du Golfe 4 a remis, ce mardi 29 septembre 2026, des kits de première nécessité à près de 300 habitants touchés par les inondations. En présence du maire Jean-Pierre Fabre et de ses adjoints, la cérémonie a transformé la salle des délibérations en un lieu de reconnaissance mutuelle : si l’exécutif communal y a reconnu honnêtement les limites de son action matérielle, les bénéficiaires y ont, de leur côté, perçu une preuve concrète de l’écoute et de la proximité de la municipalité.

Inondations : un lourd bilan à l’échelle du Grand Lomé

Les dernières pluies diluviennes ont placé le Golfe 4 parmi les communes les plus éprouvées du Grand Lomé. Les bilans officiels font en effet état de milliers de ménages affectés dans l’agglomération, avec des habitations envahies, des biens détruits et des familles contraintes de reconstruire dans l’urgence.

Dans ce contexte, la distribution de kits ne prétend pas effacer les dégâts. Elle s’inscrit plutôt comme une réponse immédiate, en attendant ou en complétant d’autres dispositifs de l’État et de ses partenaires.

Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
« Ces kits ne réparent pas » : l’aveu de lucidité du maire Jean-Pierre Fabre

Jean-Pierre Fabre a parlé sans détour aux sinistrés. « Nous savons que les kits qui vous seront remis aujourd’hui ne répareront pas les dommages subis. Ils ne remplaceront pas les biens perdus, ne restitueront pas les nuits d’angoisse et n’effaceront pas les difficultés que vous avez traversées », a-t-il déclaré.

Le premier édile a néanmoins insisté sur la valeur symbolique et pratique du geste : « Mais ils sont le témoignage concret de notre proximité et de notre solidarité. » Cette formulation place l’action municipale sur le terrain du réalisme : accompagner, sans promettre l’impossible.

Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
Une mobilisation politique large autour des 300 sinistrés

La cérémonie a réuni, outre le maire, la première adjointe Isabelle Ameganvi, le deuxième adjoint Tsolényanu Akouété, la quatrième adjointe Adjalle, ainsi que des conseillers et agents municipaux. Cette présence collective envoie un signal politique : la gestion de crise et le soutien aux populations vulnérables figurent parmi les priorités affichées de la mandature.

Au total, environ 300 sinistrés ont reçu leurs kits dans un cadre protocolaire sobre, centré sur l’écoute et la reconnaissance des souffrances endurées.

Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
La solidarité municipale à l’épreuve des catastrophes récurrentes

À travers cette remise, la Commune du Golfe 4 réaffirme la solidarité comme axe structurant de son action. Elle se positionne ainsi en relais de proximité face à une catastrophe qui dépasse le cadre strictement communal et appelle des réponses coordonnées avec l’État et les partenaires techniques et financiers.

Pour les familles, ces kits constituent à la fois un soutien matériel et un message d’encouragement : la reconstruction passe par des gestes concrets, mais aussi par la conviction que les institutions restent présentes après l’urgence.

Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
Assainissement et prévention : le véritable chantier de l’après-crise

Les inondations de ces derniers temps ont rappelé, une fois de plus, la vulnérabilité de certains quartiers du Golfe 4 face aux intempéries. Si les discours ont salué la résilience des populations, la vraie mesure de l’action publique se jouera toutefois dans la durée : assainissement, relogement, appui à la reprise économique et prévention des prochaines saisons des pluies.

Dès lors, la mairie l’a dit sans ambiguïté : les kits d’aujourd’hui ne clôturent pas l’épisode. Ils ouvrent une phase de reconstruction où la solidarité municipale devra se traduire par des décisions structurelles, au-delà de l’assistance ponctuelle.

Kara : 27 milliards de FCFA pour tripler l’accès à l’eau potable

Kara, 29 septembre 2026 — Un chantier hydraulique d’envergure vient de démarrer dans le nord du pays, avec la promesse de renverser un rapport longtemps défavorable aux habitants de la région : demain, trois ménages sur quatre disposeront d’eau potable, contre un seul aujourd’hui. Le lancement officiel des travaux s’est tenu en présence d’un large parterre d’autorités locales et nationales.

Un déséquilibre que les chiffres révèlent

La statistique, à elle seule, résume l’ampleur du retard accumulé. Dans une région où l’approvisionnement en eau reste un défi quotidien pour la majorité des foyers, le nouveau projet ambitionne de multiplier par trois le taux de couverture. Séna Alipui, ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, a présenté cet objectif comme la traduction concrète d’une demande sociale longtemps restée sans réponse : garantir la sécurité hydrique des populations de Kara et des localités environnantes.

Au terme des travaux, près de 40 000 personnes bénéficieront d’un accès direct au réseau, tandis que les retombées indirectes — desserte élargie, dynamisation économique locale — profiteront à environ 200 000 habitants supplémentaires. L’enveloppe globale mobilisée s’élève à 27 milliards de francs CFA.

Commune De Kozah 1
© Commune De Kozah 1
Une alliance financière entre Lomé, Koweït et Djeddah

Le projet, en réalité, ne repose pas uniquement sur les ressources nationales. Il s’appuie sur un montage financier associant le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe et la Banque islamique de développement, aux côtés de l’État togolais. Cette architecture illustre la solidité des relations que le Togo entretient avec ces institutions, habituées à soutenir des infrastructures structurantes sur le continent africain.

L’initiative s’inscrit, par ailleurs, dans un cadre national plus large : la feuille de route gouvernementale 2026-2031, qui place l’accès à l’eau potable parmi les priorités destinées à améliorer les conditions de vie des populations togolaises.

Commune De Kozah 1
© Commune De Kozah 1
Des engagements sous contrôle

Devant les autorités réunies pour la cérémonie, le ministre délégué a salué le leadership du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dont le patronage a accompagné le lancement de l’initiative. Il a surtout insisté sur le suivi qui sera réservé aux travaux : le bureau de contrôle et les entreprises retenues pour la réalisation des ouvrages devront tenir leurs engagements de qualité et de délais, a-t-il prévenu, se disant personnellement disponible pour veiller à leur respect.

Cette vigilance affichée, du reste, n’est pas anodine dans une région où les grands chantiers d’infrastructure suscitent autant d’attentes que d’inquiétudes quant à leur bonne exécution.

Commune De Kozah 1
© Commune De Kozah 1
Une mobilisation qui dépasse le cercle politique

La cérémonie a rassemblé un éventail représentatif des forces vives de la région : le gouverneur de la Kara, le général Adjitowu Komlan, le député Pissiyou Sami, la directrice générale de la Société de patrimoine Eau, Huguette Massan Avumadi, ainsi que le président du Conseil régional, Bakem Teba Balakinam. Préfets, maires, chefs traditionnels et responsables administratifs complétaient ce dispositif, signe que le projet est perçu comme un enjeu partagé bien au-delà des seules autorités sectorielles.

Pour les habitants de Kara, en définitive, l’enjeu se mesure à une échelle plus concrète : celle du robinet qui, demain, coulera enfin chez eux. Reste maintenant à transformer cette promesse en réalité : dans les mois à venir, chaque robinet qui coulera à Kara dira si le pari de l’État — tripler l’accès à l’eau potable — a tenu ses engagements.

L’Université de Lomé lance un Master bidiplômant en hydrogène vert avec l’Allemagne

Lomé, 29 septembre 2026 — Alors que la course mondiale vers les énergies propres s’accélère, le Togo vient de placer un pion stratégique sur l’échiquier académique international. Le lundi 28 septembre 2026, l’Université de Lomé a officiellement scellé une alliance historique avec l’Université de Rostock en Allemagne, devenant ainsi la toute première institution africaine à codiplômer ses étudiants dans le secteur ultra-compétitif de l’hydrogène vert.

Loin d’être un banal accord administratif, cette convention, en réalité, redessine l’offre éducative ouest-africaine. Elle transforme la capitale togolaise en un pôle d’attraction pour les futurs ingénieurs et chercheurs appelés à piloter la transition énergétique du continent.

Université de Lomé
© Université de Lomé
Un double sceau de prestigieuse reconnaissance

Les architectes de ce rapprochement, le Professeur Kossivi Hounake, Président de l’Université de Lomé, et le Professeur Philippe Marzahn, Doyen de la Faculté d’agriculture et des sciences de l’ingénieur de Rostock, ont paraphé un document qui garantit une mobilité sans précédent aux étudiants togolais.

Le cœur de cette entente repose sur la création d’un Master international bidiplômant. Concrètement, les inscrits valideront un cursus certifié au niveau 7 du Cadre européen des certifications (CEC). À l’issue de leur formation, ils recevront simultanément un diplôme togolais ainsi qu’un sésame académique allemand. Cette double reconnaissance détruit les barrières à l’emploi sur le marché européen tout en dotant l’industrie africaine de cerveaux formés aux standards internationaux les plus rigoureux.

Université de Lomé
© Université de Lomé
WASCAL : le réacteur de l’innovation climatique

Par ailleurs, l’ingénierie de ce programme repose sur l’expertise du Centre d’excellence WASCAL. Face à l’urgence d’abandonner les énergies fossiles, le marché mondial fait face à une pénurie critique de spécialistes capables de maîtriser la chaîne de valeur de l’hydrogène vert — de sa production par électrolyse à son stockage.

Ce nouveau cursus refuse l’approche purement théorique. Il fusionne la recherche appliquée, les échanges transfrontaliers et l’immersion directe dans les réalités industrielles. Les étudiants ne se contenteront pas d’étudier les énergies renouvelables ; ils concevront les solutions technologiques qui soutiendront l’économie décarbonée de demain.

Université de Lomé
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La diplomatie scientifique en action

Cette percée magistrale, en effet, s’appuie sur des fondations solides, coulées dès 2023, lorsque les premières collaborations entre Lomé et Rostock ont vu le jour. Aujourd’hui, cet accord propulse ces relations au stade de véritable diplomatie scientifique.

Pour l’Université de Lomé, dès lors, le message envoyé au reste du monde est clair : l’institution refuse le rôle de simple observateur dans la révolution technologique verte. En captant ce partenariat exclusif, elle démontre sa capacité à s’aligner sur les grands défis mondiaux, tout en offrant à sa jeunesse les armes intellectuelles nécessaires pour façonner le développement durable. Une stratégie d’internationalisation audacieuse qui confirme le nouveau statut de l’université comme moteur de l’excellence scientifique en Afrique de l’Ouest.

Togo : L’Allemagne et l’Égypte déploient leurs nouveaux diplomates à Lomé

Lomé, 29 septembre 2026 — Le Togo a officiellement accueilli deux nouveaux ambassadeurs. Le président de la République, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, a reçu lundi 28 septembre 2026, au palais de la Présidence, les lettres de créance de deux diplomates. Il s’agit de Stefan Anton Messerer, représentant de la République fédérale d’Allemagne, et de Shahinaz Mahmoud Mohamed Abuseri, ambassadrice de la République arabe d’Égypte.

Cette cérémonie protocolaire ouvre formellement le mandat des deux diplomates à Lomé. Elle intervient alors que le Togo cherche à consolider ses partenariats extérieurs autour de l’investissement, de la transformation économique et du renforcement des compétences.

Présidence de la République Togolaise
© Présidence de la République Togolaise
Berlin mise sur une coopération plus opérationnelle

Stefan Anton Messerer entend donner une nouvelle impulsion aux relations entre Lomé et Berlin. Le diplomate allemand a identifié plusieurs secteurs prioritaires, parmi lesquels le développement économique, l’investissement, la décentralisation, la transformation agro-industrielle et la formation professionnelle.

Les échanges culturels figurent également parmi les domaines appelés à bénéficier de cette dynamique. L’objectif affiché consiste à rapprocher la coopération diplomatique des besoins concrets de l’économie togolaise, notamment en matière de création d’emplois, de développement local et de valorisation des productions agricoles.

Avant son arrivée au Togo, Stefan Anton Messerer a occupé plusieurs fonctions diplomatiques en Afrique, en Asie et sur le continent américain. Il avait déjà entamé sa prise de fonctions à Lomé en remettant, le 27 août 2026, une copie figurée de ses lettres de créance au ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey.

L’Égypte veut élargir les échanges avec Lomé.

La nouvelle ambassadrice d’Égypte a, elle aussi, placé l’économie au centre de son mandat. Shahinaz Mahmoud Mohamed Abuseri souhaite renforcer les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays, avec un accent particulier sur le commerce, l’agriculture, les investissements et les relations économiques.

Cette orientation pourrait favoriser l’émergence de nouveaux partenariats entre entreprises et institutions togolaises et égyptiennes. Elle ouvre également des perspectives dans les secteurs liés à la sécurité alimentaire, à la production agricole et à la circulation des biens et des capitaux.

La diplomate possède une expérience internationale acquise dans plusieurs régions du monde. Elle a notamment servi dans des missions diplomatiques en Amérique latine, en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Présidence de la République Togolaise
© Présidence de la République Togolaise
Lomé cherche à transformer ses partenariats.

Au-delà du protocole, la nomination simultanée de ces deux ambassadeurs traduit la volonté de l’Allemagne et de l’Égypte de maintenir une présence active au Togo. Les deux pays souhaitent approfondir leurs relations à travers des projets économiques, des investissements et des programmes sectoriels.

Pour Lomé, l’enjeu consiste désormais à convertir ces engagements diplomatiques en résultats mesurables. La transformation agro-industrielle, la formation professionnelle, la décentralisation et l’agriculture offrent plusieurs terrains de coopération susceptibles d’avoir un impact direct sur les territoires et les populations.

En somme, la présentation des lettres de créance marque le début de deux missions diplomatiques qui devront rapprocher les ambitions politiques des réalisations concrètes sur le terrain.

Togo : L’Université de Kara s’allie à l’ACP pour l’emploi des étudiants

Lomé, 28 septembre 2026 — Au Togo, le rapprochement entre l’université et l’entreprise se concrétise un peu plus. À la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), l’Association pour la compétitivité et la productivité (ACP) et l’Université de Kara (UK) ont signé un accord-cadre qui place la formation professionnelle et l’employabilité des étudiants au cœur de leur collaboration.

La cérémonie, présidée par Idiola Sandah, administrateur général de l’ACP, aux côtés de la professeure Prénam Houzou-Mouzou, présidente de l’Université de Kara, traduit une orientation claire : mieux connecter les compétences développées dans les amphithéâtres avec les exigences concrètes des entreprises.

ACP - Autorité de Coordination de la PIA
© ACP - Autorité de Coordination de la PIA
Immersion et compétences : l’étudiant au cœur du dispositif

Pour les étudiants, cet accord ouvre la voie à une formation plus étroitement connectée au monde du travail. La collaboration prévoit de renforcer les liens autour du développement des compétences, de l’immersion professionnelle et de l’accompagnement des jeunes dans leur parcours.

Cette approche permet de rapprocher l’enseignement des réalités auxquelles les diplômés sont confrontés au moment de leur entrée sur le marché de l’emploi. Elle accorde également une place accrue à l’expérience pratique, à la compréhension des méthodes de production et à la découverte des métiers exercés au sein des unités industrielles.

L’enjeu dépasse ainsi la seule acquisition de connaissances théoriques : il porte sur la capacité des étudiants à développer des compétences directement mobilisables en entreprise.

L’industrie d’Adétikopé, un laboratoire d’apprentissage grandeur nature

La présence de la PIA donne à cette coopération une dimension particulièrement concrète. Les échanges avec certaines unités de production, notamment Star Garment, permettent aux responsables universitaires et aux acteurs de la formation d’observer de plus près les besoins du secteur productif.

Ce contact direct avec les entreprises aide à mieux comprendre les profils recherchés, les compétences techniques attendues et les contraintes propres aux activités industrielles. Pour les étudiants, il crée un lien tangible avec un environnement professionnel qu’ils découvraient jusqu’alors principalement à travers leur cursus académique.

L’université dispose ainsi d’un cadre adéquat pour mieux adapter ses parcours de formation aux évolutions du marché du travail, tandis que les entreprises peuvent exprimer directement leurs attentes en matière de compétences.

ACP - Autorité de Coordination de la PIA
© ACP - Autorité de Coordination de la PIA
Un accélérateur de carrière pour les jeunes diplômés

L’un des principaux enjeux de cette coopération concerne l’adéquation formation-emploi. Dans un environnement économique où les entreprises recherchent des profils capables de s’adapter rapidement aux réalités du terrain, la préparation des étudiants ne saurait reposer uniquement sur des connaissances théoriques.

L’accord entre l’ACP et l’Université de Kara favorise donc une articulation plus étroite entre formation, compétences et besoins industriels. Les étudiants peuvent ainsi mieux identifier les exigences de leur futur environnement professionnel et valoriser plus tôt leurs acquis auprès des employeurs.

Cette dynamique contribuera également à faciliter l’acquisition d’une première expérience, la découverte des métiers industriels et la constitution de réseaux professionnels utiles à l’insertion.

 Bâtir une passerelle durable entre le campus et le secteur productif

À travers cette initiative, l’ACP et l’Université de Kara renforcent une logique de coopération qui associe directement les acteurs de la formation et ceux de la production. Le dispositif rapproche le campus des entreprises et donne aux étudiants une meilleure visibilité sur les débouchés liés à l’industrialisation du pays.

En somme, l’objectif est de bâtir une passerelle durable entre les compétences enseignées et les besoins du secteur productif. Pour les jeunes en formation, cette ouverture offre un accès concret aux réalités de l’entreprise et aux opportunités créées par la transformation industrielle du Togo.

ACP - Autorité de Coordination de la PIA
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