Médiation RDC à Lomé : Faure Gnassingbé reçoit le panel de l’UA

Lomé, 16 janvier 2026 — La capitale togolaise confirme son statut de plaque tournante de la médiation africaine. Au lendemain d’un ballet diplomatique intense au Palais de la Présidence du Conseil, le Togo s’impose plus que jamais comme le pivot des efforts du continent pour éteindre l’incendie qui ravage l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

En effet, hier, le Chef de l’État togolais, SE Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu une délégation exceptionnelle conduite par le Président de la Commission de l’Union Africaine (UA), SE Mahmoud Ali Youssouf. Par ailleurs, cette rencontre marque un véritable tournant dans la mission de médiation confiée au président togolais par l’organisation panafricaine.

 

Un « Panel de Sages » pour une paix durable

L’ampleur de la délégation dépêchée à Lomé témoigne de l’urgence de la situation. Le Président Mahmoud Ali Youssouf n’est pas venu seul ; il est accompagné d’un véritable « commando diplomatique » composé d’anciens chefs d’État dont l’expérience est inégalée sur le continent.

Ainsi, parmi les membres de ce Panel de facilitateurs présents au Palais Présidentiel, on retrouve :

  • Olusegun Obasanjo (Nigéria) et Uhuru Kenyatta (Kenya), médiateurs historiques du continent ;
  • Sahle-Work Zewde (Éthiopie) et Catherine Samba-Panza (Centrafrique), figures de proue de la diplomatie de paix ;
  • Mokgweetsi Masisi (Botswana), dont la sagesse politique est unanimement reconnue.

En réunissant ces personnalités, l’Union Africaine entend donner un poids supplémentaire à la médiation dirigée par le Président Gnassingbé. Leur rôle ne se limite pas à des échanges symboliques : il s’agit d’engager des discussions au plus haut sommet, de restaurer la confiance entre les belligérants et d’harmoniser les différentes initiatives régionales pour aboutir, enfin, à une solution politique durable.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo

Lomé, capitale de la médiation africaine

En sa qualité de médiateur principal de l’UA pour l’Est de la RDC, Faure Gnassingbé a mené des consultations approfondies avec ses hôtes. Dans la continuité des efforts déjà engagés, cette mission vise à évaluer les progrès réalisés et à identifier les nouveaux leviers pour rétablir la sécurité et la stabilité dans une région meurtrie par des décennies de violences.

Dès leur arrivée à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma, le Ministre des Affaires étrangères, le Professeur Robert Dussey, a accueilli les émissaires de l’UA. Ce geste protocolaire, au-delà de la courtoisie, souligne également l’importance capitale que le Togo accorde à cette mission.

 

Vers une issue politique ?

Alors que les solutions purement militaires montrent leurs limites, l’UA parie sur cette médiation de haut niveau. De fait, l’expertise combinée de ces anciens dirigeants, sous la coordination du Togo, vise à créer un espace de dialogue sincère entre Kinshasa et les différents acteurs du conflit.

Le défi est immense. Néanmoins, la mobilisation liée à Lomé envoie un signal fort au reste du monde : l’Afrique prend sa responsabilité pour résoudre ses propres crises. Le chemin vers la paix dans le Kivu passe désormais, de manière incontournable, par les couloirs diplomatiques de Lomé.

Paix en RDC : Uhuru Kenyatta et les sages africains réunis à Lomé

Lomé, 16 janvier 2026— Alors que les échos des combats s’atténuent progressivement dans le Nord-Kivu, la capitale togolaise est devenue, le temps d’un sommet crucial, l’épicentre des espoirs de paix pour la République démocratique du Congo (RDC). L’ancien président kényan Uhuru Kenyatta a fait une apparition remarquée, réaffirmant son rôle de médiateur infatigable pour la stabilité de l’Afrique Centrale.

 

Un front uni d’anciens chefs d’État

Uhuru Kenyatta n’est pas venu seul. Autour de la table, une constellation de « facilitateurs » africains de haut vol s’est réunie pour peser de tout son poids politique. On y retrouve notamment les anciens présidents Olusegun Obasanjo (Nigeria) et Mokgweetsi Masisi (Botswana), ainsi que les anciennes dirigeantes Sahle-Work Zewde (Éthiopie) et Catherine Samba-Panza (Centrafrique).

Ce « club de sages » s’est donné une mission claire : transformer l’accalmie fragile sur le terrain en une stabilité permanente. Les discussions de Lomé ne se limitent pas aux seules questions militaires ; elles englobent aussi la coordination politique régionale, le soutien aux populations civiles meurtries et, surtout, la relance économique, moteur indispensable d’une paix durable.

 

L’effet « Accord de Washington »

Cette réunion intervient dans un contexte particulièrement favorable, deux mois seulement après la signature historique d’un accord de paix entre le Rwanda et la RDC à Washington, en novembre 2025. Négocié sous l’égide du président américain Donald Trump, cet accord a radicalement fait baisser la tension entre Kinshasa et Kigali, offrant une fenêtre de tir inespérée aux médiateurs africains.

Pour Uhuru Kenyatta, il s’agit désormais de capitaliser sur ce rapprochement bilatéral pour relancer le Processus de Nairobi . Il insiste sur une approche globale : la paix entre voisins est nécessaire, mais elle doit s’accompagner d’un dialogue inter-congolais inclusif pour résoudre les chagrins internes qui alimentent les groupes armés depuis des décennies.

 

L’unité africaine comme bouclier contre le sous-développement

Au-delà du dossier congolais, l’ancien président kényan a profité de la tribune de Lomé pour lancer un avertissement sévère à ses paires. Pour lui, le manque d’unité entre les nations africaines est le principal frein au développement du continent.

« L’instabilité en RDC n’est pas qu’un problème congolais, c’est une plaie sur le flanc de toute l’Afrique », a-t-il rappelé. En exhortant les pays de la région à coordonner leurs politiques de sécurité et leurs infrastructures économiques, Kenyatta espère transformer l’Est du Congo, zone de conflit chronique, en un carrefour de coopération pour l’Afrique de l’Est et Australe.

Le sommet de Lomé marque ainsi une étape déterminante : celle où la diplomatie de terrain réussit aux grandes déclarations d’intention, avec l’espoir que 2026 soit enfin l’année de la fin du calvaire pour les civils du Kivu.

Togo : Plus de 5 tonnes de stupéfiants brûlés à Agoè

Lomé, 15 janvier 2026 —L’air était chargé d’une fumée noire symbolique hier sur le site du champ de tir d’Agoè. En effet, sous un soleil de plomb, le gouvernement togolais a joint l’acte à la parole en procédant à la destruction solennelle d’une quantité impressionnante de stupéfiants saisis au cours de l’année écoulée. Ainsi, cette opération de « feu de joie » pour la sécurité nationale marque une nouvelle étape dans la stratégie de « tolérance zéro » prônée par les plus hautes autorités du pays.

Ministère de la Sécurité
© Ministère de la Sécurité

Un arsenal de substances illicites détruites

L’ampleur du brasier témoigne de l’efficacité, mais également de l’immensité du défi auquel font face les services de répression. En effet, sous la coordination de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Drogues et du Blanchiment (OCRTIDB) et du Comité National Anti-drogue (CNAD), les chiffres officiels donnent le tournis :

  • Plus de 5,2 tonnes de cannabis, la substance la plus saisie ;
  • 51,77 kg de cocaïne, ce qui démontre la surveillance des routes internationales ;
  • 8,5 kg de méthamphétamine ;
  • 377,78 kg de psychotropes illicites, ces médicaments détournés qui ravagent la santé des plus jeunes.

De plus, la cérémonie s’est déroulée sous l’égide du ministre de la Sécurité, Son Excellence M. Calixte Batossie Madjoulba. Sa présence, entourée de membres du gouvernement, de hauts responsables des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et de partenaires internationaux, souligne aussi le caractère multidimensionnel de cette lutte : elle est à la fois sécuritaire, sanitaire et diplomatique.

Ministère de la Sécurité
© Ministère de la Sécurité

Protéger la jeunesse, pilier du développement

Au-delà de l’aspect spectaculaire des flammes, cet acte traduit une détermination sans faille. Ainsi, pour l’État togolais, le trafic de drogue n’est pas qu’un simple délit économique ; c’est une menace directe contre la santé publique et, surtout, contre l’avenir de la jeunesse. Par conséquent, en détruisant ces produits, les autorités entendent casser les circuits de distribution qui gangrènent les quartiers et freinent le développement humain.

Le ministre Madjoulba a rappelé que ce processus n’est pas arbitraire. Au contraire, il constitue l’aboutissement de procédures judiciaires rigoureuses, réalisées dans le strict respect des lois de la République et des conventions internationales auxquelles le Togo a souscrit.

Ministère de la Sécurité
© Ministère de la Sécurité

Un signal fort pour les réseaux criminels

Par cette destruction publique, le Togo envoie un message clair aux réseaux de trafiquants qui tenteraient d’utiliser le territoire national comme zone de transit ou de consommation : la riposte sera systématique et sans complaisance. L’engagement réaffirmé hier à Agoè place le pays comme un rempart solide en Afrique de l’Ouest.

En assainissant ainsi l’environnement social de ces substances toxiques, le gouvernement pose les jalons d’un cadre sécurisé, propice à un développement durable et serein pour chaque citoyen. En définitive, cette action spectaculaire illustre la volonté d’un État de protéger sa jeunesse et de renforcer sa souveraineté face aux menaces transnationales.

AFRISTAT : le Togo passe le relais à la Guinée équatoriale

Lomé, 14 janvier 2026 — L’heure est à la rétrospective et à la passation de pouvoir au sein des grandes institutions régionales. Au lendemain d’une audience stratégique à Lomé, le Togo a officiellement clôturé son mandat de deux ans à la Présidence du Conseil des Ministres d’AFRISTAT (l’Observatoire Économique et Statistique d’Afrique Subsaharienne).

En effet, le mardi 13 janvier, Mme Sandra Ablamba Johnson, Ministre Secrétaire Générale de la Présidence du Conseil , a reçu M. Paul-Henri Nguema Meye, Directeur Général de l’organisation, pour acter cette transition vers la Guinée équatoriale.

Sandra Johnson
© Sandra Johnson

Un bilan stratégique malgré les vents contraires

Ainsi, le mandat du Togo (2024-2025) s’achève sur une note de satisfaction technique et politique. Sous l’impulsion du Chef de l’État, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, le gouvernement togolais a su manœuvrer l’institution à travers une période complexe.

Parmi les succès majeurs enregistrés :

  • La pérennité financière : reconstitution réussie du Fonds de l’institution, dont le cycle arrive à terme en 2025 ;
  • La vision à long terme : formalisation et approbation des orientations stratégiques d’AFRISTAT pour la décennie 2026-2035 ;
  • La montée en compétence : accélération de la formation des cadres et rebasage crucial des comptes nationaux pour plusieurs États membres.

Ce bilan est d’autant plus remarquable que l’exercice s’est déroulé dans un contexte difficile. Entre les défis de mobilisation des ressources financières et les contraintes sécuritaires régionales affectant le pays siège, l’Observatoire a maintenu un cap solide avec un taux d’exécution global de 70 %.

Sandra Johnson
© Sandra Johnson

La donnée, boussole du développement

Pour la Ministre Sandra Johnson, ces avancées ne sont pas seulement techniques, elles sont aussi politiques. Elle a rappelé que la modernisation des systèmes statistiques nationaux constitue « le socle de politiques publiques fondées sur des données fiables ». Sans chiffres précis sur la démographie, l’économie ou l’agriculture, aucun État ne peut piloter efficacement son émergence.

« Nous devons accélérer la modernisation de nos outils pour répondre aux défis du futur », a-t-elle insisté, soulignant que l’Afrique de demain se construira sur la précision de ses indicateurs.

Sandra Johnson
© Sandra Johnson

Une transition fluide vers la Guinée équatoriale

Le Togo ne se retire pas pour autant de la scène. En passant le relais à la Guinée équatoriale, qui assurera la Présidence pour la période 2026-2027, Lomé a également réaffirmé sa disponibilité pour accompagner cette transition.

Cette passation de témoin symbolise la continuité d’une institution qui, depuis sa création, œuvre à harmoniser les langages économiques du continent. Par ailleurs, le Togo quitte la présidence avec le sentiment du devoir accompli, laissant derrière lui une feuille de route claire pour les dix prochaines années.

 

Le Togo passe le relais, l’Afrique prépare son futur

Au-delà de cette passation de témoin, l’avenir d’AFRISTAT reste à écrire. La Guinée équatoriale prend désormais les rênes, mais les défis de la décennie à venir appellent une mobilisation collective de tous les États membres. Entre modernisation des systèmes statistiques, harmonisation des données et anticipation des mutations économiques, l’Observatoire devra continuer à se réinventer. Le Togo, fort de son expérience, restera un partenaire engagé dans cette dynamique, tandis que l’Afrique subsaharienne s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la construction d’une gouvernance fondée sur la fiabilité des chiffres.

Kpalimé : Saisie record de 216 boules de cannabis à Kligué-Kondji

Kpalimé, 14 janvier 2026 — La ville aux sept collines respire un peu mieux ce matin. Alors que les enquêtes s’accélèrent, les détails d’une opération anti-drogue d’envergure, menée avec succès le week-end dernier, viennent d’être révélés. En saisissant 216 pains de cannabis, la Police nationale a porté un coup sévère aux réseaux de trafiquants qui tentent de transformer la région des Plateaux en plaque tournante de l’économie illicite.

 

Le flair des citoyens : l’étincelle de l’opération

Tout commence le samedi 10 janvier, aux environs de 11 heures. Dans le quartier Kligué-Kondji, la vigilance de quelques riverains change le destin de cette cargaison illégale. Intrigués par des mouvements suspects autour d’une habitation inoccupée et la présence de sacs inhabituels, des citoyens modèles décident de donner l’alerte.

Ce geste civique déclenche une réaction immédiate. Une équipe d’intervention se déploie sur les lieux et perquisitionne la maison abandonnée qui, sous ses airs de ruine, servait en réalité d’entrepôt clandestin.

 

Une mise en scène ingénieuse mais démasquée

Sur place, les policiers découvrent que les trafiquants avaient rivalisé d’ingéniosité pour dissimuler leur marchandise. En effet, les trafiquants ont soigneusement emballé les 216 pains de cannabis et les ont dissimulés à l’intérieur de trois sacs de maïs volumineux, utilisant une technique classique pour tromper la vigilance lors des transports.

L’examen approfondi des lieux a mis en évidence l’ampleur du trafic. Dans plusieurs pièces, des traces de poudre de cannabis recouvraient le sol, preuve que cette maison servait de véritable centre de conditionnement et de stockage avant la redistribution. Cette saisie exceptionnelle s’inscrit dans le cadre d’une offensive accrue contre le crime organisé, érigée en priorité nationale pour protéger la sécurité et la santé publique au Togo.

 

La traque est lancée

L’affaire ne s’arrête pas à la saisie. Les services de police exploitent désormais chaque indice et chaque trace ADN retrouvée dans la maison de Kligué-Kondji. L’objectif est clair : remonter la filière, identifier les propriétaires de cette cargaison et démanteler l’ensemble du réseau impliqué.

Les autorités ont félicité la population de Kpalimé pour son sens des responsabilités. Cette opération démontre également  que la synergie entre les citoyens et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) constitue l’arme la plus efficace contre la criminalité.

Par ailleurs, cette saisie record ne constitue qu’une étape dans un combat de longue haleine. Les autorités entendent transformer ce succès en point de départ d’une mobilisation plus large, où citoyens et forces de sécurité avanceront main dans la main.  Finalement, l’objectif dépasse Kpalimé : bâtir, à l’échelle nationale, des communautés résilientes capables de repousser durablement les menaces liées à la drogue et d’ouvrir la voie à un avenir plus sûr pour la jeunesse togolaise.

Togo-Autriche : Robert Dussey reçoit l’ambassadeur Jürgen Heissel

Lomé, 14 janvier 2026 —  Les couloirs du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur ont vibré hier au rythme d’une diplomatie active et prometteuse. Dans une atmosphère empreinte de solennité, le chef de la diplomatie togolaise, le Professeur Robert Dussey, a reçu les copies figurées des lettres de créance de SEM Jürgen Heissel, nouvel ambassadeur désigné de la République d’Autriche au Togo.

 

Un nouveau souffle pour l’axe Lomé-Vienne

Cette cérémonie, bien que protocolaire, marque une étape cruciale dans le raffermissement des relations bilatérales entre les deux nations. L’arrivée de Jürgen Heissel à Lomé n’est pas qu’un simple changement de garde ; elle symbolise la volonté de Vienne de densifier sa présence et ses investissements en Afrique de l’Ouest, avec le Togo comme point d’ancrage stratégique.

Le Professeur Robert Dussey a saisi cette occasion pour saluer « l’excellente qualité des liens d’amitié et de coopération » qui unissent déjà les deux pays. Mais au-delà des formules d’usage, le ministre togolais a affiché une ambition claire : passer d’une diplomatie de bon voisinage à un partenariat pragmatique et stratégique.

 

Vers un partenariat « gagnant-gagnant »

Pour le Togo, l’enjeu est de taille. Le gouvernement cherche à attirer des expertises et des capitaux autrichiens dans des secteurs clés tels que les technologies vertes, l’industrie et la formation professionnelle. En effet, l’objectif est de bâtir un modèle de coopération mutuellement bénéfique, capable de générer des retombées concrètes pour les populations togolaise et autrichienne.

Cette vision est partagée par les hautes autorités autrichiennes. Mme Beate Meinl-Reisinger, figure politique influente en Autriche, a d’ailleurs réaffirmé cet engagement de voir ces liens se renforcer davantage à travers des projets à fort impact social et économique.

 

Le Togo, porte d’entrée stratégique pour l’Autriche

Le positionnement géographique du Togo, avec son port en eau profonde et son climat des affaires en constante amélioration, en fait une porte d’entrée privilégiée pour l’Autriche dans la sous-région. En retour, l’Autriche apporte son savoir-faire reconnu dans la gestion durable des ressources et l’innovation industrielle.

L’installation de l’ambassadeur Heissel ouvre ainsi une nouvelle page de cette histoire commune. Dans les mois à venir, des missions économiques et des échanges culturels devraient se multiplier, concrétisant le souhait de voir l’amitié austro-togolaise se transformer en un véritable moteur de développement partagé.

EAMAU 2026 : Le Conseil d’Administration se réunit à Lomé pour l’avenir des villes africaines

Lomé, 14 janvier 2026 — Les ministres des 14 pays membres se réunissent aujourd’hui pour le Conseil d’Administration, et déjà les regards se tournent vers les recommandations décisives du comité des experts. Depuis le 12 janvier 2026, en effet, l’École Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU) est au cœur d’une session articulée pour son avenir institutionnel et académique.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Une étape stratégique pour l’avenir de l’institution

L’ouverture de la 43ᵉ session ordinaire du Conseil d’Administration a débuté par la phase préparatoire du comité des experts. Cette étape, loin d’être une simple formalité, constitue le moteur décisionnel du Conseil d’Administration, qui regroupe les ministres de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique des États membres.

Pendant deux jours, par conséquent, ces experts ont passé au crible les dossiers techniques, académiques et administratifs de l’école. Leurs conclusions servent ainsi de base aux délibérations ministérielles de ce 14 janvier, avec un objectif clair : renforcer la gouvernance et définir les orientations stratégiques de cette institution inter-États unique en son genre.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Le Togo, un pilier au service du développement urbain

Lors de la cérémonie d’ouverture, le professeur Gado Tchangbedji, ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur du Togo, a rappelé l’importance capitale que le gouvernement togolais, sous l’impulsion du Président Faure Essozimna Gnassingbé, accorde à l’aménagement du territoire et à l’habitat.

De plus, pour le ministre délégué, l’EAMAU représente bien plus qu’une école : c’est l’outil indispensable pour que l’Afrique dispose de cadres qualifiés. Le défi est donc de taille : concevoir des villes africaines qui soient à la fois résilientes, durables et inclusives, tout en restant en phase avec les réalités locales et les mutations mondiales.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Cap vers un deuxième demi-siècle ambitieux

Alors que l’EAMAU entre désormais dans son deuxième demi-siècle d’existence, cette session doit aboutir à des décisions structurantes. Le souhait exprimé par les autorités est dès lors de voir l’école se développer avec ambition pour répondre aux défis de l’urbanisation galopante du continent.

En somme, le renforcement de l’excellence académique et de l’innovation dans les métiers de l’architecture et de l’urbanisme reste la priorité absolue. Les décisions prises ce jour à Lomé dessineront ainsi le visage des métropoles africaines de demain.

Modernisation de l’Université de Lomé : le Ministre Gado Tchangbedji en visite

Lomé, 14 janvier 2026 — L’année universitaire bat son plein, et les échos d’une rencontre stratégique tenue quelques jours plus tôt à la présidence de l’Université de Lomé (UL) continuent de nourrir les discussions dans les facultés. En effet, le jeudi 8 janvier dernier, le Ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Gado Tchangbedji, est allé à la rencontre de la communauté universitaire. Plus qu’une visite de courtoisie, ce déplacement marque la volonté du gouvernement de sceller un pacte de performance avec les acteurs du savoir.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Un dialogue structuré au sommet de l’UL

Le ministre a choisi une approche méthodique pour prendre les pouls de la plus grande institution universitaire du pays. La rencontre s’est articulée en deux temps forts. Tout d’abord, dans l’intimité de la présidence, le Professeur Tchangbedji a échangé avec le président de l’université, le Professeur Kossivi Hounakey, et son équipe dirigeante. Ce tête-à-tête a permis de passer au crible les grandes orientations stratégiques de l’institution et les défis opérationnels qui pèsent sur son fonctionnement quotidien.

Ensuite, le cadre s’est élargi à l’ensemble des forces vives académiques. Les doyens de facultés, directeurs d’écoles, responsables d’instituts et de centres de recherche ont pris part à une séance de travail ouverte. À cette occasion, le ministre a transmis les vœux et les remerciements du Chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, pour le travail abattu par les universitaires.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Moderniser pour mieux servir la Nation

Au cœur du message ministériel se trouvait un mot d’ordre : la transformation. Le Professeur Tchangbedji a invité ses pairs à une introspection profonde sur les pratiques actuelles. Ainsi, l’ambition affichée est claire : construire une université moderne, performante et, surtout, en phase avec les besoins réels du marché de l’emploi et du développement national.

« L’écoute et le partage sont les clés de cette réussite », a-t-il souligné, encourageant les acteurs à exprimer librement leurs attentes auprès des autorités de tutelle. Par ailleurs, face aux défis de la recherche et de l’innovation, le ministre a rassuré la communauté sur la disponibilité permanente de l’État pour accompagner cette dynamique de changement.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Un engagement pour l’avenir

Cette visite s’inscrit dans une volonté plus large de promouvoir un enseignement supérieur aligné sur les priorités nationales. En renforçant le dialogue social au sein de l’université, le gouvernement espère ainsi faire de Lomé un pôle d’excellence capable de relever les défis futurs. En somme, pour les enseignants comme pour les chercheurs, ce signal fort appelle désormais à une implication active de chacun pour transformer l’essai.

Togo : L’Université de Kara s’allie au secteur privé (PIA, CNP)

Lomé, 13 janvier 2026 — Dans un monde académique souvent critiqué pour son décalage avec la réalité du terrain, l’Université de Kara (UK) vient de poser un acte fort en faveur de l’insertion professionnelle. En effet, sous l’impulsion de sa Présidente, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou, une délégation de haut niveau a sillonné, ce lundi 12 janvier, les lieux de pouvoir économique du pays. L’objectif est sans équivoque : briser les murs entre les amphithéâtres et les entreprises pour garantir un avenir aux diplômés.

Université de Kara
© Université de Kara

Un marathon diplomatique pour l’excellence professionnelle

Cette visite de terrain ne doit rien au hasard. Elle s’inscrit d’ailleurs dans la droite ligne de la politique nationale d’employabilité des jeunes, un axe majeur du gouvernement togolais. Consciente que le diplôme ne suffit plus, l’Université de Kara a donc entamé, depuis quelques années, une mue profonde en diversifiant ses offres de formation via la création de plusieurs filières professionnelles.

Pour réussir ce pari, la Professeure Houzou-Mouzou a ainsi rencontré les acteurs les plus influents du paysage économique : le Conseil National du Patronat (CNP-Togo), la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-T), ainsi que le groupe WAFO et l’Ambassade de l’Inde au Togo.

Université de Kara
© Université de Kara

La formation « à la carte » : la nouvelle arme anti-chômage

Au cœur des échanges, une question cruciale : de quels profils les entreprises togolaises ont-elles réellement besoin aujourd’hui ? Cette rencontre a permis de répertorier les attentes concrètes du secteur privé. En retour, l’Université s’est donc engagée à ajuster ses programmes pour proposer des formations à la carte, directement alignées sur les exigences du monde professionnel.

La délégation universitaire a également mis l’accent sur deux points névralgiques pour le parcours étudiant :

  • D’une part, les stages : facilitation de l’immersion en milieu professionnel pour une mise en pratique immédiate des connaissances.
  • D’autre part, l’accompagnement : suivi personnalisé des étudiants pour favoriser leur insertion durable.

Université de Kara
© Université de Kara

Des partenariats « réchauffés » et des engagements fermes

Au-delà des nouveaux accords, cette mission a été une opportunité stratégique pour la Présidente de « réchauffer » les partenariats existants. En effet, dans la vision de l’Université de Kara, ces liens sont indispensables pour remplir ses trois missions fondamentales : la formation, la recherche et le service à la communauté.

D’ailleurs, l’accueil a été plus que favorable. Les acteurs socio-économiques ont salué cette démarche proactive et se sont engagés fermement à accueillir les étudiants de l’UK dans le cadre de leur formation pratique. En somme, en se rapprochant de la PIA ou du Patronat, l’Université de Kara ne se contente plus de délivrer des diplômes ; elle construit, brique par brique, une passerelle solide vers le plein emploi.

Meurtre de Maëlys à Kinshasa : Le danger des réseaux sociaux

Dans une société où le paraître et l’argent rapide sont érigés en valeurs cardinales, que reste-t-il de la sacralité de la vie ? Aujourd’hui, mardi 13 janvier 2026, Kinshasa se réveille avec un goût de cendre. Ce fait divers tragique, qui secoue la capitale de la République Démocratique du Congo, n’est pas qu’une simple chronique judiciaire ; c’est le miroir déformant d’une jeunesse en quête de repères, piégée entre la précarité réelle et les promesses illusoires des réseaux sociaux.

 

Une nuit qui bascule dans l’horreur

Le nom de Maëlys Ngoy Ejimba, 20 ans, vient s’ajouter à la liste déjà trop longue des victimes de la violence aveugle. Selon les témoignages qui inondent la toile, tout commence par une rencontre fortuite sur les réseaux. Un homme, dont l’identité reste à ce jour un mystère, aborde la jeune femme et lui propose un rendez vous . Appâtée par l’offre, Maëlys accepte de le suivre dans un hôtel à Lemba, où l’individu avait réglé plusieurs jours de séjour.

Quelques heures plus tard, l’homme quitte la chambre seul, prétextant une course urgente. Il ne reviendra jamais. Alerté par ce départ suspect et l’absence de mouvement, le personnel de l’hôtel finit par forcer la porte. À l’intérieur, la découverte est glaçante : le corps sans vie de Maëlys repose sur le lit, victime de multiples coups de couteau et d’une gorge tranchée.

 

Le téléphone, témoin muet d’un piège mortel

La police, dépêchée sur les lieux, a immédiatement saisi le téléphone de la victime. Les enquêteurs y ont découvert des échanges numériques retraçant les détails de la rencontre fatale. Ces éléments constituent désormais le fil d’Ariane susceptible de conduire à l’assassin. Une enquête pour homicide volontaire a été officiellement ouverte, et les autorités s’activent également pour identifier et interpeller le suspect en fuite.

 

Un cri d’alarme pour la société congolaise

Ce drame suscite une vive émotion et une colère sourde sur les réseaux. Au‑delà de l’horreur, il relance également le débat sur les dangers des réseaux sociaux, devenus des terrains de chasse pour prédateurs de tout type. Il met aussi en lumière la montée inquiétante des violences faites aux jeunes femmes, souvent ciblées parce que vulnérables ou isolées.

Plus profondément, cet événement tragique interpelle sur l’éducation des enfants. Sommes‑nous en train de perdre le sens de la prudence et de l’effort au profit d’un matérialisme destructeur ? Maëlys avait toute la vie devant elle. Son destin brisé rappelle que derrière l’écran d’un smartphone ou la promesse de quelques billets peut se cacher l’ombre d’un bourreau. La justice doit désormais s’exprimer, mais la société, elle, doit impérativement se remettre en question.