AFRISTAT : le Togo passe le relais à la Guinée équatoriale

Lomé, 14 janvier 2026 — L’heure est à la rétrospective et à la passation de pouvoir au sein des grandes institutions régionales. Au lendemain d’une audience stratégique à Lomé, le Togo a officiellement clôturé son mandat de deux ans à la Présidence du Conseil des Ministres d’AFRISTAT (l’Observatoire Économique et Statistique d’Afrique Subsaharienne).

En effet, le mardi 13 janvier, Mme Sandra Ablamba Johnson, Ministre Secrétaire Générale de la Présidence du Conseil , a reçu M. Paul-Henri Nguema Meye, Directeur Général de l’organisation, pour acter cette transition vers la Guinée équatoriale.

Sandra Johnson
© Sandra Johnson

Un bilan stratégique malgré les vents contraires

Ainsi, le mandat du Togo (2024-2025) s’achève sur une note de satisfaction technique et politique. Sous l’impulsion du Chef de l’État, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, le gouvernement togolais a su manœuvrer l’institution à travers une période complexe.

Parmi les succès majeurs enregistrés :

  • La pérennité financière : reconstitution réussie du Fonds de l’institution, dont le cycle arrive à terme en 2025 ;
  • La vision à long terme : formalisation et approbation des orientations stratégiques d’AFRISTAT pour la décennie 2026-2035 ;
  • La montée en compétence : accélération de la formation des cadres et rebasage crucial des comptes nationaux pour plusieurs États membres.

Ce bilan est d’autant plus remarquable que l’exercice s’est déroulé dans un contexte difficile. Entre les défis de mobilisation des ressources financières et les contraintes sécuritaires régionales affectant le pays siège, l’Observatoire a maintenu un cap solide avec un taux d’exécution global de 70 %.

Sandra Johnson
© Sandra Johnson

La donnée, boussole du développement

Pour la Ministre Sandra Johnson, ces avancées ne sont pas seulement techniques, elles sont aussi politiques. Elle a rappelé que la modernisation des systèmes statistiques nationaux constitue « le socle de politiques publiques fondées sur des données fiables ». Sans chiffres précis sur la démographie, l’économie ou l’agriculture, aucun État ne peut piloter efficacement son émergence.

« Nous devons accélérer la modernisation de nos outils pour répondre aux défis du futur », a-t-elle insisté, soulignant que l’Afrique de demain se construira sur la précision de ses indicateurs.

Sandra Johnson
© Sandra Johnson

Une transition fluide vers la Guinée équatoriale

Le Togo ne se retire pas pour autant de la scène. En passant le relais à la Guinée équatoriale, qui assurera la Présidence pour la période 2026-2027, Lomé a également réaffirmé sa disponibilité pour accompagner cette transition.

Cette passation de témoin symbolise la continuité d’une institution qui, depuis sa création, œuvre à harmoniser les langages économiques du continent. Par ailleurs, le Togo quitte la présidence avec le sentiment du devoir accompli, laissant derrière lui une feuille de route claire pour les dix prochaines années.

 

Le Togo passe le relais, l’Afrique prépare son futur

Au-delà de cette passation de témoin, l’avenir d’AFRISTAT reste à écrire. La Guinée équatoriale prend désormais les rênes, mais les défis de la décennie à venir appellent une mobilisation collective de tous les États membres. Entre modernisation des systèmes statistiques, harmonisation des données et anticipation des mutations économiques, l’Observatoire devra continuer à se réinventer. Le Togo, fort de son expérience, restera un partenaire engagé dans cette dynamique, tandis que l’Afrique subsaharienne s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la construction d’une gouvernance fondée sur la fiabilité des chiffres.

Kpalimé : Saisie record de 216 boules de cannabis à Kligué-Kondji

Kpalimé, 14 janvier 2026 — La ville aux sept collines respire un peu mieux ce matin. Alors que les enquêtes s’accélèrent, les détails d’une opération anti-drogue d’envergure, menée avec succès le week-end dernier, viennent d’être révélés. En saisissant 216 pains de cannabis, la Police nationale a porté un coup sévère aux réseaux de trafiquants qui tentent de transformer la région des Plateaux en plaque tournante de l’économie illicite.

 

Le flair des citoyens : l’étincelle de l’opération

Tout commence le samedi 10 janvier, aux environs de 11 heures. Dans le quartier Kligué-Kondji, la vigilance de quelques riverains change le destin de cette cargaison illégale. Intrigués par des mouvements suspects autour d’une habitation inoccupée et la présence de sacs inhabituels, des citoyens modèles décident de donner l’alerte.

Ce geste civique déclenche une réaction immédiate. Une équipe d’intervention se déploie sur les lieux et perquisitionne la maison abandonnée qui, sous ses airs de ruine, servait en réalité d’entrepôt clandestin.

 

Une mise en scène ingénieuse mais démasquée

Sur place, les policiers découvrent que les trafiquants avaient rivalisé d’ingéniosité pour dissimuler leur marchandise. En effet, les trafiquants ont soigneusement emballé les 216 pains de cannabis et les ont dissimulés à l’intérieur de trois sacs de maïs volumineux, utilisant une technique classique pour tromper la vigilance lors des transports.

L’examen approfondi des lieux a mis en évidence l’ampleur du trafic. Dans plusieurs pièces, des traces de poudre de cannabis recouvraient le sol, preuve que cette maison servait de véritable centre de conditionnement et de stockage avant la redistribution. Cette saisie exceptionnelle s’inscrit dans le cadre d’une offensive accrue contre le crime organisé, érigée en priorité nationale pour protéger la sécurité et la santé publique au Togo.

 

La traque est lancée

L’affaire ne s’arrête pas à la saisie. Les services de police exploitent désormais chaque indice et chaque trace ADN retrouvée dans la maison de Kligué-Kondji. L’objectif est clair : remonter la filière, identifier les propriétaires de cette cargaison et démanteler l’ensemble du réseau impliqué.

Les autorités ont félicité la population de Kpalimé pour son sens des responsabilités. Cette opération démontre également  que la synergie entre les citoyens et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) constitue l’arme la plus efficace contre la criminalité.

Par ailleurs, cette saisie record ne constitue qu’une étape dans un combat de longue haleine. Les autorités entendent transformer ce succès en point de départ d’une mobilisation plus large, où citoyens et forces de sécurité avanceront main dans la main.  Finalement, l’objectif dépasse Kpalimé : bâtir, à l’échelle nationale, des communautés résilientes capables de repousser durablement les menaces liées à la drogue et d’ouvrir la voie à un avenir plus sûr pour la jeunesse togolaise.

Togo-Autriche : Robert Dussey reçoit l’ambassadeur Jürgen Heissel

Lomé, 14 janvier 2026 —  Les couloirs du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur ont vibré hier au rythme d’une diplomatie active et prometteuse. Dans une atmosphère empreinte de solennité, le chef de la diplomatie togolaise, le Professeur Robert Dussey, a reçu les copies figurées des lettres de créance de SEM Jürgen Heissel, nouvel ambassadeur désigné de la République d’Autriche au Togo.

 

Un nouveau souffle pour l’axe Lomé-Vienne

Cette cérémonie, bien que protocolaire, marque une étape cruciale dans le raffermissement des relations bilatérales entre les deux nations. L’arrivée de Jürgen Heissel à Lomé n’est pas qu’un simple changement de garde ; elle symbolise la volonté de Vienne de densifier sa présence et ses investissements en Afrique de l’Ouest, avec le Togo comme point d’ancrage stratégique.

Le Professeur Robert Dussey a saisi cette occasion pour saluer « l’excellente qualité des liens d’amitié et de coopération » qui unissent déjà les deux pays. Mais au-delà des formules d’usage, le ministre togolais a affiché une ambition claire : passer d’une diplomatie de bon voisinage à un partenariat pragmatique et stratégique.

 

Vers un partenariat « gagnant-gagnant »

Pour le Togo, l’enjeu est de taille. Le gouvernement cherche à attirer des expertises et des capitaux autrichiens dans des secteurs clés tels que les technologies vertes, l’industrie et la formation professionnelle. En effet, l’objectif est de bâtir un modèle de coopération mutuellement bénéfique, capable de générer des retombées concrètes pour les populations togolaise et autrichienne.

Cette vision est partagée par les hautes autorités autrichiennes. Mme Beate Meinl-Reisinger, figure politique influente en Autriche, a d’ailleurs réaffirmé cet engagement de voir ces liens se renforcer davantage à travers des projets à fort impact social et économique.

 

Le Togo, porte d’entrée stratégique pour l’Autriche

Le positionnement géographique du Togo, avec son port en eau profonde et son climat des affaires en constante amélioration, en fait une porte d’entrée privilégiée pour l’Autriche dans la sous-région. En retour, l’Autriche apporte son savoir-faire reconnu dans la gestion durable des ressources et l’innovation industrielle.

L’installation de l’ambassadeur Heissel ouvre ainsi une nouvelle page de cette histoire commune. Dans les mois à venir, des missions économiques et des échanges culturels devraient se multiplier, concrétisant le souhait de voir l’amitié austro-togolaise se transformer en un véritable moteur de développement partagé.

EAMAU 2026 : Le Conseil d’Administration se réunit à Lomé pour l’avenir des villes africaines

Lomé, 14 janvier 2026 — Les ministres des 14 pays membres se réunissent aujourd’hui pour le Conseil d’Administration, et déjà les regards se tournent vers les recommandations décisives du comité des experts. Depuis le 12 janvier 2026, en effet, l’École Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (EAMAU) est au cœur d’une session articulée pour son avenir institutionnel et académique.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Une étape stratégique pour l’avenir de l’institution

L’ouverture de la 43ᵉ session ordinaire du Conseil d’Administration a débuté par la phase préparatoire du comité des experts. Cette étape, loin d’être une simple formalité, constitue le moteur décisionnel du Conseil d’Administration, qui regroupe les ministres de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique des États membres.

Pendant deux jours, par conséquent, ces experts ont passé au crible les dossiers techniques, académiques et administratifs de l’école. Leurs conclusions servent ainsi de base aux délibérations ministérielles de ce 14 janvier, avec un objectif clair : renforcer la gouvernance et définir les orientations stratégiques de cette institution inter-États unique en son genre.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Le Togo, un pilier au service du développement urbain

Lors de la cérémonie d’ouverture, le professeur Gado Tchangbedji, ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur du Togo, a rappelé l’importance capitale que le gouvernement togolais, sous l’impulsion du Président Faure Essozimna Gnassingbé, accorde à l’aménagement du territoire et à l’habitat.

De plus, pour le ministre délégué, l’EAMAU représente bien plus qu’une école : c’est l’outil indispensable pour que l’Afrique dispose de cadres qualifiés. Le défi est donc de taille : concevoir des villes africaines qui soient à la fois résilientes, durables et inclusives, tout en restant en phase avec les réalités locales et les mutations mondiales.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Cap vers un deuxième demi-siècle ambitieux

Alors que l’EAMAU entre désormais dans son deuxième demi-siècle d’existence, cette session doit aboutir à des décisions structurantes. Le souhait exprimé par les autorités est dès lors de voir l’école se développer avec ambition pour répondre aux défis de l’urbanisation galopante du continent.

En somme, le renforcement de l’excellence académique et de l’innovation dans les métiers de l’architecture et de l’urbanisme reste la priorité absolue. Les décisions prises ce jour à Lomé dessineront ainsi le visage des métropoles africaines de demain.

Modernisation de l’Université de Lomé : le Ministre Gado Tchangbedji en visite

Lomé, 14 janvier 2026 — L’année universitaire bat son plein, et les échos d’une rencontre stratégique tenue quelques jours plus tôt à la présidence de l’Université de Lomé (UL) continuent de nourrir les discussions dans les facultés. En effet, le jeudi 8 janvier dernier, le Ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Gado Tchangbedji, est allé à la rencontre de la communauté universitaire. Plus qu’une visite de courtoisie, ce déplacement marque la volonté du gouvernement de sceller un pacte de performance avec les acteurs du savoir.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Un dialogue structuré au sommet de l’UL

Le ministre a choisi une approche méthodique pour prendre les pouls de la plus grande institution universitaire du pays. La rencontre s’est articulée en deux temps forts. Tout d’abord, dans l’intimité de la présidence, le Professeur Tchangbedji a échangé avec le président de l’université, le Professeur Kossivi Hounakey, et son équipe dirigeante. Ce tête-à-tête a permis de passer au crible les grandes orientations stratégiques de l’institution et les défis opérationnels qui pèsent sur son fonctionnement quotidien.

Ensuite, le cadre s’est élargi à l’ensemble des forces vives académiques. Les doyens de facultés, directeurs d’écoles, responsables d’instituts et de centres de recherche ont pris part à une séance de travail ouverte. À cette occasion, le ministre a transmis les vœux et les remerciements du Chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, pour le travail abattu par les universitaires.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Moderniser pour mieux servir la Nation

Au cœur du message ministériel se trouvait un mot d’ordre : la transformation. Le Professeur Tchangbedji a invité ses pairs à une introspection profonde sur les pratiques actuelles. Ainsi, l’ambition affichée est claire : construire une université moderne, performante et, surtout, en phase avec les besoins réels du marché de l’emploi et du développement national.

« L’écoute et le partage sont les clés de cette réussite », a-t-il souligné, encourageant les acteurs à exprimer librement leurs attentes auprès des autorités de tutelle. Par ailleurs, face aux défis de la recherche et de l’innovation, le ministre a rassuré la communauté sur la disponibilité permanente de l’État pour accompagner cette dynamique de changement.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Un engagement pour l’avenir

Cette visite s’inscrit dans une volonté plus large de promouvoir un enseignement supérieur aligné sur les priorités nationales. En renforçant le dialogue social au sein de l’université, le gouvernement espère ainsi faire de Lomé un pôle d’excellence capable de relever les défis futurs. En somme, pour les enseignants comme pour les chercheurs, ce signal fort appelle désormais à une implication active de chacun pour transformer l’essai.

Togo : L’Université de Kara s’allie au secteur privé (PIA, CNP)

Lomé, 13 janvier 2026 — Dans un monde académique souvent critiqué pour son décalage avec la réalité du terrain, l’Université de Kara (UK) vient de poser un acte fort en faveur de l’insertion professionnelle. En effet, sous l’impulsion de sa Présidente, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou, une délégation de haut niveau a sillonné, ce lundi 12 janvier, les lieux de pouvoir économique du pays. L’objectif est sans équivoque : briser les murs entre les amphithéâtres et les entreprises pour garantir un avenir aux diplômés.

Université de Kara
© Université de Kara

Un marathon diplomatique pour l’excellence professionnelle

Cette visite de terrain ne doit rien au hasard. Elle s’inscrit d’ailleurs dans la droite ligne de la politique nationale d’employabilité des jeunes, un axe majeur du gouvernement togolais. Consciente que le diplôme ne suffit plus, l’Université de Kara a donc entamé, depuis quelques années, une mue profonde en diversifiant ses offres de formation via la création de plusieurs filières professionnelles.

Pour réussir ce pari, la Professeure Houzou-Mouzou a ainsi rencontré les acteurs les plus influents du paysage économique : le Conseil National du Patronat (CNP-Togo), la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-T), ainsi que le groupe WAFO et l’Ambassade de l’Inde au Togo.

Université de Kara
© Université de Kara

La formation « à la carte » : la nouvelle arme anti-chômage

Au cœur des échanges, une question cruciale : de quels profils les entreprises togolaises ont-elles réellement besoin aujourd’hui ? Cette rencontre a permis de répertorier les attentes concrètes du secteur privé. En retour, l’Université s’est donc engagée à ajuster ses programmes pour proposer des formations à la carte, directement alignées sur les exigences du monde professionnel.

La délégation universitaire a également mis l’accent sur deux points névralgiques pour le parcours étudiant :

  • D’une part, les stages : facilitation de l’immersion en milieu professionnel pour une mise en pratique immédiate des connaissances.
  • D’autre part, l’accompagnement : suivi personnalisé des étudiants pour favoriser leur insertion durable.

Université de Kara
© Université de Kara

Des partenariats « réchauffés » et des engagements fermes

Au-delà des nouveaux accords, cette mission a été une opportunité stratégique pour la Présidente de « réchauffer » les partenariats existants. En effet, dans la vision de l’Université de Kara, ces liens sont indispensables pour remplir ses trois missions fondamentales : la formation, la recherche et le service à la communauté.

D’ailleurs, l’accueil a été plus que favorable. Les acteurs socio-économiques ont salué cette démarche proactive et se sont engagés fermement à accueillir les étudiants de l’UK dans le cadre de leur formation pratique. En somme, en se rapprochant de la PIA ou du Patronat, l’Université de Kara ne se contente plus de délivrer des diplômes ; elle construit, brique par brique, une passerelle solide vers le plein emploi.

Meurtre de Maëlys à Kinshasa : Le danger des réseaux sociaux

Dans une société où le paraître et l’argent rapide sont érigés en valeurs cardinales, que reste-t-il de la sacralité de la vie ? Aujourd’hui, mardi 13 janvier 2026, Kinshasa se réveille avec un goût de cendre. Ce fait divers tragique, qui secoue la capitale de la République Démocratique du Congo, n’est pas qu’une simple chronique judiciaire ; c’est le miroir déformant d’une jeunesse en quête de repères, piégée entre la précarité réelle et les promesses illusoires des réseaux sociaux.

 

Une nuit qui bascule dans l’horreur

Le nom de Maëlys Ngoy Ejimba, 20 ans, vient s’ajouter à la liste déjà trop longue des victimes de la violence aveugle. Selon les témoignages qui inondent la toile, tout commence par une rencontre fortuite sur les réseaux. Un homme, dont l’identité reste à ce jour un mystère, aborde la jeune femme et lui propose un rendez vous . Appâtée par l’offre, Maëlys accepte de le suivre dans un hôtel à Lemba, où l’individu avait réglé plusieurs jours de séjour.

Quelques heures plus tard, l’homme quitte la chambre seul, prétextant une course urgente. Il ne reviendra jamais. Alerté par ce départ suspect et l’absence de mouvement, le personnel de l’hôtel finit par forcer la porte. À l’intérieur, la découverte est glaçante : le corps sans vie de Maëlys repose sur le lit, victime de multiples coups de couteau et d’une gorge tranchée.

 

Le téléphone, témoin muet d’un piège mortel

La police, dépêchée sur les lieux, a immédiatement saisi le téléphone de la victime. Les enquêteurs y ont découvert des échanges numériques retraçant les détails de la rencontre fatale. Ces éléments constituent désormais le fil d’Ariane susceptible de conduire à l’assassin. Une enquête pour homicide volontaire a été officiellement ouverte, et les autorités s’activent également pour identifier et interpeller le suspect en fuite.

 

Un cri d’alarme pour la société congolaise

Ce drame suscite une vive émotion et une colère sourde sur les réseaux. Au‑delà de l’horreur, il relance également le débat sur les dangers des réseaux sociaux, devenus des terrains de chasse pour prédateurs de tout type. Il met aussi en lumière la montée inquiétante des violences faites aux jeunes femmes, souvent ciblées parce que vulnérables ou isolées.

Plus profondément, cet événement tragique interpelle sur l’éducation des enfants. Sommes‑nous en train de perdre le sens de la prudence et de l’effort au profit d’un matérialisme destructeur ? Maëlys avait toute la vie devant elle. Son destin brisé rappelle que derrière l’écran d’un smartphone ou la promesse de quelques billets peut se cacher l’ombre d’un bourreau. La justice doit désormais s’exprimer, mais la société, elle, doit impérativement se remettre en question.

Togo : 13 janvier 1963, l’assassinat de Sylvanus Olympio

Lomé, 13 janvier 2026— Soixante-trois ans jour pour jour après le drame, le Togo se souvient. Si les rues de Lomé vaquent aujourd’hui à leurs occupations habituelles, l’ombre d’un matin sanglant plane toujours sur la mémoire collective. En effet, le 13 janvier 1963 reste la cicatrice la plus profonde du pays : celle de l’assassinat de Sylvanus Olympio, premier président de la République togolaise, lors du tout premier coup d’État militaire de l’Afrique de l’Ouest post-indépendance.

 

Un coup de tonnerre à l’aube

Tout commence dans l’obscurité d’une nuit tropicale, il y a plus de six décennies. À l’aube de ce dimanche fatidique, un petit groupe de soldats, anciens combattants des guerres coloniales françaises, lance un assaut contre la résidence présidentielle. Alors que, le pays ne célèbre son indépendance que depuis trois petites années. L’enthousiasme de la liberté est encore frais, mais les tensions sociales et budgétaires grondent au sein d’une armée embryonnaire.

Sylvanus Olympio, économiste de formation et figure charismatique de l’émancipation togolaise, tente d’échapper à ses assaillants. La légende et les récits historiques rapportent qu’il aurait cherché refuge dans l’enceinte de l’ambassade des États-Unis, voisine de sa résidence. C’est là, aux portes du bâtiment diplomatique, qu’il tombe sous les balles assassines de ses détracteurs .

 

Le « Père de l’Indépendance » fauché

L’assassinat d’Olympio n’est pas seulement la mort d’un homme ; c’est le fauchage en plein vol d’une certaine idée du Togo. Surnommé le « Père de l’Indépendance », il portait une vision d’un État rigoureux, cherchant également à s’affranchir des tutelles monétaires pour bâtir une souveraineté totale. Sa disparition brutale a ouvert une boîte de Pandore politique dont les échos résonnent encore dans la sous-région.

« Ce n’est pas un simple meurtre, c’est l’acte de naissance de l’instabilité politique par les armes en Afrique francophone », analysent souvent les historiens.

 

Un héritage entre ombre et lumière

Aujourd’hui, en 2026, la figure de Sylvanus Olympio fait l’objet d’une réappropriation mémorielle. Longtemps tabou ou célébré dans la discrétion, l’homme au nœud papillon iconique est redevenu un symbole de dignité nationale. Pour la jeunesse togolaise, ce 13 janvier est moins un jour de deuil qu’une occasion de s’interroger sur le destin démocratique de leur nation.

Aujourd’hui, la nation ne voit plus seulement la fin d’un leader, mais le rappel constant que la stabilité demeure un bien précieux et fragile. Soixante-trois ans plus tard, le Togo continue de panser ses blessures, cherchant dans les leçons du passé les clés d’un avenir apaisé. Le 13 janvier n’est plus seulement une date inscrite dans les livres d’histoire ; c’est aussi un miroir tendu à la conscience togolaise.

Real Madrid : Xabi Alonso limogé, Arbeloa nommé entraîneur !

Le séisme était redouté, il est désormais officiel. Moins de vingt-quatre heures après la perte de la Supercoupe d’Espagne face au rival barcelonais, le Real Madrid a annoncé ce lundi le départ de Xabi Alonso. Dans une décision qui rappelle la brutalité des grandes crises madrilènes, Florentino Pérez a choisi de confier les rênes de l’équipe première à Alvaro Arbeloa.

Le football ne pardonne pas, même à ses plus illustres légendes. Arrivé l’été dernier avec l’étiquette du « génie tactique » après ses prouesses au Bayer Leverkusen, Xabi Alonso n’aura pas tenu une saison complète sur le banc de la Casa Blanca. en effet, la défaite subie le dimanche en finale de la Supercoupe d’Espagne (2-3) contre le FC Barcelone a été l’affront de trop pour la direction madrilène.

 

Une rupture « d’un commun accord » aux airs de licenciement

C’est via un communiqué tombé en fin d’après-midi que le Real Madrid a officialisé la nouvelle. Si le club utilise la formule diplomatique du « commun accord », personne n’est dupe : la fin de mandat est immédiate. Le texte souligne néanmoins que Xabi Alonso restera une figure historique du club :

« Xabi Alonso aura toujours l’affection et l’admiration de tous les supporters madrilènes car il est une légende du Real Madrid et a toujours incarné les valeurs de notre club. Le Real Madrid restera toujours sa maison. »

Malgré ces mots chaleureux, le bilan sportif aura pesé plus lourd que l’aura de l’ancien milieu de terrain. Le manque de régularité en championnat et cette incapacité à remporter le premier trophée de l’année 2026 contre l’ennemi juré ont scellé son sort.

 

Le pari Arbeloa : la solution interne

Pour succéder à Alonso, le Real Madrid n’est pas allé chercher une star internationale du coaching. Fidèle à une stratégie déjà payante avec l’ère Zidane, le club a promu Alvaro Arbeloa. Jusqu’ici entraîneur de la Castilla (la réserve), Arbeloa connaît chaque recoin de Valdebebas et entretient également une relation privilégiée avec la direction.

Surnommé « El Capitán » par une partie des socios pour son tempérament de guerrier et son attachement viscéral au club, Arbeloa va devoir passer de la formation au management de stars planétaires en un temps record. Par ailleurs, sa mission est de stabiliser un vestiaire secoué par ce changement brutal et préparer les huitièmes de finale de la Ligue des Champions.

 

Une fin de saison sous haute tension

L’éviction de Xabi Alonso marque un tournant majeur dans la saison 2025-2026. En choisissant Arbeloa, Florentino Pérez mise sur l’électrochoc émotionnel. En plus, l’ancien défenseur, réputé pour son caractère affirmé, devra rapidement imposer sa patte tactique pour ne pas laisser le FC Barcelone s’échapper en Liga.

À Madrid, le temps ne s’arrête jamais. Dès aujourd’hui, Arbeloa dirigera sa première séance d’entraînement. Pour Xabi Alonso, le rêve madrilène s’achève brusquement, laissant un goût d’inachevé dans la capitale espagnole.

 

RDC-Togo : Félix Tshisekedi à Lomé pour la paix dans l’Est

Alors que l’est de la République démocratique du Congo reste embrasé par les combats entre l’armée régulière et les rebelles du M23, le président Félix Tshisekedi a choisi la voie diplomatique. Ce lundi 12 janvier 2026, il a atterri à Lomé, au Togo, pour une rencontre décisive avec Faure Gnassingbé. L’objectif : jeter les bases d’un sommet de la paix prévu dans cinq jours.

C’est une visite qui souligne l’urgence de la situation. Dans un climat de tensions extrêmes avec le Rwanda voisin, accusé par Kinshasa et plusieurs rapports de l’ONU de soutenir activement l’AFC/M23, le Chef de l’État congolais cherche des alliés stratégiques. Le choix de Lomé ne doit rien au hasard. Le président togolais, Faure Gnassingbé, s’est imposé comme un médiateur discret mais influent de l’Union africaine, capable de parler à toutes les parties au-delà des blocs régionaux traditionnels.

 

Un prélude au sommet du 17 janvier

Les deux dirigeants se sont enfermés pour une séance de travail intense centrée sur un objectif unique : « comment ramener une paix véritable dans l’Est ». D’ailleurs, cet entretien en tête-à-tête sert de rampe de lancement au sommet de haut niveau qui se tiendra dans la capitale togolaise le 17 janvier prochain.

Par ailleurs, ce futur sommet s’annonce comme celui de la vérité. En coulisses, la pression monte. Des émissaires angolais — l’Angola étant le médiateur principal du processus de Luanda — multiplient les navettes entre Kinshasa, Kigali et Lomé pour harmoniser les positions. L’enjeu est d’obtenir un cessez-le-feu crédible et, surtout, de traiter la question épineuse de la présence des forces rwandaises sur le sol congolais.

 

Un calendrier politique sous haute tension

Cette offensive diplomatique intervient alors que l’agenda politique congolais est particulièrement chargé en ce mois de janvier 2026. Outre les questions militaires, Kinshasa doit gérer des dossiers intérieurs brûlants :

  • La question du dialogue : des voix s’élèvent, parfois sous pression internationale, pour tenter d’intégrer l’AFC/M23 dans un cadre de dialogue, une option que Kinshasa a longtemps rejetée, qualifiant le mouvement de groupe terroriste.
  • Le volet judiciaire : Le 29 janvier sera une date clé avec l’examen de la condamnation de l’ancien président Joseph Kabila, un dossier qui cristallise les tensions politiques internes.

À Lomé, Félix Tshisekedi joue une carte maîtresse. Face à l’enlisement des processus de Nairobi et de Luanda, le « canal togolais » pourrait offrir une nouvelle bouffée d’oxygène à une région meurtrie par des décennies de conflit. Pour les millions de déplacés du Kivu, l’espoir d’un retour à la normale dépend désormais de la capacité des dirigeants africains à transformer ces discussions de salon en actes concrets sur le terrain.