Togo : près de 4 milliards de dollars recherchés pour 43 projets climatiques à la COP31

LOMÉ, 4 novembre 2026 — Le Togo arrivera à la COP31, qui se tiendra à Antalya du 9 au 20 novembre 2026, avec une demande claire : mobiliser 3,97 milliards de dollars pour financer 43 projets destinés à protéger son économie et ses populations des effets du dérèglement climatique. Le montant équivaut à environ 2 330 milliards de francs CFA.

Le ministère chargé du Changement climatique, dirigé par Komla Dodzi Kokoroko, a conçu ce portefeuille comme une feuille de route d’investissement plutôt que comme une banale liste de projets. Il regroupe des interventions dans l’agriculture, l’énergie, l’eau, la protection du littoral, la biodiversité et la prévention des catastrophes.

Un pays peu pollueur, très exposé

Le paradoxe togolais est frappant. Le pays représente une part infime des émissions mondiales de gaz à effet de serre — 0,02 % en 2019 selon le Fonds monétaire international — mais subit des chocs climatiques répétés qui menacent ses cultures, ses infrastructures et ses finances publiques.

Les inondations figurent parmi les risques les plus fréquents. Les sécheresses fragilisent une agriculture largement dépendante des pluies, tandis que l’érosion côtière avance parfois de 20 mètres par an. Or, le littoral concentre environ 42 % de la population et plus de 90 % des activités économiques formelles.

Cette exposition explique l’ampleur de la demande togolaise. Les besoins liés aux contributions déterminées au niveau national atteignent plus de 5,5 milliards de dollars pour la période 2020-2030, dont près des trois quarts restent à financer.

Une stratégie pour attirer les bailleurs

À Antalya, Lomé ne se contentera pas de présenter des projets isolés. Le gouvernement veut offrir aux partenaires techniques et financiers une vision cohérente de ses priorités, afin de réduire la dispersion des financements et d’accélérer la mise en œuvre.

Le portefeuille couvre notamment l’agriculture durable et la transformation agroalimentaire, la préservation des forêts et de la biodiversité, les énergies propres, la mobilité durable, l’eau et l’assainissement, ainsi que l’économie circulaire. Il inclut aussi des dispositifs de protection côtière, de réduction des risques et de renforcement de la transparence climatique.

Le ministère présente cette approche comme un pont entre les priorités nationales, les engagements internationaux du Togo et les financements disponibles. L’objectif consiste à rendre les projets plus lisibles, plus bancables et plus faciles à suivre pour les investisseurs.

Le défi du financement

La réussite de cette stratégie dépendra toutefois de la capacité du Togo à convertir ses propositions en engagements financiers. Dans un contexte où les promesses adressées aux pays en développement peinent souvent à se matérialiser, la concurrence pour les ressources climatiques demeure intense.

La Banque mondiale estime que la mise en œuvre de la contribution nationale du Togo nécessiterait environ 4,2 milliards de dollars d’appui international, la majorité de ce montant demeurant conditionnelle à un financement extérieur.

Pour Lomé, la COP31 représente donc bien plus qu’une conférence diplomatique. Elle constitue une occasion de défendre un argument limpide : un pays faiblement émetteur ne doit pas rester seul face à des risques climatiques qui pèsent directement sur sa croissance, sa sécurité alimentaire et son littoral.

Togo : Patrice Neveu s’emporte face à la presse avant l’Algérie

À deux semaines des affrontements décisifs face à l’Algérie dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027, l’équipe nationale du Togo traverse une crise interne particulièrement vive. Lors de la présentation officielle de sa liste de joueurs, ce mardi, le sélectionneur français des Éperviers, Patrice Neveu, a déclenché une polémique d’envergure en invectivant brutalement un journaliste en pleine conférence de presse. Cet incident verbal, marqué par des dérapages comportementaux, a ainsi transformé un rendez-vous sportif routinier en scandale national.

Une étincelle dans un climat sous tension

La tension est montée d’un cran lorsqu’un reporter a interrogé le technicien de 72 ans sur les objectifs de qualification continentale du Togo. Arrivé sur le banc des Éperviers en février dernier, l’ancien entraîneur du Gabon et de la Guinée a rejeté avec véhémence l’idée d’une obligation de résultat inscrite dans son contrat. Poing frappé sur la table et ton menaçant, le technicien s’est alors lancé dans un monologue agressif de plusieurs minutes, exigeant de son interlocuteur qu’il se lève devant l’assemblée. Patrice Neveu a soutenu que son mandat s’articulait prioritairement autour d’une reconstruction structurelle de l’effectif. Il a, dans le même temps, rejeté la pression des résultats immédiats tout en soulignant le fossé technique séparant la sélection togolaise des stars algériennes évoluant dans les grands championnats européens.

L’invective verbale et la dérive comportementale

L’altercation a franchi un seuil critique lorsque le sélectionneur a accusé ouvertement les médias locaux d’orchestrer une campagne de déstabilisation à l’approche de la double confrontation des 14 et 17 novembre. Refusant l’intervention des responsables de la communication de la Fédération togolaise de football (FTF), qui tentaient de rétablir le calme, Patrice Neveu a multiplié les attaques personnelles. La séquence a atteint son paroxysme lorsque le technicien a caricaturé son interlocuteur en imitant grossièrement un accent africain, suscitant une vive indignation parmi les professionnels présents. Comparant la situation aux mouvements de contestation sociale qui secouent la France, le sélectionneur a exigé une discipline absolue ainsi qu’un soutien sans réserve de la presse.

La réprobation unanime des organisations de presse

Les altercations verbales se sont poursuivies dans les couloirs à l’issue du rendez-vous médiatique, provoquant une riposte immédiate des syndicats de journalistes. L’organisation Journalistes pour les Droits de l’Homme (JDHO) a publié un communiqué officiel afin de condamner l’attitude de l’entraîneur français et de défendre l’indépendance de la presse nationale. L’association a rappelé que l’exercice du regard critique, le droit de poser des questions dérangeantes et la recherche de comptes rendus objectifs constituent le cœur de la mission d’information. Elle a également souligné avec fermeté qu’aucun acteur public ou responsable sportif ne peut exiger la soumission ou pratiquer l’intimidation à l’égard des reporters dans l’exercice de leurs fonctions.

L’intervention de la fédération pour éteindre l’incendie

Face à la gravité de la controverse et à l’indignation générale, l’instance dirigeante du football togolais a engagé une opération de désescalade en urgence. En fin de journée, le président de la FTF, le colonel Guy Akpovy, s’est exprimé publiquement aux côtés d’un Patrice Neveu resté silencieux. Le dirigeant fédéral a présenté les excuses officielles de l’institution à l’ensemble de la presse togolaise, réaffirmant la liberté des journalistes de poser toutes les questions qu’ils jugent nécessaires. Tout en lançant un appel au calme et à la cohésion nationale derrière les Éperviers avant l’affrontement contre la sélection algérienne, la fédération tente désormais d’éteindre une crise managériale qui fragilise considérablement l’autorité du sélectionneur.

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Togo : Akébou 2 évalue la mission de ses volontaires citoyens

AKÉBOU, 4 novembre 2026 — La commune d’Akébou 2 a évalué, mardi 3 novembre 2026, la mission accomplie par ses Volontaires d’Engagement Citoyen (VEC). La rencontre a réuni élus locaux, autorités traditionnelles, services techniques, comités de développement villageois et volontaires autour d’un même objectif : mesurer les effets concrets du volontariat sur le territoire.

Le dispositif VEC, piloté par l’Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT), mobilise des jeunes de 18 à 35 ans, notamment en situation de décrochage scolaire, pour des missions d’intérêt général d’une durée de six mois. Les volontaires participent à l’assainissement, à la sensibilisation communautaire, à l’entretien des espaces publics et à des actions de solidarité locale.

Commune d'Akébou 2
© Commune d'Akébou 2
Mesurer l’impact réel

Pendant la séance, les participants ont passé en revue les activités menées, examiné les résultats obtenus et identifié les obstacles qui ont ralenti certaines interventions. Cette méthode vise moins à célébrer une fin de mission qu’à produire des enseignements utilisables pour les prochaines phases.

Les échanges ont également permis d’esquisser les priorités de l’année suivante. Les responsables locaux entendent mieux cibler les besoins des quartiers et villages, renforcer la coordination avec les comités de développement et améliorer la visibilité des actions réalisées.

Le maire, son adjoint, le secrétaire général de la commune, le représentant du régent du canton de Kamina ainsi que les chefs de service ont pris part aux discussions. Leur présence traduit l’importance que les autorités accordent à l’intégration du volontariat dans la planification du développement local.

Commune d'Akébou 2
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Un levier pour les jeunes

Par ailleurs, le programme poursuit une ambition sociale plus large : offrir à des jeunes peu ou pas scolarisés une expérience citoyenne, un réseau local et une première étape vers l’insertion professionnelle. L’ANVT présente le VEC comme un instrument d’inclusion, de solidarité et d’engagement civique.

Depuis son lancement en 2015, le programme a mobilisé des dizaines de milliers de volontaires à travers le pays. L’État togolais indique que plus de 80 000 nationaux ont été engagés dans ses différents dispositifs de volontariat depuis 2011, dont le VEC, le volontariat national de compétences, le volontariat senior et le volontariat international de réciprocité.

Dans les communes, les VEC contribuent notamment au curage des caniveaux, à la lutte contre les dépotoirs sauvages, à l’aménagement d’espaces publics et à la sensibilisation des ménages aux gestes d’hygiène et d’assainissement.

Préparer la suite

La commune d’Akébou 2 a exprimé sa reconnaissance aux volontaires pour leur disponibilité et leur engagement. Elle souhaite désormais transformer ce bilan en un plan d’action plus précis, afin que les prochaines missions répondent davantage aux priorités exprimées par les communautés.

L’enjeu consiste à éviter que l’évaluation reste une formalité administrative. En associant les autorités municipales, les structures déconcentrées et les représentants villageois, Akébou 2 cherche à faire du volontariat un véritable outil de développement, et non une activité sporadique.

Pour les jeunes volontaires, la fin de mission ouvre une nouvelle étape : celle de valoriser les compétences acquises, de maintenir le lien avec leur communauté et de saisir les opportunités d’emploi ou de formation que l’expérience peut faire émerger.

Dapaong : premières maisons de transit pour les victimes de violences basées sur le genre

DAPAONG, 4 novembre 2026 — Dans la région septentrionale des Savanes, deux nouvelles maisons de transit ont ouvert leurs portes aux femmes et aux filles fuyant les violences basées sur le genre. Inaugurées mardi 3 novembre 2026 à Dapaong, elles constituent les premières structures de ce type au Togo et marquent une avancée notable dans la protection des survivantes.

Le dispositif, porté par le Réseau des Femmes pour le Développement (REFED), bénéficie de l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et de l’organisation allemande TogoVerein. Il comprend également un bloc administratif et un forage destinés à soutenir le fonctionnement du site et à améliorer les conditions d’hygiène.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes
Un abri, puis un chemin de reconstruction

Ces maisons ne se limitent pas à procurer un hébergement temporaire. Elles doivent offrir un accompagnement psychologique et social, faciliter l’orientation vers les services essentiels et préparer les bénéficiaires à une réinsertion durable. L’objectif affiché est de permettre à chaque survivante de retrouver progressivement sécurité, autonomie et capacité d’agir.

L’UNFPA défend précisément cette approche centrée sur la survivante, qui associe soins de santé, services sociaux et appui juridique dans les contextes humanitaires comme dans les situations de développement. Au Togo, l’accès à de tels services demeure toutefois inégal : le pays ne disposait auparavant que d’un centre de soins holistiques et d’un nombre limité de centres de proximité.

La cérémonie d’inauguration a réuni la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Martine Moni Sankaredja, le gouverneur des Savanes, Affoh Atcha-Dédji, ainsi que la représentante résidente de l’UNFPA au Togo, Elise Kakam. De nombreuses femmes venues des préfectures de la région ont également pris part à l’événement.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes
Une réponse à un besoin urgent

Le choix de Dapaong répond aux vulnérabilités particulières de la région des Savanes, frontalière et exposée aux effets de l’insécurité régionale. Les autorités y ont intégré la protection des femmes dans le Programme d’urgence régional, tandis qu’un centre de prise en charge globale accueille déjà quotidiennement plusieurs dizaines de victimes.

Pour la ministre Sankaredja, l’enjeu dépasse la construction de bâtiments. Elle a décrit l’initiative comme la traduction d’une vision de société où chaque victime trouve protection, écoute, accompagnement et espoir. Le gouverneur Atcha-Dédji a salué l’implantation du projet dans les Savanes et remercié les partenaires qui l’ont rendu possible.

Les maisons de transit pourraient donc devenir un maillon décisif d’une chaîne de protection encore fragile. Elles offrent un espace immédiat lorsque le domicile devient dangereux, avant une prise en charge médicale, juridique ou économique plus complète.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes
Vers une protection durable

L’initiative s’inscrit dans un effort plus large mené avec les Nations Unies et la coopération allemande. À Dapaong, un centre intégré offre déjà aux survivantes un accès gratuit à des soins médicaux, à une écoute psychologique, à une assistance juridique et à des mécanismes d’orientation sécurisée.

Reste désormais à garantir la pérennité du financement, la formation du personnel et la coordination entre les services de santé, de justice et d’action sociale. Sans ces conditions, un refuge peut accueillir, mais peine à transformer durablement le parcours des femmes qu’il protège.

Pour les habitantes des Savanes, l’ouverture de ces structures envoie néanmoins un message symbolique : la violence ne doit plus rester un silence familial, et chercher de l’aide doit devenir un droit accessible, sûr et digne.

Togo-Japon : l’ambassade s’installe à Itabashi pour un nouveau cap

La représentation diplomatique du Togo au Japon entame un chapitre inédit de son implantation à Tokyo. Après douze années d’ancrage dans l’arrondissement de Meguro, l’ambassade togolaise a transféré, le lundi 2 novembre 2026, sa chancellerie ainsi que sa résidence officielle vers le district d’Itabashi. Ce redéploiement géographique s’accompagne d’une volonté affichée d’approfondir la coopération décentralisée, en plaçant les échanges éducatifs et artistiques au cœur du partenariat bilatéral.

Un ancrage territorial renouvelé au cœur de la capitale japonaise

Dès l’ouverture officielle des nouveaux locaux, le chargé d’affaires par intérim et chef de mission du Togo au Japon, D. E. Kekeli Mouvy, a effectué une visite officielle à la mairie d’Itabashi. Le maire de l’arrondissement, Takeshi Sakamoto, a accueilli chaleureusement la mission diplomatique, exprimant l’enthousiasme des institutions locales et des riverains face à cette installation. Les deux responsables ont, par ailleurs, immédiatement identifié des synergies concrètes afin de transformer ce voisinage institutionnel en un vecteur de rapprochement humain et culturel durable entre Lomé et Tokyo.

Ambassade du Togo au Japon
© Ambassade du Togo au Japon
Rencontre diplomatique entre le chargé d’affaires du Togo et le maire d’Itabashi à Tokyo

La littérature enfantine comme passerelle intercontinentale

Les échanges se sont rapidement concentrés sur une spécificité culturelle majeure d’Itabashi, reconnue à l’échelle nationale comme la « ville des livres d’images ». S’appuyant sur ce positionnement singulier, le chef de mission togolais et l’édile japonais ont esquissé un projet novateur axé sur la littérature jeunesse. Cette initiative ambitionne en effet de promouvoir les auteurs et illustrateurs togolais auprès du public nippon, tout en créant un cadre de résidence et de création partagé avec leurs homologues japonais. Ainsi, ce pont culturel vise à stimuler la découverte mutuelle dès le plus jeune âge.

Ambassade du Togo au Japon
© Ambassade du Togo au Japon
Une cérémonie solennelle pour sceller le partenariat diplomatique

Enfin, ce redéploiement logistique et stratégique franchira une étape symbolique décisive le vendredi 6 novembre 2026. L’ambassade organisera la cérémonie officielle de levée des couleurs nationales dans ses nouvelles installations d’Itabashi, en présence des autorités municipales et du corps diplomatique. Cet événement concrétisera la présence active du Togo au sein de son nouveau quartier d’accueil et posera les bases d’une diplomatie d’influence moderne et de proximité.

Golfe 5 lance une opération de désencombrement à Lomé

La Commune de Golfe 5 a lancé, ce lundi 2 novembre 2026, une opération spéciale de désencombrement sur le boulevard du 30 août. Cette initiative s’inscrit dans la décision du gouvernement d’assainir les axes prioritaires du Grand Lomé et de restaurer la fluidité de la circulation.

Pendant près de trois semaines, les autorités municipales entendront faire respecter l’interdiction d’occuper les emprises publiques par des activités commerciales, des dépôts de matériaux ou des installations provisoires. L’opération se poursuivra jusqu’au 20 novembre 2026.

Mairie d'Aflao Gakli Officiel
© Mairie d'Aflao Gakli Officiel
Des axes enfin dégagés

Le maire de Golfe 5, Kossi Agbenyega Aboka, a placé l’action sous le signe de l’esthétique urbaine et de l’intérêt général. Selon lui, l’image d’une ville se construit d’abord à travers la propreté de ses voies, la liberté de circulation et le respect des espaces publics.

« Lorsqu’on entre dans une ville, ce qui frappe immédiatement à l’œil, c’est la beauté de cette ville », a déclaré l’élu. Il a également affirmé que la recherche de recettes ne devait pas compromettre l’aménagement et la salubrité des espaces communs.

Cette position traduit une volonté de rééquilibrer les priorités municipales. La commune entend désormais faire prévaloir l’ordre public, la sécurité des usagers et la qualité du cadre de vie sur les occupations anarchiques des trottoirs et des voies de circulation.

Mairie d'Aflao Gakli Officiel
© Mairie d'Aflao Gakli Officiel
Une brigade sur le terrain

Pour encadrer l’opération, la mairie a constitué une brigade de veille dédiée à la propreté des axes prioritaires. Elle est dirigée par Koubalo Badjamla, troisième adjoint au maire, et réunit des élus locaux, le secrétaire général de la commune, des agents municipaux, un représentant des comités de développement à la base ainsi que deux membres des forces de défense et de sécurité. Avant leur déploiement, les membres de la brigade ont participé à une réunion de coordination à l’annexe de la mairie, à Djidjolé. Cette étape a permis de préciser les missions, les zones concernées et les modalités d’intervention sur le terrain.

La brigade surveillera notamment le respect de l’interdiction d’installer des marchandises, des conteneurs et des baraques sur les emprises publiques. Elle contrôlera également la vente de boissons, le commerce d’essence frelatée, le dépôt de graviers ou de sable sur les trottoirs, ainsi que l’installation de vulcanisateurs.

Mairie d'Aflao Gakli Officiel
© Mairie d'Aflao Gakli Officiel
Un cadre de vie à préserver

L’opération vise à rendre les axes prioritaires plus accessibles aux piétons, aux véhicules et aux services d’urgence. En libérant les trottoirs et les voies, la commune espère réduire les gênes de circulation et prévenir les risques liés aux dépôts sauvages de matériaux.

Au-delà du désencombrement, l’enjeu consiste à installer une discipline durable dans l’usage des espaces publics. Les autorités municipales souhaitent que commerçants, artisans ainsi que  riverains adoptent des pratiques respectueuses des règles d’urbanisme et de salubrité.

À l’issue de cette campagne, Golfe 5 entend disposer d’axes plus propres, plus sûrs et mieux adaptés aux besoins des habitants. La réussite de l’opération dépendra toutefois de la coopération des usagers et de la constance des contrôles menés par la brigade municipale.

Jesús de Miguel meurt à 30 ans après un choc survenu en plein match

Le football espagnol pleure Jesús de Miguel, attaquant du CD Tenerife, décédé ce 3 novembre 2026 à l’âge de 30 ans des suites d’une collision violente avec le gardien d’Andorre Jesús Owono lundi 2 novembre 2026  soir lors d’un match de  deuxième division espagnole entre le CD Tenerife et le FC Andorre. Son club a annoncé son décès, survenu à l’hôpital quelques heures après l’incident.

L’attaquant avait été percuté, dans le temps additionnel de la rencontre entre Tenerife et le FC Andorra, alors que les deux équipes étaient à égalité, 2-2. L’arbitre avait expulsé Owono avant d’interrompre définitivement la partie.

Une fin de match devenue tragique

L’accident s’est produit près du rond central, alors que De Miguel poursuivait un long ballon aérien. Owono, sorti loin de sa surface, a tenté de dégager la sphère ; son genou a frappé l’attaquant à la poitrine, le faisant s’effondrer sur la pelouse.

Les soigneurs ont immédiatement pris en charge le joueur, resté immobile devant ses coéquipiers et les joueurs d’Andorre, visiblement bouleversés. Selon plusieurs médias espagnols, De Miguel a souffert d’un arrêt cardiaque pendant son transfert vers l’hôpital, où les secouristes ont tenté de le réanimer.

Transporté d’urgence depuis le stade Heliodoro Rodríguez López, l’attaquant avait d’abord été décrit dans un état « stable mais grave ». Son état s’est ensuite brutalement dégradé mardi matin ; le CD Tenerife a annoncé son décès à 8 heures, heure locale.

Le club et le football rendent hommage

Dans un communiqué empreint de douleur, Tenerife a salué la mémoire de son joueur et exprimé sa solidarité envers sa famille, ses proches et les supporters de l’île. Le club a également demandé le respect de la vie privée des proches du défunt.

Le FC Andorra a présenté ses condoléances à la famille de De Miguel, à ses coéquipiers et à l’ensemble du club. Gerard Piqué, ancien défenseur du FC Barcelone et copropriétaire d’Andorra, a rendu hommage à l’attaquant sur les réseaux sociaux.

Les réactions ont dépassé le cadre des deux clubs. Le président de la Liga, Javier Tebas, a évoqué une « perte irréparable », tandis que Kylian Mbappé a confié son immense tristesse. L’ancien club de De Miguel, Castellón, a également salué un joueur dont le départ brutal laisse ses proches et ses anciens coéquipiers sous le choc.

L’équipe première du Real Madrid a observé une minute de silence avant son entraînement mardi matin, signe de l’émotion provoquée dans tout le football espagnol.

Un buteur discret devenu incontournable

Né à Madrid, Jesús de Miguel Alameda avait commencé sa carrière professionnelle au CD Leganés en 2015. Il a ensuite multiplié les expériences dans le football espagnol, passant notamment par Fuenlabrada, Lugo, Unión Adarve, Navalcarnero et Unionistas.

Son passage à Castellón, à partir de 2023, a marqué un tournant. Auteur de 16 buts, il avait contribué à la montée du club en deuxième division, avant de signer à Tenerife en 2025 pour un contrat de trois ans.

Sous les couleurs de Tenerife, il avait inscrit 11 buts en 29 apparitions, s’imposant comme un attaquant efficace et précieux pour une équipe de Liga 2. Jesús de Miguel laisse derrière lui sa fille, Carla de Miguel Fernández, née en 2025.

Une mort qui relance les questions de sécurité

Au-delà du deuil, cette tragédie rappelle la vulnérabilité des joueurs face aux chocs violents, même dans des rencontres de second rang. Les protocoles d’urgence, la rapidité des secours et la qualité de la prise en charge hospitalière seront sans doute au cœur des prochains débats dans le football espagnol.

Pour Tenerife, la perte dépasse le sportif : le club perd un buteur apprécié, une figure discrète du vestiaire et un père jeune. Pour le football espagnol, la journée du 3 novembre restera associée au silence qui a suivi l’annonce de sa mort.

À l’OIT, Gilbert Houngbo brigue un second mandat face à deux concurrents

Le Conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail élira, le 16 novembre, son prochain directeur général pour la période 2027-2032. Gilbert Houngbo, Togolais et premier Africain à diriger l’institution, sollicite un second mandat. Il affronte la ministre espagnole du Travail, Yolanda Díaz Pérez, et l’ancien chef de la diplomatie péruvienne, Xavier González-Olaechea.

Les trois candidats passeront devant les membres du Conseil le 9 novembre, lors d’auditions destinées à présenter leurs visions et leurs priorités. Le vote, organisé à bulletin secret, interviendra une semaine plus tard. Le vainqueur prendra ses fonctions le 1er octobre 2027 pour un mandat de cinq ans.

Le Conseil d’administration entre dans la bataille

La désignation obéit à une architecture singulière. Le Conseil d’administration réunit 56 membres titulaires : 28 représentent les gouvernements, 14 les employeurs et 14 les travailleurs. Cette répartition tripartite structure l’ensemble de l’OIT et donne aux partenaires sociaux un poids direct dans le choix de son dirigeant.

Pour Gilbert Houngbo, la reconduction représenterait son dernier mandat. En effet, les textes de l’organisation limitent à deux le nombre de mandats qu’un directeur général peut exercer. Son élection en mars 2022, puis son entrée en fonction en octobre de la même année, avaient marqué une étape historique : jamais un Africain n’avait auparavant dirigé l’institution créée en 1919.

Gilbert Houngbo, un parcours forgé dans les institutions internationales

Né au Togo en 1961, Gilbert Fossoun Houngbo a bâti une carrière internationale avant de revenir à la tête de l’OIT. Il a travaillé au Programme des Nations unies pour le développement de 1996 à 2008, où il a occupé plusieurs responsabilités de haut niveau.

Il a ensuite dirigé le gouvernement togolais de 2008 à 2012, avant de rejoindre l’OIT comme directeur général adjoint entre 2013 et 2017. Puis, à la tête du Fonds international de développement agricole de 2017 à 2022, il a renforcé son expérience des institutions multilatérales et des questions de développement.

Une succession ouverte malgré l’avantage du sortant

Le candidat sortant met en avant les réformes engagées depuis son arrivée. Il cite notamment la modernisation du système de contrôle de l’application des normes du travail et la gestion d’une organisation confrontée à une baisse des financements internationaux. S’il est reconduit, il promet de renforcer la capacité de réaction de l’OIT et de mieux tenir compte des réalités régionales.

Sa candidature bénéficie du soutien officiel de Lomé et de plusieurs organisations syndicales africaines. Toutefois, la compétition reste ouverte. Yolanda Díaz Pérez, ministre du Travail de l’Espagne, apporte une expérience gouvernementale européenne et une proximité avec les débats sur l’emploi. Xavier González-Olaechea, ancien ministre péruvien des Affaires étrangères, a rejoint la course tardivement, mais représente une alternative diplomatique et régionale.

L’enjeu dépasse la personne du futur dirigeant. À une époque marquée par les mutations du travail, les tensions sociales et le recul de certains financements multilatéraux, les 56 membres du Conseil devront choisir la trajectoire qu’ils souhaitent donner à une organisation au cœur des débats sur l’emploi, les droits sociaux et la justice du travail.

Golfe 2 : la commune adopte un budget 2027 de près de 1,44 milliard FCFA

Le Conseil municipal de la Commune du Golfe 2 a adopté, le vendredi 30 octobre 2026, le budget primitif de l’exercice 2027. Le document, validé à l’issue de la quatrième session ordinaire de l’année, s’équilibre à 1 439 981 055 francs CFA.

Réparties sur dix séances, les discussions ont permis aux élus d’examiner les recettes attendues et les dépenses autorisées pour l’année prochaine. Le budget fixe ainsi le cadre financier dans lequel la commune conduira ses actions, tout en traduisant les priorités affichées par l’équipe municipale.

Commune du Golfe 2 - Bè Centre
© Commune du Golfe 2 - Bè Centre
Fonctionnement et investissement

Les dépenses de fonctionnement représentent l’essentiel des engagements prévus, avec 1 113 259 314 francs CFA. Cette enveloppe couvre notamment les charges courantes de l’administration municipale, le maintien des services publics et les dépenses nécessaires au quotidien de la commune.

L’investissement mobilise pour sa part 326 721 741 francs CFA. Ce volet vise à financer les projets de développement, les équipements et les travaux destinés à améliorer les infrastructures et les conditions de vie des habitants. La répartition entre fonctionnement et investissement montre toutefois que la commune consacre encore la majeure partie de ses moyens à son fonctionnement.

Une trajectoire budgétaire en baisse

Le budget primitif 2027 enregistre une baisse sensible par rapport à celui de 2026. Cette évolution invite la municipalité à ajuster ses ambitions aux ressources réellement disponibles, dans un contexte où les collectivités locales doivent concilier besoins sociaux croissants et contraintes financières.

Le maire, Koffi Gbekandé Kpadé, a appelé les services municipaux à préserver l’équilibre entre recettes et dépenses. « Les recettes doivent égaler les dépenses », a-t-il rappelé, insistant sur la discipline budgétaire comme condition d’une gestion durable. Cette exigence vise à éviter les déficits et à garantir la capacité de la commune à honorer ses engagements.

Commune du Golfe 2 - Bè Centre
© Commune du Golfe 2 - Bè Centre
Des priorités à traduire en actions

L’adoption du budget primitif constitue une étape décisive, mais elle n’ouvre pas encore la voie à l’exécution des projets. La commune devra désormais mobiliser ses recettes, programmer ses dépenses et suivre rigoureusement la réalisation des investissements prévus.

Pour les habitants du Golfe 2, l’enjeu consistera à voir ces arbitrages se concrétiser sur le terrain : entretien des voiries, gestion des espaces publics, services de proximité et projets d’équipement. La baisse du budget pourrait limiter certaines ambitions, mais elle impose également une sélection plus rigoureuse des priorités.

En adoptant ce document, le Conseil municipal affirme vouloir conduire une gestion plus maîtrisée des finances locales. La capacité de la commune à respecter cet équilibre, tout en finançant des projets visibles pour la population, constituera le principal test de l’exercice 2027.

Togo : un projet haut de gamme pour transformer le littoral libéré

Le gouvernement togolais a dévoilé, le dimanche 1er novembre, les grandes orientations de l’aménagement des espaces côtiers libérés depuis un peu plus de deux mois. Le projet prévoit notamment des immeubles résidentiels haut de gamme, des locaux commerciaux, un centre de conférences et un parc de jeux pour enfants.

Le ministre délégué chargé du Développement local, Joseph Gomado, a présenté cette vision lors d’une émission diffusée sur la Télévision nationale togolaise. Selon lui, les terrains récupérés accueilleront un aménagement moderne, pensé comme un pôle d’attraction pour les habitants comme pour les visiteurs.

Une reconquête des espaces côtiers

L’État envisage de combiner constructions, espaces de loisirs et aménagements paysagers. L’objectif consiste à créer un environnement agréable, structuré et accessible, tout en préservant l’identité balnéaire du littoral. Le ministre a insisté sur la place centrale du paysage dans le projet : les espaces verts, les circulations et les équipements publics devraient rythmer la nouvelle configuration du site.

Cette réorganisation marque ainsi un tournant pour une zone longtemps occupée par des restaurants, des bars, des hangars et diverses installations. Ces activités, parfois établies sans autorisation, avaient progressivement réduit l’accès du public à la plage et compliqué la gestion de la salubrité et de la sécurité sur le domaine public maritime.

Plus d’un an de préparation en amont

La libération du littoral n’est pas survenue brutalement. Les autorités affirment avoir mené, pendant plus d’un an, des actions de sensibilisation et des concertations avec les occupants concernés. Cette phase visait à expliquer les règles applicables au domaine public maritime et à préparer la transition vers un usage plus encadré des espaces côtiers.

Pour l’exécutif, l’enjeu dépasse la simple récupération foncière. Il s’agit, en effet, de réaffirmer que les plages et le littoral constituent un bien collectif, soumis à des règles précises d’occupation, d’aménagement et d’exploitation. « L’occupation du littoral et des plages au Togo n’est pas laissée au bon vouloir de chacun », a rappelé Joseph Gomado, soulignant que les textes en vigueur définissent les conditions d’utilisation de ces zones.

Le littoral entre attractivité et préservation

Le projet s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation du littoral togolais. En attirant des investissements résidentiels, commerciaux et événementiels, les autorités espèrent renforcer l’attractivité économique de la zone. Le centre de conférences et les espaces commerciaux pourraient notamment soutenir le tourisme d’affaires et créer des activités autour du site.

Toutefois, la réussite de l’opération dépendra aussi de la capacité de l’État à concilier développement urbain et protection environnementale. L’érosion côtière, la gestion des déchets, l’accès équitable des populations à la plage et la préservation des écosystèmes demeurent des défis majeurs pour tout aménagement en bord de mer.

Enfin, le gouvernement affirme vouloir imposer un cadre clair aux futures activités économiques et de loisirs. Les promoteurs, commerçants et gestionnaires d’équipements devront désormais respecter les exigences réglementaires et environnementales applicables au domaine public maritime. Reste à connaître le calendrier précis des travaux, le financement du projet et les mesures d’accompagnement prévues pour les anciens occupants du littoral.