La municipalité des Lacs 1 a dévoilé le bilan financier complet de l’exercice 2025 devant les habitants du canton de Nlessi. À cette occasion, les responsables communaux ont présenté l’ensemble des données budgétaires, des réalisations achevées ainsi que des chantiers en cours, réaffirmant leur engagement en faveur d’une gestion publique transparente.
Un investissement de plus de 112 millions FCFA malgré un déficit budgétaire
L’administration locale a clôturé l’exercice 2025 avec un déficit de 9 535 263 FCFA. Malgré cette situation, les autorités ont mobilisé 112 768 279 FCFA pour le financement direct de onze infrastructures majeures.
Ces ressources ont notamment permis l’installation de latrines publiques, le déploiement de l’éclairage urbain ainsi que la réhabilitation complète de la bibliothèque municipale. La mairie a également acquis des équipements sportifs et du matériel d’assainissement afin de renforcer les capacités d’action des comités locaux de développement.
Par ailleurs, six nouveaux projets d’envergure mobilisent actuellement les équipes techniques. Il s’agit notamment de la construction de la gare routière de Yessouvito, de l’édification de la Maison de la femme et de l’achèvement du nouveau commissariat de police.
Au cours des douze derniers mois, les services municipaux ont délivré 4 535 actes d’état civil aux populations. Sur les plans sanitaire et environnemental, la mairie a éliminé 31 dépôts sauvages d’ordures et procédé au curage de deux kilomètres de caniveaux.
Dans le même temps, le service de contrôle technique municipal a inspecté 1 350 véhicules. L’action économique de la commune a également contribué à dynamiser le tissu local en soutenant 15 coopératives et en favorisant la création de 92 emplois directs et indirects sur le territoire.
L’adjoint au maire, Kangni Agossou Kouevi, a conduit les échanges au palais royal de Nlessi. Les élus ont répondu aux différentes préoccupations exprimées par les participants concernant l’utilisation des ressources publiques.
Dans une démarche de proximité et de transparence, la municipalité entend étendre cet exercice de reddition de comptes à l’ensemble des cantons. La campagne d’information se poursuivra ainsi dès mercredi dans le canton de Glidji, avant de s’achever vendredi devant les populations de Lolan.
À travers cette démarche de reddition de comptes, la municipalité des Lacs 1 entend renforcer le dialogue avec les citoyens tout en poursuivant ses efforts en matière de gouvernance locale et de développement communautaire.
Les relations diplomatiques entre le Togo et l’Union européenne entrent dans une nouvelle phase. Désigné par le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) le 18 septembre 2026, Alessio Cappellani a officiellement entamé son processus d’accréditation en remettant, ce 20 octobre 2026, les copies figurées de ses lettres de créance au ministère togolais des Affaires étrangères.
Une étape protocolaire clé vers la prise de fonctions
La cérémonie s’est déroulée dans les locaux du département ministériel, où le secrétaire général, Afognon Kouakou Sedaminou, a reçu ces documents au nom du ministre des Affaires étrangères, le professeur Robert Dussey. Cette démarche s’inscrit également dans la procédure diplomatique qui précède la présentation officielle des lettres de créance au président de la République. Elle prépare ainsi l’entrée en fonction effective du nouveau représentant de l’Union européenne auprès des autorités togolaises.
Par ailleurs, les échanges se sont déroulés dans un climat de cordialité et de respect mutuel. Les deux personnalités ont salué la qualité des relations entre Lomé et Bruxelles et réaffirmé leur volonté commune de consolider ce partenariat.
Le nouveau chef de la délégation européenne apporte une solide expérience acquise au sein des institutions de l’Union européenne. Avant sa désignation au Togo, Alessio Cappellani occupait les fonctions de chef de division chargé du Levant au sein du SEAE, ce qui l’a placé au cœur des dynamiques diplomatiques du Moyen-Orient.
Son parcours international comprend également un mandat de chef adjoint de la délégation de l’Union européenne au Maroc. À ce poste, il a activement contribué au renforcement du dialogue politique et de la coopération institutionnelle. Cette expertise s’est notamment illustrée en novembre 2018, lorsqu’il intervenait en qualité de ministre-conseiller adjoint de l’ambassadeur de l’Union européenne lors d’une conférence consacrée à un programme de coopération dans le secteur de la justice.
À la tête de la représentation européenne, Alessio Cappellani aura pour mission de coordonner les interventions de l’institution et d’entretenir le dialogue avec les autorités nationales. D’ailleurs, la coopération entre le Togo et l’Union européenne couvre un large éventail de secteurs stratégiques :
Développement économique et emploi : soutien aux petites entreprises pour faciliter l’accès au financement, promotion de l’entrepreneuriat et développement des activités productives ;
Infrastructures et transition énergétique : accompagnement des projets d’électrification, de connectivité et de modernisation des infrastructures ;
Agriculture durable et inclusion sociale : initiatives visant à améliorer les conditions de vie des populations, gestion durable des ressources naturelles et renforcement des capacités locales ;
Gouvernance et appui institutionnel : poursuite des programmes conjoints destinés à consolider l’État de droit et à promouvoir un développement inclusif.
Cette nouvelle séquence diplomatique confirme ainsi la solidité des relations entre le Togo et l’Union européenne, portées par une volonté commune de dialogue et de mise en œuvre de programmes de coopération tournés vers l’avenir.
Le District autonome du Grand Lomé (DAGL) conduira, du 2 au 20 novembre 2026, une nouvelle opération de libération des routes bitumées et pavées. À cette occasion, les autorités cibleront les installations établies sans autorisation sur les emprises publiques, notamment les étals, les kiosques, les garages et les ateliers de réparation.
Des activités installées sur la voie publique
L’opération concerne les commerçants et les artisans qui occupent les abords immédiats des routes. Plus précisément, les autorités visent les petits étals, les kiosques installés en bordure des voies, ainsi que les garages et les espaces de mécanique aménagés sur le domaine public.
Le DAGL justifie cette initiative par la nécessité de fluidifier le trafic, de protéger les piétons et de réduire les risques d’accident. Selon les services du district, ces occupations entravent la circulation et limitent l’accessibilité des axes urbains. Toutefois, cette décision affecte directement les populations qui exercent leurs activités commerciales ou artisanales en bordure des routes.
Un choc économique pour les petits métiers
Pour les commerçants et les artisans concernés, cette opération représente un risque immédiat de perte de revenus. En effet, la disparition d’un étal, d’un kiosque ou d’un atelier peut interrompre une activité quotidienne, réduire l’accès à la clientèle et fragiliser l’équilibre financier d’un ménage.
Dans ces conditions, les travailleurs indépendants devront rechercher de nouveaux emplacements, parfois plus éloignés des axes passants ou plus coûteux. Sans accompagnement adapté, cette mesure risque ainsi d’accentuer la précarité des personnes qui tirent l’essentiel de leurs ressources du commerce de proximité et des petits services de réparation.
Cette dimension humaine renforce la nécessité d’un accompagnement social et économique parallèle à l’opération de désencombrement. Les autorités doivent notamment envisager des espaces de vente réglementés, des facilités d’installation ou des dispositifs d’information, afin de préserver à la fois l’ordre public et les moyens de subsistance des populations concernées.
Un phénomène qui résiste
Malgré les précédentes campagnes de déguerpissement, les installations ont tendance à réapparaître sur les voies déjà libérées. Le district constate ainsi une recrudescence des occupations anarchiques dans plusieurs communes du Grand Lomé, en dépit des opérations menées au cours des dernières années.
Cette persistance révèle un défi qui dépasse le simple retrait des structures installées sur le domaine public. Elle soulève notamment la question de la capacité des autorités à garantir durablement la liberté de circulation, tout en tenant compte de la situation des personnes dont les revenus dépendent d’activités de proximité.
Prévenir plutôt que déplacer
Face à cette situation, la réussite de l’opération dépendra largement de la sensibilisation des populations concernées. Les autorités gagneraient donc à expliquer clairement les règles d’occupation du domaine public, les sanctions encourues et les solutions alternatives accessibles aux commerçants et aux artisans.
Par ailleurs, une communication régulière, fondée sur le dialogue avec les associations professionnelles, pourrait favoriser le départ volontaire des occupants et limiter les tensions. En 2026, le DAGL avait déjà accordé plusieurs reports afin de leur permettre de quitter les lieux sans contrainte, avant d’écarter toute indemnisation pour les installations établies illégalement.
Au-delà du 20 novembre, l’enjeu principal résidera dans le contrôle continu des emprises publiques. Le Grand Lomé devra ainsi conjuguer l’application rigoureuse de la réglementation, l’information des usagers et la recherche de solutions adaptées pour éviter la réapparition des mêmes occupations sur les axes déjà dégagés.
Un violent incendie a frappé le quartier de Tokoin Ramco, à Lomé, dans la soirée du lundi 19 octobre 2026. Les flammes ont détruit une portion substantielle d’un bar situé sur l’avenue de la Libération, avant de se propager à plusieurs commerces voisins, près de la pharmacie Agbegnigan.
Une mobilisation immédiate
Le sinistre s’est déclaré peu après 20 heures et a rapidement semé la panique dans ce secteur commerçant de la capitale togolaise. Des riverains et des jeunes du quartier ont accouru pour tenter de contenir le feu et mettre à l’abri certains meubles et équipements.
Les sapeurs-pompiers sont ensuite intervenus et ont maîtrisé le brasier. Aucune victime n’a été signalée, mais les dégâts matériels restent importants, selon les informations disponibles.
Des commerçants sous le choc
L’incendie a profondément bouleversé les commerçantes présentes sur les lieux. Aïcha Kolor, qui exploite une boutique faisant également office de restaurant, a été victime d’un malaise après avoir assisté à la destruction de son espace de travail.
Pour plusieurs exploitants, ces commerces constituent la principale source de revenus. La perte des marchandises, du mobilier et des équipements compromet donc directement la poursuite de leurs activités, ainsi que celles de leurs employés.
Les installations électriques défaillantes en question
Une coupure d’électricité survenue au moment des faits alimente l’hypothèse d’un court-circuit, sans qu’aucune confirmation officielle n’ait été communiquée à ce stade. La gendarmerie a sécurisé le périmètre et poursuit les vérifications nécessaires pour déterminer l’origine exacte de l’incendie et évaluer le montant des pertes.
Cet incident survient dans un contexte marqué par les préoccupations des autorités togolaises concernant les branchements anarchiques et les installations électriques non conformes. Après l’incendie du marché d’Agoè-Assiyéyé, les enquêteurs avaient attribué le sinistre à un court-circuit lié à un compteur de fortune et à des câblages réalisés sans respect des normes de sécurité.
À Lomé, les « réseaux à toile d’araignée », constitués de câbles non autorisés, surchargés et tendus entre les habitations, accroissent les risques d’incendie et d’électrocution, tout en fragilisant la distribution d’électricité. Le gouvernement a lancé le projet PEREL afin de remplacer ces installations par des infrastructures normalisées dans le Grand Lomé.
Des contrôles désormais exigés
Les autorités ont renforcé les contrôles techniques des installations électriques domestiques, commerciales et industrielles. Les inspections portent notamment sur la qualité des câbles, les disjoncteurs, les prises, la mise à la terre et la conformité générale des raccordements.
Pour les commerçants de Tokoin Ramco, l’enjeu dépasse désormais la simple remise en état des locaux. Il concerne également la sécurisation des activités, la prévention des sinistres et la fiabilité des moyens d’alerte, alors que des témoins ont déploré des difficultés à joindre les sapeurs-pompiers au 118.
Face au défi mondial de la transition écologique, le gouvernement togolais déploie un programme structurant d’envergure. Porté par le ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, le Pacte national énergie marque un tournant stratégique pour le développement du secteur énergétique. Ce plan d’action s’inscrit dans le cadre de la « Mission 300 », une initiative internationale soutenue conjointement par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), qui ambitionne de connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici à la fin de la décennie.
Une couverture intégrale pour dynamiser le développement social
L’administration togolaise place la justice sociale et l’équité territoriale au cœur de ses priorités.Le Pacte national énergie fixe ainsi un objectif historique : atteindre un taux d’électrification de 100 % sur l’ensemble du territoire à l’horizon 2030.Cette transformation vise à réduire durablement les disparités énergétiques entre les zones urbaines et les zones rurales.
Parallèlement à l’électrification des ménages, la stratégie nationale entend répondre à un enjeu majeur de santé publique. Le plan prévoit d’atteindre un taux de 80 % d’accès aux solutions de cuisson propre. En remplaçant progressivement le charbon et le bois par des technologies plus durables, l’État ambitionne de réduire les maladies respiratoires qui affectent particulièrement les femmes et les enfants, tout en limitant la pression exercée sur les ressources forestières.
Un mix énergétique porté par le solaire et les énergies renouvelables
Pour accompagner cette croissance sans compromettre ses engagements environnementaux, le Togo réoriente sa politique de production énergétique. Les autorités projettent de porter la part des énergies renouvelables à plus de 50 % du mix électrique national d’ici à 2030. De même, les infrastructures vertes devraient représenter au moins 60 % de la capacité totale installée du pays.
Cette montée en puissance repose notamment sur le déploiement massif d’infrastructures solaires décentralisées. L’intégration de kits autonomes et de mini-réseaux permettra d’alimenter les localités isolées sans attendre l’extension de coûteuses lignes à haute tension. En parallèle, le renforcement du réseau national et la participation accrue aux interconnexions régionales contribueront à sécuriser l’approvisionnement électrique tout en maîtrisant les coûts de production.
Le secteur privé au cœur du financement stratégique
La mise en œuvre de cette ambition nécessite une mobilisation financière considérable. Le gouvernement estime les besoins d’investissement à 3 milliards de dollars américains d’ici à la fin de la décennie. Dans cette perspective, le secteur privé est appelé à jouer un rôle central. Les investisseurs et partenaires internationaux devraient mobiliser 1,68 milliard de dollars, soit plus de la moitié du financement requis.
Afin d’attirer ces capitaux, les pouvoirs publics engagent plusieurs réformes de gouvernance. La modernisation des opérateurs du secteur, la simplification des procédures réglementaires ainsi que le renforcement de la transparence contractuelle visent à sécuriser les investissements. Grâce à cet ensemble de mesures, le Togo entend bâtir un modèle énergétique résilient, capable de soutenir durablement son industrialisation tout en améliorant les conditions de vie des populations.
En définitive, le Pacte national énergie traduit la volonté du Togo de faire de l’accès universel à l’énergie un moteur de transformation économique et sociale.La réussite de cette stratégie dépendra toutefois de la capacité du pays à mobiliser les financements nécessaires et à concrétiser, sur le terrain, les ambitions affichées pour 2030.
L’amélioration du cadre de vie local constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique et de développement économique au Togo. Dans cette dynamique, la commune de Bassar 1 franchit une étape importante dans sa politique d’aménagement du territoire. Ce lundi 19 octobre 2026, l’administration locale a formalisé un partenariat stratégique avec l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique (ANASAP) afin de renforcer la gestion environnementale et d’améliorer le réseau routier de la commune.
Lors d’une cérémonie officielle présidée par le directeur général de l’ANASAP, le général Gnakoudé Berena, les deux institutions ont paraphé un accord-cadre ambitieux. Cette signature traduit une volonté commune de dépasser les interventions ponctuelles pour inscrire l’action publique dans une logique de planification durable.
À travers ce partenariat, l’ANASAP met son expertise technique et opérationnelle au service de la collectivité. L’objectif est de structurer un cadre d’action concerté permettant de renforcer l’assainissement, de préserver l’hygiène publique et d’améliorer l’environnement urbain.
Au-delà de la signature de l’accord, les équipes ont rapidement engagé les premières démarches opérationnelles. Une mission technique d’évaluation a ainsi parcouru le réseau routier communal afin d’identifier les axes nécessitant une intervention prioritaire.
Les experts ont notamment examiné l’état de dégradation des voies que la municipalité envisage d’intégrer au programme de reprofilage. Parallèlement, les deux parties poursuivent les discussions autour des dispositions financières et techniques d’une convention spécifique qui définira les modalités et le calendrier d’exécution des travaux.
Cette synergie entre l’État et la collectivité territoriale illustre une approche coordonnée du développement local. En améliorant la voirie et en renforçant les dispositifs d’assainissement, Bassar 1 entend favoriser la mobilité urbaine, réduire les risques sanitaires liés à l’insalubrité et soutenir les activités économiques de proximité.
Cette initiative met en évidence le rôle essentiel d’un environnement urbain sain et fonctionnel dans l’attractivité d’un territoire. Elle témoigne également de la volonté des autorités locales de faire de l’aménagement durable un levier de développement au service des populations.
En somme, ce partenariat entre Bassar 1 et l’ANASAP traduit une volonté commune d’inscrire l’amélioration du cadre de vie dans la durée. Reste désormais à concrétiser ces ambitions sur le terrain afin que les populations puissent percevoir les bénéfices de cette coopération dans leur quotidien.
Face au fléau systémique de la corruption qui entrave le développement économique, le Togo choisit d’attaquer le problème à la racine. Le 16 octobre 2026, la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a réuni les corps enseignants du campus nord de l’Université de Kara. Cette initiative marque le lancement officiel d’un programme ambitieux visant à inscrire la probité et la transparence au cœur des cursus universitaires.
Plutôt que de se limiter à des campagnes de sensibilisation ponctuelles, les autorités togolaises intègrent désormais des modules obligatoires consacrés à l’éthique, à la déontologie et à la gouvernance. Lors de la cérémonie d’ouverture, le président de la HAPLUCIA, Kimelabalou Aba, et le vice-président de l’Université de Kara, le professeur Boussanlègue Tchable, ont réaffirmé la nécessité d’armer la jeunesse contre les pratiques illicites.
Dans cette dynamique, les facultés adaptent leurs maquettes pédagogiques en Licence et en Master afin d’inscrire la responsabilité civique parmi les exigences académiques fondamentales.
L’atelier ne s’est pas limité aux discours de sensibilisation.Il a également permis de doter le personnel enseignant de méthodologies adaptées à l’enseignement de l’éthique et de la gouvernance.Les professeurs se sont approprié des manuels de référence, ont analysé des études de cas réels et ont participé à des sessions de micro-enseignement.
Grâce à ces exercices pratiques, les formateurs disposent désormais d’outils pédagogiques leur permettant de confronter directement les étudiants aux dilemmes éthiques rencontrés dans le monde professionnel.Ainsi, cette approche immersive contribue à faire de l’intégrité une compétence valorisée et applicable dans la vie active.
En instaurant cette dynamique au sein du monde universitaire, le Togo prépare activement sa future élite administrative et économique.Cette stratégie privilégie la prévention en amont, sans pour autant écarter le rôle de la répression juridique dans la lutte contre la corruption.
L’Université de Kara entend ainsi promouvoir une culture institutionnelle fondée sur la responsabilité, la transparence et le sens de l’intérêt général.À travers cette initiative, elle se positionne comme un acteur de premier plan dans la construction d’une gouvernance plus intègre et durable.
Au-delà de la réforme des contenus pédagogiques, cette initiative traduit la volonté des autorités togolaises de faire de l’éthique un réflexe citoyen et professionnel. Un pari sur le long terme qui pourrait contribuer à façonner une génération davantage engagée dans la défense de l’intérêt général et la promotion de la bonne gouvernance.
La transparence financière constitue l’un des piliers fondamentaux de la confiance publique au Togo.Dans cette dynamique, la commune de Golfe 7 franchit une nouvelle étape.Ce lundi 19 octobre 2026, la municipalité a lancé un vaste exercice d’orientation budgétaire en vue de l’année 2027, réunissant citoyens, responsables locaux et experts économiques afin d’aligner les dépenses publiques sur les priorités exprimées par les populations.
Sous la conduite de la sénatrice-maire Afi Xolali Pascaline Dangbuie, l’administration communale privilégie une démarche participative. La réunion plénière rassemble ainsi les différentes composantes de la communauté : chefs traditionnels, associations de jeunes, organisations de femmes et représentants de la société civile.
Cette concertation s’inscrit dans le cadre de la quatrième session ordinaire du conseil municipal, ouverte au début du mois. Au-delà d’une simple formalité administrative, l’objectif consiste à confronter les attentes des citoyens aux contraintes budgétaires de la commune. Les autorités entendent ainsi co-construire une feuille de route financière réaliste et soutenable, capable de répondre aux besoins de la population tout en préservant les équilibres financiers.
Présent à la tribune, le préfet du Golfe, Kossivi Agbodan, a salué cette démarche participative. Le représentant de l’État a notamment insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse des fonds publics, rappelant que la reddition des comptes demeure une condition essentielle à la réussite de la décentralisation.
Par ailleurs, la supervision technique de l’exercice repose sur l’expertise de MM. Korpé Amétépé, directeur des opérations budgétaires, et Agbodaze Koami Olivier, trésorier municipal.
Au cours des échanges, les préoccupations citoyennes ont porté sur plusieurs secteurs stratégiques.L’extension du réseau routier, la modernisation des systèmes d’assainissement, la construction du nouvel hôtel de ville ainsi que le renforcement des infrastructures éducatives figurent parmi les principales priorités identifiées. En outre, l’intégration économique des femmes et des jeunes occupe une place importante dans les orientations envisagées.
La maire a réaffirmé sa vision pragmatique de la gestion locale. Selon elle, chaque dépense budgétaire doit produire un impact social tangible au profit de la collectivité.
« Chaque franc investi devra contribuer concrètement au bien-être des populations et au développement de la commune », a-t-elle souligné devant l’assemblée.
À travers cette approche axée sur les résultats, l’exécutif communal entend renforcer l’attractivité du territoire. En traduisant les préoccupations citoyennes en actions budgétaires concrètes, Golfe 7 pose les bases d’un modèle de gouvernance locale moderne, responsable et résolument tourné vers un développement durable.
En somme, la commune de Golfe 7 affirme sa volonté de faire de la participation citoyenne un véritable levier de développement. Reste désormais à traduire ces engagements en réalisations concrètes, capables d’améliorer durablement le cadre de vie des populations.
Un violent incendie s’est déclaré ce lundi après-midi sous le pont d’Otedola, un axe routier névralgique reliant l’autoroute Lagos-Ibadan à la métropole nigériane. La déflagration, survenue après la chute puis l’explosion d’un camion-citerne transportant du carburant, a projeté une impressionnante colonne de fumée noire dans le ciel, déclenchant une intervention d’urgence des services de secours de l’État de Lagos.
Une alerte rapide et le déploiement des unités d’élite
L’Agence de gestion des urgences de l’État de Lagos (LASEMA) a confirmé l’incident à la suite d’un appel de détresse reçu à 16 h 24, heure locale. Selon le porte-parole de l’organisme, Olawale Afolabi, la LASEMA a immédiatement déployé l’équipe de première intervention « Tiger » afin de contenir le brasier qui menaçait la structure du pont ainsi que les environs de l’axe Berger.
Parallèlement, le Service d’incendie et de secours de l’État de Lagos a dépêché ses équipes sur les lieux pour circonscrire les flammes et empêcher leur propagation aux véhicules immobilisés à proximité.
Circulation paralysée et consignes de prudence
L’accident a provoqué d’importantes perturbations de la circulation sur cet axe habituellement très fréquenté. Face à la panique engendrée par l’incendie, les forces de sécurité ont mis en place un périmètre d’intervention afin de sécuriser la zone et d’évacuer les usagers les plus exposés.
Les autorités appellent par ailleurs l’ensemble des automobilistes à la plus grande prudence et recommandent d’éviter le secteur jusqu’à la maîtrise complète du sinistre et l’évacuation de l’épave du véhicule.
Alors que les opérations de secours se poursuivent, les autorités restent mobilisées pour rétablir la circulation et évaluer l’ampleur des dégâts. Cet incident rappelle une nouvelle fois les risques majeurs liés au transport de matières inflammables sur les axes les plus fréquentés du pays.
L’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Togo (APBEF-Togo) a un nouveau directeur exécutif. Dodji Moïse Mafongoun succède à Martin Koffi Eza, qui a occupé cette fonction pendant près de dix ans. Nommé par le Conseil exécutif, le nouveau dirigeant prend la tête d’une structure qui sert d’interlocutrice des banques et établissements financiers auprès des pouvoirs publics et des autorités monétaires. Il travaillera aux côtés du président de l’association, Guy-Martial Awona.
Un parcours entre gestion, banque et administration
Docteur en sciences de gestion, diplômé de l’Université de Douala en 2024, Moïse Mafongoun compte plus de seize ans d’expérience en direction, pilotage stratégique et conseil.
Sa dernière étape bancaire le conduit depuis Coris Bank International Togo, où il pilotait depuis 2022 le marketing, la communication et la qualité. Il avait auparavant été directeur commercial de la CAMEG-Togo, puis chef de projets auprès de la Présidence togolaise.
Ce parcours dépasse donc le seul secteur bancaire. Il associe des responsabilités de gestion, de stratégie, de conseil et de coordination, des compétences directement utiles à la direction d’une association professionnelle.
Un tandem au service de dix-neuf membres
Le nouveau directeur exécutif travaillera avec Guy-Martial Awona, directeur général d’Orabank Togo et président de l’APBEF-Togo. L’association rassemble 19 banques et établissements financiers, représentés par leurs dirigeants.
Sa mission s’articule autour de deux objectifs : défendre les intérêts de ses membres et promouvoir la profession bancaire au Togo. Le directeur exécutif contribuera également au suivi des règles qui encadrent l’activité bancaire, dans un secteur financier en évolution rapide.
Comprendre : à quoi sert l’APBEF-Togo ?
Une association professionnelle réunit les banques d’un même pays afin qu’elles s’expriment d’une seule voix. L’APBEF-Togo fait ainsi le lien entre ses membres, l’État et les autorités monétaires. Le Togo appartient à l’UEMOA, dont la banque centrale commune est la BCEAO.
Le profil de Moïse Mafongoun, marqué par le marketing, la communication et la qualité chez Coris Bank International Togo, rejoint le volet « promotion de la profession » de la mission de l’association. Son expérience stratégique et bancaire devra également l’aider à accompagner le président dans le suivi du cadre réglementaire du secteur.