Togo : 3 milliards $ pour l’accès universel à l’énergie en 2030

Face au défi mondial de la transition écologique, le gouvernement togolais déploie un programme structurant d’envergure. Porté par le ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, le Pacte national énergie marque un tournant stratégique pour le développement du secteur énergétique. Ce plan d’action s’inscrit dans le cadre de la « Mission 300 », une initiative internationale soutenue conjointement par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), qui ambitionne de connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici à la fin de la décennie.

Une couverture intégrale pour dynamiser le développement social

L’administration togolaise place la justice sociale et l’équité territoriale au cœur de ses priorités. Le Pacte national énergie fixe ainsi un objectif historique : atteindre un taux d’électrification de 100 % sur l’ensemble du territoire à l’horizon 2030. Cette transformation vise à réduire durablement les disparités énergétiques entre les zones urbaines et les zones rurales.

Parallèlement à l’électrification des ménages, la stratégie nationale entend répondre à un enjeu majeur de santé publique. Le plan prévoit d’atteindre un taux de 80 % d’accès aux solutions de cuisson propre. En remplaçant progressivement le charbon et le bois par des technologies plus durables, l’État ambitionne de réduire les maladies respiratoires qui affectent particulièrement les femmes et les enfants, tout en limitant la pression exercée sur les ressources forestières.

Un mix énergétique porté par le solaire et les énergies renouvelables

Pour accompagner cette croissance sans compromettre ses engagements environnementaux, le Togo réoriente sa politique de production énergétique. Les autorités projettent de porter la part des énergies renouvelables à plus de 50 % du mix électrique national d’ici à 2030. De même, les infrastructures vertes devraient représenter au moins 60 % de la capacité totale installée du pays.

Cette montée en puissance repose notamment sur le déploiement massif d’infrastructures solaires décentralisées. L’intégration de kits autonomes et de mini-réseaux permettra d’alimenter les localités isolées sans attendre l’extension de coûteuses lignes à haute tension. En parallèle, le renforcement du réseau national et la participation accrue aux interconnexions régionales contribueront à sécuriser l’approvisionnement électrique tout en maîtrisant les coûts de production.

Le secteur privé au cœur du financement stratégique

La mise en œuvre de cette ambition nécessite une mobilisation financière considérable. Le gouvernement estime les besoins d’investissement à 3 milliards de dollars américains d’ici à la fin de la décennie. Dans cette perspective, le secteur privé est appelé à jouer un rôle central. Les investisseurs et partenaires internationaux devraient mobiliser 1,68 milliard de dollars, soit plus de la moitié du financement requis.

Afin d’attirer ces capitaux, les pouvoirs publics engagent plusieurs réformes de gouvernance. La modernisation des opérateurs du secteur, la simplification des procédures réglementaires ainsi que le renforcement de la transparence contractuelle visent à sécuriser les investissements. Grâce à cet ensemble de mesures, le Togo entend bâtir un modèle énergétique résilient, capable de soutenir durablement son industrialisation tout en améliorant les conditions de vie des populations.

En définitive, le Pacte national énergie traduit la volonté du Togo de faire de l’accès universel à l’énergie un moteur de transformation économique et sociale. La réussite de cette stratégie dépendra toutefois de la capacité du pays à mobiliser les financements nécessaires et à concrétiser, sur le terrain, les ambitions affichées pour 2030.

Togo : Bassar 1 et l’ANASAP s’allient pour l’urbanisme

L’amélioration du cadre de vie local constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique et de développement économique au Togo. Dans cette dynamique, la commune de Bassar 1 franchit une étape importante dans sa politique d’aménagement du territoire. Ce lundi 19 octobre 2026, l’administration locale a formalisé un partenariat stratégique avec l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique (ANASAP) afin de renforcer la gestion environnementale et d’améliorer le réseau routier de la commune.

Commune De Bassar
© Commune De Bassar
Une alliance institutionnelle au service de l’urbanisme local

Lors d’une cérémonie officielle présidée par le directeur général de l’ANASAP, le général Gnakoudé Berena, les deux institutions ont paraphé un accord-cadre ambitieux. Cette signature traduit une volonté commune de dépasser les interventions ponctuelles pour inscrire l’action publique dans une logique de planification durable.

À travers ce partenariat, l’ANASAP met son expertise technique et opérationnelle au service de la collectivité. L’objectif est de structurer un cadre d’action concerté permettant de renforcer l’assainissement, de préserver l’hygiène publique et d’améliorer l’environnement urbain.

Commune De Bassar
© Commune De Bassar
Le reprofilage des voies au cœur de la feuille de route

Au-delà de la signature de l’accord, les équipes ont rapidement engagé les premières démarches opérationnelles. Une mission technique d’évaluation a ainsi parcouru le réseau routier communal afin d’identifier les axes nécessitant une intervention prioritaire.

Les experts ont notamment examiné l’état de dégradation des voies que la municipalité envisage d’intégrer au programme de reprofilage. Parallèlement, les deux parties poursuivent les discussions autour des dispositions financières et techniques d’une convention spécifique qui définira les modalités et le calendrier d’exécution des travaux.

Commune De Bassar
© Commune De Bassar
Un levier durable de croissance et de bien-être citoyen

Cette synergie entre l’État et la collectivité territoriale illustre une approche coordonnée du développement local. En améliorant la voirie et en renforçant les dispositifs d’assainissement, Bassar 1 entend favoriser la mobilité urbaine, réduire les risques sanitaires liés à l’insalubrité et soutenir les activités économiques de proximité.

Cette initiative met en évidence le rôle essentiel d’un environnement urbain sain et fonctionnel dans l’attractivité d’un territoire. Elle témoigne également de la volonté des autorités locales de faire de l’aménagement durable un levier de développement au service des populations.

En somme, ce partenariat entre Bassar 1 et l’ANASAP traduit une volonté commune d’inscrire l’amélioration du cadre de vie dans la durée. Reste désormais à concrétiser ces ambitions sur le terrain afin que les populations puissent percevoir les bénéfices de cette coopération dans leur quotidien.

Togo : L’Université de Kara s’attaque à la corruption

Face au fléau systémique de la corruption qui entrave le développement économique, le Togo choisit d’attaquer le problème à la racine. Le 16 octobre 2026, la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a réuni les corps enseignants du campus nord de l’Université de Kara. Cette initiative marque le lancement officiel d’un programme ambitieux visant à inscrire la probité et la transparence au cœur des cursus universitaires.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo
Une refonte stratégique des programmes académiques

Plutôt que de se limiter à des campagnes de sensibilisation ponctuelles, les autorités togolaises intègrent désormais des modules obligatoires consacrés à l’éthique, à la déontologie et à la gouvernance. Lors de la cérémonie d’ouverture, le président de la HAPLUCIA, Kimelabalou Aba, et le vice-président de l’Université de Kara, le professeur Boussanlègue Tchable, ont réaffirmé la nécessité d’armer la jeunesse contre les pratiques illicites.

Dans cette dynamique, les facultés adaptent leurs maquettes pédagogiques en Licence et en Master afin d’inscrire la responsabilité civique parmi les exigences académiques fondamentales.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo
Des outils pédagogiques concrets pour transformer les mentalités

L’atelier ne s’est pas limité aux discours de sensibilisation. Il a également permis de doter le personnel enseignant de méthodologies adaptées à l’enseignement de l’éthique et de la gouvernance. Les professeurs se sont approprié des manuels de référence, ont analysé des études de cas réels et ont participé à des sessions de micro-enseignement.

Grâce à ces exercices pratiques, les formateurs disposent désormais d’outils pédagogiques leur permettant de confronter directement les étudiants aux dilemmes éthiques rencontrés dans le monde professionnel. Ainsi, cette approche immersive contribue à faire de l’intégrité une compétence valorisée et applicable dans la vie active.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo
L’éducation comme rempart durable contre l’impunité

En instaurant cette dynamique au sein du monde universitaire, le Togo prépare activement sa future élite administrative et économique. Cette stratégie privilégie la prévention en amont, sans pour autant écarter le rôle de la répression juridique dans la lutte contre la corruption.

L’Université de Kara entend ainsi promouvoir une culture institutionnelle fondée sur la responsabilité, la transparence et le sens de l’intérêt général. À travers cette initiative, elle se positionne comme un acteur de premier plan dans la construction d’une gouvernance plus intègre et durable.

Au-delà de la réforme des contenus pédagogiques, cette initiative traduit la volonté des autorités togolaises de faire de l’éthique un réflexe citoyen et professionnel. Un pari sur le long terme qui pourrait contribuer à façonner une génération davantage engagée dans la défense de l’intérêt général et la promotion de la bonne gouvernance.

La commune de Golfe 7 lance ses consultations budgétaires pour 2027

La transparence financière constitue l’un des piliers fondamentaux de la confiance publique au Togo. Dans cette dynamique, la commune de Golfe 7 franchit une nouvelle étape. Ce lundi 19 octobre 2026, la municipalité a lancé un vaste exercice d’orientation budgétaire en vue de l’année 2027, réunissant citoyens, responsables locaux et experts économiques afin d’aligner les dépenses publiques sur les priorités exprimées par les populations.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7
Une gouvernance inclusive ancrée dans les réalités citoyennes

Sous la conduite de la sénatrice-maire Afi Xolali Pascaline Dangbuie, l’administration communale privilégie une démarche participative. La réunion plénière rassemble ainsi les différentes composantes de la communauté : chefs traditionnels, associations de jeunes, organisations de femmes et représentants de la société civile.

Cette concertation s’inscrit dans le cadre de la quatrième session ordinaire du conseil municipal, ouverte au début du mois. Au-delà d’une simple formalité administrative, l’objectif consiste à confronter les attentes des citoyens aux contraintes budgétaires de la commune. Les autorités entendent ainsi co-construire une feuille de route financière réaliste et soutenable, capable de répondre aux besoins de la population tout en préservant les équilibres financiers.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7
L’orthodoxie financière au service des infrastructures prioritaires

Présent à la tribune, le préfet du Golfe, Kossivi Agbodan, a salué cette démarche participative. Le représentant de l’État a notamment insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse des fonds publics, rappelant que la reddition des comptes demeure une condition essentielle à la réussite de la décentralisation.

Par ailleurs, la supervision technique de l’exercice repose sur l’expertise de MM. Korpé Amétépé, directeur des opérations budgétaires, et Agbodaze Koami Olivier, trésorier municipal.

Au cours des échanges, les préoccupations citoyennes ont porté sur plusieurs secteurs stratégiques. L’extension du réseau routier, la modernisation des systèmes d’assainissement, la construction du nouvel hôtel de ville ainsi que le renforcement des infrastructures éducatives figurent parmi les principales priorités identifiées. En outre, l’intégration économique des femmes et des jeunes occupe une place importante dans les orientations envisagées.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7
Un impact concret pour chaque franc investi

La maire a réaffirmé sa vision pragmatique de la gestion locale. Selon elle, chaque dépense budgétaire doit produire un impact social tangible au profit de la collectivité.

« Chaque franc investi devra contribuer concrètement au bien-être des populations et au développement de la commune », a-t-elle souligné devant l’assemblée.

À travers cette approche axée sur les résultats, l’exécutif communal entend renforcer l’attractivité du territoire. En traduisant les préoccupations citoyennes en actions budgétaires concrètes, Golfe 7 pose les bases d’un modèle de gouvernance locale moderne, responsable et résolument tourné vers un développement durable.

En somme, la commune de Golfe 7 affirme sa volonté de faire de la participation citoyenne un véritable levier de développement. Reste désormais à traduire ces engagements en réalisations concrètes, capables d’améliorer durablement le cadre de vie des populations.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7

Nigeria : explosion d’un camion-citerne de gasoil sous le pont d’Otedola à Lagos

Un violent incendie s’est déclaré ce lundi après-midi sous le pont d’Otedola, un axe routier névralgique reliant l’autoroute Lagos-Ibadan à la métropole nigériane. La déflagration, survenue après la chute puis l’explosion d’un camion-citerne transportant du carburant, a projeté une impressionnante colonne de fumée noire dans le ciel, déclenchant une intervention d’urgence des services de secours de l’État de Lagos.

Une alerte rapide et le déploiement des unités d’élite

L’Agence de gestion des urgences de l’État de Lagos (LASEMA) a confirmé l’incident à la suite d’un appel de détresse reçu à 16 h 24, heure locale.  Selon le porte-parole de l’organisme, Olawale Afolabi, la LASEMA a immédiatement déployé l’équipe de première intervention « Tiger » afin de contenir le brasier qui menaçait la structure du pont ainsi que les environs de l’axe Berger.

Parallèlement, le Service d’incendie et de secours de l’État de Lagos a dépêché ses équipes sur les lieux pour circonscrire les flammes et empêcher leur propagation aux véhicules immobilisés à proximité.

Circulation paralysée et consignes de prudence

L’accident a provoqué d’importantes perturbations de la circulation sur cet axe habituellement très fréquenté. Face à la panique engendrée par l’incendie, les forces de sécurité ont mis en place un périmètre d’intervention afin de sécuriser la zone et d’évacuer les usagers les plus exposés.

Les autorités appellent par ailleurs l’ensemble des automobilistes à la plus grande prudence et recommandent d’éviter le secteur jusqu’à la maîtrise complète du sinistre et l’évacuation de l’épave du véhicule.

Alors que les opérations de secours se poursuivent, les autorités restent mobilisées pour rétablir la circulation et évaluer l’ampleur des dégâts. Cet incident rappelle une nouvelle fois les risques majeurs liés au transport de matières inflammables sur les axes les plus fréquentés du pays.

APBEF-Togo : Moïse Mafongoun reprend la direction exécutive

L’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Togo (APBEF-Togo) a un nouveau directeur exécutif. Dodji Moïse Mafongoun succède à Martin Koffi Eza, qui a occupé cette fonction pendant près de dix ans. Nommé par le Conseil exécutif, le nouveau dirigeant prend la tête d’une structure qui sert d’interlocutrice des banques et établissements financiers auprès des pouvoirs publics et des autorités monétaires. Il travaillera aux côtés du président de l’association, Guy-Martial Awona.

Un parcours entre gestion, banque et administration

Docteur en sciences de gestion, diplômé de l’Université de Douala en 2024, Moïse Mafongoun compte plus de seize ans d’expérience en direction, pilotage stratégique et conseil.

Sa dernière étape bancaire le conduit depuis Coris Bank International Togo, où il pilotait depuis 2022 le marketing, la communication et la qualité. Il avait auparavant été directeur commercial de la CAMEG-Togo, puis chef de projets auprès de la Présidence togolaise.

Ce parcours dépasse donc le seul secteur bancaire. Il associe des responsabilités de gestion, de stratégie, de conseil et de coordination, des compétences directement utiles à la direction d’une association professionnelle.

Un tandem au service de dix-neuf membres

Le nouveau directeur exécutif travaillera avec Guy-Martial Awona, directeur général d’Orabank Togo et président de l’APBEF-Togo. L’association rassemble 19 banques et établissements financiers, représentés par leurs dirigeants.

Sa mission s’articule autour de deux objectifs : défendre les intérêts de ses membres et promouvoir la profession bancaire au Togo. Le directeur exécutif contribuera également au suivi des règles qui encadrent l’activité bancaire, dans un secteur financier en évolution rapide.

Comprendre : à quoi sert l’APBEF-Togo ?

Une association professionnelle réunit les banques d’un même pays afin qu’elles s’expriment d’une seule voix. L’APBEF-Togo fait ainsi le lien entre ses membres, l’État et les autorités monétaires. Le Togo appartient à l’UEMOA, dont la banque centrale commune est la BCEAO.

Le profil de Moïse Mafongoun, marqué par le marketing, la communication et la qualité chez Coris Bank International Togo, rejoint le volet « promotion de la profession » de la mission de l’association. Son expérience stratégique et bancaire devra également l’aider à accompagner le président dans le suivi du cadre réglementaire du secteur.

Togo-Chine : 13 accords signés pour élargir la coopération bilatérale

Le Togo et la Chine ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération. Réunis à Pékin le 15 octobre, le Président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, et le Premier ministre chinois, Li Qiang, ont supervisé la signature de treize accords et mémorandums d’entente couvrant la dette, le commerce, l’agriculture, la formation et les médias.

Cette série d’engagements intervient après l’élévation, le 13 octobre, des relations bilatérales au rang de « communauté d’avenir partagé Chine-Togo à l’ère nouvelle ». Elle traduit la volonté des deux gouvernements d’inscrire leur partenariat dans une perspective plus structurée et multisectorielle.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
Une dette allégée, un levier budgétaire

Le volet financier constitue l’un des résultats les plus immédiats de la rencontre. Les deux parties ont conclu un protocole portant sur l’annulation partielle de la dette togolaise envers la Chine, une mesure susceptible de dégager des marges de manœuvre pour les finances publiques de Lomé.

Au-delà de cet allègement, Pékin et Lomé envisagent d’approfondir leur coopération économique et financière. Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large de financement du développement, alors que le Togo cherche à consolider ses investissements publics et à diversifier ses sources de partenariats.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
Commerce, douanes et production verte

Les accords économiques visent à fluidifier les échanges entre les deux pays. L’Office togolais des recettes et l’Administration générale des douanes de Chine ont notamment signé un protocole relatif au programme des Opérateurs économiques agréés (OEA), destiné à accélérer les procédures d’importation et d’exportation tout en renforçant la confiance entre les administrations.

Les deux gouvernements prévoient également de coopérer davantage sur les chaînes d’approvisionnement, l’industrie, le commerce numérique et le développement durable. Cette approche vise à moderniser les échanges, à encourager l’innovation technologique et à ouvrir de nouveaux relais de croissance pour les entreprises togolaises.

Le soja togolais vise le marché chinois

L’agriculture occupe une place centrale dans ce dispositif. Un protocole fixe désormais les exigences phytosanitaires applicables au soja togolais destiné à l’exportation vers la Chine, condition indispensable à l’accès de ce produit au marché chinois.

Pour les producteurs et exportateurs togolais, l’enjeu dépasse la simple ouverture administrative : il s’agit de répondre à des normes sanitaires strictes, de structurer les filières et de valoriser davantage les productions locales à l’international. Pékin a par ailleurs exprimé son intention d’importer davantage de produits de qualité en provenance du Togo.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
Compétences, médias et diplomatie de proximité

Le partenariat s’étend aussi au renforcement des capacités. Les deux pays ont échangé des notes concernant la construction du bâtiment du ministère togolais des Affaires étrangères, tandis qu’un mémorandum prévoit une coopération accrue en matière de développement des ressources humaines.

Dans le secteur audiovisuel, China Media Group et la Télévision nationale togolaise ont conclu un accord de coopération, complété par un autre entre l’Administration nationale chinoise de la radio, du cinéma et de la télévision et la TVT. Ces textes prévoient des échanges professionnels et un partage d’expériences entre les institutions médiatiques des deux pays.

Deux autres mémorandums, signés dans le cadre de la visite officielle, complètent l’ensemble : l’un lie la province chinoise du Shaanxi à la région togolaise de la Kara dans une logique de coopération décentralisée ; l’autre porte sur la promotion de l’Initiative pour la sécurité mondiale.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
Un partenariat à confirmer dans les faits

Pour le Togo, ces engagements ouvrent des perspectives concrètes : allègement de la dette, accès potentiel au marché chinois, modernisation douanière et renforcement des compétences. Leur portée dépendra toutefois de leur mise en œuvre effective, de la capacité des entreprises togolaises à respecter les normes d’exportation et de la traduction des accords en projets opérationnels.

Pour la Chine, le Togo s’affirme comme un partenaire africain dans une stratégie de coopération qui associe commerce, infrastructures, formation et sécurité. Les deux capitales présentent désormais leur relation comme un modèle de « communauté d’avenir partagé », une formule qui devra se mesurer à l’aune des résultats économiques et sociaux qu’elle produira.

À Vo 2, les nouveaux bacheliers outillés pour mieux préparer leur avenir académique

La commune de Vo 2, dans le sud-est du Togo, a organisé, le jeudi 8 octobre 2026, une rencontre consacrée à l’orientation des jeunes titulaires du baccalauréat. L’événement, qui s’est tenu au Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC) de Badougbé, a réuni de nombreux diplômés en quête d’un parcours d’études adapté.

Initiée par la Commission des affaires sociales du conseil municipal, avec l’appui de la mairie et du Bureau du Citoyen, cette rencontre visait à aider les nouveaux bacheliers à mieux comprendre les filières universitaires, les instituts de formation disponibles ainsi que les débouchés professionnels qui s’offrent à eux.

Comprendre avant de choisir

Les échanges ont porté sur les possibilités de formation dans l’enseignement supérieur, mais aussi sur les compétences attendues par le marché du travail. Les intervenants ont ainsi encouragé les jeunes à fonder leurs choix sur leurs aspirations personnelles, leurs aptitudes et les perspectives réelles offertes par chaque filière.

Les participants ont également été sensibilisés à l’importance des compétences transversales, notamment la communication, l’adaptabilité et la maîtrise des outils numériques. Ces acquis, ont souligné les organisateurs, constituent aujourd’hui des atouts déterminants pour une insertion professionnelle réussie dans un environnement économique en constante mutation.

Commune Vo2 Mairie de Togoville
© Commune Vo2 Mairie de Togoville
Logossou Amouhowa appelle les bacheliers à miser sur les filières porteuses

Le conseiller municipal Logossou Amouhowa, président de la Commission des affaires sociales, a invité les jeunes diplômés à faire preuve de persévérance. Il les a exhortés à privilégier les filières porteuses et à rester attentifs aux opportunités émergentes.

Selon lui, la qualité du capital humain déterminera l’avenir de la commune. Il a, à cet effet, présenté l’accompagnement des bacheliers comme un investissement dans le développement local, au-delà de la simple orientation scolaire.

Commune Vo2 Mairie de Togoville
© Commune Vo2 Mairie de Togoville
Une commune engagée

Cette rencontre illustre la volonté des autorités locales de Vo 2 de rapprocher les jeunes des informations utiles à la construction de leur avenir. Elle s’inscrit, par ailleurs, dans une dynamique de développement local où l’éducation, l’emploi et la participation citoyenne occupent une place de plus en plus importante.

Le Bureau du Citoyen, structure d’écoute et de recueil des attentes des habitants, a également apporté son concours à l’organisation de l’événement. Cette implication traduit une approche participative de la gouvernance communale.

Pour les nouveaux bacheliers, la rencontre a constitué une étape importante avant les inscriptions universitaires. Elle leur a notamment permis d’affiner leurs choix et de mieux appréhender les exigences des formations qu’ils envisagent d’intégrer.

Togo-Chine : Faure Gnassingbé mise sur la robotique et la 6G

Le Togo veut accélérer sa modernisation économique grâce aux technologies de pointe. En visite officielle en Chine, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a consacré, le 14 octobre 2026, une partie de son programme à la robotique et aux télécommunications de nouvelle génération. Lomé entend ainsi faire de la coopération sino-togolaise un levier de transformation économique et de développement des compétences.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
La robotique au service de la production

Au Monde des robots, le dirigeant togolais a découvert des avancées en matière d’automatisation. Ces technologies pourraient faire évoluer des activités aussi diverses que l’industrie, la logistique, l’agriculture et les services. Leur adoption suppose toutefois de former des professionnels capables de les déployer et de les entretenir. Pour le Togo, l’enjeu dépasse l’acquisition d’équipements : il consiste aussi à faciliter le transfert de savoir-faire, à former des spécialistes et à encourager les initiatives locales dans les secteurs technologiques.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
La 6G, prochaine étape numérique

La visite d’une exposition dédiée à la 6G a permis d’examiner les perspectives de cette future génération des télécommunications. Encore en développement, elle annonce de nouvelles possibilités en matière de connectivité et d’intégration de l’intelligence artificielle. Le Togo développe déjà ses services numériques. La modernisation des réseaux, l’élargissement de l’accès à la connectivité et le renforcement des compétences restent essentiels pour permettre aux administrations et aux entreprises de tirer parti de ces évolutions.

L’éducation au cœur de la transition

Cette ambition s’accompagne de changements dans la formation. La création de l’École nationale polytechnique et le lancement des Classes-Métiers dès l’année scolaire 2026-2027 figurent parmi les réformes destinées à rapprocher les apprentissages des besoins du monde professionnel. Le gouvernement souhaite mieux préparer les jeunes aux métiers émergents, tout en favorisant l’usage du numérique dans les pratiques pédagogiques, les services publics et les entreprises.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
Des formations offertes aux meilleurs étudiants

À l’issue des visites, les deux structures concernées ont soutenu l’orientation technologique défendue par Faure Essozimna Gnassingbé. Elles se sont engagées à proposer gratuitement des formations aux technologies de pointe aux meilleurs étudiants togolais.

Cet engagement donne une traduction concrète au rapprochement entre Lomé et Pékin. Sa portée dépendra de la mise en œuvre des formations et de la capacité à convertir les compétences acquises en projets utiles à l’économie nationale. Le défi sera de transformer cette coopération en débouchés professionnels et en capacités locales durables.

Assoli : l’IEPP de Bafilo aura bientôt un siège moderne

La préfecture d’Assoli a franchi une étape décisive dans la modernisation de son administration éducative. Le terrain destiné à accueillir le futur siège de l’Inspection de l’enseignement préscolaire et primaire (IEPP) a été officiellement remis, ce jeudi 15 octobre 2026, à Bafilo, dans le quartier Kparataou.

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© 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1
Un chantier attendu

La cérémonie, présidée par le préfet d’Assoli, le lieutenant-colonel Viagbo Mensah Kafui, a réuni le maire de la commune d’Assoli 1, Abou-Bakari N. Salissou, le chef de l’inspection, les autorités coutumières ainsi que les propriétaires terriens ayant cédé le site.

Le futur bâtiment, un édifice de type R+1, sera construit dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accès, de l’équité et de la qualité de l’éducation au Togo (PAAQET). Par ailleurs, ce programme bénéficie d’un financement de 20 millions de dollars de la Banque islamique de développement et vise notamment à renforcer la gouvernance éducative tout en réduisant les disparités entre les régions.

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© 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1
Dix mois de travaux

L’entreprise Centrale des Travaux assurera la réalisation de l’ouvrage sur une période de dix mois. Une fois livré, le bâtiment offrira aux inspecteurs et aux conseillers pédagogiques un cadre adapté au suivi des écoles, à l’accompagnement des enseignants et à la coordination des activités pédagogiques.

Pour le préfet, cette infrastructure répond à un besoin exprimé depuis longtemps par les acteurs de l’encadrement éducatif. Il a ainsi qualifié la remise du site de « satisfaction et de soulagement », soulignant qu’elle s’inscrit dans la volonté des autorités de doter le système éducatif d’outils modernes.

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© 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1
Une mobilisation communautaire

Le lieutenant-colonel Viagbo Mensah Kafui a salué la disponibilité du chef de canton de Bafilo, du chef de quartier et des propriétaires terriens. Leur engagement, a-t-il estimé, illustre l’attachement des populations à l’amélioration des conditions d’apprentissage et de gestion scolaire dans la préfecture. Il a toutefois appelé l’ensemble des parties prenantes à maintenir un dialogue permanent avec les riverains afin de prévenir toute incompréhension et de garantir le bon déroulement des travaux.

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© 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1
Exigences pour l’entreprise

Le préfet a fixé trois exigences à l’entreprise chargée du chantier : la qualité des ouvrages, le strict respect des normes de sécurité et le respect du calendrier d’exécution. Il a également invité l’inspection, la mairie et les autorités traditionnelles à assurer un suivi régulier de l’avancement des travaux. La cérémonie s’est achevée par une visite du site, permettant aux autorités et aux invités d’apprécier l’emplacement retenu pour la construction du futur siège de l’IEPP d’Assoli.

En somme, à Bafilo, la remise de ce terrain dépasse la simple formalité administrative : elle ouvre la voie à un chantier qui pourrait durablement renforcer le suivi de l’école à Assoli. Reste désormais aux entreprises, aux autorités et aux communautés à transformer cette promesse en un bâtiment fonctionnel, livré dans les délais et au service des enseignants comme des élèves.