Un exercice de haute voltige démocratique s’est tenu le vendredi 15 mai 2026 au Parlement. Conformément au règlement intérieur, le Président de l’Assemblée nationale a présenté son rapport d’activités et de gestion. Ce grand oral, marqué par un face‑à‑face direct avec les députés, s’est déroulé sous le signe de la bonne gouvernance.
Lomé, 21 mai 2026 – Ce n’était pas une simple formalité administrative, mais un signal fort de transparence institutionnelle. Lors de la deuxième séance plénière de la première session ordinaire de l’année, le Président de l’Assemblée nationale, Son Excellence Prof. Komi Selom Klassou, s’est livré à un exercice politique majeur : la reddition de comptes.
En vertu de l’article 21 du règlement intérieur, le perchoir ne bénéficie pas d’un blanc‑seing. Le texte stipule que le Président doit, au début de chaque session ordinaire, soumettre son bilan et sa gestion de la session précédente aux délibérations des députés. Un mécanisme d’auto‑contrôle rigoureux, conçu pour dissiper les zones d’ombre et exiger, si nécessaire, toutes les justifications utiles.

Six mois de gouvernance passés au crible
Le document présenté par le Prof. Klassou est dense. Il couvre une période charnière allant du 7 octobre 2025 au 6 avril 2026 et s’articule autour de quatre piliers stratégiques :
- Activités parlementaires : le cœur législatif et le rythme des réformes.
- Gestion administrative et financière : l’utilisation des deniers publics et l’organisation interne.
- Diplomatie parlementaire : le rayonnement et le positionnement de l’institution à l’international.
- Engagements institutionnels et citoyens : l’ancrage de l’Assemblée au sein de la société.

Pas de tabou : le choc des questions‑réponses
Loin d’un monologue convenu, la présentation a aussitôt ouvert la voie à un débat sans filtre. Les députés ont formulé des demandes d’éclaircissement incisives, bousculant l’agenda pour obtenir des garanties sur la gestion de l’hémicycle.
« Cet exercice traduit la volonté ferme de renforcer la transparence et la bonne gouvernance au sein de notre institution », confiait‑on dans les couloirs du Parlement.
Face aux interrogations des élus, le Prof. Klassou a répondu point par point. En choisissant la carte de la redevabilité absolue plutôt que celle de l’esquive, le Président de l’Assemblée nationale impose un nouveau standard de rigueur au sommet de l’État. Une démonstration de maturité démocratique qui confirme que même les dirigeants les plus influents restent comptables de leurs actes devant la représentation nationale.
























