Foire internationale de Lomé 2026 : les médias ont jusqu’au 16 novembre pour obtenir leur accréditation

À quelques semaines de la 21ᵉ édition de la Foire internationale de Lomé, le Centre togolais des expositions et foires (CETEF) met en place les modalités de couverture médiatique de cet événement commercial majeur. En effet, les organes de presse non partenaires disposent jusqu’au 16 novembre 2026 pour soumettre leurs demandes d’accréditation en vue de couvrir les activités prévues du 27 novembre au 13 décembre.

Le compte à rebours est lancé pour les médias souhaitant prendre part à la couverture de la Foire internationale de Lomé. Dans une démarche visant à encadrer leur participation, la direction générale du CETEF invite les acteurs des médias à accomplir les formalités requises avant la date limite fixée au lundi 16 novembre à 17 heures.

Cette procédure s’inscrit dans les préparatifs de la prochaine édition de ce rendez-vous commercial, qui réunira exposants, opérateurs économiques ainsi que visiteurs autour d’opportunités d’affaires et de promotion des activités économiques.

Les médias invités à formaliser leur participation

Pour couvrir cette manifestation, les organes de presse intéressés doivent adresser une demande d’accréditation au directeur général du CETEF. Le dossier devra notamment préciser le nom du média concerné ainsi que les activités envisagées dans le cadre de cette collaboration.

Cette démarche permettra aux organisateurs de recueillir les informations nécessaires sur les médias candidats et de préparer, dans les meilleures conditions, leur participation à la couverture de l’événement.

Les demandes doivent être transmises à l’adresse électronique contact@cetef.tg. Les responsables des rédactions disposent ainsi d’un délai clairement défini pour accomplir les formalités administratives et fournir les informations requises.

Une 21ᵉ édition programmée sur plus de deux semaines

La Foire internationale de Lomé se tiendra du 27 novembre au 13 décembre 2026. Durant cette période, le site du Centre togolais des expositions et foires accueillera les différentes activités inscrites au programme de cette grande manifestation commerciale.

L’événement constitue une opportunité pour les entreprises et les acteurs économiques de présenter leurs produits, d’élargir leurs réseaux professionnels et de nouer de nouvelles relations d’affaires. Par ailleurs, la couverture médiatique contribuera à mettre en lumière les initiatives des exposants ainsi que les opportunités offertes aux visiteurs.

Une échéance à respecter avant l’ouverture

Le CETEF a fixé au 16 novembre 2026 à 17 heures la date limite de dépôt des demandes d’accréditation. Les médias intéressés doivent donc anticiper leurs démarches afin de respecter cette échéance.

La 21ᵉ édition de la Foire internationale de Lomé se tiendra du 27 novembre au 13 décembre 2026 et réunira les acteurs économiques autour d’un important carrefour d’échanges commerciaux. Les médias désireux de couvrir l’événement doivent ainsi finaliser leurs démarches d’accréditation dans les délais impartis.

Aného : inspection technique des véhicules annoncée du 9 au 14 novembre

La Direction des Transports routiers et ferroviaires (DTRF) organisera une opération foraine d’inspection technique des véhicules automobiles à Aného, du 9 au 14 novembre 2026. L’initiative, annoncée par le maire de la commune des Lacs 1, Alexis John C. D. Aquereburu, vise à vérifier la conformité des véhicules et à renforcer la sécurité des usagers de la route.

Les automobilistes et les transporteurs de la commune des Lacs 1 disposent désormais des informations nécessaires pour préparer le contrôle technique de leurs véhicules. Dans un communiqué daté du 14 octobre 2026, la municipalité a annoncé la tenue prochaine d’une campagne d’inspection technique destinée aux véhicules légers et aux poids lourds.

L’opération se déroulera dans l’enceinte de la voirie de la mairie des Lacs 1, située derrière le CMS de Hounsin, à proximité du camp Zowla. Pendant six jours, les propriétaires de véhicules pourront ainsi soumettre leurs engins aux vérifications techniques organisées par les services compétents.

La conformité des véhicules au centre des contrôles

Cette opération poursuit un double objectif : vérifier la conformité des véhicules aux normes en vigueur et s’assurer de leur bon état de fonctionnement. Les contrôles permettront de déterminer si les véhicules présentent les garanties techniques nécessaires à une circulation légale et sécurisée.

Par ailleurs, les autorités entendent sensibiliser les usagers à l’importance de l’entretien automobile et au respect des exigences réglementaires. En effet, l’état mécanique des véhicules constitue un élément essentiel de la prévention des risques sur les routes.

Des frais fixés selon le type de véhicule

La municipalité a précisé les tarifs applicables à cette campagne. Les propriétaires de véhicules légers devront s’acquitter de 4 000 FCFA pour l’inspection technique, contre 4 500 FCFA pour les poids lourds.

Ces montants permettront aux usagers concernés de prendre leurs dispositions avant le début de l’opération. La campagne s’adresse ainsi aux différentes catégories de véhicules visées par le communiqué municipal.

Les usagers appelés à préparer leurs véhicules

En annonçant cette opération, le maire des Lacs 1 invite les personnes concernées à se mobiliser pour son bon déroulement. Cette campagne constitue, en outre, une occasion de faire vérifier l’état des véhicules et de s’assurer de leur conformité aux prescriptions techniques. Pour toute information complémentaire, les usagers peuvent joindre les organisateurs au 90 95 61 18.

Prévue du 9 au 14 novembre à Aného, cette initiative place le contrôle technique au cœur des efforts de prévention routière dans la commune des Lacs 1. Elle mobilise les automobilistes et les transporteurs autour d’une exigence commune : disposer de véhicules conformes, en bon état de fonctionnement et aptes à circuler en toute sécurité.

LOGITERRE 2026 : Le Togo au cœur de la révolution logistique africaine à Casablanca

L’intégration économique africaine passe à la vitesse supérieure à Casablanca. Ouverte officiellement mardi 20 octobre 2026, sous le haut patronage de Sa Majesté le roi Mohammed VI, la troisième édition du Forum-Salon international de la mobilité, du transport et de la logistique (LOGITERRE 2026) réunit des décideurs venus de plus de 44 pays. Dans un contexte mondial marqué par la fragilité des chaînes d’approvisionnement et la volatilité des marchés, ce rendez-vous de trois jours met en lumière le rôle stratégique des réseaux de transport dans le développement du continent. Parmi les délégations présentes dès l’ouverture des travaux, le Togo affiche clairement ses ambitions de devenir un acteur logistique incontournable en Afrique de l’Ouest.

Ambassade du Togo au Maroc
© Ambassade du Togo au Maroc
Le Togo affirme son leadership dans les réseaux de transport régionaux

Fort des performances de son port en eau profonde de Lomé et du développement de ses corridors routiers, le Togo occupe une position stratégique dans les discussions engagées à Casablanca. Le pays a été représenté à la cérémonie d’ouverture par Messan Amakoé Klutse, chargé d’affaires par intérim et chef de la mission diplomatique togolaise. À travers cette participation, Lomé met en avant une vision axée sur la fluidification des échanges transfrontaliers.

Par ailleurs, la présence du représentant togolais aux côtés du ministre marocain du Transport, Abdessamad Kayouh, du ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, et de hauts représentants de la Commission de l’Union africaine témoigne de l’importance accordée à la coopération régionale. Le Togo entend ainsi inscrire ses infrastructures dans les grands circuits du commerce international. D’ailleurs, sa position géographique et ses capacités portuaires renforcent son rôle de passerelle entre le littoral du golfe de Guinée et les pays de l’arrière-pays sahélo-saharien.

Ambassade du Togo au Maroc
© Ambassade du Togo au Maroc
La ZLECAf face aux défis de l’intégration logistique

Les interventions inaugurales  ont mis en évidence les principales réformes nécessaires au renforcement des échanges commerciaux africains. Face aux incertitudes du commerce mondial, la mise en place de systèmes logistiques intégrés apparaît comme un facteur déterminant pour la réussite de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Dans cette perspective, les participants ont souligné la nécessité de dépasser le cloisonnement des réseaux nationaux grâce à la multimodalité et à une meilleure interconnexion des grands corridors continentaux. L’expérience marocaine dans le développement des infrastructures portuaires et des réseaux autoroutiers a également retenu l’attention des délégations africaines, qui y voient une source d’inspiration pour la modernisation des transports et le développement industriel.

L’engagement du Centre africain de formation et de recherche administratives pour le développement (CAFRAD) contribue, pour sa part, à cette réflexion. Son expertise institutionnelle soutient les objectifs d’harmonisation des normes et de renforcement des capacités des administrations publiques.

Ambassade du Togo au Maroc
© Ambassade du Togo au Maroc
Innovation numérique et transition énergétique au cœur des échanges

Par ailleurs, LOGITERRE 2026 accorde une place importante aux innovations technologiques qui transforment les secteurs du transport et de la logistique. Jusqu’au 22 octobre, les sessions de travail examinent notamment l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la gestion des flux de marchandises, les solutions de mobilité durable ainsi que  les stratégies de décarbonation du transport routier.

En parallèle, l’espace d’exposition favorise les rencontres d’affaires entre investisseurs, équipementiers et institutions financières. Ces échanges visent à faciliter les partenariats et à accélérer le financement des grands projets d’infrastructures.

À travers les concertations engagées dès l’ouverture du forum, LOGITERRE 2026 entend aussi contribuer à l’émergence d’un système de transport africain moderne, résilient et mieux intégré. L’objectif consiste à renforcer la connectivité entre les marchés, à améliorer la circulation des biens et à soutenir durablement la compétitivité économique du continent.

Lacs 1 : 112 millions FCFA investis et bilan financier 2025 dévoilé

La municipalité des Lacs 1 a dévoilé le bilan financier complet de l’exercice 2025 devant les habitants du canton de Nlessi. À cette occasion, les responsables communaux ont présenté l’ensemble des données budgétaires, des réalisations achevées ainsi que des chantiers en cours, réaffirmant leur engagement en faveur d’une gestion publique transparente.

Un investissement de plus de 112 millions FCFA malgré un déficit budgétaire

L’administration locale a clôturé l’exercice 2025 avec un déficit de 9 535 263 FCFA. Malgré cette situation, les autorités ont mobilisé 112 768 279 FCFA pour le financement direct de onze infrastructures majeures.

Ces ressources ont notamment permis l’installation de latrines publiques, le déploiement de l’éclairage urbain ainsi que la réhabilitation complète de la bibliothèque municipale. La mairie a également acquis des équipements sportifs et du matériel d’assainissement afin de renforcer les capacités d’action des comités locaux de développement.

Par ailleurs, six nouveaux projets d’envergure mobilisent actuellement les équipes techniques. Il s’agit notamment de la construction de la gare routière de Yessouvito, de l’édification de la Maison de la femme et de l’achèvement du nouveau commissariat de police.

Commune Lacs 1
© Commune Lacs 1
Une amélioration mesurable des services publics au bénéfice des citoyens

Au cours des douze derniers mois, les services municipaux ont délivré 4 535 actes d’état civil aux populations. Sur les plans sanitaire et environnemental, la mairie a éliminé 31 dépôts sauvages d’ordures et procédé au curage de deux kilomètres de caniveaux.

Dans le même temps, le service de contrôle technique municipal a inspecté 1 350 véhicules. L’action économique de la commune a également contribué à dynamiser le tissu local en soutenant 15 coopératives et en favorisant la création de 92 emplois directs et indirects sur le territoire.

Commune Lacs 1
© Commune Lacs 1
Un dialogue direct pour renforcer la redevabilité communautaire

L’adjoint au maire, Kangni Agossou Kouevi, a conduit les échanges au palais royal de Nlessi. Les élus ont répondu aux différentes préoccupations exprimées par les participants concernant l’utilisation des ressources publiques.

Dans une démarche de proximité et de transparence, la municipalité entend étendre cet exercice de reddition de comptes à l’ensemble des cantons. La campagne d’information se poursuivra ainsi dès mercredi dans le canton de Glidji, avant de s’achever vendredi devant les populations de Lolan.

À travers cette démarche de reddition de comptes, la municipalité des Lacs 1 entend renforcer le dialogue avec les citoyens tout en poursuivant ses efforts en matière de gouvernance locale et de développement communautaire.

Togo – UE : Alessio Cappellani prend la tête de la délégation européenne à Lomé

Les relations diplomatiques entre le Togo et l’Union européenne entrent dans une nouvelle phase. Désigné par le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) le 18 septembre 2026, Alessio Cappellani a officiellement entamé son processus d’accréditation en remettant, ce 20 octobre 2026, les copies figurées de ses lettres de créance au ministère togolais des Affaires étrangères.

Une étape protocolaire clé vers la prise de fonctions

La cérémonie s’est déroulée dans les locaux du département ministériel, où le secrétaire général, Afognon Kouakou Sedaminou, a reçu ces documents au nom du ministre des Affaires étrangères, le professeur Robert Dussey. Cette démarche s’inscrit également dans la procédure diplomatique qui précède la présentation officielle des lettres de créance au président de la République. Elle prépare ainsi l’entrée en fonction effective du nouveau représentant de l’Union européenne auprès des autorités togolaises.

Par ailleurs, les échanges se sont déroulés dans un climat de cordialité et de respect mutuel. Les deux personnalités ont salué la qualité des relations entre Lomé et Bruxelles et réaffirmé leur volonté commune de consolider ce partenariat.

Ministère des Affaires Etrangères du Togo
© Ministère des Affaires Etrangères du Togo
Un parcours diplomatique aguerri au service de l’action extérieure

Le nouveau chef de la délégation européenne apporte une solide expérience acquise au sein des institutions de l’Union européenne. Avant sa désignation au Togo, Alessio Cappellani occupait les fonctions de chef de division chargé du Levant au sein du SEAE, ce qui l’a placé au cœur des dynamiques diplomatiques du Moyen-Orient.

Son parcours international comprend également un mandat de chef adjoint de la délégation de l’Union européenne au Maroc. À ce poste, il a activement contribué au renforcement du dialogue politique et de la coopération institutionnelle. Cette expertise s’est notamment illustrée en novembre 2018, lorsqu’il intervenait en qualité de ministre-conseiller adjoint de l’ambassadeur de l’Union européenne lors d’une conférence consacrée à un programme de coopération dans le secteur de la justice.

Ministère des Affaires Etrangères du Togo
© Ministère des Affaires Etrangères du Togo
Un partenariat pluridimensionnel ancré dans le développement

À la tête de la représentation européenne, Alessio Cappellani aura pour mission de coordonner les interventions de l’institution et d’entretenir le dialogue avec les autorités nationales. D’ailleurs, la coopération entre le Togo et l’Union européenne couvre un large éventail de secteurs stratégiques :

  • Développement économique et emploi : soutien aux petites entreprises pour faciliter l’accès au financement, promotion de l’entrepreneuriat et développement des activités productives ;
  • Infrastructures et transition énergétique : accompagnement des projets d’électrification, de connectivité et de modernisation des infrastructures ;
  • Agriculture durable et inclusion sociale : initiatives visant à améliorer les conditions de vie des populations, gestion durable des ressources naturelles et renforcement des capacités locales ;
  • Gouvernance et appui institutionnel : poursuite des programmes conjoints destinés à consolider l’État de droit et à promouvoir un développement inclusif.

Cette nouvelle séquence diplomatique confirme ainsi la solidité des relations entre le Togo et l’Union européenne, portées par une volonté commune de dialogue et de mise en œuvre de programmes de coopération tournés vers l’avenir.

Grand Lomé : déguerpissement des voies publiques dès le 2 novembre

Le District autonome du Grand Lomé (DAGL) conduira, du 2 au 20 novembre 2026, une nouvelle opération de libération des routes bitumées et pavées. À cette occasion, les autorités cibleront les installations établies sans autorisation sur les emprises publiques, notamment les étals, les kiosques, les garages et les ateliers de réparation.

Des activités installées sur la voie publique

L’opération concerne les commerçants et les artisans qui occupent les abords immédiats des routes. Plus précisément, les autorités visent les petits étals, les kiosques installés en bordure des voies, ainsi que les garages et les espaces de mécanique aménagés sur le domaine public.

Le DAGL justifie cette initiative par la nécessité de fluidifier le trafic, de protéger les piétons et de réduire les risques d’accident. Selon les services du district, ces occupations entravent la circulation et limitent l’accessibilité des axes urbains. Toutefois, cette décision affecte directement les populations qui exercent leurs activités commerciales ou artisanales en bordure des routes.

Un choc économique pour les petits métiers

Pour les commerçants et les artisans concernés, cette opération représente un risque immédiat de perte de revenus. En effet, la disparition d’un étal, d’un kiosque ou d’un atelier peut interrompre une activité quotidienne, réduire l’accès à la clientèle et fragiliser l’équilibre financier d’un ménage.

Dans ces conditions, les travailleurs indépendants devront rechercher de nouveaux emplacements, parfois plus éloignés des axes passants ou plus coûteux. Sans accompagnement adapté, cette mesure risque ainsi d’accentuer la précarité des personnes qui tirent l’essentiel de leurs ressources du commerce de proximité et des petits services de réparation.

Cette dimension humaine renforce la nécessité d’un accompagnement social et économique parallèle à l’opération de désencombrement. Les autorités doivent notamment envisager des espaces de vente réglementés, des facilités d’installation ou des dispositifs d’information, afin de préserver à la fois l’ordre public et les moyens de subsistance des populations concernées.

Un phénomène qui résiste

Malgré les précédentes campagnes de déguerpissement, les installations ont tendance à réapparaître sur les voies déjà libérées. Le district constate ainsi une recrudescence des occupations anarchiques dans plusieurs communes du Grand Lomé, en dépit des opérations menées au cours des dernières années.

Cette persistance révèle un défi qui dépasse le simple retrait des structures installées sur le domaine public. Elle soulève notamment la question de la capacité des autorités à garantir durablement la liberté de circulation, tout en tenant compte de la situation des personnes dont les revenus dépendent d’activités de proximité.

Prévenir plutôt que déplacer

Face à cette situation, la réussite de l’opération dépendra largement de la sensibilisation des populations concernées. Les autorités gagneraient donc à expliquer clairement les règles d’occupation du domaine public, les sanctions encourues et les solutions alternatives accessibles aux commerçants et aux artisans.

Par ailleurs, une communication régulière, fondée sur le dialogue avec les associations professionnelles, pourrait favoriser le départ volontaire des occupants et limiter les tensions. En 2026, le DAGL avait déjà accordé plusieurs reports afin de leur permettre de quitter les lieux sans contrainte, avant d’écarter toute indemnisation pour les installations établies illégalement.

Au-delà du 20 novembre, l’enjeu principal résidera dans le contrôle continu des emprises publiques. Le Grand Lomé devra ainsi conjuguer l’application rigoureuse de la réglementation, l’information des usagers et la recherche de solutions adaptées pour éviter la réapparition des mêmes occupations sur les axes déjà dégagés.

Incendie à Tokoin Ramco : un bar et des boutiques ravagés à Lomé

Un violent incendie a frappé le quartier de Tokoin Ramco, à Lomé, dans la soirée du lundi 19 octobre 2026. Les flammes ont détruit une portion substantielle d’un bar situé sur l’avenue de la Libération, avant de se propager à plusieurs commerces voisins, près de la pharmacie Agbegnigan.

Une mobilisation immédiate

Le sinistre s’est déclaré peu après 20 heures et a rapidement semé la panique dans ce secteur commerçant de la capitale togolaise. Des riverains et des jeunes du quartier ont accouru pour tenter de contenir le feu et mettre à l’abri certains meubles et équipements.

Les sapeurs-pompiers sont ensuite intervenus et ont maîtrisé le brasier. Aucune victime n’a été signalée, mais les dégâts matériels restent importants, selon les informations disponibles.

Des commerçants sous le choc

L’incendie a profondément bouleversé les commerçantes présentes sur les lieux. Aïcha Kolor, qui exploite une boutique faisant également office de restaurant, a été victime d’un malaise après avoir assisté à la destruction de son espace de travail.

Pour plusieurs exploitants, ces commerces constituent la principale source de revenus. La perte des marchandises, du mobilier et des équipements compromet donc directement la poursuite de leurs activités, ainsi que celles de leurs employés.

Les installations électriques défaillantes en question

Une coupure d’électricité survenue au moment des faits alimente l’hypothèse d’un court-circuit, sans qu’aucune confirmation officielle n’ait été communiquée à ce stade. La gendarmerie a sécurisé le périmètre et poursuit les vérifications nécessaires pour déterminer l’origine exacte de l’incendie et évaluer le montant des pertes.

Cet incident survient dans un contexte marqué par les préoccupations des autorités togolaises concernant les branchements anarchiques et les installations électriques non conformes. Après l’incendie du marché d’Agoè-Assiyéyé, les enquêteurs avaient attribué le sinistre à un court-circuit lié à un compteur de fortune et à des câblages réalisés sans respect des normes de sécurité.

À Lomé, les « réseaux à toile d’araignée », constitués de câbles non autorisés, surchargés et tendus entre les habitations, accroissent les risques d’incendie et d’électrocution, tout en fragilisant la distribution d’électricité. Le gouvernement a lancé le projet PEREL afin de remplacer ces installations par des infrastructures normalisées dans le Grand Lomé.

Des contrôles désormais exigés

Les autorités ont renforcé les contrôles techniques des installations électriques domestiques, commerciales et industrielles. Les inspections portent notamment sur la qualité des câbles, les disjoncteurs, les prises, la mise à la terre et la conformité générale des raccordements.

Pour les commerçants de Tokoin Ramco, l’enjeu dépasse désormais la simple remise en état des locaux. Il concerne également la sécurisation des activités, la prévention des sinistres et la fiabilité des moyens d’alerte, alors que des témoins ont déploré des difficultés à joindre les sapeurs-pompiers au 118.

Togo : 3 milliards $ pour l’accès universel à l’énergie en 2030

Face au défi mondial de la transition écologique, le gouvernement togolais déploie un programme structurant d’envergure. Porté par le ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, le Pacte national énergie marque un tournant stratégique pour le développement du secteur énergétique. Ce plan d’action s’inscrit dans le cadre de la « Mission 300 », une initiative internationale soutenue conjointement par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), qui ambitionne de connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici à la fin de la décennie.

Une couverture intégrale pour dynamiser le développement social

L’administration togolaise place la justice sociale et l’équité territoriale au cœur de ses priorités. Le Pacte national énergie fixe ainsi un objectif historique : atteindre un taux d’électrification de 100 % sur l’ensemble du territoire à l’horizon 2030. Cette transformation vise à réduire durablement les disparités énergétiques entre les zones urbaines et les zones rurales.

Parallèlement à l’électrification des ménages, la stratégie nationale entend répondre à un enjeu majeur de santé publique. Le plan prévoit d’atteindre un taux de 80 % d’accès aux solutions de cuisson propre. En remplaçant progressivement le charbon et le bois par des technologies plus durables, l’État ambitionne de réduire les maladies respiratoires qui affectent particulièrement les femmes et les enfants, tout en limitant la pression exercée sur les ressources forestières.

Un mix énergétique porté par le solaire et les énergies renouvelables

Pour accompagner cette croissance sans compromettre ses engagements environnementaux, le Togo réoriente sa politique de production énergétique. Les autorités projettent de porter la part des énergies renouvelables à plus de 50 % du mix électrique national d’ici à 2030. De même, les infrastructures vertes devraient représenter au moins 60 % de la capacité totale installée du pays.

Cette montée en puissance repose notamment sur le déploiement massif d’infrastructures solaires décentralisées. L’intégration de kits autonomes et de mini-réseaux permettra d’alimenter les localités isolées sans attendre l’extension de coûteuses lignes à haute tension. En parallèle, le renforcement du réseau national et la participation accrue aux interconnexions régionales contribueront à sécuriser l’approvisionnement électrique tout en maîtrisant les coûts de production.

Le secteur privé au cœur du financement stratégique

La mise en œuvre de cette ambition nécessite une mobilisation financière considérable. Le gouvernement estime les besoins d’investissement à 3 milliards de dollars américains d’ici à la fin de la décennie. Dans cette perspective, le secteur privé est appelé à jouer un rôle central. Les investisseurs et partenaires internationaux devraient mobiliser 1,68 milliard de dollars, soit plus de la moitié du financement requis.

Afin d’attirer ces capitaux, les pouvoirs publics engagent plusieurs réformes de gouvernance. La modernisation des opérateurs du secteur, la simplification des procédures réglementaires ainsi que le renforcement de la transparence contractuelle visent à sécuriser les investissements. Grâce à cet ensemble de mesures, le Togo entend bâtir un modèle énergétique résilient, capable de soutenir durablement son industrialisation tout en améliorant les conditions de vie des populations.

En définitive, le Pacte national énergie traduit la volonté du Togo de faire de l’accès universel à l’énergie un moteur de transformation économique et sociale. La réussite de cette stratégie dépendra toutefois de la capacité du pays à mobiliser les financements nécessaires et à concrétiser, sur le terrain, les ambitions affichées pour 2030.

Togo : Bassar 1 et l’ANASAP s’allient pour l’urbanisme

L’amélioration du cadre de vie local constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique et de développement économique au Togo. Dans cette dynamique, la commune de Bassar 1 franchit une étape importante dans sa politique d’aménagement du territoire. Ce lundi 19 octobre 2026, l’administration locale a formalisé un partenariat stratégique avec l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique (ANASAP) afin de renforcer la gestion environnementale et d’améliorer le réseau routier de la commune.

Commune De Bassar
© Commune De Bassar
Une alliance institutionnelle au service de l’urbanisme local

Lors d’une cérémonie officielle présidée par le directeur général de l’ANASAP, le général Gnakoudé Berena, les deux institutions ont paraphé un accord-cadre ambitieux. Cette signature traduit une volonté commune de dépasser les interventions ponctuelles pour inscrire l’action publique dans une logique de planification durable.

À travers ce partenariat, l’ANASAP met son expertise technique et opérationnelle au service de la collectivité. L’objectif est de structurer un cadre d’action concerté permettant de renforcer l’assainissement, de préserver l’hygiène publique et d’améliorer l’environnement urbain.

Commune De Bassar
© Commune De Bassar
Le reprofilage des voies au cœur de la feuille de route

Au-delà de la signature de l’accord, les équipes ont rapidement engagé les premières démarches opérationnelles. Une mission technique d’évaluation a ainsi parcouru le réseau routier communal afin d’identifier les axes nécessitant une intervention prioritaire.

Les experts ont notamment examiné l’état de dégradation des voies que la municipalité envisage d’intégrer au programme de reprofilage. Parallèlement, les deux parties poursuivent les discussions autour des dispositions financières et techniques d’une convention spécifique qui définira les modalités et le calendrier d’exécution des travaux.

Commune De Bassar
© Commune De Bassar
Un levier durable de croissance et de bien-être citoyen

Cette synergie entre l’État et la collectivité territoriale illustre une approche coordonnée du développement local. En améliorant la voirie et en renforçant les dispositifs d’assainissement, Bassar 1 entend favoriser la mobilité urbaine, réduire les risques sanitaires liés à l’insalubrité et soutenir les activités économiques de proximité.

Cette initiative met en évidence le rôle essentiel d’un environnement urbain sain et fonctionnel dans l’attractivité d’un territoire. Elle témoigne également de la volonté des autorités locales de faire de l’aménagement durable un levier de développement au service des populations.

En somme, ce partenariat entre Bassar 1 et l’ANASAP traduit une volonté commune d’inscrire l’amélioration du cadre de vie dans la durée. Reste désormais à concrétiser ces ambitions sur le terrain afin que les populations puissent percevoir les bénéfices de cette coopération dans leur quotidien.

Togo : L’Université de Kara s’attaque à la corruption

Face au fléau systémique de la corruption qui entrave le développement économique, le Togo choisit d’attaquer le problème à la racine. Le 16 octobre 2026, la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a réuni les corps enseignants du campus nord de l’Université de Kara. Cette initiative marque le lancement officiel d’un programme ambitieux visant à inscrire la probité et la transparence au cœur des cursus universitaires.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo
Une refonte stratégique des programmes académiques

Plutôt que de se limiter à des campagnes de sensibilisation ponctuelles, les autorités togolaises intègrent désormais des modules obligatoires consacrés à l’éthique, à la déontologie et à la gouvernance. Lors de la cérémonie d’ouverture, le président de la HAPLUCIA, Kimelabalou Aba, et le vice-président de l’Université de Kara, le professeur Boussanlègue Tchable, ont réaffirmé la nécessité d’armer la jeunesse contre les pratiques illicites.

Dans cette dynamique, les facultés adaptent leurs maquettes pédagogiques en Licence et en Master afin d’inscrire la responsabilité civique parmi les exigences académiques fondamentales.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo
Des outils pédagogiques concrets pour transformer les mentalités

L’atelier ne s’est pas limité aux discours de sensibilisation. Il a également permis de doter le personnel enseignant de méthodologies adaptées à l’enseignement de l’éthique et de la gouvernance. Les professeurs se sont approprié des manuels de référence, ont analysé des études de cas réels et ont participé à des sessions de micro-enseignement.

Grâce à ces exercices pratiques, les formateurs disposent désormais d’outils pédagogiques leur permettant de confronter directement les étudiants aux dilemmes éthiques rencontrés dans le monde professionnel. Ainsi, cette approche immersive contribue à faire de l’intégrité une compétence valorisée et applicable dans la vie active.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo
L’éducation comme rempart durable contre l’impunité

En instaurant cette dynamique au sein du monde universitaire, le Togo prépare activement sa future élite administrative et économique. Cette stratégie privilégie la prévention en amont, sans pour autant écarter le rôle de la répression juridique dans la lutte contre la corruption.

L’Université de Kara entend ainsi promouvoir une culture institutionnelle fondée sur la responsabilité, la transparence et le sens de l’intérêt général. À travers cette initiative, elle se positionne comme un acteur de premier plan dans la construction d’une gouvernance plus intègre et durable.

Au-delà de la réforme des contenus pédagogiques, cette initiative traduit la volonté des autorités togolaises de faire de l’éthique un réflexe citoyen et professionnel. Un pari sur le long terme qui pourrait contribuer à façonner une génération davantage engagée dans la défense de l’intérêt général et la promotion de la bonne gouvernance.