FESPACO : Le Togo mobilise son cinéma pour briller à Ouagadougou

Le Togo se prépare à vivre un moment fort de son histoire culturelle. Invité d’honneur de la prochaine édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le pays a réuni, le 8 octobre 2026 à Lomé, une délégation du festival et les professionnels du septième art. L’objectif : poser les jalons d’une participation ambitieuse et coordonnée.

Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts
© Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts
Une rencontre pour cadrer les enjeux

Le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts a piloté cette séance d’information. Elle a permis de dévoiler l’architecture du programme du FESPACO et d’ouvrir le dialogue avec les acteurs togolais. Moussa Alex Sawadogo, directeur général de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) et chef de la délégation du festival, a ainsi détaillé les temps forts de l’événement.

Au menu : projections de films, FESPACO Pro, colloques, cérémonies officielles et rue marchande. Cette présentation offre aux cinéastes togolais une cartographie précise des opportunités à saisir. Elle leur permet également d’aligner leur préparation sur les exigences de ce rendez-vous continental.

Un honneur qui engage

Isaac Tchiakpe, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, a ouvert les travaux en saluant la présence de la délégation burkinabè. Il a ensuite rappelé le poids symbolique du statut accordé au Togo par le Burkina Faso. Pour lui, cette distinction dépasse le cadre protocolaire : elle consacre une reconnaissance du travail accompli et impose une responsabilité nouvelle aux professionnels togolais.

Le ministre y voit surtout une tribune pour projeter le cinéma togolais, ses talents, ses récits et sa créativité auprès des publics africains et internationaux. Il a donc exhorté les acteurs du secteur à aborder cette échéance avec ambition, rigueur et esprit collectif.

Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts
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Une mobilisation tous azimuts

Réalisateurs, producteurs, scénaristes, comédiens, techniciens, créatifs et distributeurs : tous sont appelés à s’impliquer pleinement. La rencontre de Lomé ne se limite toutefois pas à une présentation théorique. Elle ouvre un chantier d’échanges destiné à faire émerger des actions concrètes.

Le Togo entend transformer sa présence à Ouagadougou en vitrine de son savoir-faire cinématographique. Au-delà de la représentation officielle, il s’agit de démontrer la vitalité d’une filière et de nouer des partenariats durables.

La dynamique est désormais lancée. Les professionnels togolais disposent des clés nécessaires pour structurer leur participation. Reste à passer à l’action : fédérer les énergies, affiner les projets et porter haut les couleurs du cinéma togolais sur la scène panafricaine. Le rendez-vous est pris, et l’ambition est affichée.

Émeutes lycéennes en Belgique et France : La situation hors de contrôle ?

BRUXELLES / PARIS, 9 octobre 2026  — Une vague de contestation lycéenne et sociale gagne brusquement en intensité en Europe de l’Ouest. En Belgique, plusieurs rassemblements de jeunes ont dégénéré en affrontements urbains avec les forces de l’ordre, tandis qu’en France, la mobilisation ne faiblit pas et alimente un climat de colère partagée de part et d’autre de la frontière.

Émeutes et heurts face à la police en Belgique

La tension est montée d’un cran en matinée devant plusieurs établissements scolaires et axes routiers majeurs du pays. Ce qui avait en fait débuté comme un mouvement de protestation lycéen a rapidement basculé dans le chaos :
  • Face-à-face tendus : Des tirs de projectiles, des feux de poubelles et des tentatives de blocages d’axes stratégiques ont provoqué l’intervention rapide des unités anti-émeutes.
  • Riposte policière : Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes ainsi que d’autopompes pour disperser les rassemblements non autorisés aux abords des centres-villes.
  • Arrestations multiples : Plusieurs dizaines d’interpellations sont déjà signalées par les autorités locales, qui dénoncent des infiltrations d’éléments radicalisés au sein des cortèges de jeunesse.

 

En France, la mobilisation s’installe et la colère s’amplifie

Côté français, le mouvement de contestation conserve une forte capacité de mobilisation. Les assemblées générales se multiplient dans les lycées et universités, résonnant directement avec les événements survenus en Belgique.
Les syndicats et collectifs citoyens évoquent une convergence des luttes face à un ras-le-bol généralisé touchant le pouvoir d’achat, les réformes de l’éducation et les perspectives d’avenir de la jeunesse.

Réactions des autorités

Les ministères de l’Intérieur belge et français restent en contact étroit pour suivre l’évolution de la situation le long de la frontière. Par ailleurs, les préfectures et zones de police ont reçu pour consigne de renforcer les dispositifs de sécurité aux abords des établissements scolaires afin de prévenir toute nouvelle escalade.
En somme, hors de contrôle des syndicats traditionnels et attisée par les réseaux sociaux, la contestation franchit désormais les frontières à une vitesse inédite. Alors que les appels au blocage généralisé se multiplient pour les prochaines heures, Bruxelles et Paris redoutent le basculement vers une crise sécuritaire majeure que les forces de l’ordre ne semblent plus en mesure de contenir.

Togo : Accord de coopération de 5 ans signé entre les communes de Golfe 2 et Golfe 3

Les communes de Golfe 2 et Golfe 3 ont franchi, hier jeudi 8 octobre 2026, une étape décisive dans leur coopération locale. Réunies au cabinet du maire de Golfe 2, les deux municipalités ont signé une convention de partenariat d’une durée de cinq ans, renouvelable, destinée à renforcer leurs capacités d’action et à améliorer les services rendus aux citoyens.

Commune Golfe 3
© Commune Golfe 3
Une coopération intercommunale fondée sur la proximité

Situées au cœur du District autonome du Grand Lomé, les deux communes partagent plusieurs défis urbains. La croissance démographique, la pression sur les infrastructures et la récurrence des difficultés liées à l’assainissement exigent désormais des réponses coordonnées.

La convention entend mobiliser les ressources humaines, techniques et financières des deux collectivités. Elle prévoit également l’échange d’expériences entre les équipes municipales, afin d’identifier des solutions adaptées aux réalités de chaque territoire.

Assainissement, voirie et environnement : des priorités ancrées dans le terrain

Le partenariat met l’accent sur des domaines qui touchent directement la vie quotidienne des populations. Les deux communes envisagent de renforcer leurs interventions en matière de collecte et de gestion des déchets, d’assainissement, d’entretien des voiries ainsi que de prévention des inondations.

La coopération s’étend aussi à la protection de l’environnement, à l’action sociale, à la culture, au sport et à la protection civile. Cette approche vise à faire du partenariat un cadre durable de développement local, au-delà des seules urgences urbaines.

Commune Golfe 3
© Commune Golfe 3
Des élus engagés pour l’action commune

Le maire de Golfe 2, Koffi Gbekandé Kpadé, et son homologue de Golfe 3, Essohanim Gnassingbé, ont présenté leur accord comme une réponse pragmatique aux attentes des populations. Ils ont insisté sur la nécessité de transformer la complémentarité des deux communes en projets visibles et mesurables.

Selon les deux édiles, la proximité géographique des territoires rend la coopération non seulement utile, mais nécessaire. Ils ont appelé les services techniques, les conseillers municipaux et les acteurs locaux à s’approprier la dynamique afin d’en garantir les résultats.

Commune Golfe 3
© Commune Golfe 3
Un signal fort pour la décentralisation au Togo

La gouverneure du District autonome du Grand Lomé, Zouréhatou Kassah-Traoré, a salué l’initiative lors de la cérémonie. Elle l’a décrite comme une avancée notable dans la gouvernance locale au Togo, en montrant que les communes peuvent conjuguer leurs moyens pour mieux servir leurs populations.

Preuve de l’importance de cet accord, de nombreuses autorités politiques et économiques ont fait le déplacement. Aux côtés du préfet du Golfe, Kossivi Agbodan, et des émissaires du ministère de l’Administration territoriale, on notait la présence active des élus locaux, des chefs traditionnels ainsi que des chefs d’entreprise des deux municipalités.

Commune Golfe 3
© Commune Golfe 3
Un Comité conjoint de 8 membres pour garantir le suivi des projets

 

Pour éviter que la convention ne demeure symbolique, les signataires ont prévu la mise en place d’un Comité conjoint de coopération. Composée de huit membres, dont les deux maires, cette instance définira les priorités annuelles, suivra l’exécution des projets et évaluera régulièrement les résultats obtenus.

Ce comité pourra également proposer des ajustements lorsque les besoins des populations évoluent. Cette organisation vise à inscrire la coopération dans une logique de résultats, avec des actions planifiées, coordonnées et évaluées dans le temps.

Commune Golfe 3
© Commune Golfe 3
Vers un cadre de vie amélioré

À travers cette convention, Golfe 2 et Golfe 3 affichent une ambition claire : dépasser les interventions isolées et bâtir une action publique plus cohérente. Les deux communes veulent ainsi renforcer la cohésion sociale, préserver l’environnement urbain et offrir aux habitants des services plus efficaces.

Le défi consiste désormais à traduire les engagements écrits en réalisations concrètes. Si le comité conjoint parvient à rythmer la mise en œuvre des projets, ce partenariat pourrait devenir un modèle de collaboration intercommunale pour d’autres collectivités du pays.

Un levier d’attractivité et de cohésion pour le Grand Lomé

En somme, cet accord marque le passage d’une logique de gestion isolée à une véritable stratégie de développement partagé pour les communes de Golfe 2 et Golfe 3. En combinant leurs forces administratives, techniques et financières, les deux municipalités se donnent les moyens de traiter des problèmes structurels tout en renforçant l’attractivité économique et sociale de leur secteur. C’est aussi une réponse concrète aux attentes des citoyens et des acteurs économiques locaux, qui trouveront dans cette alliance un environnement plus salubre, plus sûr et propice au développement.

Sokodé : 20 ordinateurs remis au Lycée technique par le Conseil régional

Le Lycée d’enseignement technique et professionnel de Sokodé dispose désormais d’un parc informatique renforcé. Hier, jeudi 8 octobre 2026, le Conseil régional de la Centrale lui a confié vingt ordinateurs de bureau, dans le but d’accompagner la montée en compétences numériques des élèves et de consolider les enseignements pratiques de l’établissement.

Gouvernorat de la Région Centrale
© Gouvernorat de la Région Centrale
Des équipements informatiques pour moderniser l’apprentissage 

L’initiative répond à un besoin croissant : former des jeunes capables d’utiliser les technologies de l’information dans leur parcours scolaire comme dans leur future vie professionnelle. Les nouveaux équipements doivent faciliter les travaux pratiques, l’initiation à l’informatique et l’acquisition de réflexes indispensables dans les métiers techniques.

Pour les enseignants, cette dotation offre également la possibilité de diversifier leurs méthodes pédagogiques. Les cours pourront davantage s’appuyer sur des exercices numériques, des recherches encadrées et des mises en situation proches des réalités du monde du travail.

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Une cérémonie de remise en présence des autorités régionales 

La cérémonie de remise s’est tenue à Sokodé en présence de plusieurs responsables régionaux et locaux. Tchimbiandja Yendoukoa Douti, préfet de Tchaoudjo et assureur de l’intérim des fonctions de gouverneur de la Région Centrale, a participé à l’événement aux côtés du président du Conseil régional de la Centrale.

Le directeur régional de l’Éducation de la Centrale, des conseillers régionaux, des maires et des conseillers municipaux ont également pris part à la cérémonie. Leur présence souligne la place accordée à l’éducation technique dans les priorités de développement de la région.

Gouvernorat de la Région Centrale
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Investir dans la jeunesse et le développement de la Région Centrale 

Par cette action, le Conseil régional de la Centrale réaffirme sa volonté d’accompagner les jeunes vers des formations plus adaptées aux besoins actuels. L’équipement informatique constitue un investissement dans l’avenir professionnel des apprenants, mais également dans la compétitivité de la main-d’œuvre locale.

Le Lycée d’enseignement technique et professionnel de Sokodé joue un rôle central dans la formation des jeunes aux métiers techniques. Avec ces vingt postes informatiques, l’établissement renforce sa capacité à préparer des diplômés mieux outillés face aux évolutions technologiques et aux exigences du marché de l’emploi.

Gouvernorat de la Région Centrale
© Gouvernorat de la Région Centrale
Une dynamique pour la Centrale

Cette initiative s’inscrit dans l’action plus large du Conseil régional, qui œuvre pour le développement économique, social et éducatif de la Région Centrale. En soutenant les établissements de formation, l’institution cherche à réduire les écarts d’accès aux outils numériques et à promouvoir l’égalité des chances entre les jeunes.

Pour Sokodé, l’opération marque une étape supplémentaire dans la modernisation de l’enseignement technique. Elle confirme également que la formation professionnelle demeure un levier majeur pour l’insertion des jeunes et le développement durable de la région.

 

En somme, ces vingt ordinateurs représentent une véritable opportunité d’égalisation des chances pour les élèves du Lycée technique de Sokodé. En familiarisant les apprenants avec les outils informatiques dès leur parcours scolaire, cette dotation leur donne les moyens de dépasser la théorie pour maîtriser la pratique. Une étape très importante qui permettra aussi à ces futurs techniciens d’aborder l’Université avec confiance, armés des compétences numériques indispensables aux métiers de demain.

Togo-Russie : la commission mixte dessine les contours d’une coopération ambitieuse

La première session de la Commission mixte intergouvernementale togolo-russe, organisée du 29 septembre au 1ᵉʳ octobre 2026 à Lomé, ouvre une nouvelle phase dans les relations entre les deux pays. Les discussions ont porté sur plusieurs domaines stratégiques, notamment les mines, l’énergie, l’agriculture, les transports, l’éducation, la science et les technologies.

Deux documents pour renforcer le partenariat

Pendant trois jours, des experts et des responsables gouvernementaux des deux pays ont examiné les moyens de donner un contenu plus concret à leur coopération bilatérale. Les travaux se sont achevés par la signature d’un procès-verbal de coopération ainsi que d’un mémorandum consacré au patrimoine culturel. D’autres initiatives conjointes ont également été préparées dans les secteurs de la science et de l’éducation.

Les deux délégations ont par ailleurs recensé plusieurs projets d’accords à finaliser. Ces textes devraient concerner la protection des investissements, la coopération douanière, le commerce, l’agriculture, l’énergie, la culture, l’emploi, les transports, les technologies de l’information et l’innovation.

Des ambitions dans les mines et l’énergie

Le secteur minier a figuré parmi les priorités affichées par Lomé et Moscou. Les deux parties envisagent notamment de renforcer l’expertise géologique et de recourir davantage aux technologies modernes dans l’exploration et l’exploitation des ressources.

L’énergie occupe également une place centrale dans les discussions. Le Togo et la Russie souhaitent étudier la création d’un corridor énergétique reliant Lomé à la région du Sahel, notamment à partir du gaz naturel liquéfié. Ce projet devrait être examiné en concertation avec les pays de la Confédération des États du Sahel.

La coopération pourrait aussi porter sur l’hydroélectricité, la production locale d’électricité, l’approvisionnement en eau et l’assainissement. Ces domaines répondent à des besoins essentiels pour développer les infrastructures togolaises.

Commerce, industrie et transports

Les entreprises des deux pays pourraient nouer des partenariats dans la métallurgie, l’industrie minière, les équipements énergétiques, les infrastructures sanitaires et la fabrication de véhicules industriels.

Les chambres de commerce togolaise et russe devraient jouer un rôle de liaison entre les opérateurs économiques. Elles pourront faciliter les échanges, identifier des projets communs et accompagner les entreprises intéressées par les marchés des deux pays.

Dans le domaine des transports, les délégations ont évoqué la mise en place d’un itinéraire logistique reliant la Russie à l’Afrique de l’Ouest. Le projet pourrait associer le transport maritime et ferroviaire, la gestion des flux, la digitalisation des infrastructures et le développement de solutions logistiques adaptées.

Ministère délégué, chargé du Commerce et du Contrôle de Qualité
© Ministère délégué, chargé du Commerce et du Contrôle de Qualité
L’agriculture au cœur des échanges

Lomé et Moscou souhaitent accroître leurs échanges de produits agricoles, de denrées alimentaires et d’engrais. Leur coopération pourrait également s’étendre à la mécanisation agricole, à l’irrigation, à l’élevage et à la recherche. Les deux pays envisagent par ailleurs la création de pôles agro-industriels. Ils étudieront aussi la possibilité d’installer au Togo des unités de mélange ou de production d’engrais à partir de ressources phosphatées.

Cette orientation pourrait soutenir la transformation locale des matières premières et contribuer à améliorer l’accès des agriculteurs aux intrants.

Les universités et l’innovation sollicitées

La Russie a confirmé sa disponibilité à poursuivre l’attribution de bourses aux étudiants togolais. Moscou pourrait même relever progressivement le quota accordé au Togo. Les deux parties souhaitent également multiplier les partenariats entre établissements universitaires, favoriser la mobilité des étudiants et des enseignants, puis développer des programmes communs de recherche.

Les discussions ont aussi porté sur l’innovation, l’entrepreneuriat technologique et la création d’infrastructures destinées à accompagner les jeunes entreprises. Dans ce cadre, l’Université de Lomé pourrait renforcer ses liens avec plusieurs institutions scientifiques russes. Des documents de coopération ont notamment été annoncés entre des organismes de recherche russes, l’université togolaise et des structures nationales chargées du patrimoine culturel.

La coopération numérique s’élargit

Les technologies de l’information et de la communication constituent un autre axe du partenariat. Les deux pays souhaitent explorer des projets liés à la numérisation de l’administration publique, aux télécommunications, aux communications satellitaires et aux infrastructures numériques. La cybersécurité, les médias et la médecine numérique figurent également parmi les secteurs identifiés.

Ces domaines pourraient contribuer à moderniser les services publics et à améliorer la circulation de l’information, tout en renforçant la sécurité des réseaux.

Une prochaine réunion à Moscou

Les délégations ont convenu d’organiser la deuxième session de la Commission mixte intergouvernementale en Russie en 2028. Les dates précises seront arrêtées et communiquées par voie diplomatique. Cette première réunion s’inscrit dans le prolongement de la rencontre tenue le 19 novembre 2025 au Kremlin entre le président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, et le président russe, Vladimir Poutine. Les deux dirigeants avaient alors exprimé leur volonté de renforcer les relations entre leurs pays et décidé de mettre en place cette commission de suivi.

Le Togo et la Russie entretiennent des relations diplomatiques depuis 1960. Avec cette nouvelle feuille de route, Lomé et Moscou cherchent désormais à transformer leur partenariat politique en une coopération davantage orientée vers les investissements, les infrastructures, la formation et le développement industriel.

Togo : vers un programme national pour accélérer la cuisson propre

LOMÉ, 7 octobre 2026 — Le Togo franchit une nouvelle étape dans la structuration de sa politique énergétique avec l’élaboration d’un Programme national d’accès à la cuisson propre. Réunis le vendredi 2 octobre à l’ONOMO Hôtel de Lomé, les représentants des institutions publiques, du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques examinent les premières propositions destinées à organiser la transition du pays vers des modes de cuisson plus propres et accessibles.

L’enjeu dépasse la seule question de l’équipement des ménages. Pour les autorités togolaises, il s’agit désormais de construire un cadre capable de coordonner les interventions, d’orienter les investissements et de donner davantage de visibilité aux acteurs engagés dans le développement des solutions de cuisson propre.

Ministère délégué chargé de l'Énergie et des Ressources minières
© Ministère délégué chargé de l'Énergie et des Ressources minières
Un cadre national pour structurer le marché

Le futur programme doit fournir au Togo une feuille de route cohérente en vue de l’accès universel à la cuisson propre à l’horizon 2030. Cette ambition implique notamment de préciser les technologies à promouvoir, les objectifs à atteindre, les actions prioritaires et les mécanismes nécessaires à leur déploiement.

Le gouvernement inscrit cette démarche dans les orientations de la Vision Togo 2030, ainsi que dans le Pacte national pour l’énergie associé à la Mission 300. Le programme répond également aux engagements climatiques pris par le pays dans le cadre de sa Contribution déterminée au niveau national (CDN).

Cette convergence place la cuisson propre à l’intersection de plusieurs politiques publiques : énergie, climat, développement économique et amélioration des conditions de vie.

Ministère délégué chargé de l'Énergie et des Ressources minières
© Ministère délégué chargé de l'Énergie et des Ressources minières
Un dispositif préparé avec plusieurs partenaires

Pour accompagner le processus, le gouvernement bénéficie de l’appui du programme Regional Clean Cooking Action West Africa (ReCCAWA). L’Agence néerlandaise pour l’entreprise (Rijksdienst voor Ondernemend Nederland, RVO) a par ailleurs mandaté EED Advisory pour soutenir les autorités togolaises dans la conception du programme.

La mission associe les institutions nationales aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux différents acteurs du secteur. Cette approche vise à éviter une stratégie conçue exclusivement au niveau institutionnel et à intégrer les réalités opérationnelles auxquelles font face les entreprises, les organisations de la société civile et les autres intervenants.

Le travail engagé doit surtout permettre de passer d’initiatives dispersées à une architecture nationale capable de coordonner les efforts et de mobiliser davantage de ressources.

Ministère délégué chargé de l'Énergie et des Ressources minières
© Ministère délégué chargé de l'Énergie et des Ressources minières
Les technologies et les investissements au cœur des discussions

L’atelier du 2 octobre constitue ainsi une étape de consultation et de consolidation du futur programme. Les participants examinent les résultats préliminaires présentés par l’équipe chargée de l’accompagnement et apportent leurs observations sur les différentes composantes proposées.

Les discussions portent notamment sur les technologies de cuisson propre retenues dans le programme. Leur validation constitue un enjeu déterminant, car le choix des solutions doit répondre à la fois aux besoins des utilisateurs, aux contraintes économiques et aux objectifs énergétiques et environnementaux du pays.

Les participants passent également en revue les objectifs fixés, les activités envisagées et les plans d’action proposés. Le renforcement des capacités figure lui aussi parmi les éléments examinés afin de doter les acteurs concernés des compétences nécessaires à la mise en œuvre du programme.

Une feuille de route vers 2030

À l’issue des travaux, les principales composantes soumises à discussion font l’objet d’un processus de revue et de validation. Les technologies de cuisson propre, les objectifs nationaux, les activités et plans d’action ainsi que le plan de renforcement des capacités constituent les principaux résultats examinés.

Cette étape prépare la finalisation d’un cadre national destiné à guider les prochaines interventions. Pour le Togo, l’objectif consiste désormais à transformer cette orientation stratégique en actions concrètes, en créant les conditions nécessaires à une mobilisation durable des financements et à une participation coordonnée des acteurs publics et privés.

À l’horizon 2030, le succès du programme dépendra ainsi autant de la pertinence des solutions retenues que de la capacité du pays à organiser leur diffusion à grande échelle. Le futur programme doit précisément servir de levier pour cette transformation.

SRMT 2027-2031 : le Togo veut accroître ses recettes sans pénaliser les entreprises

La deuxième réunion technique de concertation entre l’État et le secteur privé, tenue le 6 octobre 2026 à Lomé, a fixé une nouvelle orientation pour le financement du développement national. Les participants ont validé la Stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme 2027-2031, appelée à guider les réformes fiscales et douanières du pays.

Pour les citoyens togolais, quel est l’enjeu ? L’État veut accroître ses recettes, mais affirme vouloir éviter une hausse désordonnée de la pression fiscale. La réussite de cette stratégie dépendra donc de la capacité des pouvoirs publics à élargir les recettes, améliorer les services et instaurer davantage de confiance avec les contribuables.

Une stratégie pour financer les priorités

La SRMT 2027-2031 doit servir de cadre aux réformes destinées à mobiliser davantage de ressources nationales. Le gouvernement veut notamment élargir l’assiette fiscale, moderniser le recouvrement et réduire les pertes liées aux exonérations. Les recettes fiscales devraient passer de 1 043,7 milliards de francs CFA en 2026 à 2 109 milliards en 2031. Cet objectif représente un effort important pour l’administration fiscale et douanière.

Les autorités assurent qu’il ne s’agit pas d’imposer davantage les mêmes contribuables, mais de mieux organiser la collecte. Cette nuance intéresse directement les ménages et les entreprises. Elle signifie que l’État pourrait chercher à intégrer davantage d’activités jusque-là peu ou pas imposées, tout en renforçant le contrôle et la digitalisation.

Pour le citoyen, le résultat attendu reste concret : davantage de recettes doivent permettre de financer les services publics, les infrastructures, l’éducation, la santé et les autres priorités nationales. Mais cette progression ne pourra être acceptée que si les contribuables constatent une utilisation rigoureuse et transparente de l’argent public.

Les entreprises demandent plus de sécurité

Le secteur privé a salué la régularité du dialogue avec le gouvernement. Le président du Conseil national du patronat, Laurent Coami Tamegnon, a notamment présenté comme une avancée la création de la Commission administrative de recours et de la Commission administrative de règlement des litiges douaniers.

Ces mécanismes doivent permettre aux entreprises de contester certaines décisions administratives ou douanières dans un cadre défini. La Commission administrative de règlement des litiges douaniers constitue notamment un premier recours pour les différends portant sur l’espèce, la valeur ou l’origine des marchandises.

Pour les opérateurs économiques, cette évolution peut réduire l’incertitude et améliorer la prévisibilité. Une entreprise investit plus facilement lorsqu’elle connaît les règles, les délais et les voies de recours en cas de désaccord avec l’administration.

Une administration plus accessible

Le gouvernement veut construire un environnement « business friendly », c’est-à-dire plus favorable à la création, à l’investissement et au développement des entreprises. Cette ambition suppose plusieurs changements : Des procédures plus flexibles, une fiscalité plus lisible, des décisions administratives mieux motivées et un recours accru aux services numériques. Elle exige également que les agents publics appliquent les règles avec constance et que les entreprises respectent leurs obligations.

Le message adressé aux deux parties est donc équilibré. L’État doit offrir plus de sécurité juridique et de stabilité. En retour, les entreprises doivent correctement déclarer leurs activités, payer leurs impôts et investir dans la création d’emplois.

Ministère des Finances et du Budget
© Ministère des Finances et du Budget
Les partenariats public-privé sous surveillance

La réunion a aussi abordé les partenariats public-privé. Le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, a rappelé qu’un PPP ne constitue ni un financement gratuit ni une solution automatique aux contraintes budgétaires. Un tel accord engage l’État sur plusieurs années. Il doit donc reposer sur une étude sérieuse, une répartition précise des responsabilités et une évaluation précise des risques.

Pour la population, cette prudence revêt une importance particulière. Les PPP peuvent accélérer la réalisation de routes, d’hôpitaux, d’écoles ou d’autres équipements. Mais un contrat mal préparé peut aussi alourdir les dépenses publiques et réduire les marges de manœuvre de l’État.

Une économie exposée aux crises extérieures

Les participants ont également examiné la conjoncture économique. Malgré sa résilience, l’économie togolaise reste vulnérable aux tensions internationales, notamment celles qui affectent les routes maritimes d’Ormuz et de Bab el-Mandeb. Ces crises peuvent perturber les importations, renchérir le transport et pousser les prix de l’énergie à la hausse. Le gouvernement a choisi de ne pas répercuter intégralement cette augmentation sur les consommateurs, suivant les orientations du président du Conseil.

Cette décision protège temporairement le pouvoir d’achat, mais elle entraîne aussi un coût pour les finances publiques. Elle renforce donc la nécessité de mobiliser des recettes suffisantes et de mieux contrôler les dépenses.

L’éducation au centre de la transformation

Le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a présenté la contribution attendue du secteur privé au développement du capital humain dans le cadre de la Feuille de route 2026-2031. Le secteur privé peut participer à la formation professionnelle, à l’apprentissage et à l’adaptation des compétences aux besoins des entreprises. Cette coopération doit aider les jeunes à accéder à des emplois correspondant davantage aux réalités du marché.

L’enseignement principal de la réunion tient en une équation : la Feuille de route fixe les priorités, la SRMT cherche les moyens de les financer et les PPP peuvent accélérer certains projets. Mais ces trois instruments ne produiront des résultats que si l’État et les entreprises construisent une relation fondée sur la transparence, la responsabilité et la confiance. La prochaine réunion de concertation État-secteur privé est annoncée pour décembre 2026.

Mois du Consommer Local au Togo : la compétitivité au cœur de la 7ᵉ édition

 La septième édition du Mois du Consommer Local s’est ouverte à Lomé avec une ambition plus exigeante que l’ordinaire promotion des produits fabriqués au Togo. Les autorités et les représentants du secteur privé veulent désormais faire du marché intérieur un véritable tremplin pour la production, la transformation et l’exportation.

Lancée le 6 octobre 2026, la campagne se déroule durant tout le mois dans un contexte marqué par les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, la hausse des prix et la nécessité, pour les économies africaines, de réduire leur dépendance à l’extérieur. Son thème — « Consommation locale, facteur d’intégration régionale et de souveraineté économique : défis et opportunités » — place directement la question de la compétitivité au centre du débat.

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Acheter local ne suffit plus

Le message porté lors de la cérémonie de lancement est limpide : un produit togolais ne peut pas compter uniquement sur la solidarité des consommateurs. Il doit convaincre par sa qualité, son prix, sa disponibilité et sa capacité à répondre durablement aux attentes du marché. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo, Dr José Kwassi Symenouh, a défendu cette approche.

Selon lui, le patriotisme économique ne saurait remplacer les exigences auxquelles toute entreprise doit répondre pour fidéliser sa clientèle. Un acheteur compare la présentation, le coût, la régularité de l’approvisionnement, l’innovation et le service. Ces critères déterminent le choix final, qu’il s’agisse d’un aliment, d’un vêtement, d’un produit cosmétique ou d’un service.

« Consommer local » ne doit donc plus être présenté comme un geste de faveur envers les producteurs. Le produit fabriqué au Togo doit conquérir sa place par ses propres performances. Cette évolution marque un changement de discours : les entreprises ne demandent plus seulement de la visibilité, elles doivent aussi démontrer leur capacité à tenir face à la concurrence.

Six éditions, des progrès et des limites

Institué dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine en 2019, le Mois du Consommer Local a déjà connu six éditions au Togo. Les données communiquées lors du lancement font état d’une progression proche de 40% du chiffre d’affaires dans les secteurs de la cosmétique, de l’habillement et de l’agroalimentaire. Ces résultats montrent l’intérêt commercial de la campagne. Ils révèlent aussi les difficultés qui empêchent encore de nombreux produits togolais d’atteindre une clientèle plus large.

La traçabilité reste insuffisante pour certaines entreprises. Les normes, la certification, l’emballage, le prix et la continuité de l’offre posent également problème. Un produit peut attirer l’attention lors d’une exposition, mais perdre son avantage si le consommateur ne le retrouve pas régulièrement dans les points de vente.

Le défi consiste désormais à transformer la visibilité acquise pendant le mois d’octobre en relations commerciales durables. Les entreprises doivent améliorer leurs méthodes de production, sécuriser leurs approvisionnements et structurer leurs réseaux de distribution.

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Produire davantage, transformer sur place

Derrière la campagne de promotion se trouve une question plus large : quelle part de la valeur créée par les ressources togolaises reste réellement dans le pays ? Le Togo dispose de matières premières agricoles et de ressources susceptibles d’alimenter plusieurs filières industrielles. Pourtant, lorsque ces produits quittent le territoire à l’état brut, les étapes les plus rémunératrices — transformation, conditionnement, distribution et commercialisation — se déroulent souvent ailleurs.

Pour le Dr José Kwassi Symenouh, cette situation prive l’économie nationale d’emplois, de revenus et de compétences. Le développement des chaînes de valeur doit donc devenir une priorité. Transformer davantage au Togo permettrait de soutenir les producteurs, de stimuler l’industrie, d’élargir les débouchés professionnels et de renforcer les capacités des entreprises locales. Cette stratégie pourrait aussi réduire certaines importations et accroître la part des produits finis et semi-finis dans les exportations.

L’objectif ne consiste pas simplement à vendre davantage de matières premières. Il s’agit de construire une chaîne économique complète : produire, transformer, distribuer, consommer et, à terme, exporter.

L’État veut élargir les débouchés

Le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique a rappelé que la compétitivité des biens et services locaux constitue une condition essentielle de cette transformation. Le gouvernement prévoit d’accroître la production nationale, de soutenir la demande intérieure et de faciliter l’accès des entreprises togolaises aux marchés étrangers.

La stratégie nationale de promotion de la consommation locale s’inscrit dans cette orientation. Elle prévoit notamment le renforcement des capacités des acteurs, l’amélioration de l’offre, la réduction de certaines importations et la progression des exportations.

La commande publique représente un autre levier. Depuis 2020, une circulaire invite les administrations et les sociétés d’État à privilégier les biens et services d’origine locale dans leurs approvisionnements. Elle encourage également l’achat de produits alimentaires togolais pour les activités publiques.

Cette politique peut garantir des débouchés aux entreprises, mais elle ne dispense pas celles-ci d’améliorer leur qualité. Pour s’inscrire dans la durée, la préférence accordée aux produits nationaux doit accompagner une montée en gamme et non remplacer la concurrence.

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Le numérique au service de l’offre locale

Les autorités souhaitent aussi faciliter l’accès à l’information. La cérémonie a permis de présenter « Togo Gnim », une plateforme destinée à accroître la visibilité des biens et services togolais, ainsi que « Nam Asia », une application qui informe les consommateurs sur les prix des produits de grande consommation.

Nam Asia, mise à disposition par le ministère chargé du Commerce, permet notamment de consulter les prix communiqués pour différentes régions du pays et de recevoir des alertes lors de leur évolution.

Ces outils numériques peuvent aider les producteurs à mieux se faire connaître et les consommateurs à comparer les offres. Ils illustrent également la volonté d’utiliser les solutions conçues par de jeunes Togolais pour améliorer la transparence du marché et rapprocher les entreprises de leur clientèle.

Du marché intérieur à l’espace régional

Le gouvernement ne veut pas enfermer les entreprises togolaises dans les limites du marché national. La consommation locale doit leur servir de première étape avant l’accès aux marchés de l’UEMOA, de la Zone de libre-échange continentale africaine et d’autres espaces commerciaux.

Cette ambition exige toutefois une préparation rigoureuse. Pour vendre au-delà des frontières, les entreprises doivent respecter des normes communes, garantir des volumes suffisants, stabiliser leurs prix et assurer la livraison dans les délais. Le marché intérieur peut jouer le rôle de laboratoire. Il permet aux producteurs de tester leurs produits, d’écouter les consommateurs et de corriger leurs faiblesses avant d’affronter une concurrence régionale plus intense.

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Un mois pour préparer l’après-octobre

Le programme de cette septième édition prévoit des ateliers de formation, des visites d’entreprises et d’infrastructures, une conférence consacrée au thème officiel ainsi que des expositions-ventes à Lomé et dans les chefs-lieux des régions économiques. Ces activités doivent rapprocher les producteurs des acheteurs, mais aussi favoriser les échanges entre entreprises, administrations et distributeurs. Leur portée dépendra toutefois de leur prolongement après la clôture de la campagne.

Pour la Chambre de commerce et d’industrie du Togo, octobre ne doit pas rester une parenthèse commerciale. Le mois doit accélérer les réformes, renforcer les capacités de production et créer des relations durables entre les entreprises et les marchés. Le véritable succès de cette édition ne se mesurera donc pas uniquement au nombre de visiteurs ou de produits exposés. Il dépendra de la capacité des acteurs à faire émerger des entreprises plus solides, des biens plus fiables et une offre suffisamment compétitive pour être choisie au Togo comme ailleurs.

L’équation résumée par le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique reste simple : consommer davantage ce que le pays produit et produire davantage ce que les populations consomment. Pour la transformer en réalité, les pouvoirs publics, les entreprises et les consommateurs devront agir sur toute la chaîne, de la matière première jusqu’au produit exportable.

Togo : la Police nationale ouvre ses portes au public

La Police nationale togolaise a lancé ses Journées portes ouvertes à Lomé et dans six autres villes du pays. L’initiative vise à rapprocher l’institution des citoyens et à mieux faire connaître ses missions.

 

Lomé, le 7 octobre 2026 — À Lomé, la Police nationale togolaise a choisi l’ouverture au public pour présenter ses missions et expliquer son fonctionnement. Depuis mardi 6 octobre 2026, la Direction générale de la Police nationale accueille les Journées portes ouvertes, une initiative qui s’étend également à six autres villes du pays. L’événement prendra fin jeudi, mais le programme se poursuivra avec deux activités sportives prévues les 9 et 10 octobre.

Une opération déployée dans plusieurs villes

La manifestation ne se limite pas à la capitale. Les secteurs de police de Tsévié, Kpalimé, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong participent également au programme. Cette organisation permet à la Police nationale de présenter ses services au-delà de Lomé. Les visiteurs peuvent découvrir les unités spécialisées, les moyens techniques et les différents domaines d’intervention des agents. Des échanges directs avec les équipes sont également proposés afin de répondre aux interrogations du public. L’accès aux sites reste gratuit. Les activités se déroulent de 7 heures à 17 h 30, jusqu’au jeudi 8 octobre.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo
Montrer le visage quotidien des forces de l’ordre

La cérémonie d’ouverture s’est tenue au siège de la Direction générale de la Police nationale, en présence de représentants des institutions, de partenaires et de visiteurs. Le directeur général de la Police nationale, le commissaire divisionnaire Babarime Akatao, a placé cette rencontre sous le signe de la proximité. Il a invité les citoyens à venir découvrir les agents qui assurent chaque jour la protection des personnes, la surveillance des biens et la sécurisation des lieux publics.

À travers les stands et les démonstrations, la Police cherche aussi à faire connaître des métiers souvent peu visibles. Les visiteurs peuvent ainsi mieux comprendre le travail des services techniques, les moyens d’action disponibles et les contraintes auxquelles les policiers sont confrontés sur le terrain.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo
Une démarche liée à la réforme de l’État

La direction de la Police nationale inscrit cette initiative dans la dynamique de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031, fondée sur trois priorités : protéger, rassembler et transformer. Cette orientation traduit la volonté affichée par l’institution de moderniser ses pratiques et de renforcer ses relations avec les citoyens. Le directeur général a également réaffirmé l’importance du respect des lois et des libertés individuelles dans l’accomplissement des missions de sécurité.

La Police nationale doit notamment maintenir l’ordre public, prévenir les infractions et protéger les institutions de la République. Mais ses responsables veulent également faire comprendre que la sécurité ne repose pas uniquement sur l’action des forces de l’ordre. Elle dépend aussi de la coopération des populations et de la circulation de l’information.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo
Le dialogue au cœur de la stratégie

Les Journées portes ouvertes donnent ainsi au public un accès direct aux responsables et aux agents. Les visiteurs peuvent poser leurs questions, demander des explications et échanger sur les enjeux de sécurité dans leurs quartiers. Pour le commissaire divisionnaire Babarime Akatao, cette démarche doit favoriser une relation plus équilibrée entre la Police et les citoyens. Elle vise à présenter une institution accessible, professionnelle et attentive aux droits fondamentaux.

Le directeur général a salué l’appui du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, et exprimé sa reconnaissance au ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjoulba.

Des activités pour prolonger les échanges

Le programme se poursuivra après la fermeture des stands. Vendredi 9 octobre à 15 h 30, l’équipe de la Police nationale, l’ASPOTO, disputera un match amical contre l’Entente II FC au stade JCA d’Agoè. Samedi 10 octobre à 6 h 30, policiers et habitants se retrouveront pour un footing populaire au camp du GIPN, à Logopé.

Avec ces Journées portes ouvertes, la Police nationale entend transformer un rendez-vous institutionnel en véritable rencontre avec la population. En présentant ses hommes, ses équipements et ses responsabilités, elle veut rappeler que la sécurité publique exige une implication collective.

Togo : des coupures d’électricité prévues du 7 au 22 octobre

Le réseau électrique togolais s’apprête à traverser une période de fortes tensions. Du 7 au 22 octobre, ménages et entreprises de plusieurs localités du pays subiront des délestages ciblés, provoqués par une ambitieuse opération de maintenance sur le gazoduc régional.

L’artère gazière sous-régionale est temporairement à l’arrêt.

Initialement programmé le mois dernier, l’entretien préventif des infrastructures de la West African Gas Pipeline Company (WAPCo) entre enfin dans sa phase opérationnelle. Ce chantier technique majeur contraint l’opérateur à suspendre momentanément ses livraisons de gaz naturel à destination du territoire togolais. La mesure touche de plein fouet les centrales thermiques nationales, dont le fonctionnement repose quasi exclusivement sur cette ressource fossile pour alimenter les turbines du pays.

En service depuis 2008, ce gazoduc constitue la véritable colonne vertébrale énergétique de la région. Ainsi, sa mise en retrait provisoire illustre la vulnérabilité des réseaux nationaux face aux impératifs de maintenance d’ouvrages transfrontaliers interconnectés.

Un plan de secours coûteux pour amortir le choc

Anticipant la baisse de régime de ses unités de production, la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) active un protocole de crise. Pour éviter une rupture totale d’approvisionnement, le distributeur public convertit en urgence le système de combustion de ses centrales thermiques vers des carburants liquides de substitution.

Si cette manœuvre technique préserve une partie de la capacité de production, elle génère un surcoût financier considérable pour l’entreprise nationale, les combustibles liquides affichant des cours nettement supérieurs à ceux du gaz naturel. Les dirigeants de la CEET préviennent d’ailleurs que cette solution palliative, malgré son coût élevé, ne suffira pas à absorber l’intégralité du déficit de production. Par conséquent, des ruptures de charge ciblées demeurent inévitables dans plusieurs quartiers et communes du pays.

Appel à la prudence dans les foyers

Devant ces instabilités répétées du réseau, la direction de la CEET invite les usagers à une discipline stricte. Afin de préserver les équipements électroniques et ménagers contre les pics de tension qui accompagnent fréquemment la remise en service des lignes, l’entreprise recommande d’isoler physiquement tous les appareils électriques dès l’amorce d’une coupure, puis d’attendre la stabilisation du signal avant de les rebrancher.

Pendant deux semaines, les acteurs économiques et les foyers togolais devront ainsi composer avec un calendrier d’approvisionnement perturbé, dans l’attente du redémarrage complet des flux de gaz sous-régionaux.