RDC-Togo : Félix Tshisekedi à Lomé pour la paix dans l’Est

Alors que l’est de la République démocratique du Congo reste embrasé par les combats entre l’armée régulière et les rebelles du M23, le président Félix Tshisekedi a choisi la voie diplomatique. Ce lundi 12 janvier 2026, il a atterri à Lomé, au Togo, pour une rencontre décisive avec Faure Gnassingbé. L’objectif : jeter les bases d’un sommet de la paix prévu dans cinq jours.

C’est une visite qui souligne l’urgence de la situation. Dans un climat de tensions extrêmes avec le Rwanda voisin, accusé par Kinshasa et plusieurs rapports de l’ONU de soutenir activement l’AFC/M23, le Chef de l’État congolais cherche des alliés stratégiques. Le choix de Lomé ne doit rien au hasard. Le président togolais, Faure Gnassingbé, s’est imposé comme un médiateur discret mais influent de l’Union africaine, capable de parler à toutes les parties au-delà des blocs régionaux traditionnels.

 

Un prélude au sommet du 17 janvier

Les deux dirigeants se sont enfermés pour une séance de travail intense centrée sur un objectif unique : « comment ramener une paix véritable dans l’Est ». D’ailleurs, cet entretien en tête-à-tête sert de rampe de lancement au sommet de haut niveau qui se tiendra dans la capitale togolaise le 17 janvier prochain.

Par ailleurs, ce futur sommet s’annonce comme celui de la vérité. En coulisses, la pression monte. Des émissaires angolais — l’Angola étant le médiateur principal du processus de Luanda — multiplient les navettes entre Kinshasa, Kigali et Lomé pour harmoniser les positions. L’enjeu est d’obtenir un cessez-le-feu crédible et, surtout, de traiter la question épineuse de la présence des forces rwandaises sur le sol congolais.

 

Un calendrier politique sous haute tension

Cette offensive diplomatique intervient alors que l’agenda politique congolais est particulièrement chargé en ce mois de janvier 2026. Outre les questions militaires, Kinshasa doit gérer des dossiers intérieurs brûlants :

  • La question du dialogue : des voix s’élèvent, parfois sous pression internationale, pour tenter d’intégrer l’AFC/M23 dans un cadre de dialogue, une option que Kinshasa a longtemps rejetée, qualifiant le mouvement de groupe terroriste.
  • Le volet judiciaire : Le 29 janvier sera une date clé avec l’examen de la condamnation de l’ancien président Joseph Kabila, un dossier qui cristallise les tensions politiques internes.

À Lomé, Félix Tshisekedi joue une carte maîtresse. Face à l’enlisement des processus de Nairobi et de Luanda, le « canal togolais » pourrait offrir une nouvelle bouffée d’oxygène à une région meurtrie par des décennies de conflit. Pour les millions de déplacés du Kivu, l’espoir d’un retour à la normale dépend désormais de la capacité des dirigeants africains à transformer ces discussions de salon en actes concrets sur le terrain.

Université de Lomé : Formation en Administration Électorale

Le Centre de droit public de l’Université de Lomé a clôturé, le 10 janvier 2026, la session de formation de la promotion 2025 en administration électorale. Une étape clé pour renforcer la transparence et la culture civique au Togo, grâce à l’expertise internationale du programme BRIDGE.

Dans le temple du savoir de Lomé, l’atmosphère était solennelle le samedi. Derrière les sourires des récipiendaires se cache une mission de haute importance : devenir les garants de processus électoraux apaisés et professionnels. Par ailleurs, la clôture de cette formation continue en administration électorale marque la fin d’un parcours exigeant pour des acteurs venus de divers horizons du paysage institutionnel et civil togolais.

L'Université de Lomé
© L'Université de Lomé

BRIDGE : L’excellence au service du bulletin de vote

Le point d’orgue de cette formation a été l’atelier modulaire BRIDGE (Building Resources in Democracy, Governance and Elections), une référence mondiale en matière de renforcement des capacités électorales. Durant deux jours intensifs, les 9 et 10 janvier, les participants se sont penchés sur un pilier fondamental de la démocratie : « l’Éducation civique et électorale » .

L’enjeu n’est pas seulement technique. Il s’agit de comprendre comment transformer un simple électeur en un citoyen averti, conscient de ses droits et de ses devoirs. À travers des échanges interactifs et des simulations, les praticiens ont exploré les mécanismes permettant ainsi  de stimuler la participation électorale tout en garantissant l’intégrité du contrôle.

L'Université de Lomé
© L'Université de Lomé

Un rempart contre l’abstention et la désinformation

La promotion 2025 sort de l’Université de Lomé avec des outils concrets pour affronter les défis contemporains des urnes. Dans un contexte où la désinformation et l’apathie électorale peuvent aussi fragiliser les institutions, la formation a mis l’accent sur :

  • La pédagogie de la citoyenneté : comment expliquer le vote aux populations les plus éloignées.
  • La culture démocratique : inculquer le respect des résultats et le débat contradictoire pacifique.
  • Les normes internationales : aligner les pratiques locales sur les meilleures méthodes mondiales de gouvernance.

L'Université de Lomé
© L'Université de Lomé

L’Université de Lomé, acteur du développement politique

En organisant cette formation via son Centre de droit public, l’Université de Lomé réaffirme son rôle de moteur de la société. Elle ne se contente plus d’anciens théoriciens, mais accompagne directement les praticiens du terrain — membres des commissions électorales, organismes de la société civile et juristes — dans la professionnalisation de leur métier.

Comme l’ont souligné les organisateurs lors de la remise des attestations, une élection ne se gagne pas seulement le jour du vote ; elle se prépare des mois à l’avance par l’éducation et la sensibilisation.

Finalement , en quittant le campus, ces nouveaux diplômés de la promotion 2025 deviennent des ambassadeurs de la transparence. Leur mission commence dès aujourd’hui : faire en sorte que chaque voix compte et que chaque citoyen comprenne l’importance de son geste pour l’avenir de la nation.

Nigeria : la créatrice TikTok Rita Special retrouvée morte à Emohua

La communauté nigériane est sous le choc : la créatrice de contenus TikTok Rita Special a été retrouvée morte dans la localité d’Emohua, dans l’État de Rivers. Les circonstances de son décès restent floues, mais l’affaire suscite une vive émotion sur les réseaux sociaux et relance le débat sur la sécurité des jeunes femmes dans le pays.

True Crime
© True Crime

Une découverte tragique

Dans le calme apparent d’un hôtel d’Emohua, localité de l’État de Rivers, le personnel a fait une découverte macabre : Rita Special gisait sans vie, bien loin des projecteurs et du glamour de ses vidéos TikTok. Dès l’annonce de son décès, l’émotion a rapidement cédé la place à une sourde colère sur la toile. Car au-delà de la perte, ce sont les circonstances entourant la découverte de son corps qui glacent le sang.

Sur place, les langues commencent à se délier. Selon plusieurs témoignages relayés en ligne, la jeune femme aurait accepté un rendez-vous privé avec un homme contre une somme d’environ 80 000 nairas (soit près de 100 euros). Ce qui ne devait être qu’une rencontre discrète aurait alors basculé dans l’horreur.

Icône de la « Gen Z » nigériane, Rita Special avait réussi à transformer son quotidien en un spectacle suivi par des milliers d’abonnés. Mais ce 10 janvier 2026, le rideau est tombé de la plus terrible des manières, laissant derrière lui une communauté sous le choc et des questions encore sans réponses.

True Crime
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Des rumeurs inquiétantes

Des sources locales signalent des actes violents et accusent même les auteurs d’avoir tenté de dissimuler le corps. Certaines allégations évoquent des mutilations et un enterrement clandestin dans une fosse peu profonde, citant la complicité présumée d’un agent de sécurité que les responsables auraient soudoyé. Toutefois, les autorités n’ont pas encore confirmé ces éléments.

Cependant, la police nigériane a déclaré l’ouverture d’une enquête mais n’a pas encore communiqué de détails précis sur les circonstances du décès. Les autorités appellent à la prudence face aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux. Pour l’heure, la police a confirmé une arrestation, et les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

 

Réactions et émotion en ligne

Sur TikTok, Facebook et X (ancien Twitter), des milliers d’internautes ont exprimé leur tristesse et leur colère. Beaucoup dénoncent les dangers liés aux rencontres privées et appellent à une meilleure protection des jeunes femmes face aux violences. L’affaire Rita Special est devenue un symbole des risques encourus par les créateurs de contenus et plus largement par les jeunes dans un contexte d’insécurité croissante.

 

Un débat relancé sur la sécurité

Au-delà de l’émotion, cette tragédie soulève également des questions plus larges :

  • La vulnérabilité des influenceurs qui, en quête de revenus, peuvent être exposés à des propositions risquées.
  • La responsabilité des plateformes sociales, accusées de ne pas protéger suffisamment leurs utilisateurs.
  • La nécessité d’un cadre légal renforcé pour prévenir les violences et garantir la sécurité des femmes au Nigeria.

En somme, la mort de Rita Special reste entourée de zones d’ombre. Entre rumeurs et faits avérés, l’enquête devra déterminer les responsabilités et établir la vérité. En attendant, l’affaire continue de bouleverser l’opinion publique et de rappeler l’urgence de renforcer la sécurité des jeunes femmes dans le pays.

Sokodé a vibré au rythme de l’Adossa-Gadao 2026

Le samedi 10 janvier 2026, la ville de Sokodé, dans la région Centrale du Togo, s’est transformée en un haut lieu de fête et de tradition. En effet, des milliers de personnes se sont rassemblées pour célébrer l’édition 2026 de l’Adossa-Gadao, une fête identitaire du peuple Tem qui mêle culture, cohésion sociale et fierté nationale.

Cette célébration, profondément ancrée dans l’histoire et la mémoire collective, a une nouvelle fois de plus confirmé son rôle de vecteur de cohésion sociale et de fierté nationale.

La poste de Lomé
© La poste de Lomé
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Une célébration populaire et festive

Dès les premières heures de la journée, les rues de Sokodé se sont animées de chants, de danses et de couleurs. Le stade municipal, lieu central des festivités, a accueilli une foule bigarrée : des habitants, des chefs traditionnels, des autorités politiques et religieuses, ainsi que des invités venus de tout le pays vêtus de tenues traditionnelles, ont donné à l’événement une atmosphère chaleureuse et vibrante. Danses, chants et rites ancestraux ont rythmé la journée, offrant ainsi un spectacle haut en couleurs et en émotions.

La poste de Lomé
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Un thème porteur de sens

Placée sous le thème « Patrimoine culturel Tem, levier de développement et de cohésion sociale », cette édition a mis en avant l’importance de la culture comme moteur de paix et de progrès.

Les organisateurs ont insisté sur le rôle des traditions dans la transmission des valeurs aux jeunes générations. Ils ont rappelé que préserver l’Adossa-Gadao, c’est non seulement honorer les ancêtres, mais c’est aussi renforcer l’unité et ouvrir des perspectives pour les jeunes générations.

La poste de Lomé
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Une présence officielle remarquée

Les festivités ont été présidées par Pascal Bodjona, ministre-conseiller à la Présidence du Conseil, représentant personnel du Chef de l’État. Sa présence, aux côtés de nombreux responsables politiques et administratifs, a souligné la portée nationale de l’événement.

Les déclarations officielles ont également précisé que la culture est un socle fondamental du développement et qu’elle requiert le soutien de politiques publiques audacieuses.

La poste de Lomé
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Plus qu’une fête, un symbole

Au-delà des danses et des chants, l’Adossa-Gadao est un moment de communion. Elle rappelle que la culture est un ciment social et un vecteur de développement. Pour les habitants de Sokodé et du peuple Tem, cette journée est une fierté et un repère identitaire.

En somme, en ce début d’année, l’Adossa-Gadao a confirmé son rôle de phare culturel. Elle a aussi montré que le Togo, en valorisant ses racines, peut bâtir un avenir plus solidaire et plus prospère. Sokodé a vibré, et avec elle, tout un peuple a également réaffirmé son identité et son unité.

États-Unis : Arrestation de l’ancien ministre ghanéen des Finances Ken Ofori-Atta

L’ancien ministre des Finances du Ghana, Ken Ofori-Atta, a été arrêté le 6 janvier 2026 aux États-Unis par les services de l’immigration (ICE). En fuite depuis février 2025, il est désormais détenu au Caroline Detention Facility, dans le cadre d’une procédure liée à son statut migratoire.

 

Une arrestation qui fait grand bruit

Les autorités de l’immigration  ont interpellé l’ancien responsable dans un quartier résidentiel alors qu’il quittait son domicile.

ICE affirme avoir mené l’opération discrètement et avoir surpris l’homme à proximité d’un restaurant de la chaîne KFC. Les agents l’ont placé en détention en attendant les suites judiciaires.

Cette arrestation marque un tournant dans une affaire suivie de près par les observateurs, compte tenu du profil politique de Ken Ofori-Atta et de son rôle majeur dans la gestion économique du Ghana au cours des dernières années.

 

Un dossier migratoire sensible

Les avocats de Ken Ofori-Atta ont confirmé son arrestation dans un communiqué signé par Justice Kusi-Minkah Premo Esq. Ils précisent également  que leur client avait voyagé aux États-Unis pour des soins médicaux et qu’une demande de régularisation de statut (petition for adjustment of status) était en cours.

Le 10 janvier, l’ambassade du Ghana à Washington a révélé que l’ancien ministre avait refusé de rencontrer les diplomates ghanéens sans la présence de ses avocats, signe de la complexité juridique de l’affaire. Par ailleurs, ses conseils assurent d’être en contact avec ICE pour tenter de résoudre rapidement la situation.

 

Contexte politique et judiciaire

Au Ghana, Ken Ofori-Atta est une figure controversée. Ancien ministre des Finances, il fait l’objet de plusieurs enquêtes pour corruption, et les autorités ghanéennes l’ont déclaré fugitif en 2025. Son arrestation aux États-Unis pourrait donc avoir des répercussions diplomatiques entre Accra et Washington, tout en relançant le débat sur la lutte contre la corruption au Ghana.

 

Une affaire à suivre.

Au-delà du volet migratoire, cette arrestation marque un tournant pour un homme qui fut au cœur de la gestion économique du Ghana pendant plusieurs années. Les prochaines étapes dépendront des procédures judiciaires américaines et des éventuelles demandes d’extradition formulées par le Ghana.

Pour l’heure, Ken Ofori-Atta reste détenu par ICE, symbole d’une chute spectaculaire pour celui qui incarnait autrefois la stabilité financière du pays.

Sommet LEES 2026 : La Libye vise 2 millions de barils par jour

Le secteur énergétique libyen entre dans une nouvelle ère significative.Alors que le pays s’apprête à accueillir le Sommet Libyen sur l’Energie et l’Economie Summit (LEES) 2026, les majors mondiales comme TotalEnergies, Eni et ConocoPhillips réaffirment leur présence massive. L’enjeu est colossal : propulser la production nationale à 2 millions de barils par jour et stabiliser durablement l’économie du pays.

La Libye n’est plus seulement une promesse : elle redevient l’épicentre des convoitises et des investissements en Afrique du Nord. En effet, l’annonce de la participation au plus haut niveau de géants mondiaux au prochain sommet LEES 2026 marque la fin d’une ère d’incertitude et le début d’une phase de croissance agressive en amont.

 

L’expertise locale et internationale au cœur de la stratégie

Le succès de cette relance repose sur un équilibre subtil entre forces locales et technologies étrangères. Assail Drilling Company, acteur national de premier plan, portera fièrement les couleurs libyennes en tant que sponsor « Diamond Plus ». Son rôle est vital : au-delà du forage technique sur les principaux gisements, l’entreprise investit massivement dans la formation de la main-d’œuvre locale et le respect des normes de sécurité internationales.

Mais c’est l’alignement des « majors » qui confère au pays sa stature de hub énergétique mondial. TotalEnergies, ConocoPhillips, Repsol, OMV et Eni ne se contentent pas de participer : ils déploient des capitaux se chiffrant en milliards d’euros, donnant à Tripoli une nouvelle crédibilité sur la scène internationale.

 

Des découvertes majeures et des records de production

L’année 2025 a déjà posé les jalons de cette réussite. La société autrichienne OMV a annoncé une découverte majeure dans le bassin de Syrte, avec des débits dépassant les 4 200 barils par jour. Parallèlement, l’espagnol Repsol a réussi l’exploit de faire franchir au champ d’El Sharara la barre des 300 000 barils par jour, une performance inédite depuis 2019.

Ces chiffres ne sont pas que des records techniques : ils traduisent également une dynamique nouvelle, porteuse d’emplois et de revenus pour une population en quête de stabilité.

 

Gaz et énergies vertes : une mutation profonde

Si le pétrole reste le roi, le sommet de 2026 mettra l’accent sur une diversification nécessaire. L’italien Eni fait figure de pionnier avec son projet offshore « Structures A&E » de 8 milliards de dollars. Ce chantier pharaonique vise non seulement à produire du gaz pour l’exportation et la consommation locale d’ici fin 2026, mais intègre également des technologies de captage et de stockage du carbone.

De son côté, TotalEnergies joue la carte de la « stratégie multi-énergies ». Tout en optimisant la production sur les concessions de Waha, la compagnie française explore des capacités solaires à grande échelle près de Misrata. Cette approche hybride répond aussi à un double impératif : augmenter les revenus de l’État tout en entamant la décarbonation du secteur.

 

Un cadre d’investissement renégocié

Pour sécuriser ces investissements de long terme, des discussions de haut niveau sont en cours entre la Compagnie Nationale de Pétrole (NOC) et des partenaires comme ConocoPhillips. L’objectif est d’établir des conditions fiscales compétitives afin de débloquer des projets d’envergure tels que Nord Gialo 6J.

Le message envoyé au monde depuis Tripoli est clair : la Libye est ouverte aux affaires, technologiquement prête et alignée sur les standards mondiaux. Le LEES 2026 sera également le théâtre où se signera l’avenir énergétique de la région.

 

Plus qu’un sommet : un nouveau départ

Au-delà des chiffres de production et des milliards d’investissements, le succès du LEES 2026 marquera avant tout le grand retour de la Libye sur l’échiquier diplomatique et économique mondial. En transformant son sous-sol en un laboratoire d’innovation mêlant hydrocarbures et énergies propres, le pays ne se contente plus de suivre la marche du monde : il s’apprête à redevenir le moteur énergétique d’une Afrique du Nord en pleine mutation.

Le rendez-vous de Tripoli n’est pas qu’un sommet, c’est le signal d’un nouveau départ — pour l’économie, pour la diplomatie, et pour une population qui aspire à voir les richesses nationales se traduire en prospérité partagée.

Golfe 1: le conseil municipal ouvre sa première session de 2026

Le Centre communautaire d’Adakpamé a accueilli, ce vendredi 9 janvier, l’ouverture de la première session ordinaire du conseil municipal de l’année 2026 dans la commune Golfe 1.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités locales et administratives. Parmi elles, le préfet du Golfe, Kossivi Agbodan, le maire de la commune Golfe 1, Gbloekpo Koamy Gomado, ses adjoints, les conseillers municipaux, le représentant du chef canton ainsi que les responsables des différentes directions communales.

Mairie Golfe1
© Mairie Golfe1

Des projets pour renforcer le développement local

Cette session marque le coup d’envoi des travaux municipaux pour l’année. En effet, les élus auront à débattre des grands projets à venir et à définir une orientation claire pour les actions de développement local. Les discussions porteront notamment sur les priorités de la commune en matière d’infrastructures, de services de proximité et d’initiatives citoyennes.

Mairie Golfe1
© Mairie Golfe1
Mairie Golfe1
© Mairie Golfe1

Un slogan fédérateur pour 2026

Pour accompagner cette dynamique, la commune Golfe 1 a retenu un slogan porteur d’engagement : « En 2026, chaque geste compte. Bâtissons ensemble une commune responsable, inclusive et tournée vers l’avenir. »

Ce mot d’ordre traduit la volonté des autorités locales de mobiliser habitants et institutions autour d’un objectif commun : faire de Golfe 1 une commune exemplaire, où chaque action contribue au progrès collectif.

En somme, cette première session donne le ton d’une année placée sous le signe de la responsabilité et de l’inclusion. Les habitants de Golfe 1 peuvent désormais attendre des projets qui parlent à leur quotidien.

Togo: Malick Natchaba, retour aux commandes de la SALT

À Lomé, les avions décollent et atterrissent sous un ciel chargé de promesses. L’aéroport international Gnassingbé Eyadéma, cœur battant du trafic aérien togolais, s’apprête à écrire un nouveau chapitre. Par décret présidentiel, Malick Natchaba reprend la direction de la Société Aéroportuaire de Lomé‑Tokoin (SALT).

Ce n’est pas une simple nomination. C’est le retour d’un visage familier, celui d’un homme qui connaît déjà les coulisses de cette machine complexe. Entre 2016 et 2020, il avait posé les premières pierres d’une modernisation ambitieuse. Aujourd’hui, il revient avec une feuille de route claire : faire de Lomé un hub incontournable en Afrique de l’Ouest.

 

Un parcours façonné par l’État et l’international

Dans les couloirs feutrés de l’administration comme dans les bureaux parisiens de Capgemini, Malick Natchaba a appris à jongler avec les chiffres et les projets. Diplômé de l’ENA, spécialiste des finances publiques, il a navigué entre le privé en France et les hautes sphères de l’État togolais.

Ancien Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, puis Ministre de l’Enseignement Supérieur, il a aussi dirigé la Cellule Présidentielle d’Exécution et de Suivi des Projets (CPES), véritable tour de contrôle des grands chantiers nationaux. Ce mélange d’expérience locale et internationale lui donne une vision transversale rare.

 

Lomé face à la concurrence régionale

Dans la sous‑région, les aéroports se modernisent, les compagnies aériennes se multiplient, et la bataille pour attirer passagers et fret s’intensifie. Pour Lomé, l’enjeu est clair : ne plus être seulement une escale, mais devenir une destination de référence.

Les priorités affichées par le nouveau Directeur Général sont concrètes :

  • Moderniser les infrastructures pour absorber la croissance du trafic.
  • Attirer de nouvelles compagnies internationales pour renforcer la connectivité.
  • Consolider la logistique, pilier de la Feuille de route gouvernementale 2025.

 

Un signal fort aux partenaires

Dans les halls lumineux de l’aéroport, les voyageurs ne voient pas toujours l’ampleur des défis : sécurité, fluidité, services. Mais derrière chaque embarquement, c’est une organisation millimétrée qui doit fonctionner sans faille.

En confiant la SALT à Malick Natchaba, les autorités togolaises envoient un message clair aux investisseurs et aux partenaires internationaux : Lomé veut jouer dans la cour des grands. Et avec un dirigeant qui connaît déjà la maison, l’aéroport se prépare à franchir une nouvelle étape, consolidant son rôle de porte d’entrée stratégique de l’Afrique de l’Ouest.

Université de Lomé : Les lauréats du Hackathon Aérien récompensés

L’École Polytechnique de Lomé a vibré, ce vendredi, au rythme de l’innovation et de l’excellence. En clôture du premier symposium sur la sécurité aérienne, les lauréats du Hackathon et du concours « Pilote du futur » ont été récompensés. Une cérémonie qui prouve que l’avenir de l’aviation togolaise se dessine dès aujourd’hui sur les bancs de l’université.

Dans les couloirs de l’École Polytechnique de Lomé (EPL), l’effervescence était palpable. Entre les sourires des étudiants et la solennité des officiels, un sentiment d’accomplissement dominait. Il ne s’agissait pas d’une simple remise de diplômes, mais de la consécration d’une vision : celle d’un ciel africain plus sûr, porté par l’ingéniosité locale.

Université de Lomé
© Université de Lomé

L’innovation au service de la sécurité

Pour rappel, les 15, 16, 17 décembre 2025, la capitale a accueilli un symposium international consacré à la « culture de la sécurité aérienne », avec un mot d’ordre clair : en faire une priorité collective. Au-delà des échanges entre experts et décideurs, l’événement s’est également distingué par deux compétitions destinées à révéler la nouvelle génération de talents.

Le Hackathon, véritable laboratoire d’innovation, a mobilisé de jeunes ingénieurs autour de solutions technologiques pour renforcer la sûreté aérienne. En parallèle, le concours « Pilote du Futur » a aussi mis en lumière les vocations naissantes et évalué les aptitudes de ceux qui pourraient, demain, prendre les commandes des cockpits.

Université de Lomé
© Université de Lomé
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Une alliance stratégique entre l’académie et l’industrie

Par ailleurs, la cérémonie de récompenses s’est déroulée sous le regard bienveillant du Professeur Komlan Batawila, 1ᵉʳ vice-président de l’Université de Lomé, et du Professeur Kondo Adjallah, directeur de l’EPL. À leurs côtés, le Colonel Abdou A. Idrissou , Directeur Général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), représentait les bras opérationnels et stratégiques de ce secteur vital.

« Cette initiative réaffirme la volonté de nos institutions de conjuguer leurs efforts. La sécurité aérienne n’est pas qu’une affaire de protocoles, c’est une culture qui doit s’infuser dès la formation », a-t-on souligné lors des interventions.

L’implication de l’ANAC a été particulièrement appréciée. En ouvrant ses portes et ses problématiques aux étudiants, l’agence ne fait pas que promouvoir la sécurité ; elle crée aussi un pont direct entre les besoins du marché et les compétences universitaires.

Université de Lomé
© Université de Lomé
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Des solutions nées à Lomé

De plus, les projets primés témoignent d’une maturité surprenante de la jeunesse togolaise. Qu’il s’agisse d’applications de gestion des risques ou de systèmes d’aide à la navigation, les lauréats ont démontré que le Togo dispose aussi d’un vivier de compétences capables de répondre aux normes internationales.

En somme, cette remise de prix marque la fin d’un cycle de compétitions, mais le début d’une aventure pour ces jeunes lauréats. En faisant de la sécurité aérienne une « priorité partagée », l’Université de Lomé et l’ANAC assument les jalons d’un transport aérien plus robuste, où l’humain et la technologie volent de concert.

Demain, ces « Pilotes du Futur » ne seront plus seulement des noms sur une liste de prix, mais les gardiens de notre ciel.

Ogou 1 : Session 2026 sous le signe des réformes à Atakpamé

Atakpamé, 9 janvier 2026 – La salle des célébrations de la mairie d’Atakpamé a prêté son cadre, le jeudi, à un événement charnière pour la gouvernance locale : l’ouverture de la session ordinaire du premier trimestre de la commune Ogou 1. Entre réformes fiscales, infrastructures scolaires et soutien à l’entrepreneuriat, le conseil municipal affiche de grandes ambitions pour cette nouvelle année.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Un rassemblement des forces vives

C’est devant un auditoire composé de treize conseillers municipaux, de chefs traditionnels, de représentants d’ONG et de membres des Comités de Développement à la Base (CDB) que les travaux ont été lancés. Cette forte mobilisation de la société civile témoigne d’une volonté de transparence et d’inclusion dans la gestion des affaires de la cité.

Le maire de la commune, Dr Komlan Mensah Kassamada, a ouvert le bal en plaçant cette année 2026 sous le signe de la cohésion sociale. « L’unité et la solidarité sont les piliers indispensables à notre développement durable », a-t-il martelé, invitant ainsi ses collègues élus à l’assiduité et à l’endurance pour une session qui s’étalera sur trois mois.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

L’éducation et l’économie au cœur des priorités

Dès la première journée, le conseil a adopté deux décisions structurantes qui illustrent son pragmatisme. Le maire a obtenu le feu vert pour postuler au Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT) afin de construire et d’équiper de nouveaux bâtiments — classes, bureaux et magasins — et de sécuriser l’École Primaire Publique d’Agbonou CEET à Atakpamé. Par ailleurs, le conseil a validé la création d’un cadre communal de concertation destiné aux acteurs de l’appui à l’entrepreneuriat. Ce mécanisme coordonnera mieux les ressources, stimulera l’emploi local et accompagnera les porteurs de projets de la commune.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Le défi du financement local

Représentant le préfet de l’Ogou, le secrétaire général M. Kondoh Tchapou a lancé un appel pressant aux élus. Selon lui, le succès des politiques locales dépendra de la capacité de la commune à mobiliser ses propres ressources financières.

C’est d’ailleurs l’un des dossiers chauds renvoyés en commission : l’actualisation des taux des droits, redevances et taxes non fiscales. Un sujet délicat mais nécessaire pour donner à la mairie les moyens de ses ambitions. D’autres points techniques, comme l’identité visuelle (logo) de la mairie ou la gestion de l’ambulance médicalisée, feront également l’objet d’expertises approfondies.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Une gouvernance sereine et méthodique

Les travaux de cette première journée se sont achevés dans une atmosphère de sérénité à 13 h 40. En structurant son action autour de commissions spécialisées, la commune Ogou 1 montre qu’elle a atteint une certaine maturité administrative.

Le message envoyé aux citoyens d’Atakpamé est clair : la municipalité ne se contente pas de gérer le quotidien, elle planifie aussi l’avenir. Entre l’amélioration du cadre de vie scolaire et la structuration du tissu économique, Ogou 1 entame 2026 avec une feuille de route solide, portée par le dialogue entre élus et administrés.