Togo : L’OMS et le PAM renforcent leur alliance pour la santé et la nutrition

LOMÉ, 23 janv. 2026 – Les agences onusiennes au Togo unissent leurs forces pour optimiser la lutte contre la malnutrition et améliorer la couverture sanitaire, ont annoncé les représentations locales de l’OMS et du PAM.

Dans le cadre d’une rencontre stratégique tenue ce matin à Lomé, les représentants de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont réaffirmé leur volonté de passer à une « collaboration renforcée ». En effet, cette synergie vise à briser les silos administratifs pour proposer des interventions intégrées, touchant simultanément la santé et la nutrition.

 

Santé et nutrition : le binôme de la résilience

Les discussions ont principalement porté sur le déploiement de solutions mixtes, là où les besoins sont les plus criants :

  • En milieu scolaire : consolidation des cantines scolaires couplée à des programmes de déparasitage et de suivi de la croissance.
  • En milieu communautaire : mise en place d’unités mobiles de dépistage de la malnutrition et de sensibilisation aux pratiques d’hygiène.

Un impact direct sur les populations vulnérables

En somme, cette alliance stratégique répond aux défis de sécurité alimentaire et sanitaire qui touchent particulièrement les régions septentrionales du Togo. En coordonnant leurs ressources, l’OMS apporte son expertise médicale tandis que le PAM assure la logistique et l’apport nutritionnel, garantissant ainsi une prise en charge holistique du patient, du diagnostic à l’assiette.

« Ensemble pour une meilleure santé », tel est le mot d’ordre de cette coopération qui s’inscrit également dans la droite ligne des Objectifs de Développement Durable (ODD) visant la faim zéro et l’accès à la santé pour tous.

Togo : Golfe 4 mise sur le contrôle financier et le social pour 2026

LOMÉ, 23 janv. 2026 – Le conseil municipal de Golfe 4, poumon administratif de Lomé, a entamé une réforme en profondeur de sa gestion budgétaire tout en dévoilant une feuille de route sociale ambitieuse pour l’exercice 2026.

Réunis mercredi en session ordinaire, les élus locaux ont consacré une journée charnière à l’articulation entre rigueur financière et solidarité de proximité. Cette double orientation vise à sécuriser les deniers publics tout en répondant aux attentes croissantes des administrés de la capitale togolaise.

Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive

Verrouiller la dépense publique

La matinée a été dominée par une séance de travail technique avec la Direction Nationale du Contrôle Financier (DNCF). M. Kortho, représentant de l’institution, a détaillé les étapes cruciales du circuit d’exécution des dépenses.

L’objectif de cette immersion pédagogique était clair : garantir la conformité des actes de la commune avec les standards nationaux. Les échanges ont porté sur :

  • Le circuit des dépenses : maîtriser les étapes réglementaires pour éviter les rejets de paiement et les retards.
  • La commande publique : rappel de l’obligation de mise en concurrence pour assurer l’équité entre les prestataires.
  • Le rôle du contrôleur : passer d’une perception de « censure » à un accompagnement sécurisant pour les élus.

Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive

Cap sur l’inclusion et le développement humain

L’après-midi a marqué un virage vers le terrain social. La commission dédiée, présidée par M. Houdetodji, a présenté les grands axes de son programme annuel.

Pour 2026, la commune de Golfe 4 entend renforcer son filet de sécurité pour les plus fragiles. Le plan d’action dévoilé par le rapporteur, M. Dampite, s’articule autour de trois piliers :

  1. L’inclusion : un soutien accru aux personnes handicapées et aux seniors.
  2. La modernisation citoyenne : une réforme de l’état civil pour faciliter l’obtention des documents administratifs.
  3. Le patrimoine : des projets culturels visant à dynamiser l’identité de la commune.

« Il s’agit d’allier la transparence financière le matin au progrès social l’après-midi », a souligné l’exécutif communal. Avec cette approche, Golfe 4 tente de s’imposer comme un modèle de gouvernance locale au Togo, où la décentralisation reste un enjeu majeur de développement.

Lomé mobilise les leaders religieux pour la paix et la tolérance

LOMÉ, 23 janv. 2026 – Les autorités togolaises ont lancé jeudi à Lomé une vaste campagne de sensibilisation destinée à renforcer la coexistence pacifique entre les différentes confessions religieuses, sur fond de lutte contre l’extrémisme dans la sous-région.

L’atelier, organisé par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme (MJDH), a réuni des chefs religieux, des autorités locales et des leaders traditionnels. En effet, l’objectif affiché est de prévenir les discriminations et l’intolérance fondées sur les croyances, dans un pays qui se veut un modèle de laïcité et de brassage culturel.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

Un cadre juridique pour la liberté de culte

La rencontre a permis de détailler les principes fondamentaux du droit à la liberté de religion et de parcourir le cadre réglementaire strict régissant l’exercice des cultes au Togo. Sous l’égide de la Direction de la prévention des conflits, les participants ont été informés des mécanismes de protection des libertés individuelles face à la montée des tensions identitaires.

D’ailleurs, le secrétaire général du ministère chargé des Droits Humains, Anathère Talim, et la directrice de la prévention des conflits, Pauline Dokou, ont insisté sur la nécessité pour les leaders d’opinion de désamorcer tout germe d’intolérance au sein de leurs communautés respectives.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

Désamorcer l’amalgame entre foi et terrorisme

Présent lors des échanges, le maire de la commune de Golfe 5, Kossi Agbenyega Aboka, a tenu à recadrer le débat sur l’extrémisme violent qui frappe également la région sahélienne.

« Les considérations religieuses ne sont pas l’origine du terrorisme », a martelé l’élu local, exhortant chrétiens, musulmans et traditionalistes à s’unir autour d’un « être suprême » commun pour garantir la stabilité nationale.

En somme, pour les autorités municipales et préfectorales, la paix durable et le développement harmonieux du Togo dépendent directement de cette culture de l’unité. Après cette étape inaugurale dans le Grand Lomé, la mission de sensibilisation se déplacera à Tsévié pour toucher les acteurs de la Région maritime.

Togo : L’ANASAP lance un numéro WhatsApp pour la salubrité à Lomé

LOMÉ, 23 janv. 2026 – L’Agence nationale de salubrité publique (ANASAP) du Togo a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de modernisation en lançant, cette semaine, une plateforme de signalement via l’application WhatsApp, a appris l’AFP de source officielle.

Depuis le 19 janvier, les résidents du Grand Lomé peuvent désormais dénoncer les actes d’insalubrité en temps réel grâce au numéro 90 82 33 33. Opérationnelle 24 h/24 et 7 j/7, cette interface numérique permet aussi aux citoyens d’envoyer des photos, des vidéos ou des localisations précises de dépôts sauvages d’ordures ou d’obstructions de la voie publique.

 

Un virage vers la « citoyenneté participative »

Cette initiative vient renforcer l’arsenal de veille de l’ANASAP, qui disposait déjà d’une ligne verte (le 8204). En intégrant WhatsApp, l’agence mise sur la proximité et la réactivité d’un outil massivement utilisé par la population togolaise.

L’objectif affiché est clair : transformer chaque habitant de la capitale en un acteur de la veille sanitaire. « Cette stratégie globale vise à moderniser les outils de gestion de la salubrité tout en impliquant davantage les citoyens dans la préservation de leur cadre de vie », souligne l’agence dans sa communication officielle.

 

Modernisation des services urbains

Le Grand Lomé, confronté aux défis de l’urbanisation rapide, cherche à optimiser la collecte des déchets et le maintien de la propreté urbaine. L’utilisation du numérique permet également à l’ANASAP de cartographier plus efficacement les points noirs de la ville et d’orienter ses équipes d’intervention avec une plus grande précision géographique.

Avec ce nouveau canal, les autorités espèrent une réduction significative des comportements inciviques et une amélioration durable de l’environnement urbain, sous l’œil vigilant d’une population désormais connectée directement aux services de l’État.

Côte d’Ivoire : Camille Makosso menacé d’excommunication après les Vodun Days

Le sulfureux « général » Camille Makosso a-t-il franchi la ligne rouge de trop ? Le jeudi 22 janvier 2026, l’Observatoire National des Églises Évangéliques de Côte d’Ivoire (ONEE-CI) a jeté un pavé dans la mare en annonçant une procédure d’excommunication visant l’influenceur et pasteur le plus controversé du pays.

En effet, la décision, émanant d’une concertation entre plusieurs fédérations et validée à l’unanimité par le Conseil des Docteurs de l’Église, fait suite à la présence très remarquée de Makosso aux « Vodun Days » à Ouidah, au Bénin, début janvier.

Le péché de Ouidah

Pour les instances ecclésiastiques ivoiriennes, le spectacle de Camille Makosso s’affichant au cœur de la ville sacrée de Ouidah ne passe pas. Alors que le festival célébrait les divinités Legba, Hêbiosso ou encore Mami Wata, le « général » ne s’est pas contenté d’une visite de courtoisie.

L’Observatoire lui reproche une « faute grave » : avoir activement promu l’événement dans les médias béninois et, surtout, avoir exprimé l’intention de convoyer des délégations de pasteurs et de fidèles chrétiens vers ces rites ancestraux. Une démarche jugée incompatible avec la « pureté de l’Évangile » et assimilée à une promotion de l’occultisme.

« Repentance ou exclusion. »

L’annonce, portée publiquement par le Dr Jean Isidore Gauze, sonne comme un ultimatum. Pour les autorités évangéliques, Camille Makosso, qui revendique souvent des titres de « porte-parole national » ou de « président des pasteurs », usurpe une autorité qu’il utilise désormais pour favoriser le syncrétisme religieux.

Toutefois, la porte n’est pas totalement fermée. L’Observatoire a assorti sa menace d’une condition : la reconnaissance publique d’une erreur et une « repentance sincère ». En l’absence d’un geste d’humilité de la part de l’intéressé, l’excommunication deviendra effective, le bannissant officiellement du corps pastoral reconnu de Côte d’Ivoire.

Un séisme dans la « Blogosphère » chrétienne

Cette affaire soulève une question de fond qui agite l’Afrique de l’Ouest : où s’arrête la promotion du patrimoine culturel et où commence l’apostasie religieuse ? Pour Camille Makosso, habitué à jongler entre business, réseaux sociaux et religion, ce bras de fer avec les « docteurs » de la foi pourrait aussi écorner sa légitimité auprès de sa base de fidèles les plus conservateurs.

Reste à savoir si celui qui se définit comme un électron libre de la foi acceptera de se plier au verdict de ses pairs ou s’il choisira la rupture définitive, au risque de voir son « empire » spirituel officiellement désavoué.

: Togo : Le PNUD dote la commune du Golfe 3 d’un véhicule électrique

LOMÉ, 23 janv. 2026 – La commune du Golfe 3, l’une des principales municipalités de la capitale togolaise, a franchi une étape symbolique dans sa transition énergétique en recevant, jeudi, son tout premier véhicule électrique offert par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Les clés du véhicule ont été remises au maire de la commune, M. Gnassingbé Essohanim, par Mme Binta Sanneh, représentante résidente du PNUD au Togo. En effet, ce don s’inscrit dans un projet pilote de l’agence onusienne visant à promouvoir la mobilité durable et à soutenir les efforts du pays dans la lutte contre les changements climatiques.

Golfe 3
© Golfe 3

Un modèle de « mobilité verte » pour l’administration

L’initiative ne concerne pas uniquement le niveau municipal : le ministère de l’Environnement a également bénéficié d’un véhicule identique lors de cette cérémonie. Par ailleurs, L’objectif est d’inciter les institutions publiques togolaises à réduire leur empreinte carbone en abandonnant progressivement les énergies fossiles pour leurs déplacements urbains.

« Ce don est un appui significatif qui nous engage à un usage exemplaire au service de l’action publique locale », a déclaré le maire Essohanim, saluant ainsi un partenariat qui place sa commune à l’avant-garde des solutions écologiques au Togo.

Golfe 3
© Golfe 3

Vers un approfondissement du partenariat onusien

Au-delà de l’équipement, cette rencontre a permis à l’exécutif communal et aux responsables du PNUD — dont la vice-représentante résidente — de réaffirmer leur volonté de consolider leur coopération. Les discussions ont porté sur l’approfondissement des projets de développement durable prévus pour l’année 2026.

En somme, le Togo, qui s’est engagé dans une stratégie nationale de transition écologique, voit dans ces soutiens techniques et matériels un levier pour atteindre ses objectifs climatiques tout en modernisant ses services municipaux.

Golfe 3
© Golfe 3

Togo : Golfe 4 lance sa première session municipale 2026 avec Jean-Pierre Fabre

LOMÉ, 23 jan 2026 – Le conseil municipal de la commune de Golfe 4, cœur battant de la capitale togolaise, a entamé sa première session ordinaire de l’année 2026, marquée par l’adoption d’un plan stratégique de commande publique.

Ouverts le 12 janvier par le maire Jean-Pierre Fabre, ces travaux, qui doivent se poursuivre jusqu’au 27 janvier, visent aussi à définir les grandes orientations de développement local pour l’exercice en cours. En présence du représentant du préfet du Golfe, l’édile a appelé à la mobilisation face aux défis urbains qui attendent la municipalité.

Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive

Priorité à la transparence budgétaire

L’une des étapes décisives de cette quinzaine de travaux a été l’adoption à l’unanimité du Plan Prévisionnel de Passation des Marchés (PPM) pour 2026. En effet, ce document, présenté par la Personne Responsable des Marchés Publics (PRMP), M. Eklou Lassey Attohoun, répertorie l’ensemble des investissements, fournitures et prestations de services prévus pour l’année.

Sous la direction de la première adjointe au maire, Me Isabelle Ameganvi, les conseillers ont procédé à une analyse technique rigoureuse afin d’optimiser l’allocation des ressources et les délais d’exécution des projets prioritaires. « La validation de ce PPM témoigne aussi de notre volonté de respecter les principes de transparence et d’efficacité qui régissent la commande publique », a déclaré l’exécutif communal.

Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe4 Mairie d'Amoutive

Une gestion anticipée pour éviter les retards

Le conseil municipal a insisté sur l’aspect stratégique de cette planification précoce. En validant les outils de commande dès le mois de janvier, la commune de Golfe 4 entend ainsi lancer ses appels d’offres sans délai, évitant ainsi les lourdeurs administratives qui ralentissent souvent la livraison des infrastructures et des services de proximité.

Outre les questions budgétaires, cette session a également permis de valider le procès-verbal de l’année précédente et de définir les priorités en matière d’infrastructures pour les quartiers de la capitale relevant de cette juridiction.

Kara : la filière maraîchère se professionnalise avec la CTOP et l’INADES

KARA (Togo), 22 janv. 2026 – Les acteurs du monde paysan togolais ont lancé cette semaine à Kara une vaste offensive pour moderniser la gouvernance de la filière maraîchère, ont annoncé les organisations partenaires.

Les 21 et 22 janvier, la Fédération Nationale des Organisations des Maraîchers du Togo (FENOMAT) a fait l’objet d’une mission intensive de renforcement de capacités. Par ailleurs, cette initiative est portée conjointement par INADES Formation Togo, via le projet SAIRT 2, et la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes (CTOP) à travers son programme ProSMAT.

CTOP
© CTOP

Un diagnostic pour une gestion « moderne »

L’intervention fait suite à un audit rigoureux réalisé avec l’outil international Organizational Capacity Assessment (OCA). Ce diagnostic, mené par le cabinet KMK Consulting Group, a révélé des besoins urgents en matière de gestion administrative, financière et de planification stratégique.

En plus, l’objectif est de doter la FENOMAT d’outils de gouvernance performants pour sortir d’une gestion parfois informelle. La mission s’est également concentrée sur plusieurs piliers :

  • La planification : Co-construction d’un plan d’action triennal et d’un plan stratégique à long terme.
  • Le financement : développement d’une stratégie de mobilisation de ressources adaptée au secteur maraîcher.
  • Le leadership : formation des responsables à l’utilisation de ces nouveaux outils de pilotage.

CTOP
© CTOP

Synergie et agroécologie

Dans une démarche inclusive, la FENOMAT a intégré à ces travaux des coopératives venues de diverses régions du Togo. Ce partage d’expériences national vise aussi  à renforcer l’unité des producteurs autour d’un modèle commun.

À terme, cette restructuration doit permettre à la fédération d’assurer la pérennité des coopératives maraîchères. D’ailleurs, l’enjeu final pour le Togo reste la promotion d’une agriculture agroécologique durable, capable de garantir la résilience des petits producteurs face aux chocs économiques et climatiques.

Golfe 5 : Bilan de la 1ère session municipale 2026 à Lomé

À Lomé, la commune de Golfe 5 place l’année 2026 sous le signe de l’« action » et du désencombrement.

Le rideau est tombé, jeudi 22 janvier, sur la première session ordinaire de l’année 2026 du conseil municipal de Golfe 5. Réunis à l’annexe de la mairie d’Aflao-Gakli, dans le quartier Djidjolé, les élus locaux ont clôturé quatre jours de travaux intenses destinés à fixer les priorités de cette commune carrefour de la capitale togolaise.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

Un triptyque pour la gouvernance locale

Sous la présidence de Mawabouwè Valatho Palanga, premier adjoint au maire, la cérémonie de clôture a réuni un large spectre de la société civile : chefs de services, représentants des forces de défense, femmes des marchés et comités de développement à la base.

S’inspirant des orientations nationales, l’exécutif communal a appelé les conseillers à l’unité. M. Palanga a notamment exhorté ses collègues à se mobiliser autour d’un triptyque clair : « proximité, écoute et action ». Cette feuille de route vise à transformer les débats politiques en réalisations concrètes pour les administrés.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

Priorité à la sécurité routière et à l’esthétique urbaine

Par ailleurs, le dossier central de cette session a porté sur le désencombrement des voies publiques. Le conseil a dressé un état des lieux sans concession avant de redéfinir une stratégie plus ferme. Pour la municipalité, l’enjeu dépasse la simple circulation ; il s’agit également d’un levier « capital » pour la sécurité des citoyens, l’embellissement de la cité et, par extension, la vitalité de l’économie locale.

Au-delà des questions d’urbanisme, les élus ont validé les rapports d’activités morales et financières du dernier trimestre 2025. Une visite de terrain a également permis aux conseillers de se confronter directement aux réalités quotidiennes des habitants de la commune.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

L’exigence du « temps réel »

Le préfet du Golfe, représenté par Noël N’tchomila Agbante, a salué la pertinence des contributions mais a surtout insisté sur l’étape suivante : l’exécution. Il a aussi exhorté le bureau exécutif à donner des instructions fermes aux services techniques pour une mise en œuvre « en temps réel » des recommandations issues de cette session.

Alors que la prochaine session ordinaire est fixée au début du mois d’avril, la commune de Golfe 5 semble vouloir entamer l’année avec une réactivité accrue, sous la surveillance d’une tutelle préfectorale attentive à la « franche collaboration » entre les élus.

Togo : Le marché aux bétails de Talo à Atakpamé officiellement livré

Atakpamé, 22 janvier 2026 — Dans la région des Plateaux, la ville d’Atakpamé franchit une étape décisive dans la modernisation de son architecture commerciale. En effet, la mairie d’Ogou 1 a procédé, hier, à la réception définitive du marché aux bétails de Talo. Plus qu’une clôture basique, cet ouvrage de 23 millions de francs CFA s’impose comme un outil de structuration stratégique pour une filière élevage longtemps restée dans l’informel et la précarité.

Lancé en 2023 et financé par le Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT), le projet est désormais prêt pour une mise en exploitation imminente.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Une infrastructure aux standards modernes

Sur un demi-hectare, l’entreprise IOG TP a érigé un complexe qui répond aux exigences de sécurité et d’hygiène. L’espace comprend :

  • Une clôture sécurisée en grillage galvanisé ;
  • Des bureaux administratifs pour la gestion des transactions ;
  • Un hangar pour le repos des acteurs et des bêtes ;
  • Un bloc sanitaire complet.

Pour les autorités municipales, l’enjeu est double : assainir le cadre de vie en délocalisant le commerce du bétail des zones résidentielles et sécuriser les recettes fiscales de la commune grâce à un cadre de vente centralisé.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé
La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

La décentralisation en action

Par ailleurs, la cérémonie, dirigée par le deuxième adjoint au maire, M. Agbam Tanang Bésséwabolom, a réuni les présidents des commissions économiques et sociales du conseil municipal, sous l’œil vigilant du Trésorier régional et du Contrôleur financier. Cette présence institutionnelle souligne aussi la rigueur administrative d’Ogou 1 dans la gestion des fonds publics.

« Désormais, les éleveurs, acheteurs et commerçants disposent d’un cadre moderne et organisé », s’est réjouie la délégation municipale.

La Mairie d'Atakpamé
© La Mairie d'Atakpamé

Un levier contre les conflits d’usage

À Atakpamé, comme dans de nombreuses localités du corridor central, la gestion du bétail est souvent source de tensions. En offrant un espace dédié et délimité, la mairie réduit les risques de conflits entre agriculteurs et éleveurs, tout en professionnalisant les intermédiaires de la filière.

En définitive, l’ouverture officielle, prévue dans les prochains jours, marquera le début d’une nouvelle ère pour l’économie locale de l’Ogou. À la faveur de la décentralisation togolaise, Atakpamé démontre que les collectivités locales s’imposent désormais comme de véritables moteurs de la transformation structurelle du pays.