Nigeria : un avion fait une spectaculaire sortie de piste à Benin City, 68 miraculés

Grosse frayeur, mais un immense soulagement à l’arrivée. Ce jeudi, un vol de la compagnie Enugu Air a connu un atterrissage particulièrement mouvementé à l’aéroport de Benin City, au sud du Nigeria. L’appareil a fini sa course hors de la piste, sans faire la moindre victime.

L’incident aurait pu tourner au drame, mais il se solde heureusement par un bilan extrêmement rassurant. Alors qu’il amorçait sa phase finale d’atterrissage sur le tarmac de l’aéroport de Benin City, un avion de ligne appartenant à la compagnie nigériane Enugu Air a brusquement quitté la piste.

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Une évacuation rapide et sans blessé

Immédiatement après la perte de contrôle de l’appareil, les protocoles d’urgence ont été activés. Les équipes de secours, rapidement déployées sur les lieux, ont procédé à l’évacuation complète de l’avion.

Les premiers témoignages sur place confirment la bonne nouvelle : les 68 passagers ainsi que l’ensemble des membres de l’équipage ont pu s’extraire de la carlingue en toute sécurité. Les autorités locales sont formelles, l’accident n’a fait aucun mort ni aucun blessé. Tous s’en tirent avec une belle frayeur.

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Enquête ouverte et vols perturbés

Si le pire a été évité, l’heure est désormais aux interrogations. Pourquoi l’avion a-t-il dévié de sa trajectoire lors de cette manœuvre pourtant courante ? Pour l’instant, le mystère reste entier. Météo capricieuse, défaillance technique ou erreur humaine : aucune piste n’est écartée. Les autorités aéroportuaires compétentes ont annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête technique pour déterminer avec précision les circonstances de cet incident.

Conséquence directe de cette sortie de piste : le trafic aérien à l’aéroport de Benin City a été temporairement paralysé. Le temps de sécuriser la zone, de mener les premières constatations et de procéder aux opérations de dégagement de l’appareil accidenté, les autres vols ont dû être suspendus et réorganisés.

Succession à l’ONU : qui remplacera António Guterres ?

Le successeur d’António Guterres ne sera pas seulement un diplomate chevronné. Il devra incarner la crédibilité des Nations unies dans un monde marqué par les guerres, les fractures géopolitiques et la défiance envers les institutions internationales. Alors que la course entre dans sa phase décisive, une exigence s’impose : le prochain secrétaire général devra être une personnalité au parcours irréprochable, capable de fédérer sans susciter de soupçons sur son intégrité ou son indépendance.

La compétition pour prendre les rênes des Nations unies a franchi une étape majeure jeudi 23 juillet 2026. Réunis au siège de l’organisation à New York, les six candidats officiellement déclarés ont présenté leur vision de l’avenir de l’ONU devant les États membres et des représentants de la société civile.

Cet exercice public, devenu un rendez-vous incontournable du processus de désignation, dépasse largement la simple présentation de programmes. Il constitue un test de crédibilité pour celles et ceux qui aspirent à diriger l’organisation internationale la plus influente au monde.

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Un poste où la confiance est un capital diplomatique

Le secrétaire général de l’ONU occupe une fonction unique sur la scène internationale. Ni chef d’État ni représentant d’une puissance, il est avant tout le gardien de la Charte des Nations unies, le médiateur des crises internationales et la voix morale de l’organisation.

Son influence repose moins sur un pouvoir coercitif que sur la confiance que lui accordent les États. C’est pourquoi son indépendance, son intégrité et sa capacité à dialoguer avec toutes les parties sont déterminantes.

Dans un contexte marqué par les conflits en Ukraine, au Moyen-Orient, au Soudan ou encore dans plusieurs régions d’Afrique, le futur secrétaire général devra convaincre qu’il peut parler à tous les acteurs. Il est particulièrement important qu’il ne soit pas perçu comme le relais d’intérêts nationaux ou géopolitiques.

Cette dimension explique pourquoi de nombreux observateurs estiment que la fonction doit revenir à une personnalité dont le parcours est exempt de reproches majeurs et dont la réputation inspire le respect sur tous les continents. Une telle exigence ne garantit pas le succès des médiations, mais elle renforce la légitimité de celui ou celle qui les conduit.

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Six profils pour une même ambition

Parmi les prétendants figure l’ancien président sénégalais Macky Sall, qui a mis en avant ses douze années à la tête du Sénégal ainsi que son expérience à la présidence de l’Union africaine. Il a également rappelé les démarches entreprises auprès des présidents Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine afin de limiter les conséquences de la guerre en Ukraine sur les pays africains, notamment en matière d’approvisionnement en engrais.

Face à lui, cinq autres personnalités présentent des parcours internationaux solides : Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme ; Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique ; Rebeca Grynspan, économiste et dirigeante onusienne ; María Fernanda Espinosa, ex-présidente de l’Assemblée générale de l’ONU ; et Carolyn Rodrigues Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana.

Les échanges ont également ravivé le débat sur l’éventualité de voir, pour la première fois depuis la création de l’organisation en 1945, une femme accéder au poste de secrétaire générale.

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Le Conseil de sécurité, arbitre de la première sélection

Après cette séquence publique, la compétition se déplace désormais vers le Conseil de sécurité, véritable centre de gravité du processus. Ses quinze membres devront dégager un consensus autour d’un seul nom. Les cinq membres permanents — Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie — disposent chacun d’un droit de veto susceptible de bloquer n’importe quelle candidature, même largement soutenue.

À leurs côtés siègent cette année dix membres élus : Bahreïn, Colombie, Danemark, Grèce, Lettonie, Libéria, Pakistan, Panama, République démocratique du Congo et Somalie. Pour obtenir une recommandation, un candidat devra recueillir au moins neuf voix favorables sans subir le veto d’un membre permanent.

Un choix aux conséquences mondiales

Le Conseil de sécurité transmettra ensuite à l’Assemblée générale des Nations unies le nom du candidat qu’il aura recommandé. Les États membres procéderont alors au vote final à la majorité en septembre 2026 afin de désigner le prochain secrétaire général de l’ONU. Par ailleurs, cette désignation façonnera la capacité de l’ONU à intervenir dans les crises, à défendre le multilatéralisme et à préserver sa crédibilité auprès des États comme des opinions publiques.

Dans un environnement international de plus en plus polarisé, le futur secrétaire général sera attendu non seulement pour ses compétences diplomatiques, mais aussi pour son autorité morale. Car la force de cette fonction réside avant tout dans la confiance qu’elle inspire, une confiance qui repose sur l’intégrité, l’impartialité et un parcours capable de résister à l’examen de la communauté internationale.

Kara : Santé Intégrée évalue son plan stratégique et prépare le transfert vers le système public

À mi-chemin de son plan stratégique 2023-2028, l’ONG Santé Intégrée ne se contente plus de mesurer ses performances. Dans la région de la Kara, l’organisation prépare désormais une nouvelle étape : ancrer durablement ses acquis dans le système public de santé. Une démarche qui place les autorités locales au cœur de la pérennisation des interventions communautaires.

Reçue le mercredi 22 juillet 2026 par le gouverneur de la région de la Kara, le Général Komlan Adjitowou, une délégation du Conseil consultatif stratégique local de l’ONG Santé Intégrée a lancé une mission de terrain consacrée à l’évaluation à mi-parcours de son plan stratégique 2023-2028. Conduite par la présidente du Conseil d’administration de l’organisation, Dr Grunitzky-Bekele Meskerm, cette mission vise à mesurer l’impact des actions déjà engagées tout en définissant les prochaines priorités.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara

Un modèle de santé communautaire en phase de consolidation

Au-delà du simple exercice d’évaluation, cette tournée traduit la volonté de l’ONG de renforcer la coopération avec les institutions locales afin d’assurer la continuité des services de santé au bénéfice des populations.

Les discussions avec les autorités régionales ont porté sur les réalisations enregistrées dans la Kara, mais aussi sur les mécanismes permettant de consolider les partenariats autour d’un objectif commun : rapprocher davantage les soins des communautés.

Depuis plusieurs années, Santé Intégrée concentre ses interventions sur des domaines jugés essentiels pour le système sanitaire. L’organisation accompagne notamment le renforcement des compétences des agents de santé communautaire, améliore la qualité des soins obstétricaux et contribue à la promotion des soins essentiels destinés au développement de l’enfant.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara

Préparer l’après-projet

L’un des principaux enjeux de cette mission réside dans le transfert progressif des activités vers les structures publiques. Cette approche entend garantir que les résultats obtenus puissent être maintenus au-delà de la durée des projets financés.

Le gouverneur de la région de la Kara a salué l’apport de l’organisation dans l’amélioration de l’accès aux soins de proximité. Selon lui, les initiatives portées par Santé Intégrée renforcent les efforts engagés par le gouvernement togolais pour bâtir un système de santé plus accessible, plus efficace et davantage ancré dans les réalités des communautés.

De son côté, Dr Grunitzky-Bekele Meskerm s’est félicitée de la qualité des échanges avec les autorités régionales. Elle a également obtenu l’assurance de leur accompagnement pour poursuivre les actions de l’ONG au profit des populations de la Kara.

À l’heure où les politiques de santé misent de plus en plus sur les soins de proximité, cette mission d’évaluation apparaît comme une étape déterminante pour transformer des projets pilotes en acquis durables au sein du système sanitaire togolais.

Togo–Union européenne : un partenariat « en forte croissance », selon l’ambassadeur sortant Gwilym Ceri Jones

Au terme de sa mission diplomatique au Togo, l’ambassadeur de l’Union européenne, Gwilym Ceri Jones, a été reçu ce jeudi par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. L’occasion pour le diplomate de dresser un bilan élogieux d’un partenariat qu’il décrit comme ayant considérablement gagné en ampleur et en portée.

Reçu en audience de départ, l’ambassadeur européen a salué, à sa sortie, l’élargissement du partenariat entre Bruxelles et Lomé lors de sa mission, un partenariat désormais déployé dans les domaines du développement durable, des infrastructures, de l’énergie, de la gouvernance, de l’éducation et de la sécurité. Il est venu, a-t-il expliqué, pour échanger avec le chef de l’État togolais, l’écouter et dresser un état des lieux de la coopération engagée.

Selon Gwilym Ceri Jones, ambassadeur de l’Union européenne au Togo, le bilan est celui d’un renforcement considérable de ce partenariat, tant en ampleur qu’en portée.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo

Des programmes d’investissement en plein essor

Le diplomate a insisté sur le renforcement des programmes d’investissement européens au Togo, évoquant un portefeuille porteur de nombreuses opportunités pour les secteurs privés togolais et européens. Selon lui, cette dynamique doit soutenir la croissance et l’emploi dans des filières jugées stratégiques, parmi lesquelles l’énergie, l’agriculture et le numérique.

Sécurité et développement, un couple indissociable

L’ambassadeur s’est également attardé sur l’approfondissement de la coopération en matière de paix et de sécurité, qu’il juge indissociable de tout projet de développement. Il a rappelé que l’Union européenne a renforcé son appui aux forces armées togolaises, tant dans la lutte contre le terrorisme que dans le renforcement de la sécurité maritime.

Gwilym Ceri Jones a par ailleurs tenu à saluer la qualité des relations nouées entre le Togo et l’Union européenne, se disant confiant dans la poursuite et l’approfondissement de ce partenariat au-delà de son propre mandat.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo

Le DCP 2021-2027, cadre de la coopération

Les interventions européennes au Togo s’inscrivent dans le Document conjoint de programmation pluriannuelle (DCP) 2021-2027, doté d’un portefeuille de 201 millions d’euros. Ce cadre oriente les financements vers trois axes : le développement humain et l’inclusion socio-économique, les agro-industries durables et la gestion des ressources naturelles, ainsi que la consolidation d’une société togolaise apaisée et résiliente, fondée sur une gouvernance inclusive.

Un nouveau mécanisme tripartite pour les affaires

Cette dynamique de coopération a connu une impulsion supplémentaire en juin dernier, avec le lancement officiel d’un mécanisme de coopération tripartite associant le gouvernement togolais, l’Équipe Europe et Eurocham Togo. Ce cadre permanent de concertation ambitionne de rendre le climat des affaires plus attractif, de stimuler les investissements européens et d’accompagner les réformes économiques engagées par le gouvernement togolais.

Il doit également permettre d’orienter la coopération vers des résultats plus concrets : la création d’emplois, le développement du secteur privé et la transformation structurelle de l’économie togolaise. Autant d’initiatives qui, selon les deux parties, illustrent la solidité d’un partenariat appelé à se poursuivre au-delà du départ de l’ambassadeur Jones.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo

Togo : Des entreprises japonaises à la PIA

Le Togo attire désormais l’attention des grandes puissances économiques mondiales. Dans sa dynamique d’industrialisation accélérée, la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) vient d’accueillir une importante délégation d’entreprises japonaises venue explorer les opportunités d’investissement offertes par le pays.

C’est une visite de prospection qui en dit long sur la nouvelle envergure économique du Togo. Conduite par le ministère délégué en charge de la Promotion des Investissements, de l’Industrie et de la Souveraineté économique, une délégation d’acteurs économiques nippons a posé ses valises à la PIA. L’objectif de cette mission est clair : découvrir sur le terrain l’écosystème qui fait aujourd’hui la force de frappe industrielle du pays.

ACP - Autorité de Coordination de la PIA
© ACP - Autorité de Coordination de la PIA

Des infrastructures de classe mondiale pour convaincre

Lors de cette immersion, les représentants des entreprises japonaises ont pu mesurer pleinement la qualité des installations. Ils ont découvert un site totalement intégré, doté d’infrastructures industrielles et logistiques capables de rivaliser avec les meilleurs standards internationaux.

Par ailleurs, les échanges sont allés bien au‑delà de la simple visite guidée. Les délégations ont abordé en profondeur le modèle de développement attractif de la plateforme ainsi que les nombreuses réformes engagées par le gouvernement togolais pour assainir et fluidifier le climat des affaires. De nombreuses perspectives de partenariat ont ainsi été esquissées dans des secteurs clés à fort potentiel.

ACP - Autorité de Coordination de la PIA
© ACP - Autorité de Coordination de la PIA

Un signal fort de confiance internationale

À travers cette rencontre stratégique, la PIA prouve qu’elle est bien plus qu’une simple zone d’activités : elle s’impose aujourd’hui comme une destination privilégiée pour les capitaux étrangers et comme le véritable moteur de l’industrialisation togolaise.

Enfin, l’intérêt prononcé de ces entreprises venues du Japon illustre parfaitement la confiance grandissante des partenaires internationaux. C’est une validation directe du potentiel économique du pays et de la vision portée par le Président du Conseil : faire définitivement du Togo le carrefour logistique et industriel incontournable de toute l’Afrique de l’Ouest.

ACP - Autorité de Coordination de la PIA
© ACP - Autorité de Coordination de la PIA

Togo : La lutte contre la contrefaçon s’intensifie à Kara

Étape décisive pour la protection des consommateurs et la sécurisation du commerce au Togo : la première antenne régionale de la Commission chargée du suivi du contrat entre l’État et l’entreprise SICPA SA vient d’être inaugurée à Kara. Un déploiement stratégique opéré en pleine période des luttes Evala.

C’est une avancée majeure dans le déploiement national de la Solution Automatisée de Marquage (SAM). En marge de l’ambiance festive et sportive des Evala 2026, les autorités ont officialisé le lancement de cette antenne régionale, destinée à renforcer la proximité avec les acteurs économiques du nord du pays.

Dr Esso-Wavana Ahmed ADOYI
© Dr Esso-Wavana Ahmed ADOYI

Les Evala, un carrefour stratégique pour sensibiliser

Le choix de la ville de Kara et de la période des Evala ne doit rien au hasard. Événement phare du patrimoine culturel togolais, ces fêtes traditionnelles drainent chaque année des dizaines de milliers de visiteurs, de commerçants et d’opérateurs économiques.

Dans ce contexte, les responsables du projet voient dans cette forte affluence une vitrine idéale pour mener des actions de sensibilisation. Il s’agit aussi d’expliquer l’importance du marquage fiscal sécurisé, un système d’estampillage obligatoire qui permet de vérifier l’authenticité des produits en circulation et de garantir leur conformité avant qu’ils n’arrivent dans les paniers des ménages.

Dr Esso-Wavana Ahmed ADOYI
© Dr Esso-Wavana Ahmed ADOYI

Protéger les consommateurs et soutenir les commerçants

Par ailleurs, cette initiative vise avant tout à renforcer la sécurité sanitaire et économique des Togolais. L’implantation de la Commission à Kara permettra  d’assurer un suivi au plus près du terrain afin de lutter efficacement contre la fraude, la contrefaçon et la vente de marchandises illicites.

Comme l’a souligné le député Dr Esso-Wavana Ahmed Adoyi, cette antenne régionale ne vient pas pour sanctionner, mais pour accompagner les acteurs économiques. L’objectif est d’aider les commerçants et les producteurs locaux à intégrer la technologie SAM en toute simplicité, tout en offrant aux consommateurs la garantie d’acheter des produits sains et authentiques.

Finalement , avec cette première antenne régionale, le Togo franchit un nouveau cap dans la modernisation de son marché intérieur, en faisant de la souveraineté économique et de la santé publique une priorité accessible à tous.

Dr Esso-Wavana Ahmed ADOYI
© Dr Esso-Wavana Ahmed ADOYI

Togo-Luxembourg : 14 millions d’euros pour la cybersécurité

Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa stratégie numérique. En signant un nouveau programme de coopération avec le Luxembourg, le pays ne se contente pas d’obtenir un financement : il se dote d’outils destinés à former une nouvelle génération d’experts, à développer une industrie locale de la cybersécurité et à renforcer sa souveraineté technologique.

Le numérique s’impose progressivement comme l’un des nouveaux terrains de coopération entre le Togo et ses partenaires internationaux. En visite officielle à Lomé, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur du Grand-Duché de Luxembourg, Xavier Bettel, a participé à une commission bilatérale présidée par le ministre togolais des Affaires étrangères, Professeur Robert Dussey. Les deux pays y ont officialisé un Programme de coopération 2026-2031, doté de 80 millions d’euros, dont 14 millions d’euros seront consacrés au développement de la cybersécurité.

À travers cet engagement financier, le Togo confirme son choix d’investir dans les technologies numériques comme levier de transformation économique et de compétitivité.

Ministère de l'Economie Numérique et de la Transformation Digitale
© Ministère de l'Economie Numérique et de la Transformation Digitale

Faire du Togo une référence africaine en cybersécurité

Le principal chantier issu de cette coopération porte le nom de Togo Cyber+. Piloté par Africa Cyber Hub, ce projet ne vise pas uniquement à renforcer les systèmes informatiques de l’administration. Il ambitionne aussi de bâtir un véritable écosystème régional autour de la cybersécurité. Trois axes structurent cette initiative. Le premier prévoit la mise en place de capacités opérationnelles capables de répondre aux cyberattaques et de renforcer la protection des infrastructures numériques.

Le deuxième concerne la création d’un centre africain de certification des produits et services de cybersécurité. Cette structure devra garantir que les solutions développées répondent aux normes internationales les plus exigeantes, tout en renforçant la confiance des entreprises et des administrations. Enfin, le troisième pilier est consacré à la recherche de pointe. Les travaux porteront notamment sur l’intelligence artificielle et la cryptographie post-quantique, deux domaines considérés comme stratégiques pour la sécurité numérique de demain.

Ministère de l'Economie Numérique et de la Transformation Digitale
© Ministère de l'Economie Numérique et de la Transformation Digitale

Former les talents qui porteront la transformation numérique

Au-delà des infrastructures, le projet mise fortement sur le développement du capital humain. Plus de 1 000 professionnels devraient bénéficier de formations spécialisées en cybersécurité durant les prochaines années.

L’objectif est de créer une nouvelle génération d’ingénieurs, d’analystes, de chercheurs et de spécialistes capables d’accompagner les administrations publiques, les entreprises privées et les institutions financières face à des menaces informatiques de plus en plus sophistiquées.

Cette stratégie vise également à encourager la recherche appliquée et à soutenir l’émergence de solutions technologiques conçues en Afrique pour répondre aux besoins du continent.

Ministère de l'Economie Numérique et de la Transformation Digitale
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Le Luxembourg découvre l’écosystème numérique togolais

La coopération ne s’est pas limitée aux signatures officielles. La délégation luxembourgeoise s’est rendue à l’Agence Togo Digital, où elle a découvert plusieurs initiatives illustrant la montée en puissance de l’écosystème technologique togolais.

Accompagnée de la ministre de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique, Cina Lawson, elle a notamment visité le Togo AI Lab, le Djanta Tech Hub ainsi que plusieurs start-up développant des solutions innovantes dans différents secteurs. Cette immersion a permis de mettre en lumière les avancées réalisées par le pays dans sa stratégie de digitalisation et son ambition de devenir un pôle technologique de référence en Afrique de l’Ouest.

Une coopération qui dépasse le simple financement

L’accord conclu entre Lomé et Luxembourg ne se résume pas à une enveloppe budgétaire. Il traduit une volonté commune de construire un partenariat fondé sur le transfert de compétences, l’innovation, la recherche scientifique et le développement des capacités locales. D’ailleurs, pour le Togo, cette coopération représente une opportunité d’accélérer sa souveraineté numérique en développant des expertises nationales dans un secteur devenu stratégique pour les États comme pour les entreprises.

Ministère de l'Economie Numérique et de la Transformation Digitale
© Ministère de l'Economie Numérique et de la Transformation Digitale

Quels bénéfices pour les Togolais ?

Si ce programme est mis en œuvre efficacement, ses retombées pourraient dépasser largement le secteur des technologies. Le renforcement de la cybersécurité contribuera à mieux protéger les données personnelles des citoyens, les services publics numériques, les banques, les entreprises et les plateformes de paiement électronique contre les cyberattaques.

La formation de plus de 1 000 spécialistes favorisera également la création d’emplois qualifiés et offrira de nouvelles perspectives professionnelles à la jeunesse togolaise dans un secteur en forte croissance. Le développement de la recherche et des start-up locales pourrait, quant à lui, stimuler l’innovation, attirer davantage d’investissements étrangers et renforcer la compétitivité de l’économie nationale.

À plus long terme, le Togo pourrait s’imposer comme un acteur majeur de la cybersécurité en Afrique, à condition que les autorités gèrent les ressources mobilisées avec rigueur, transparence et efficacité. Les citoyens bénéficieraient alors de services numériques plus sûrs, d’une administration plus performante, d’opportunités d’emploi accrues et d’une économie numérique capable de soutenir durablement la croissance du pays.

Togo : atelier sur la police communautaire à Lomé

Forces de sécurité, autorités publiques et partenaires internationaux se réunissent à Lomé pour renforcer un modèle qui mise sur la confiance entre les populations et les services de sécurité. L’objectif est de consolider une approche préventive face aux défis sécuritaires.

Face à l’évolution des menaces sécuritaires dans la sous-région, le Togo poursuit sa stratégie de rapprochement entre les forces de défense et les citoyens. C’est dans cette dynamique que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en partenariat avec le ministère de la Sécurité et de la Protection civile et le Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS), organise les 22 et 23 juillet 2026 un atelier conjoint consacré à la police communautaire.

Cette rencontre réunit les principaux acteurs engagés dans la sécurité de proximité afin d’évaluer les expériences déjà menées sur le terrain et d’identifier de nouvelles pistes pour renforcer la coopération entre les populations et les forces de sécurité.

OIM Togo
© OIM Togo

Capitaliser les expériences pour renforcer la prévention

Par ailleurs, cet atelier ambitionne de dresser un bilan des initiatives déjà mises en œuvre dans le domaine de la police communautaire au Togo. Les participants examineront les acquis enregistrés, les difficultés rencontrées ainsi que les mécanismes susceptibles d’améliorer l’efficacité de cette approche, qui privilégie la prévention, l’écoute et le dialogue avec les communautés.

Le but est également de consolider les relations de confiance entre les citoyens et les forces de sécurité, considérées comme un élément essentiel pour anticiper les risques, prévenir les tensions et renforcer la stabilité dans les localités.

Une approche fondée sur le partenariat avec les communautés

La police communautaire repose sur un principe fondamental : faire des populations de véritables partenaires de la sécurité publique. Cette approche encourage une collaboration permanente entre les forces de sécurité, les autorités locales, les leaders communautaires et les citoyens afin de mieux identifier les préoccupations, prévenir les conflits et favoriser une réponse adaptée aux défis sécuritaires.

Dans un contexte régional marqué par la montée des menaces transfrontalières, cette stratégie apparaît comme un outil complémentaire aux dispositifs sécuritaires classiques.

OIM Togo
© OIM Togo

L’OIM accompagne la stratégie sécuritaire du Togo.

À travers son bureau au Togo et le programme MSEC (Mécanisme de stabilité des États côtiers), l’Organisation internationale pour les migrations réaffirme son engagement à soutenir les efforts des autorités togolaises en faveur d’une sécurité plus inclusive et durable.

Cette initiative s’inscrit dans une vision qui privilégie non seulement le renforcement des capacités des forces de sécurité, mais également la participation active des communautés à la préservation de la paix.

En favorisant le dialogue, la confiance mutuelle et la coopération entre les différents acteurs, le gouvernement togolais et ses partenaires entendent consolider un modèle de sécurité de proximité capable de répondre efficacement aux défis actuels tout en renforçant la résilience des communautés.

En définitive, cette démarche s’inscrit dans une logique de protection et de stabilité : toutes ces initiatives sont pensées pour le bien de la population, afin de garantir une sécurité durable et une confiance renforcée entre citoyens et forces de défense.

Nigéria : un pasteur condamné à mort pour le meurtre de sa fille

Accusée de sorcellerie par son propre père, une adolescente de 16 ans n’a jamais eu la chance d’être protégée. La justice nigériane a condamné le pasteur Ubong Bassey Etim à la peine capitale, dans une affaire qui ravive le débat sur les violences liées aux croyances et la protection des personnes vivant avec un handicap.

La justice nigériane a rendu un verdict d’une rare sévérité dans une affaire qui a profondément choqué l’opinion publique. La Haute Cour de Calabar, dans l’État de Cross River, a condamné à la peine de mort par pendaison le pasteur Ubong Bassey Etim, 51 ans, reconnu coupable du meurtre de sa fille âgée de 16 ans.

Selon les éléments retenus par la justice, l’adolescente, porteuse de trisomie 21, avait été injustement accusée de sorcellerie par son père. Au lieu de bénéficier de la protection et de l’accompagnement auxquels tout enfant a droit, elle a été victime de violences qui lui ont coûté la vie.

En prononçant cette condamnation, la Haute Cour a retenu la qualification de meurtre et appliqué la peine prévue par la législation nigériane pour ce type de crime.

Un verdict implacable de la justice nigériane

Au-delà du verdict, cette tragédie remet en lumière un phénomène qui continue d’inquiéter les organisations de défense des droits humains dans plusieurs régions d’Afrique : les accusations de sorcellerie visant des enfants ou des personnes vulnérables.

Dans certains contextes, des croyances profondément ancrées conduisent encore à des violences, à des abandons ou à des discriminations contre des personnes accusées, sans preuve, de pratiques occultes. Les enfants en situation de handicap figurent parmi les victimes les plus exposées à ces stigmatisations.

Qu’est-ce que la trisomie 21 ? (Démystifier le handicap)

Contrairement à certaines idées reçues, la trisomie 21 n’a aucun lien avec des croyances mystiques ou surnaturelles.

Il s’agit d’une anomalie génétique présente dès la naissance. Habituellement, chaque être humain possède 46 chromosomes, répartis en 23 paires. Chez les personnes atteintes de trisomie 21, une copie supplémentaire du chromosome 21 est présente, portant leur nombre total de chromosomes à 47.

Cette particularité peut entraîner un développement intellectuel plus lent ainsi que certaines caractéristiques physiques ou des problèmes de santé associés. Toutefois, grâce à un suivi médical, à l’éducation spécialisée et à un environnement familial bienveillant, de nombreuses personnes vivant avec la trisomie 21 poursuivent leurs études, travaillent, développent leurs talents et participent pleinement à la vie sociale.

La trisomie 21 est donc une condition génétique, et non une maladie contagieuse, une malédiction ou une manifestation de sorcellerie.

Un signal fort pour la protection des enfants en situation de handicap

Cette affaire rappelle avec brutalité que les enfants, en particulier ceux vivant avec un handicap, demeurent parmi les personnes les plus vulnérables face aux violences familiales et aux préjugés.

Les organisations de défense des droits de l’enfant appellent régulièrement les États à renforcer la sensibilisation des communautés, à lutter contre les croyances qui alimentent les violences et à garantir une protection effective des enfants en situation de handicap.

En somme, la justice nigériane affirme, par ce jugement, que les crimes commis contre les personnes les plus vulnérables engagent pleinement la responsabilité pénale de leurs auteurs et entraînent les sanctions les plus lourdes prévues par la loi.

Université de Kara : deux nouvelles alliances stratégiques avec avec HAPLUCIA et AOCTA

En s’associant à la HAPLUCIA et à l’Association ouest-africaine du commerce transfrontalier, l’Université de Kara franchit une nouvelle étape dans son développement. L’établissement entend désormais rapprocher davantage la formation académique des réalités du terrain en préparant des diplômés capables de relever les défis de la bonne gouvernance, de l’innovation et de l’intégration économique régionale.

L’Université de Kara accélère sa transformation. En l’espace d’une journée, l’institution a posé deux jalons majeurs dans sa stratégie de modernisation en concluant des partenariats qui dépassent le simple cadre académique. L’un vise à faire de l’intégrité un pilier de la formation universitaire, tandis que l’autre ouvre de nouvelles perspectives dans la recherche appliquée et le développement du secteur agroalimentaire.

Signés ce mercredi 22 juillet 2026 sur le campus Nord, ces accords traduisent une volonté affirmée de rapprocher davantage l’université des enjeux auxquels le Togo et l’Afrique de l’Ouest sont confrontés.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo

Former des diplômés qui conjuguent compétence et intégrité

Premier acte de cette nouvelle dynamique : la signature d’un accord-cadre entre l’Université de Kara et la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA). Un mois seulement après la création d’un comité de réflexion chargé d’intégrer la lutte contre la corruption dans les programmes de formation, l’université franchit une nouvelle étape en institutionnalisant cette collaboration.

Paraphé par la présidente de l’Université de Kara, Pr Prénam Houzou-Mouzou, et le président de la HAPLUCIA, Kimeabalou Aba, cet accord, conclu pour une durée de quatre ans renouvelable, prévoit une coopération dans plusieurs domaines, notamment la recherche scientifique, les échanges de données, la sensibilisation et la promotion de la culture de l’intégrité au sein de la communauté universitaire.

À travers cette initiative, l’établissement entend préparer des cadres capables d’exercer leurs responsabilités dans le respect des principes de bonne gouvernance et de transparence.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo

L’agroalimentaire devient un nouveau laboratoire d’innovation

Le second partenariat ouvre un autre chantier tout aussi stratégique. L’Université de Kara a signé une convention avec l’Association Ouest-africaine du Commerce Transfrontalier des produits alimentaires agro-sylvo-pastoraux et halieutiques (AOCTA). Conclu pour une période de trois ans renouvelable, cet accord vise à renforcer la coopération entre le monde universitaire et les acteurs économiques intervenant dans les chaînes de valeur agricoles et alimentaires.

Au-delà de la recherche, les deux institutions ambitionnent de développer des projets innovants, de favoriser le transfert de connaissances et d’encourager des solutions adaptées aux réalités du commerce régional des produits agricoles. Cette collaboration devrait également contribuer à rapprocher les travaux scientifiques des besoins concrets des producteurs, des transformateurs et des opérateurs économiques.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo

Une université qui s’ouvre davantage sur son environnement

Ces deux accords illustrent une évolution du rôle de l’Université de Kara. L’établissement ne souhaite plus être uniquement un lieu de transmission des connaissances. Il entend devenir un acteur du développement en créant des passerelles permanentes entre la recherche, les institutions publiques et le secteur privé.

Cette approche favorise une meilleure adéquation entre les formations proposées et les compétences recherchées sur le marché du travail, tout en renforçant la contribution de l’université aux politiques publiques et au développement économique.

Université de Kara Togo
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Des retombées concrètes pour les étudiants

Par ailleurs, ces partenariats pourraient transformer le parcours des étudiants de l’Université de Kara.

Grâce à la collaboration avec la HAPLUCIA, ils auront davantage accès à des formations spécialisées, à des conférences, à des projets de recherche et à des activités de sensibilisation qui renforceront leur culture de l’éthique et de la gouvernance. Des compétences de plus en plus recherchées dans les administrations publiques, les organisations internationales et les entreprises.

L’accord avec l’AOCTA ouvre, quant à lui, des perspectives encore plus concrètes. Les étudiants pourront bénéficier de collaborations avec les professionnels du secteur agroalimentaire, participer à des projets de recherche appliquée, multiplier les stages et développer des innovations répondant aux besoins des filières agricoles et du commerce transfrontalier.

En rapprochant l’université du monde professionnel et des institutions publiques, ces deux partenariats renforcent ainsi l’employabilité des futurs diplômés, stimulent leur capacité d’innovation et leur offrent un environnement propice à l’acquisition d’une expérience pratique avant même leur entrée sur le marché du travail. L’Université de Kara affirme ainsi son ambition de former des diplômés compétents, responsables et mieux préparés à relever les défis du développement du Togo et de l’Afrique de l’Ouest.