La décentralisation a un prix, et ce prix se chiffre en recettes fiscales, en investissements publics et en arbitrages budgétaires. Le lundi 13 juillet 2026, l’ambiance feutrée du Centre culturel Robert-Cornévin de l’Hôtel de Ville de Tône 1 abritait un exercice démocratique crucial. Les conseillers municipaux s’y sont réunis pour l’ouverture de leur troisième session ordinaire de l’année. L’objectif de ce grand rendez-vous est de faire parler les chiffres du premier semestre afin de financer les attentes très concrètes des citoyens.
Gérer une commune, c’est d’abord maîtriser l’art du recouvrement. Après six mois d’exécution budgétaire, l’assemblée locale doit dresser un bilan sans concession de sa santé financière. Les élus savent que chaque projet de route, d’école ou de marché dépend directement de la capacité de la municipalité à mobiliser ses propres ressources.
Pour transformer les promesses de campagne en chantiers visibles, le conseil municipal doit concevoir de nouvelles stratégies afin d’optimiser les recettes fiscales locales. C’est le message porté par le premier adjoint au maire, Flindjo Kossi, qui a présidé les débats au nom de Madame le Maire. Il a également exhorté ses collègues à faire preuve d’une rigueur technique absolue et d’un esprit constructif, rappelant que l’intérêt général de Tône 1 ne souffre d’aucun amateurisme en matière de gestion.
Le budget supplémentaire comme levier de relance
Le cœur des débats de cette session de juillet bat également au rythme des ajustements comptables. Les conseillers se penchent sur l’adoption d’un budget supplémentaire pour l’année 2026. Ce mécanisme financier permet ainsi de corriger la feuille de route initiale en y intégrant les excédents et les résultats techniques de l’exercice précédent.
Ce réajustement budgétaire vise principalement à sécuriser les chantiers d’infrastructures en cours et à débloquer les enveloppes nécessaires aux futurs travaux de modernisation de la commune. Dans cette collectivité en pleine croissance, la réaffectation rapide des ressources constitue, en effet, le meilleur moyen d’éviter l’enlisement des chantiers publics.
La décentralisation ne se décrète pas depuis les bureaux de l’Hôtel de Ville. Conscients de cette réalité, les élus de Tône 1 prévoient de quitter la salle de délibération au cours de la session pour effectuer des visites de terrain. Cette démarche de proximité vise à confronter les lignes budgétaires aux doléances réelles des administrés. Rencontrer les citoyens sur leur propre terrain reste le meilleur moyen de vérifier l’utilité publique des dépenses de la commune.
Pour légitimer cette grande messe financière, une union sacrée s’est formée lors de la séance d’ouverture. Autour de la table des délibérations, le secrétaire général de la préfecture de Tône, représentant de l’autorité de tutelle, siégeait aux côtés des chefs des services déconcentrés de l’État, des chefs de canton ainsi que des délégués des comités locaux de développement. Cette alliance entre la rigueur administrative de l’État, la légitimité de la chefferie traditionnelle et l’engagement communautaire montre que le développement de Tône 1 est désormais l’affaire de tous.
À Kara, la ferveur des luttes traditionnelles de l’Evala se double cette année d’un élan économique majeur. Profitant de l’affluence exceptionnelle dans la région, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) déploie une vaste campagne de proximité auprès des populations. Pour l’institution, l’enjeu dépasse désormais le simple octroi de crédits : il s’agit en effet d’accompagner les bénéficiaires vers une véritable autonomie financière.
Chaque année, les luttes de l’Evala rassemblent des milliers de personnes venues de toutes les régions du Togo et de la diaspora. Cette formidable concentration humaine offre ainsi une occasion privilégiée aux institutions publiques de renforcer leur présence auprès des citoyens.
C’est dans ce cadre que le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) a saisi cette opportunité pour déployer, du 11 au 19 juillet 2026, une mission d’envergure dans la région de la Kara. L’objectif n’est pas seulement de faire connaître ses mécanismes de financement, mais surtout d’instaurer un dialogue direct et sans intermédiaire avec les populations sur les solutions d’accompagnement proposées.
Le crédit seul ne suffit plus : priorité à l’accompagnement
Le FNFI défend désormais une approche globale qui va bien au-delà du simple guichet de financement. Sur le terrain, les équipes se mobilisent pour expliquer les différentes opportunités offertes par les dispositifs de finance inclusive, répondre aux interrogations des futurs souscripteurs et les orienter pas à pas dans leurs démarches administratives.
Pour l’institution, un microcrédit ne produit un impact réel que s’il s’accompagne de conseils, d’un suivi régulier et d’un renforcement des compétences des porteurs d’activités. Cette philosophie de la responsabilité guide d’ailleurs l’ensemble de la mission actuellement conduite dans la région.
Par ailleurs, en marge des actions de sensibilisation grand public, le FNFI organise plusieurs sessions de formation intensive destinées aux bénéficiaires de ses programmes. Ces ateliers pratiques se déroulent simultanément dans les préfectures de Bafilo, Bassar, Dankpen, Doufelgou, la Kéran, la Binah et la Kozah.
Les participants y consolident leurs connaissances en gestion financière de base, découvrent les meilleures pratiques entrepreneuriales et échangent sur les stratégies permettant de pérenniser leurs micro-entreprises. À travers cette démarche, le Fonds cherche ainsi activement à sécuriser les projets financés et à réduire le taux d’échec des jeunes pousses locales.
Faire de la finance inclusive un moteur du développement local
Au fil des années, le FNFI a profondément transformé son modèle d’intervention. L’institution refuse désormais d’être perçue comme un simple distributeur de fonds. Elle s’impose aujourd’hui comme un partenaire stratégique du développement économique à la base.
Cette mutation repose en effet sur un principe élémentaire : un financement bien ciblé, adossé à un encadrement technique rigoureux, constitue le meilleur levier pour générer des revenus stables, consolider le tissu commercial local et accélérer l’autonomisation des communautés rurales.
En définitive, en choisissant d’investir les arènes de l’Evala, le FNFI prouve sa volonté de rapprocher l’action publique des réalités du terrain. Cette campagne de proximité illustre la nouvelle trajectoire de la finance inclusive au Togo : l’accès au crédit n’est plus une fin en soi, mais le point de départ d’un parcours d’accompagnement conçu pour libérer le potentiel des entrepreneurs et soutenir une croissance durable au cœur des territoires.
Comment rapprocher davantage la recherche universitaire des différents besoins du pays ? C’est autour de cette question que les responsables des chaires UNESCO des universités publiques togolaises se sont retrouvés, le 9 juillet 2026, à Lomé. À l’initiative du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, cette concertation a permis de dresser un état des lieux des activités menées et de définir une nouvelle feuille de route pour renforcer l’impact de la recherche sur le développement national.
Une même table pour repenser la coopération universitaire
Les principaux acteurs des chaires UNESCO du Togo ont engagé une réflexion commune sur l’avenir de la recherche scientifique. Présidée par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Prof. Gado TCHANGBEDJI, la rencontre a réuni la Commission nationale togolaise pour l’UNESCO ainsi que les responsables des différentes chaires implantées dans les universités publiques.
Étaient notamment représentées la Chaire UNESCO Énergies renouvelables de l’Université de Lomé, la Chaire UNESCO Femmes, Sciences et Gestion raisonnée de l’eau en Afrique de l’Ouest de l’Université de Lomé, ainsi que la Chaire UNESCO TIC et développement de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest de l’Université de Kara.
Faire de la recherche un levier de développement
Au cours des échanges, les participants ont passé en revue les missions confiées à ces chaires, les projets déjà réalisés, les difficultés rencontrées sur le terrain ainsi que leur contribution aux politiques publiques.
L’objectif affiché est clair : renforcer le rôle de ces structures universitaires afin qu’elles participent davantage aux réponses apportées aux grands défis du pays, qu’il s’agisse de la transition énergétique, de la gestion durable des ressources en eau, de l’égalité des genres ou encore de la transformation numérique de l’enseignement supérieur.
Vers une meilleure coordination des chaires UNESCO
Les discussions ont débouché sur plusieurs recommandations destinées à améliorer le fonctionnement du réseau. Les participants ont notamment proposé la création d’une plateforme commune entre la Commission nationale togolaise pour l’UNESCO et les différentes chaires. Cet outil devrait faciliter le partage d’expériences, la coordination des activités et la mise en œuvre de projets conjoints.
Ils ont également recommandé l’amélioration de la collaboration entre les institutions universitaires, ainsi que l’engagement de nouveaux alliés techniques et financiers en mesure de soutenir les projets de recherche.
Le gouvernement appelle à une recherche tournée vers les réalités nationales
En clôturant les travaux, le ProfesseurGado TCHANGBEDJI a invité les responsables des chaires à inscrire leurs programmes dans une dynamique répondant aux priorités de développement du Togo. Pour le ministre délégué, la recherche scientifique doit produire des résultats concrets, capables d’accompagner les politiques publiques et de contribuer à la transformation économique et sociale du pays.
Il a également exprimé le souhait que cette concertation ouvre une nouvelle étape dans le renforcement de l’enseignement supérieur togolais, en favorisant davantage de synergies entre les chercheurs, les universités et les institutions nationales.
Cette rencontre traduit également la volonté des autorités de mieux valoriser les compétences scientifiques présentes dans les universités publiques. En renforçant les liens entre les chaires UNESCO, en développant des partenariats et en orientant davantage les travaux de recherche vers les besoins du pays, le Togo entend consolider son écosystème scientifique et accroître la contribution de l’enseignement supérieur au développement durable.
Cette concertation pourrait ainsi marquer le point de départ d’une coopération plus structurée entre les acteurs universitaires, avec l’ambition de faire de la recherche un véritable moteur d’innovation et de croissance.
Oubliez les matinées d’oisiveté et la monotonie des grandes vacances. À Danyi 2, la jeunesse a choisi une tout autre trajectoire pour ces vacances 2026. Sous l’impulsion de la municipalité, la première édition de l’opération « Vacances utiles » bat son plein. Dans les centres de formation, transformés pour l’occasion en ruches créatives, l’effervescence est palpable. Ici, on ne subit pas la pause estivale ; on l’apprivoise pour apprendre à devenir autonome.
L’ambiance est à la fois studieuse et intensément conviviale. Entre les éclats de rire et les moments de concentration absolue, des dizaines d’élèves et de jeunes de la commune s’initient à des compétences concrètes. Finies les leçons purement théoriques dictées au tableau noir ; place à l’expérimentation et à la découverte de métiers porteurs.
Chaque atelier a été pensé pour allumer une étincelle. Les apprenants découvrent l’exigence du geste juste, développent leur esprit d’initiative et prennent conscience de leur propre potentiel. Pour beaucoup d’entre eux, ces semaines d’apprentissage intensif sonnent comme une révélation, un premier pas décisif vers l’entrepreneuriat ou l’autonomie financière.
Les trois piliers du succès des « Vacances utiles » à Danyi 2
Au-delà de l’effervescence des ateliers, cette première édition repose sur des fondations solides qui expliquent son succès. Trois piliers se distinguent et donnent toute sa force à l’initiative. D’abord, la détermination des jeunes, dont la présence exemplaire et la curiosité impressionnent les formateurs. Ensuite, l’engagement des mentors, des professionnels passionnés qui transmettent leur savoir-faire sans compter leurs heures. Enfin, la confiance des familles, fières de voir leurs enfants s’investir activement, confère à l’initiative une légitimité sociale incontestable.
Derrière cette effervescence logistique se cache une vision politique forte, portée par Mme le Maire et l’ensemble du Conseil communal. L’objectif affiché va bien au-delà de la simple occupation saine du temps libre. Il s’agit d’un investissement direct dans le capital humain de la commune.
« Investir dans la jeunesse pour bâtir une commune plus dynamique, compétente et résolument tournée vers l’avenir. » — L’ambition affichée par l’exécutif local de Danyi 2
En connectant directement les compétences acquises aux réalités économiques de demain, Danyi 2 fait le choix de l’émancipation par le savoir-faire. Alors que la formation se poursuit avec un enthousiasme non dissimulé, la commune pose les jalons d’une nouvelle tradition estivale : celle où les vacances deviennent le plus puissant des tremplins pour la relève locale.
Qui aurait cru qu’une fourrière municipale transpirerait un jour la ferveur des grands stades ? C’est le tour de force réussi ce dimanche 12 juillet 2026 à Wonyomé. En effet, la commune du Golfe 7 a donné le coup d’envoi de la 7ᵉ édition du tournoi « Foot & Changement de Comportements ». Immersion au cœur d’un événement où le football des « petits poteaux » devient une arme d’éducation massive.
L’ambiance est électrique autour du grillage. Les cris des supporters couvrent presque les consignes des coachs. Sur le terrain de la fourrière municipale, les maillots verts et noirs de HS FC croisent le fer avec le rouge et blanc de GK INNOX FC.
Ce match d’ouverture a tenu toutes ses promesses : intensité, technicité brute propre au football de quartier, et score final de parité (1-1) qui laisse le public sur sa faim de victoire, mais totalement comblé par le spectacle. Ce n’est que le premier acte d’un marathon sportif qui va rythmer le quotidien de la commune pendant près de deux mois.
Le tournoi 2026 en chiffres clés
Durée : du 12 juillet au 6 septembre 2026.
Participants : 8 équipes sur la ligne de départ.
Dimension internationale : des formations venues du Togo, mais aussi du Ghana voisin.
Format : football « petits poteaux », roi incontesté de la proximité.
Quand la municipalité chausse les crampons du social
Si les tacles sont engagés sur la pelouse, l’objectif en coulisses est tout autre : pacifier, encadrer et responsabiliser. La présence en force des autorités locales — notamment le 2ᵉ adjoint au maire, DJADJA Kossi Senam, et le 3ᵉ adjoint, ADAKA Koffi — prouve que l’événement dépasse de loin le cadre du divertissement dominical.
Pour la municipalité, ce tournoi est une déclinaison concrète de la vision du chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, qui place la jeunesse au centre des priorités nationales.
« Nous ne voulons plus que le football soit synonyme de violence ou de confrontation. Nous voulons qu’il soit un cadre de détection des talents, un tremplin pour les futurs ambassadeurs du football togolais et un puissant levier de changement positif des comportements. » — DJADJA Kossi Senam, 2ᵉ adjoint au maire du Golfe 7.
Derrière cette mécanique bien huilée se cache l’association Action des Volontaires pour un Monde Meilleur (AV2M). Pour son président, Arafat Aboudoulaye, chaque match est une leçon de civisme grandeur nature. Le football n’est ici qu’un prétexte pour inculquer des valeurs de vivre-ensemble à une jeunesse transfrontalière en quête de repères.
« Depuis sept ans, nous faisons le pari que le football peut changer des vies. Ce tournoi est bien plus qu’une compétition : c’est une école de civisme, de discipline et de vivre-ensemble. » — Arafat Aboudoulaye, président de l’AV2M.
Le coup d’envoi est donné, les esprits sont affûtés. Jusqu’au 6 septembre prochain, Wonyomé ne sera pas seulement le théâtre de dribbles chaloupés, mais le laboratoire d’une jeunesse résolue à marquer le plus beau des buts : celui de la cohésion sociale.
C’est une avancée attendue par de nombreux Togolais dont le parcours professionnel s’est partagé entre les secteurs public et privé. La Caisse de Retraites du Togo (CRT) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) mettent désormais en œuvre un mécanisme de liquidation coordonnée des pensions. Une réforme qui met fin à une procédure souvent complexe et permet aux assurés de faire reconnaître l’ensemble de leur carrière.
Une seule et unique carrière désormais prise en compte globalement
Jusqu’à présent, changer de statut professionnel pouvait compliquer le départ à la retraite. De nombreux travailleurs ayant successivement cotisé à la CRT puis à la CNSS, ou inversement, se retrouvaient confrontés à des démarches administratives longues et parfois pénalisantes pour faire reconnaître leurs années de cotisation.
Désormais, cette situation évolue. La CRT et la CNSS annoncent l’entrée en vigueur du mécanisme de liquidation coordonnée des pensions, conformément aux arrêtés interministériels. Cette mesure permet de totaliser les périodes de cotisation effectuées dans les deux régimes afin de calculer les droits à la retraite.
Secteur public et privé : Ce qui change concrètement pour votre retraite
La réforme concerne tous les travailleurs dont la carrière s’est déroulée sous les deux régimes, notamment après un changement de statut entre la fonction publique et le secteur privé. L’avantage est majeur : aucune année de cotisation ne sera perdue dans le calcul des droits. Les périodes validées auprès de la CRT et celles enregistrées à la CNSS seront désormais prises en compte ensemble pour déterminer l’ouverture du droit à pension.
Autre changement important, les assurés n’auront plus besoin de demander le rachat ou le transfert de leurs cotisations d’un régime vers l’autre, une procédure qui générait souvent des délais, des coûts supplémentaires et des difficultés administratives.
Sécurisation des droits : Percevoir sa pension sans attendre
La réforme apporte également davantage de souplesse. Si un assuré remplit les conditions de départ à la retraite dans un seul régime, il pourra percevoir la pension correspondante sans attendre de satisfaire aux critères exigés par le second régime. Il pourra ensuite faire liquider ses droits complémentaires lorsqu’il remplira les conditions requises. Cette disposition évite aux futurs retraités de rester sans revenus en attendant la validation de l’ensemble de leur carrière.
Pourquoi cette réforme est importante
Par ailleurs, cette réforme renforce l’équité entre les travailleurs. Elle répond à une réalité de plus en plus fréquente : de nombreux Togolais passent aujourd’hui du secteur public au privé, ou inversement, au cours de leur vie professionnelle. Jusqu’ici, cette mobilité pouvait fragiliser leurs droits à la retraite.
En reconnaissant l’ensemble du parcours professionnel, les deux caisses garantissent une meilleure continuité des droits sociaux et limitent le risque de voir certaines années de cotisation produire peu ou pas d’effet sur la pension finale.
Modernisation de la protection sociale au Togo : Les chiffres clés
Cette harmonisation s’inscrit dans la stratégie de modernisation du système de protection sociale au Togo. En 2025, la CRT, chargée des pensions des agents publics civils et militaires, a versé 52,5 milliards de FCFA de prestations sociales. De son côté, la CNSS continue d’étendre sa couverture aux salariés du secteur privé, aux travailleurs indépendants ainsi qu’aux acteurs de l’économie informelle.
En facilitant la coordination entre les deux régimes, les autorités entendent adapter le système de retraite aux parcours professionnels de plus en plus diversifiés des travailleurs togolais.
Les 5 grands avantages de la réforme pour les assurés
Toutes les années cotisées à la CRT et à la CNSS sont désormais prises en compte pour calculer les droits à la retraite.
Les assurés n’ont plus besoin de racheter ou de transférer leurs cotisations d’un régime vers l’autre.
Les démarches administratives deviennent plus simples et plus rapides.
Les travailleurs ayant changé de statut conservent la valeur de l’ensemble de leur carrière.
Un assuré peut percevoir sa pension dans un premier régime dès qu’il remplit les conditions, sans attendre celles du second.
Cette réforme constitue ainsi une avancée majeure pour les travailleurs togolais ayant connu plusieurs statuts professionnels. En valorisant l’intégralité de leur parcours, elle renforce la sécurité financière des futurs retraités et rend le système de retraite plus juste, plus lisible et mieux adapté aux réalités du marché du travail.
Une opération de déguerpissement menée jeudi 9 juillet dans le quartier de Hanoukopé, à Lomé, a viré au drame. Un jeune homme a perdu la vie après avoir été électrocuté alors qu’il participait à l’évacuation de marchandises appartenant à des commerçants. Ce décès, dont les circonstances exactes restent à établir, a provoqué une vive émotion ainsi que des tensions entre habitants et forces de l’ordre.
Ce qui devait être une intervention destinée à libérer les emprises du canal de Hanoukopé s’est transformé en scène de désolation. En effet, les premières informations recueillies sur place indiquent que la victime prêtait main‑forte à des commerçants qui tentaient de mettre leurs biens à l’abri pendant l’opération de déguerpissement, lorsqu’un courant électrique l’a mortellement électrocutée. À ce stade, les autorités n’ont pas encore officiellement établi les circonstances précises de l’accident.
Le drame fait basculer l’opération
L’annonce du décès s’est rapidement propagée dans le quartier, suscitant une onde de choc parmi les riverains. Sous le coup de l’émotion et de la colère, plusieurs habitants ont manifesté leur mécontentement en lançant des projectiles en direction des agents présents sur les lieux. Les forces de sécurité sont ensuite intervenues afin de contenir les tensions et de rétablir le calme.
La situation est progressivement revenue sous contrôle. Toutefois, le drame continue d’alimenter les interrogations des populations sur les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’intervention.
Une opération inscrite dans la lutte contre les inondations
Par ailleurs, l’opération était conduite par l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) dans le cadre des travaux de curage du canal de Hanoukopé. Ces travaux visent à améliorer l’écoulement des eaux pluviales et à réduire les risques d’inondation, un défi récurrent dans plusieurs quartiers de Lomé durant la saison des pluies.
Ainsi, les autorités cherchent à dégager les emprises occupées afin de faciliter les travaux d’assainissement et de renforcer la capacité d’évacuation des eaux.
Des zones d’ombre persistent
Au lendemain du drame, plusieurs questions demeurent sans réponse. Les circonstances ayant conduit à l’électrocution du jeune homme n’ont pas encore fait l’objet d’une communication officielle. À ce stade, les autorités n’ont fourni aucun détail sur le déroulement de l’accident et n’ont pas indiqué si elles avaient ouvert une enquête pour en déterminer les causes exactes.
Dans l’attente d’éléments officiels, la prudence reste de mise quant aux responsabilités éventuelles. Au‑delà de l’émotion suscitée par cette disparition, ce drame rappelle les risques auxquels peuvent faire face les populations et les intervenants lors des opérations de déguerpissement menées dans des zones urbaines densément occupées, où coexistent installations électriques, habitations et activités commerciales.
Finalement , en attendant les conclusions des autorités compétentes, la famille de la victime, les commerçants et les habitants de Hanoukopé restent suspendus aux explications. Celles‑ci permettront de comprendre les circonstances exactes de ce décès tragique.
Jeudi 9 juillet, l’effervescence était palpable dans les couloirs de la salle de réunion à Kara. Entre les murmures des acteurs économiques et l’ambition affichée des décideurs, un enjeu crucial se jouait : dessiner le visage de l’emploi de demain pour la région. En prélude à son ambitieux Plan stratégique 2026‑2031, le Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnel (FNAFPP) a posé ses valises dans la ville. L’objectif est une consultation directe, sans filtre, avec les forces vives locales.
Menée par son président, Awali Pidassa, la délégation n’est pas venue les mains vides, mais surtout les oreilles grandes ouvertes. Reçue par le gouverneur de la région, le général Komlan Adjitowou, l’équipe du FNAFPP a tout de suite été plongée dans le bain des réalités du terrain.
Fini le temps des formations théoriques déconnectées du marché. À Kara, la boussole économique pointe vers des secteurs précis et stratégiques. Les discussions ont mis en lumière une feuille de route limpide pour répondre aux besoins pressants des entreprises locales :
La transition énergétique et technique : métiers du froid, climatisation, mécanique automobile et infrastructures.
L’énergie de demain : le solaire, un secteur en plein boom qui réclame une main‑d’œuvre qualifiée.
Le poumon vert : l’agriculture. Le gouverneur Adjitowou a d’ailleurs insisté sur ce point : la Kara a de la terre et du potentiel. Former les jeunes aux métiers agricoles modernes, c’est s’assurer un levier d’insertion rapide et un boost pour l’économie régionale.
« Adapter les programmes aux réalités socio‑économiques n’est plus une option, c’est une urgence pour l’avenir de notre jeunesse », un écho partagé par l’ensemble des acteurs économiques présents lors de la session d’information du 9 juillet.
Pour une croissance inclusive (et sans laisser‑pour‑compte)
Au‑delà des chiffres et des secteurs porteurs, c’est un vibrant plaidoyer social qui a marqué ces échanges. Le gouverneur a mis le doigt là où cela compte vraiment : l’inclusion des personnes en situation de handicap.
Et c’est là tout le défi de ce futur Plan stratégique 2026‑2031. Une économie forte ne se mesure pas seulement à ses infrastructures, mais à sa capacité à ne laisser personne sur le bord de la route. Garantir l’accès aux compétences pour tous, sans distinction, est le véritable indicateur de succès pour le FNAFPP.
Cap vers 2031
En consultant sa base à Kara, le FNAFPP prouve que la stratégie ne se dicte pas depuis des bureaux feutrés, mais s’écrit sur le terrain. Les attentes sont désormais sur la table, les cartes sont entre les mains des planificateurs. Prochaine étape : transformer ces besoins exprimés en modules de formation concrets pour faire de la région de la Kara un hub de compétences prêtes pour l’avenir.
De l’École spéciale militaire de Saint-Cyr aux pistes de Bangui et de Bourges, en passant par Pékin, Libreville et les États-Unis, le nouveau directeur du Garage central administratif a construit, poste après poste, une carrière presque entièrement consacrée à une même question : comment faire avancer le matériel d’une armée, puis celui d’un État.
Un décret pris en Conseil des ministres, le 8 juillet 2026, a porté le chef d’escadron ADJARI Akata Magnassima à la tête du Garage central administratif, pour le compte du ministère des Finances et du Budget. L’intitulé du poste, sobre, ne dit rien de la trajectoire qui y conduit : près de vingt ans passés à organiser le mouvement des hommes et du matériel, d’abord sous l’uniforme, et bientôt à la tête d’une institution née bien avant lui.
Une vocation née à Saint-Cyr
Tout commence en France, entre 2006 et 2009, sur les bancs de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, où le jeune officier suit sa formation initiale d’officier d’active. Il complète ce socle par un parcours universitaire classique : une maîtrise en géographie, puis un master en management, deux disciplines qui, mises bout à bout, dessinent déjà le profil d’un futur logisticien — lire les territoires d’un côté, organiser les ressources de l’autre.
Le compagnon du Train, de Bourges à Pékin
C’est à l’École militaire de Bourges qu’il se spécialise véritablement, avec un diplôme d’application du Train, cette arme logistique chargée des transports et des mouvements. La suite de son parcours ressemble à un tour du monde de la logistique militaire : l’Institut de l’économie militaire, en Chine, où il obtient en 2015 un diplôme d’État-major logistique ; le Gabon, pour un diplôme d’État-major ; puis les États-Unis, entre 2020 et 2021, où l’Université logistique de l’armée de terre lui délivre un diplôme d’officier de carrière logistique. En octobre 2023, retour à Bourges, à l’École du Train et de la logistique, pour un certificat logistique des Nations unies.
Le Garage central administratif, une histoire centenaire
Installé à Lomé sur le boulevard Gnassingbé-Eyadéma, le Garage central administratif trouve son origine à l’époque coloniale : dès 1926, un garage central y avait été créé pour centraliser la gestion du matériel roulant de l’administration française au Togo, ainsi que la réception et le montage des véhicules.
La structure a traversé les décennies pour devenir l’organisme public chargé aujourd’hui de l’entretien, de la maintenance et du suivi du parc automobile de l’ensemble de l’administration togolaise.C’est cette institution centenaire, garante de la disponibilité des véhicules de l’État, que le chef d’escadron ADJARI Akata Magnassima prend désormais en charge, sous la tutelle du ministère des Finances et du Budget.
Les théâtres du maintien de la paix
Le parcours du nouveau directeur ne se limite pas aux salles de classe militaires. Il a participé à plusieurs missions de maintien de la paix des Nations unies et de l’Union africaine, parmi lesquelles l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), l’Opération hybride Union africaine-Nations unies au Darfour (UNAMID) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Ces engagements lui ont valu plusieurs médailles, auxquelles s’ajoutent deux décorations nationales.
Chevalier de l’Ordre national du Mérite
Officier de l’Ordre national du Mérite
Vingt ans au service du mouvement
Entre les missions extérieures et les formations, le chef d’escadron a occupé une succession de postes qui, mis bout à bout, retracent une même logique de carrière : officier automobile puis chargé de la coordination des mouvements et transports à l’Établissement général des services des Forces armées togolaises, de 2010 à 2020 ; officier logistique de la Coordination nationale de gestion de la riposte au Covid-19, de mars à octobre 2020 ; chef du service Études, planification et contrôle technique à la Direction centrale du matériel et du soutien des Forces armées togolaises, d’octobre 2020 à décembre 2023 ; puis commandant de l’escadron du Train, poste qu’il occupait encore à la veille de sa nomination. D’un escadron à un garage, la nomination prolonge une même mission : garantir, à chaque échelon, que les véhicules de l’institution qu’il sert soient prêts à rouler.
Une institution centenaire, un nouveau chef
Marié et père de famille, le chef d’escadron ADJARI Akata Magnassima prend ainsi la direction d’une structure dont l’histoire remonte à près d’un siècle, avec un profil rare : celui d’un officier formé sur trois continents à la seule discipline qui, dans une armée comme dans une administration, ne pardonne aucune improvisation — faire en sorte que le matériel arrive à l’heure, et reparte le lendemain.
Construire une maison, ouvrir un commerce ou cultiver un champ sous une ligne à haute tension peut sembler banal. Pourtant, ce geste du quotidien peut, à tout moment, se transformer en drame. À Dapaong, les autorités municipales ont décidé d’agir avant qu’un accident ne survienne.
Jeudi 9 juillet, la mairie de Tône 1 a réuni plus d’une centaine de participants au Centre Robert-Cornévin pour une vaste campagne de sensibilisation consacrée à l’occupation des emprises des lignes électriques de haute et basse tension. Une rencontre qui marque le début d’une offensive de prévention destinée à protéger les populations et à faire respecter les règles de sécurité autour des infrastructures électriques.
Prévenir plutôt que déplorer : la règle vitale des 52 mètres de sécurité
À l’origine de cette initiative figurent les instructions du ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, qui a demandé aux collectivités territoriales de prendre les mesures nécessaires pour libérer les emprises des lignes à haute tension.
Les autorités imposent une bande de sécurité de 52 mètres autour de ces installations et interdisent toute activité humaine — qu’il s’agisse d’habitations, de commerces ou d’exploitations agricoles. Pour les autorités, cette réglementation répond avant tout à un impératif de sécurité publique.
Derrière chaque pylône, il y a un risque réel » : les leaders locaux en première ligne
Conduite par le premier adjoint au maire de Tône 1, Flindjo Kossi, en présence du troisième adjoint au maire, du secrétaire général de la commune ainsi que des représentants de la Communauté Électrique du Bénin (CEB) et de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), la rencontre a rassemblé chefs traditionnels, responsables des services déconcentrés de l’État, chefs de quartiers, présidents des Comités cantonaux de développement (CCD), Comités villageois de développement (CVD), leaders communautaires et représentants de la société civile.
Tous ont été appelés à devenir les relais d’une campagne dont l’objectif dépasse le simple respect d’une règle administrative. Parce que derrière les pylônes et les câbles électriques se cachent des dangers souvent méconnus : électrocution par arc électrique, rupture de conducteurs ou encore accidents pouvant avoir des conséquences dramatiques pour les habitants installés trop près des ouvrages.
CEET et CEB : mieux comprendre les dangers des arcs et réseaux électriques
Au fil des échanges, les techniciens de la CEB et de la CEET ont répondu aux nombreuses interrogations des participants. Les discussions ont permis de lever plusieurs incompréhensions sur le fonctionnement des réseaux électriques, les distances de sécurité et les risques liés aux branchements anarchiques ou aux installations improvisées à proximité des lignes.
Cette démarche éducative a pour but de convertir les responsables communautaires en authentiques porte-parole de la prévention dans leur région.
Une campagne de terrain avant les opérations de déguerpissement
Les autorités municipales entendent désormais passer à une nouvelle étape. Elles prévoient d’identifier les zones concernées par les occupations irrégulières afin d’engager un dialogue direct avec les populations exposées. L’objectif affiché est de convaincre les occupants de quitter volontairement ces espaces dangereux avant d’envisager toute opération de libération des emprises.
À la fin de la rencontre, les participants ont reçu une mission claire : diffuser largement le message dans leurs villages et quartiers pour éviter que des familles ne soient confrontées, demain, à des déguerpissements forcés ou, pire encore, à un accident irréversible. Car à Dapaong, les autorités veulent rappeler une évidence souvent oubliée : sous une ligne à haute tension, chaque mètre de sécurité peut faire la différence entre une vie préservée et un drame.