Togo : Les chaires UNESCO mobilisées pour le développement

Comment rapprocher davantage la recherche universitaire des différents besoins du pays ? C’est autour de cette question que les responsables des chaires UNESCO des universités publiques togolaises se sont retrouvés, le 9 juillet 2026, à Lomé. À l’initiative du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, cette concertation a permis de dresser un état des lieux des activités menées et de définir une nouvelle feuille de route pour renforcer l’impact de la recherche sur le développement national.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Une même table pour repenser la coopération universitaire

Les principaux acteurs des chaires UNESCO du Togo ont engagé une réflexion commune sur l’avenir de la recherche scientifique. Présidée par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Prof. Gado TCHANGBEDJI, la rencontre a réuni la Commission nationale togolaise pour l’UNESCO ainsi que les responsables des différentes chaires implantées dans les universités publiques.

Étaient notamment représentées la Chaire UNESCO Énergies renouvelables de l’Université de Lomé, la Chaire UNESCO Femmes, Sciences et Gestion raisonnée de l’eau en Afrique de l’Ouest de l’Université de Lomé, ainsi que la Chaire UNESCO TIC et développement de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest de l’Université de Kara.

Faire de la recherche un levier de développement

Au cours des échanges, les participants ont passé en revue les missions confiées à ces chaires, les projets déjà réalisés, les difficultés rencontrées sur le terrain ainsi que leur contribution aux politiques publiques.

L’objectif affiché est clair : renforcer le rôle de ces structures universitaires afin qu’elles participent davantage aux réponses apportées aux grands défis du pays, qu’il s’agisse de la transition énergétique, de la gestion durable des ressources en eau, de l’égalité des genres ou encore de la transformation numérique de l’enseignement supérieur.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Vers une meilleure coordination des chaires UNESCO

Les discussions ont débouché sur plusieurs recommandations destinées à améliorer le fonctionnement du réseau. Les participants ont notamment proposé la création d’une plateforme commune entre la Commission nationale togolaise pour l’UNESCO et les différentes chaires. Cet outil devrait faciliter le partage d’expériences, la coordination des activités et la mise en œuvre de projets conjoints.

Ils ont également recommandé l’amélioration de la collaboration entre les institutions universitaires, ainsi que l’engagement de nouveaux alliés techniques et financiers en mesure de soutenir les projets de recherche.

Le gouvernement appelle à une recherche tournée vers les réalités nationales

En clôturant les travaux, le Professeur Gado TCHANGBEDJI a invité les responsables des chaires à inscrire leurs programmes dans une dynamique répondant aux priorités de développement du Togo. Pour le ministre délégué, la recherche scientifique doit produire des résultats concrets, capables d’accompagner les politiques publiques et de contribuer à la transformation économique et sociale du pays.

Il a également exprimé le souhait que cette concertation ouvre une nouvelle étape dans le renforcement de l’enseignement supérieur togolais, en favorisant davantage de synergies entre les chercheurs, les universités et les institutions nationales.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Un réseau appelé à gagner en influence

Cette rencontre traduit également la volonté des autorités de mieux valoriser les compétences scientifiques présentes dans les universités publiques. En renforçant les liens entre les chaires UNESCO, en développant des partenariats et en orientant davantage les travaux de recherche vers les besoins du pays, le Togo entend consolider son écosystème scientifique et accroître la contribution de l’enseignement supérieur au développement durable.

Cette concertation pourrait ainsi marquer le point de départ d’une coopération plus structurée entre les acteurs universitaires, avec l’ambition de faire de la recherche un véritable moteur d’innovation et de croissance.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Danyi 2 : succès pour l’Opération Vacances Utiles 2026

Oubliez les matinées d’oisiveté et la monotonie des grandes vacances. À Danyi 2, la jeunesse a choisi une tout autre trajectoire pour ces vacances 2026. Sous l’impulsion de la municipalité, la première édition de l’opération « Vacances utiles » bat son plein. Dans les centres de formation, transformés pour l’occasion en ruches créatives, l’effervescence est palpable. Ici, on ne subit pas la pause estivale ; on l’apprivoise pour apprendre à devenir autonome.

Commune Danyi Elavanyo
© Commune Danyi Elavanyo

L’étincelle de la pratique : au cœur des ateliers

L’ambiance est à la fois studieuse et intensément conviviale. Entre les éclats de rire et les moments de concentration absolue, des dizaines d’élèves et de jeunes de la commune s’initient à des compétences concrètes. Finies les leçons purement théoriques dictées au tableau noir ; place à l’expérimentation et à la découverte de métiers porteurs.

Chaque atelier a été pensé pour allumer une étincelle. Les apprenants découvrent l’exigence du geste juste, développent leur esprit d’initiative et prennent conscience de leur propre potentiel. Pour beaucoup d’entre eux, ces semaines d’apprentissage intensif sonnent comme une révélation, un premier pas décisif vers l’entrepreneuriat ou l’autonomie financière.

Commune Danyi Elavanyo
© Commune Danyi Elavanyo

Les trois piliers du succès des « Vacances utiles » à Danyi 2

Au-delà de l’effervescence des ateliers, cette première édition repose sur des fondations solides qui expliquent son succès. Trois piliers se distinguent et donnent toute sa force à l’initiative. D’abord, la détermination des jeunes, dont la présence exemplaire et la curiosité impressionnent les formateurs. Ensuite, l’engagement des mentors, des professionnels passionnés qui transmettent leur savoir-faire sans compter leurs heures. Enfin, la confiance des familles, fières de voir leurs enfants s’investir activement, confère à l’initiative une légitimité sociale incontestable.

Commune Danyi Elavanyo
© Commune Danyi Elavanyo

Le pari humain et politique de la municipalité

Derrière cette effervescence logistique se cache une vision politique forte, portée par Mme le Maire et l’ensemble du Conseil communal. L’objectif affiché va bien au-delà de la simple occupation saine du temps libre. Il s’agit d’un investissement direct dans le capital humain de la commune.

« Investir dans la jeunesse pour bâtir une commune plus dynamique, compétente et résolument tournée vers l’avenir. » L’ambition affichée par l’exécutif local de Danyi 2

En connectant directement les compétences acquises aux réalités économiques de demain, Danyi 2 fait le choix de l’émancipation par le savoir-faire. Alors que la formation se poursuit avec un enthousiasme non dissimulé, la commune pose les jalons d’une nouvelle tradition estivale : celle où les vacances deviennent le plus puissant des tremplins pour la relève locale.

Golfe 7 : Le tournoi « Foot & Changement de Comportements » est lancé

Qui aurait cru qu’une fourrière municipale transpirerait un jour la ferveur des grands stades ? C’est le tour de force réussi ce dimanche 12 juillet 2026 à Wonyomé. En effet, la commune du Golfe 7 a donné le coup d’envoi de la 7ᵉ édition du tournoi « Foot & Changement de Comportements ». Immersion au cœur d’un événement où le football des « petits poteaux » devient une arme d’éducation massive.

Mairie Golfe 7 - Officiel
© Mairie Golfe 7 - Officiel

Le choc des titans sous le soleil de Wonyomé

L’ambiance est électrique autour du grillage. Les cris des supporters couvrent presque les consignes des coachs. Sur le terrain de la fourrière municipale, les maillots verts et noirs de HS FC croisent le fer avec le rouge et blanc de GK INNOX FC.

Ce match d’ouverture a tenu toutes ses promesses : intensité, technicité brute propre au football de quartier, et score final de parité (1-1) qui laisse le public sur sa faim de victoire, mais totalement comblé par le spectacle. Ce n’est que le premier acte d’un marathon sportif qui va rythmer le quotidien de la commune pendant près de deux mois.

Le tournoi 2026 en chiffres clés

  • Durée : du 12 juillet au 6 septembre 2026.
  • Participants : 8 équipes sur la ligne de départ.
  • Dimension internationale : des formations venues du Togo, mais aussi du Ghana voisin.
  • Format : football « petits poteaux », roi incontesté de la proximité.

Mairie Golfe 7 - Officiel
© Mairie Golfe 7 - Officiel

Quand la municipalité chausse les crampons du social

Si les tacles sont engagés sur la pelouse, l’objectif en coulisses est tout autre : pacifier, encadrer et responsabiliser. La présence en force des autorités locales — notamment le 2ᵉ adjoint au maire, DJADJA Kossi Senam, et le 3ᵉ adjoint, ADAKA Koffi — prouve que l’événement dépasse de loin le cadre du divertissement dominical.

Pour la municipalité, ce tournoi est une déclinaison concrète de la vision du chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, qui place la jeunesse au centre des priorités nationales.

« Nous ne voulons plus que le football soit synonyme de violence ou de confrontation. Nous voulons qu’il soit un cadre de détection des talents, un tremplin pour les futurs ambassadeurs du football togolais et un puissant levier de changement positif des comportements. » — DJADJA Kossi Senam, 2ᵉ adjoint au maire du Golfe 7.

Mairie Golfe 7 - Officiel
© Mairie Golfe 7 - Officiel

AV2M : le pari de la discipline par le jeu

Derrière cette mécanique bien huilée se cache l’association Action des Volontaires pour un Monde Meilleur (AV2M). Pour son président, Arafat Aboudoulaye, chaque match est une leçon de civisme grandeur nature. Le football n’est ici qu’un prétexte pour inculquer des valeurs de vivre-ensemble à une jeunesse transfrontalière en quête de repères.

« Depuis sept ans, nous faisons le pari que le football peut changer des vies. Ce tournoi est bien plus qu’une compétition : c’est une école de civisme, de discipline et de vivre-ensemble. » — Arafat Aboudoulaye, président de l’AV2M.

Le coup d’envoi est donné, les esprits sont affûtés. Jusqu’au 6 septembre prochain, Wonyomé ne sera pas seulement le théâtre de dribbles chaloupés, mais le laboratoire d’une jeunesse résolue à marquer le plus beau des buts : celui de la cohésion sociale.

Mairie Golfe 7 - Officiel
© Mairie Golfe 7 - Officiel

Togo : CRT et CNSS unifient les droits à la retraite, ce qui change pour les assurés

C’est une avancée attendue par de nombreux Togolais dont le parcours professionnel s’est partagé entre les secteurs public et privé. La Caisse de Retraites du Togo (CRT) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) mettent désormais en œuvre un mécanisme de liquidation coordonnée des pensions. Une réforme qui met fin à une procédure souvent complexe et permet aux assurés de faire reconnaître l’ensemble de leur carrière.

Une seule et unique carrière désormais prise en compte globalement 

Jusqu’à présent, changer de statut professionnel pouvait compliquer le départ à la retraite. De nombreux travailleurs ayant successivement cotisé à la CRT puis à la CNSS, ou inversement, se retrouvaient confrontés à des démarches administratives longues et parfois pénalisantes pour faire reconnaître leurs années de cotisation.

Désormais, cette situation évolue. La CRT et la CNSS annoncent l’entrée en vigueur du mécanisme de liquidation coordonnée des pensions, conformément aux arrêtés interministériels. Cette mesure permet de totaliser les périodes de cotisation effectuées dans les deux régimes afin de calculer les droits à la retraite.

Secteur public et privé : Ce qui change concrètement pour votre retraite 

La réforme concerne tous les travailleurs dont la carrière s’est déroulée sous les deux régimes, notamment après un changement de statut entre la fonction publique et le secteur privé. L’avantage est majeur : aucune année de cotisation ne sera perdue dans le calcul des droits. Les périodes validées auprès de la CRT et celles enregistrées à la CNSS seront désormais prises en compte ensemble pour déterminer l’ouverture du droit à pension.

Autre changement important, les assurés n’auront plus besoin de demander le rachat ou le transfert de leurs cotisations d’un régime vers l’autre, une procédure qui générait souvent des délais, des coûts supplémentaires et des difficultés administratives.

Sécurisation des droits : Percevoir sa pension sans attendre 

La réforme apporte également davantage de souplesse. Si un assuré remplit les conditions de départ à la retraite dans un seul régime, il pourra percevoir la pension correspondante sans attendre de satisfaire aux critères exigés par le second régime. Il pourra ensuite faire liquider ses droits complémentaires lorsqu’il remplira les conditions requises. Cette disposition évite aux futurs retraités de rester sans revenus en attendant la validation de l’ensemble de leur carrière.

Pourquoi cette réforme est importante

Par ailleurs, cette réforme renforce l’équité entre les travailleurs. Elle répond à une réalité de plus en plus fréquente : de nombreux Togolais passent aujourd’hui du secteur public au privé, ou inversement, au cours de leur vie professionnelle. Jusqu’ici, cette mobilité pouvait fragiliser leurs droits à la retraite.

En reconnaissant l’ensemble du parcours professionnel, les deux caisses garantissent une meilleure continuité des droits sociaux et limitent le risque de voir certaines années de cotisation produire peu ou pas d’effet sur la pension finale.

Modernisation de la protection sociale au Togo : Les chiffres clés 

Cette harmonisation s’inscrit dans la stratégie de modernisation du système de protection sociale au Togo. En 2025, la CRT, chargée des pensions des agents publics civils et militaires, a versé 52,5 milliards de FCFA de prestations sociales. De son côté, la CNSS continue d’étendre sa couverture aux salariés du secteur privé, aux travailleurs indépendants ainsi qu’aux acteurs de l’économie informelle.

En facilitant la coordination entre les deux régimes, les autorités entendent adapter le système de retraite aux parcours professionnels de plus en plus diversifiés des travailleurs togolais.

Les 5 grands avantages de la réforme pour les assurés 

  • Toutes les années cotisées à la CRT et à la CNSS sont désormais prises en compte pour calculer les droits à la retraite.
  • Les assurés n’ont plus besoin de racheter ou de transférer leurs cotisations d’un régime vers l’autre.
  • Les démarches administratives deviennent plus simples et plus rapides.
  • Les travailleurs ayant changé de statut conservent la valeur de l’ensemble de leur carrière.
  • Un assuré peut percevoir sa pension dans un premier régime dès qu’il remplit les conditions, sans attendre celles du second.

Cette réforme constitue ainsi une avancée majeure pour les travailleurs togolais ayant connu plusieurs statuts professionnels. En valorisant l’intégralité de leur parcours, elle renforce la sécurité financière des futurs retraités et rend le système de retraite plus juste, plus lisible et mieux adapté aux réalités du marché du travail.

Togo : un jeune homme meurt électrocuté lors d’un déguerpissement à Hanoukopé

Une opération de déguerpissement menée jeudi 9 juillet dans le quartier de Hanoukopé, à Lomé, a viré au drame. Un jeune homme a perdu la vie après avoir été électrocuté alors qu’il participait à l’évacuation de marchandises appartenant à des commerçants. Ce décès, dont les circonstances exactes restent à établir, a provoqué une vive émotion ainsi que des tensions entre habitants et forces de l’ordre.

Ce qui devait être une intervention destinée à libérer les emprises du canal de Hanoukopé s’est transformé en scène de désolation. En effet, les premières informations recueillies sur place indiquent que la victime prêtait main‑forte à des commerçants qui tentaient de mettre leurs biens à l’abri pendant l’opération de déguerpissement, lorsqu’un courant électrique l’a mortellement électrocutée. À ce stade, les autorités n’ont pas encore officiellement établi les circonstances précises de l’accident.

Le drame fait basculer l’opération

L’annonce du décès s’est rapidement propagée dans le quartier, suscitant une onde de choc parmi les riverains. Sous le coup de l’émotion et de la colère, plusieurs habitants ont manifesté leur mécontentement en lançant des projectiles en direction des agents présents sur les lieux. Les forces de sécurité sont ensuite intervenues afin de contenir les tensions et de rétablir le calme.

La situation est progressivement revenue sous contrôle. Toutefois, le drame continue d’alimenter les interrogations des populations sur les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’intervention.

Une opération inscrite dans la lutte contre les inondations

Par ailleurs, l’opération était conduite par l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) dans le cadre des travaux de curage du canal de Hanoukopé. Ces travaux visent à améliorer l’écoulement des eaux pluviales et à réduire les risques d’inondation, un défi récurrent dans plusieurs quartiers de Lomé durant la saison des pluies.

Ainsi, les autorités cherchent à dégager les emprises occupées afin de faciliter les travaux d’assainissement et de renforcer la capacité d’évacuation des eaux.

Des zones d’ombre persistent

Au lendemain du drame, plusieurs questions demeurent sans réponse. Les circonstances ayant conduit à l’électrocution du jeune homme n’ont pas encore fait l’objet d’une communication officielle. À ce stade, les autorités n’ont fourni aucun détail sur le déroulement de l’accident et n’ont pas indiqué si elles avaient ouvert une enquête pour en déterminer les causes exactes.

Dans l’attente d’éléments officiels, la prudence reste de mise quant aux responsabilités éventuelles. Au‑delà de l’émotion suscitée par cette disparition, ce drame rappelle les risques auxquels peuvent faire face les populations et les intervenants lors des opérations de déguerpissement menées dans des zones urbaines densément occupées, où coexistent installations électriques, habitations et activités commerciales.

Finalement , en attendant les conclusions des autorités compétentes, la famille de la victime, les commerçants et les habitants de Hanoukopé restent suspendus aux explications. Celles‑ci permettront de comprendre les circonstances exactes de ce décès tragique.

Formation pro à Kara : Le FNAFPP prépare son plan 2026-2031

Jeudi 9 juillet, l’effervescence était palpable dans les couloirs de la salle de réunion à Kara. Entre les murmures des acteurs économiques et l’ambition affichée des décideurs, un enjeu crucial se jouait : dessiner le visage de l’emploi de demain pour la région. En prélude à son ambitieux Plan stratégique 2026‑2031, le Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnel (FNAFPP) a posé ses valises dans la ville. L’objectif est une consultation directe, sans filtre, avec les forces vives locales.

Menée par son président, Awali Pidassa, la délégation n’est pas venue les mains vides, mais surtout les oreilles grandes ouvertes. Reçue par le gouverneur de la région, le général Komlan Adjitowou, l’équipe du FNAFPP a tout de suite été plongée dans le bain des réalités du terrain.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara

Décryptage des nouveaux eldorados de l’emploi

Fini le temps des formations théoriques déconnectées du marché. À Kara, la boussole économique pointe vers des secteurs précis et stratégiques. Les discussions ont mis en lumière une feuille de route limpide pour répondre aux besoins pressants des entreprises locales :

  • La transition énergétique et technique : métiers du froid, climatisation, mécanique automobile et infrastructures.

  • L’énergie de demain : le solaire, un secteur en plein boom qui réclame une main‑d’œuvre qualifiée.

  • Le poumon vert : l’agriculture. Le gouverneur Adjitowou a d’ailleurs insisté sur ce point : la Kara a de la terre et du potentiel. Former les jeunes aux métiers agricoles modernes, c’est s’assurer un levier d’insertion rapide et un boost pour l’économie régionale.

« Adapter les programmes aux réalités socio‑économiques n’est plus une option, c’est une urgence pour l’avenir de notre jeunesse », un écho partagé par l’ensemble des acteurs économiques présents lors de la session d’information du 9 juillet.

Gouvernorat Région de la Kara
© Gouvernorat Région de la Kara

Pour une croissance inclusive (et sans laisser‑pour‑compte)

Au‑delà des chiffres et des secteurs porteurs, c’est un vibrant plaidoyer social qui a marqué ces échanges. Le gouverneur a mis le doigt là où cela compte vraiment : l’inclusion des personnes en situation de handicap.

Et c’est là tout le défi de ce futur Plan stratégique 2026‑2031. Une économie forte ne se mesure pas seulement à ses infrastructures, mais à sa capacité à ne laisser personne sur le bord de la route. Garantir l’accès aux compétences pour tous, sans distinction, est le véritable indicateur de succès pour le FNAFPP.

Cap vers 2031

En consultant sa base à Kara, le FNAFPP prouve que la stratégie ne se dicte pas depuis des bureaux feutrés, mais s’écrit sur le terrain. Les attentes sont désormais sur la table, les cartes sont entre les mains des planificateurs. Prochaine étape : transformer ces besoins exprimés en modules de formation concrets pour faire de la région de la Kara un hub de compétences prêtes pour l’avenir.

Garage central Togo : ADJARI Akata Magnassima, l’itinéraire d’un officier du mouvement

De l’École spéciale militaire de Saint-Cyr aux pistes de Bangui et de Bourges, en passant par Pékin, Libreville et les États-Unis, le nouveau directeur du Garage central administratif a construit, poste après poste, une carrière presque entièrement consacrée à une même question : comment faire avancer le matériel d’une armée, puis celui d’un État.

 

Un décret pris en Conseil des ministres, le 8 juillet 2026, a porté le chef d’escadron ADJARI Akata Magnassima à la tête du Garage central administratif, pour le compte du ministère des Finances et du Budget. L’intitulé du poste, sobre, ne dit rien de la trajectoire qui y conduit : près de vingt ans passés à organiser le mouvement des hommes et du matériel, d’abord sous l’uniforme, et bientôt à la tête d’une institution née bien avant lui.

Une vocation née à Saint-Cyr

Tout commence en France, entre 2006 et 2009, sur les bancs de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, où le jeune officier suit sa formation initiale d’officier d’active. Il complète ce socle par un parcours universitaire classique : une maîtrise en géographie, puis un master en management, deux disciplines qui, mises bout à bout, dessinent déjà le profil d’un futur logisticien — lire les territoires d’un côté, organiser les ressources de l’autre.

Le compagnon du Train, de Bourges à Pékin

C’est à l’École militaire de Bourges qu’il se spécialise véritablement, avec un diplôme d’application du Train, cette arme logistique chargée des transports et des mouvements. La suite de son parcours ressemble à un tour du monde de la logistique militaire : l’Institut de l’économie militaire, en Chine, où il obtient en 2015 un diplôme d’État-major logistique ; le Gabon, pour un diplôme d’État-major ; puis les États-Unis, entre 2020 et 2021, où l’Université logistique de l’armée de terre lui délivre un diplôme d’officier de carrière logistique. En octobre 2023, retour à Bourges, à l’École du Train et de la logistique, pour un certificat logistique des Nations unies.

Le Garage central administratif, une histoire centenaire

Installé à Lomé sur le boulevard Gnassingbé-Eyadéma, le Garage central administratif trouve son origine à l’époque coloniale : dès 1926, un garage central y avait été créé pour centraliser la gestion du matériel roulant de l’administration française au Togo, ainsi que la réception et le montage des véhicules.

La structure a traversé les décennies pour devenir l’organisme public chargé aujourd’hui de l’entretien, de la maintenance et du suivi du parc automobile de l’ensemble de l’administration togolaise.C’est cette institution centenaire, garante de la disponibilité des véhicules de l’État, que le chef d’escadron ADJARI Akata Magnassima prend désormais en charge, sous la tutelle du ministère des Finances et du Budget.

Les théâtres du maintien de la paix

Le parcours du nouveau directeur ne se limite pas aux salles de classe militaires. Il a participé à plusieurs missions de maintien de la paix des Nations unies et de l’Union africaine, parmi lesquelles l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), l’Opération hybride Union africaine-Nations unies au Darfour (UNAMID) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Ces engagements lui ont valu plusieurs médailles, auxquelles s’ajoutent deux décorations nationales.

  • Chevalier de l’Ordre national du Mérite
  • Officier de l’Ordre national du Mérite

Vingt ans au service du mouvement

Entre les missions extérieures et les formations, le chef d’escadron a occupé une succession de postes qui, mis bout à bout, retracent une même logique de carrière : officier automobile puis chargé de la coordination des mouvements et transports à l’Établissement général des services des Forces armées togolaises, de 2010 à 2020 ; officier logistique de la Coordination nationale de gestion de la riposte au Covid-19, de mars à octobre 2020 ; chef du service Études, planification et contrôle technique à la Direction centrale du matériel et du soutien des Forces armées togolaises, d’octobre 2020 à décembre 2023 ; puis commandant de l’escadron du Train, poste qu’il occupait encore à la veille de sa nomination. D’un escadron à un garage, la nomination prolonge une même mission : garantir, à chaque échelon, que les véhicules de l’institution qu’il sert soient prêts à rouler.

Une institution centenaire, un nouveau chef

Marié et père de famille, le chef d’escadron ADJARI Akata Magnassima prend ainsi la direction d’une structure dont l’histoire remonte à près d’un siècle, avec un profil rare : celui d’un officier formé sur trois continents à la seule discipline qui, dans une armée comme dans une administration, ne pardonne aucune improvisation — faire en sorte que le matériel arrive à l’heure, et reparte le lendemain.

Dapaong : sensibilisation aux dangers des lignes à haute tension

Construire une maison, ouvrir un commerce ou cultiver un champ sous une ligne à haute tension peut sembler banal. Pourtant, ce geste du quotidien peut, à tout moment, se transformer en drame. À Dapaong, les autorités municipales ont décidé d’agir avant qu’un accident ne survienne.

Jeudi 9 juillet, la mairie de Tône 1 a réuni plus d’une centaine de participants au Centre Robert-Cornévin pour une vaste campagne de sensibilisation consacrée à l’occupation des emprises des lignes électriques de haute et basse tension. Une rencontre qui marque le début d’une offensive de prévention destinée à protéger les populations et à faire respecter les règles de sécurité autour des infrastructures électriques.

Commune de Tône 1
© Commune de Tône 1

Prévenir plutôt que déplorer : la règle vitale des 52 mètres de sécurité

À l’origine de cette initiative figurent les instructions du ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, qui a demandé aux collectivités territoriales de prendre les mesures nécessaires pour libérer les emprises des lignes à haute tension.

Les autorités imposent une bande de sécurité de 52 mètres autour de ces installations et interdisent toute activité humaine — qu’il s’agisse d’habitations, de commerces ou d’exploitations agricoles. Pour les autorités, cette réglementation répond avant tout à un impératif de sécurité publique.

Derrière chaque pylône, il y a un risque réel » : les leaders locaux en première ligne

Conduite par le premier adjoint au maire de Tône 1, Flindjo Kossi, en présence du troisième adjoint au maire, du secrétaire général de la commune ainsi que des représentants de la Communauté Électrique du Bénin (CEB) et de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), la rencontre a rassemblé chefs traditionnels, responsables des services déconcentrés de l’État, chefs de quartiers, présidents des Comités cantonaux de développement (CCD), Comités villageois de développement (CVD), leaders communautaires et représentants de la société civile.

Tous ont été appelés à devenir les relais d’une campagne dont l’objectif dépasse le simple respect d’une règle administrative. Parce que derrière les pylônes et les câbles électriques se cachent des dangers souvent méconnus : électrocution par arc électrique, rupture de conducteurs ou encore accidents pouvant avoir des conséquences dramatiques pour les habitants installés trop près des ouvrages.

Commune de Tône 1
© Commune de Tône 1

CEET et CEB : mieux comprendre les dangers des arcs et réseaux électriques

Au fil des échanges, les techniciens de la CEB et de la CEET ont répondu aux nombreuses interrogations des participants. Les discussions ont permis de lever plusieurs incompréhensions sur le fonctionnement des réseaux électriques, les distances de sécurité et les risques liés aux branchements anarchiques ou aux installations improvisées à proximité des lignes.

Cette démarche éducative a pour but de convertir les responsables communautaires en authentiques porte-parole de la prévention dans leur région.

Une campagne de terrain avant les opérations de déguerpissement

Les autorités municipales entendent désormais passer à une nouvelle étape. Elles prévoient d’identifier les zones concernées par les occupations irrégulières afin d’engager un dialogue direct avec les populations exposées. L’objectif affiché est de convaincre les occupants de quitter volontairement ces espaces dangereux avant d’envisager toute opération de libération des emprises.

À la fin de la rencontre, les participants ont reçu une mission claire : diffuser largement le message dans leurs villages et quartiers pour éviter que des familles ne soient confrontées, demain, à des déguerpissements forcés ou, pire encore, à un accident irréversible. Car à Dapaong, les autorités veulent rappeler une évidence souvent oubliée : sous une ligne à haute tension, chaque mètre de sécurité peut faire la différence entre une vie préservée et un drame.

Sécurité énergétique en Afrique de l’Ouest : les États-Unis et le Togo misent sur le stockage par batteries à Lomé

Lomé s’est imposée, les 8 et 9 juillet 2026, comme un carrefour régional de la transition énergétique. En effet, experts américains, responsables gouvernementaux et acteurs du secteur électrique ouest‑africain s’y sont retrouvés pour approfondir les enjeux liés au stockage de l’énergie, une technologie de plus en plus stratégique pour accompagner la modernisation des réseaux électriques du continent.

Organisé par le ministère togolais de l’Énergie et des Ressources minérales, avec l’appui du Laboratoire national des Rocheuses (National Renewable Energy Laboratory) du département américain de l’Énergie, l’atelier a réuni des représentants des ministères, des autorités de régulation, des sociétés d’électricité et des opérateurs de réseaux venus de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.

U.S. Embassy Lomé
© U.S. Embassy Lomé

Le stockage par batteries (BESS) au cœur de la modernisation des réseaux électriques

Au centre des discussions figuraient les systèmes de stockage d’énergie par batteries (Battery Energy Storage Systems – BESS), considérés comme l’une des technologies clés pour améliorer la stabilité des réseaux électriques et accompagner l’intégration croissante des énergies renouvelables.

Ainsi, pendant deux jours, les participants ont bénéficié d’un programme de formation avancé combinant présentations techniques, études de cas et échanges d’expériences. L’objectif consistait à renforcer les capacités des institutions en leur fournissant des outils concrets pour optimiser la gestion des réseaux électriques, accroître leur résilience face aux perturbations et améliorer la continuité de l’approvisionnement en énergie.

U.S. Embassy Lomé
© U.S. Embassy Lomé

Une coopération technique de haut niveau entre Washington et l’Afrique de l’Ouest

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des initiatives de coopération conduites par les États‑Unis en faveur du développement des compétences techniques dans le secteur énergétique africain. De fait, à travers le partage d’expertise et de technologies, les partenaires américains entendent accompagner les pays ouest‑africains dans la modernisation de leurs infrastructures électriques, tout en favorisant l’adoption de solutions innovantes adaptées aux défis énergétiques de la région.

Par ailleurs, pour les participants, le développement des systèmes de stockage constitue désormais un levier essentiel afin de rendre les réseaux plus performants, de sécuriser l’alimentation électrique et de soutenir le déploiement des sources d’énergie renouvelable.

U.S. Embassy Lomé
© U.S. Embassy Lomé

Hub régional : Lomé s’impose comme la capitale de la transition énergétique ouest-africaine

En accueillant cet atelier de haut niveau, le Togo confirme sa volonté de se positionner comme un acteur engagé dans les réflexions poussées sur l’avenir énergétique de l’Afrique de l’Ouest. Au-delà du transfert de compétences, cette initiative illustre également le renforcement de la coopération entre Washington et les pays de la région dans un secteur considéré comme stratégique pour le développement économique.

À travers cette démarche, les États‑Unis affichent une double ambition : contribuer au renforcement de la sécurité énergétique en Afrique de l’Ouest grâce à leur expertise technologique, tout en consolidant les perspectives de coopération et les opportunités économiques dans le domaine des infrastructures énergétiques.

En somme, cet atelier marque une étape décisive : Lomé s’affirme comme un hub régional de la transition énergétique, tandis que les États‑Unis renforcent leur rôle de partenaire stratégique. Reste désormais à transformer ces engagements en projets concrets, capables de garantir une sécurité énergétique durable pour l’Afrique de l’Ouest.

Togo : Raymondo Koffi Séssedé prend les commandes du CCoM3

Une nouvelle page s’ouvre pour les artisans des communes du Golfe 5 et du Golfe 7. Officiellement installé à la tête de la Chambre Consulaire des Métiers des communes du Golfe 5 et Golfe 7 (CCoM3), Raymondo Koffi Séssedé entend faire de cette institution un véritable levier de modernisation, de représentation et de promotion de l’artisanat local.

La cérémonie d’installation, organisée le mercredi 8 juillet 2026 dans la grande salle de réunion de l’IFAD d’Adidogomé, s’inscrit dans le vaste processus de mise en place des nouvelles Chambres de métiers de la préfecture du Golfe. Elle marque également le début d’une nouvelle mandature placée sous le signe de la gouvernance, de la proximité avec les artisans et du développement économique.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7

Une nouvelle gouvernance pour renforcer le secteur

Présidée par le préfet du Golfe, Agbodan Kossivi, la cérémonie a réuni le représentant du ministre chargé de l’Artisanat, la sénatrice et maire de la commune du Golfe 7, Dangbuié Afi Xolali Pascaline, le deuxième adjoint au maire, Djadja Kossi Senam, ainsi que de nombreuses autorités politico-administratives et les représentants des différentes branches professionnelles.

Au cœur de cette rencontre, Raymondo Koffi Séssedé, également président du Comité Villageois de Développement (CVD) de Ségbé-Douane, a officiellement reçu les attributs de sa fonction. Élu le 21 juin dernier à l’issue d’un scrutin conduit par une commission électorale ad hoc, il dirigera le CCoM3 pour un mandat de quatre ans.

Sa mission sera de porter la voix des artisans auprès des pouvoirs publics tout en accompagnant la structuration d’un secteur qui occupe une place importante dans l’économie locale.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7

« La confiance reçue doit se transformer en actions »

À peine installé, le nouveau président a fixé le cap de son mandat en appelant les artisans à faire bloc autour d’une vision commune.

« La confiance que nos pairs nous ont accordée est un appel à l’action. Ensemble, dans l’engagement, l’innovation et l’esprit de service, faisons rayonner nos métiers, relevons les défis qui nous attendent et construisons un artisanat plus fort, plus compétitif et plus respecté », a déclaré Raymondo Koffi Séssedé devant les délégués et les invités.

À travers cette déclaration, le nouveau responsable place l’innovation, la solidarité professionnelle et la valorisation des savoir-faire au centre de son projet.

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Les Chambres de métiers, un outil au service du développement

Dans son intervention, le préfet du Golfe, Agbodan Kossivi, a rappelé le rôle stratégique des Chambres de métiers dans la politique nationale de développement économique. Selon lui, les réformes engagées par les pouvoirs publics visent à faire de l’artisanat un secteur davantage structuré, capable de générer plus d’emplois, de créer davantage de richesses et de contribuer durablement à la croissance du pays.

Le représentant de l’État a ainsi exhorté les nouveaux responsables consulaires à exercer leur mandat dans un esprit de responsabilité, de transparence et de proximité afin de répondre efficacement aux attentes des artisans.

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© Mairie Golfe 7

Une feuille de route tournée vers la modernisation

Par ailleurs, cette nouvelle équipe entend rapidement passer à l’action. Le bureau du CCoM3 affiche déjà plusieurs priorités : défendre les intérêts des artisans, renforcer la formation professionnelle, accompagner les entrepreneurs du secteur et favoriser l’émergence d’un artisanat plus moderne, plus innovant et plus compétitif.

En prenant les rênes du CCoM3, Raymondo Koffi Séssedé hérite d’une responsabilité majeure : fédérer les acteurs des métiers artisanaux autour d’une vision commune et faire de cette institution un véritable partenaire de développement pour les communes du Golfe 5 et du Golfe 7. Un défi qui dépasse la seule représentation professionnelle et qui s’inscrit désormais dans les ambitions économiques du Togo.