Togo : L’Université de Kara s’allie au secteur privé (PIA, CNP)

Lomé, 13 janvier 2026 — Dans un monde académique souvent critiqué pour son décalage avec la réalité du terrain, l’Université de Kara (UK) vient de poser un acte fort en faveur de l’insertion professionnelle. En effet, sous l’impulsion de sa Présidente, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou, une délégation de haut niveau a sillonné, ce lundi 12 janvier, les lieux de pouvoir économique du pays. L’objectif est sans équivoque : briser les murs entre les amphithéâtres et les entreprises pour garantir un avenir aux diplômés.

Université de Kara
© Université de Kara

Un marathon diplomatique pour l’excellence professionnelle

Cette visite de terrain ne doit rien au hasard. Elle s’inscrit d’ailleurs dans la droite ligne de la politique nationale d’employabilité des jeunes, un axe majeur du gouvernement togolais. Consciente que le diplôme ne suffit plus, l’Université de Kara a donc entamé, depuis quelques années, une mue profonde en diversifiant ses offres de formation via la création de plusieurs filières professionnelles.

Pour réussir ce pari, la Professeure Houzou-Mouzou a ainsi rencontré les acteurs les plus influents du paysage économique : le Conseil National du Patronat (CNP-Togo), la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-T), ainsi que le groupe WAFO et l’Ambassade de l’Inde au Togo.

Université de Kara
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La formation « à la carte » : la nouvelle arme anti-chômage

Au cœur des échanges, une question cruciale : de quels profils les entreprises togolaises ont-elles réellement besoin aujourd’hui ? Cette rencontre a permis de répertorier les attentes concrètes du secteur privé. En retour, l’Université s’est donc engagée à ajuster ses programmes pour proposer des formations à la carte, directement alignées sur les exigences du monde professionnel.

La délégation universitaire a également mis l’accent sur deux points névralgiques pour le parcours étudiant :

  • D’une part, les stages : facilitation de l’immersion en milieu professionnel pour une mise en pratique immédiate des connaissances.
  • D’autre part, l’accompagnement : suivi personnalisé des étudiants pour favoriser leur insertion durable.

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Des partenariats « réchauffés » et des engagements fermes

Au-delà des nouveaux accords, cette mission a été une opportunité stratégique pour la Présidente de « réchauffer » les partenariats existants. En effet, dans la vision de l’Université de Kara, ces liens sont indispensables pour remplir ses trois missions fondamentales : la formation, la recherche et le service à la communauté.

D’ailleurs, l’accueil a été plus que favorable. Les acteurs socio-économiques ont salué cette démarche proactive et se sont engagés fermement à accueillir les étudiants de l’UK dans le cadre de leur formation pratique. En somme, en se rapprochant de la PIA ou du Patronat, l’Université de Kara ne se contente plus de délivrer des diplômes ; elle construit, brique par brique, une passerelle solide vers le plein emploi.

Meurtre de Maëlys à Kinshasa : Le danger des réseaux sociaux

Dans une société où le paraître et l’argent rapide sont érigés en valeurs cardinales, que reste-t-il de la sacralité de la vie ? Aujourd’hui, mardi 13 janvier 2026, Kinshasa se réveille avec un goût de cendre. Ce fait divers tragique, qui secoue la capitale de la République Démocratique du Congo, n’est pas qu’une simple chronique judiciaire ; c’est le miroir déformant d’une jeunesse en quête de repères, piégée entre la précarité réelle et les promesses illusoires des réseaux sociaux.

 

Une nuit qui bascule dans l’horreur

Le nom de Maëlys Ngoy Ejimba, 20 ans, vient s’ajouter à la liste déjà trop longue des victimes de la violence aveugle. Selon les témoignages qui inondent la toile, tout commence par une rencontre fortuite sur les réseaux. Un homme, dont l’identité reste à ce jour un mystère, aborde la jeune femme et lui propose un rendez vous . Appâtée par l’offre, Maëlys accepte de le suivre dans un hôtel à Lemba, où l’individu avait réglé plusieurs jours de séjour.

Quelques heures plus tard, l’homme quitte la chambre seul, prétextant une course urgente. Il ne reviendra jamais. Alerté par ce départ suspect et l’absence de mouvement, le personnel de l’hôtel finit par forcer la porte. À l’intérieur, la découverte est glaçante : le corps sans vie de Maëlys repose sur le lit, victime de multiples coups de couteau et d’une gorge tranchée.

 

Le téléphone, témoin muet d’un piège mortel

La police, dépêchée sur les lieux, a immédiatement saisi le téléphone de la victime. Les enquêteurs y ont découvert des échanges numériques retraçant les détails de la rencontre fatale. Ces éléments constituent désormais le fil d’Ariane susceptible de conduire à l’assassin. Une enquête pour homicide volontaire a été officiellement ouverte, et les autorités s’activent également pour identifier et interpeller le suspect en fuite.

 

Un cri d’alarme pour la société congolaise

Ce drame suscite une vive émotion et une colère sourde sur les réseaux. Au‑delà de l’horreur, il relance également le débat sur les dangers des réseaux sociaux, devenus des terrains de chasse pour prédateurs de tout type. Il met aussi en lumière la montée inquiétante des violences faites aux jeunes femmes, souvent ciblées parce que vulnérables ou isolées.

Plus profondément, cet événement tragique interpelle sur l’éducation des enfants. Sommes‑nous en train de perdre le sens de la prudence et de l’effort au profit d’un matérialisme destructeur ? Maëlys avait toute la vie devant elle. Son destin brisé rappelle que derrière l’écran d’un smartphone ou la promesse de quelques billets peut se cacher l’ombre d’un bourreau. La justice doit désormais s’exprimer, mais la société, elle, doit impérativement se remettre en question.

Togo : 13 janvier 1963, l’assassinat de Sylvanus Olympio

Lomé, 13 janvier 2026— Soixante-trois ans jour pour jour après le drame, le Togo se souvient. Si les rues de Lomé vaquent aujourd’hui à leurs occupations habituelles, l’ombre d’un matin sanglant plane toujours sur la mémoire collective. En effet, le 13 janvier 1963 reste la cicatrice la plus profonde du pays : celle de l’assassinat de Sylvanus Olympio, premier président de la République togolaise, lors du tout premier coup d’État militaire de l’Afrique de l’Ouest post-indépendance.

 

Un coup de tonnerre à l’aube

Tout commence dans l’obscurité d’une nuit tropicale, il y a plus de six décennies. À l’aube de ce dimanche fatidique, un petit groupe de soldats, anciens combattants des guerres coloniales françaises, lance un assaut contre la résidence présidentielle. Alors que, le pays ne célèbre son indépendance que depuis trois petites années. L’enthousiasme de la liberté est encore frais, mais les tensions sociales et budgétaires grondent au sein d’une armée embryonnaire.

Sylvanus Olympio, économiste de formation et figure charismatique de l’émancipation togolaise, tente d’échapper à ses assaillants. La légende et les récits historiques rapportent qu’il aurait cherché refuge dans l’enceinte de l’ambassade des États-Unis, voisine de sa résidence. C’est là, aux portes du bâtiment diplomatique, qu’il tombe sous les balles assassines de ses détracteurs .

 

Le « Père de l’Indépendance » fauché

L’assassinat d’Olympio n’est pas seulement la mort d’un homme ; c’est le fauchage en plein vol d’une certaine idée du Togo. Surnommé le « Père de l’Indépendance », il portait une vision d’un État rigoureux, cherchant également à s’affranchir des tutelles monétaires pour bâtir une souveraineté totale. Sa disparition brutale a ouvert une boîte de Pandore politique dont les échos résonnent encore dans la sous-région.

« Ce n’est pas un simple meurtre, c’est l’acte de naissance de l’instabilité politique par les armes en Afrique francophone », analysent souvent les historiens.

 

Un héritage entre ombre et lumière

Aujourd’hui, en 2026, la figure de Sylvanus Olympio fait l’objet d’une réappropriation mémorielle. Longtemps tabou ou célébré dans la discrétion, l’homme au nœud papillon iconique est redevenu un symbole de dignité nationale. Pour la jeunesse togolaise, ce 13 janvier est moins un jour de deuil qu’une occasion de s’interroger sur le destin démocratique de leur nation.

Aujourd’hui, la nation ne voit plus seulement la fin d’un leader, mais le rappel constant que la stabilité demeure un bien précieux et fragile. Soixante-trois ans plus tard, le Togo continue de panser ses blessures, cherchant dans les leçons du passé les clés d’un avenir apaisé. Le 13 janvier n’est plus seulement une date inscrite dans les livres d’histoire ; c’est aussi un miroir tendu à la conscience togolaise.

Real Madrid : Xabi Alonso limogé, Arbeloa nommé entraîneur !

Le séisme était redouté, il est désormais officiel. Moins de vingt-quatre heures après la perte de la Supercoupe d’Espagne face au rival barcelonais, le Real Madrid a annoncé ce lundi le départ de Xabi Alonso. Dans une décision qui rappelle la brutalité des grandes crises madrilènes, Florentino Pérez a choisi de confier les rênes de l’équipe première à Alvaro Arbeloa.

Le football ne pardonne pas, même à ses plus illustres légendes. Arrivé l’été dernier avec l’étiquette du « génie tactique » après ses prouesses au Bayer Leverkusen, Xabi Alonso n’aura pas tenu une saison complète sur le banc de la Casa Blanca. en effet, la défaite subie le dimanche en finale de la Supercoupe d’Espagne (2-3) contre le FC Barcelone a été l’affront de trop pour la direction madrilène.

 

Une rupture « d’un commun accord » aux airs de licenciement

C’est via un communiqué tombé en fin d’après-midi que le Real Madrid a officialisé la nouvelle. Si le club utilise la formule diplomatique du « commun accord », personne n’est dupe : la fin de mandat est immédiate. Le texte souligne néanmoins que Xabi Alonso restera une figure historique du club :

« Xabi Alonso aura toujours l’affection et l’admiration de tous les supporters madrilènes car il est une légende du Real Madrid et a toujours incarné les valeurs de notre club. Le Real Madrid restera toujours sa maison. »

Malgré ces mots chaleureux, le bilan sportif aura pesé plus lourd que l’aura de l’ancien milieu de terrain. Le manque de régularité en championnat et cette incapacité à remporter le premier trophée de l’année 2026 contre l’ennemi juré ont scellé son sort.

 

Le pari Arbeloa : la solution interne

Pour succéder à Alonso, le Real Madrid n’est pas allé chercher une star internationale du coaching. Fidèle à une stratégie déjà payante avec l’ère Zidane, le club a promu Alvaro Arbeloa. Jusqu’ici entraîneur de la Castilla (la réserve), Arbeloa connaît chaque recoin de Valdebebas et entretient également une relation privilégiée avec la direction.

Surnommé « El Capitán » par une partie des socios pour son tempérament de guerrier et son attachement viscéral au club, Arbeloa va devoir passer de la formation au management de stars planétaires en un temps record. Par ailleurs, sa mission est de stabiliser un vestiaire secoué par ce changement brutal et préparer les huitièmes de finale de la Ligue des Champions.

 

Une fin de saison sous haute tension

L’éviction de Xabi Alonso marque un tournant majeur dans la saison 2025-2026. En choisissant Arbeloa, Florentino Pérez mise sur l’électrochoc émotionnel. En plus, l’ancien défenseur, réputé pour son caractère affirmé, devra rapidement imposer sa patte tactique pour ne pas laisser le FC Barcelone s’échapper en Liga.

À Madrid, le temps ne s’arrête jamais. Dès aujourd’hui, Arbeloa dirigera sa première séance d’entraînement. Pour Xabi Alonso, le rêve madrilène s’achève brusquement, laissant un goût d’inachevé dans la capitale espagnole.

 

RDC-Togo : Félix Tshisekedi à Lomé pour la paix dans l’Est

Alors que l’est de la République démocratique du Congo reste embrasé par les combats entre l’armée régulière et les rebelles du M23, le président Félix Tshisekedi a choisi la voie diplomatique. Ce lundi 12 janvier 2026, il a atterri à Lomé, au Togo, pour une rencontre décisive avec Faure Gnassingbé. L’objectif : jeter les bases d’un sommet de la paix prévu dans cinq jours.

C’est une visite qui souligne l’urgence de la situation. Dans un climat de tensions extrêmes avec le Rwanda voisin, accusé par Kinshasa et plusieurs rapports de l’ONU de soutenir activement l’AFC/M23, le Chef de l’État congolais cherche des alliés stratégiques. Le choix de Lomé ne doit rien au hasard. Le président togolais, Faure Gnassingbé, s’est imposé comme un médiateur discret mais influent de l’Union africaine, capable de parler à toutes les parties au-delà des blocs régionaux traditionnels.

 

Un prélude au sommet du 17 janvier

Les deux dirigeants se sont enfermés pour une séance de travail intense centrée sur un objectif unique : « comment ramener une paix véritable dans l’Est ». D’ailleurs, cet entretien en tête-à-tête sert de rampe de lancement au sommet de haut niveau qui se tiendra dans la capitale togolaise le 17 janvier prochain.

Par ailleurs, ce futur sommet s’annonce comme celui de la vérité. En coulisses, la pression monte. Des émissaires angolais — l’Angola étant le médiateur principal du processus de Luanda — multiplient les navettes entre Kinshasa, Kigali et Lomé pour harmoniser les positions. L’enjeu est d’obtenir un cessez-le-feu crédible et, surtout, de traiter la question épineuse de la présence des forces rwandaises sur le sol congolais.

 

Un calendrier politique sous haute tension

Cette offensive diplomatique intervient alors que l’agenda politique congolais est particulièrement chargé en ce mois de janvier 2026. Outre les questions militaires, Kinshasa doit gérer des dossiers intérieurs brûlants :

  • La question du dialogue : des voix s’élèvent, parfois sous pression internationale, pour tenter d’intégrer l’AFC/M23 dans un cadre de dialogue, une option que Kinshasa a longtemps rejetée, qualifiant le mouvement de groupe terroriste.
  • Le volet judiciaire : Le 29 janvier sera une date clé avec l’examen de la condamnation de l’ancien président Joseph Kabila, un dossier qui cristallise les tensions politiques internes.

À Lomé, Félix Tshisekedi joue une carte maîtresse. Face à l’enlisement des processus de Nairobi et de Luanda, le « canal togolais » pourrait offrir une nouvelle bouffée d’oxygène à une région meurtrie par des décennies de conflit. Pour les millions de déplacés du Kivu, l’espoir d’un retour à la normale dépend désormais de la capacité des dirigeants africains à transformer ces discussions de salon en actes concrets sur le terrain.

Université de Lomé : Formation en Administration Électorale

Le Centre de droit public de l’Université de Lomé a clôturé, le 10 janvier 2026, la session de formation de la promotion 2025 en administration électorale. Une étape clé pour renforcer la transparence et la culture civique au Togo, grâce à l’expertise internationale du programme BRIDGE.

Dans le temple du savoir de Lomé, l’atmosphère était solennelle le samedi. Derrière les sourires des récipiendaires se cache une mission de haute importance : devenir les garants de processus électoraux apaisés et professionnels. Par ailleurs, la clôture de cette formation continue en administration électorale marque la fin d’un parcours exigeant pour des acteurs venus de divers horizons du paysage institutionnel et civil togolais.

L'Université de Lomé
© L'Université de Lomé

BRIDGE : L’excellence au service du bulletin de vote

Le point d’orgue de cette formation a été l’atelier modulaire BRIDGE (Building Resources in Democracy, Governance and Elections), une référence mondiale en matière de renforcement des capacités électorales. Durant deux jours intensifs, les 9 et 10 janvier, les participants se sont penchés sur un pilier fondamental de la démocratie : « l’Éducation civique et électorale » .

L’enjeu n’est pas seulement technique. Il s’agit de comprendre comment transformer un simple électeur en un citoyen averti, conscient de ses droits et de ses devoirs. À travers des échanges interactifs et des simulations, les praticiens ont exploré les mécanismes permettant ainsi  de stimuler la participation électorale tout en garantissant l’intégrité du contrôle.

L'Université de Lomé
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Un rempart contre l’abstention et la désinformation

La promotion 2025 sort de l’Université de Lomé avec des outils concrets pour affronter les défis contemporains des urnes. Dans un contexte où la désinformation et l’apathie électorale peuvent aussi fragiliser les institutions, la formation a mis l’accent sur :

  • La pédagogie de la citoyenneté : comment expliquer le vote aux populations les plus éloignées.
  • La culture démocratique : inculquer le respect des résultats et le débat contradictoire pacifique.
  • Les normes internationales : aligner les pratiques locales sur les meilleures méthodes mondiales de gouvernance.

L'Université de Lomé
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L’Université de Lomé, acteur du développement politique

En organisant cette formation via son Centre de droit public, l’Université de Lomé réaffirme son rôle de moteur de la société. Elle ne se contente plus d’anciens théoriciens, mais accompagne directement les praticiens du terrain — membres des commissions électorales, organismes de la société civile et juristes — dans la professionnalisation de leur métier.

Comme l’ont souligné les organisateurs lors de la remise des attestations, une élection ne se gagne pas seulement le jour du vote ; elle se prépare des mois à l’avance par l’éducation et la sensibilisation.

Finalement , en quittant le campus, ces nouveaux diplômés de la promotion 2025 deviennent des ambassadeurs de la transparence. Leur mission commence dès aujourd’hui : faire en sorte que chaque voix compte et que chaque citoyen comprenne l’importance de son geste pour l’avenir de la nation.

Nigeria : la créatrice TikTok Rita Special retrouvée morte à Emohua

La communauté nigériane est sous le choc : la créatrice de contenus TikTok Rita Special a été retrouvée morte dans la localité d’Emohua, dans l’État de Rivers. Les circonstances de son décès restent floues, mais l’affaire suscite une vive émotion sur les réseaux sociaux et relance le débat sur la sécurité des jeunes femmes dans le pays.

True Crime
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Une découverte tragique

Dans le calme apparent d’un hôtel d’Emohua, localité de l’État de Rivers, le personnel a fait une découverte macabre : Rita Special gisait sans vie, bien loin des projecteurs et du glamour de ses vidéos TikTok. Dès l’annonce de son décès, l’émotion a rapidement cédé la place à une sourde colère sur la toile. Car au-delà de la perte, ce sont les circonstances entourant la découverte de son corps qui glacent le sang.

Sur place, les langues commencent à se délier. Selon plusieurs témoignages relayés en ligne, la jeune femme aurait accepté un rendez-vous privé avec un homme contre une somme d’environ 80 000 nairas (soit près de 100 euros). Ce qui ne devait être qu’une rencontre discrète aurait alors basculé dans l’horreur.

Icône de la « Gen Z » nigériane, Rita Special avait réussi à transformer son quotidien en un spectacle suivi par des milliers d’abonnés. Mais ce 10 janvier 2026, le rideau est tombé de la plus terrible des manières, laissant derrière lui une communauté sous le choc et des questions encore sans réponses.

True Crime
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Des rumeurs inquiétantes

Des sources locales signalent des actes violents et accusent même les auteurs d’avoir tenté de dissimuler le corps. Certaines allégations évoquent des mutilations et un enterrement clandestin dans une fosse peu profonde, citant la complicité présumée d’un agent de sécurité que les responsables auraient soudoyé. Toutefois, les autorités n’ont pas encore confirmé ces éléments.

Cependant, la police nigériane a déclaré l’ouverture d’une enquête mais n’a pas encore communiqué de détails précis sur les circonstances du décès. Les autorités appellent à la prudence face aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux. Pour l’heure, la police a confirmé une arrestation, et les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

 

Réactions et émotion en ligne

Sur TikTok, Facebook et X (ancien Twitter), des milliers d’internautes ont exprimé leur tristesse et leur colère. Beaucoup dénoncent les dangers liés aux rencontres privées et appellent à une meilleure protection des jeunes femmes face aux violences. L’affaire Rita Special est devenue un symbole des risques encourus par les créateurs de contenus et plus largement par les jeunes dans un contexte d’insécurité croissante.

 

Un débat relancé sur la sécurité

Au-delà de l’émotion, cette tragédie soulève également des questions plus larges :

  • La vulnérabilité des influenceurs qui, en quête de revenus, peuvent être exposés à des propositions risquées.
  • La responsabilité des plateformes sociales, accusées de ne pas protéger suffisamment leurs utilisateurs.
  • La nécessité d’un cadre légal renforcé pour prévenir les violences et garantir la sécurité des femmes au Nigeria.

En somme, la mort de Rita Special reste entourée de zones d’ombre. Entre rumeurs et faits avérés, l’enquête devra déterminer les responsabilités et établir la vérité. En attendant, l’affaire continue de bouleverser l’opinion publique et de rappeler l’urgence de renforcer la sécurité des jeunes femmes dans le pays.

Sokodé a vibré au rythme de l’Adossa-Gadao 2026

Le samedi 10 janvier 2026, la ville de Sokodé, dans la région Centrale du Togo, s’est transformée en un haut lieu de fête et de tradition. En effet, des milliers de personnes se sont rassemblées pour célébrer l’édition 2026 de l’Adossa-Gadao, une fête identitaire du peuple Tem qui mêle culture, cohésion sociale et fierté nationale.

Cette célébration, profondément ancrée dans l’histoire et la mémoire collective, a une nouvelle fois de plus confirmé son rôle de vecteur de cohésion sociale et de fierté nationale.

La poste de Lomé
© La poste de Lomé
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Une célébration populaire et festive

Dès les premières heures de la journée, les rues de Sokodé se sont animées de chants, de danses et de couleurs. Le stade municipal, lieu central des festivités, a accueilli une foule bigarrée : des habitants, des chefs traditionnels, des autorités politiques et religieuses, ainsi que des invités venus de tout le pays vêtus de tenues traditionnelles, ont donné à l’événement une atmosphère chaleureuse et vibrante. Danses, chants et rites ancestraux ont rythmé la journée, offrant ainsi un spectacle haut en couleurs et en émotions.

La poste de Lomé
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Un thème porteur de sens

Placée sous le thème « Patrimoine culturel Tem, levier de développement et de cohésion sociale », cette édition a mis en avant l’importance de la culture comme moteur de paix et de progrès.

Les organisateurs ont insisté sur le rôle des traditions dans la transmission des valeurs aux jeunes générations. Ils ont rappelé que préserver l’Adossa-Gadao, c’est non seulement honorer les ancêtres, mais c’est aussi renforcer l’unité et ouvrir des perspectives pour les jeunes générations.

La poste de Lomé
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Une présence officielle remarquée

Les festivités ont été présidées par Pascal Bodjona, ministre-conseiller à la Présidence du Conseil, représentant personnel du Chef de l’État. Sa présence, aux côtés de nombreux responsables politiques et administratifs, a souligné la portée nationale de l’événement.

Les déclarations officielles ont également précisé que la culture est un socle fondamental du développement et qu’elle requiert le soutien de politiques publiques audacieuses.

La poste de Lomé
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Plus qu’une fête, un symbole

Au-delà des danses et des chants, l’Adossa-Gadao est un moment de communion. Elle rappelle que la culture est un ciment social et un vecteur de développement. Pour les habitants de Sokodé et du peuple Tem, cette journée est une fierté et un repère identitaire.

En somme, en ce début d’année, l’Adossa-Gadao a confirmé son rôle de phare culturel. Elle a aussi montré que le Togo, en valorisant ses racines, peut bâtir un avenir plus solidaire et plus prospère. Sokodé a vibré, et avec elle, tout un peuple a également réaffirmé son identité et son unité.

États-Unis : Arrestation de l’ancien ministre ghanéen des Finances Ken Ofori-Atta

L’ancien ministre des Finances du Ghana, Ken Ofori-Atta, a été arrêté le 6 janvier 2026 aux États-Unis par les services de l’immigration (ICE). En fuite depuis février 2025, il est désormais détenu au Caroline Detention Facility, dans le cadre d’une procédure liée à son statut migratoire.

 

Une arrestation qui fait grand bruit

Les autorités de l’immigration  ont interpellé l’ancien responsable dans un quartier résidentiel alors qu’il quittait son domicile.

ICE affirme avoir mené l’opération discrètement et avoir surpris l’homme à proximité d’un restaurant de la chaîne KFC. Les agents l’ont placé en détention en attendant les suites judiciaires.

Cette arrestation marque un tournant dans une affaire suivie de près par les observateurs, compte tenu du profil politique de Ken Ofori-Atta et de son rôle majeur dans la gestion économique du Ghana au cours des dernières années.

 

Un dossier migratoire sensible

Les avocats de Ken Ofori-Atta ont confirmé son arrestation dans un communiqué signé par Justice Kusi-Minkah Premo Esq. Ils précisent également  que leur client avait voyagé aux États-Unis pour des soins médicaux et qu’une demande de régularisation de statut (petition for adjustment of status) était en cours.

Le 10 janvier, l’ambassade du Ghana à Washington a révélé que l’ancien ministre avait refusé de rencontrer les diplomates ghanéens sans la présence de ses avocats, signe de la complexité juridique de l’affaire. Par ailleurs, ses conseils assurent d’être en contact avec ICE pour tenter de résoudre rapidement la situation.

 

Contexte politique et judiciaire

Au Ghana, Ken Ofori-Atta est une figure controversée. Ancien ministre des Finances, il fait l’objet de plusieurs enquêtes pour corruption, et les autorités ghanéennes l’ont déclaré fugitif en 2025. Son arrestation aux États-Unis pourrait donc avoir des répercussions diplomatiques entre Accra et Washington, tout en relançant le débat sur la lutte contre la corruption au Ghana.

 

Une affaire à suivre.

Au-delà du volet migratoire, cette arrestation marque un tournant pour un homme qui fut au cœur de la gestion économique du Ghana pendant plusieurs années. Les prochaines étapes dépendront des procédures judiciaires américaines et des éventuelles demandes d’extradition formulées par le Ghana.

Pour l’heure, Ken Ofori-Atta reste détenu par ICE, symbole d’une chute spectaculaire pour celui qui incarnait autrefois la stabilité financière du pays.

Sommet LEES 2026 : La Libye vise 2 millions de barils par jour

Le secteur énergétique libyen entre dans une nouvelle ère significative.Alors que le pays s’apprête à accueillir le Sommet Libyen sur l’Energie et l’Economie Summit (LEES) 2026, les majors mondiales comme TotalEnergies, Eni et ConocoPhillips réaffirment leur présence massive. L’enjeu est colossal : propulser la production nationale à 2 millions de barils par jour et stabiliser durablement l’économie du pays.

La Libye n’est plus seulement une promesse : elle redevient l’épicentre des convoitises et des investissements en Afrique du Nord. En effet, l’annonce de la participation au plus haut niveau de géants mondiaux au prochain sommet LEES 2026 marque la fin d’une ère d’incertitude et le début d’une phase de croissance agressive en amont.

 

L’expertise locale et internationale au cœur de la stratégie

Le succès de cette relance repose sur un équilibre subtil entre forces locales et technologies étrangères. Assail Drilling Company, acteur national de premier plan, portera fièrement les couleurs libyennes en tant que sponsor « Diamond Plus ». Son rôle est vital : au-delà du forage technique sur les principaux gisements, l’entreprise investit massivement dans la formation de la main-d’œuvre locale et le respect des normes de sécurité internationales.

Mais c’est l’alignement des « majors » qui confère au pays sa stature de hub énergétique mondial. TotalEnergies, ConocoPhillips, Repsol, OMV et Eni ne se contentent pas de participer : ils déploient des capitaux se chiffrant en milliards d’euros, donnant à Tripoli une nouvelle crédibilité sur la scène internationale.

 

Des découvertes majeures et des records de production

L’année 2025 a déjà posé les jalons de cette réussite. La société autrichienne OMV a annoncé une découverte majeure dans le bassin de Syrte, avec des débits dépassant les 4 200 barils par jour. Parallèlement, l’espagnol Repsol a réussi l’exploit de faire franchir au champ d’El Sharara la barre des 300 000 barils par jour, une performance inédite depuis 2019.

Ces chiffres ne sont pas que des records techniques : ils traduisent également une dynamique nouvelle, porteuse d’emplois et de revenus pour une population en quête de stabilité.

 

Gaz et énergies vertes : une mutation profonde

Si le pétrole reste le roi, le sommet de 2026 mettra l’accent sur une diversification nécessaire. L’italien Eni fait figure de pionnier avec son projet offshore « Structures A&E » de 8 milliards de dollars. Ce chantier pharaonique vise non seulement à produire du gaz pour l’exportation et la consommation locale d’ici fin 2026, mais intègre également des technologies de captage et de stockage du carbone.

De son côté, TotalEnergies joue la carte de la « stratégie multi-énergies ». Tout en optimisant la production sur les concessions de Waha, la compagnie française explore des capacités solaires à grande échelle près de Misrata. Cette approche hybride répond aussi à un double impératif : augmenter les revenus de l’État tout en entamant la décarbonation du secteur.

 

Un cadre d’investissement renégocié

Pour sécuriser ces investissements de long terme, des discussions de haut niveau sont en cours entre la Compagnie Nationale de Pétrole (NOC) et des partenaires comme ConocoPhillips. L’objectif est d’établir des conditions fiscales compétitives afin de débloquer des projets d’envergure tels que Nord Gialo 6J.

Le message envoyé au monde depuis Tripoli est clair : la Libye est ouverte aux affaires, technologiquement prête et alignée sur les standards mondiaux. Le LEES 2026 sera également le théâtre où se signera l’avenir énergétique de la région.

 

Plus qu’un sommet : un nouveau départ

Au-delà des chiffres de production et des milliards d’investissements, le succès du LEES 2026 marquera avant tout le grand retour de la Libye sur l’échiquier diplomatique et économique mondial. En transformant son sous-sol en un laboratoire d’innovation mêlant hydrocarbures et énergies propres, le pays ne se contente plus de suivre la marche du monde : il s’apprête à redevenir le moteur énergétique d’une Afrique du Nord en pleine mutation.

Le rendez-vous de Tripoli n’est pas qu’un sommet, c’est le signal d’un nouveau départ — pour l’économie, pour la diplomatie, et pour une population qui aspire à voir les richesses nationales se traduire en prospérité partagée.