Golfe 2 : Des fournitures scolaires offertes aux enfants sinistrés

LOMÉ, 1ᵉʳ septembre 2026 — À moins de deux semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 14 septembre au Togo, une opération de solidarité vise à éviter que les conséquences des inondations ne compromettent la reprise des cours pour des familles sinistrées de la commune du Golfe 2. À Hédzranawoé 1, l’Association Alternative Russo-Togolaise, avec l’appui de la mairie, a distribué des fournitures scolaires à plusieurs enfants touchés par les intempéries.

Commune du Golfe 2 - Bè Centre
© Commune du Golfe 2 - Bè Centre
Une rentrée scolaire sous le signe de la solidarité

La cérémonie de remise s’est tenue en présence des enfants bénéficiaires, accompagnés de leurs parents ou tuteurs. Le matériel distribué comprend notamment des sacs à dos, des cahiers, des stylos et des ensembles géométriques, soit l’équipement de base nécessaire pour aborder l’année scolaire dans de meilleures conditions.

Cette initiative intervient alors que les fortes pluies enregistrées en juin ont affecté plusieurs ménages et accentué la vulnérabilité de certaines familles. Dans ce contexte, le soutien matériel apporté aux élèves ne répond pas seulement à un besoin immédiat. Il contribue aussi à réduire les charges qui pèsent sur les foyers au moment où les dépenses liées à la rentrée scolaire augmentent.

La mairie mise sur l’accompagnement des familles vulnérables

Le maire du Golfe 2, KPADE Koffi Gbekandé, a participé à la cérémonie aux côtés du deuxième adjoint au maire, HUKPORTI Gabienu, de conseillers municipaux, du chef de quartier de Hédzranawoé, des responsables des Comités de développement de quartiers et des agents municipaux.

Pour l’autorité municipale, ce geste prend une dimension particulière en raison des dommages provoqués par les précipitations de juin. Il a salué l’engagement de l’Association Alternative Russo-Togolaise et appelé les élèves bénéficiaires à rester assidus en classe tout en respectant les recommandations de leurs parents.

Le maire a également encouragé la poursuite de cette dynamique de coopération, en exprimant le souhait de voir se renforcer les relations entre le Togo et la Russie.

Commune du Golfe 2 - Bè Centre
© Commune du Golfe 2 - Bè Centre
L’éducation placée au cœur du rapprochement togolais-russe

Au-delà de son caractère humanitaire, l’opération s’inscrit dans la démarche portée par l’Association Alternative Russo-Togolaise. Son secrétaire général, BIDJAKIN Naneguidji, a rappelé que l’organisation entend favoriser le rapprochement entre les peuples togolais et russe à travers des initiatives culturelles, sociales et sportives.

L’association considère l’éducation comme un levier central de cette coopération. « Aller à l’école avec fierté, travailler dur et rêver grand », a déclaré son secrétaire général devant les bénéficiaires.

Le message dépasse donc la seule remise de matériel. Il vise à encourager les enfants à considérer l’école comme un espace de reconstruction personnelle et de préparation à l’avenir, malgré les difficultés auxquelles leurs familles ont pu être confrontées.

Commune du Golfe 2 - Bè Centre
© Commune du Golfe 2 - Bè Centre
Un appui concret avant le 14 septembre

À l’approche de la rentrée, le soutien apporté aux enfants sinistrés répond à une préoccupation concrète : leur permettre de retrouver les bancs de l’école avec un minimum de moyens. Pour les familles touchées par les inondations, la prise en charge d’une partie des fournitures peut alléger une dépense devenue difficile à supporter.

À travers cette action conjointe, la commune du Golfe 2 et son partenaire entendent ainsi maintenir la solidarité envers les populations les plus fragiles. Pour les bénéficiaires, l’enjeu est désormais de transformer cette aide en motivation pour une année scolaire régulière et des résultats à la hauteur des attentes.

Togo : la HAPLUCIA prépare 9 outils pour enseigner l’intégrité à l’université

KPALIMÉ, 1ᵉʳ septembre 2026 — Le Togo veut déplacer une partie de la lutte contre la corruption vers les salles de cours. À Kpalimé, la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a lancé lundi un atelier destiné à valider neuf outils pédagogiques consacrés à l’éducation à l’intégrité dans l’enseignement supérieur.

La démarche, qui se poursuit jusqu’au 4 septembre à l’Hôtel Les Merveilles, cherche à inscrire les principes de probité, de responsabilité et de respect de la chose publique dans les parcours universitaires. L’enjeu est de former, en amont de leur entrée dans la vie professionnelle, des étudiants capables d’identifier les situations susceptibles de favoriser les comportements contraires à l’éthique.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
L’université ciblée comme premier terrain de prévention

L’initiative marque un changement d’approche dans la lutte contre la corruption. Au-delà des dispositifs de contrôle et des sanctions, les autorités veulent agir sur les comportements avant que les pratiques irrégulières ne s’installent.

Les neuf documents soumis à l’examen des responsables pédagogiques des établissements publics et privés couvrent plusieurs niveaux de formation. Le dispositif comprend six manuels pour le parcours de Licence, répartis entre trois ouvrages destinés aux enseignants et trois aux étudiants. S’y ajoutent deux manuels de cours pour le Master et un document consacré au séminaire doctoral.

Cette architecture doit également permettre d’intégrer progressivement l’éducation à l’intégrité dans différents cycles universitaires, avec des contenus adaptés aux responsabilités académiques et professionnelles attendues à chaque niveau.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
Former aux dilemmes plutôt que transmettre des principes abstraits

Pour le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Prof. Gado Tchangbedji, la prévention efficace suppose de dépasser une approche limitée à la répression. Lors de l’ouverture officielle des travaux, il a défendu une pédagogie fondée sur les études de cas, les débats, les mises en situation et l’analyse des dilemmes éthiques. Une telle méthode doit confronter les étudiants à des situations proches de celles qu’ils pourraient rencontrer dans leur future activité professionnelle.

L’objectif est concret : leur apprendre à repérer les risques, à comprendre les conséquences d’une décision contraire à l’éthique et à développer les réflexes nécessaires pour résister aux pressions ou aux pratiques irrégulières. Cette orientation donne à l’éducation à l’intégrité une dimension opérationnelle. Il ne s’agit plus seulement de connaître les principes de probité, mais de savoir les appliquer lorsqu’une décision implique un conflit d’intérêts, une pression hiérarchique, un avantage indu ou une atteinte aux ressources collectives.

Neuf outils soumis à l’exigence scientifique

L’atelier réunit les responsables pédagogiques des institutions d’enseignement supérieur publiques et privées autour d’un même objectif : examiner la pertinence scientifique et pédagogique des contenus avant leur intégration dans les formations.

Le président de la HAPLUCIA, Kimelabalou Aba, a appelé les participants à faire preuve d’exigence dans ce travail de validation. Pour lui, l’enjeu dépasse la production de supports de cours : il s’agit de faire du système éducatif un levier capable de transformer durablement les comportements.

La qualité des outils constituera donc un élément déterminant. Leur contenu devra être suffisamment adapté aux réalités nationales pour permettre aux enseignants de transmettre des notions d’intégrité qui trouvent une traduction concrète dans la vie académique, professionnelle et citoyenne.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
Une exigence d’exemplarité pour les universités

Le ministre délégué a toutefois posé une condition essentielle : l’enseignement de l’intégrité ne peut être dissocié des pratiques des établissements eux-mêmes. Former les étudiants à la probité tout en tolérant des pratiques institutionnelles contraires à ces principes créerait une contradiction difficilement défendable. L’université doit donc devenir elle-même un environnement où la transparence, la responsabilité et le respect des règles sont visibles dans les pratiques quotidiennes.

Cette exigence donne à l’initiative une portée plus large. Elle concerne à la fois les programmes d’enseignement et la gouvernance des établissements.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
La prévention comme investissement à long terme

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence du ministre délégué, en présence notamment du président de la HAPLUCIA et du gouverneur de la région des Plateaux, le Général de brigade Dadja Maganawe, qui s’est félicité du choix de Kpalimé pour accueillir les travaux. Le ministre a également salué la vision du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dans le cadre des réformes structurelles engagées par le pays.

Par ailleurs, le véritable test de cette initiative sera sa capacité à produire des changements durables dans les pratiques. En plaçant l’intégrité dans les programmes universitaires, les autorités togolaises cherchent ainsi à agir sur l’une des dimensions les plus difficiles de la lutte contre la corruption : la formation des comportements avant l’entrée dans la vie active.

Le pari est donc celui de la prévention à long terme. Former des étudiants à reconnaître et à refuser les pratiques contraires à l’éthique peut contribuer, à terme, à renforcer la responsabilité professionnelle et la confiance dans les institutions publiques et privées.

Bichkek 2026 : Faure Gnassingbé veut transformer les accords en projets

En marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, Faure Essozimna Gnassingbé a relancé à Bichkek le partenariat engagé en avril. Pour Lomé, ce déplacement doit transformer des accords récemment signés en projets concrets et renforcer sa présence dans les grands espaces de dialogue eurasiens.

BICHKEK, 1ᵉʳ septembre 2026 — Le Togo veut convertir son rapprochement diplomatique avec le Kirghizistan en résultats économiques, institutionnels et humains. Arrivé à Bichkek à l’occasion du 26ᵉ sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, s’est entretenu lundi avec son homologue kirghiz, Sadyr Japarov.

Cette rencontre, quatre mois seulement après une visite officielle togolaise dans la capitale kirghize, confirme la volonté des deux pays de passer de la signature d’accords à leur application effective. Les délégations ministérielles ont notamment examiné les modalités de mise en œuvre des mémorandums conclus le 29 avril dans huit domaines : diplomatie, numérique, culture et industries créatives, commerce, investissements, éducation, santé ainsi qu’agriculture.

« Nous sommes en train d’examiner tous ces mémorandums pour voir comment nous allons les mettre en œuvre dans les meilleurs délais », a déclaré Faure Gnassingbé. Il a également salué l’invitation du Togo au sommet de l’OCS et à l’ouverture des 6es Jeux mondiaux des nomades.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
Togo : Bichkek, tremplin pour diversifier les partenariats internationaux

Pour le Togo, l’enjeu dépasse le cadre bilatéral. La présence à Bichkek offre à Lomé une plateforme de dialogue avec des États d’Eurasie et une occasion de diversifier ses partenariats, dans un contexte où les économies africaines recherchent de nouveaux débouchés commerciaux, des investissements et des coopérations technologiques. Elle peut aussi soutenir le développement de compétences dans des secteurs prioritaires, notamment le numérique, la santé, l’agriculture et la formation.

Le président Japarov a présenté le Togo comme « un partenaire prometteur en Afrique » et a remercié les autorités togolaises pour leur soutien à la candidature du Kirghizistan au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2027-2028. Il a également estimé que la visite d’avril avait approfondi le dialogue politique et ouvert de nouveaux axes de coopération.

Présidence du Conseil du Togo
© Présidence du Conseil du Togo
Du dialogue à l’action : le Togo veut transformer les promesses en projets

La séquence diplomatique de Bichkek illustre une orientation plus large de la politique extérieure togolaise : consolider les relations existantes tout en recherchant de nouveaux relais de croissance et d’influence. La valeur de ce déplacement sera toutefois mesurée à la capacité des deux gouvernements à concrétiser leurs engagements par des projets identifiables, des échanges d’expertise et des opportunités pour les entreprises et les citoyens des deux pays.

Par ailleurs, Faure Gnassingbé participe, ce mardi 1ᵉʳ septembre, aux rencontres des chefs d’État et de gouvernement de l’OCS. Le rendez-vous donnera au Togo l’occasion de défendre ses priorités, de porter une voix africaine dans les discussions internationales et d’étendre son dialogue avec les États membres de l’organisation.

Commerce au Togo : Nouvelles réformes présentées à Atakpamé

Atakpamé, 27 août 2026 — La modernisation du commerce togolais entre dans une nouvelle phase. Après plusieurs étapes dans le pays, le ministère délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité a achevé mardi 25 août 2026 à Atakpamé sa série d’ateliers destinés aux parlementaires, représentants consulaires et opérateurs économiques. L’objectif : permettre aux principaux acteurs du secteur de mieux maîtriser les réformes engagées par le gouvernement pour fluidifier les échanges et renforcer la compétitivité des entreprises.

Cette dernière rencontre a réuni les acteurs des Plateaux, de la Maritime et du Grand Lomé, après celle organisée à Kara pour les représentants des régions des Savanes, de la Kara et de la Centrale.

Ministère Délégué chargé du Commerce
© Ministère Délégué chargé du Commerce

Quatre leviers pour réduire les obstacles au commerce

Les échanges ont porté sur quatre dispositifs qui transforment progressivement les pratiques commerciales au Togo.

Le Guichet unique du commerce extérieur (GUCE) constitue l’un des principaux outils de cette transformation. En regroupant et en dématérialisant plusieurs formalités liées aux opérations d’importation et d’exportation, le dispositif vise à réduire les délais administratifs ainsi que les coûts supportés par les opérateurs.

Les participants ont également examiné les possibilités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Avec un marché continental de plus de 1,3 milliard de consommateurs, cet accord ouvre de nouvelles perspectives aux entreprises togolaises, à condition qu’elles puissent adapter leur offre et répondre aux exigences de compétitivité du marché africain.

La Solution automatisée de marquage des produits (SAM) occupe un autre volet important. Elle doit renforcer la traçabilité des marchandises, contribuer à la lutte contre la fraude et améliorer la protection des consommateurs.

Enfin, le gouvernement mise davantage sur la numérisation du commerce. Des outils tels que le Togo Trade Portal doivent permettre aux opérateurs d’accéder plus facilement aux informations et procédures relatives à l’importation, à l’exportation et au transit.

Le gouvernement défend une approche fondée sur la simplification

À l’ouverture de la rencontre, le secrétaire général du ministère, Comlan Nomadoli YAKPEY, a présenté ces réformes comme des instruments destinés à améliorer l’environnement des affaires et à accroître l’intégration du Togo dans les échanges internationaux.

Il a également réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre la simplification des procédures, d’investir dans les infrastructures commerciales et de renforcer la confiance des partenaires économiques.

Pour les autorités, l’enjeu ne consiste donc plus seulement à multiplier les dispositifs. Il s’agit désormais de faire en sorte que ces outils produisent des effets mesurables pour les entreprises : moins de formalités, davantage de célérité et un accès plus simple aux marchés.

Les acteurs locaux appelés à s’approprier les réformes

Le choix d’Atakpamé pour cette étape finale a été salué par les autorités régionales. Représentant le gouverneur des Plateaux, le secrétaire général du gouvernorat, VIDOUTE Aimé Koffi, a estimé que cette démarche illustre l’importance accordée à la modernisation du commerce et à la compétitivité du secteur privé.

La sensibilisation des parlementaires, des chambres consulaires et des opérateurs économiques répond aussi à une nécessité : faire circuler l’information au plus près des acteurs qui utilisent quotidiennement ces mécanismes.

Les travaux ont débouché sur plusieurs recommandations. Celles-ci doivent maintenant être transmises aux parties concernées afin d’alimenter les prochaines actions en faveur de l’amélioration de l’environnement commercial.

Ministère Délégué chargé du Commerce
© Ministère Délégué chargé du Commerce
De la réforme aux résultats

Avec le GUCE, la ZLECAf, le marquage automatisé des produits et la digitalisation des procédures, le Togo cherche à construire un environnement commercial plus intégré et plus prévisible. Cette orientation doit notamment aider les entreprises locales à gagner en efficacité et à mieux profiter des opportunités offertes par les marchés régionaux et continentaux.

Mais l’adoption de ces réformes ne constitue qu’une première étape. Leur véritable impact se mesurera dans les ports, les frontières, les administrations et surtout dans les entreprises.

Le défi qui s’ouvre désormais est donc celui de l’exécution : ces nouveaux outils permettront-ils de réduire durablement les coûts et les délais du commerce togolais et de transformer l’ambition de plateforme régionale en réalité économique ?

Golfe 5 : Adoption du budget supplémentaire 2026

Le Conseil municipal de Golfe 5 a achevé, ce jeudi 27 août 2026, sa troisième session ordinaire de l’année. Réunis à l’annexe de la mairie d’Aflao-Gakli, à Djidjolé, les élus ont notamment examiné et adopté le budget supplémentaire de l’exercice 2026, tout en faisant le point sur plusieurs chantiers engagés dans la commune.

Présidée par le maire Kossi Agbenyega ABOKA, la séance de clôture a rassemblé les adjoints au maire Mawabouwè Valatho PALANGA, Koubalo BADJAMLA et Kodjo Djivon AKPADJRA, ainsi que le secrétaire général de la commune, Koffivi Joël SOTOHOU. Les Forces de défense et de sécurité, les Comités de développement à la base, les représentantes des femmes des marchés, la Chambre des métiers et les confessions religieuses ont également pris part à la rencontre.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

Le budget supplémentaire au cœur des travaux

 

Cette session a permis au conseil municipal de réajuster ses prévisions et d’intégrer les besoins liés aux actions en cours. Les élus ont également évalué plusieurs initiatives conduites dans différents secteurs, avec l’objectif de renforcer l’efficacité de l’action communale.

Au terme des travaux, le maire a mis l’accent sur la nécessité de transformer les décisions municipales en améliorations visibles pour les habitants.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

L’assainissement devient une priorité

Dans son intervention, Kossi Agbenyega ABOKA a placé l’assainissement parmi les principaux défis auxquels la commune doit répondre. L’amélioration du cadre de vie, a-t-il souligné, ne dépend pas uniquement des moyens de la mairie. Elle exige aussi une participation active des populations.

 

Cette approche vise à renforcer la responsabilité partagée face aux questions de propreté, de gestion des espaces publics et de qualité de l’environnement urbain. Pour l’exécutif communal, les investissements ne pourront produire des effets durables sans changement parallèle dans les comportements.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

Le Bureau du Citoyen attend ses responsables

Le maire a par ailleurs appelé les forces vives de Golfe 5 à contribuer au processus de désignation du coordonnateur et du rapporteur du Bureau du Citoyen. Cette structure doit participer au renforcement du dialogue entre la municipalité et les habitants.

L’appel intervient alors que la commune cherche à consolider ses mécanismes de participation citoyenne et à rapprocher davantage la gestion locale des préoccupations quotidiennes des populations.

La clôture de cette troisième session marque ainsi une nouvelle étape dans l’agenda municipal.Les décisions sont actées et les prévisions ajustées. Pour l’exécutif de Golfe 5, l’heure n’est plus aux délibérations : le succès de cette session se jugera sur le terrain, à la propreté des quartiers et à la vitesse d’exécution des chantiers.

Mairie d'Aflao Gakli
© Mairie d'Aflao Gakli

Collège Scientifique de Tchamba : Concours d’entrée 2026

À quelques jours du premier concours d’admission au Collège Scientifique de Tchamba, les élèves de la commune se préparent à une sélection qui pourrait redessiner leur parcours scolaire. Ce jeudi 27 août 2026, le maire de Tchamba 1, Hamza Titikpina, a rencontré les élèves du primaire et du collège pour leur présenter les modalités d’accès à ce nouvel établissement public à vocation scientifique.

 

Organisée avec la Jeunesse Estudiantine Scolaire et Stagiaires des Cantons de Tchamba (JESCAT), la séance a surtout cherché à lever les incertitudes autour du concours et à encourager les apprenants à se positionner sur les filières scientifiques.

Commune de Tchamba 1
© Commune de Tchamba 1

80 places pour une sélection nationale

 

Le Collège Scientifique de Tchamba a été créé par arrêté N°242/2026/MEN/CAB/SG/DEx-CC du ministère de l’Éducation nationale. Pour sa première rentrée, prévue pour l’année académique 2026-2027, l’établissement sélectionnera 80 élèves admis en classe de 6ᵉ à l’issue d’un concours national.

L’accès à cette sélection répond à deux critères principaux : obtenir au moins 112 points au CEPD et avoir au maximum 13 ans à la date du concours.

La date limite de dépôt des candidatures intervient ce vendredi 28 août 2026. Les candidats devront ensuite composer le 1er septembre.

 

Le maire veut voir Tchamba peser dans la sélection

 

Pour Hamza Titikpina, l’implantation de l’établissement constitue une opportunité majeure pour la commune, mais elle ne garantit aucune place aux élèves locaux. Le concours étant national, les candidats de Tchamba devront se démarquer par leurs résultats.

Le maire a ainsi fixé un objectif particulièrement ambitieux : voir les jeunes de la commune décrocher au moins 30 % des 80 places disponibles. Il les a appelés à travailler davantage et à représenter dignement leur localité.

Son message dépasse la seule réussite au concours. À ses yeux, la création de ce collège traduit également la confiance accordée à Tchamba par les autorités nationales. Les élèves doivent, selon lui, répondre à cette confiance par le travail et l’excellence.

Commune de Tchamba 1
© Commune de Tchamba 1

La science présentée comme un levier d’avenir

Le deuxième adjoint au maire, Latifou Oumorou, et le conseiller municipal Rafate Ouro Tagba ont eux aussi encouragé les élèves à saisir cette ouverture.

Le conseiller municipal a notamment mis en avant les perspectives professionnelles associées aux formations scientifiques, estimant que les diplômés issus de ce type de parcours disposent souvent de meilleures possibilités d’insertion.

Pour les organisateurs, l’enjeu consiste donc à faire évoluer les ambitions scolaires des jeunes, alors que l’arrivée d’un collège scientifique dans la préfecture offre une nouvelle voie de formation spécialisée.

Commune de Tchamba 1
© Commune de Tchamba 1

La JESCAT promet de poursuivre la sensibilisation

Le président de la JESCAT, Badiou Atcha Koura, a salué la disponibilité des autorités communales et leur implication dans les questions éducatives. Il a assuré que son organisation entend poursuivre les initiatives destinées à informer et accompagner les jeunes de la commune.

Le calendrier, lui, impose désormais de passer rapidement de l’information à la préparation. Avec seulement quelques jours avant la fermeture des candidatures et moins d’une semaine avant le concours, chaque point compte.

À Tchamba, la première promotion du Collège Scientifique se jouera donc bientôt sur les bancs d’examen. Reste à savoir si les élèves de la commune parviendront à transformer l’opportunité locale en une véritable performance nationale.

Golfe 7 : Validation du Plan de Développement Communal (PDC)

La commune du Golfe 7 a franchi une étape décisive de sa trajectoire de développement. Réunis ce jeudi 27 août 2026, les acteurs locaux et leurs partenaires ont validé définitivement le Plan de Développement Communal (PDC) 2026-2030. Le document fixe désormais les priorités de la collectivité pour les cinq prochaines années et ouvre surtout une période plus exigeante : celle de l’exécution.

La cérémonie a réuni la maire et sénatrice du Golfe 7, DANGBUIE Afi Xolali Pascaline, le représentant du ministre délégué chargé du Développement local, Dr WAHARE Yaovi, ainsi que le représentant du préfet du Golfe, MOUMOUNI Mouhamadou. Diplomates, parlementaires, élus locaux, chefs traditionnels, services déconcentrés de l’État, représentants des jeunes et des femmes, opérateurs économiques et acteurs du développement ont également participé aux travaux.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7
Une commune face à une forte pression démographique

Le nouveau PDC intervient dans un territoire où la croissance urbaine accentue les besoins. Selon les données du RGPH-5 de 2022, Golfe 7 comptait 257 813 habitants, pour une densité de 5 996 habitants au kilomètre carré. Près de 46 % de cette population avait moins de 20 ans.

Cette structure démographique place l’emploi, la formation, l’éducation, la santé et l’accès aux services essentiels au cœur des priorités communales. Elle impose également à la collectivité de renforcer ses infrastructures pour accompagner l’expansion du territoire.

La commune doit parallèlement composer avec les inondations dans les zones de bas-fonds, l’état de certaines routes, les difficultés de mobilité, les insuffisances en matière d’assainissement et de gestion des déchets, ainsi qu’une exposition croissante aux effets du changement climatique.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7
Quatre priorités pour cinq années

Élaboré avec l’appui financier de l’Union européenne et l’accompagnement technique du Consortium APER/SOS Civisme, le processus avait démarré le 20 mai 2025. Les consultations menées depuis ont permis de transformer les préoccupations exprimées par les différents acteurs en orientations stratégiques.

Le PDC retient quatre grands axes. Le premier vise à améliorer la gouvernance locale et la participation citoyenne. Le deuxième entend dynamiser l’économie communale en s’appuyant notamment sur le commerce, l’artisanat et la modernisation des infrastructures marchandes.

Le troisième axe cible les services sociaux de base. Le quatrième concentre les efforts sur l’aménagement du territoire et la résilience environnementale, notamment à travers la maîtrise du foncier, une meilleure organisation de l’espace urbain et le renforcement de la prévention des risques climatiques.

À plus long terme, Golfe 7 se fixe l’objectif de devenir une « commune prospère, résiliente, dotée d’une gouvernance locale inclusive et d’un cadre de vie adéquat ».

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7
Un plan chiffré, désormais soumis à l’épreuve du terrain

La mise en œuvre du programme nécessitera 2 247 503 700 FCFA. Ce montant donne une dimension concrète aux ambitions affichées, mais pose également la question cruciale de la mobilisation et de l’efficacité des ressources.

Le représentant du ministre chargé du Développement local, Dr WAHARE Yaovi, a salué un processus qui, selon lui, s’inscrit dans les priorités nationales d’amélioration des conditions de vie. Il a surtout appelé les responsables communaux à transformer les orientations du document en projets effectivement réalisés.

Même exigence du côté de l’administration territoriale. Au nom du préfet du Golfe, MOUMOUNI Mouhamadou a insisté sur la nécessité de maintenir la coopération entre la commune, l’État, les populations et les autres parties prenantes.

Pour la maire DANGBUIE Afi Xolali Pascaline, la validation ne constitue donc pas une conclusion, mais le passage à une nouvelle phase. Elle a appelé toutes les forces vives de la commune à s’approprier le document et à participer à sa réalisation.

Mairie Golfe 7
© Mairie Golfe 7
Le véritable rendez-vous sera celui des résultats

Avec ce PDC, Golfe 7 dispose désormais d’un cadre de référence commun pour répondre à ses principaux défis. Mais entre les priorités inscrites sur le papier et leur traduction dans les quartiers, la route reste longue.

Les habitants attendent désormais des améliorations visibles sur les routes, l’assainissement, l’emploi, les services sociaux et la gestion des inondations. La validation du 27 août ferme ainsi le chapitre de la planification.

Le prochain chapitre sera celui des preuves : quels projets seront lancés en premier, quels financements seront mobilisés et, surtout, quels résultats les populations pourront-elles mesurer au terme des cinq prochaines années ?

Le Togo fusionne ses agences d’investissement pour doper son attractivité industrielle

LOMÉ, 27 août 2026 — Dans une volonté manifeste d’accélérer son développement industriel et d’attirer davantage de capitaux privés, le gouvernement togolais a acté ce mercredi une refonte majeure de son écosystème d’affaires.

 

Au cœur de cette restructuration décidée le 26 août figure l’absorption de la Société d’administration de la zone franche (SAZOF) par l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API‑ZF). Cette consolidation met fin à la fragmentation institutionnelle pour créer un guichet unique tout‑puissant. L’API‑ZF hérite ainsi de l’ensemble des prérogatives, du personnel et du patrimoine de l’ex‑SAZOF, devenant le bras armé exclusif de l’État pour l’aménagement et la gestion des zones industrielles du pays.

 

Pour les investisseurs, cette centralisation promet une simplification drastique des démarches. Par ailleurs, Lomé entend également rassurer sur le terrain de la gouvernance. Les procédures d’octroi d’agréments vont subir une numérisation complète afin de raccourcir les délais de traitement. En parallèle, le gouvernement a resserré le comité chargé d’étudier ces dossiers et instauré de nouvelles règles strictes encadrant les conflits d’intérêts, la confidentialité et l’obligation de diligence raisonnable (due diligence), afin de garantir la transparence des avantages que l’État accorde.

 

Un virage écologique axé sur les communautés locales

 

L’offensive économique de l’exécutif s’accompagne d’une refonte de sa politique environnementale, en réponse aux engagements climatiques internationaux du pays.

 

Contrairement à une gestion centralisée traditionnelle, la nouvelle législation forestière togolaise transfère une partie du pouvoir décisionnel aux populations riveraines. Ces dernières devront désormais être obligatoirement consultées lors des procédures de classement des forêts. De plus, le texte redéfinit les règles de partage des revenus liés à l’exploitation des ressources génétiques et introduit de nouvelles incitations financières pour le secteur privé s’engageant dans l’agroforesterie et la transition énergétique. Sur le plan répressif, le nouveau texte durcit par ailleurs l’arsenal juridique contre le braconnage et le trafic d’espèces sauvages.

 

Remaniement diplomatique

 

Enfin, sur le plan de l’administration publique, l’exécutif a procédé à un ajustement stratégique au sein de sa diplomatie. Il a nommé Sénamé Mèvodé Gbenouga, diplomate de haut rang, directeur de cabinet du ministre délégué chargé de la coopération, de l’intégration africaine et de la diaspora togolaise.

 

 

Agro-industrie au Togo : La 14ᵉ Foire ADJAFI transforme les TPME

LOMÉ, 25 août 2026 — Les acteurs économiques togolais amorcent un virage stratégique décisif : la fin du modèle de la simple production agricole. Pour conquérir les marchés internationaux et retenir la valeur ajoutée sur le territoire, les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) du pays doivent désormais transformer, certifier et exporter leurs produits finis.

Cette nouvelle directive économique dicte l’agenda de la 14ᵉ édition de la foire ADJAFI, un événement commercial de 18 jours qui délaisse son format d’exposition traditionnel pour devenir un véritable incubateur de modernisation industrielle.

Ministère du développement à la base et de l'économie sociale et solidaire
© Ministère du développement à la base et de l'économie sociale et solidaire
De nouvelles exigences de compétitivité

Les organisateurs imposent de nouveaux standards commerciaux cette année. Pour combler le manque de capitaux et l’absence de certification qui freinent souvent les entrepreneurs locaux, la foire inaugure un pôle « Business & Finance » et un « Hall des innovations ». Ces plateformes connectent directement les porteurs de projets aux investisseurs capables de financer la modernisation de leurs équipements.

Parallèlement, la direction de l’événement lance le « Label Exposant Qualifié » adossé à une nouvelle Politique Qualité. Cette initiative force les entreprises à aligner leurs chaînes de production sur les normes internationales, une condition sine qua non pour s’exporter durablement.

Ministère du développement à la base et de l'économie sociale et solidaire
© Ministère du développement à la base et de l'économie sociale et solidaire
L’intervention de l’État

Le gouvernement togolais appuie cette restructuration du secteur privé en déployant un plan d’action articulé autour de trois piliers : la protection, le rassemblement et la transformation.

Les autorités s’engagent d’abord à blinder les TPME contre les chocs économiques afin d’assurer leur résilience. Elles prévoient ensuite de centraliser l’expertise des différents acteurs du marché pour fournir des solutions concrètes aux entrepreneurs. Enfin, l’État finance les initiatives qui stimulent la compétitivité et favorisent la création d’emplois locaux.

À terme, cette réorganisation de l’écosystème entrepreneurial vise un objectif clair : imposer le savoir-faire togolais sur la scène mondiale tout en garantissant que les retombées financières de l’agro-industrie profitent d’abord à l’économie nationale.

Ministère du développement à la base et de l'économie sociale et solidaire
© Ministère du développement à la base et de l'économie sociale et solidaire

Massacre en Haïti : 47 morts dans l’attaque d’une église à Kenscoff

KENSCOFF (Haïti), 25 août 2026 — Une attaque coordonnée par la coalition de gangs « Viv Ansanm » a coûté la vie à au moins quarante‑sept personnes et fait vingt‑deux blessés dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 août à Kenscoff, en périphérie de Port‑au‑Prince.

Les assaillants ont incendié plusieurs résidences et ciblé une église abritant des civils déplacés, déclenchant une indignation générale face à une crise sécuritaire qui ne cesse de s’aggraver.

AfrikMag
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L’attaque de Kenscoff : les faits

Dans la nuit, des dizaines d’hommes lourdement armés ont pris d’assaut la commune de Kenscoff. Ils ont forcé l’entrée d’une église locale où de nombreuses familles cherchaient refuge face aux violences urbaines. Les membres du groupe Viv Ansanm ont alors ouvert le feu sur la foule avant d’incendier les infrastructures et les maisons environnantes.

Le bilan est particulièrement meurtrier : les Nations Unies et les autorités locales dénombrent quarante‑sept morts et vingt‑deux blessés, tandis que les secouristes estiment que ce chiffre pourrait augmenter à mesure qu’ils dégagent les décombres.

 

Par ailleurs, les assaillants ont procédé à des enlèvements massifs, emmenant plus de cinquante personnes lors de l’incursion. Enfin, les cibles ont été clairement identifiées : les hommes armés ont détruit un lieu de culte servant de refuge ainsi que des propriétés appartenant à des figures locales engagées dans l’aide humanitaire.

 

Réactions et sentiment d’abandon

 

Les survivants et les résidents locaux pointent directement du doigt l’inaction des forces de sécurité. Le maire de Kenscoff, Massillon Jean, a confirmé la difficulté de dresser un bilan définitif dans l’immédiat en raison des problèmes de communication et d’accès à la zone.

Les habitants accusent l’État et la force multinationale soutenue par l’ONU de les laisser à la merci des criminels. En réponse, le bureau du Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé a publié un communiqué exprimant sa « profonde compassion» envers les victimes.

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Un contexte de chaos national

Ce nouveau massacre s’inscrit dans une spirale de violence qui paralyse Haïti. Les faits actuels dressent un tableau alarmant: les gangs contrôlent désormais près de 70 % de la capitale et de ses quartiers périphériques, imposant leur domination territoriale. Parallèlement, les violences armées ont provoqué une crise humanitaire majeure, contraignant plus de 1,5 million de personnes à fuir leurs foyers à travers le pays.

Cette instabilité menace directement la sécurité et l’organisation des élections générales prévues le 13 décembre 2026, premier scrutin national planifié depuis plus d’une décennie.

 

En définitive, l’attaque de Kenscoff illustre la faillite sécuritaire qui gangrène Haïti et met en lumière l’impuissance des institutions face à des gangs désormais capables de défier l’État à grande échelle. Elle rappelle, avec une brutalité inédite, que la survie des populations dépend plus que jamais d’une réponse urgente et coordonnée, faute de quoi la spirale de violence risque de plonger le pays dans un chaos irréversible.