Gbavé : la FIFA contrôle le futur centre du football togolais

À quelques kilomètres de Lomé, un chantier symbolise l’ambition du Togo de structurer durablement son football. Ce lundi 9 mars 2026, le projet du Centre Technique National de Gbavé a franchi une nouvelle étape avec la visite d’un représentant de la Fédération internationale de football (FIFA), venu évaluer l’évolution des travaux dans le cadre du programme FIFA Forward.

Cette mission de suivi, menée par Nataniel Nascimento Brito, manager de développement du bureau Afrique de la FIFA, s’inscrit dans un processus de contrôle régulier visant à s’assurer que le projet avance conformément aux objectifs fixés. Au programme de cette journée : une inspection du site de construction et une série d’échanges techniques avec les entreprises en charge du chantier ainsi que le bureau de contrôle.

 

Un projet structurant pour le football togolais

Pour la Fédération togolaise de football (FTF), la réalisation du Centre Technique National de Gbavé représente bien plus qu’un simple projet d’infrastructure. Il s’agit d’un levier stratégique destiné à transformer l’organisation et la formation du football dans le pays.

Une fois achevé, le centre devrait offrir un cadre moderne dédié à l’encadrement des jeunes joueurs, à la préparation des différentes sélections nationales et au renforcement des compétences techniques des entraîneurs et encadreurs.

Dans un contexte où la formation reste l’un des défis majeurs du football africain, l’initiative vise aussi à doter le Togo d’un outil capable d’accompagner l’émergence de nouvelles générations de talents.

 

La stratégie FIFA Forward à l’épreuve du terrain

Lancé par la FIFA pour soutenir le développement du football dans ses fédérations membres, le programme FIFA Forward finance des projets d’infrastructures et de formation à travers le monde. En Afrique, plusieurs centres techniques nationaux ont vu le jour ces dernières années grâce à ce mécanisme.

La mission de suivi organisée à Lomé témoigne de la volonté de l’instance internationale de veiller à la bonne exécution des investissements engagés. Par ailleurs, l’objectif est double : garantir la qualité des installations et assurer que celles-ci répondent réellement aux besoins du football local.

 

Former la prochaine génération des Éperviers

Au-delà des infrastructures, les responsables du football togolais voient dans ce centre un outil capable d’influencer durablement la performance sportive du pays.

Le futur complexe devrait notamment servir de base de préparation pour les équipes nationales, mais aussi devenir un espace dédié à la détection et à la formation des jeunes talents.

Dans un pays où de nombreux joueurs émergent encore dans des structures informelles, la création d’un tel centre pourrait contribuer à structurer les parcours de formation et améliorer la transition vers le haut niveau.

 

Une vision à long terme

Si le chantier en cours marque une avancée importante, les acteurs du football togolais savent que l’impact du centre dépendra de son utilisation future. La réussite du projet passera par la mise en place de programmes de formation efficaces, l’encadrement des jeunes joueurs et la coopération avec les clubs locaux.

À Gbavé, les fondations qui se posent aujourd’hui pourraient ainsi façonner le visage du football togolais de demain.

Burundi : quatre morts et 27 blessés dans un dramatique accident de la route à Muramvya

Le 8 mars 2026, un accident tragique a endeuillé la région centrale du Burundi. Quatre personnes ont perdu la vie et 27 autres ont été blessées — dont 17 grièvement — lorsqu’un véhicule de l’agence de transport Nikona, reliant Bujumbura à Kirundo, a perdu le contrôle sur la route nationale RN1, dans le quartier Bugarama, commune de Muramvya.

Selon les témoignages recueillis sur place, une défaillance des freins serait à l’origine de cette tragédie, soulignant à nouveau la vulnérabilité des infrastructures de transport dans le pays.

Une défaillance mécanique au cœur de la tragédie

D’après les habitants, le véhicule circulait à vitesse modérée lorsqu’il a soudainement quitté sa trajectoire, percutant des murets et des arbres le long de la route. La rapidité de l’accident a empêché toute réaction efficace des passagers.

Les services de secours ont rapidement pris en charge les victimes. Les 17 blessés graves ont été transportés vers l’hôpital de Muramvya, tandis que les blessés légers ont été soignés au Centre de santé de Bugarama. Selon les premières estimations, certains patients pourraient nécessiter des interventions chirurgicales prolongées, ce qui pourrait mettre à l’épreuve les capacités locales de soins intensifs.

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Les routes burundaises, un enjeu national

Le Burundi fait face depuis plusieurs années à une problématique récurrente : le manque d’entretien des axes routiers combiné à une flotte de transport vieillissante.

Les accidents de bus et de minibus y sont fréquents, souvent liés à la défaillance mécanique, au surpoids des véhicules, ou à la vitesse excessive. Chaque tragédie expose les failles du système de sécurité routière et met en lumière le besoin urgent de mesures structurelles pour protéger les usagers.

Selon les statistiques officielles du ministère des Transports burundais, les accidents de la route figurent parmi les principales causes de mortalité dans le pays, affectant en particulier les trajets interurbains comme celui de Bujumbura à Kirundo.

Projection sur l’avenir : vers une sécurité routière renforcée ?

L’accident de Muramvya relance le débat sur les mesures nécessaires pour prévenir ce type de drame :

  • Contrôles techniques obligatoires pour les véhicules de transport public.
  • Formation continue des conducteurs sur la gestion des situations d’urgence.
  • Renforcement des infrastructures routières, notamment sur les axes de montagne et les zones à forte pente.

Des experts suggèrent également l’installation de systèmes de surveillance et de limitation de vitesse sur les routes nationales les plus fréquentées. Pour les populations locales, la sécurité routière devient une question vitale, touchant non seulement la mobilité mais aussi la confiance dans les services de transport.

Une tragédie qui rappelle l’urgence d’une réforme

Si les victimes de cet accident recevront des soins adaptés, l’événement soulève un enjeu plus large : la nécessité pour le Burundi de moderniser ses transports publics et de renforcer la prévention routière.

À long terme, améliorer la sécurité routière pourrait réduire le nombre de drames similaires, protéger les vies et soutenir le développement économique, en garantissant la fluidité et la fiabilité des déplacements à travers le pays.

 

Togo : un accident de camion fait plusieurs morts à Kara

Un drame routier d’une violence inouïe a endeuillé la région de Kara, au nord du Togo, dimanche 8 mars. Sur l’axe montagneux de Kozah 1, un camion transportant des participants à des funérailles a percuté un tricycle, provoquant une catastrophe. Selon la presse béninoise, l’accident aurait fait au moins une vingtaine de morts dont deux mineurs, 58 blessés et d’importants dégâts matériels. Le ministre de la Sécurité, Calixte Madjoulba, a pour sa part confirmé un bilan provisoire de quatorze décès, dont deux mineurs, ainsi que cinquante-huit blessés évacués vers les structures sanitaires.

 

Au-delà du choc provoqué par ce bilan humain particulièrement lourd, l’événement met en lumière une réalité souvent évoquée mais rarement traitée en profondeur : la fragilité des conditions de transport collectif sur certains axes routiers du nord du pays.

Un retour de funérailles qui vire au drame

Les victimes appartenaient majoritairement à une communauté venue de Copargo, dans le nord-ouest du Bénin. Elles s’étaient déplacées jusqu’à Kara pour assister aux obsèques d’un proche dont la famille par alliance réside dans cette région togolaise.

Dans de nombreuses localités rurales d’Afrique de l’Ouest, ces cérémonies mobilisent des délégations entières. Les habitants se déplacent collectivement afin de soutenir les familles touchées par un deuil. Ce principe de solidarité communautaire explique souvent l’organisation de voyages groupés, parfois dans des moyens de transport improvisés.

Le groupe avait ainsi loué un camion pour effectuer le trajet. Un tricycle transportant du matériel destiné aux rites funéraires circulait également dans le convoi.

Mais sur la route du retour, sur une portion escarpée connue localement comme la « route des montagnes », le camion aurait rencontré une défaillance mécanique. Selon les premiers éléments disponibles, l’éclatement d’un pneu aurait provoqué une perte de contrôle du véhicule. Dans sa course, le camion a percuté l’engin à trois roues qui se trouvait devant lui.

La collision, particulièrement violente, a entraîné un lourd bilan humain sur place.

Des secours mobilisés dans l’urgence

Alertés dans l’après-midi par des appels téléphoniques provenant de Kara, les proches des victimes ont rapidement compris l’ampleur du drame.

Les services de secours togolais ont été déployés sur les lieux pour porter assistance aux survivants et évacuer les blessés vers plusieurs structures hospitalières de la région. Selon les premières informations, une cinquantaine de personnes ont été admises pour des soins, certaines présentant des traumatismes graves.

Le bilan pourrait encore évoluer, les autorités sanitaires suivant de près l’état des blessés les plus critiques.

Dans l’immédiat, une enquête a été ouverte afin d’établir avec précision les circonstances de l’accident et de déterminer les responsabilités éventuelles.

Un rappel brutal des défis de la mobilité rurale

Au Togo comme dans plusieurs pays de la sous-région, les accidents impliquant des véhicules transportant un grand nombre de passagers restent fréquents, notamment sur les routes secondaires ou dans les zones de relief.

Les raisons sont multiples : surcharge des véhicules, état mécanique parfois défaillant, routes difficiles ou encore manque d’alternatives de transport adaptées aux zones rurales.

Dans les régions montagneuses de Kara, certaines routes exigent une vigilance particulière en raison des virages serrés, des pentes abruptes et de l’usure accélérée des véhicules qui y circulent régulièrement.

Vers une prise de conscience régionale ?

Ce nouveau drame pourrait relancer les discussions autour de la sécurité routière dans le nord du Togo et, plus largement, dans les corridors de circulation entre le Togo et le Bénin.

Des spécialistes du transport estiment que la modernisation du parc de transport rural, le contrôle technique des véhicules et la sensibilisation des conducteurs constituent des leviers essentiels pour réduire les risques.

À plus long terme, l’amélioration des infrastructures routières dans les zones de relief apparaît également comme un enjeu central.

Car derrière la tragédie humaine se profile une question plus large : comment sécuriser les déplacements collectifs qui rythment la vie sociale des communautés rurales ?

 Iran : Mojtaba Khamenei, héritier religieux au défi d’Israël et des États-Unis 

Au moment où le Moyen-Orient traverse une période de turbulences inédites, l’Iran vient de franchir une étape politique majeure. Le Conseil des experts a choisi à l’unanimité l’ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei pour devenir le troisième Guide suprême de la République islamique.

Cette nomination, rapidement saluée par le président Massoud Pezeshkian et par plusieurs institutions iraniennes, intervient dans un contexte de fortes tensions militaires dans la région. À peine installé dans ses fonctions, le nouveau dirigeant se retrouve au cœur d’une confrontation stratégique opposant Téhéran à Israël et aux États-Unis.

Mais qui est réellement Mojtaba Khamenei, cette figure longtemps restée dans l’ombre du pouvoir iranien ?

Mojtaba Khamenei, un héritier formé dans les cercles du pouvoir

Né en 1969 à Mashhad, l’une des grandes villes religieuses d’Iran, Mojtaba Khamenei est le second fils d’Ali Khamenei, ancien Guide suprême qui a dirigé la République islamique pendant plus de trois décennies.

Élevé dans un environnement profondément marqué par la révolution islamique de 1979, il a très tôt évolué dans les cercles religieux et politiques proches du pouvoir.

Après avoir suivi une formation théologique dans les séminaires de Qom, centre intellectuel du chiisme iranien, Mojtaba Khamenei s’est progressivement imposé comme une personnalité influente au sein des réseaux conservateurs du régime.

Contrairement à d’autres figures religieuses médiatisées, il a longtemps cultivé une discrétion relative, préférant agir dans les coulisses du pouvoir. Plusieurs observateurs estiment toutefois qu’il a joué un rôle informel dans les structures politiques et sécuritaires iraniennes, notamment dans les relations avec certains segments du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).

Une succession historique dans la République islamique

Son accession au poste de Guide suprême marque une transition politique majeure pour l’Iran.

Dans l’architecture institutionnelle du pays, cette fonction représente la plus haute autorité politique et religieuse. Le Guide suprême supervise les grandes orientations stratégiques de l’État, notamment la défense, la diplomatie et les services de sécurité.

La décision du Conseil des experts, organe chargé de désigner le Guide, a été suivie d’une série de déclarations d’allégeance. Le ministère iranien des Affaires étrangères ainsi que les représentations diplomatiques du pays ont officiellement reconnu la nouvelle autorité suprême.

Sur la scène régionale, le mouvement libanais Hezbollah a également adressé ses félicitations à Téhéran, soulignant l’importance de cette transition pour les alliances stratégiques de la région.

 

Une prise de fonction dans un climat de confrontation

Cette transition politique intervient alors que l’Iran poursuit ses opérations militaires dans le cadre de ce qu’il présente comme une campagne stratégique baptisée « Promesse honnête ».

Selon les déclarations du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), une nouvelle série d’opérations a été menée contre plusieurs positions militaires américaines dans la région ainsi que dans le nord d’Israël.

Les forces iraniennes affirment avoir utilisé une combinaison de missiles balistiques et de drones de longue portée. Parmi les armements évoqués figurent des missiles connus dans l’arsenal iranien, notamment Khorramshahr, Fatah et Kheibar.

Les responsables militaires iraniens assurent que ces frappes ont atteint leurs objectifs. Toutefois, l’impact réel de ces opérations reste difficile à vérifier de manière indépendante.

 

Israël toujours dans la ligne de mire

Dans les heures qui ont suivi l’annonce de la nouvelle direction politique à Téhéran, deux nouvelles salves de missiles auraient été lancées en direction d’Israël.

Ces attaques s’inscrivent dans une séquence de tensions qui oppose depuis plusieurs mois l’Iran et l’État hébreu, directement ou à travers différents acteurs régionaux.

Le conflit, déjà marqué par des frappes ciblées, des cyberattaques et des opérations clandestines, semble désormais évoluer vers une confrontation plus ouverte, suscitant l’inquiétude de la communauté internationale.

 

Un Moyen-Orient à l’équilibre fragile

Pour de nombreux observateurs, la combinaison d’une transition politique majeure en Iran et d’une intensification des opérations militaires pourrait redéfinir les équilibres régionaux dans les mois à venir.

Le nouveau Guide suprême devra rapidement faire face à plusieurs défis : gérer les tensions avec Israël et les États-Unis, maintenir l’influence iranienne au Moyen-Orient et stabiliser la situation interne du pays.

Dans ce contexte, la marge de manœuvre du nouveau dirigeant sera déterminante pour l’avenir de la région.

Certains analystes estiment que la nouvelle direction iranienne pourrait renforcer la posture militaire du pays afin de consolider sa position face aux pressions extérieures. D’autres envisagent au contraire la possibilité d’une stratégie plus diplomatique visant à réduire les tensions.

Une nouvelle ère pour la République islamique

Plus de quarante ans après la révolution islamique, l’Iran entre dans une phase politique inédite. L’arrivée de Mojtaba Khamenei au sommet du pouvoir ouvre une nouvelle séquence pour un pays qui demeure l’un des acteurs les plus influents du Moyen-Orient.

Entre rivalités géopolitiques, enjeux énergétiques et équilibres militaires, les décisions du nouveau Guide suprême pourraient peser bien au-delà des frontières iraniennes.

Dans un Moyen-Orient déjà fragilisé par plusieurs crises, la trajectoire que choisira Téhéran dans les mois à venir sera scrutée de près par les grandes puissances comme par les États de la région.

Iran : après la mort du guide suprême

Depuis la fin du mois de février 2026, le Moyen-Orient traverse l’une des crises géopolitiques les plus graves de ces dernières décennies. La mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué lors de frappes coordonnées attribuées à Israël et aux États-Unis, a provoqué une série d’événements militaires et politiques qui redessinent les équilibres régionaux.

Entre ripostes iraniennes, frappes israéliennes et implication directe de Washington, la confrontation dépasse désormais le cadre d’une guerre indirecte pour se transformer en un conflit ouvert aux conséquences mondiales.

28 février 2026 : l’opération qui déclenche la guerre

Dans la nuit du 28 février 2026, Israël lance une vaste opération militaire baptisée Lion’s Roar. Plusieurs villes iraniennes, dont Téhéran, sont visées par des frappes aériennes et des missiles. L’objectif affiché est de neutraliser les infrastructures militaires et les capacités nucléaires iraniennes.

Selon plusieurs sources, l’opération bénéficie d’un soutien logistique et renseignement américain. L’attaque touche également des dirigeants du régime iranien. Parmi les victimes figure le guide suprême Ali Khamenei, figure centrale du pouvoir iranien depuis plus de trois décennies.

La disparition de l’homme le plus puissant d’Iran provoque un choc politique majeur dans la République islamique.

Une succession rapide pour éviter le vide du pouvoir

Dans les jours qui suivent, les institutions iraniennes se mobilisent pour éviter une crise institutionnelle. L’Assemblée des experts — organe chargé de nommer le guide suprême — entame des consultations malgré les frappes qui touchent également certains bâtiments gouvernementaux.

Finalement, le pouvoir choisit de maintenir la continuité du régime : Mojtaba Khamenei, fils du guide défunt, est désigné pour prendre la tête de la République islamique.

Cette succession marque une étape historique. Pour la première fois depuis la révolution de 1979, le pouvoir suprême passe d’un père à son fils, accentuant la dimension dynastique du système politique iranien.

La riposte iranienne : missiles et drones

Téhéran répond rapidement à l’attaque. Dans les jours qui suivent, l’Iran lance des centaines de missiles balistiques et de drones vers Israël mais également vers plusieurs bases militaires américaines au Moyen-Orient.

Les frappes visent notamment des installations militaires situées au Qatar, au Bahreïn, aux Émirats arabes unis, en Irak et en Arabie saoudite.

Cette riposte marque une rupture stratégique : l’Iran attaque directement des infrastructures américaines dans la région, ce qui transforme une confrontation indirecte en confrontation quasi directe entre puissances.

Dans le même temps, le mouvement libanais Hezbollah, allié de Téhéran, ouvre un nouveau front en tirant des roquettes vers le nord d’Israël.

Le conflit s’étend au-delà de l’Iran et d’Israël.

En quelques jours, la guerre s’étend à toute la région.

  • Des bases américaines dans le Golfe sont visées par des missiles iraniens.
  • Des frappes israéliennes touchent des installations énergétiques en Iran, provoquant incendies et pollution dans la capitale.
  • Les Émirats arabes unis et d’autres pays du Golfe placent leurs systèmes de défense en alerte face aux menaces de missiles.

Selon certaines estimations, plus d’un millier de civils auraient déjà été tués dans les bombardements et les combats qui touchent plusieurs villes iraniennes.

 

Une guerre qui menace l’économie mondiale

La crise ne se limite pas au terrain militaire. Elle a également des conséquences économiques mondiales.

Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un tiers du pétrole transporté par voie maritime dans le monde, devient un point stratégique majeur. L’Iran menace de bloquer ou de contrôler le passage des navires liés aux États-Unis et à leurs alliés.

Cette situation perturbe déjà les flux énergétiques et fait grimper les prix du pétrole sur les marchés internationaux.

Une société iranienne divisée

À l’intérieur du pays, la population vit une situation extrêmement tendue.

Certains Iraniens soutiennent la riposte contre Israël et les États-Unis, tandis que d’autres craignent que le conflit ne provoque une catastrophe humanitaire ou un effondrement politique.

Par ailleurs, le gouvernement renforce la surveillance intérieure et a coupé l’accès à internet, alors que les villes subissent des bombardements et des pénuries.

Quels scénarios pour l’avenir ?

Les analystes envisagent désormais plusieurs scénarios. Le conflit peut se prolonger sous forme de frappes et de représailles entre l’Iran, Israël et leurs alliés.

Il peut aussi s’étendre à l’ensemble du Moyen-Orient si le Hezbollah et des milices pro-iraniennes en Irak ou en Syrie s’impliquent, transformant la crise en guerre régionale totale.

Enfin, la communauté internationale exerce une pression croissante pour imposer un cessez-le-feu, tandis que la Chine, l’Union européenne et la Russie appellent déjà à une désescalade.

 

Un tournant historique pour le Moyen-Orient

La mort d’Ali Khamenei et la guerre qui s’ensuit pourraient marquer un tournant majeur dans l’histoire du Moyen-Orient.

Depuis plus de quarante ans, l’Iran et Israël s’affrontaient surtout par acteurs interposés. Désormais, les deux puissances se trouvent engagées dans un affrontement direct, avec l’implication des États-Unis.

Dans un contexte déjà fragile, cette crise pourrait également redessiner durablement les alliances, l’équilibre militaire et l’économie énergétique mondiale.

Togo : une nouvelle architecture pour soutenir l’entrepreneuriat des jeunes

Au Togo, les mécanismes publics de soutien aux jeunes entrepreneurs entrent dans une nouvelle phase. Réunis en séance plénière le 5 mars 2026, les députés ont adopté à l’unanimité une réforme majeure : le transfert des missions du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) vers l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME). Une décision qui vise à rendre plus efficace l’accompagnement des porteurs de projets et à renforcer l’impact des politiques publiques en faveur de l’emploi et de l’entrepreneuriat.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

Le Parlement réorganise l’appui aux jeunes entrepreneurs.

À Lomé, la représentation nationale a franchi une nouvelle étape dans la réforme des dispositifs de soutien à l’entrepreneuriat. En séance plénière le jeudi 5 mars 2026, les députés ont examiné puis adopté à l’unanimité un projet de loi réorganisant l’accompagnement des jeunes porteurs de projets.

La séance, dirigée par le président de l’Assemblée nationale, le Professeur Komi Selom Klassou, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont Gilbert Bawara, ministre chargé des Relations avec le Parlement, et Mazamesso Assih, ministre du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire.

Au cœur des discussions : la décision de transférer les missions, le personnel et les ressources du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) vers l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME).

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

Le FAIEJ, un instrument pionnier de l’entrepreneuriat des jeunes

Créé en 2006, le FAIEJ avait pour mission d’accompagner les jeunes Togolais souhaitant se lancer dans une activité économique. Concrètement, le fonds proposait des formations, un appui technique et un accès facilité au financement pour les porteurs de projets.

Au fil des années, ce dispositif a en effet permis de soutenir plusieurs milliers d’initiatives entrepreneuriales à travers le pays.

Selon les données présentées devant les députés, près de 3,57 milliards de francs CFA ont été mobilisés pour accompagner plus de 5 000 jeunes entrepreneurs, avec un taux de remboursement d’environ 61 %.

Toutefois, malgré ces résultats, les autorités ont estimé nécessaire d’améliorer la coordination des politiques publiques destinées aux petites entreprises.

 

Vers un guichet unique pour les très petites entreprises

La réforme adoptée par le Parlement s’inscrit dans cette logique de modernisation. Désormais, les programmes d’appui aux jeunes entrepreneurs seront centralisés au sein de l’ADTPME, une structure déjà chargée d’accompagner le développement des très petites, petites et moyennes entreprises.

L’objectif affiché est de simplifier l’accès aux services d’appui pour les entrepreneurs.

Grâce à ce système de guichet unique, les porteurs de projets devraient bénéficier d’un accompagnement plus cohérent, allant de la formation à la recherche de financement.

Les autorités espèrent également éviter les chevauchements entre programmes publics et renforcer l’efficacité de l’utilisation des ressources.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

Les PME, colonne vertébrale de l’économie togolaise

Pour les parlementaires favorables à la réforme, l’enjeu dépasse largement la simple réorganisation administrative.

Selon Atcholi Aklesso, président du groupe parlementaire UNIR, les très petites et moyennes entreprises représentent une part essentielle du tissu économique national.

Ces structures, qui constituent plus de 80 % des entreprises du pays, jouent aussi un rôle déterminant dans la création d’emplois, l’innovation et la vitalité économique des territoires.

Dans ce contexte, améliorer les dispositifs de soutien à l’entrepreneuriat apparaît comme une priorité pour stimuler la croissance et offrir des perspectives aux jeunes.

Une réforme tournée vers l’avenir

Du côté du gouvernement, la réforme est présentée comme une étape supplémentaire dans la transformation de l’économie togolaise.

Pour la ministre Mazamesso Assih, le transfert du FAIEJ vers l’ADTPME ne se limite pas à une réorganisation administrative. Il s’agit avant tout de renforcer les instruments publics destinés à soutenir l’initiative privée et l’emploi des jeunes.

La réforme doit également permettre une transition progressive, garantissant la continuité des activités du fonds et la préservation des emplois existants.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

Construire un écosystème entrepreneurial plus solide

Pour le président de l’Assemblée nationale, cette évolution s’inscrit dans une vision portée par les autorités togolaises : celle d’un environnement entrepreneurial capable de soutenir durablement l’innovation et la création d’entreprises.

Dans un contexte marqué par une forte croissance démographique et un besoin accru d’emplois, le développement du secteur privé est un levier central du développement national.

Ainsi, en consolidant les structures d’accompagnement des entrepreneurs, les autorités espèrent encourager l’émergence d’une nouvelle génération d’entreprises capables de dynamiser l’économie locale.

Quels impacts pour les jeunes entrepreneurs ?

À court terme, les jeunes porteurs de projets devraient bénéficier d’un système d’appui plus structuré et mieux coordonné.

À moyen et long terme, les autorités misent sur la réforme pour :

  • faciliter l’accès au financement des jeunes entrepreneurs,
  • renforcer la formation et l’accompagnement des porteurs de projets,
  • soutenir la création d’emplois durables,
  • et favoriser l’émergence de PME compétitives.

Si ces objectifs sont atteints, cette réforme contribuera aussi à faire de l’entrepreneuriat l’un des moteurs de la transformation économique du Togo.

Togo : les communes se structurent pour peser davantage dans le développement local

À Kara, les maires togolais ont franchi une étape importante dans l’histoire de la décentralisation. Réunis le 5 mars 2026 pour l’assemblée générale constitutive de la Faîtière des Communes du Togo (FCT), les élus locaux ont posé les bases d’une organisation appelée à renforcer la coopération entre les 117 communes du pays. Au terme de son mandat, la présidente sortante Yawa Kouigan laisse derrière elle une structure désormais organisée et prête à relever de nouveaux défis dans la gouvernance locale.

Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières
© Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières

Kara, point de départ d’une nouvelle étape pour la décentralisation

Dans le nord du Togo, la ville de Kara a accueilli, mercredi 5 mars 2026, un rendez-vous important pour la gouvernance locale. Les maires des différentes collectivités territoriales se sont réunis pour l’assemblée générale constitutive de la Faîtière des Communes du Togo (FCT), une organisation destinée à fédérer l’ensemble des municipalités du pays.

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le Colonel Hodabalo Hodabalo Awaté. Cette rencontre marque un moment charnière dans le processus de structuration des collectivités territoriales togolaises.

Car derrière cette initiative se dessine un objectif, celui de donner aux communes une voix collective et de renforcer leur capacité d’action dans le développement des territoires.

Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières
© Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières

Un projet né dans la dynamique des élections locales de 2019

Pour comprendre l’importance de cette organisation, il faut remonter à 2019, année des élections locales qui ont permis le retour effectif des conseils municipaux après plusieurs décennies d’interruption.

Avec l’installation des exécutifs dans les 117 communes du pays, les maires se sont rapidement retrouvés confrontés aux mêmes réalités : gestion des infrastructures locales, besoins en services sociaux, financement du développement ou encore dialogue avec l’État central.

Dans ce contexte, l’idée d’une structure commune s’est imposée progressivement. Avec pour objectif de créer un espace d’échanges, de partager les expériences et de coordonner les actions pour mieux répondre aux attentes des populations.

C’est ainsi qu’est née la Faîtière des Communes du Togo, conçue comme un cadre de solidarité entre les collectivités.

Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières
© Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières

Une organisation devenue la “maison commune” des maires

En quelques années, la FCT s’est affirmée comme un lieu de concertation privilégié pour les élus locaux. Elle permet notamment :

  • de renforcer la coopération entre communes,
  • de mutualiser les compétences et les bonnes pratiques,
  • de porter les préoccupations des collectivités auprès des autorités nationales.

Par ailleurs, administrer une commune, rappellent régulièrement les responsables municipaux, suppose une proximité constante avec les réalités du terrain : accès à l’eau, gestion des déchets, développement économique local ou encore aménagement urbain. Ainsi, la coordination entre maires apparaît comme un levier essentiel pour améliorer la qualité des services publics locaux.

Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières
© Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières

Yawa Kouigan : un mandat marqué par la structuration de la faîtière

À l’issue de cette assemblée générale, une nouvelle équipe dirigeante doit être élue pour conduire l’organisation dans les prochaines années.

La présidente sortante, Yawa Kouigan, quitte ses fonctions avec le sentiment d’avoir posé les bases d’une structure solide.

Durant son mandat, elle a mis l’accent sur l’organisation interne de la faîtière et sur le renforcement de la coopération entre les collectivités territoriales. Dans son intervention, l’ex-présidente a aussi tenu à remercier les maires pour la confiance accordée et pour l’esprit de collaboration qui a marqué ces années de travail commun.

Selon elle, l’expérience acquise collectivement doit désormais permettre à l’organisation de franchir une nouvelle étape.

Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières
© Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières

Une décentralisation au cœur du projet de gouvernance

Par ailleurs, les autorités considèrent la décentralisation comme un pilier du développement national. Dans son discours sur l’état de la Nation du 2 décembre 2025, Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil, a insisté sur le renforcement des collectivités territoriales.

Selon cette vision, les communes constituent le premier niveau de contact entre l’État et les citoyens, là où les politiques publiques prennent forme dans la vie quotidienne.

L’objectif est de bâtir une gouvernance équilibrée, attentive aux réalités locales et garante de l’accès aux services essentiels.

Quels défis pour la prochaine équipe dirigeante ?

Après sa phase de mise en place, la Faîtière des Communes du Togo s’apprête à entrer dans une période de consolidation. Plusieurs défis se profilent pour la future direction : renforcer la coopération entre collectivités, améliorer les mécanismes de financement du développement local, accompagner la professionnalisation de la gestion municipale et accroître la visibilité des communes dans les politiques publiques.

 

À plus long terme, la faîtière entend jouer un rôle stratégique dans la mise en œuvre de projets de développement territoriaux et dans la recherche de partenariats avec des institutions internationales, confirmant ainsi son ambition de devenir un acteur incontournable de la gouvernance locale.

Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières
© Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières

Vers des communes plus fortes pour porter le développement

Finalement, la création et la consolidation de la FCT traduisent une conviction désormais partagée : le développement du Togo passe par la vitalité de ses territoires.

En effet, les communes, par leur proximité avec les populations, constituent un véritable laboratoire d’initiatives et d’innovations locales. Si la dynamique se confirme, la faîtière s’imposera comme un acteur central de la gouvernance territoriale.

Et, comme l’a rappelé la présidente sortante Yawa Kouigan, l’avenir de la décentralisation dépendra de la capacité des communes à unir leurs forces pour répondre aux besoins des citoyens.

Togo : la Poste s’allie au ministère du Commerce pour accélérer la distribution des documents administratifs

À Lomé, l’administration togolaise poursuit sa transformation numérique. Le 4 mars 2026, le ministère délégué chargé du Commerce et du contrôle de la qualité a conclu un accord de partenariat avec la Société des Postes du Togo. L’objectif est de confier à l’opérateur postal la distribution de documents commerciaux désormais digitalisés.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des services publics et de simplification des démarches administratives. Concrètement, il s’agit de permettre aux opérateurs économiques d’accéder plus rapidement aux documents officiels liés à leurs activités commerciales, tout en réduisant les déplacements et les délais de traitement.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo

La Poste au cœur de la chaîne de service

Dans ce dispositif, la Société des Postes du Togo devient un acteur clé. Grâce à son réseau implanté sur l’ensemble du territoire, l’institution sera chargée d’acheminer vers les usagers différents documents administratifs produits par le ministère.

Ainsi, les entrepreneurs, commerçants et autres acteurs du secteur économique pourront recevoir ces pièces directement via les circuits postaux. Cette organisation vise à fluidifier la circulation des documents et à renforcer la proximité entre l’administration et les usagers.

Par ailleurs, ce partenariat traduit la volonté des autorités togolaises de s’appuyer sur les infrastructures existantes pour accompagner la transition numérique de l’État.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo

Un gain de temps pour les opérateurs économiques

Pour les entreprises et les commerçants, cette nouvelle collaboration pourrait transformer la gestion des formalités administratives. En effet, l’accès aux documents du commerce — souvent indispensables pour l’exercice des activités — devrait devenir plus rapide et plus simple.

Grâce à la digitalisation des procédures, le ministère pourra produire et transmettre ces documents de manière électronique. La Poste interviendra ensuite pour assurer leur livraison, offrant ainsi une solution hybride mêlant numérique et logistique traditionnelle.

Ce modèle vise notamment à réduire l’engorgement des guichets administratifs, tout en améliorant l’expérience des usagers.

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Vers une administration plus connectée

Outre l’accord lui-même, cette initiative reflète une tendance plus profonde : la transformation progressive des services publics togolais à l’ère du numérique.

Ainsi, en combinant digitalisation des documents et distribution via le réseau postal, les autorités cherchent à bâtir un système plus efficace et accessible. Cette approche pourrait, à terme, s’étendre à d’autres secteurs administratifs.

À moyen terme, certains observateurs estiment que ce type de partenariat pourrait ouvrir la voie à de nouveaux services, comme la livraison sécurisée de documents administratifs ou encore le développement de plateformes numériques intégrées.

Une évolution qui pourrait redéfinir le rôle de la Poste

Longtemps associée au transport du courrier traditionnel, la Poste togolaise voit son rôle évoluer. Avec la montée en puissance du numérique, elle s’oriente progressivement vers des missions logistiques et administratives élargies.

Si ce partenariat atteint ses objectifs, il pourrait servir de modèle pour d’autres collaborations entre institutions publiques et opérateurs de service.

Car au-delà de la distribution de documents, l’enjeu est aussi de construire une administration plus proche des citoyens et des acteurs économiques.

Lomé : des élèves découvrent les coulisses du bureau de poste de Nyekonakpoè

À Lomé, l’apprentissage ne se limite pas toujours aux salles de classe. À cet effet, le jeudi 5 mars 2026, des élèves de l’école Arc-en-Ciel ont troqué leurs cahiers contre une immersion sur le terrain. Direction : le bureau de poste de Nyekonakpoè, au cœur de la capitale togolaise.

Cette visite pédagogique visait à rapprocher les plus jeunes d’un service public souvent méconnu : le secteur postal et ses activités financières. Une initiative qui s’inscrit dans la volonté de sensibiliser les élèves, dès le primaire, au fonctionnement concret de certaines institutions du quotidien.

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À la découverte des coulisses d’un service essentiel

Dès leur arrivée, les élèves ont été accueillis par les agents du bureau de poste qui leur ont expliqué, étape par étape, le parcours d’un courrier. De la réception d’une lettre à son acheminement vers son destinataire, les enfants ont pu observer les différentes opérations réalisées chaque jour dans les guichets et les espaces de tri.

Cependant, la poste ne se limite pas à l’envoi de lettres. Les responsables présents ont également présenté aux élèves les services financiers proposés aux usagers : transferts d’argent, épargne ou encore paiements de certaines prestations.

Pour beaucoup d’élèves, cette découverte a permis de comprendre que le bureau de poste reste un acteur clé de la vie économique et sociale, notamment pour les populations qui n’ont pas toujours accès aux services bancaires classiques.

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Une immersion concrète pour éveiller les vocations

Au fil de la visite, les élèves ont multiplié les questions : comment les colis arrivent-ils à destination ? Que se passe-t-il lorsqu’une lettre se perd ? Combien de temps met un courrier pour voyager d’une ville à une autre ?

Les agents ont pris le temps de répondre, transformant ainsi la visite en véritable séance d’échanges. Cette interaction a permis aux enfants de mieux saisir l’importance de la rigueur et de l’organisation dans le travail postal.

Pour les enseignants accompagnateurs, ce type d’activité constitue un complément essentiel à l’apprentissage scolaire. En effet, confronter les élèves à la réalité du terrain permet de rendre certaines notions plus concrètes et d’éveiller leur curiosité pour différents métiers.

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Renforcer le lien entre l’école et les services publics à Nyekonakpoè

Au-delà de la simple découverte, cette visite reflète aussi une volonté de rapprocher les institutions publiques de la jeunesse. Dans un contexte où la digitalisation transforme progressivement les modes de communication, le secteur postal continue d’évoluer pour répondre aux nouveaux besoins des usagers.

En ouvrant ses portes aux élèves, le bureau de poste de Nyekonakpoè participe ainsi à un effort de sensibilisation citoyenne. Car comprendre comment fonctionnent les services publics constitue aussi une manière de former les citoyens de demain.

Élections au Népal 2026 : percée du parti de Balendra Shah et bouleversement politique

Au Népal, les électeurs se sont rendus aux urnes le 5 mars 2026 pour des élections législatives anticipées destinées à renouveler les 275 sièges de la Chambre des représentants, la chambre basse du Parlement. Ce scrutin intervient dans un contexte politique particulièrement agité, marqué par une forte mobilisation populaire et une remise en cause de la classe politique traditionnelle.

Près de 18,9 millions d’électeurs étaient appelés à voter pour choisir leurs représentants. Le système électoral népalais combine deux méthodes : 165 députés sont élus au scrutin direct dans des circonscriptions, tandis que 110 autres sont désignés par représentation proportionnelle à partir des listes des partis.

Ces élections n’auraient normalement dû se tenir qu’en 2027, mais elles ont été avancées après la dissolution du Parlement à la suite d’une crise politique majeure.

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Pourquoi ces élections ont-elles été organisées ?

Le scrutin de mars 2026 est la conséquence directe d’une vague de protestations populaires menée en grande partie par la jeunesse en septembre 2025. Ces manifestations dénonçaient la corruption, le chômage et la domination persistante des mêmes élites politiques.

Les tensions ont culminé lorsque ces mobilisations ont provoqué la chute du gouvernement du Premier ministre KP Sharma Oli, ouvrant la voie à un gouvernement intérimaire et à l’organisation d’élections anticipées conformément à la Constitution.

Pour beaucoup d’observateurs, ces élections représentent donc un vote de sanction contre la vieille classe politique, mais aussi un test pour la nouvelle génération de dirigeants.

Les principaux candidats et partis en lice

Le scrutin oppose plusieurs figures majeures de la politique népalaise ainsi que de nouveaux acteurs.

Balendra “Balen” Shah

Ancien rappeur et ex-maire de Katmandou, Balendra Shah, 35 ans, s’impose comme la grande surprise de cette élection. Il dirige le Rastriya Swatantra Party (RSP), un mouvement relativement récent qui séduit particulièrement les jeunes électeurs.

Shah s’est fait connaître par ses critiques virulentes contre la corruption et le clientélisme politique. Sa campagne promet notamment : la modernisation de l’administration, la création d’emplois pour les jeunes et une gouvernance plus transparente.

KP Sharma Oli

Figure historique de la politique népalaise et ancien Premier ministre, KP Sharma Oli représente le Parti communiste du Népal (UML). Il incarne l’establishment politique que contestent les nouvelles générations.

Sher Bahadur Deuba

Chef du Nepali Congress, l’un des plus anciens partis du pays, Deuba reste un acteur majeur malgré l’usure du pouvoir et la défiance croissante de l’opinion publique.

Pushpa Kamal Dahal “Prachanda”

Leader du CPN (Maoist Centre) et ancien chef de la guérilla maoïste, Prachanda demeure une figure influente du paysage politique népalais.

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Les premiers résultats et tendances après le scrutin

Alors que le dépouillement est toujours en cours, les premières tendances indiquent une percée spectaculaire du Rastriya Swatantra Party de Balendra Shah. Selon les premiers comptages, le parti de Shah mène dans plus d’une centaine de circonscriptions, laissant derrière lui les formations traditionnelles.

Pour gouverner seul, un parti doit obtenir au moins 138 sièges sur 275, un seuil rarement atteint dans un pays habitué aux coalitions fragiles.  Ces résultats provisoires laissent entrevoir une possible recomposition politique majeure, certains analystes parlant déjà d’un véritable “tsunami électoral”.

Une élection portée par la jeunesse

la mobilisation de la jeunesse a fortement influencé La campagne et le scrutin. Après les manifestations de 2025, près d’un million de nouveaux électeurs, majoritairement jeunes, ont rejoint les listes électorales.

Cette nouvelle génération réclame :

  • plus de transparence dans la gestion publique,
  • la création d’emplois,
  • des réformes économiques et institutionnelles.

C’est précisément ce discours qui a permis à Balendra Shah et à son mouvement d’élargir leur base électorale.

Quels scénarios pour l’avenir politique du Népal ?

Si la tendance actuelle se confirme, le pays pourrait entrer dans une nouvelle phase politique dominée par des forces émergentes.

Plusieurs scénarios se dessinent :

  1. Une victoire claire du parti de Balendra Shah, qui pourrait alors former un gouvernement réformateur.
  2. Un Parlement fragmenté, obligeant les partis à négocier une coalition, comme c’est souvent le cas au Népal.
  3. Un affrontement politique entre nouvelles forces et anciens partis, qui pourrait ralentir les réformes promises.

Dans tous les cas, ces élections marquent un moment charnière pour la démocratie népalaise. Après des années d’instabilité politique et de gouvernements fragiles, le pays semble entrer dans une période de transition portée par la pression populaire et l’aspiration au changement.

En résumé, les élections législatives du 5 mars 2026 pourraient redéfinir profondément le paysage politique du Népal. Entre l’émergence d’un leader issu de la société civile, la contestation des partis historiques et la mobilisation massive des jeunes électeurs, ce scrutin pourrait marquer le début d’une nouvelle ère politique dans l’Himalaya.