BAC I 2026 au Togo : Le Gouverneur des Savanes encourage les candidats

Les épreuves écrites du Baccalauréat Première Partie (BAC I), session 2025-2026, ont officiellement débuté ce lundi 18 mai 2026 sur toute l’étendue du territoire national. Dans la région des Savanes, les autorités régionales ont investi le terrain pour s’assurer de la validité logistique de l’examen et doper le moral des troupes.

C’est le grand saut pour des milliers de lycéens togolais. Ce lundi matin, l’effervescence des grands jours était palpable dans les centres d’écrit du pays, marquant le lancement officiel des compositions du BAC I pour le compte de l’année scolaire 2025-2026.

Dans l’extrême nord du pays, la rentrée dans les salles d’examen a pris une dimension solennelle. Ainsi, le Gouverneur de la région des Savanes, le ministre Affoh Atcha-Dédji, a pris la tête d’une importante délégation pour une tournée d’inspection et de réconfort moral dans plusieurs établissements stratégiques.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes

Une tournée d’inspection sur deux préfectures clés

L’objectif de cette descente matinale était double : certifier le démarrage effectif et sans accroc des premières épreuves, et transmettre de vive voix le message de soutien ainsi que la sollicitude du gouvernement togolais à la jeunesse estudiantine en plein examen.

Le périple du Gouverneur s’est articulé autour de trois étapes majeures, traversant successivement deux préfectures de la région :

  • Préfecture de Tône : inspection des installations et salutations aux candidats au Lycée de Nassablé ;
  • Préfecture de Tône : halte au Collège Saint-Athanase pour évaluer les conditions de composition ;
  • Préfecture de Tandjouaré : clôture de la tournée réconfortante au Lycée de Tandjouaré.

À chaque arrêt, le Gouverneur a bravé le protocole pour s’adresser directement aux élèves installés devant leurs copies, distillant ainsi des conseils de méthode indispensables pour aborder sereinement cette étape charnière de leur cursus.

« Le travail, la discipline et la confiance en soi sont les clés de la réussite. Nous sommes venus vous témoigner notre soutien et vous souhaiter bonne chance », a lancé Affoh Atcha-Dédji, invitant les candidats au calme, à la concentration et au discernement.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes

Une mobilisation totale des acteurs locaux et régionaux

Signe de l’importance capitale que revêt l’éducation dans la politique de développement de la région, le Gouverneur n’était pas seul. En effet, il était escorté par le gotha administratif, sécuritaire et pédagogique de la zone.

Parmi les officiels présents, on notait la participation active du Préfet de Tône, Ouro-Gouroungou Iroumila, des maires des communes de Tône 1 et de Tandjouaré 1, ainsi que du Directeur régional de l’éducation (DRE) des Savanes, tous mobilisés pour veiller au grain.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes

Les Savanes en chiffres pour cette session 2025-2026

La région des Savanes, bien que confrontée à des défis géographiques et sécuritaires spécifiques, continue de démontrer sa résilience académique avec un contingent académique solide pour cette session.

  • Nombre total de candidats : 3 650 élèves répartis en séries générales et techniques ;
  • Logistique d’accueil : 17 centres d’écrit ouverts et sécurisés sur l’ensemble de la région.

Par ailleurs, les examens se poursuivront tout au long de la semaine. Pour ces 3 650 prétendants au précieux sésame, les prochaines heures seront décisives pour décrocher les clés de la classe de Terminale.

Biashara Afrika 3 : Faure donne 48h à son ministre de la Sécurité après un couac à l’aéroport

Bienvenue à Lomé, où la troisième édition du forum panafricain (Biashara Afrika ) s’est ouverte ce lundi 18 mai 2026 sur un magnifique cas d’école. Quand les grands discours sur l’intégration continentale se crashent sur le tarmac de l’aéroport Gnassingbé Eyadéma, il ne reste plus qu’à distribuer les ultimatums.

C’est le charme inégalable des grands raouts économiques africains. On y vient pour célébrer la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), on y manie des concepts vertigineux comme « marché unique de 1,4 milliard de consommateurs », et on repart avec une anecdote digne des meilleures comédies administratives.

Ce lundi, l’ouverture de Biashara Afrika 2026 à Lomé a offert aux participants un spectacle d’une lucidité rafraîchissante, transformant ainsi une simple cérémonie protocolaire en un tribunal des réalités frontalières sous nos cieux.

 

Le crime d’avoir un passeport africain en Afrique

L’ambiance était pourtant aux sourires convenus lorsque la ministre nigériane de l’Industrie, du Commerce et de l’Investissement, Dr Jumoke Oduwole, a pris la parole devant l’aréopage de chefs d’État et de magnats de la finance. Mais plutôt que de se fendre d’un énième satisfecit sur les promesses du commerce intra-africain, la ministre a choisi de raconter la folle nuit de deux investisseurs de haut vol, l’un nigérian, l’autre ghanéen, fraîchement débarqués d’Europe la veille au soir.

Leur tort ? Avoir commis l’audace de vouloir entrer sur le territoire togolais munis de leurs passeports nationaux respectifs, pourtant issus de l’espace CEDEAO, censé prôner la libre circulation depuis les années 1970.

Le verdict de la police des frontières a été implacable : accès refusé. Pour fouler le sol de Lomé, ces deux hommes d’affaires ont dû ravaler leur fierté panafricaine, sortir leur second passeport — européen, celui-là — et demander un visa de secours de 24 heures.

Le diagnostic du Dr Oduwole, forte de neuf ans d’expérience commerciale au Nigeria, est tombé comme un couperet :

« L’un d’eux, un investisseur du secteur des services financiers, m’a dit qu’il n’envisagerait pas d’investir ici. Nous n’avons pas encore quitté l’aéroport et sa décision était déjà prise. Une telle situation, où un Européen serait contraint de demander un visa sur un passeport africain au sein de l’Union européenne, ne se produirait jamais là-bas. »

L’ironie est savoureuse, bien qu’un peu coûteuse pour les caisses de l’État : pour être le bienvenu au Togo, mieux vaut définitivement être un Africain muni d’un passeport européen.

Mais pourquoi cette réaction de l’investisseur ? Nous, le petit peuple, luttons depuis toujours pour obtenir un laissez-passer avant de franchir les frontières. Donc, il n’y a pas le feu : c’est presque devenu une normalité. Ou bien les règles sont-elles différentes pour les investisseurs et pour les citoyens ordinaires ?

 

Le paradoxe de l’intégration : quand la bureaucratie bat la politique

Pour un pays qui se proclame hub logistique et financier régional, le constat est brutal. Les visas imposés aux voisins font fuir les capitaux. Le zèle des services aéroportuaires détruit l’image du pays en direct, devant les investisseurs. À Lomé, un Africain entre plus vite s’il brandit un passeport européen. Le passeport de la CEDEAO ? Optionnel.

 

Tic-tac : 48 heures pour sauver le « Hub »

Piqué au vif par cette charge sans filtre, et sans doute conscient que le ridicule de la situation était en train de vampiriser tout le prestige du forum, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a choisi de court-circuiter les usages et coutumes diplomatiques. Pas de comité de réflexion, pas de commission d’enquête parlementaire programmée sur six mois, mais une réaction instantanée.

Saluant le sens du timing de la ministre nigériane et du président d’Afreximbank, qui ont ainsi mis le doigt sur les schizophrénies du continent, Faure Gnassingbé a publiquement lancé un compte à rebours de style militaire :
« Je demande au ministre de la Sécurité de régler cette anomalie sous 48 h. »

Le message a le mérite de la clarté. Le premier flic du Togo a désormais jusqu’à mercredi, date de la clôture du forum, pour rééduquer ses services de l’immigration aux subtilités de la libre circulation des personnes, sous l’œil goguenard des observateurs continentaux.

Biashara Afrika 2026 s’était promis de lever les barrières non tarifaires qui étranglent le continent. C’est chose faite pour l’aéroport de Lomé, qui aura au moins appris qu’un projet de milliards de dollars peut parfois tenir à un coup de tampon mal ajusté.

ZLECAf : les frontières administratives plombent l’intégration africaine

« Ce genre d’incident est un signal d’alarme : sans libre circulation des personnes, la ZLECAf restera une coquille vide », a commenté un économiste ivoirien présent au forum. Un entrepreneur ghanéen a renchéri : « Si nous devons brandir un passeport européen pour investir en Afrique, alors l’intégration n’est qu’un slogan. »

Au-delà de l’anecdote, l’affaire révèle les contradictions profondes de l’intégration africaine. La ZLECAf promet un marché unique de 1,4 milliard de consommateurs et un PIB cumulé de 3 400 milliards de dollars, mais reste fragilisée par des pratiques administratives qui sapent sa crédibilité.

Les acteurs scrutent désormais les prochaines étapes : harmoniser les règles de visas, digitaliser les procédures frontalières et, surtout, affirmer une volonté politique ferme pour aligner les discours sur les réalités. Car à Lomé, l’Afrique a appris qu’un tampon mal placé peut coûter des millions d’investissements.

Biashara Afrika 3 : Faure Gnassingbé appelle l’Afrique à passer aux résultats

Le message était clair et sans détour. À l’ouverture de la troisième édition du forum panafricain Biashara Afrika, ce lundi 18 mai 2026 à Lomé, le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a plaidé pour une Afrique davantage tournée vers les résultats économiques concrets, exhortant les dirigeants du continent à passer des ambitions politiques aux actions capables de stimuler durablement la croissance et l’intégration africaine.

Lomé s’affirme plus que jamais comme la capitale du pragmatisme commercial africain. Ce lundi, la capitale togolaise est devenue le point de ralliement des décideurs du continent à l’occasion de la 3ᵉ édition de Biashara Afrika. Organisé main dans la main par le Secrétariat de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et le gouvernement togolais, ce forum de haut niveau dédié au commerce et à l’investissement intra-africains s’est ouvert sous le signe de l’offensive.

Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a profité de cette tribune pour livrer un discours aux accents de manifeste, fixant un cap clair à ses pairs :
« Le temps de la vision doit devenir celui des résultats. »

Pour le dirigeant togolais, l’Afrique fait face à un rendez-vous historique avec son destin économique. Il a affirmé avec force la « capacité collective du continent à transformer une ambition politique en réalité économique », rappelant que le temps des doutes était définitivement révolu.

 

Le Togo, laboratoire à ciel ouvert du marché unique

Loin de se limiter à des concepts théoriques, le chef de l’État a exposé la feuille de route du Togo comme une preuve par l’exemple. Le pays, idéalement positionné, capitalise sur ses infrastructures stratégiques pour s’imposer comme un maillon fort de la ZLECAf :

  • Une connectivité régionale renforcée pour fluidifier les corridors d’échanges.
  • Un hub logistique de premier plan, adossé à son port en eau profonde, unique dans la sous-région.
  • Des réformes structurelles audacieuses, régulièrement saluées à l’échelle continentale pour améliorer le climat des affaires.

À travers ce modèle, Lomé entend démontrer que l’intégration économique africaine peut générer des dividendes concrets et immédiats, dès lors que la volonté politique s’aligne sur les besoins des opérateurs économiques.

 

Les chiffres vertigineux d’un géant face à ses démons

L’enjeu macroéconomique de la ZLECAf reste sans équivalent à l’échelle du globe. Ce projet titanesque aspire à unifier un espace marchand aux proportions colossales :

Le marché de la ZLECAf en chiffres

  • États membres : 55 pays signataires.
  • Bassin de consommateurs : 1,4 milliard d’habitants.
  • Puissance financière : un PIB cumulé estimé à 3 400 milliards de dollars.

Cependant, ce tableau idyllique se heurte encore aux dures réalités des frontières. Le forum Biashara Afrika s’est donné pour mission de s’attaquer de front aux goulets d’étranglement qui brident encore le commerce intra-africain. Parmi les chantiers prioritaires identifiés par les participants figurent l’élimination des barrières non tarifaires, la résorption des déficits chroniques d’infrastructures, et l’assouplissement de l’accès aux financements. L’accent est également mis sur la refonte de chaînes de valeur actuellement trop fragmentées et sur l’urgence d’intégrer les Petites et Moyennes Entreprises (PME), souvent marginalisées dans les flux transfrontaliers.

 

Biashara Afrika : l’heure de concrétiser les promesses de la ZLECAf

« Nous devons passer des intentions aux résultats tangibles », a déclaré un entrepreneur kenyan présent au forum, saluant l’appel de Faure Gnassingbé. Un économiste nigérian a ajouté : « La ZLECAf ne sera crédible que si les PME trouvent leur place dans ce marché unique. » Ces voix traduisent l’attente pressante des acteurs économiques pour une mise en œuvre rapide et inclusive.

Au-delà des débats techniques, Biashara Afrika s’inscrit dans une dynamique géopolitique plus large : celle d’une Afrique qui veut peser davantage dans les échanges mondiaux. La ZLECAf est perçue comme une réponse stratégique aux défis de la mondialisation et aux tensions commerciales internationales.

Le message porté à Lomé ne laisse plus de place à la procrastination. L’Afrique dispose désormais du cadre juridique, des ressources naturelles et du capital humain nécessaires. Pour la ZLECAf, le défi ne réside plus dans la conception de l’avenir, mais bien dans son exécution immédiate.

Togo : L’Hôpital Mère-Enfant d’Amou Oblo inauguré dans les Plateaux

L’inauguration récente de ce complexe hospitalier ultra-moderne marque une étape décisive dans le déploiement de la couverture sanitaire universelle portée par le chef de l’État. Retour sur un événement qui redéfinit l’accès aux soins pour les femmes et les enfants de la commune d’Amou 2.

 

C’est un soulagement historique pour les populations de la région des Plateaux. Le samedi 16 mai dernier, la commune d’Amou 2 a vibré au rythme de l’inauguration de l’Hôpital Mère-Enfant du Togo à Amou Oblo. Cet événement d’envergure, placé sous le haut patronage du Chef de l’État, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, a réuni un parterre impressionnant de personnalités politiques, administratives, militaires et traditionnelles, parmi lesquelles l’ancien Premier ministre et actuel sénateur Komla Mali, ainsi que plusieurs membres du gouvernement.

Représentant le président du Conseil, le ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique, de la Couverture Sanitaire Universelle et des Assurances, M. Jean-Marie Koffi Tessi, a présidé cette cérémonie qui concrétise une promesse présidentielle majeure.

Institut National d'Assurance Maladie (INAM Togo)
© Institut National d'Assurance Maladie (INAM Togo)

« Que chaque naissance soit un moment de confiance, non d’angoisse. »

Pour les autorités locales, l’émotion et l’ambition étaient palpables. M. Meyébinesso Gnassingbé, député-maire d’Amou 2, s’est fait le porte-parole d’une population reconnaissante face à ce qu’il qualifie de révolution pour la prise en charge sanitaire locale :

« L’hôpital Mère-Enfant d’Amou Oblo sera un lieu où chaque naissance doit être un moment de confiance, et non d’angoisse », a-t-il affirmé avec force, tout en exhortant ses administrés à sanctuariser et protéger ce nouvel outil.

Cette infrastructure s’inscrit directement dans la dynamique enclenchée en 2024 avec le lancement de l’Assurance Maladie Universelle (AMU). M. Tchilabalo Pilante, Directeur Général de l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) — l’institution qui pilote cet ambitieux projet étatique —, a aussi rappelé que cet hôpital est le fruit d’un programme plus vaste prévoyant la construction de cinq centres d’excellence dédiés au couple mère-enfant à travers le pays.

En écho, le ministre de la Santé, M. Jean-Marie Koffi Tessi, a salué le leadership présidentiel, qualifiant l’édifice de « réponse de l’État aux besoins précis des populations ».

Institut National d'Assurance Maladie (INAM Togo)
© Institut National d'Assurance Maladie (INAM Togo)

Un géant technologique au service de la vie

C’est une véritable infrastructure de pointe qui se dresse désormais à Amou Oblo. Conçu pour désengorger les centres de santé environnants et offrir des soins de niveau international, ce complexe de 51 lits d’hospitalisation est implanté sur un site exceptionnel de 7 090 hectares. Il est notamment doté de deux blocs opératoires ultra-modernes, garantissant une prise en charge chirurgicale optimale.

Sur le plan médical, l’établissement propose un éventail complet de spécialités indispensables. Les équipes soignantes y assurent des services de gynécologie-obstétrique, de maternité, de pédiatrie, de chirurgie pédiatrique et de néonatologie. Le centre intègre également des unités de pointe pour les urgences, la réanimation, ainsi que des plateaux techniques d’imagerie et de biologie médicale.

En dotant la région des Plateaux d’un tel joyau, le Togo franchit un cap irréversible dans la modernisation de son système de santé, prouvant que l’accès à des soins de qualité n’est plus un luxe urbain, mais une réalité de proximité.

Togo : 3 milliards Fcfa pour 99 023 patients sous ARV en 2026

Le Togo poursuit ses efforts dans la lutte contre le VIH/Sida. En 2026, l’État togolais prévoit de consacrer une enveloppe de 3 milliards de Fcfa à la prise en charge de 99 023 personnes sous traitement antirétroviral (ARV), selon des informations rapportées par Eco & Finances.Cette allocation budgétaire s’inscrit dans la continuité de la politique nationale de lutte contre le VIH, axée sur l’accès gratuit aux soins, au dépistage et aux traitements pour les personnes vivant avec le virus.

Un engagement financier pour garantir les soins

À travers cet engagement financier, les autorités togolaises entendent garantir la disponibilité des médicaments antirétroviraux et assurer le suivi médical des patients pris en charge dans les différents centres de santé du pays.

Depuis plusieurs années, le Togo a progressivement renforcé son dispositif sanitaire en matière de lutte contre le VIH/Sida. Les campagnes de sensibilisation, les opérations de dépistage ainsi que le suivi thérapeutique ont été intensifiés afin d’améliorer la prévention et la prise en charge des malades.

Les personnes diagnostiquées séropositives bénéficient aujourd’hui d’un accompagnement médical régulier et d’un accès gratuit aux traitements ARV. Une politique sanitaire qui contribue à limiter les interruptions de traitement et à améliorer les conditions de vie des patients.

Un modèle togolais face aux défis régionaux

Dans plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, l’accès aux antirétroviraux demeure encore confronté à des difficultés liées au coût des traitements, à la disponibilité des médicaments ou aux capacités des systèmes de santé. Le modèle togolais apparaît ainsi comme l’un des dispositifs ayant permis d’élargir l’accès aux soins pour les personnes vivant avec le VIH.

Les organisations internationales engagées dans la lutte contre le Sida saluent régulièrement les efforts entrepris par les États qui maintiennent des politiques de gratuité des traitements et renforcent les programmes de prévention.

Au-delà de l’aspect médical, les autorités togolaises misent également sur la sensibilisation des populations, la réduction des nouvelles infections et l’amélioration du suivi des patients afin de poursuivre les progrès enregistrés dans la lutte contre le VIH/Sida.

TOGO : dédicace de l’ouvrage du Professeur François Adebayo ABIOLA à l’ESA

L’École Supérieure d’Agronomie a servi de cadre, le mercredi 13 mai 2026, à la cérémonie officielle de dédicace de l’ouvrage intitulé « La Profession Vétérinaire en Afrique Subsaharienne : l’EISMV, une grande école pionnière », signé par François Adebayo ABIOLA.

L’événement a réuni des autorités universitaires, des enseignants-chercheurs, des professionnels du secteur vétérinaire ainsi que de nombreux étudiants venus assister à cette rencontre consacrée à la médecine vétérinaire et à la formation des cadres africains dans ce domaine stratégique.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Un auteur au parcours exceptionnel

Docteur vétérinaire de formation, ancien directeur général de l’EISMV de Dakar, ancien ministre d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et ancien Vice-Premier ministre du Bénin, le Professeur François Adebayo ABIOLA propose, à travers cet ouvrage de 210 pages, une analyse consacrée à l’évolution de la profession vétérinaire en Afrique subsaharienne ainsi qu’au rôle joué par l’EISMV dans la formation des ressources humaines spécialisées.

Dans son livre, l’auteur revient notamment sur la création de l’EISMV de Dakar, une institution mise en place pour répondre aux besoins croissants des États africains en matière de santé animale, de production animale et de formation vétérinaire. L’ouvrage retrace également plusieurs étapes importantes de l’histoire de cette école sous-régionale, en évoquant les difficultés administratives, académiques et sociales auxquelles l’établissement a été confronté au fil des années.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Réformes et enjeux de la profession vétérinaire

Le Professeur ABIOLA y aborde aussi les différentes réformes engagées pour moderniser l’institution et renforcer ses capacités de formation, dans un contexte marqué par l’évolution des défis sanitaires et agricoles sur le continent africain.

L’ouvrage met par ailleurs l’accent sur les enjeux liés à la consolidation de la profession vétérinaire en Afrique subsaharienne. L’auteur insiste notamment sur le rôle des vétérinaires dans la santé animale, la sécurité alimentaire, la recherche scientifique, la prévention des maladies ainsi que l’accompagnement des politiques de développement agricole.

Au cours de la cérémonie, le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado TCHANGBEDJI, également Président du Conseil d’administration de l’EISMV de Dakar, a salué l’initiative de publication de cet ouvrage consacré à un secteur considéré comme stratégique pour les économies africaines.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Un plaidoyer pour l’EISMV et la formation vétérinaire

Dans son intervention, il a indiqué que, conformément aux orientations du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le Togo entend poursuivre son plaidoyer auprès des États membres afin de renforcer le soutien accordé à l’EISMV de Dakar, présentée comme une institution de référence dans la sous-région.

La rencontre s’est poursuivie par une séance d’échanges entre l’auteur et le public. Enseignants-chercheurs, professionnels et étudiants ont notamment abordé les défis actuels de la formation vétérinaire, les perspectives d’évolution du secteur ainsi que la contribution des sciences vétérinaires au développement des pays africains.

La cérémonie a pris fin par la séance de dédicace de l’ouvrage, au cours de laquelle le Professeur François Adebayo ABIOLA a procédé à des signatures personnalisées des exemplaires remis aux participants.

Lomé : la CIA 2026 valorise la main‑d’œuvre locale

Le secteur de l’immobilier et du bâtiment au Togo amorce un tournant stratégique. L’Institut de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) Bâtiment de Lomé a accueilli, mercredi 13 mai 2026, la toute première édition de la Conférence sur l’Immobilier en Afrique (CIA), organisée par African Business Immo et le Project Management Institute (PMI) Togo Chapter. Au cœur des débats, une problématique cruciale : comment transformer la main-d’œuvre locale en moteur de développement durable ?

Ministère de l'aménagement du territoire
© Ministère de l'aménagement du territoire

Un front commun pour le secteur du BTP

Sous l’égide du ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme, la conférence a mobilisé un impressionnant panel d’acteurs. Experts de l’immobilier, professionnels du BTP, institutions de formation, partenaires financiers et organisations professionnelles se sont réunis autour du thème : « Conserver la main-d’œuvre locale : formation, information et insertion ». Ainsi, l’objectif est de réfléchir aux solutions concrètes pour valoriser les compétences locales et répondre aux défis croissants du secteur.

Le Directeur de cabinet du ministère, Dr EDOH Komla, représentant le ministre d’État Sévon-Tépé Kodjo ADEDZE, a rappelé l’adage populaire : « Quand le bâtiment va, tout va ». Pour le gouvernement, le BTP dépasse la simple construction : il irrigue l’architecture, la décoration, le mobilier et les services financiers, et constitue également un levier de souveraineté et de réduction des inégalités sociales.

Ministère de l'aménagement du territoire
© Ministère de l'aménagement du territoire

Le « triptyque » du succès : formation, information, insertion

Au-delà de la performance économique, les autorités voient dans la valorisation des compétences nationales un levier de souveraineté. Dr EDOH Komla a détaillé les trois piliers sur lesquels le Togo doit désormais s’appuyer pour répondre à l’urbanisation rapide :

  • Le défi de la formation : renforcer les dispositifs techniques pour doter la jeunesse de compétences solides et adaptées aux réalités du marché.
  • Le défi de l’information : mieux faire connaître les métiers du bâtiment, souvent méconnus ou sous-estimés par les jeunes, malgré leur potentiel de développement.
  • Le défi de l’insertion : créer des passerelles concrètes entre les centres de formation et les entreprises pour garantir une intégration durable des diplômés.

De son côté, Madame Lorraine Michelle Ekue, promotrice de l’événement, a insisté sur l’urgence de former une nouvelle génération de professionnels capables de répondre aux standards internationaux imposés par l’urbanisation rapide et les besoins croissants en infrastructures modernes.

Ministère de l'aménagement du territoire
© Ministère de l'aménagement du territoire

L’innovation au service de la jeunesse

Cette conférence n’est pas restée au stade des simples discours. Elle a donné corps à des solutions concrètes en mettant en lumière le programme de mentoring Impact 360, porté par African Business Immo. Ce projet ne se limite pas à un accompagnement théorique : il propose également un suivi personnalisé des jeunes, depuis leur orientation académique jusqu’à leur insertion professionnelle, en passant par l’accès à l’entrepreneuriat dans les métiers du bâtiment et de l’immobilier.

Impact 360 ambitionne ainsi de créer une nouvelle génération de professionnels qualifiés, capables de répondre aux standards internationaux et de transformer le capital humain local en véritable levier de compétitivité pour le secteur immobilier africain.

Ministère de l'aménagement du territoire
© Ministère de l'aménagement du territoire

Un héritage et une vision

Cette dynamique s’inscrit dans une continuité historique, avec le rôle du Centre de la Construction et du Logement (CCL), acteur majeur de la formation depuis 1967. Elle se projette aussi vers l’avenir, sous l’impulsion du chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, qui a fait de la structuration du secteur immobilier une priorité, notamment à travers la création des IFAD.

Finalement, en clôturant cette première édition de la CIA, Lomé confirme son ambition : devenir un carrefour de réflexion et d’innovation pour l’immobilier africain. Plus qu’une conférence, cette rencontre apparaît comme un signal fort : celui d’un Togo déterminé à faire du capital humain local le pilier de son développement socio-économique.

 Togo : quatre Nigérians et un Béninois arrêtés après un braquage à Lomé 

Les forces de sécurité togolaises ont frappé un grand coup dans la lutte contre la criminalité transnationale. Le jeudi 7 mai 2026, un réseau de malfaiteurs spécialisés dans les braquages à main armée a été stoppé à la frontière de Sanvee‑Condji, quelques heures seulement après avoir semé la terreur en plein cœur de la capitale. Cette opération illustre la réactivité et le professionnalisme croissant des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), déterminées à préserver la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo

L’attaque du boulevard du 13 janvier

L’effervescence de Lomé bat son plein sur le boulevard du 13 janvier lorsque des individus à moto ciblent un commerçant togolais qui vient de retirer une importante somme dans une agence bancaire. Les malfrats ouvrent le feu pour intimider et neutraliser leur victime, puis s’emparent d’un sac contenant plusieurs millions de francs CFA. Les témoins donnent l’alerte immédiatement. Les FDS déploient alors un dispositif de bouclage et de poursuite, tout en misant sur le renseignement en temps réel pour intercepter les fuyards.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo

Une interception musclée à Sanvee‑Condji

La traque, menée avec une précision chirurgicale, porte ses fruits à plusieurs dizaines de kilomètres de là. Les suspects, persuadés d’avoir semé les forces de l’ordre, sont localisés à Sanvee‑Condji, au poste frontalier avec le Bénin. C’est alors qu’ils tentaient de quitter le territoire togolais que le coup de filet a eu lieu. Les personnes interpellées forment un groupe de cinq individus : quatre ressortissants nigérians et un béninois, ce dernier jouant le rôle de chauffeur. Lors des fouilles, les enquêteurs découvrent une arme automatique, des munitions soigneusement dissimulées, ainsi qu’une partie conséquente du butin dérobé.

Un réseau aux ramifications meurtrières

Au‑delà du braquage de jeudi, les premiers interrogatoires révèlent des faits encore plus graves. Les suspects reconnaissent leur implication directe dans une autre attaque meurtrière survenue en février dernier à Lomé. Cette confession confirme l’existence d’un réseau criminel organisé et mobile, capable de frapper et de se replier de part et d’autre des frontières. Dans un contexte régional marqué par la mobilité des réseaux criminels, cette opération a également mis en évidence l’efficacité des capacités de renseignement, d’intervention et de coordination des forces togolaises.

Police Nationale Togo
© Police Nationale Togo

Vers une justice exemplaire

Les enquêteurs maintiennent les cinq suspects en garde à vue et mènent une enquête approfondie pour identifier d’éventuels complices locaux et éclairer l’ensemble de leurs activités criminelles. Les autorités judiciaires les présenteront prochainement afin qu’ils répondent de faits de vol à main armée, de détention illégale d’armes de guerre et d’association de malfaiteurs.

Les forces de sécurité ont sécurisé une partie du butin grâce à cette intervention, rendant un semblant de justice à la victime et adressant un signal fort aux réseaux criminels transfrontaliers : le Togo place son territoire sous vigilance accrue et refuse toute impunité.

Togo–UNICEF : renforcer la nutrition de la petite enfance par la recherche et la formation

Le gouvernement togolais et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) poursuivent leurs échanges autour des questions liées à la nutrition de la petite enfance. Une rencontre de travail s’est tenue dans ce cadre le 12 mai 2026 entre le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbedji, et une délégation de UNICEF conduite par sa représentante résidente au Togo, Erinna Corinne Dia.

 

Les discussions ont principalement porté sur les mécanismes à mettre en place afin d’améliorer l’alimentation des enfants en bas âge et de renforcer les dispositifs de prévention nutritionnelle au Togo. Les deux parties ont échangé sur plusieurs pistes de collaboration impliquant notamment les universités publiques, les centres de recherche et les acteurs intervenant dans le domaine de la santé maternelle et infantile.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Mobilisation des universités et centres de recherche

Au cours de cette séance de travail, le ministre délégué a réaffirmé l’engagement des autorités togolaises, sous l’impulsion du président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, à soutenir les initiatives destinées à améliorer la nutrition de la petite enfance. Il a indiqué que le sous-secteur de l’enseignement supérieur entend mobiliser les compétences scientifiques disponibles au sein des universités publiques ainsi que dans les laboratoires spécialisés et centres de recherche du pays.

Selon le ministre, ces structures pourront contribuer aux recherches sur la composition des repas destinés aux jeunes enfants afin de promouvoir une alimentation équilibrée, adaptée aux besoins nutritionnels liés à la croissance. Les échanges ont également mis en avant la nécessité de renforcer les capacités des professionnels concernés dans l’encadrement alimentaire et sanitaire des enfants.

Dans cette perspective, l’accent a été mis sur la formation des sages-femmes ainsi que des responsables de cantines scolaires. Les autorités souhaitent mieux les outiller sur les besoins nutritionnels spécifiques des enfants en bas âge afin d’améliorer les pratiques d’alimentation et de prévention au sein des structures concernées.

Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur
© Ministère délégué, chargé de l’Enseignement Supérieur

Un projet de centre d’excellence en nutrition

Par ailleurs, les échanges ont abordé le projet de création d’un centre d’excellence dédié à la nutrition de la petite enfance. À ce sujet, le ministre délégué a évoqué l’expérience du Togo dans la gestion des Centres d’Excellence Africains soutenus par la Banque mondiale. Il a exprimé l’intérêt du pays pour l’accueil d’une telle initiative et réaffirmé la disponibilité du gouvernement togolais à accompagner sa mise en œuvre.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des actions engagées par les autorités togolaises et leurs partenaires pour renforcer les politiques de nutrition et de santé en faveur des enfants.

Togo : 14 nouvelles unités de police pour renforcer la sécurité nationale

Dans une dynamique de renforcement de la protection des biens et des personnes, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a officialisé la création de 14 nouvelles unités de police. Ce déploiement stratégique, qui touche toutes les régions du pays, comprend des commissariats centraux, des brigades anti-criminalité (BAC) et des postes de police.

Un maillage renforcé dans le Grand-Lomé

La capitale et sa périphérie bénéficient d’une attention particulière avec la création de quatre unités clés. Le Grand-Lomé voit ainsi l’implantation de deux nouveaux commissariats centraux, situés respectivement à Adidogomé et Baguida. Pour renforcer la lutte contre la délinquance urbaine, deux brigades anti-criminalité sont également opérationnelles dans les quartiers de Kégué et Adakpamé.

Expansion dans les régions Maritime et des Plateaux

La région Maritime enregistre le nombre le plus élevé de nouvelles structures avec quatre unités réparties dans les communes de Zio 1, Zio 2 et Avé 1.

Plus au nord, la région des Plateaux se voit dotée de quatre commissariats supplémentaires, scindés par zones géographiques :

  • Plateaux-Est : deux commissariats implantés dans les communes d’Ogou 1 et Haho 2.
  • Plateaux-Ouest : deux unités de police situées au marché central de Kpalimé et à Agou Nyogbo.

Vigilance accrue dans le Centre et les Savanes

Enfin, les régions Centrale et des Savanes ne sont pas en reste. Un poste de police a été créé dans chacune de ces zones, plus précisément dans les communes de Tchaoudjo 1 et de Tandjouare 2, afin d’assurer une présence sécuritaire dans ces localités.

Objectifs : Proximité et Réactivité

Selon les autorités sécuritaires, cette extension du réseau s’inscrit dans la stratégie nationale de maillage sécuritaire. L’objectif est double :

  1. Sur le plan opérationnel : augmenter les capacités d’intervention rapide pour lutter contre l’insécurité et maintenir l’ordre public.
  2. Sur le plan administratif : offrir des services de proximité aux populations, facilitant ainsi les démarches administratives courantes.

Ces nouvelles unités devraient permettre une réduction des délais d’intervention et une meilleure connaissance du terrain par les forces de l’ordre, au plus près des réalités de chaque commune.