BLITTA,10 septembre 2026 – Le Togo élargit son dispositif de soutien à la scolarisation des filles. À Blitta Gare, dans la commune de Blitta 1, les autorités ont donné, mercredi 9 septembre 2026, le coup d’envoi de la deuxième campagne nationale de distribution de kits scolaires destinée aux élèves filles des établissements publics situés dans les zones les plus vulnérables du pays.
La cérémonie, présidée au nom du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé par Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire générale de la Présidence du Conseil et Gouverneure de la Banque mondiale pour le Togo, marque une nouvelle étape du Projet d’Autonomisation des Femmes et du Dividende Démographique en Afrique subsaharienne plus, connu sous le nom de SWEDD+ Togo.
Cette année, le dispositif change d’échelle. Plus de 150 000 kits scolaires doivent parvenir aux bénéficiaires réparties dans 1 500 localités, contre 101 334 élèves filles accompagnées lors de la première édition en 2025 dans 782 localités.
Le gouvernement et ses partenaires ciblent en priorité les territoires confrontés aux vulnérabilités multidimensionnelles. L’objectif consiste à réduire les obstacles matériels susceptibles de fragiliser la scolarité des filles, notamment dans les familles disposant de faibles ressources.
Le programme concerne les élèves filles du primaire ainsi que celles des collèges et lycées publics. Par conséquent, l’opération ne se limite pas à une aide ponctuelle à la rentrée scolaire. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large visant à maintenir les filles dans le système éducatif et à renforcer leurs perspectives de réussite.
Le dispositif bénéficie du financement de la Banque mondiale et de l’appui technique du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). À travers SWEDD+, le Togo ambitionne d’accompagner plus d’un million de filles et de femmes, en agissant à la fois sur leur maintien à l’école, leur autonomisation économique et leur accès aux services de santé reproductive.
Au-delà de l’accès aux fournitures scolaires, la campagne entend aussi valoriser les performances académiques des jeunes filles.
Ainsi, les meilleures élèves aux examens du CEPD, du BEPC et du BAC 1 dans les cantons concernés par le programme ont reçu une distinction. Elles bénéficient également de sacs scolaires équipés de panneaux solaires et d’une lampe d’éclairage.
Fabriqués au Togo, ces équipements apportent une réponse pratique aux contraintes liées à l’accès à l’éclairage pour les études à domicile. Ils traduisent aussi la volonté des promoteurs du programme de combiner soutien social, réussite scolaire et solutions adaptées aux réalités locales.
Le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a présenté cette opération comme une traduction concrète du premier axe stratégique du secteur, consacré à l’équité d’accès à l’éducation et à la formation.
Pour le gouvernement, le soutien matériel doit aller de pair avec l’amélioration des conditions d’apprentissage. Mama Omorou a ainsi rappelé que l’objectif ne consiste pas uniquement à inscrire davantage d’enfants à l’école, mais aussi à leur permettre d’y apprendre, d’y progresser et de réussir.
Cette orientation accompagne plusieurs mesures déjà engagées au cours des dernières années : gratuité de la scolarité dans l’enseignement public primaire et secondaire, suppression des frais d’inscription aux examens scolaires, développement des cantines scolaires, couverture sanitaire des élèves à travers la School AMU et construction de nouvelles infrastructures.
Selon les données communiquées à cette occasion, ces politiques ont contribué à réduire les écarts entre filles et garçons dans l’enseignement de base. Au primaire, le taux net de scolarisation atteint 98,54 % chez les filles, contre 97,07 % chez les garçons. Le taux d’achèvement s’élève, lui, à 90,48 % pour les filles, contre 87,19 % pour les garçons.
Présente à Blitta, Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice de la Division de la Banque mondiale pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Togo, a salué l’orientation prise par les autorités togolaises en faveur d’une éducation plus inclusive.
Pour l’institution financière internationale, la promotion de l’éducation des filles constitue un investissement à long terme dans le capital humain. Elle a donc réaffirmé sa volonté de poursuivre et de renforcer son accompagnement du Togo.
Le SWEDD+ Togo dispose d’un financement approuvé par le Conseil d’administration de la Banque mondiale le 29 septembre 2023, pour un montant de 62,5 millions de dollars, soit environ 37,5 milliards de francs CFA.
La distribution de fournitures ne représente qu’un volet du projet. Le programme comprend également plusieurs actions destinées à lever d’autres obstacles qui touchent les filles et les femmes.
Par exemple, le projet prévoit la délivrance d’actes de naissance aux personnes dépourvues de documents d’état civil. Il vise aussi à améliorer l’offre de soins grâce à l’équipement des formations sanitaires en échographes modernes et au déploiement de cliniques mobiles.
Sur le terrain économique, le SWEDD+ accompagne les groupements agricoles féminins à travers la mise à disposition de matériels et d’équipements. Le programme prévoit également l’« École de la chance », qui propose des formations professionnelles courtes et gratuites dans des métiers comme la couture, la coiffure, l’esthétique ou encore la broderie. Les jeunes filles vulnérables et celles qui ont quitté le système scolaire figurent notamment parmi les bénéficiaires.
Par ailleurs, l’aménagement et l’équipement des Maisons de la femme doivent créer des espaces consacrés à l’entrepreneuriat, à l’écoute et à l’accompagnement des femmes et des filles.
Lors de la cérémonie, Sandra Ablamba Johnson a insisté sur la dimension sociale et nationale de cette politique. Selon elle, permettre aux filles d’accéder aux mêmes possibilités d’apprentissage et de réussite renforce directement le potentiel du pays.
Elle a également appelé les bénéficiaires à voir dans les kits remis non pas de simples fournitures scolaires, mais un signe d’encouragement de la Nation. Elle les a invitées à poursuivre leurs études avec discipline, courage, persévérance et détermination.
Avec cette deuxième édition, le Togo cherche donc à franchir un nouveau cap : toucher davantage de filles, concentrer les efforts sur les territoires les plus vulnérables et associer l’accès à l’école à la réussite, à la protection sociale et à l’autonomisation.
À Blitta, le message est ainsi clairement posé : soutenir la scolarisation des filles ne relève plus seulement de l’aide à la rentrée. L’enjeu est désormais de créer les conditions pour qu’elles restent à l’école, réussissent leurs études et disposent, à terme, de meilleures chances d’autonomie.
À travers la remise de prix à dix élèves de la commune de Tône 1, le gouvernement togolais et ses partenaires internationaux ont associé appui individuel, dotation matérielle aux écoles et soutien aux jardins d’enfants dans une même opération.
Dix jeunes filles ont reçu, le 8 septembre à Dapaong, la plus haute distinction offerte aux meilleures candidates au Certificat d’études du premier degré de la commune de Tône 1. La cérémonie, tenue dans la salle du Gouvernorat de la région des Savanes, a récompensé des résultats scolaires, mais elle a surtout servi de point d’orgue à un programme d’appui qui dépasse largement les dix lauréates.
Le gouvernement togolais a construit cette opération, menée avec l’UNICEF, l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) et l’initiative mondiale Safe to Learn, autour de trois niveaux d’intervention distincts. Les dix lauréates ont d’abord reçu un lot complet de fournitures pour la classe de sixième : manuels de mathématiques, de physique-chimie-technologie et de sciences de la vie et de la Terre, kit de géométrie, sac d’écolier, cahiers, stylos, corsage et kaki. Chacune a également reçu une enveloppe financière de 40 000 francs CFA.
L’appui ne s’arrête pas aux lauréates. Les écoles primaires publiques de la commune ont reçu des boîtes de craie blanche, des ensembles géométriques et des globes terrestres, tandis que les jardins d’enfants ont bénéficié de ramettes de papier, gobelets, seaux, nattes, feutres, peintures à eau et cahiers-journaux.
Dans une région rurale comme les Savanes, une enveloppe de 40 000 francs CFA par élève représente souvent plusieurs mois de dépenses scolaires courantes pour un ménage. En couplant cet appui financier direct à un lot de fournitures pour l’entrée en sixième, les partenaires cherchent à lever l’un des obstacles les plus fréquents au maintien des filles dans le secondaire : le coût de la transition entre le primaire et le collège.
Message porté lors de la cérémonie par Tône 1 est sans ambiguïté : l’excellence mérite d’être reconnue, encouragée et accompagnée.
Des partenaires internationaux convergent vers un même objectif
L’implication conjointe de l’UNICEF, de la KOICA et de l’initiative Safe to Learn traduit une convergence d’agendas : promouvoir l’éducation des filles, sécuriser l’environnement scolaire et soutenir le leadership féminin dès le plus jeune âge. Cette coordination entre bailleurs autour d’une même cérémonie locale illustre une tendance plus large dans la région des Savanes, où plusieurs programmes éducatifs mobilisent désormais des financements combinés plutôt que des interventions isolées.
Le maire de la commune de Tône 1, le directeur de cabinet du ministère de l’Éducation nationale, le secrétaire général de la préfecture de Tône, la représentante de l’UNICEF au Togo, des inspecteurs de l’éducation, des enseignants, des parents d’élèves et le chef canton de Dapaong ont assisté à la cérémonie, signe de l’ancrage local que les organisateurs ont voulu donner à cette opération.
Par ailleurs, les organisateurs espèrent créer un effet d’entraînement auprès de l’ensemble des élèves de Tône 1. En conjuguant reconnaissance publique et appui matériel concret, la commune veut transformer cette cérémonie annuelle en levier tangible pour encourager les filles à poursuivre leur scolarité au-delà du primaire.
Les professeurs Kperkouma Walla et Povi Lawson-Evi ont pris leurs fonctions de premier et deuxième vice-présidents de l’Université de Lomé. Plus que le renouvellement d’une équipe dirigeante, la cérémonie a mis en scène la présence de la présidente de l’Université de Kara, signe d’un rapprochement entre les deux pôles universitaires publics du Togo.
Deux fauteuils ont changé de titulaire, ce mercredi, à la présidence de l’Université de Lomé. Nommés par décret en conseil des ministres, les professeurs Kperkouma Walla et Povi Lawson-Evi ont officiellement pris leurs fonctions de premier vice-président et de deuxième vice-présidente de la principale université publique du Togo, lors d’une cérémonie tenue dans la salle du conseil de la présidence.
La cérémonie a été présidée par le professeur Gado Tchangbedji, ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, assisté du président de l’Université de Lomé, le professeur Kossivi Hounake. Les interventions se sont succédé, mêlant remerciements aux équipes sortantes, félicitations aux nouveaux titulaires ainsi qu’orientations stratégiques pour le mandat à venir.
Par ailleurs, le choix de nommer les vice-présidents par décret en conseil des ministres, plutôt que par une procédure strictement interne à l’université, illustre le degré de supervision que l’État togolais conserve sur la gouvernance de son principal établissement d’enseignement supérieur.
Qui prend quelle fonction ?
Pr Kperkouma Walla Premier vice-président de l’Université de Lomé, entré en fonction le 9 septembre 2026.
Pr Povi Lawson-Evi Deuxième vice-présidente de l’Université de Lomé, entrée en fonction le 9 septembre 2026.
La présence de Kara, lecture d’une synergie interuniversitaire
La cérémonie a aussi été marquée par la présence de la professeure Prénam Houzou-Mouzou, présidente de l’Université de Kara, seconde université publique du pays. Sa participation à un événement institutionnel propre à l’Université de Lomé n’a rien d’anodin : elle matérialise des liens jugés solides entre les deux établissements, à un moment où plusieurs pays de la région cherchent à mieux articuler leurs réseaux universitaires publics.
Une telle présence croisée aux cérémonies officielles de l’autre institution peut annoncer un partage accru de bonnes pratiques de gouvernance, voire de programmes de recherche communs, entre les deux seuls pôles universitaires publics du Togo.
D’ailleurs, la présence de la présidente de l’Université de Kara témoigne des liens solides et de la synergie entre les deux universités publiques du Togo.
Avec ses effectifs comptés en dizaines de milliers d’étudiants, l’Université de Lomé reste le plus grand établissement d’enseignement supérieur du Togo. Les fonctions de premier et deuxième vice-présidents y couvrent traditionnellement des volets distincts de la gouvernance académique : pilotage des affaires pédagogiques et scientifiques d’un côté, administration et vie universitaire de l’autre, sous l’autorité du président de l’université.
Le changement de titulaires intervient alors que l’enseignement supérieur togolais poursuit sa mise en conformité avec le système Licence-Master-Doctorat et les standards régionaux que porte le Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de l’Ouest, réseau que l’Université de Lomé a rejoint dès le milieu des années 2000.
Le Japon renouvelle son soutien à la sécurité alimentaire du Togo. Les deux pays ont conclu, mardi 8 septembre 2026 à Lomé, un nouvel accord de don dans le cadre du programme Kennedy Round (KR). D’une valeur de 200 millions de yens, soit environ 800 millions de francs CFA, cette contribution servira principalement à financer l’achat de riz destiné au marché togolais.
Au-delà de l’aide alimentaire, Tokyo et Lomé misent sur ce dispositif pour renforcer les disponibilités sur le marché national et limiter les tensions susceptibles d’affecter les prix des produits de première nécessité.
Le riz comme instrument de sécurité alimentaire
Avec ce nouveau financement, le Japon cherche d’abord à anticiper les risques de déficit alimentaire. L’achat de riz doit permettre au Togo de disposer d’une réserve supplémentaire face aux éventuelles tensions sur l’approvisionnement.
Cette intervention poursuit également un objectif économique. En augmentant les volumes disponibles sur le marché, le mécanisme KR peut contribuer à contenir les pressions sur les prix et à préserver l’accès des ménages aux produits alimentaires essentiels.
L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon au Togo, Junji Gomakudo, souligne la continuité de cette coopération. Depuis plusieurs années, le Japon accompagne le Togo à travers des aides alimentaires, mais également par la fourniture d’engrais et d’équipements agricoles et de génie civil produits au Japon.
Tokyo salue les progrès de la production agricole togolaise
Pour le diplomate japonais, le Togo a engagé des transformations importantes dans son secteur agricole. La création de Zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP), la mise en valeur des terres et le regroupement des producteurs doivent permettre d’améliorer la productivité.
Ces réformes ont déjà contribué, selon lui, à une hausse importante de la production de plusieurs catégories de produits, notamment les céréales, les légumes-racines et les légumineuses. Le soutien japonais intervient ainsi dans un contexte où Lomé cherche à renforcer simultanément la production nationale et la disponibilité des produits alimentaires sur les marchés.
Un mécanisme qui dépasse la simple aide alimentaire
Le ministre de l’Agriculture, Antoine Lékpa Gbegbeni, insiste sur la portée économique du programme KR. Selon lui, la commercialisation du riz obtenu grâce au financement japonais ne sert pas uniquement les objectifs de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le dispositif peut également agir sur le fonctionnement du marché intérieur, notamment à travers les volumes disponibles, la qualité des produits proposés et l’évolution des prix.
Cette logique distingue le programme d’une simple opération de distribution gratuite. Le riz financé par le Japon est destiné à être vendu sur le marché togolais, tandis que les recettes générées alimenteront un mécanisme financier destiné à soutenir de nouveaux investissements.
1 570 tonnes de riz attendues en décembre
Dans le cadre du KR 2025, une cargaison de 1 570 tonnes de riz blanc, financée à hauteur de 200 millions de yens, soit environ 800 millions de francs CFA, doit arriver au Port autonome de Lomé en décembre prochain.
La commercialisation de cette cargaison permettra au gouvernement de constituer un fonds de contrepartie. Le principe prévoit ensuite des consultations entre les autorités japonaises et togolaises afin de déterminer l’utilisation de ces ressources. L’agriculture et l’éducation figurent notamment parmi les secteurs susceptibles de bénéficier de ce financement.
Tokyo et Lomé prolongent une coopération stratégique
À travers ce modèle, le Japon combine assistance alimentaire immédiate et soutien à des investissements futurs. Le Togo, de son côté, bénéficie à la fois d’un apport destiné à renforcer l’offre alimentaire et d’un mécanisme susceptible de générer des ressources pour financer des projets de développement.
L’accord signé à Lomé confirme ainsi que la coopération agricole entre le Togo et le Japon ne se limite plus à l’approvisionnement alimentaire : elle s’inscrit également dans une stratégie plus large de stabilisation du marché et de financement du développement socio-économique.
La Région Maritime veut placer les collectivités territoriales au premier plan de la réponse aux défis liés à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. À l’occasion de la Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (JADDL), prévue le jeudi 10 septembre 2026, le Conseil Régional Maritime réunira à Tsévié plusieurs acteurs publics et de la société civile pour examiner les moyens de rendre les territoires plus résilients et plus inclusifs.
Une rencontre centrée sur les capacités des collectivités
La célébration s’inscrit dans le cadre des orientations de la Commission de l’Union africaine, relayées au niveau national par le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières (MATGLAC).
Cette édition sera placée sous le thème : « Autonomisation des autorités locales pour une eau et un assainissement durables : faire progresser des villes et territoires résilients, inclusifs et durables vers l’Agenda 2063. »
Par ailleurs, la rencontre entend surtout examiner la capacité des collectivités à concevoir, coordonner et suivre des réponses adaptées aux besoins des populations.
Les acteurs territoriaux autour de la même table
Pour alimenter les discussions, le Conseil Régional Maritime convoquera une table ronde réunissant les élus régionaux, les autorités préfectorales, les directeurs régionaux des services sectoriels, les structures techniques intervenant dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, notamment WASH et la Togolaise des eaux (TdE), ainsi que les organisations de la société civile.
Cette diversité d’intervenants doit permettre de rapprocher la décision politique des réalités opérationnelles du terrain. L’enjeu consiste notamment à améliorer la coordination entre les administrations, les collectivités et les partenaires engagés dans les projets d’accès à l’eau et d’assainissement.
Les infrastructures photovoltaïques au centre des échanges
Les participants analyseront également plusieurs initiatives territoriales déjà engagées dans la région. Le programme régional d’implantation de forages photovoltaïques solaires figurera notamment parmi les actions examinées.
Cette approche traduit la volonté de rechercher des solutions durables, capables de renforcer l’accès aux infrastructures hydrauliques tout en tenant compte des contraintes propres aux territoires. Les échanges devraient ainsi permettre d’identifier les conditions nécessaires à une meilleure mise en œuvre et à une coordination plus efficace des interventions.
Des recommandations attendues pour accélérer les actions
Le Conseil Régional Maritime veut faire de cette journée un espace de bilan et de propositions. Les participants devront évaluer les actions actuellement menées, relever les difficultés rencontrées et dégager des pistes d’amélioration susceptibles d’être traduites en mesures concrètes.
L’objectif affiché est de renforcer l’action locale afin d’accélérer l’accès aux services essentiels et de favoriser un développement territorial plus durable et inclusif dans la Région Maritime.
En somme, les résolutions techniques et les recommandations budgétaires qui émergeront de ces tables rondes de la rencontre qui se tiendra demain au siège du Conseil Régional Maritime, à Tsévié, dicteront les prochains cahiers des charges régionaux, redéfinissant concrètement la notion de résilience climatique et sanitaire à l’échelle locale.
L’Afrique redessine sa stratégie énergétique autour de l’atome. En effet, face à une précarité électrique touchant 640 millions d’habitants, une coalition de nations émergentes incluant le Togo, le Ghana et le Kenya abandonne les projets traditionnels au profit des petits réacteurs modulaires (SMR). La présence du président du conseil Faure Gnassingbé ce mercredi au World Nuclear Symposium de Londres illustre cette nouvelle diplomatie : positionner le continent non plus comme un simple observateur, mais comme un marché nucléaire en pleine structuration d’ici 2050.
Les catalyseurs du virage nucléaire africain
Longtemps jugée inabordable, l’énergie nucléaire devient ainsi une option pragmatique sous l’impulsion de deux facteurs disruptifs :
Le changement d’échelle technologique : les SMR (jusqu’à 300 MW) s’affranchissent des décennies de construction des méga‑centrales. Préfabriqués en usine, ils exigent un capital de départ inférieur et intègrent des normes de sécurité passive adaptées aux pays novices.
Le déblocage multilatéral : l’accord historique de juin 2025 entre la Banque mondiale et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) met fin à l’embargo financier sur le nucléaire civil dans les pays en développement, légitimant la technologie auprès des investisseurs.
L’impératif industriel : pour s’industrialiser sans exploser son bilan carbone, le continent a besoin d’une énergie de base stable capable de remplacer les réseaux thermiques et de compenser l’intermittence des énergies renouvelables.
L’obstacle du capital institutionnel
Cependant, le financement sécurisé ne gomme pas la réalité opérationnelle. Si un marché mature déploie un SMR en cinq ans, un pays africain sans antécédents nucléaires nécessitera jusqu’à douze ans d’incubation. Cette décennie incompressible sert à bâtir ex nihilo des autorités de sûreté indépendantes et à former des cohortes d’ingénieurs spécialisés. Le Rwanda, la Namibie et le Nigeria accélèrent actuellement leur mise aux normes institutionnelles sous l’égide de l’AIEA pour combler ce vide technique. Les États devront simultanément convaincre des opinions publiques historiquement frileuses face au risque atomique.
La stratégie du mix énergétique
Par ailleurs, les planificateurs énergétiques écartent l’idée d’un basculement exclusif vers le nucléaire. L’atome s’insère dans une architecture réseau hybride. Les futurs SMR togolais ou ghanéens agiront comme des stabilisateurs de réseau à long terme, garantissant ainsi une charge de base qui viendra s’adosser à l’hydroélectricité et à l’expansion massive des parcs solaires. La réussite de ce pari reposera strictement sur la capacité des gouvernements à synchroniser leurs réformes réglementaires avec l’arrivée sur le marché de ces nouveaux réacteurs.
En somme, l’Afrique ne se contente plus d’observer les mutations énergétiques mondiales : elle s’impose désormais comme un acteur stratégique, prêt à inscrire le nucléaire dans son mix énergétique pour bâtir une croissance durable et souveraine.
Le Fonds monétaire international chiffre à 550 millions de dollars la dette du distributeur public d’électricité togolais. Derrière ce montant se pose une question plus dérangeante : qui absorbera le coût d’une entreprise qui perd de l’argent sur presque tous les fronts ?
Un chiffre à lui seul ne raconte jamais toute l’histoire. Fixée à 550 millions de dollars fin 2024, soit 5,2 % du produit intérieur brut togolais, la dette de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) a de quoi alarmer. Toutefois, le rapport du FMI qui la révèle invite à regarder au-delà du montant brut : ce stock inclut des emprunts d’infrastructure et des prêts rétrocédés par l’État, et non une facture impayée exigible du jour au lendemain.
Ce qui inquiète davantage, c’est la trajectoire. En effet, la CEET a enregistré environ 25 milliards de FCFA de pertes en 2025. Une entreprise publique qui perd de l’argent chaque année ne finance pas ses déficits dans le vide : elle finit, tôt ou tard, par peser lourdement sur le budget de l’État — et donc sur les contribuables qui n’ont pourtant jamais choisi la manière dont l’électricité togolaise est produite, distribuée ou facturée.
Où part l’argent ?
Le rapport du FMI ne se contente pas de pointer un problème de recettes, il documente également un problème de fuites. Une part significative de l’énergie produite disparaît ainsi avant d’atteindre un compteur : pertes techniques sur un réseau vieillissant, équipements insuffisants, branchements frauduleux, erreurs de facturation, consommations non comptabilisées ou impayés jamais recouvrés. Chacun de ces postes, pris isolément, semble mineur. Additionnés, ils expliquent pourtant une part substantielle du trou financier de l’entreprise.
Indicateur
Donnée
550 M$
Dette globale de la CEET, fin 2024 (5,2 % du PIB)
25 Mds FCFA
Pertes enregistrées au cours de l’exercice 2025
52 %
Part de la dette liée à des financements rétrocédés par l’État
-22 %
Écart entre les tarifs 2024 et le niveau réel couvrant les coûts
Le trou tarifaire que personne ne veut combler seul
En 2024, les tarifs facturés par la CEET sont restés inférieurs de 22 % au niveau nécessaire pour couvrir ses coûts réels. Pour certains, ce seul chiffre justifierait une hausse mécanique des prix. C’est précisément le raccourci que le rapport du FMI évite de prendre : relever les tarifs sans traiter les pertes reviendrait à demander aux ménages qui paient déjà leur facture de financer indirectement les branchements frauduleux et les erreurs de gestion des autres.
Qui a prêté à qui ?
Près de 52 % de la dette de la CEET provient de financements rétrocédés par l’État togolais lui-même. Autrement dit, une bonne moitié du problème correspond à une dette publique déguisée en dette d’entreprise : l’État emprunte, reprête à la CEET, et la CEET peine à rembourser. Ce montage explique pourquoi les difficultés du distributeur électrique ne pourront pas rester cantonnées à son bilan si la trajectoire actuelle se poursuit.
Ce que Lomé s’engage à livrer, et quand
Face à ce diagnostic, les autorités togolaises se sont engagées à publier, avant la fin de mars 2027, un audit institutionnel, financier, technique et opérationnel complet de la CEET. Doit ensuite suivre un contrat de performance assorti d’objectifs chiffrés — un mécanisme classique pour transformer un diagnostic en obligations vérifiables plutôt qu’en promesses vagues.
Par ailleurs, le rapport du FMI ne fixe, à ce stade, aucune hausse tarifaire au-delà de la grille appliquée depuis mai 2025. Il évoque en revanche, à moyen terme, une tarification davantage indexée sur les coûts réels — une option qui restera politiquement sensible tant que les pertes techniques et commerciales n’auront pas été drastiquement réduites.
Pourquoi une dette « rétrocédée » n’est pas une dette ordinaire
Pour bien comprendre l’enjeu, rappelons qu’un financement rétrocédé désigne un emprunt contracté par l’État auprès d’un bailleur, puis reprêté à une entreprise publique comme la CEET pour financer ses investissements. L’entreprise doit normalement rembourser l’État, qui reste lui-même redevable envers le prêteur initial. Si l’entreprise ne rembourse pas, la charge finale retombe inévitablement sur le budget public, et donc, par ricochet, sur les contribuables.
La ligne à ne pas franchir
La réforme de la CEET n’est pas négociable : une entreprise qui perd 25 milliards de FCFA par an ne peut pas continuer sur cette voie indéfiniment. Néanmoins, l’équation ne doit pas se réduire à un simple ajustement tarifaire imposé aux ménages qui paient déjà leurs factures dans les temps. La transparence sur les comptes, la réduction des pertes techniques, le recouvrement effectif des impayés et une gouvernance plus rigoureuse doivent impérativement précéder — et non suivre — toute nouvelle hausse des prix. À défaut, la réforme se résumera à faire payer deux fois les mêmes ménages : une première fois par les pertes accumulées, une seconde par la facture destinée à les combler.
Les pluies torrentielles ont gravement fracturé la Route Nationale 1 (RN1) à la hauteur de Sokodé, forçant les ministères de la Sécurité et des Transports à déclencher une procédure d’urgence. En effet, l’effondrement partiel d’un pont situé à un kilomètre au sud du poste douanier de Tchalo menace directement le trafic sur cet axe vital, ce qui impose une intervention gouvernementale immédiate.
Une infrastructure logistique cédant sous la pression climatique
La force des récents ruissellements a sapé la structure de la chaussée, créant un péril majeur pour les usagers de la route. Ainsi, cette rupture expose les transporteurs commerciaux et les automobilistes à un risque d’accident critique. De plus, l’incident met en lumière la vulnérabilité du réseau routier togolais face à l’intensification des conditions météorologiques, ce qui exige une réévaluation de la résilience des corridors économiques.
Pour neutraliser le danger, la Direction de la Sécurité Routière (DSR) a verrouillé les accès immédiats à la faille. Par conséquent, les agents assurent un filtrage et un ralentissement du trafic à deux cents mètres de part et d’autre de l’affaissement. Ce cordon de sécurité permet non seulement de canaliser le flux de véhicules, mais aussi d’isoler la zone pendant que les équipes techniques déploient les premières mesures de réparation d’urgence.
Consignes strictes pour les conducteurs
Dans ce contexte, les autorités imposent une vigilance absolue à tous les transporteurs franchissant le secteur de Tchalo. La consigne est sans équivoque : réduire drastiquement l’allure et respecter scrupuleusement les indications des forces de l’ordre. En définitive, la prévention d’un drame sur cette portion endommagée repose désormais sur la discipline individuelle des conducteurs, en attendant la stabilisation définitive de l’ouvrage d’art.
Les syndicats du crime transnational opèrent au mépris des frontières, forçant l’appareil sécuritaire ouest-africain à repenser radicalement ses doctrines d’intervention. En marge de la Journée internationale de la coopération policière des Nations Unies (police cooperation day) le 7 septembre 2026, Lomé a acté un virage stratégique décisif. Il s’agit de l’abandon du cloisonnement institutionnel au profit d’une intégration agressive du renseignement international et d’une restauration de la confiance citoyenne.
Briser les silos par le renseignement partagé
Face à des menaces hautement structurées telles que le terrorisme, la cybercriminalité et le trafic d’êtres humains, les réponses étatiques isolées sont devenues obsolètes. La Police nationale togolaise positionne désormais le Bureau Central National INTERPOL-Lomé au cœur de son offensive. L’institution dépasse la simple fonction de liaison pour s’imposer comme le centre névralgique des enquêtes transfrontalières. En systématisant le partage de données et l’assistance mutuelle, les forces de l’ordre étouffent les réseaux de blanchiment de capitaux et neutralisent les fugitifs en exploitant l’interopérabilité internationale plutôt qu’en subissant les limites territoriales.
L’efficacité d’une police moderne ne se mesure plus uniquement à son arsenal technologique, mais à son ancrage social. Les décideurs sécuritaires togolais assument une réalité pragmatique : la protection des populations vulnérables et le strict respect de l’éthique génèrent la confiance publique. Cette confiance se transforme directement en source vitale de renseignements sur le terrain. Une force de l’ordre perçue comme illégitime se coupe de sa communauté. À l’inverse, une police professionnalisée et respectueuse des droits fondamentaux transforme le public en partenaire actif du maillage sécuritaire.
La neutralisation du crime organisé exige une synergie totale entre la Police nationale, la Gendarmerie et les alliés financiers ainsi que techniques. Ce nouveau paradigme impose une coordination tactique sans faille. Pour le Togo, l’objectif opérationnel consiste à bâtir un bouclier collectif résilient, capable d’anticiper les mutations des menaces globales tout en garantissant la sécurité absolue des citoyens et de leurs biens.
Atakpamé, 8 septembre 2026 – Le Conseil régional des Plateaux a distingué lundi 54 élèves parmi les meilleurs admis au BEPC 2026 dans la région. Neuf lauréats viennent de la préfecture de Haho. La cérémonie, organisée au centre culturel d’Atakpamé, a bénéficié de l’appui financier du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC).
Le Conseil régional des Plateaux entend ainsi faire de la réussite scolaire un levier de promotion du mérite. La remise de prix a réuni plusieurs responsables administratifs et éducatifs, ainsi que des élus locaux, des enseignants et des parents d’élèves.
Président du Conseil régional, GNATCHO Komla Mawuéna a rappelé que l’éducation demeure un facteur déterminant pour développer la région. Il a salué la régularité dans le travail et les performances des élèves distingués, tout en mettant en avant la nécessité de soutenir les efforts scolaires.
À cette occasion, il a également remercié le président du Conseil, Faure Gnassingbé, pour les initiatives engagées en faveur du secteur éducatif. Il a, par ailleurs, reconnu l’apport financier du CCFCC dans la mise en œuvre de cette opération de récompense.
Le CCFCC a expliqué son engagement par les liens économiques qui unissent l’agriculture et les familles bénéficiaires. La région des Plateaux constitue en effet un important bassin de production de café et de cacao. Pour l’institution, soutenir les enfants des producteurs revient aussi à investir dans la relève et dans le capital humain des communautés rurales.
Représentant le directeur général du CCFCC, ADDEN Ayi Koffi a encouragé les lauréats à maintenir leurs efforts et à poursuivre leur parcours scolaire avec la même détermination. De son côté, le directeur régional de l’éducation de l’enseignement secondaire des Plateaux, GBEDON Iboukou, a félicité les élèves récompensés et salué l’implication des partenaires dans la promotion de l’excellence académique.
Des récompenses pour accompagner la rentrée
Les bénéficiaires ont reçu des kits scolaires ainsi que des enveloppes financières destinées à les accompagner durant l’année académique 2026-2027.
Porte-parole des lauréats, DEGLAN Novidé Généviève a exprimé leur reconnaissance aux autorités, au CCFCC, aux enseignants et aux parents. Elle a assuré que les bénéficiaires veilleront à utiliser les récompenses de manière responsable afin de poursuivre leur progression scolaire.
La cérémonie a également permis de mettre en lumière une performance remarquable dans la zone des Plateaux-Est. La meilleure moyenne enregistrée revient à une candidate du Collège Saint Albert le Grand d’Atakpamé, qui a obtenu 19/20 au BEPC.
La présence des autorités originaires de Haho a enfin donné une dimension particulière à la distinction des neuf élèves de cette préfecture. Leur participation traduit le soutien accordé aux jeunes qui se distinguent par leurs résultats et contribue à renforcer la valorisation de l’excellence scolaire dans la région.