Le Conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail élira, le 16 novembre, son prochain directeur général pour la période 2027-2032. Gilbert Houngbo, Togolais et premier Africain à diriger l’institution, sollicite un second mandat. Il affronte la ministre espagnole du Travail, Yolanda Díaz Pérez, et l’ancien chef de la diplomatie péruvienne, Xavier González-Olaechea.
Les trois candidats passeront devant les membres du Conseil le 9 novembre, lors d’auditions destinées à présenter leurs visions et leurs priorités. Le vote, organisé à bulletin secret, interviendra une semaine plus tard. Le vainqueur prendra ses fonctions le 1er octobre 2027 pour un mandat de cinq ans.
Le Conseil d’administration entre dans la bataille
La désignation obéit à une architecture singulière. Le Conseil d’administration réunit 56 membres titulaires : 28 représentent les gouvernements, 14 les employeurs et 14 les travailleurs. Cette répartition tripartite structure l’ensemble de l’OIT et donne aux partenaires sociaux un poids direct dans le choix de son dirigeant.
Pour Gilbert Houngbo, la reconduction représenterait son dernier mandat. En effet, les textes de l’organisation limitent à deux le nombre de mandats qu’un directeur général peut exercer. Son élection en mars 2022, puis son entrée en fonction en octobre de la même année, avaient marqué une étape historique : jamais un Africain n’avait auparavant dirigé l’institution créée en 1919.
Gilbert Houngbo, un parcours forgé dans les institutions internationales
Né au Togo en 1961, Gilbert Fossoun Houngbo a bâti une carrière internationale avant de revenir à la tête de l’OIT. Il a travaillé au Programme des Nations unies pour le développement de 1996 à 2008, où il a occupé plusieurs responsabilités de haut niveau.
Il a ensuite dirigé le gouvernement togolais de 2008 à 2012, avant de rejoindre l’OIT comme directeur général adjoint entre 2013 et 2017. Puis, à la tête du Fonds international de développement agricole de 2017 à 2022, il a renforcé son expérience des institutions multilatérales et des questions de développement.
Une succession ouverte malgré l’avantage du sortant
Le candidat sortant met en avant les réformes engagées depuis son arrivée. Il cite notamment la modernisation du système de contrôle de l’application des normes du travail et la gestion d’une organisation confrontée à une baisse des financements internationaux. S’il est reconduit, il promet de renforcer la capacité de réaction de l’OIT et de mieux tenir compte des réalités régionales.
Sa candidature bénéficie du soutien officiel de Lomé et de plusieurs organisations syndicales africaines. Toutefois, la compétition reste ouverte. Yolanda Díaz Pérez, ministre du Travail de l’Espagne, apporte une expérience gouvernementale européenne et une proximité avec les débats sur l’emploi. Xavier González-Olaechea, ancien ministre péruvien des Affaires étrangères, a rejoint la course tardivement, mais représente une alternative diplomatique et régionale.
L’enjeu dépasse la personne du futur dirigeant. À une époque marquée par les mutations du travail, les tensions sociales et le recul de certains financements multilatéraux, les 56 membres du Conseil devront choisir la trajectoire qu’ils souhaitent donner à une organisation au cœur des débats sur l’emploi, les droits sociaux et la justice du travail.
Le Conseil municipal de la Commune du Golfe 2 a adopté, le vendredi 30 octobre 2026, le budget primitif de l’exercice 2027. Le document, validé à l’issue de la quatrième session ordinaire de l’année, s’équilibre à 1 439 981 055 francs CFA.
Réparties sur dix séances, les discussions ont permis aux élus d’examiner les recettes attendues et les dépenses autorisées pour l’année prochaine. Le budget fixe ainsi le cadre financier dans lequel la commune conduira ses actions, tout en traduisant les priorités affichées par l’équipe municipale.
Les dépenses de fonctionnement représentent l’essentiel des engagements prévus, avec 1 113 259 314 francs CFA. Cette enveloppe couvre notamment les charges courantes de l’administration municipale, le maintien des services publics et les dépenses nécessaires au quotidien de la commune.
L’investissement mobilise pour sa part 326 721 741 francs CFA. Ce volet vise à financer les projets de développement, les équipements et les travaux destinés à améliorer les infrastructures et les conditions de vie des habitants. La répartition entre fonctionnement et investissement montre toutefois que la commune consacre encore la majeure partie de ses moyens à son fonctionnement.
Une trajectoire budgétaire en baisse
Le budget primitif 2027 enregistre une baisse sensible par rapport à celui de 2026. Cette évolution invite la municipalité à ajuster ses ambitions aux ressources réellement disponibles, dans un contexte où les collectivités locales doivent concilier besoins sociaux croissants et contraintes financières.
Le maire, Koffi Gbekandé Kpadé, a appelé les services municipaux à préserver l’équilibre entre recettes et dépenses. « Les recettes doivent égaler les dépenses », a-t-il rappelé, insistant sur la discipline budgétaire comme condition d’une gestion durable. Cette exigence vise à éviter les déficits et à garantir la capacité de la commune à honorer ses engagements.
L’adoption du budget primitif constitue une étape décisive, mais elle n’ouvre pas encore la voie à l’exécution des projets. La commune devra désormais mobiliser ses recettes, programmer ses dépenses et suivre rigoureusement la réalisation des investissements prévus.
Pour les habitants du Golfe 2, l’enjeu consistera à voir ces arbitrages se concrétiser sur le terrain : entretien des voiries, gestion des espaces publics, services de proximité et projets d’équipement. La baisse du budget pourrait limiter certaines ambitions, mais elle impose également une sélection plus rigoureuse des priorités.
En adoptant ce document, le Conseil municipal affirme vouloir conduire une gestion plus maîtrisée des finances locales. La capacité de la commune à respecter cet équilibre, tout en finançant des projets visibles pour la population, constituera le principal test de l’exercice 2027.
Le gouvernement togolais a dévoilé, le dimanche 1er novembre, les grandes orientations de l’aménagement des espaces côtiers libérés depuis un peu plus de deux mois. Le projet prévoit notamment des immeubles résidentiels haut de gamme, des locaux commerciaux, un centre de conférences et un parc de jeux pour enfants.
Le ministre délégué chargé du Développement local, Joseph Gomado, a présenté cette vision lors d’une émission diffusée sur la Télévision nationale togolaise. Selon lui, les terrains récupérés accueilleront un aménagement moderne, pensé comme un pôle d’attraction pour les habitants comme pour les visiteurs.
Une reconquête des espaces côtiers
L’État envisage de combiner constructions, espaces de loisirs et aménagements paysagers. L’objectif consiste à créer un environnement agréable, structuré et accessible, tout en préservant l’identité balnéaire du littoral. Le ministre a insisté sur la place centrale du paysage dans le projet : les espaces verts, les circulations et les équipements publics devraient rythmer la nouvelle configuration du site.
Cette réorganisation marque ainsi un tournant pour une zone longtemps occupée par des restaurants, des bars, des hangars et diverses installations. Ces activités, parfois établies sans autorisation, avaient progressivement réduit l’accès du public à la plage et compliqué la gestion de la salubrité et de la sécurité sur le domaine public maritime.
Plus d’un an de préparation en amont
La libération du littoral n’est pas survenue brutalement. Les autorités affirment avoir mené, pendant plus d’un an, des actions de sensibilisation et des concertations avec les occupants concernés. Cette phase visait à expliquer les règles applicables au domaine public maritime et à préparer la transition vers un usage plus encadré des espaces côtiers.
Pour l’exécutif, l’enjeu dépasse la simple récupération foncière. Il s’agit, en effet, de réaffirmer que les plages et le littoral constituent un bien collectif, soumis à des règles précises d’occupation, d’aménagement et d’exploitation. « L’occupation du littoral et des plages au Togo n’est pas laissée au bon vouloir de chacun », a rappelé Joseph Gomado, soulignant que les textes en vigueur définissent les conditions d’utilisation de ces zones.
Le littoral entre attractivité et préservation
Le projet s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation du littoral togolais. En attirant des investissements résidentiels, commerciaux et événementiels, les autorités espèrent renforcer l’attractivité économique de la zone. Le centre de conférences et les espaces commerciaux pourraient notamment soutenir le tourisme d’affaires et créer des activités autour du site.
Toutefois, la réussite de l’opération dépendra aussi de la capacité de l’État à concilier développement urbain et protection environnementale. L’érosion côtière, la gestion des déchets, l’accès équitable des populations à la plage et la préservation des écosystèmes demeurent des défis majeurs pour tout aménagement en bord de mer.
Enfin, le gouvernement affirme vouloir imposer un cadre clair aux futures activités économiques et de loisirs. Les promoteurs, commerçants et gestionnaires d’équipements devront désormais respecter les exigences réglementaires et environnementales applicables au domaine public maritime. Reste à connaître le calendrier précis des travaux, le financement du projet et les mesures d’accompagnement prévues pour les anciens occupants du littoral.
Les autorités de la Commune du Golfe 2 ont lancé, ce lundi 2 novembre, une campagne de désencombrement destinée à rendre aux habitants les espaces publics occupés par le commerce informel, les dépôts sauvages et divers obstacles. L’opération, prévue jusqu’au 20 novembre, a débuté sur le boulevard de la Paix, l’un des axes les plus fréquentés de la commune.
Sous la conduite du maire Koffi Gbekandé Kpadé, les équipes municipales ont commencé à dégager les emprises occupées dès le début de l’après-midi. L’administration municipale entend ainsi réduire les risques d’accidents, fluidifier la circulation et améliorer le cadre de vie dans un territoire où la pression urbaine rend les trottoirs et les chaussées particulièrement disputés.
Le lancement a réuni plusieurs responsables de la commune, dont le premier adjoint au maire, Mazama Esso Assiah, et le troisième adjoint, Kodzo Koulekpoto. Des conseillers municipaux, le secrétaire général, les agents de la Direction des services techniques et de l’environnement, ainsi que d’autres personnels municipaux, participent également au dispositif.
Par ailleurs, la démarche associe des présidents de comités de développement de quartier, signe que la mairie cherche à ancrer l’opération dans les communautés concernées. Les forces de sécurité appuient également le dispositif : le commissaire de police et le commandant de brigade compétents pour la commune sont présents avec leurs équipes afin d’accompagner les interventions et de prévenir d’éventuelles tensions.
Pour la municipalité, l’enjeu dépasse la simple question de l’esthétique urbaine. En effet, les voies encombrées compliquent les déplacements des piétons, ralentissent les véhicules et peuvent entraver l’accès des secours en cas d’urgence. En libérant les emprises publiques, la commune espère rétablir des conditions de circulation plus sûres pour les usagers, les commerçants et les riverains.
L’opération intervient dans un contexte où la gestion des espaces urbains constitue un défi majeur pour les communes densément peuplées. Le commerce de rue, s’il offre des revenus à de nombreuses familles, occupe souvent des zones initialement réservées à la circulation, aux passages piétons ou aux services publics. La mairie invite donc les intéressés à respecter les règles d’occupation et à libérer volontairement les espaces visés.
Dans son message, le maire appelle les commerçants, les résidents et l’ensemble des usagers à faire preuve de civisme. L’administration présente l’initiative comme une responsabilité partagée : préserver les voies publiques, c’est garantir un environnement plus accessible, plus sûr et plus agréable pour tous.
Enfin, la Commune du Golfe 2 affirme vouloir inscrire cette campagne dans une logique durable, fondée sur une occupation plus responsable de l’espace urbain. Reste à savoir si la mobilisation, engagée avec une forte présence institutionnelle, parviendra à maintenir dans le temps des voies dégagées, alors que la pression économique et démographique continue de peser sur les rues de la commune.
LOMÉ, 30 octobre 2026 — L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le gouvernement togolais ont accueilli des migrants togolais rentrés volontairement de Libye à bord d’un vol charter. L’opération marque une nouvelle étape d’un dispositif conjoint destiné à accompagner le retour des ressortissants ainsi qu’à préparer leur réinsertion dans leurs communautés d’origine.
Un retour organisé
Les autorités ont accueilli les rapatriés à leur arrivée au Togo, dans un cadre coordonné entre l’OIM Togo et les services gouvernementaux. Le vol charter permet aux migrants de quitter la Libye dans des conditions organisées, après une période souvent marquée par l’instabilité, les difficultés économiques et les risques liés aux routes migratoires irrégulières.
Le gouvernement présente ce retour volontaire comme une réponse humanitaire et migratoire. Il cherche ainsi à éviter que les ressortissants restent bloqués dans des situations de vulnérabilité, tout en leur offrant une voie de retour sûre vers leur pays.
Une réinsertion au cœur du dispositif
L’OIM indique qu’elle travaillera avec ses partenaires pour assurer une réintégration durable des migrants de retour. Cet accompagnement dépasse l’accueil initial : il vise en effet à aider les bénéficiaires à retrouver une stabilité économique, sociale et familiale dans leurs communautés.
La réintégration durable constitue un enjeu central des programmes de retour volontaire. Elle repose généralement sur un suivi psychosocial, un appui à la formation professionnelle, la création ou la reprise d’activités génératrices de revenus, ainsi que sur la mobilisation des familles et des autorités locales.
Pour le Togo, cette approche s’inscrit dans une politique plus large de gestion des migrations. À cet égard, l’OIM Togo mène régulièrement des actions dans ce domaine, notamment pour promouvoir une migration sûre, ordonnée et régulière, renforcer la cohésion sociale et soutenir les communautés d’accueil.
Le retour de ces migrants intervient dans un contexte où la Libye demeure un point de passage majeur vers l’Europe pour de nombreux ressortissants d’Afrique de l’Ouest. Les conditions de transit et de séjour dans le pays exposent souvent les migrants à des violences, à des détentions arbitraires et à des formes d’exploitation.
L’opération conjointe entre l’OIM et le gouvernement togolais illustre ainsi une stratégie fondée sur la coopération internationale. Elle vise à protéger les ressortissants vulnérables, à faciliter leur retour volontaire et à limiter les risques de nouvelle migration irrégulière.
Les autorités et l’agence onusienne doivent désormais transformer cet accueil en accompagnement concret. La réussite du dispositif se mesurera à la capacité des rapatriés à retrouver une activité, à reconstruire un projet de vie et à s’insérer durablement dans leurs communautés.
Le football africain retrouve son rendez-vous biennal. Le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a voté à l’unanimité, jeudi, le retour de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) à un cycle de deux ans, abandonnant le passage à quatre ans adopté l’année précédente.
La décision met fin à plusieurs mois d’incertitude. Elle confirme également l’abandon du projet de Ligue des Nations africaine, envisagée pour remplacer la CAN et se disputer tous les deux ans.
Un revirement motivé par l’argent
La CAF justifie ce retour en arrière par une réalité financière. La Ligue des Nations, compétition nouvelle, aurait exigé plusieurs années avant de générer des revenus suffisants pour soutenir les sélections, les compétitions continentales et l’autonomie financière du football africain.
Le président de la CAF, Patrice Motsepe, avait annoncé dès la conférence stratégique de l’organisation, tenue au Cap-Vert du 7 au 9 octobre, que le Comité exécutif réexaminerait le calendrier quadriennal.
« La décision vise à faire progresser, à protéger et à promouvoir les intérêts du football africain », a déclaré M. Motsepe. Il a souligné que la CAN demeure un levier essentiel pour les 54 fédérations membres et pour les joueurs africains évoluant dans des clubs hors du continent.
Un calendrier déjà fixé
La prochaine CAN se disputera en 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Les éditions suivantes sont programmées pour 2028, 2031 et 2033. Ce calendrier tient compte de la Coupe du monde FIFA 2030. Conformément à la pratique de la FIFA, la CAF évite d’organiser la phase finale de la CAN la même année que le Mondial.
Le retour au format biennal restaure donc une cadence familière aux supporters, aux diffuseurs et aux sélections nationales. Il offre également aux fédérations un rendez-vous régulier pour mobiliser sponsors, recettes télévisées et retombées touristiques.
Une compétition au-delà du sport
Pour la CAF, la CAN dépasse le cadre sportif. L’institution la présente comme une célébration des cultures, des traditions et de la diversité du continent, capable de rassembler les populations des 54 pays africains, la diaspora et les supporters du monde entier.
Cette dimension explique en partie l’attachement au tournoi. La CAN génère une visibilité internationale pour les villes hôtes, les chaînes de télévision, les sponsors et les joueurs. Elle constitue aussi l’une des rares compétitions capables de réunir régulièrement l’ensemble du continent autour d’un même événement.
Une décision aux effets immédiats
Le vote unanime du Comité exécutif renforce la légitimité du revirement. Il met fin au projet de Ligue des Nations et rétablit la CAN comme la compétition phare du football africain.
Reste désormais à la CAF à transformer cette décision en croissance durable : sécuriser les droits télévisés, attirer les investisseurs, améliorer les infrastructures et garantir des compétitions compétitives face aux grands championnats mondiaux.
Dans un contexte financier particulièrement restreint, les édiles de la municipalité du Golfe 3 dessinent les contours de leur future stratégie budgétaire. Réunis dans l’enceinte de l’hôtel de ville pour leur Débat d’Orientation Budgétaire, les décideurs locaux ont acté une feuille de route marquée par la rigueur fiscale et la modernisation des mécanismes de collecte.
Une austérité stratégique face aux contraintes financières
La municipalité amorce une transition budgétaire pragmatique. Pour l’exercice 2027, les projections s’établissent à 1,138 milliard de francs CFA, marquant une contraction de 8,68 % par rapport aux prévisions initiales de l’année précédente. Cette inflexion traduit la volonté des autorités locales d’aligner strictement les ambitions de la collectivité sur la réalité des marchés et des capacités contributives. Ainsi, l’exécutif municipal privilégie désormais un réalisme comptable rigoureux, renonçant aux estimations surévaluées pour garantir un équilibre pérenne des finances publiques.
L’évaluation de l’exercice 2026 met en lumière la nécessité d’une révision structurelle des méthodes de gestion. À la fin du troisième trimestre, l’administration municipale enregistre un recouvrement des recettes à hauteur de 624,44 millions de francs CFA, franchissant de peu la barre des 50 % des objectifs annuels fixés à 1,247 milliard. Par ailleurs, l’exécution des dépenses plafonne à 39,49 %, atteignant 492,37 millions de francs CFA. Ce décalage souligne l’urgence de rationaliser le fonctionnement des services municipaux et de redéfinir la cadence des engagements financiers de la commune.
Pour inverser la tendance et maximiser le rendement des recettes fiscales locales, la mairie mise résolument sur l’innovation technologique. Ainsi, le plan d’action prévoit la dématérialisation intégrale des processus de recouvrement des redevances et taxes locales. Cette numérisation vise à éradiquer les déperditions financières, à sécuriser les flux de trésorerie et à étendre l’assiette fiscale sans alourdir la pression sur les contribuables. En outre, l’administration s’engage à réduire drastiquement ses dépenses de fonctionnement afin de dégager des marges de manœuvre au profit du Plan de développement communal.
Sous la supervision vigilante des autorités préfectorales et des représentants de la société civile, la collectivité réoriente ses priorités d’investissement vers les urgences sanitaires et écologiques. Par ailleurs, la lutte contre les inondations récurrentes, l’assainissement urbain, le traitement des déchets et la réhabilitation du réseau routier constituent l’ossature des projets prioritaires pour 2027. À cet effet, en impliquant activement les comités de développement de quartier et les chefs traditionnels dans cet arbitrage, la municipalité entend délivrer des services publics essentiels plus efficaces et garantir un cadre de vie assaini aux citoyens. Enfin, elle cherche à renforcer l’adhésion des populations aux priorités de développement local.
Finalement, à travers cette projection budgétaire prudente, la commune du Golfe 3 fait le pari d’une gestion plus rigoureuse et d’une mobilisation accrue de ses ressources propres. Le défi pour l’exécutif municipal sera désormais de traduire ces orientations en résultats concrets, dans un contexte où les attentes des populations en matière d’infrastructures et de services de proximité demeurent particulièrement fortes.
MOSCOU, 29 octobre 2026 — Le président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a exhorté jeudi la Russie et l’Afrique à bâtir un partenariat fondé sur la souveraineté des États, la prévention des conflits et des résultats économiques mesurables. Il s’exprimait lors de la séance plénière du troisième Sommet Russie-Afrique, organisée au Grand Palais du Kremlin aux côtés du président russe Vladimir Poutine et de dirigeants africains.
La rencontre, qui s’est tenue les 28 et 29 octobre 2026, a réuni des délégations de près de 50 pays africains, dont 22 chefs d’État et de gouvernement. Elle a porté sur le commerce, la sécurité, l’énergie, l’alimentation, les technologies et la formation, dans un contexte de concurrence accrue entre grandes puissances pour l’influence sur le continent.
Une vision en trois piliers
Gnassingbé a structuré son intervention autour de trois priorités : la liberté des États africains de définir leur trajectoire, la stabilité comme condition du développement et l’accélération de la transformation économique. Il a défini un partenariat équilibré comme une relation qui produit des réalisations concrètes, respecte le droit des peuples à choisir leur avenir et protège la paix. « La force d’un partenariat se mesure à ce qu’il permet de construire », a-t-il déclaré devant l’assistance.
Le chef de la délégation togolaise a remercié le président Poutine pour l’accueil réservé à son pays. Il a ensuite appelé Moscou et les capitales africaines à ancrer leur coopération dans le respect mutuel, la confiance et la prise en compte des priorités définies par les États africains.
Souveraineté et poids international
Le président du Conseil a placé la souveraineté au centre de sa vision. Pour lui, elle ne se limite pas à l’indépendance politique : elle exige en effet que les pays africains disposent des moyens financiers, technologiques et institutionnels nécessaires pour exécuter leurs choix.
« La souveraineté prend tout son sens lorsqu’elle permet à un peuple de décider de sa trajectoire et de disposer des moyens de la réaliser », a-t-il affirmé.
Il a demandé une participation plus forte de l’Afrique dans les instances internationales qui décident de questions affectant directement le continent. Cette position rejoint l’un des enjeux centraux du sommet : élargir la place de l’Afrique dans les négociations mondiales, alors que Moscou présente le continent comme un acteur stratégique et non comme un destinataire passif d’aide. Le Kremlin a annoncé des discussions sur les investissements, la science, la technologie et les affaires humanitaires.
La paix, condition du développement
Gnassingbé a ensuite relié la sécurité au développement. Les conflits détruisent les infrastructures, interrompent les activités économiques et ferment des perspectives à la jeunesse, a-t-il rappelé. Il a plaidé pour un renforcement des capacités des États africains à protéger leurs populations. Selon lui, la coopération internationale doit soutenir les initiatives africaines de prévention et de règlement des crises, plutôt que de se substituer aux mécanismes continentaux.
Le président togolais a également élargi la notion de sécurité. Les services publics, l’emploi, le dialogue social, la médiation et la confiance entre citoyens et institutions constituent, a-t-il expliqué, des instruments de prévention des tensions. Cette approche place la cohésion sociale au même niveau que les réponses militaires ou diplomatiques.
Sur le plan économique, M. Gnassingbé a demandé une coopération orientée vers les besoins immédiats des populations : alimentation accessible, énergie fiable, emplois et perspectives pour les jeunes. Il a identifié l’agriculture, l’énergie et les infrastructures comme des secteurs prioritaires. Le renforcement des capacités productives, la transformation locale des ressources et la meilleure connexion des territoires aux marchés figurent parmi les leviers qu’il a proposés.
Le président du Conseil a aussi insisté sur la science, la technologie et la formation. Ces domaines, selon lui, permettent de développer les compétences, de créer de la valeur ajoutée localement et d’installer une croissance durable.
Les organisateurs ont inscrit ces thématiques au programme du sommet, avec plus de 40 sessions consacrées notamment au commerce, à l’investissement, au transfert technologique, à la sécurité alimentaire et énergétique, à la santé, à l’éducation et aux échanges de jeunesse.
Un partenariat à traduire en résultats
Pour Moscou, le sommet constitue une occasion de consolider ses partenariats politiques, économiques et sécuritaires en Afrique, dans un contexte international marqué par les sanctions occidentales. La Russie présente son approche comme une coopération fondée sur le respect de la souveraineté des États et la recherche d’un ordre mondial plus multipolaire.
Pour les dirigeants africains, l’enjeu consiste à convertir les engagements en projets financés, en emplois, en transferts technologiques et en capacités industrielles. La crédibilité du sommet se mesurera à la capacité des deux parties à traduire les déclarations en réalisations concrètes.
En clôture de son intervention, M. Gnassingbé a exprimé le souhait que la rencontre marque une étape décisive pour les populations africaines et russes. Il a également appelé les deux parties à insuffler une nouvelle dynamique au partenariat, autour de la souveraineté, de la paix et de la transformation économique.
Lomé mise sur des projets concrets
Pour le Togo, la participation au sommet s’inscrit dans une dynamique engagée avant Moscou. Du 29 septembre au 1ᵉʳ octobre 2026, Lomé a accueilli la première session de la Commission mixte intergouvernementale Togo-Russie, qui a identifié des axes de coopération dans le commerce, l’industrie, l’énergie, l’agriculture et les transports.
Les deux pays ont signé deux mémorandums d’entente à l’issue de ces discussions et préparent d’autres accords. Ils examinent notamment un corridor énergétique Lomé-Sahel fondé sur le gaz naturel liquéfié, des partenariats miniers, la production d’engrais et le développement d’infrastructures.
En marge du sommet, le Togo et la Russie ont signé deux accords de coopération et un mémorandum supplémentaire. Les documents couvrent l’agriculture, l’énergie, le commerce, la technologie, l’éducation, la recherche scientifique, la culture et le développement social.
L’énergie nucléaire entre en jeu
Rosatom, le groupe russe de l’énergie nucléaire, et le ministère togolais de l’Énergie ont signé un mémorandum sur l’utilisation pacifique de l’énergie atomique. Le texte prévoit la création de groupes de travail chargés d’évaluer des projets dans l’énergie, la médecine et l’agriculture.
Les deux parties envisagent également la formation de spécialistes togolais et des actions d’information destinées à expliquer les usages civils du nucléaire. Rosatom évoque notamment les centrales nucléaires flottantes comme une piste pour renforcer l’approvisionnement électrique du pays. Ce mémorandum constitue toutefois une étape initiale. Les projets nucléaires exigent des études de faisabilité, un cadre réglementaire robuste, des financements conséquents et plusieurs années de préparation.
Dans le domaine agricole, Lomé et Moscou envisagent la création de centres agricoles et de structures de formation pratique. Ces projets visent à renforcer les compétences locales, à améliorer l’accès aux intrants et à consolider la sécurité alimentaire.
Les autorités togolaises identifient également la mécanisation, l’irrigation, l’élevage, la recherche agronomique et la création de pôles agro-industriels comme des priorités. Ces chantiers répondent directement à l’appel lancé par M. Gnassingbé en faveur d’une transformation locale des ressources et d’une plus grande valeur ajoutée sur le continent.
Le port de Lomé occupe aussi une place stratégique dans cette coopération. Le gouvernement le présente comme une plateforme logistique capable de desservir les marchés de la sous-région, notamment grâce à ses liaisons avec les pays de l’hinterland.
Un plan d’action pour 2027-2029
Le sommet s’est achevé par l’adoption d’un plan d’action triennal couvrant la période 2027-2029. Ce document définit le cadre opérationnel de la coopération russo-africaine et traduit les engagements politiques en chantiers de mise en œuvre.
La déclaration finale appelle à un ordre international plus multipolaire, à une représentation africaine accrue dans la gouvernance mondiale et à une intensification des échanges commerciaux.Elle insiste également sur la souveraineté des États, la non-ingérence et le respect de la Charte des Nations unies.
Sur le plan économique, le texte encourage la diversification des échanges, la réduction des barrières commerciales, l’investissement et l’industrialisation en Afrique. Il met également en avant l’énergie, y compris le nucléaire civil et le gaz naturel, l’agriculture, les engrais, la transformation des minéraux critiques et les infrastructures de transport.
L’épreuve de la mise en œuvre
La valeur du sommet se mesurera désormais à la capacité des gouvernements à transformer les déclarations en contrats, en financements et en réalisations visibles. Pour le Togo, cela suppose de mobiliser les institutions compétentes, de sécuriser les financements et d’établir des calendriers précis pour chaque projet.
Par ailleurs, la Commission mixte intergouvernementale Togo-Russie est le mécanisme chargé de suivre cette mise en œuvre. Son rôle consistera à convertir les priorités identifiées à Lomé en projets opérationnels dans l’énergie, l’agriculture, l’industrie ainsi que la formation scientifique et technique.
En somme, le président Gnassingbé a quitté Moscou avec un message clair : l’Afrique ne recherche pas une dépendance nouvelle, mais des partenariats qui respectent ses choix, renforcent ses capacités et améliorent les conditions de vie de ses populations. La prochaine étape consistera à démontrer, sur le terrain, que les engagements pris au Kremlin produisent des résultats.
À l’approche d’une échéance fiscale majeure, l’administration financière togolaise accentue sa pression sur le secteur des transports. En effet, dès le début du mois de novembre, les forces de contrôle sillonneront les grands axes routiers et les centres urbains du pays pour vérifier le strict respect des obligations fiscales des professionnels du volant.
Le top départ des vérifications sur le terrain
Dès le lundi 2 novembre 2026, l’Office togolais des recettes (OTR) déploiera ses agents sur l’ensemble du territoire national pour superviser le recouvrement de la Taxe Professionnelle Unique (TPU). Cette opération d’envergure cible spécifiquement les régularisations dues au titre du troisième trimestre de l’année en cours. À travers ce rappel à l’ordre, l’instance fiscale entend resserrer les mailles du filet fiscal et garantir le versement effectif des contributions financières indispensables aux caisses de l’État.
Un mécanisme de calcul fondé sur le potentiel financier
Populairement désignée sous le terme de « trimestre », la TPU repose sur une évaluation forfaitaire établie par l’administration à partir d’une projection du chiffre d’affaires des exploitants. S’appuyant rigoureusement sur le Livre des procédures fiscales, la direction de l’OTR exhorte les acteurs du transport routier à régulariser promptement leur situation. Par ailleurs, l’autorité fiscale rappelle que cette démarche s’inscrit dans un cadre légal strict visant à moderniser la collecte fiscale tout en incitant les contribuables à faire preuve de civisme.
La recherche de la justice fiscale par la sectorisation
Pour éviter toute distorsion économique et préserver la justice fiscale, les services des impôts appliquent une grille tarifaire progressive et ciblée. La fiscalité ne frappe pas indifféremment l’ensemble des véhicules : le barème varie selon le potentiel économique de chaque catégorie de transport. Ainsi, le montant exigé prend en compte la capacité d’accueil des véhicules de personnes, la charge utile pour le transport de marchandises, de même que le tonnage global du matériel roulant.
L’assainissement progressif du secteur des transports
Cette campagne d’inspection s’insère dans une stratégie globale d’assainissement du paysage économique local. En multipliant ces vérifications systématiques, les autorités fiscales visent non seulement à maximiser les recettes publiques, mais également à professionnaliser un secteur névralgique souvent confronté à l’informel. Les transporteurs de marchandises et de voyageurs disposent ainsi d’un délai très court pour se mettre en règle et éviter l’application des pénalités prévues par le régime fiscal en vigueur.
Kara (Togo), 30 octobre 2026 — Une trentaine de journalistes des régions des Savanes, de la Kara et de la région Centrale ont été formés, mercredi 28 octobre 2026, sur les interventions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Togo. L’atelier, organisé au Palais des congrès de Kara par la Cellule CEDEAO-UEMOA avec l’appui de l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA), vise à rapprocher les politiques régionales des citoyens à travers une information plus précise, accessible et vérifiée.
Pendant la rencontre, les professionnels des médias ont examiné les programmes communautaires déployés dans le pays, leurs bénéficiaires et leurs résultats concrets. L’objectif affiché consiste à donner aux journalistes les repères nécessaires pour expliquer l’intégration régionale, ses mécanismes ainsi que ses effets sur la vie quotidienne des populations.
La Cellule CEDEAO-UEMOA a conçu cette initiative comme un pont entre les institutions régionales et le public. En outillant les rédactions, elle cherche à éviter que les projets financés ou soutenus par la CEDEAO restent confinés aux rapports techniques et aux communiqués officiels.
Le préfet de la Kozah, le colonel Bonfo Faré, a présidé la cérémonie d’ouverture. Il était accompagné du maire de la commune de Kozah 1, Me N’Djelle Abby Edah, et du représentant du secrétaire permanent de la Cellule CEDEAO-UEMOA, M. Lagnie Babimlé. Les autorités ont salué la démarche et rappelé que les médias occupent une place centrale dans la diffusion des politiques publiques. Elles ont également rendu hommage au président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour son rôle dans la gestion des crises au sein de la CEDEAO et la préservation de la solidarité entre les peuples de la sous-région.
Les échanges ont mis en avant des interventions qui touchent directement les familles togolaises. La CEDEAO soutient notamment des bourses d’excellence destinées aux jeunes filles issues de milieux défavorisés, la prise en charge des fistules obstétricales et des programmes de coopération transfrontalière. L’institution régionale appuie aussi un mécanisme de suivi de la libre circulation et des bourses d’immersion professionnelle. Ces dispositifs visent à élargir les opportunités économiques, à faciliter les mobilités et à renforcer les compétences des jeunes.
Par ailleurs, la CEDEAO a contribué à la réalisation et au renforcement d’infrastructures et d’équipements à vocation économique et administrative. Elle finance également des actions de renforcement des capacités au profit des jeunes et des femmes, afin de favoriser leur autonomisation financière. Pour les organisateurs, ces réalisations illustrent une ambition plus large : promouvoir un développement inclusif, consolider la solidarité entre États membres et rendre les décisions communautaires plus lisibles pour les citoyens.
L’ARAA occupe une place déterminante dans la mise en œuvre des initiatives agricoles et alimentaires de la CEDEAO. L’agence accompagne des projets destinés à améliorer la production, la productivité ainsi que la résilience des systèmes alimentaires face aux chocs climatiques et économiques. Ses interventions couvrent l’élevage, le pastoralisme, la pêche et l’aquaculture. Elles concernent aussi le développement des chaînes de valeur, l’accès aux marchés régionaux et la compétitivité des acteurs économiques.
Cette orientation répond à un défi majeur pour l’Afrique de l’Ouest : garantir la sécurité et la souveraineté alimentaires et nutritionnelles. Au Togo, l’ARAA intervient déjà dans des projets liés à l’agriculture intelligente face au climat, notamment sur l’accès des producteurs aux semences améliorées. Les journalistes présents à Kara ont donc été invités à traduire ces programmes en informations utiles : qui bénéficie d’un appui, comment accéder à un dispositif, quels résultats obtiennent les producteurs et quelles difficultés persistent sur le terrain.
Les autorités ont demandé aux participants de dépasser la simple restitution des faits. Ils les ont encouragés à expliquer les enjeux de l’intégration régionale, à vérifier les informations avant diffusion et à lutter contre la désinformation. Cette mission prend une importance particulière dans une sous-région confrontée à des tensions sécuritaires, aux mouvements de populations et aux défis économiques. Une information rigoureuse contribue à apaiser les incompréhensions, à valoriser les initiatives communes et à renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions.
Ainsi, les médias ont un rôle essentiel à jouer dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. En donnant la parole aux bénéficiaires, aux autorités locales et aux experts, ils peuvent montrer comment les politiques régionales se matérialisent dans les villages, les marchés, les écoles et les centres de santé.
La rencontre de Kara s’inscrit dans une série d’actions de sensibilisation menées par la Cellule CEDEAO-UEMOA pour faire connaître les projets communautaires au Togo. Une session similaire s’était tenue à Dapaong, dans la région des Savanes, afin d’informer les acteurs locaux sur les interventions de la CEDEAO et de recueillir les difficultés rencontrées sur le terrain.
À l’issue de l’atelier, les journalistes disposent d’une meilleure connaissance des programmes régionaux et de leurs retombées. Reste désormais à transformer cette expertise en reportages, enquêtes et émissions capables d’éclairer les citoyens sur ce que l’intégration ouest-africaine produit concrètement dans leur quotidien.