Togo : Lacs 3 lance l’ISEIT-B, une université pour stimuler le développement local

L’enseignement supérieur prend racine dans la commune Lacs 3. Avec la pose de la première pierre de l’Institut Supérieur d’Excellence et d’Innovation Technologique (ISEIT-B), les autorités locales affichent une ambition qui dépasse la seule création d’un établissement universitaire : faire de Dagué un nouveau pôle de formation, d’investissement et de développement territorial au Togo.

Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo
© Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo

Une université comme moteur de développement local

Le terrain est encore vierge, mais les ambitions sont déjà bien définies. Samedi 18 juillet 2026, à Dagué, la cérémonie de lancement des travaux de l’ISEIT-B a marqué le début d’un projet appelé à transformer durablement le paysage éducatif de la commune Lacs 3.

Loin d’être une infrastructure banale, le futur institut est présenté comme un levier de développement capable d’attirer étudiants, enseignants, investisseurs et nouvelles activités économiques dans cette partie de la préfecture des Lacs.

La cérémonie a réuni les autorités administratives, municipales, coutumières, religieuses ainsi que plusieurs partenaires du projet, témoignant de l’importance accordée à cette initiative.

Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo
© Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo

Former sur place pour retenir les talents

L’un des principaux défis auxquels répond le projet est celui de l’accès à l’enseignement supérieur. Jusqu’ici, de nombreux jeunes de la commune étaient contraints de quitter leur localité pour poursuivre leurs études universitaires ailleurs.

Le futur ISEIT-B entend inverser cette tendance en offrant une formation supérieure de proximité, orientée vers l’excellence et l’innovation technologique. Pour son fondateur et promoteur, Adouvi Koffi, investir dans l’éducation revient à préparer les compétences dont le pays aura besoin demain.

En rappelant que l’école demeure le socle du développement humain, il a insisté sur la nécessité de bâtir un établissement capable de former une jeunesse qualifiée, créative et tournée vers les défis du développement national.

Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo
© Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo
Une infrastructure aux ambitions nationales

Le projet prévoit la construction d’un vaste complexe universitaire comprenant un bloc pédagogique et administratif, 59 salles de classe, un amphithéâtre, une cantine et un parking. Ces infrastructures sont conçues pour offrir un environnement d’apprentissage répondant aux standards actuels de l’enseignement supérieur et accompagner l’augmentation attendue du nombre d’étudiants.

Le projet ambitionne aussi de créer un véritable écosystème universitaire susceptible de stimuler l’économie locale.

Lacs 3 parie sur les retombées économiques

Pour le maire de la commune Lacs 3, Anani Messan, l’impact de cette future université ne se limitera pas au secteur éducatif. Selon lui, l’arrivée d’un établissement d’enseignement supérieur favorisera le développement de logements, l’ouverture de nouveaux commerces, la création d’activités de services et le renforcement du tissu économique local.

Il estime également que cette implantation contribuera à améliorer les compétences des jeunes tout en réduisant les contraintes liées à la mobilité des étudiants. La municipalité a d’ailleurs réaffirmé sa volonté d’accompagner toutes les initiatives susceptibles de renforcer l’attractivité du territoire et de soutenir la formation de la jeunesse.

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© Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo

Un projet inscrit dans les priorités nationales

Présent à la cérémonie, le préfet des Lacs, Datè Benissan-Tétévi, a salué une initiative qui vient renforcer l’offre nationale d’enseignement supérieur.

Il a souligné que le rapprochement des infrastructures universitaires des populations constitue un facteur crucial de développement du capital humain et s’inscrit dans les orientations nationales en matière d’éducation et de formation professionnelle.

La présence des autorités traditionnelles, des forces de défense et de sécurité ainsi que des responsables administratifs a donné un caractère institutionnel à cette cérémonie qui marque officiellement le lancement des travaux.

Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo
© Commune des Lacs 3- Mairie d'Agbodrafo

Un pari sur l’avenir

Avec cette première pierre, Dagué ne pose pas seulement les fondations d’un nouvel établissement universitaire, elle ouvre également la voie de l’avenir à ses enfants. La commune Lacs 3 engage ainsi une stratégie de développement fondée sur le savoir, l’innovation et la qualification des ressources humaines.

Si les responsables respectent le calendrier de réalisation, l’ISEIT‑B deviendra, à terme, un nouveau centre d’attraction académique dans la région des Lacs et contribuera à créer un environnement favorable à l’emploi, à l’entrepreneuriat et à la croissance locale.

Togo : Golfe 3 mobilise ses citoyens pour une vaste opération d’éco-jogging

À Lomé, courir n’était pas le seul objectif ce samedi 18 juillet. Dans les rues de la commune du Golfe 3, des centaines de participants ont troqué l’effort physique contre un engagement écologique. À l’initiative du Rotary Club Lomé Acacia, une vaste opération d’éco-jogging a mobilisé habitants, associations et autorités locales autour d’un même défi : rendre la ville plus propre tout en sensibilisant aux enjeux environnementaux.

Lutter contre la pollution tout en promouvant un mode de vie sain. C’est le pari relevé par la Commune du Golfe 3 et le Rotary Club Lomé Acacia, qui ont uni leurs efforts à l’occasion d’une grande activité d’éco-jogging organisée dans le cadre du cinquième anniversaire du club service.

Dès les premières heures de la matinée, plus de 250 participants se sont retrouvés pour parcourir plusieurs artères de la commune. Aux côtés des membres du Rotary figuraient des responsables municipaux, des jeunes, des associations, des partenaires ainsi que de nombreux citoyens venus contribuer à cette action collective.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3

Quand le sport devient un acte citoyen

Loin d’une banale course de loisir, cette initiative a transformé les participants en véritables acteurs de l’assainissement urbain.

Tout au long de l’itinéraire, les volontaires ont ramassé des bouteilles en plastique, des emballages et divers déchets non biodégradables abandonnés sur la voie publique. À chaque arrêt, sacs à la main, ils ont contribué à débarrasser les espaces publics de déchets susceptibles de dégrader le cadre de vie ou d’obstruer les systèmes d’évacuation des eaux.

Les déchets collectés seront ensuite transférés vers une structure spécialisée afin d’être recyclés, donnant une seconde vie à une partie des matériaux récupérés.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3

Une mobilisation qui dépasse le nettoyage

Au-delà de l’opération de ramassage, les organisateurs ont voulu faire de cette journée un moment de sensibilisation aux comportements écoresponsables.

La rencontre s’est ainsi poursuivie dans une ambiance conviviale avec une séance de Zumba, symbole de la promotion de l’activité physique, avant des échanges consacrés à l’hygiène corporelle et aux bonnes pratiques favorables à la santé publique.

Ces activités ont permis de rappeler que la préservation de l’environnement passe aussi par des gestes quotidiens, qu’il s’agisse de mieux gérer ses déchets ou d’adopter des habitudes de vie plus saines.

Commune du Golfe3
© Commune du Golfe3

Faire de l’engagement citoyen un levier de développement local

À travers cette initiative, la Commune du Golfe 3 et le Rotary Club Lomé Acacia illustrent une approche participative de la gestion environnementale, où les citoyens deviennent des acteurs directs de l’amélioration de leur cadre de vie.

Dans un contexte où les villes africaines font face à une augmentation constante des déchets urbains, ce type d’action met en évidence le rôle que peuvent jouer les collectivités locales, les organisations de la société civile et les habitants dans la promotion d’une culture de propreté et de recyclage.

En plus des sacs de déchets remplis lors de cette matinée, l’éco-jogging laisse surtout un message : la transition vers des villes plus propres et plus durables ne dépend pas uniquement des pouvoirs publics. Elle repose aussi sur la capacité des citoyens à transformer les gestes les plus simples en véritables actions en faveur de l’environnement.

L’Espagne renoue avec la gloire mondiale au terme d’une finale à suspense

Trente-neuf jours après le coup d’envoi à Mexico, la Roja a dompté l’Argentine tenante du titre (1-0) dimanche soir au MetLife Stadium, décrochant un deuxième sacre planétaire seize ans après celui de 2010. La France, éliminée en demi-finale, termine quatrième d’une édition inédite à quarante-huit équipes.

Finale Coupe du monde 2026 : un sacre arraché dans la prolongation

Il aura fallu attendre les cent vingt minutes pour départager deux sélections que tout, ou presque, semblait réunir. Devant plus de quatre-vingt mille spectateurs à East Rutherford, dans le New Jersey, l’Espagne de Luis de la Fuente a fini par faire craquer une Argentine solide mais émoussée physiquement, décrochant son deuxième titre mondial après celui conquis en Afrique du Sud en 2010. Le sélectionneur espagnol a salué la maturité et la fraîcheur collective de son groupe, construit autour d’une génération formée dans le sillage du FC Barcelone. Au‑delà de ces qualités, Luis de la Fuente a su mettre en avant la solidarité et la capacité de sacrifice de ses joueurs tout au long de la compétition. Cette stratégie a véritablement porté ses fruits, puisqu’elle leur a valu un trophée largement mérité.

En face, Lionel Scaloni n’a pas caché sa fierté du parcours accompli par des Argentins venus défendre leur couronne conquise au Qatar quatre ans plus tôt. La remise du trophée, à laquelle a assisté le président américain Donald Trump aux côtés des dirigeants de la FIFA, a clos une soirée qui restera comme l’une des plus disputées de l’histoire récente des finales mondiales, tant l’écart entre les deux équipes, sur la feuille de match comme sur le terrain, s’est révélé ténu jusqu’au bout.

Rodri et Mbappé, rois de la nuit

Sur le plan individuel, le Ballon d’or adidas récompensant le meilleur joueur du tournoi est revenu à Rodri, milieu de terrain espagnol dont l’influence dans l’entrejeu de la Roja a été jugée déterminante tout au long de la campagne américaine. Le Soulier d’or adidas, lui, a couronné un Français : bien que les Bleus n’aient pas soulevé le trophée, Kylian Mbappé termine meilleur buteur de l’édition avec dix réalisations, un total qui lui permet de devenir, avec vingt-deux buts cumulés en Coupe du monde, le meilleur buteur de l’histoire de la compétition, hommes et femmes confondus.

Les autres distinctions individuelles ont largement souri au camp espagnol : le gardien Unai Simon a reçu le Gant d’or récompensant le meilleur portier du tournoi, tandis que le jeune défenseur Pau Cubarsi a été désigné meilleur jeune joueur de l’édition, confirmant la profondeur du vivier ibérique.

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Un format inédit

La Coupe du monde 2026 est la première édition disputée à quarante-huit équipes, contre trente-deux jusqu’en 2022. Coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada dans seize villes hôtes, elle a rassemblé cent quatre matchs sur trente-neuf jours, entre le coup d’envoi donné à Mexico le 11 juin et la finale du 19 juillet à East Rutherford — un format que la FIFA présente comme le plus dense de l’histoire du tournoi.

La France quatrième, au bout du chaos

Battus 0-2 en demi-finale par une équipe d’Espagne supérieure collectivement, les Bleus se sont ensuite inclinés dans un match pour la troisième place resté longtemps indécis, cédant face à l’Angleterre sur le score fleuve de 6-4. Une issue frustrante pour une génération emmenée par Mbappé et portée, tout au long du tournoi, par les performances remarquées de Michael Olise, mais qui repart d’Amérique du Nord sans le moindre trophée collectif malgré le Soulier d’or individuel de son capitaine.

En somme, cette 23ᵉ édition restera comme celle de la bascule vers un format élargi, dont les organisateurs devront désormais tirer les enseignements avant les prochaines campagnes de qualification. Reste, pour l’Espagne, la satisfaction d’avoir rejoint le cercle très restreint des nations doubles championnes du monde du XXIᵉ siècle.

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Coupe du monde 2026 : les États-Unis revendiquent une sécurité sans précédent

Alors que l’Espagne a été sacrée championne du monde face à l’Argentine ce dimanche 19 juillet 2026, la Coupe du monde de la FIFA referme ses portes après 38 jours d’une compétition historique débutée le 11 juin dernier. Mais au-delà du sacre de la Roja, le tournoi nord-américain s’est joué sur un autre terrain : celui de la sécurité.Pour protéger les 16 villes hôtes, les autorités américaines ont orchestré la plus vaste opération de sécurité intérieure de leur histoire, mobilisant 5 000 agents du FBI et interceptant plus de 700 drones. Plongez dans les coulisses technologiques et politiques d’un dispositif hors norme, désormais érigé en nouveau modèle mondial.

Pendant que les stades faisaient vibrer des millions de supporters, une autre compétition se jouait dans l’ombre. Pour les autorités américaines, la Coupe du monde FIFA 2026 n’a pas seulement été un défi sportif et logistique. Elle s’est transformée en la plus vaste opération de sécurité intérieure jamais orchestrée autour d’un événement international, mobilisant des milliers d’agents et des moyens technologiques inédits.

Pendant 38 jours de compétition, les États-Unis ont accueilli des rencontres réparties dans 16 villes hôtes, des dizaines de camps de base des sélections nationales, d’innombrables fan zones et des festivités organisées à travers le pays. Selon le directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI), Kash Patel, aucun incident majeur de sécurité n’a été enregistré durant l’ensemble du tournoi.

Une mobilisation sans précédent

Le patron du FBI affirme que l’agence a mobilisé près de 5 000 agents, issus du siège, des bureaux de terrain et des représentations internationales, pour renforcer le dispositif. Une mobilisation qu’il présente comme la plus importante de l’histoire du FBI pour un événement unique.

Afin d’assurer une surveillance permanente, plusieurs structures spécialisées ont été créées spécialement pour la compétition. Parmi elles figurent un centre opérationnel conjoint, un centre de coordination du renseignement ainsi qu’un centre dédié à la coopération policière internationale. Leur mission consistait à collecter, analyser et partager en temps réel les informations susceptibles d’affecter la sécurité du tournoi.

Les drones, nouvelle priorité sécuritaire

L’une des innovations majeures de ce dispositif concerne la lutte contre les menaces aériennes. Pour la première fois, le FBI a mis sur pied une école nationale de formation dédiée à la lutte contre les drones (anti-UAS), destinée aux forces de l’ordre mobilisées pour la compétition.

Kash Patel affirme que les autorités ont intercepté ou saisi plus de 700 drones à proximité des espaces aériens protégés autour des infrastructures liées à la FIFA, démontrant le rôle crucial que jouent ces nouvelles technologies dans les stratégies de sécurisation des grands rassemblements internationaux.

Une coordination de tous les niveaux de l’État

Le responsable américain a également salué la coopération entre les agences fédérales, les services de sécurité des États, les autorités locales ainsi que les partenaires internationaux. Cette coordination a permis de maintenir le niveau de vigilance tout en gérant simultanément plusieurs événements majeurs organisés aux États-Unis durant la même période.

Washington considère désormais cette expérience comme un modèle opérationnel qu’il pourra réutiliser lors d’autres manifestations internationales de vaste ampleur.

Donald Trump revendique le succès de l’organisation.

Le président américain Donald Trump a, de son côté, estimé que la Coupe du monde 2026 restera comme l’un des événements les plus marquants jamais organisés, toutes catégories confondues.

Selon lui, l’administration avait fait de la sécurité une priorité dès la création, seize mois avant le tournoi, du groupe de travail de la Maison-Blanche consacré à la FIFA. « Il n’y a jamais rien eu de tel », a-t-il déclaré, se disant fier du travail accompli par l’ensemble des institutions mobilisées.

Une nouvelle référence pour les grands événements mondiaux

Au-delà des performances sportives et des records d’affluence annoncés par les autorités américaines, la Coupe du monde FIFA 2026 pourrait laisser un autre héritage : celui d’avoir redéfini les standards de sécurisation des manifestations sportives internationales. L’ampleur des moyens humains, technologiques et du partage de renseignements déployés pendant le tournoi illustre la place désormais centrale qu’occupe la sécurité dans l’organisation des grands rendez-vous planétaires.

Tône 1 : Un forage photovoltaïque inauguré à Poissongui Peuhl

L’accès à l’eau potable franchit un nouveau cap dans la préfecture de Tône. Ce vendredi 17 juillet 2026, les habitants de Poissongui Peuhl, localité située dans la commune de Tône 1, disposent désormais d’un nouvel ouvrage d’approvisionnement moderne. La réception officielle de cette infrastructure vient soulager durablement les populations de cette partie du septentrion togolais et renforcer la résilience locale face aux défis hydriques et climatiques.

Une infrastructure moderne et adaptée aux besoins locaux

Ce nouvel ouvrage se distingue par son caractère écologique et sa polyvalence. En effet, il s’agit d’un forage photovoltaïque alimenté par l’énergie solaire et équipé d’une pompe hybride, garantissant une continuité du service en toutes circonstances. Pour optimiser la distribution et éviter les longues files d’attente, le système alimente directement trois bornes-fontaines stratégiquement réparties dans la localité. De plus, en intégrant les réalités socio-économiques de cette communauté d’éleveurs et d’agriculteurs, l’infrastructure comprend un abreuvoir spécifiquement destiné aux ruminants, prévenant ainsi les conflits d’usage autour des points d’eau.

Commune de Tône 1
© Commune de Tône 1

Le projet COSO et l’ANADEB en action pour la cohésion sociale

Cette réalisation concrète s’inscrit dans le cadre du Projet de cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée, communément appelé projet COSO. Cofinancé par le Groupe de la Banque mondiale et le gouvernement togolais, ce programme d’envergure est exécuté sur le terrain par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB). Par ailleurs, le projet COSO vise principalement à renforcer les infrastructures socio-économiques de base et à consolider l’inclusion dans les régions septentrionales du pays.

Commune de Tône 1
© Commune de Tône 1

L’approche participative comme gage de durabilité

La véritable force de ce projet réside dans son modèle de gouvernance participative. En effet, Les bénéficiaires eux-mêmes ont piloté toutes les étapes de la réalisation, depuis l’expression du besoin prioritaire jusqu’au lancement de l’appel d’offres, en passant par le choix final de l’entrepreneur. Cet ancrage communautaire, facilité par l’accompagnement technique permanent d’un animateur de l’ANADEB, garantit une appropriation totale de l’infrastructure par les habitants de Poissongui Peuhl. Ainsi, en devenant les propres gestionnaires de leur point d’eau, les membres de la communauté assurent une maintenance efficace et une durabilité optimale à cet investissement précieux pour le développement local.

Mandouri : un comité pour renforcer la sécurité locale

Le renforcement de la sécurité transfrontalière passe désormais par la mobilisation des citoyens. Le jeudi 16 juillet 2026, la ville de Mandouri, située dans la préfecture de Kpendjal, a abrité un atelier communautaire capital pour la résilience de la région. Organisé par le Réseau des Femmes et Développement (REFED), cet événement s’inscrit dans le cadre du projet transfrontalier « Soutenir les mécanismes de protection communautaire dans les zones frontalières BéninTogo pour améliorer la protection des civils (SMPC-BT) ». Par ailleurs, cette initiative phare, mise en œuvre par l’organisation CIVIC, bénéficie de l’appui financier du Programme pour la Stabilisation et les Opérations de Paix (PSOPs).

REFED TOGO
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Un dialogue inclusif face aux défis sécuritaires

Dans une région frontalière exposée à des défis sécuritaires complexes, cette rencontre a réussi le pari de l’union sacrée. En effet, l’atelier a réuni autour d’une même table les autorités administratives et locales, les leaders communautaires ainsi que les forces vives de la préfecture, incluant les groupements de femmes, de jeunes et les personnes en situation de handicap.  En fait, l’objectif premier était de libérer la parole et de structurer un dialogue franc et inclusif autour de la protection des populations face aux menaces émergentes. Cette approche participative démontre que la sécurité ne dépend pas uniquement des réponses militaires, mais repose aussi sur la cohésion sociale et l’implication de chaque citoyen.

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Naissance du Comité cantonal de veille et de protection civile (CCVPC)

L’avancée majeure de cette journée de travail reste l’adoption consensuelle de la dénomination et des contours du futur Comité cantonal de veille et de protection civile (CCVPC). Cette nouvelle structure communautaire de proximité est appelée à jouer un rôle pivot à Mandouri à travers quatre missions fondamentales :

  • L’alerte précoce : détecter et signaler les signaux faibles et les risques humanitaires ou sécuritaires avant qu’ils ne dégénèrent.

  • La prévention des risques : sensibiliser le tissu social local aux réflexes de sécurité et de vigilance.

  • La protection des civils : assurer un bouclier communautaire pour les populations les plus vulnérables.

  • Le lien Armée-Nation : consolider la confiance et fluidifier la collaboration indispensable entre les populations civiles et les Forces de défense et de sécurité (FDS).

Ainsi, en posant les bases de ce mécanisme inclusif et durable, le canton de Mandouri franchit une étape importante vers une paix pérenne, portée par les communautés elles-mêmes. Retours en images sur un atelier prometteur pour l’avenir de la région des Savanes.

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Basket : À seulement 18 ans, le géant Jongkuch Mach (2,29 m) affole la planète NBA

Le monde du basket-ball a les yeux rivés sur un phénomène hors norme. À seulement 18 ans, Jongkuch Mach bouscule déjà tous les repères des recruteurs internationaux. Du haut de ses 2,29 m, ce jeune espoir d’origine sud-soudanaise s’impose comme l’un des plus grands prospects de la planète, dépassant d’un souffle la superstar Victor Wembanyama (2,24 m).

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La fabrique des champions : du Soudan du Sud à l’Australie

Né de parents sud-soudanais, Jongkuch Mach a grandi en Australie, devenue au fil des années un véritable eldorado pour le basket mondial. C’est au prestigieux Centre of Excellence (CoE), basé à l’Institut australien du sport à Canberra, que le jeune prodige polit son talent. Cette académie nationale n’a plus à faire ses preuves : elle a vu passer des stars de la NBA telles qu’Andrew Bogut, Patty Mills ou encore Josh Giddey, meneur du Thunder d’Oklahoma City. Au sein de cette structure de pointe, Mach bénéficie d’un accompagnement scientifique, médical et nutritionnel sur mesure, une étape indispensable pour sculpter et protéger un corps en pleine croissance.

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Plus mobile que Manute Bol, taillé pour le basket moderne

Son profil physique rappelle inévitablement la légende Manute Bol (2,31 m), autre géant soudanais qui avait marqué l’histoire de la NBA dans les années 1980 et 1990. Pourtant, Jongkuch Mach appartient à une tout autre époque. Alors que ses prédécesseurs ultra-grands restaient cantonnés sous le cercle, le jeune joueur du CoE impressionne par sa mobilité latérale et sa fluidité de mouvement. D’ailleurs, il est capable de courir le terrain lors des contre-attaques et développe un tir extérieur pour s’adapter aux exigences du basket moderne. C’est précisément cette combinaison unique entre une taille de titan et une agilité de joueur extérieur qui fait saliver les scouts de la NCAA (le championnat universitaire américain) et de la NBA.

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Les États-Unis ou le professionnalisme en Australie ?

À l’aube de sa carrière majeure, plusieurs voies royales s’offrent à lui. S’il peut céder aux sirènes des plus grandes universités américaines en Division 1, une autre option séduisante s’impose : le programme Next Stars de la ligue australienne (NBL). Ce tremplin, qui a propulsé des joueurs comme LaMelo Ball ou le Français Alexandre Sarr vers les sommets de la Draft, lui permettrait en effet de se frotter immédiatement au monde professionnel des adultes.

Le principal défi qui attend désormais Jongkuch Mach reste la durabilité. Les préparateurs physiques devront renforcer sa masse musculaire sans surcharger ses articulations — notamment les pieds et les genoux. Ainsi, s’il parvient à préserver son physique et à poursuivre son développement technique, son avenir s’annonce radieux. Retenez bien le nom de Jongkuch Mach : la prochaine révolution du basket-ball mondial pourrait bien venir de lui.

Togo : le bilan de Gwilym Ceri Jones à l’Union européenne

Après près de deux années passées au Togo, l’ambassadeur de l’Union européenne, Gwilym Ceri Jones, s’apprête à regagner Bruxelles. À l’heure du départ, le diplomate ne dresse pas seulement le bilan de son mandat : il défend l’idée d’une relation entre Lomé et l’Union européenne qui a changé d’échelle, portée par des investissements dans l’énergie, l’éducation et la sécurité.

Au moment de faire ses valises, Gwilym Ceri Jones préfère parler d’avenir plutôt que de nostalgie. Arrivé à Lomé en octobre 2024, le chef de la délégation de l’Union européenne quitte le Togo avec le sentiment d’avoir accompagné une phase de consolidation des relations entre les deux partenaires.

Avant de rejoindre le siège de l’Union européenne à Bruxelles, dans l’attente de la désignation de son successeur, le diplomate britannique estime que les deux années écoulées ont permis de donner une nouvelle impulsion à la coopération entre l’Union européenne et le Togo.

« Rien ne me vient à l’esprit comme regret », confie-t-il à nos confrères de Republicoftogo, résumant un mandat qu’il considère marqué par des avancées concrètes sur les plans économique, social et sécuritaire.

Un partenariat recentré sur des résultats concrets

Pour Gwilym Ceri Jones, l’enjeu de la coopération ne se mesure pas uniquement au volume des financements mobilisés, mais surtout à leur impact sur le quotidien des populations. Il souligne que les projets mis en œuvre au cours de son mandat traduisent une volonté commune de bâtir une relation fondée sur la confiance et orientée vers des résultats tangibles. Selon lui, cette dynamique a permis d’accompagner plusieurs priorités nationales tout en renforçant les liens entre Lomé et Bruxelles. Le diplomate insiste notamment sur l’ambition qui a guidé les différents programmes soutenus par l’Union européenne, avec l’objectif de produire des effets durables au bénéfice des Togolais.

L’énergie, l’un des principaux chantiers

Parmi les réalisations qu’il juge les plus emblématiques, l’ambassadeur cite les investissements dans le secteur énergétique. Selon lui, les projets soutenus par l’Union européenne contribueront à hauteur d’environ 20 % de la production nationale actuelle d’électricité. Un appui destiné à améliorer l’accès à l’énergie, réduire les difficultés d’approvisionnement et accompagner le développement économique du pays. Pour le diplomate, la disponibilité d’une énergie plus abondante et plus fiable demeure l’un des leviers essentiels de la transformation économique du Togo.

Cantines scolaires et sécurité : deux autres priorités

 Gwilym Ceri Jones met également en avant les programmes sociaux soutenus par l’Union européenne. Il évoque notamment les cantines scolaires, qui permettent à de nombreux enfants vivant dans des zones rurales ou vulnérables de bénéficier quotidiennement d’un repas chaud à l’école. Une initiative qui contribue, selon lui, à favoriser la scolarisation et à améliorer les conditions d’apprentissage.

Sur le plan sécuritaire, le diplomate estime que la coopération entre l’Union européenne et le Togo s’est nettement intensifiée au cours des deux dernières années. Face aux défis sécuritaires auxquels la sous-région est confrontée, notamment dans les zones frontalières avec le Sahel, l’Union européenne a renforcé son accompagnement en faveur des Forces armées togolaises et des services de sécurité afin d’améliorer leurs capacités opérationnelles dans la lutte contre le terrorisme.

Un départ marqué par un message sur la guerre en Ukraine

Pour son dernier acte officiel au Togo, Gwilym Ceri Jones a choisi de mettre en lumière un sujet qui demeure au cœur des préoccupations européennes : la guerre en Ukraine. À travers la projection d’un documentaire consacré au conflit, le diplomate a souhaité partager avec ses partenaires togolais une réflexion sur les conséquences humaines de cette guerre, qu’il qualifie de « terrible », « injuste » et « illégale ».

Déjà présenté lors du Festival du film européen de Lomé, le documentaire, selon lui, rappelle que derrière les enjeux géopolitiques se trouvent avant tout des histoires humaines, marquées par la souffrance et la résilience.

Une coopération appelée à se poursuivre

En quittant Lomé, Gwilym Ceri Jones laisse derrière lui une coopération que les deux parties présentent comme en constante progression. Son successeur héritera d’un partenariat désormais structuré autour de projets touchant à l’énergie, à l’éducation, à la sécurité, à la gouvernance et au développement durable.

Au-delà du bilan personnel du diplomate, son départ marque surtout une nouvelle étape dans les relations entre le Togo et l’Union européenne, avec l’ambition affichée de poursuivre une coopération fondée sur des investissements à fort impact et un dialogue politique renforcé.

Togo : cinq nouveaux accords avec la Banque mondiale pour 429 millions de dollars

Le partenariat entre le Togo et le Groupe de la Banque mondiale franchit un nouveau cap. En visite officielle à Lomé, une délégation de haut niveau de l’institution financière internationale a entériné la signature de cinq nouveaux accords de financement d’un montant global de 429 millions de dollars, soit environ 257,4 milliards de FCFA. Cette nouvelle enveloppe porte désormais le portefeuille actif de la Banque mondiale au Togo à plus de 2,1 milliards de dollars, consolidant la position du pays parmi les principaux partenaires de l’institution en Afrique de l’Ouest.

Le Togo poursuit le renforcement de son partenariat avec la Banque mondiale. Une importante délégation de l’institution, conduite par Anna Bjerde, directrice générale des Opérations, et Ousmane Diagana, vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, est arrivée à Lomé dans le cadre de la signature de cinq nouveaux accords de financement destinés à soutenir plusieurs projets structurants.

À son arrivée à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma, la délégation a été accueillie par Sandra Ablamba Johnson, ministre, secrétaire générale de la Présidence du Conseil et gouverneure du Togo auprès de la Banque mondiale. Harold Tavares, administrateur du Togo auprès de l’institution, ainsi que plusieurs membres du gouvernement, ont également pris part à cette visite officielle, qui témoigne du niveau de confiance entre Lomé et son partenaire financier.

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429 millions de dollars pour accélérer la transformation du pays

Signés par le ministre de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, les cinq accords représentent un financement global de 429 millions de dollars, soit près de 257,4 milliards de francs CFA. Ces ressources s’inscrivent dans la mise en œuvre de la Vision Togo 2040 et de la feuille de route gouvernementale 2026-2031, articulée autour des priorités « Protéger, Rassembler et Transformer ».

Derrière cette enveloppe financière, Lomé mise sur quatre leviers pour accélérer sa transformation : l’énergie, la logistique, l’identification des citoyens et la cohésion sociale. Le gouvernement espère ainsi lever plusieurs contraintes qui freinent encore la compétitivité de l’économie togolaise.

Avec 200 millions de dollars, le secteur des transports absorbe près de la moitié des nouveaux financements grâce au Programme d’amélioration des systèmes logistiques et de transport (PASLT). Les autorités veulent moderniser les corridors logistiques afin de fluidifier les échanges commerciaux et de consolider la vocation du Port autonome de Lomé comme porte d’entrée des marchandises vers l’hinterland ouest-africain.

L’énergie capte à elle seule 140 millions de dollars. Cette enveloppe financera les projets régionaux PRIME-GAS et WA-REMP, destinés à améliorer l’approvisionnement électrique, renforcer les interconnexions avec les pays voisins et réduire les contraintes énergétiques qui pèsent sur les ménages comme sur les entreprises.

En matière de gouvernance, un financement additionnel de 20 millions de dollars est accordé au programme WURI, qui accompagne la mise en place d’un système d’identification unique des citoyens afin de faciliter l’accès des populations aux services publics.

Le Projet régional de cohésion sociale (COSO) bénéficie, pour sa part, d’une enveloppe supplémentaire de 69 millions de dollars destinée à renforcer la résilience des communautés, améliorer la présence des services publics dans les zones vulnérables et prévenir les facteurs de fragilité.

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Des investissements orientés vers la croissance et l’emploi

Pour le ministre de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, ces nouveaux accords traduisent la volonté du gouvernement de transformer les ambitions nationales en réalisations concrètes.

Selon Georges Barcola, le gouvernement mobilise ces financements pour accélérer sa stratégie de développement, avec l’ambition de doubler le niveau de vie moyen des Togolais et de ramener le taux de pauvreté à moins de 15 % d’ici à 2040.

Même analyse du côté de la Banque mondiale. La directrice générale des Opérations, Anna Bjerde, a insisté sur l’impact attendu de ces investissements sur la création d’emplois et la réduction de la pauvreté. Elle a notamment souligné que les projets consacrés au transport, à la logistique, à l’électricité et au gaz devraient favoriser les investissements privés, stimuler l’activité économique et générer de nouvelles opportunités d’emploi.

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Le projet WACA, vitrine d’une coopération déjà visible

Par la suite, la délégation de la Banque mondiale s’est rendue au village de Gounoukopé, accompagnée par le ministre de l’Économie maritime, afin de visiter les réalisations du Programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA).

Ce projet de protection côtière, financé avec l’appui de la Banque mondiale, a permis la réalisation d’infrastructures destinées à lutter contre l’érosion marine, un phénomène qui menace plusieurs localités du littoral togolais. Les ouvrages réalisés sécurisent aujourd’hui les habitations, les terres agricoles et les activités économiques des populations riveraines, tout en renforçant leur résilience face aux effets du changement climatique.

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Un partenariat qui gagne en envergure

Avec ces cinq nouveaux accords, le portefeuille actif du Groupe de la Banque mondiale au Togo dépasse désormais 2,1 milliards de dollars, confirmant l’institution comme l’un des principaux partenaires techniques et financiers du pays.

Finalement, en portant son portefeuille de projets à plus de 2,1 milliards de dollars, la Banque mondiale confirme son rôle de partenaire majeur du Togo dans la mise en œuvre de ses politiques de développement et dans la réalisation de projets à fort impact économique et social. Pour Lomé, ces nouveaux engagements constituent un levier supplémentaire pour accélérer la mise en œuvre de sa stratégie de développement et renforcer son ambition de devenir un pôle économique et logistique majeur en Afrique de l’Ouest.

Introduction en Bourse de BBGCI : la période de souscription s’ouvre du 20 juillet au 6 août 2026 sur la BRVM

Du 20 juillet au 6 août 2026, les investisseurs de l’Union monétaire ouest-africaine pourront entrer au capital de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire. En ouvrant 20 % de son capital au public, la banque ne cherche pas seulement à lever des fonds : elle prépare une nouvelle phase de son développement, portée par l’expansion régionale, le financement des PME et la transformation numérique.

Le rendez-vous est fixé. Dès le 20 juillet 2026, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire (BBGCI) lancera officiellement la souscription de son introduction en Bourse, une opération qui figurera parmi les plus importantes réalisées ces dernières années sur le marché financier régional. À travers cette ouverture de 20 % de son capital, l’établissement ambitionne de mobiliser 67,5 milliards de francs CFA auprès des investisseurs particuliers comme institutionnels des huit pays de l’UEMOA.

La période de souscription s’étendra du 20 juillet au 6 août 2026, sauf clôture anticipée en cas de forte demande. Les actions seront proposées au prix unitaire de 6 750 francs CFA. Le règlement-livraison des actions interviendra le 21 août 2026, avant une première cotation attendue le 14 septembre 2026 à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM).

Une levée de fonds tournée vers la croissance plutôt que le financement courant

Cette introduction en Bourse intervient dans un contexte de performances solides. BBGCI affiche une rentabilité en progression continue.

Au terme de l’exercice 2025, la banque a enregistré un bénéfice net de 27,2 milliards de francs CFA, soit une progression de 19 % par rapport à l’année précédente. Son Produit Net Bancaire atteint 68 milliards de francs CFA, tandis que son rendement des capitaux propres s’établit à 27,9 %, un record historique pour le Groupe.

L’amélioration de l’efficacité opérationnelle apparaît également comme l’un des principaux marqueurs de cette évolution. En moins d’une décennie, le coefficient d’exploitation est passé d’environ 65 % à 41,8 %, illustrant une meilleure maîtrise des coûts et une rentabilité renforcée.

Cap sur le Burkina Faso, le Sénégal et la Guinée

Derrière cette levée de capitaux se dessine une stratégie clairement régionale. Les ressources mobilisées permettront d’abord de renforcer les fonds propres afin d’accompagner le plan stratégique 2026-2030 du Groupe. Celui-ci prévoit l’ouverture de nouveaux marchés, avec une implantation déjà autorisée au Burkina Faso, la transformation de la succursale sénégalaise en filiale autonome et l’installation prochaine de BBG Guinée.

Parallèlement, la banque entend accroître sa capacité de financement des petites et moyennes entreprises, tout en poursuivant la modernisation de ses services numériques engagée avec la migration de son système bancaire central réalisée en 2025.

Des partenaires internationaux déjà engagés

L’opération bénéficie également d’un environnement favorable marqué par la confiance de plusieurs institutions financières internationales. Au cours des deux dernières années, la Société financière internationale (IFC), membre du Groupe Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), Afreximbank, l’ITFC, Oikocredit, Triodos Bank, l’African Guarantee Fund (AGF), ainsi que plusieurs institutions régionales comme la BOAD et la BIDC ont accompagné les projets de développement du Groupe à travers différents financements et mécanismes de garantie.

La présence de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) de Côte d’Ivoire, actionnaire à hauteur de 20 % depuis 2019, constitue également un signal de stabilité dans l’actionnariat de la banque.

Une opération ouverte à tous les investisseurs de l’UEMOA

La souscription est accessible aussi bien aux particuliers qu’aux investisseurs institutionnels. Elle s’effectuera auprès des Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI) agréées par la BRVM dans chacun des pays membres de l’Union. Les investisseurs devront disposer d’un compte-titres auprès d’une SGI avant de transmettre leur ordre de souscription pendant la période de l’offre. Comme pour toute opération de marché, les candidats sont invités à consulter le prospectus visé par l’Autorité du Marché Financier de l’UMOA (AMF-UMOA) sous le numéro OA/26-03 avant toute décision d’investissement.

Une nouvelle référence pour le marché financier régional

Au-delà du seul cas de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire, cette introduction en Bourse illustre la montée en puissance du marché financier régional comme levier de financement des entreprises ouest-africaines. En choisissant d’ouvrir son capital au public, la banque entend diversifier ses ressources tout en associant davantage les investisseurs de l’UEMOA à sa trajectoire de croissance.

Si l’opération rencontre le succès attendu, elle pourrait constituer l’une des transactions majeures de l’année sur la BRVM et renforcer l’attractivité du marché régional auprès des épargnants comme des investisseurs institutionnels.


Le présent article ne constitue pas un prospectus ni une offre de souscription. Toute information relative aux conditions de l’opération est subordonnée au prospectus officiel visé par l’AMF-UMOA sous le numéro OA/26-03. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.