Togo : une nouvelle architecture pour soutenir l’entrepreneuriat des jeunes

Au Togo, les mécanismes publics de soutien aux jeunes entrepreneurs entrent dans une nouvelle phase. Réunis en séance plénière le 5 mars 2026, les députés ont adopté à l’unanimité une réforme majeure : le transfert des missions du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) vers l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME). Une décision qui vise à rendre plus efficace l’accompagnement des porteurs de projets et à renforcer l’impact des politiques publiques en faveur de l’emploi et de l’entrepreneuriat.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

Le Parlement réorganise l’appui aux jeunes entrepreneurs.

À Lomé, la représentation nationale a franchi une nouvelle étape dans la réforme des dispositifs de soutien à l’entrepreneuriat. En séance plénière le jeudi 5 mars 2026, les députés ont examiné puis adopté à l’unanimité un projet de loi réorganisant l’accompagnement des jeunes porteurs de projets.

La séance, dirigée par le président de l’Assemblée nationale, le Professeur Komi Selom Klassou, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont Gilbert Bawara, ministre chargé des Relations avec le Parlement, et Mazamesso Assih, ministre du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire.

Au cœur des discussions : la décision de transférer les missions, le personnel et les ressources du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) vers l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME).

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

Le FAIEJ, un instrument pionnier de l’entrepreneuriat des jeunes

Créé en 2006, le FAIEJ avait pour mission d’accompagner les jeunes Togolais souhaitant se lancer dans une activité économique. Concrètement, le fonds proposait des formations, un appui technique et un accès facilité au financement pour les porteurs de projets.

Au fil des années, ce dispositif a en effet permis de soutenir plusieurs milliers d’initiatives entrepreneuriales à travers le pays.

Selon les données présentées devant les députés, près de 3,57 milliards de francs CFA ont été mobilisés pour accompagner plus de 5 000 jeunes entrepreneurs, avec un taux de remboursement d’environ 61 %.

Toutefois, malgré ces résultats, les autorités ont estimé nécessaire d’améliorer la coordination des politiques publiques destinées aux petites entreprises.

 

Vers un guichet unique pour les très petites entreprises

La réforme adoptée par le Parlement s’inscrit dans cette logique de modernisation. Désormais, les programmes d’appui aux jeunes entrepreneurs seront centralisés au sein de l’ADTPME, une structure déjà chargée d’accompagner le développement des très petites, petites et moyennes entreprises.

L’objectif affiché est de simplifier l’accès aux services d’appui pour les entrepreneurs.

Grâce à ce système de guichet unique, les porteurs de projets devraient bénéficier d’un accompagnement plus cohérent, allant de la formation à la recherche de financement.

Les autorités espèrent également éviter les chevauchements entre programmes publics et renforcer l’efficacité de l’utilisation des ressources.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

Les PME, colonne vertébrale de l’économie togolaise

Pour les parlementaires favorables à la réforme, l’enjeu dépasse largement la simple réorganisation administrative.

Selon Atcholi Aklesso, président du groupe parlementaire UNIR, les très petites et moyennes entreprises représentent une part essentielle du tissu économique national.

Ces structures, qui constituent plus de 80 % des entreprises du pays, jouent aussi un rôle déterminant dans la création d’emplois, l’innovation et la vitalité économique des territoires.

Dans ce contexte, améliorer les dispositifs de soutien à l’entrepreneuriat apparaît comme une priorité pour stimuler la croissance et offrir des perspectives aux jeunes.

Une réforme tournée vers l’avenir

Du côté du gouvernement, la réforme est présentée comme une étape supplémentaire dans la transformation de l’économie togolaise.

Pour la ministre Mazamesso Assih, le transfert du FAIEJ vers l’ADTPME ne se limite pas à une réorganisation administrative. Il s’agit avant tout de renforcer les instruments publics destinés à soutenir l’initiative privée et l’emploi des jeunes.

La réforme doit également permettre une transition progressive, garantissant la continuité des activités du fonds et la préservation des emplois existants.

Assemblée Nationale Togolaise
© Assemblée Nationale Togolaise

Construire un écosystème entrepreneurial plus solide

Pour le président de l’Assemblée nationale, cette évolution s’inscrit dans une vision portée par les autorités togolaises : celle d’un environnement entrepreneurial capable de soutenir durablement l’innovation et la création d’entreprises.

Dans un contexte marqué par une forte croissance démographique et un besoin accru d’emplois, le développement du secteur privé est un levier central du développement national.

Ainsi, en consolidant les structures d’accompagnement des entrepreneurs, les autorités espèrent encourager l’émergence d’une nouvelle génération d’entreprises capables de dynamiser l’économie locale.

Quels impacts pour les jeunes entrepreneurs ?

À court terme, les jeunes porteurs de projets devraient bénéficier d’un système d’appui plus structuré et mieux coordonné.

À moyen et long terme, les autorités misent sur la réforme pour :

  • faciliter l’accès au financement des jeunes entrepreneurs,
  • renforcer la formation et l’accompagnement des porteurs de projets,
  • soutenir la création d’emplois durables,
  • et favoriser l’émergence de PME compétitives.

Si ces objectifs sont atteints, cette réforme contribuera aussi à faire de l’entrepreneuriat l’un des moteurs de la transformation économique du Togo.

Togo : les communes se structurent pour peser davantage dans le développement local

À Kara, les maires togolais ont franchi une étape importante dans l’histoire de la décentralisation. Réunis le 5 mars 2026 pour l’assemblée générale constitutive de la Faîtière des Communes du Togo (FCT), les élus locaux ont posé les bases d’une organisation appelée à renforcer la coopération entre les 117 communes du pays. Au terme de son mandat, la présidente sortante Yawa Kouigan laisse derrière elle une structure désormais organisée et prête à relever de nouveaux défis dans la gouvernance locale.

Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières
© Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières

Kara, point de départ d’une nouvelle étape pour la décentralisation

Dans le nord du Togo, la ville de Kara a accueilli, mercredi 5 mars 2026, un rendez-vous important pour la gouvernance locale. Les maires des différentes collectivités territoriales se sont réunis pour l’assemblée générale constitutive de la Faîtière des Communes du Togo (FCT), une organisation destinée à fédérer l’ensemble des municipalités du pays.

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le Colonel Hodabalo Hodabalo Awaté. Cette rencontre marque un moment charnière dans le processus de structuration des collectivités territoriales togolaises.

Car derrière cette initiative se dessine un objectif, celui de donner aux communes une voix collective et de renforcer leur capacité d’action dans le développement des territoires.

Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières
© Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières

Un projet né dans la dynamique des élections locales de 2019

Pour comprendre l’importance de cette organisation, il faut remonter à 2019, année des élections locales qui ont permis le retour effectif des conseils municipaux après plusieurs décennies d’interruption.

Avec l’installation des exécutifs dans les 117 communes du pays, les maires se sont rapidement retrouvés confrontés aux mêmes réalités : gestion des infrastructures locales, besoins en services sociaux, financement du développement ou encore dialogue avec l’État central.

Dans ce contexte, l’idée d’une structure commune s’est imposée progressivement. Avec pour objectif de créer un espace d’échanges, de partager les expériences et de coordonner les actions pour mieux répondre aux attentes des populations.

C’est ainsi qu’est née la Faîtière des Communes du Togo, conçue comme un cadre de solidarité entre les collectivités.

Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières
© Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières

Une organisation devenue la “maison commune” des maires

En quelques années, la FCT s’est affirmée comme un lieu de concertation privilégié pour les élus locaux. Elle permet notamment :

  • de renforcer la coopération entre communes,
  • de mutualiser les compétences et les bonnes pratiques,
  • de porter les préoccupations des collectivités auprès des autorités nationales.

Par ailleurs, administrer une commune, rappellent régulièrement les responsables municipaux, suppose une proximité constante avec les réalités du terrain : accès à l’eau, gestion des déchets, développement économique local ou encore aménagement urbain. Ainsi, la coordination entre maires apparaît comme un levier essentiel pour améliorer la qualité des services publics locaux.

Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières
© Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières

Yawa Kouigan : un mandat marqué par la structuration de la faîtière

À l’issue de cette assemblée générale, une nouvelle équipe dirigeante doit être élue pour conduire l’organisation dans les prochaines années.

La présidente sortante, Yawa Kouigan, quitte ses fonctions avec le sentiment d’avoir posé les bases d’une structure solide.

Durant son mandat, elle a mis l’accent sur l’organisation interne de la faîtière et sur le renforcement de la coopération entre les collectivités territoriales. Dans son intervention, l’ex-présidente a aussi tenu à remercier les maires pour la confiance accordée et pour l’esprit de collaboration qui a marqué ces années de travail commun.

Selon elle, l’expérience acquise collectivement doit désormais permettre à l’organisation de franchir une nouvelle étape.

Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières
© Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières

Une décentralisation au cœur du projet de gouvernance

Par ailleurs, les autorités considèrent la décentralisation comme un pilier du développement national. Dans son discours sur l’état de la Nation du 2 décembre 2025, Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil, a insisté sur le renforcement des collectivités territoriales.

Selon cette vision, les communes constituent le premier niveau de contact entre l’État et les citoyens, là où les politiques publiques prennent forme dans la vie quotidienne.

L’objectif est de bâtir une gouvernance équilibrée, attentive aux réalités locales et garante de l’accès aux services essentiels.

Quels défis pour la prochaine équipe dirigeante ?

Après sa phase de mise en place, la Faîtière des Communes du Togo s’apprête à entrer dans une période de consolidation. Plusieurs défis se profilent pour la future direction : renforcer la coopération entre collectivités, améliorer les mécanismes de financement du développement local, accompagner la professionnalisation de la gestion municipale et accroître la visibilité des communes dans les politiques publiques.

 

À plus long terme, la faîtière entend jouer un rôle stratégique dans la mise en œuvre de projets de développement territoriaux et dans la recherche de partenariats avec des institutions internationales, confirmant ainsi son ambition de devenir un acteur incontournable de la gouvernance locale.

Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières
© Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières

Vers des communes plus fortes pour porter le développement

Finalement, la création et la consolidation de la FCT traduisent une conviction désormais partagée : le développement du Togo passe par la vitalité de ses territoires.

En effet, les communes, par leur proximité avec les populations, constituent un véritable laboratoire d’initiatives et d’innovations locales. Si la dynamique se confirme, la faîtière s’imposera comme un acteur central de la gouvernance territoriale.

Et, comme l’a rappelé la présidente sortante Yawa Kouigan, l’avenir de la décentralisation dépendra de la capacité des communes à unir leurs forces pour répondre aux besoins des citoyens.

Togo : la Poste s’allie au ministère du Commerce pour accélérer la distribution des documents administratifs

À Lomé, l’administration togolaise poursuit sa transformation numérique. Le 4 mars 2026, le ministère délégué chargé du Commerce et du contrôle de la qualité a conclu un accord de partenariat avec la Société des Postes du Togo. L’objectif est de confier à l’opérateur postal la distribution de documents commerciaux désormais digitalisés.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des services publics et de simplification des démarches administratives. Concrètement, il s’agit de permettre aux opérateurs économiques d’accéder plus rapidement aux documents officiels liés à leurs activités commerciales, tout en réduisant les déplacements et les délais de traitement.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo

La Poste au cœur de la chaîne de service

Dans ce dispositif, la Société des Postes du Togo devient un acteur clé. Grâce à son réseau implanté sur l’ensemble du territoire, l’institution sera chargée d’acheminer vers les usagers différents documents administratifs produits par le ministère.

Ainsi, les entrepreneurs, commerçants et autres acteurs du secteur économique pourront recevoir ces pièces directement via les circuits postaux. Cette organisation vise à fluidifier la circulation des documents et à renforcer la proximité entre l’administration et les usagers.

Par ailleurs, ce partenariat traduit la volonté des autorités togolaises de s’appuyer sur les infrastructures existantes pour accompagner la transition numérique de l’État.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo

Un gain de temps pour les opérateurs économiques

Pour les entreprises et les commerçants, cette nouvelle collaboration pourrait transformer la gestion des formalités administratives. En effet, l’accès aux documents du commerce — souvent indispensables pour l’exercice des activités — devrait devenir plus rapide et plus simple.

Grâce à la digitalisation des procédures, le ministère pourra produire et transmettre ces documents de manière électronique. La Poste interviendra ensuite pour assurer leur livraison, offrant ainsi une solution hybride mêlant numérique et logistique traditionnelle.

Ce modèle vise notamment à réduire l’engorgement des guichets administratifs, tout en améliorant l’expérience des usagers.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo

Vers une administration plus connectée

Outre l’accord lui-même, cette initiative reflète une tendance plus profonde : la transformation progressive des services publics togolais à l’ère du numérique.

Ainsi, en combinant digitalisation des documents et distribution via le réseau postal, les autorités cherchent à bâtir un système plus efficace et accessible. Cette approche pourrait, à terme, s’étendre à d’autres secteurs administratifs.

À moyen terme, certains observateurs estiment que ce type de partenariat pourrait ouvrir la voie à de nouveaux services, comme la livraison sécurisée de documents administratifs ou encore le développement de plateformes numériques intégrées.

Une évolution qui pourrait redéfinir le rôle de la Poste

Longtemps associée au transport du courrier traditionnel, la Poste togolaise voit son rôle évoluer. Avec la montée en puissance du numérique, elle s’oriente progressivement vers des missions logistiques et administratives élargies.

Si ce partenariat atteint ses objectifs, il pourrait servir de modèle pour d’autres collaborations entre institutions publiques et opérateurs de service.

Car au-delà de la distribution de documents, l’enjeu est aussi de construire une administration plus proche des citoyens et des acteurs économiques.

Lomé : des élèves découvrent les coulisses du bureau de poste de Nyekonakpoè

À Lomé, l’apprentissage ne se limite pas toujours aux salles de classe. À cet effet, le jeudi 5 mars 2026, des élèves de l’école Arc-en-Ciel ont troqué leurs cahiers contre une immersion sur le terrain. Direction : le bureau de poste de Nyekonakpoè, au cœur de la capitale togolaise.

Cette visite pédagogique visait à rapprocher les plus jeunes d’un service public souvent méconnu : le secteur postal et ses activités financières. Une initiative qui s’inscrit dans la volonté de sensibiliser les élèves, dès le primaire, au fonctionnement concret de certaines institutions du quotidien.

Société des Postes du Togo
© Société des Postes du Togo

À la découverte des coulisses d’un service essentiel

Dès leur arrivée, les élèves ont été accueillis par les agents du bureau de poste qui leur ont expliqué, étape par étape, le parcours d’un courrier. De la réception d’une lettre à son acheminement vers son destinataire, les enfants ont pu observer les différentes opérations réalisées chaque jour dans les guichets et les espaces de tri.

Cependant, la poste ne se limite pas à l’envoi de lettres. Les responsables présents ont également présenté aux élèves les services financiers proposés aux usagers : transferts d’argent, épargne ou encore paiements de certaines prestations.

Pour beaucoup d’élèves, cette découverte a permis de comprendre que le bureau de poste reste un acteur clé de la vie économique et sociale, notamment pour les populations qui n’ont pas toujours accès aux services bancaires classiques.

Société des Postes du Togo
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Une immersion concrète pour éveiller les vocations

Au fil de la visite, les élèves ont multiplié les questions : comment les colis arrivent-ils à destination ? Que se passe-t-il lorsqu’une lettre se perd ? Combien de temps met un courrier pour voyager d’une ville à une autre ?

Les agents ont pris le temps de répondre, transformant ainsi la visite en véritable séance d’échanges. Cette interaction a permis aux enfants de mieux saisir l’importance de la rigueur et de l’organisation dans le travail postal.

Pour les enseignants accompagnateurs, ce type d’activité constitue un complément essentiel à l’apprentissage scolaire. En effet, confronter les élèves à la réalité du terrain permet de rendre certaines notions plus concrètes et d’éveiller leur curiosité pour différents métiers.

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Renforcer le lien entre l’école et les services publics à Nyekonakpoè

Au-delà de la simple découverte, cette visite reflète aussi une volonté de rapprocher les institutions publiques de la jeunesse. Dans un contexte où la digitalisation transforme progressivement les modes de communication, le secteur postal continue d’évoluer pour répondre aux nouveaux besoins des usagers.

En ouvrant ses portes aux élèves, le bureau de poste de Nyekonakpoè participe ainsi à un effort de sensibilisation citoyenne. Car comprendre comment fonctionnent les services publics constitue aussi une manière de former les citoyens de demain.

Élections au Népal 2026 : percée du parti de Balendra Shah et bouleversement politique

Au Népal, les électeurs se sont rendus aux urnes le 5 mars 2026 pour des élections législatives anticipées destinées à renouveler les 275 sièges de la Chambre des représentants, la chambre basse du Parlement. Ce scrutin intervient dans un contexte politique particulièrement agité, marqué par une forte mobilisation populaire et une remise en cause de la classe politique traditionnelle.

Près de 18,9 millions d’électeurs étaient appelés à voter pour choisir leurs représentants. Le système électoral népalais combine deux méthodes : 165 députés sont élus au scrutin direct dans des circonscriptions, tandis que 110 autres sont désignés par représentation proportionnelle à partir des listes des partis.

Ces élections n’auraient normalement dû se tenir qu’en 2027, mais elles ont été avancées après la dissolution du Parlement à la suite d’une crise politique majeure.

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Pourquoi ces élections ont-elles été organisées ?

Le scrutin de mars 2026 est la conséquence directe d’une vague de protestations populaires menée en grande partie par la jeunesse en septembre 2025. Ces manifestations dénonçaient la corruption, le chômage et la domination persistante des mêmes élites politiques.

Les tensions ont culminé lorsque ces mobilisations ont provoqué la chute du gouvernement du Premier ministre KP Sharma Oli, ouvrant la voie à un gouvernement intérimaire et à l’organisation d’élections anticipées conformément à la Constitution.

Pour beaucoup d’observateurs, ces élections représentent donc un vote de sanction contre la vieille classe politique, mais aussi un test pour la nouvelle génération de dirigeants.

Les principaux candidats et partis en lice

Le scrutin oppose plusieurs figures majeures de la politique népalaise ainsi que de nouveaux acteurs.

Balendra “Balen” Shah

Ancien rappeur et ex-maire de Katmandou, Balendra Shah, 35 ans, s’impose comme la grande surprise de cette élection. Il dirige le Rastriya Swatantra Party (RSP), un mouvement relativement récent qui séduit particulièrement les jeunes électeurs.

Shah s’est fait connaître par ses critiques virulentes contre la corruption et le clientélisme politique. Sa campagne promet notamment : la modernisation de l’administration, la création d’emplois pour les jeunes et une gouvernance plus transparente.

KP Sharma Oli

Figure historique de la politique népalaise et ancien Premier ministre, KP Sharma Oli représente le Parti communiste du Népal (UML). Il incarne l’establishment politique que contestent les nouvelles générations.

Sher Bahadur Deuba

Chef du Nepali Congress, l’un des plus anciens partis du pays, Deuba reste un acteur majeur malgré l’usure du pouvoir et la défiance croissante de l’opinion publique.

Pushpa Kamal Dahal “Prachanda”

Leader du CPN (Maoist Centre) et ancien chef de la guérilla maoïste, Prachanda demeure une figure influente du paysage politique népalais.

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Les premiers résultats et tendances après le scrutin

Alors que le dépouillement est toujours en cours, les premières tendances indiquent une percée spectaculaire du Rastriya Swatantra Party de Balendra Shah. Selon les premiers comptages, le parti de Shah mène dans plus d’une centaine de circonscriptions, laissant derrière lui les formations traditionnelles.

Pour gouverner seul, un parti doit obtenir au moins 138 sièges sur 275, un seuil rarement atteint dans un pays habitué aux coalitions fragiles.  Ces résultats provisoires laissent entrevoir une possible recomposition politique majeure, certains analystes parlant déjà d’un véritable “tsunami électoral”.

Une élection portée par la jeunesse

la mobilisation de la jeunesse a fortement influencé La campagne et le scrutin. Après les manifestations de 2025, près d’un million de nouveaux électeurs, majoritairement jeunes, ont rejoint les listes électorales.

Cette nouvelle génération réclame :

  • plus de transparence dans la gestion publique,
  • la création d’emplois,
  • des réformes économiques et institutionnelles.

C’est précisément ce discours qui a permis à Balendra Shah et à son mouvement d’élargir leur base électorale.

Quels scénarios pour l’avenir politique du Népal ?

Si la tendance actuelle se confirme, le pays pourrait entrer dans une nouvelle phase politique dominée par des forces émergentes.

Plusieurs scénarios se dessinent :

  1. Une victoire claire du parti de Balendra Shah, qui pourrait alors former un gouvernement réformateur.
  2. Un Parlement fragmenté, obligeant les partis à négocier une coalition, comme c’est souvent le cas au Népal.
  3. Un affrontement politique entre nouvelles forces et anciens partis, qui pourrait ralentir les réformes promises.

Dans tous les cas, ces élections marquent un moment charnière pour la démocratie népalaise. Après des années d’instabilité politique et de gouvernements fragiles, le pays semble entrer dans une période de transition portée par la pression populaire et l’aspiration au changement.

En résumé, les élections législatives du 5 mars 2026 pourraient redéfinir profondément le paysage politique du Népal. Entre l’émergence d’un leader issu de la société civile, la contestation des partis historiques et la mobilisation massive des jeunes électeurs, ce scrutin pourrait marquer le début d’une nouvelle ère politique dans l’Himalaya.

Togoville : la diaspora se mobilise pour sécuriser le cimetière face aux profanations

À Togoville, petite ville historique chargée de mémoire, se retrouve au cœur d’une mobilisation citoyenne. Le cimetière communal, espace de recueillement pour plusieurs générations, a récemment été le théâtre d’actes de profanation de tombes, suscitant indignation et inquiétude parmi les habitants.

Face à ces atteintes jugées graves pour la dignité des défunts et le respect des traditions, la communauté locale n’est pas restée passive. Très vite, les ressortissants de la localité établis à l’étranger se sont mobilisés pour soutenir les initiatives visant à sécuriser le site. Leur objectif : restaurer la quiétude de ce lieu sacré et envoyer un signal fort contre les actes de vandalisme.

La diaspora au cœur d’une riposte symbolique

Sous l’impulsion du maire TOMEGAH Dominique Godfroy, la diaspora s’est organisée pour contribuer concrètement à la protection du cimetière.

Le soutien s’est matérialisé par un don composé de lampadaires destinés à éclairer l’enceinte du cimetière, mais aussi d’une contribution financière destinée à accompagner les travaux de sécurisation et d’entretien. L’objectif est double : améliorer la visibilité nocturne afin de dissuader les actes malveillants et renforcer les dispositifs de surveillance.

Dans une localité où la mémoire des ancêtres occupe une place centrale, l’action des fils et filles de Togoville vivant hors du pays traduit, en effet, leur attachement profond à la préservation des lieux de mémoire.

Préserver les lieux sacrés, un enjeu culturel et social

Dans de nombreuses communautés togolaises, les cimetières ne sont pas seulement des espaces funéraires. Ils représentent aussi des lieux symboliques où se perpétue le lien entre les vivants et leurs ancêtres.

À Togoville, la protection de ces espaces est une responsabilité collective. Les initiatives engagées par la diaspora viennent ainsi soutenir les efforts des autorités locales pour maintenir la dignité et le respect qui entourent ces lieux.

L’installation des lampadaires constitue ainsi une première étape dans une stratégie plus large de sécurisation. Elle vise non seulement à dissuader les actes de profanation, mais aussi à rassurer les familles qui viennent se recueillir sur les tombes de leurs proches.

Une diaspora de plus en plus impliquée dans la vie locale

Cette mobilisation illustre également l’implication croissante des diasporas dans le développement de leurs localités d’origine. Au-delà des transferts financiers traditionnels, les ressortissants s’investissent désormais dans des initiatives sociales, culturelles et communautaires.

Dans le cas de Togoville, cet engagement renforce la vision portée par les autorités municipales pour la préservation du patrimoine local et des valeurs culturelles.

En s’unissant pour protéger ce lieu de mémoire, les fils et filles de la ville montrent que la défense du patrimoine et le respect des ancêtres dépassent les frontières et la distance.

Togo : 3 nouveaux ambassadeurs à Lomé

La diplomatie togolaise poursuit son mouvement d’ouverture. À Lomé, une nouvelle séquence s’est jouée mercredi lors de la cérémonie officielle de présentation des lettres de créance au président Jean-Lucien Savi de Tové. Trois nouveaux chefs de mission ont été accrédités, parmi lesquels Muhannad M. A. Alhammouri, représentant de l’État de Palestine.

Cette accréditation marque une étape diplomatique notable : l’annonce de l’ouverture prochaine d’une ambassade palestinienne à Lomé. Une initiative qui traduit la volonté de renforcer la présence institutionnelle palestinienne en Afrique de l’Ouest et d’approfondir les relations avec le Togo.

Fort d’une longue carrière dans les relations internationales, notamment en Asie et en Océanie, le diplomate palestinien entend donner un nouvel élan aux échanges politiques et à la coopération bilatérale. Pour Lomé, cette implantation diplomatique constitue également un signal d’ouverture vers de nouveaux partenaires au Moyen-Orient, dans un contexte géopolitique marqué par une recomposition des alliances.

Présidence Togo
© Présidence Togo

Le Danemark mise sur l’économie maritime et la transition verte.

Autre figure de cette séquence diplomatique : Jacob Linulf, nouvel ambassadeur du Danemark au Togo. Économiste de formation, il arrive à Lomé avec une feuille de route clairement orientée vers le développement économique durable.

Dans le viseur du diplomate danois : le potentiel maritime du Togo, notamment autour du Port autonome de Lomé, devenu ces dernières années l’un des hubs logistiques majeurs du Golfe de Guinée. Le Danemark, dont l’expertise est reconnue dans les secteurs portuaire et maritime, pourrait accompagner les ambitions togolaises dans la modernisation de cette plateforme stratégique.

Mais la coopération ne se limitera pas aux infrastructures portuaires. La transition écologique, l’agriculture durable et la formation professionnelle figurent également parmi les priorités. Autant de domaines dans lesquels Copenhague dispose d’un savoir-faire que Lomé souhaite mobiliser pour soutenir sa transformation économique.

Présidence Togo
© Présidence Togo

Le Libéria cherche à renforcer l’axe ouest-africain.

La troisième diplomate à prendre officiellement ses fonctions est Musu Jatu Ruhle, ambassadrice du Libéria.

Diplomate chevronnée, elle arrive avec une ambition claire : consolider la coopération bilatérale entre Lomé et Monrovia. Trois domaines structurent cette dynamique : le commerce, l’investissement économique et la sécurité régionale.

Dans une Afrique de l’Ouest confrontée à des défis sécuritaires croissants, la coopération entre États côtiers apparaît en effet de plus en plus stratégique. Les échanges économiques et la coordination politique pourraient ainsi renforcer la stabilité régionale tout en favorisant les opportunités d’affaires.

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Lomé poursuit sa stratégie d’ouverture diplomatique.

Au-delà des annonces individuelles, cette cérémonie reflète une orientation plus large de la politique extérieure togolaise. En accueillant simultanément des représentants de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique de l’Ouest, Lomé confirme sa volonté de diversifier ses partenariats et d’élargir son réseau d’alliances.

Cette stratégie repose sur un principe simple : multiplier les coopérations sectorielles afin de soutenir les priorités nationales, qu’il s’agisse de développement économique, de sécurité ou de transition environnementale.

En accueillant simultanément des représentants du Danemark, du Libéria et de la Palestine, Lomé confirme sa stratégie d’ouverture et son ambition de se positionner comme un carrefour diplomatique en Afrique de l’Ouest. Au-delà des symboles protocolaires, ces accréditations traduisent une volonté de diversifier les partenariats et d’arrimer la politique étrangère togolaise aux grands enjeux contemporains : transition écologique, sécurité régionale et intégration économique.

Togo : Le projet BASIS mise sur la pratique pour booster l’emploi agricole

Le 3 mars 2026, l’Hôtel Concorde de Lomé a servi de cadre à une conférence nationale capitale pour l’avenir de l’agrobusiness togolais. Au cœur des débats : le projet BASIS. Son ambition ? Transformer des étudiants théoriciens en experts de terrain pour répondre aux besoins d’une économie rurale en pleine mutation.

Ministère de l'Enseignement Supérieur
© Ministère de l'Enseignement Supérieur

Briser le plafond de verre de l’employabilité

Pendant trop longtemps, les institutions togolaises ont réduit le diplôme agricole à des savoirs académiques déconnectés des réalités de la terre. C’est ce paradigme que le projet Boosting Agriculture Studies in Sub-Saharian Africa (BASIS) entend renverser. Devant une assemblée composée d’universitaires, de bailleurs de fonds et d’opérateurs du secteur privé, le constat est resté unanime : pour nourrir le pays, il faut d’abord former des bras et des cerveaux prêts à l’emploi.

Le concept est simple mais radical : l’immersion. En recevant le stage pratique au centre du cursus, BASIS ne se contente pas de délivrer des parchemins ; il forge des profils capables de piloter des exploitations modernes dès leur sortie de l’université.

Ministère de l'Enseignement Supérieur
© Ministère de l'Enseignement Supérieur

Une volonté politique au service des champs

Présent pour l’ouverture des travaux, le ministre délégué à l’Enseignement supérieur, le Professeur Gado Tchangbedji, a rappelé que cette initiative n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans la vision globale de Faure Essozimna Gnassingbé, qui a fait de la modernisation agricole la pierre angulaire de sa politique de croissance.

« L’agriculture est notre levier de souveraineté alimentaire et de création d’emplois », a martelé le ministre.

Pour le gouvernement, il ne s’agit plus de produire des fonctionnaires du secteur agricole, mais de mobiliser des entrepreneurs ruraux. Cette mutation nécessite un lien organique entre les facultés et les fermes, un pont que BASIS s’attelle à construire avec le soutien de partenaires internationaux.

Ministère de l'Enseignement Supérieur
© Ministère de l'Enseignement Supérieur

Des recommandations attendues au sommet

Cependant, l’heure n’est plus seulement aux bilans. En effet, la conférence de Lomé a servi de rampe de lancement pour la phase de consolidation, au cours de laquelle les participants ont planché sur des stratégies destinées à pérenniser les acquis du projet.

Ainsi, ils ont proposé la généralisation des étapes de longue durée en milieu rural, l’actualisation des cursus en fonction des besoins réels des entreprises agro‑industrielles et, enfin, le renforcement de la coopération Sud‑Sud pour partager les réussites régionales.

Par ailleurs, le ministre a assuré que les conclusions de cette rencontre seront examinées de très près au sommet de l’État, car si le Togo veut devenir un hub logistique et agricole, la bataille se gagnera d’abord dans la qualité de ses ressources humaines.

Université de Lomé : coup d’envoi des Championnats universitaires 2026

Le sport universitaire togolais donne le coup d’envoi de sa grande messe annuelle. En effet, ce mercredi 4 mars 2026, le terrain synthétique de l’Université de Lomé a servi de cadre à l’ouverture officielle des Championnats universitaires 2026. Pendant près de trois semaines, du 4 au 21 mars, les meilleures équipes estudiantines s’affronteront dans une ambiance où compétition rime avec fraternité.

Au-delà des scores, l’événement se veut un moment de cohésion et d’expression du dynamisme de la jeunesse académique togolaise.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Une cérémonie à forte portée institutionnelle

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités du monde académique et sportif. Le 1ᵉʳ vice-président de l’Université de Lomé, le Professeur Komlan Batawila, représentait le président de l’institution.

À ses côtés figuraient notamment le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le ministre délégué en charge des Sports, ainsi que des représentants de la Fédération Togolaise de Football et du Comité National Olympique du Togo.

La présence du sponsor officiel, Yas Togo, et d’autres partenaires institutionnels et privés témoigne aussi de l’intérêt croissant porté au sport universitaire comme levier de formation et d’encadrement des jeunes talents.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Le sport comme école de la vie

Si l’enjeu sportif demeure central, le ministre des sports a insisté sur les valeurs portées par la compétition : excellence, fair-play et respect mutuel.

Dans un contexte où les universités sont appelées à former des citoyens responsables, le sport apparaît comme un prolongement pédagogique. Discipline, esprit d’équipe et dépassement de soi figurent aussi parmi les qualités mises en avant.

D’ailleurs, la directrice du Centre des Œuvres Universitaires de Lomé et le directeur des Sports scolaires et universitaires ont souligné l’importance de ces rencontres pour renforcer le sentiment d’appartenance à la communauté universitaire.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Un premier match déjà disputé

Ainsi, le coup d’envoi sportif a été donné avec une affiche en football opposant la Faculté des sciences de l’homme et de la société (FSHS) à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS).

À l’issue des 45 premières minutes, la FSHS menait d’un but à zéro, dans une rencontre engagée et suivie par un public enthousiaste. Les tribunes, animées par les encouragements des étudiants, ont illustré l’engouement autour de cet événement.

Cependant, au-delà du résultat final, l’essentiel réside dans la dynamique collective qui s’installe progressivement sur le campus.

Université de Lomé
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Une vitrine du potentiel estudiantin

Ces championnats constituent également une plateforme de détection pour les fédérations sportives nationales. Plusieurs jeunes athlètes pourraient saisir cette occasion pour se faire remarquer et envisager un parcours au-delà du cadre universitaire.

Ainsi, l’Université de Lomé confirme son ambition de conjuguer excellence académique et performance sportive.

Pendant dix-huit jours, le campus vibrera au rythme des rencontres. Et si le Championnats promet d’être intense, l’esprit de fraternité devrait, lui, demeurer le véritable vainqueur.

Togo : 1 200 jeunes mobilisés contre la désinformation à l’ère du numérique

À l’heure où les réseaux sociaux redessinent l’espace public, la bataille de l’information se joue désormais sur les écrans. Au Togo, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a choisi d’investir un terrain stratégique : la jeunesse. La campagne nationale sur la « Lutte contre la désinformation et le renforcement de la démocratie à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle » a officiellement pris fin le 27 février 2026 à l’UCAO-UUT, dernière étape d’un périple académique dans le Grand Lomé.

Après le Collège Protestant et l’Université ESAG-NDE, cette clôture marque l’aboutissement d’une initiative portée par la Direction du Renforcement Démocratique.

Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo
© Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo

Une réponse institutionnelle à un défi numérique

En toile de fond, un constat partagé par de nombreux observateurs : la circulation rapide d’informations non vérifiées fragilise les sociétés contemporaines. Dans un environnement dominé par l’instantanéité et les algorithmes, la frontière entre opinion, manipulation et réalité devient parfois floue.

Ainsi, au fil des rencontres, les intervenants ont insisté sur la nécessité d’un usage responsable des outils numériques. Il ne s’agit plus seulement de consommer l’information, mais de la questionner, de la vérifier et d’en mesurer l’impact.

En d’autres termes, l’éducation aux médias apparaît désormais comme un pilier complémentaire à l’éducation civique traditionnelle.

Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo
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Plus de 1 200 jeunes sensibilisés contre la désinformation

Au total, plus de 1 200 élèves et étudiants ont participé aux différentes sessions. L’objectif affiché est clair : faire de ces jeunes des relais actifs dans leurs établissements et communautés.

Car la stratégie adoptée par les autorités repose sur un principe simple : la prévention est plus efficace que la sanction. Plutôt que de se limiter à un cadre répressif, la campagne privilégie la pédagogie, l’esprit critique et la responsabilisation individuelle.

Dans un contexte où l’intelligence artificielle permet de générer des contenus toujours plus crédibles – y compris des images ou des vidéos manipulées –, le défi devient encore plus complexe.

Ministère de la Justice et des Droits Humains - Togo
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Démocratie et numérique : un équilibre fragile

La question posée au cœur de cette campagne dépasse la simple lutte contre les fausses nouvelles. Elle touche à la solidité même du débat démocratique.

En effet, une information biaisée peut influencer des choix électoraux, exacerber des tensions sociales ou décrédibiliser les institutions. Dès lors, renforcer la capacité des jeunes à décrypter les contenus devient un enjeu stratégique.

Cependant, certains observateurs soulignent qu’au-delà de la sensibilisation, la consolidation démocratique passe également par la transparence institutionnelle et la confiance dans les sources officielles. La lutte contre la désinformation ne saurait donc être unilatérale ; elle implique un engagement partagé entre citoyens, médias et pouvoirs publics.

 

Une dynamique appelée à se poursuivre

La clôture de la campagne à l’UCAO-UUT ne signifie pas la fin du chantier. Au contraire, elle ouvre la voie à d’autres initiatives, notamment dans les régions de l’intérieur du pays.

À long terme, le défi sera d’inscrire durablement l’éducation au numérique dans les programmes scolaires et universitaires. Car dans un monde où l’information circule plus vite que jamais, la maturité numérique devient une compétence essentielle.

En misant sur la jeunesse, le Togo fait le choix d’un pari ambitieux : transformer les utilisateurs d’aujourd’hui en acteurs conscients et responsables du débat public de demain.