Golfe 4 : atelier de validation du diagnostic du PDC

Pendant deux jours, la salle de délibérations de la commune du Golfe 4, à Amoutivé, sert de laboratoire d’idées. Depuis lundi 12 octobre 2026, élus, chefs traditionnels, associations et techniciens y examinent ensemble le rapport de diagnostic destiné à nourrir le Plan de Développement Communal (PDC). Les travaux s’achèvent ce mardi 13 octobre.

Commune du Golfe 4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe 4 Mairie d'Amoutive

Un état des lieux avant toute décision

Un PDC sert de feuille de route : il fixe les priorités d’une commune et oriente ses investissements. Toutefois, aucun plan solide ne peut naître sans un portrait fidèle du territoire. Le diagnostic remplit précisément ce rôle.

Il recense les atouts de la commune, ses faiblesses ainsi que les questions qui conditionnent son développement. L’atelier poursuit donc un objectif précis : confronter ces conclusions à l’avis des acteurs locaux, enrichir l’analyse, puis obtenir une validation partagée. Une fois approuvé, le document servira de socle à toutes les phases suivantes de la planification communale.

Commune du Golfe 4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe 4 Mairie d'Amoutive

Une salle qui réunit toutes les voix

Le maire, Jean-Pierre Fabre, a ouvert la séance entouré d’un large cercle de participants. Y figuraient notamment le comité de pilotage, les élus locaux, les chefs traditionnels — dont Togbui Adjallé VI, chef de canton d’Amoutivé —, les comités de développement de quartier, les associations, les services déconcentrés de l’État ainsi que la société civile. Dr Wahare Yaovi représentait le ministère délégué chargé du Développement local.

Cette mosaïque donne du poids à la démarche. En effet, un plan rédigé sans les habitants et leurs représentants risque de rester lettre morte.

Le modérateur, Jean-Luc Lassey-Assikoley, a ensuite présenté le programme. Puis, le directeur de la Planification et du Développement, Seibou Djimada, a exposé les objectifs, la méthode et les résultats attendus.

 

Commune du Golfe 4 Mairie d'Amoutive
© Commune du Golfe 4 Mairie d'Amoutive

Le cabinet expose ses constats, l’assemblée réagit

 

Le cabinet BGB Méridien, mandaté pour rédiger le PDC, a pris la parole par la voix de son chef de mission, Boukari Mamadou. Ce dernier a décrit la démarche adoptée, avant de livrer les principaux constats du diagnostic.
Les participants ont aussitôt demandé des précisions. En réponse, l’équipe technique a détaillé les potentialités, les contraintes et les enjeux de la commune. Ce dialogue a permis de lever les zones d’ombre avant d’entrer dans le vif de l’examen.

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Quatre groupes pour passer le rapport au peigne fin

 

Les participants se sont ensuite répartis en quatre ateliers, chacun accompagné par des facilitateurs :

  • Groupe 1 : gouvernance locale, cohésion sociale, sécurité et paix.
  • Groupe 2 : aménagement du territoire, environnement et ressources naturelles.
  • Groupe 3 : économie, emploi, commerce et activités productives.
  • Groupe 4 : secteurs sociaux, genre, inclusion et protection sociale.

Chaque équipe a la même mission : vérifier la pertinence des constats, contrôler l’exactitude et la fiabilité des données, signaler les informations manquantes et repérer les atouts du territoire. Elle doit également identifier les contraintes majeures, hiérarchiser les enjeux prioritaires et proposer les corrections à intégrer au rapport.

En fin de journée, le directeur de la Planification et du Développement a dressé la synthèse des échanges et fixé les orientations de la seconde séance, qui s’est tenue ce mardi 13 octobre.

Au-delà de la validation d’un rapport, il s’agit de construire une vision partagée. En associant dès le départ les habitants et les acteurs du territoire, la commune du Golfe 4 entend élaborer un plan qui reflète leurs priorités et suscite leur adhésion lors de la mise en œuvre des projets.

 

Togo : vers un cadre réglementaire pour les contrats-plans à Tsévié

Deux jours de travaux, un texte à mettre au point. Les 12 et 13 octobre 2026, Tsévié, dans la région Maritime, accueille un atelier technique consacré à l’avant-projet de décret sur les contrats-plans entre l’État et les collectivités territoriales. Les participants doivent examiner, amender, puis valider ce texte.

Le contrat-plan est un accord par lequel l’État et une collectivité fixent ensemble des objectifs de développement, les moyens à y consacrer et le calendrier à respecter. Ce mécanisme transforme ainsi les grandes orientations nationales en projets précis sur le terrain, qu’il s’agisse d’équipements, de services de proximité ou d’actions économiques locales. Le décret en préparation doit lui donner une base réglementaire limpide. Sans elle, chaque partie risque en effet d’interpréter les règles à sa façon.

Gouvernorat Regional Maritime - GRM
© Gouvernorat Regional Maritime - GRM
Synergie institutionnelle et partenariat germano-togolais

Le ministère délégué chargé du Développement local organise la rencontre. Il bénéficie de l’appui de la coopération allemande, qui intervient par le projet GNOZOU de la GIZ, son agence d’exécution. Cette association illustre une méthode : le gouvernement conduit la réforme, tandis qu’un partenaire technique l’accompagne dans l’élaboration des outils. Les acteurs concernés par la collaboration entre l’État et les collectivités siègent ainsi autour de la même table, ce qui permet de confronter les attentes de l’administration centrale à celles des territoires.

Gouvernorat Regional Maritime - GRM
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Un levier stratégique de planification et de convergence

Dès l’ouverture, les intervenants ont insisté sur la valeur de ces contrats. Ils les présentent d’abord comme des instruments de planification, car ils obligent chaque partenaire à projeter son action dans la durée. Ces accords constituent ensuite des leviers de coordination, puisqu’ils évitent que l’État et les communes engagent des dépenses dispersées ou redondantes. Les intervenants y voient enfin une garantie de mise en œuvre efficace des politiques nationales à l’échelle locale.

Gouvernorat Regional Maritime - GRM
© Gouvernorat Regional Maritime - GRM
L’impératif d’un cadre juridique pragmatique et équitable

L’objectif affiché tient en trois exigences. Le cadre réglementaire doit d’abord faire consensus, c’est-à-dire recueillir l’adhésion de ceux qui l’appliqueront. Il doit ensuite être opérationnel, donc utilisable sans interprétation laborieuse. Il doit enfin coller aux réalités des collectivités territoriales, dont les capacités et les besoins varient d’un territoire à l’autre. Cette dernière condition pèse lourd : un dispositif trop uniforme risquerait en effet de profiter aux communes les mieux dotées et de laisser les autres à l’écart.

À l’issue de l’atelier, le texte validé reprendra son parcours administratif. Aucune date d’adoption n’a toutefois été annoncée. La réussite de la décentralisation togolaise se jouera pourtant en partie sur ces pages : un décret précis et accepté de tous permettrait aux collectivités de négocier avec l’État sur des bases stables, et aux habitants de constater plus vite les effets des projets locaux.

Gouvernorat Regional Maritime - GRM
© Gouvernorat Regional Maritime - GRM

Pékin et Lomé veulent bâtir une « communauté d’avenir partagé »

Ce mardi 13 octobre 2026, Xi Jinping a reçu à Pékin Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil du Togo, en visite officielle en Chine. À l’issue de l’entretien, le dirigeant chinois a lancé une proposition ambitieuse : porter les relations bilatérales au rang de « Communauté d’avenir partagé Chine-Togo à l’ère nouvelle ». Son hôte a immédiatement souscrit à cette idée.


Présidence du Conseil
© Présidence du Conseil
Une formule qui engage Pékin

L’expression n’a rien d’anodin. Pékin la réserve en effet aux partenaires avec lesquels il veut tisser un lien politique durable, au-delà des simples échanges commerciaux. En la proposant à Lomé, Xi Jinping place ainsi le Togo parmi les pays qu’il juge dignes d’une relation approfondie, vingt ans après les premiers grands sommets sino-africains et plus de cinquante ans après l’établissement des relations diplomatiques, en 1972.

Le président chinois a salué un partenariat historique fondé sur la confiance mutuelle. Il a décrit une amitié qui s’appuie sur une large convergence de vues et ouvre de belles perspectives. Il a également rendu hommage à la trajectoire togolaise : selon lui, le pays avance avec détermination sur la voie des réformes et du développement, en tenant compte de ses réalités nationales. Ce compliment compte aux yeux de Pékin, qui défend le principe selon lequel chaque nation choisit son propre modèle.

Lomé réclame des résultats concrets

Faure Gnassingbé a remercié son homologue pour l’accueil réservé à sa délégation, puis il a approuvé sans réserve le principe d’un partenariat relevé d’un cran. Il a réaffirmé l’attachement de son pays à une coopération étroite, équilibrée et profitable aux deux parties.

Le dirigeant togolais a toutefois posé une condition claire. Il veut que cette alliance cesse de se résumer à des déclarations et produise des effets visibles dans la vie des citoyens. Pour lui, la coopération doit désormais se juger sur ce qu’elle apporte aux populations : des opportunités, des compétences, des emplois et du savoir-faire. Cette feuille de route esquisse ainsi la méthode que Lomé entend imposer : former les Togolais, créer des postes et faire circuler les techniques.

Le communiqué officiel ne précise pas les secteurs concernés. Il évoque seulement plusieurs domaines stratégiques et la volonté de faire de la relation avec la Chine un levier de croissance économique et sociale. Les deux dirigeants ont convenu de préserver les acquis, d’élargir les champs d’action et de lancer des initiatives concrètes au profit de leurs peuples. Les annonces détaillées restent toutefois à venir.


Présidence du Conseil
© Présidence du Conseil
Le Parlement prépare le terrain

Quelques heures plus tôt, le président du Conseil avait rencontré Zhao Leji, président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire. Les deux hommes ont exploré les moyens de renforcer la coopération entre les parlements et ont discuté du rôle des institutions représentatives dans le rapprochement des deux pays.

Ce volet parlementaire éclaire la stratégie d’ensemble. En associant les élus à la démarche, Lomé et Pékin cherchent en effet à ancrer leur entente dans la durée, au-delà des gouvernements en place, et à la doter d’un socle législatif et politique plus large.

Un hommage solennel à Tian’anmen

La journée s’est également nourrie de gestes symboliques. Faure Gnassingbé a déposé une gerbe au pied du Monument aux Héros du Peuple, sur la place Tian’anmen, afin de rendre hommage aux héros de la nation chinoise. Nombre de chefs d’État étrangers observent ce rituel protocolaire lors de leur passage dans la capitale, et il exprime le respect porté à l’histoire du pays hôte.

Reste à transformer l’élan affiché en réalisations. Entre l’ambition des formules et les attentes des Togolais, c’est désormais la qualité des projets, des formations et des emplois qui donnera sa véritable mesure à cette nouvelle « ère ».

RN1 près de Sokodé : le préfet inspecte les travaux d’urgence à Tchalo

Les autorités de la région Centrale du Togo ont intensifié, ce mardi 13 octobre, les interventions d’urgence sur la Route nationale n° 1, à proximité de Tchalo. Une portion de chaussée, fragilisée par les pluies de la saison humide, demeure sous surveillance tandis que les services sécuritaires organisent la circulation.

La visite du préfet de Tchaoudjo, Tchimbiandja Yendoukoa Douti, qui assure également les fonctions de gouverneur de la région Centrale, traduit l’importance stratégique de cet axe. La RN1 relie Lomé au nord du pays et constitue un corridor essentiel pour les personnes, les marchandises et les transports régionaux.

Gouvernorat de la Région Centrale
© Gouvernorat de la Région Centrale
Sécurisation d’urgence et filtrage du trafic à Tchalo

Les intempéries ont altéré la chaussée à environ un kilomètre au sud du poste de douane de Tchalo, près de Sokodé. Les eaux pluviales ont particulièrement affecté un ouvrage de franchissement, rendant le passage potentiellement dangereux pour les véhicules et les motocyclistes. Le dispositif de sécurité s’étend sur environ 200 mètres de part et d’autre du point critique. Des agents de la Division de la sécurité routière (DSR) y contrôlent le flux, signalent le danger et orientent les usagers vers un passage plus prudent.

Gouvernorat de la Région Centrale
© Gouvernorat de la Région Centrale
Supervision de terrain et coordination des secours

Douti s’est rendu sur place pour évaluer l’avancement des mesures de contournement déjà engagées. Selon les informations communiquées par le Gouvernorat, ces interventions précèdent une réhabilitation plus complète de la section endommagée. La présence du premier responsable régional vise aussi à coordonner les acteurs impliqués : services techniques, forces de sécurité et entreprises chargées des travaux. L’objectif consiste à limiter les interruptions, prévenir les accidents et maintenir autant que possible la fluidité du trafic sur cette artère majeure.

Gouvernorat de la Région Centrale
© Gouvernorat de la Région Centrale
Pression infrastructurelle et perspectives de délestage

La RN1 supporte un trafic important, incluant une part significative de poids lourds. Cette intensité accélère l’usure de la chaussée, surtout lorsque les précipitations saturent les sols et fragilisent les infrastructures. Le projet de contournement de Sokodé, lancé en janvier 2025, devrait à terme délester une partie de cette pression. Il prévoit notamment une liaison de Tchalo vers l’axe Sokodé-Bassar, afin d’améliorer la circulation et de réduire le passage des véhicules dans le centre urbain.

Le Gouvernorat demande aux automobilistes et aux motocyclistes de réduire leur vitesse à l’approche de Tchalo. Il les invite également à respecter la signalisation, à suivre les instructions des agents et à éviter toute manœuvre risquée dans la zone de travaux. Les autorités indiquent que la situation reste sous contrôle, mais appellent à une vigilance constante jusqu’à la restauration complète des conditions normales de circulation.

Gouvernorat de la Région Centrale
© Gouvernorat de la Région Centrale

Togo : le nouvel ambassadeur des Émirats remet ses lettres à Lomé

LOMÉ, 12 octobre 2026 — Dans un contexte d’intensification des relations économiques et diplomatiques entre le Golfe et l’Afrique de l’Ouest, les Émirats arabes unis franchissent une nouvelle étape dans le déploiement de leur présence stratégique au Togo. Son Excellence Ghanem Issa Ahmed Al Falahi, nouvel ambassadeur désigné de la monarchie du Golfe, a officiellement remis les copies figurées de ses lettres de créance à Lomé.

Un rituel protocolaire clé pour la diplomatie de Lomé

Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Jean-Pierre Sédaminou — agissant au nom du chef de la diplomatie togolaise, le professeur Robert Dussey —, a accueilli le diplomate émirati afin de formaliser cette transition institutionnelle. Cette démarche technique constitue le préalable juridique indispensable avant la cérémonie solennelle de présentation des lettres de créance au président de la République, Faure Gnassingbé.

Par ailleurs, cette étape découle directement de la prestation de serment de Ghanem Issa Ahmed Al Falahi, en septembre dernier, au palais présidentiel d’Abou Dabi. Devant le président émirati, le cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, et le vice-président Mansour bin Zayed Al Nahyan, cet événement marquait déjà l’ambition des Émirats d’intensifier leur action diplomatique en Afrique de l’Ouest.


Ministère des Affaires Etrangères
© Ministère des Affaires Etrangères
Alignement stratégique et essor des investissements

L’arrivée du nouvel ambassadeur concrétise une feuille de route bilatérale en pleine expansion. Lomé et Abou Dabi ont récemment consolidé leur coopération juridique avec la signature d’un accord d’exemption réciproque de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques, afin de simplifier les démarches des officiels et d’accélérer les flux d’affaires.

Sur le plan économique, les Émirats arabes unis s’imposent comme un partenaire financier majeur dans la modernisation des infrastructures togolaises. Le capital émirati soutient notamment le développement de la centrale solaire photovoltaïque de Blitta — vitrine de la transition énergétique togolaise — ainsi que des projets clés dans les transports et la logistique routière.

Vers l’aboutissement de l’accréditation diplomatique

La réception des documents protocolaires par les autorités togolaises ouvre la voie à l’exercice plein et entier des fonctions du représentant émirati. La remise finale des lettres de créance au chef de l’État parachevera l’installation de Ghanem Issa Ahmed Al Falahi, consolidant ainsi un axe privilégié axé sur l’attraction des capitaux, les énergies renouvelables et le développement des infrastructures.

Deux Togolais interpellés au Bénin avec 1 031 boules de chanvre

BANTÈ, 12 octobre 2026 — Deux ressortissants togolais ont été interpellés dans la nuit du 10 au 11 octobre 2026 à Bantè, au Bénin, alors qu’ils transportaient 1 031 boules de chanvre indien à bord d’un minibus Mazda. Originaires de Kouloumbé, au Togo, les deux hommes attendent désormais d’être présentés au procureur de la République.

L’opération fait suite à un renseignement transmis par le commissariat d’arrondissement de Bassila aux services de police de Bantè. Les informations faisaient état d’un véhicule suspect, soupçonné de transporter des munitions de calibre 12.

Police Républicaine - BENIN
© Police Républicaine - BENIN
Une interception sur le corridor routier

Alertés, les policiers de Bantè ont déployé un dispositif de contrôle sur le corridor routier. Le minibus a tenté de fuir avant d’être intercepté au barrage, vers 1 heure du matin. À bord du véhicule, les forces de l’ordre ont découvert deux hommes d’une quarantaine d’années. La fouille n’a toutefois révélé aucune munition. En revanche, les policiers ont découvert onze sacs de jute contenant 1 031 boules de chanvre indien.

Une cargaison dissimulée

Selon les constatations des policiers, les suspects avaient recouvert la marchandise de sciure, de copeaux et d’écorces d’arbres afin d’en masquer l’odeur et d’échapper aux contrôles. Ce procédé n’a cependant pas empêché les forces de l’ordre de découvrir la cargaison. Durant l’audition, l’un des deux hommes a reconnu les faits. Il a déclaré avoir chargé la marchandise à Aworo, dans la commune de Bassila, avant de prendre la direction de Kétou, dans le département du Plateau.

Police Républicaine - BENIN
© Police Républicaine - BENIN
Une coopération entre services de police

Cette interpellation met en lumière les enjeux liés à la circulation transfrontalière entre le Togo et le Bénin dans certains trafics illicites. Elle souligne également l’importance de la coordination entre les services de police, notamment grâce à l’échange de renseignements entre Bassila et Bantè.

Les deux convoyeurs demeurent en garde à vue. L’enquête devra déterminer l’ampleur du réseau impliqué, établir l’origine exacte de la marchandise et identifier d’éventuelles complicités sur le trajet. De son côté, la police béninoise indique poursuivre ses contrôles sur les axes routiers afin de démanteler les réseaux de trafic et de renforcer la sécurité des personnes et des biens.

Togo : l’Assemblée nationale ratifie le traité fondateur de l’OIMed

C’est désormais officiel : le Togo rejoint la nouvelle instance multilatérale issue des accords de Hong Kong, renforçant ainsi une diplomatie fondée sur la négociation préventive et le droit.

LOMÉ, 12 octobre 2026 — Face à la multiplication des tensions géopolitiques et à la fragilisation des mécanismes multilatéraux traditionnels, le Togo réaffirme son positionnement stratégique sur la scène internationale. L’Assemblée nationale togolaise a en effet franchi un cap majeur, le vendredi 9 octobre 2026, en adoptant le projet de loi autorisant la ratification du traité fondateur de l’Organisation internationale pour la médiation (OIMed).

Cette décision parlementaire inscrit formellement l’État africain parmi les acteurs fondateurs d’une architecture juridique mondiale conçue pour désamorcer les crises par la voie négociée.

Assemblée nationale
© Assemblée nationale
Un nouveau levier pour l’architecture sécuritaire mondiale

Élaborée en mai 2025 à Hong Kong, l’OIMed vise à combler une lacune structurelle dans la résolution des litiges internationaux. L’institution dispose d’un périmètre d’action étendu, couvrant quatre domaines de friction majeurs : les différends interétatiques, les conflits impliquant des États tiers, les litiges opposant des gouvernements à des ressortissants étrangers, ainsi que les grands contentieux commerciaux privés internationaux.

En intégrant le cercle restreint des 35 États fondateurs de l’organisation — aux côtés de trois autres pays africains, à savoir le Bénin, le Gabon et le Nigéria —, Lomé renforce la représentativité du continent au sein de ce nouvel espace d’arbitrage.

Assemblée nationale
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Une doctrine nationale axée sur la neutralité active

Pour la représentation nationale, ce vote ne constitue pas un simple engagement protocolaire, mais une véritable démarche doctrinale. Présidée par Komi Selom Klassou, la séance plénière a ainsi mis en lumière la volonté des législateurs d’institutionnaliser la primauté du dialogue sur le rapport de force.

« Nous faisons le choix de donner une chance à la parole en toutes circonstances », a martelé Aklesso Atcholi, président du groupe parlementaire de la majorité (UNIR). Selon lui, ce texte concrétise la vision diplomatique du pays sur l’échiquier mondial.

Cette orientation prolonge l’action menée par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, régulièrement sollicité pour ses compétences de facilitateur régional. En rejoignant l’OIMed, le gouvernement togolais pérennise donc une tradition diplomatique axée sur la neutralité et la recherche de compromis.

Assemblée nationale
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Sécurité juridique et respect de la souveraineté

Défendant le projet devant les députés, le ministre des Relations avec le Parlement, Gilbert Bawara, a salué l’unanimité de la représentation nationale autour de principes cardinaux : le respect absolu de la souveraineté des États, l’intégrité territoriale et la non-ingérence dans les affaires intérieures.

Au-delà des retombées politiques et sécuritaires, l’adhésion du Togo à ce mécanisme d’arbitrage commercial international adresse un signal d’apaisement aux acteurs économiques. En garantissant un cadre normatif prévisible pour le règlement des différends financiers ou industriels, Lomé entend renforcer l’attractivité de son marché tout en consolidant son statut de carrefour diplomatique en Afrique de l’Ouest.

Reste désormais à traduire cette adhésion en résultats concrets : pour Lomé, l’enjeu est de faire de son appartenance à l’OIMed un véritable instrument d’influence diplomatique et de stabilité régionale. 

FESPACO : Le Togo mobilise son cinéma pour briller à Ouagadougou

Le Togo se prépare à vivre un moment fort de son histoire culturelle. Invité d’honneur de la prochaine édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le pays a réuni, le 8 octobre 2026 à Lomé, une délégation du festival et les professionnels du septième art. L’objectif : poser les jalons d’une participation ambitieuse et coordonnée.

Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts
© Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts
Une rencontre pour cadrer les enjeux

Le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts a piloté cette séance d’information. Elle a permis de dévoiler l’architecture du programme du FESPACO et d’ouvrir le dialogue avec les acteurs togolais. Moussa Alex Sawadogo, directeur général de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) et chef de la délégation du festival, a ainsi détaillé les temps forts de l’événement.

Au menu : projections de films, FESPACO Pro, colloques, cérémonies officielles et rue marchande. Cette présentation offre aux cinéastes togolais une cartographie précise des opportunités à saisir. Elle leur permet également d’aligner leur préparation sur les exigences de ce rendez-vous continental.

Un honneur qui engage

Isaac Tchiakpe, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, a ouvert les travaux en saluant la présence de la délégation burkinabè. Il a ensuite rappelé le poids symbolique du statut accordé au Togo par le Burkina Faso. Pour lui, cette distinction dépasse le cadre protocolaire : elle consacre une reconnaissance du travail accompli et impose une responsabilité nouvelle aux professionnels togolais.

Le ministre y voit surtout une tribune pour projeter le cinéma togolais, ses talents, ses récits et sa créativité auprès des publics africains et internationaux. Il a donc exhorté les acteurs du secteur à aborder cette échéance avec ambition, rigueur et esprit collectif.

Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts
© Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts
Une mobilisation tous azimuts

Réalisateurs, producteurs, scénaristes, comédiens, techniciens, créatifs et distributeurs : tous sont appelés à s’impliquer pleinement. La rencontre de Lomé ne se limite toutefois pas à une présentation théorique. Elle ouvre un chantier d’échanges destiné à faire émerger des actions concrètes.

Le Togo entend transformer sa présence à Ouagadougou en vitrine de son savoir-faire cinématographique. Au-delà de la représentation officielle, il s’agit de démontrer la vitalité d’une filière et de nouer des partenariats durables.

La dynamique est désormais lancée. Les professionnels togolais disposent des clés nécessaires pour structurer leur participation. Reste à passer à l’action : fédérer les énergies, affiner les projets et porter haut les couleurs du cinéma togolais sur la scène panafricaine. Le rendez-vous est pris, et l’ambition est affichée.

Émeutes lycéennes en Belgique et France : La situation hors de contrôle ?

BRUXELLES / PARIS, 9 octobre 2026  — Une vague de contestation lycéenne et sociale gagne brusquement en intensité en Europe de l’Ouest. En Belgique, plusieurs rassemblements de jeunes ont dégénéré en affrontements urbains avec les forces de l’ordre, tandis qu’en France, la mobilisation ne faiblit pas et alimente un climat de colère partagée de part et d’autre de la frontière.

Émeutes et heurts face à la police en Belgique

La tension est montée d’un cran en matinée devant plusieurs établissements scolaires et axes routiers majeurs du pays. Ce qui avait en fait débuté comme un mouvement de protestation lycéen a rapidement basculé dans le chaos :
  • Face-à-face tendus : Des tirs de projectiles, des feux de poubelles et des tentatives de blocages d’axes stratégiques ont provoqué l’intervention rapide des unités anti-émeutes.
  • Riposte policière : Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes ainsi que d’autopompes pour disperser les rassemblements non autorisés aux abords des centres-villes.
  • Arrestations multiples : Plusieurs dizaines d’interpellations sont déjà signalées par les autorités locales, qui dénoncent des infiltrations d’éléments radicalisés au sein des cortèges de jeunesse.

 

En France, la mobilisation s’installe et la colère s’amplifie

Côté français, le mouvement de contestation conserve une forte capacité de mobilisation. Les assemblées générales se multiplient dans les lycées et universités, résonnant directement avec les événements survenus en Belgique.
Les syndicats et collectifs citoyens évoquent une convergence des luttes face à un ras-le-bol généralisé touchant le pouvoir d’achat, les réformes de l’éducation et les perspectives d’avenir de la jeunesse.

Réactions des autorités

Les ministères de l’Intérieur belge et français restent en contact étroit pour suivre l’évolution de la situation le long de la frontière. Par ailleurs, les préfectures et zones de police ont reçu pour consigne de renforcer les dispositifs de sécurité aux abords des établissements scolaires afin de prévenir toute nouvelle escalade.
En somme, hors de contrôle des syndicats traditionnels et attisée par les réseaux sociaux, la contestation franchit désormais les frontières à une vitesse inédite. Alors que les appels au blocage généralisé se multiplient pour les prochaines heures, Bruxelles et Paris redoutent le basculement vers une crise sécuritaire majeure que les forces de l’ordre ne semblent plus en mesure de contenir.

Togo : Accord de coopération de 5 ans signé entre les communes de Golfe 2 et Golfe 3

Les communes de Golfe 2 et Golfe 3 ont franchi, hier jeudi 8 octobre 2026, une étape décisive dans leur coopération locale. Réunies au cabinet du maire de Golfe 2, les deux municipalités ont signé une convention de partenariat d’une durée de cinq ans, renouvelable, destinée à renforcer leurs capacités d’action et à améliorer les services rendus aux citoyens.

Commune Golfe 3
© Commune Golfe 3
Une coopération intercommunale fondée sur la proximité

Situées au cœur du District autonome du Grand Lomé, les deux communes partagent plusieurs défis urbains. La croissance démographique, la pression sur les infrastructures et la récurrence des difficultés liées à l’assainissement exigent désormais des réponses coordonnées.

La convention entend mobiliser les ressources humaines, techniques et financières des deux collectivités. Elle prévoit également l’échange d’expériences entre les équipes municipales, afin d’identifier des solutions adaptées aux réalités de chaque territoire.

Assainissement, voirie et environnement : des priorités ancrées dans le terrain

Le partenariat met l’accent sur des domaines qui touchent directement la vie quotidienne des populations. Les deux communes envisagent de renforcer leurs interventions en matière de collecte et de gestion des déchets, d’assainissement, d’entretien des voiries ainsi que de prévention des inondations.

La coopération s’étend aussi à la protection de l’environnement, à l’action sociale, à la culture, au sport et à la protection civile. Cette approche vise à faire du partenariat un cadre durable de développement local, au-delà des seules urgences urbaines.

Commune Golfe 3
© Commune Golfe 3
Des élus engagés pour l’action commune

Le maire de Golfe 2, Koffi Gbekandé Kpadé, et son homologue de Golfe 3, Essohanim Gnassingbé, ont présenté leur accord comme une réponse pragmatique aux attentes des populations. Ils ont insisté sur la nécessité de transformer la complémentarité des deux communes en projets visibles et mesurables.

Selon les deux édiles, la proximité géographique des territoires rend la coopération non seulement utile, mais nécessaire. Ils ont appelé les services techniques, les conseillers municipaux et les acteurs locaux à s’approprier la dynamique afin d’en garantir les résultats.

Commune Golfe 3
© Commune Golfe 3
Un signal fort pour la décentralisation au Togo

La gouverneure du District autonome du Grand Lomé, Zouréhatou Kassah-Traoré, a salué l’initiative lors de la cérémonie. Elle l’a décrite comme une avancée notable dans la gouvernance locale au Togo, en montrant que les communes peuvent conjuguer leurs moyens pour mieux servir leurs populations.

Preuve de l’importance de cet accord, de nombreuses autorités politiques et économiques ont fait le déplacement. Aux côtés du préfet du Golfe, Kossivi Agbodan, et des émissaires du ministère de l’Administration territoriale, on notait la présence active des élus locaux, des chefs traditionnels ainsi que des chefs d’entreprise des deux municipalités.

Commune Golfe 3
© Commune Golfe 3
Un Comité conjoint de 8 membres pour garantir le suivi des projets

 

Pour éviter que la convention ne demeure symbolique, les signataires ont prévu la mise en place d’un Comité conjoint de coopération. Composée de huit membres, dont les deux maires, cette instance définira les priorités annuelles, suivra l’exécution des projets et évaluera régulièrement les résultats obtenus.

Ce comité pourra également proposer des ajustements lorsque les besoins des populations évoluent. Cette organisation vise à inscrire la coopération dans une logique de résultats, avec des actions planifiées, coordonnées et évaluées dans le temps.

Commune Golfe 3
© Commune Golfe 3
Vers un cadre de vie amélioré

À travers cette convention, Golfe 2 et Golfe 3 affichent une ambition claire : dépasser les interventions isolées et bâtir une action publique plus cohérente. Les deux communes veulent ainsi renforcer la cohésion sociale, préserver l’environnement urbain et offrir aux habitants des services plus efficaces.

Le défi consiste désormais à traduire les engagements écrits en réalisations concrètes. Si le comité conjoint parvient à rythmer la mise en œuvre des projets, ce partenariat pourrait devenir un modèle de collaboration intercommunale pour d’autres collectivités du pays.

Un levier d’attractivité et de cohésion pour le Grand Lomé

En somme, cet accord marque le passage d’une logique de gestion isolée à une véritable stratégie de développement partagé pour les communes de Golfe 2 et Golfe 3. En combinant leurs forces administratives, techniques et financières, les deux municipalités se donnent les moyens de traiter des problèmes structurels tout en renforçant l’attractivité économique et sociale de leur secteur. C’est aussi une réponse concrète aux attentes des citoyens et des acteurs économiques locaux, qui trouveront dans cette alliance un environnement plus salubre, plus sûr et propice au développement.