Lomé et Kara : Fin de mission pour l’équipe médicale chinoise

Vingt-quatre orphelinats visités, près de 1 400 enfants examinés, une coopération engagée depuis 1974 : au moment où la dernière équipe médicale chinoise en poste à Lomé et à Kara achève sa mission, le bilan dépasse largement la cérémonie protocolaire qui l’a marquée, lundi 31 août.

 

Lomé, 22 septembre 2026 — Dans les couloirs de vingt-quatre orphelinats togolais, des enfants ont vu passer, tout au long de l’année écoulée, des médecins venus de plus de dix mille kilomètres. Munis de stéthoscopes, de carnets de consultation et de caisses de médicaments, les membres de la dernière équipe médicale chinoise en poste au Togo ont examiné, soigné et suivi près de 1 400 mineurs en situation de vulnérabilité, dans le cadre du programme « Agissons ensemble ». Lundi 31 août, leur mission d’un an a pris fin lors d’une cérémonie organisée à Lomé, où le gouvernement togolais leur a rendu un hommage officiel.

Ministère de l'action sociale (MASSPF)
© Ministère de l'action sociale (MASSPF)
 24 orphelinats visités et 1 400 enfants pris en charge à Lomé et Kara

La cérémonie, présidée par la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Martine Moni Sankaredja-Sinandja, s’est tenue en présence de l’ambassadrice de la République populaire de Chine au Togo, Wang Min. Mais derrière le faste protocolaire, ce sont des chiffres précis qui résument le travail accompli : vingt-quatre structures d’accueil pour enfants visitées, des examens médicaux complets réalisés et une distribution de médicaments ainsi que de produits de première nécessité au bénéfice de près de 1 400 enfants vulnérables. Chaque membre de l’équipe médicale a, par ailleurs, reçu à titre individuel un prix de la solidarité, en reconnaissance de son engagement auprès des orphelinats et autres structures d’accueil du pays.

Ministère de l'action sociale (MASSPF)
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 Cinq décennies de diplomatie sanitaire entre Lomé et Pékin

Cette mission ne constitue pas un cas isolé. La présence de personnel médical chinois au Togo remonte à 1974, année où les deux pays ont noué leurs premiers échanges dans le domaine sanitaire. Depuis, les équipes se sont succédé sans interruption majeure, année après année, couvrant progressivement l’ensemble du territoire togolais. Par ailleurs , les rotations, le plus souvent composées de spécialistes en médecine interne, chirurgie, gynécologie, orthopédie ou encore acupuncture, sont traditionnellement issues d’hôpitaux de la province chinoise du Shanxi, jumelée de longue date avec le secteur sanitaire togolais. Les équipes se répartissent habituellement entre le centre hospitalier régional de Lomé-Commune et celui de Kara-Dondai, avant que des missions ponctuelles ne les conduisent vers des zones rurales moins pourvues en infrastructures médicales.

Le Shanxi : Épicentre de la coopération médicale chinoise en Afrique

Le Shanxi ne concentre pas son effort sur le seul Togo. Depuis 1975, la province a détaché une soixantaine d’équipes vers plusieurs pays africains, Cameroun et Djibouti compris, pour un total cumulé de près de 1 500 professionnels envoyés sur le continent. Ce modèle, financé par les autorités provinciales chinoises et validé par les gouvernements hôtes, s’inscrit dans une politique d’aide sanitaire que Pékin déploie en Afrique depuis les années 1960 — l’un des plus anciens outils de sa coopération avec le continent.

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Reconnaissance officielle : Le Togo salue 50 ans de solidarité continue

Au-delà de l’aspect humanitaire, cette présence médicale continue s’inscrit dans une stratégie d’influence assumée par Pékin. Les missions médicales comptent, avec les infrastructures et les bourses d’études, parmi les instruments les plus anciens et les plus visibles de la coopération sino-africaine. Pour le Togo, qui multiplie actuellement les partenariats internationaux — sa participation, fin août, au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai aux côtés de l’Égypte en constitue une illustration récente —, cette continuité sanitaire chinoise reste un point d’ancrage discret mais constant dans la relation bilatérale.

« La ministre a salué un demi-siècle de solidarité ininterrompue entre Lomé et Pékin. » — Martine Moni Sankaredja-Sinandja, ministre des Solidarités

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Des mots de reconnaissance, entre les deux capitales

Avant la remise des attestations, la ministre togolaise et l’ambassadrice chinoise se sont entretenues en tête-à-tête sur les actions déjà menées en faveur des populations vulnérables et sur les projets à venir. Mme Sankaredja-Sinandja y a exprimé, au nom du gouvernement conduit par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, la gratitude de Lomé envers Pékin pour un engagement qu’elle a qualifié de constant depuis un demi-siècle. De son côté, l’ambassadrice Wang Min a salué le travail de l’équipe distinguée par le ministère, y voyant la marque du professionnalisme des médecins chinois autant que de la solidité du partenariat sanitaire entre les deux pays.

« L’ambassadrice Wang Min y voit la reconnaissance du professionnalisme des médecins chinois. » — Wang Min, ambassadrice de Chine au Togo

Et la suite ?

Aucun calendrier n’a été communiqué pour l’arrivée d’une nouvelle équipe médicale chinoise au Togo. Mais la régularité des rotations observée depuis 1974, sans interruption significative en cinq décennies, laisse présager une continuité de cet engagement. En attendant, ce sont les 1 400 enfants accompagnés cette année, dans les orphelinats de Lomé, de Kara et d’ailleurs, qui restent la mesure la plus tangible d’une coopération que les seuls discours officiels peinent à résumer.

Togo : un atelier national sur les règles d’origine s’ouvre à Lomé

À Lomé, une formation nationale vise à renforcer la maîtrise des règles permettant d’établir l’origine togolaise des produits fabriqués dans le pays.  Du 21 au 24 septembre 2026, des acteurs publics et privés approfondissent les règles qui conditionnent l’accès aux préférences commerciales en Afrique.

L’atelier est organisé par le ministère délégué chargé de la Promotion des investissements, de l’Industrie et de la Souveraineté économique, à travers la Direction générale de l’Industrie. L’Organisation mondiale des douanes et l’Union économique et monétaire ouest-africaine accompagnent les travaux.

Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
© Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
Le certificat d’origine : un sésame pour l’exonération des droits de douane

Pour une entreprise, acheter des intrants à l’étranger ne suffit pas à faire perdre à son produit toute identité togolaise. Tout dépend de la transformation réalisée localement et de sa conformité aux critères prévus par les accords commerciaux.

Une société peut, par exemple, importer une matière première, la transformer dans une unité installée au Togo, puis expédier le produit fini vers un autre marché africain. Mais pour obtenir un traitement préférentiel, elle doit démontrer que les opérations effectuées sur le territoire répondent aux exigences d’origine applicables.

Ces règles déterminent notamment si le produit peut circuler avec une réduction ou une exemption de certains droits de douane. Elles imposent aussi à l’entreprise de documenter son processus de fabrication, ses intrants et le niveau de transformation atteint.

Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
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Face aux exigences de la ZLECAf : éviter les erreurs de procédure à l’export

L’enjeu prend une nouvelle dimension avec la Zone de libre-échange continentale africaine. L’ouverture progressive des marchés offre aux producteurs togolais des débouchés plus larges, mais elle accroît aussi la nécessité de maîtriser les procédures.

Une entreprise qui ne connaît pas les règles d’origine risque de perdre le bénéfice d’un accord commercial, même si elle fabrique effectivement son produit au Togo. Une erreur dans la classification, une preuve insuffisante ou un certificat mal établi peut ralentir une expédition, entraîner des coûts supplémentaires ou empêcher l’accès à un régime préférentiel.

Dans l’espace UEMOA, les textes prévoient que les produits entièrement obtenus ou suffisamment transformés dans un État membre peuvent être reconnus comme produits originaires, sous réserve de respecter les conditions établies. La preuve repose notamment sur un certificat d’origine délivré selon les procédures prévues.

Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
© Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
Du séminaire au terrain : accompagner les PME dans la qualification de leurs intrants

L’atelier de Lomé ne vise donc pas uniquement à familiariser les participants avec un vocabulaire douanier. Il doit leur permettre d’examiner les cas pratiques auxquels les entreprises sont confrontées : origine des matières premières, transformation substantielle, traçabilité, classement des marchandises et constitution des dossiers d’exportation.

Cette approche concerne plusieurs catégories d’acteurs :

  • les administrations chargées du commerce, de l’industrie et des douanes ;
  • les entreprises qui importent des intrants et exportent des produits transformés ;
  • les chambres consulaires et organisations professionnelles ;
  • les conseillers qui accompagnent les petites et moyennes entreprises ;
  • les opérateurs engagés dans les échanges régionaux.

La maîtrise de ces mécanismes doit faciliter le dialogue entre les entreprises et les administrations. Elle peut également réduire les erreurs dans les demandes de certificats et améliorer la prévisibilité des opérations commerciales.

Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
© Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
Valoriser la transformation locale et créer de la valeur ajoutée au Togo

Le ministère veut également faire émerger une compétence durable au Togo. L’objectif consiste à ne pas limiter l’expertise à quelques spécialistes, mais à créer un réseau de professionnels capables d’orienter les entreprises au-delà de la durée de l’atelier.

Cette capacité nationale devient essentielle pour les petites structures, souvent confrontées à des formalités complexes et à un manque de ressources techniques. Pour ces entreprises, l’appui d’un interlocuteur compétent peut faire la différence entre un produit simplement fabriqué localement et une marchandise effectivement éligible aux avantages d’un accord régional.

L’Organisation mondiale des douanes et l’UEMOA ont déjà accompagné des initiatives similaires au Togo. En mars 2024, un atelier soutenu par le programme UE-OMD sur les règles d’origine en Afrique avait réuni des représentants des douanes, de l’administration, de la Chambre de commerce et du secteur privé afin de renforcer l’application des règles d’origine préférentielles.

Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
© Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
Les règles d’origine, clé de voûte de l’ambition industrielle du Togo

Derrière la technicité des certificats et des procédures, l’enjeu est industriel. Le Togo veut encourager les entreprises à aller au-delà de la simple importation-revente en développant la transformation locale.

Lorsqu’une matière première est transformée sur place, l’opération peut générer des emplois, stimuler les services liés à la production et accroître la valeur conservée dans l’économie nationale. Mais cette ambition ne peut se concrétiser que si les produits transformés accèdent effectivement aux marchés ciblés.

Les règles d’origine jouent alors un rôle de filtre : elles distinguent les produits réellement transformés dans la région des marchandises qui ne feraient que transiter par un pays avant d’être réexportées. Elles protègent ainsi l’intégrité des accords commerciaux tout en donnant aux producteurs respectant les critères un avantage potentiel.

Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
© Min. délégué - Investissements, Industrie & Souveraineté éco.
Renforcer la crédibilité des exportations togolaises sur le marché continental

La rencontre de Lomé intervient dans un contexte où les pays africains cherchent à intensifier leurs échanges et à renforcer leurs chaînes de valeur. Pour le Togo, la réussite de cette stratégie dépendra autant de la capacité à produire que de l’aptitude à prouver l’origine des marchandises.

L’atelier national avancé entend donc rapprocher la politique industrielle des réalités du commerce extérieur. En formant les administrations et les opérateurs, le pays cherche à faire des règles d’origine un outil opérationnel : non plus une formalité découverte au dernier moment, mais une exigence intégrée dès la conception du produit.

L’ambition affichée est donc de produire au Togo, de transformer davantage sur place et d’exporter vers l’Afrique avec des dossiers conformes. C’est à cette condition que l’ouverture des marchés pourra bénéficier durablement aux entreprises et à l’économie nationale.

Lomé : Une mission de Gavi en visite pour le cycle 2026-2030

LOMÉ, 22 septembre 2026 — Le Togo a accueilli ce matin une mission de Gavi, l’Alliance du vaccin, dans le cadre des travaux préparatoires à la mise en œuvre de la stratégie Gavi 6.0. Cette démarche doit permettre d’identifier les priorités du pays en matière de vaccination et de consolider les acquis du système de santé.

Un nouveau cycle de coopération pour la période 2026-2030

La mission intervient alors que Gavi met en œuvre sa nouvelle stratégie pour la période 2026-2030. Approuvée par le conseil d’administration de l’Alliance en juin 2024, cette feuille de route fixe les priorités de Gavi pour les prochaines années. Elle vise notamment à élargir l’accès équitable à la vaccination, à renforcer les systèmes de santé et à améliorer la pérennité des programmes d’immunisation.

Au Togo, les échanges doivent notamment contribuer à faire ressortir les besoins prioritaires du pays et les actions susceptibles d’améliorer la qualité et la continuité des services de vaccination.

OMS/Togo
© OMS/Togo
Définir les priorités sanitaires avec les acteurs locaux

Cette étape préparatoire doit également permettre de recueillir les attentes et les priorités des acteurs nationaux. L’objectif est de mieux adapter les interventions futures aux réalités du système de santé togolais. Le renforcement de la vaccination repose en effet sur plusieurs composantes, notamment la disponibilité des vaccins, la chaîne du froid, la qualité des données, les capacités des agents de santé et l’accès des populations aux services.

Le partenariat entre le Togo et Gavi s’inscrit déjà dans cette dynamique. Le pays bénéficie depuis plusieurs années de l’accompagnement de l’Alliance dans le développement de son programme de vaccination.

Des conclusions attendues pour structurer les futurs financements

La mission actuelle constitue ainsi une étape préparatoire à la mise en œuvre de Gavi 6.0. Les conclusions des échanges devraient contribuer à préciser les domaines d’intervention prioritaires et les prochaines étapes de la coopération. À ce stade, les détails concernant les recommandations spécifiques de la mission, les éventuels engagements financiers et le calendrier de mise en œuvre restent attendus dans les communications officielles des autorités togolaises et de Gavi. Cette rencontre marque néanmoins une nouvelle étape du partenariat consacré à la vaccination et au renforcement du système de santé au Togo.

Rentrée 2026 au Togo : 200 tables-bancs livrés aux lycées d’Assoli

Dans la préfecture d’Assoli, la rentrée scolaire 2026-2027 s’ouvre avec un nouvel appui matériel pour les établissements publics. Le Conseil régional de la Kara a doté quatre lycées de 200 tables-bancs, une mesure destinée à réduire les difficultés liées au manque de mobilier scolaire.

La distribution s’est déroulée lundi 21 septembre, au terme d’une tournée conduite par le président du Conseil régional, Bakem Téba Blakinam. Les équipes ont visité les lycées de Soudou, Koumondè, Tchonworo et Bafilo afin de procéder à la réception technique des équipements avant leur mise à la disposition des élèves.

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© 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1-𝐎𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥
Une réponse concrète au déficit de tables-bancs dans les établissements publics

La dotation a été répartie selon les besoins identifiés dans les différents établissements. Le lycée de Soudou a reçu 60 tables-bancs, celui de Koumondè 40, le lycée de Tchonworo 40 et l’établissement de Bafilo 60.

Avec cette distribution, le Conseil régional entend répondre aux difficultés liées à l’insuffisance de mobilier dans les salles de classe. Un équipement adapté permet notamment aux élèves de suivre leur cours dans de meilleures conditions et aux enseignants de travailler dans un cadre plus fonctionnel.

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Améliorer le cadre de travail pour renforcer la réussite pédagogique

Le manque de tables-bancs peut affecter l’organisation des cours, réduire le confort des élèves et compliquer le travail pédagogique. Dans certains cas, plusieurs apprenants doivent partager un même espace de travail ou utiliser du mobilier dégradé.

La dotation remise aux quatre lycées doit donc contribuer à améliorer le quotidien scolaire. Elle permet aussi aux établissements de préparer la rentrée avec davantage de sérénité, alors que les responsables éducatifs s’efforcent de créer un cadre favorable à la réussite.

Cette action s’inscrit dans une approche où les infrastructures et les équipements scolaires accompagnent les efforts consacrés à l’encadrement pédagogique. La qualité de l’enseignement dépend, en effet, aussi des conditions dans lesquelles les élèves suivent le cours.

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Le Plan d’actions prioritaires de la Kara au service du développement local

Le Conseil régional de la Kara a inscrit cette opération dans son Plan d’actions prioritaires 2025-2026. Elle relève de l’axe 3, projet 7, consacré à l’amélioration de l’accès aux services sociaux et culturels dans la région.

À travers cette initiative, l’institution régionale concrétise son engagement en faveur du développement local directement au cœur des établissements scolaires. En remettant ce mobilier, elle soutient les efforts des autorités visant à offrir aux élèves de meilleures conditions d’accueil et d’apprentissage. Dans ce secteur clé qu’est l’éducation, une action de proximité produit des résultats immédiats sur le terrain.

La remise des tables-bancs traduite ainsi une volonté de rapprocher l’action publique des établissements et de leurs bénéficiaires. Elle offre également au Conseil régional l’occasion de soutenir les orientations nationales relatives à l’amélioration de la qualité de l’éducation.

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Bafilo : Une remise officielle coordonnée sur la préservation du matériel

Le lycée de Bafilo a accueilli la cérémonie officielle marquant la fin de la tournée. Plusieurs représentants de l’administration, du secteur éducatif et des collectivités locales ont pris part à la rencontre.

Le maire de la commune d’Assoli 1 a salué une initiative qui, selon lui, répond à une attente des établissements bénéficiaires. Il a encouragé les élèves à faire preuve d’engagement et de discipline afin de transformer cet appui matériel en résultats scolaires. Son message repose sur une idée simple : l’équipement ne peut produire pleinement ses effets que si les élèves l’utilisent dans un cadre de travail sérieux et régulier.

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Éducation dans la Kara : La nouvelle dotation alignée sur la Feuille de route gouvernementale 2026-2031

Le directeur régional de l’éducation de la Kara, BOGRAH B. Fontou, a présenté la dotation comme un soutien aux efforts engagés pour renforcer la qualité de l’enseignement. Il a également rapproché cette initiative des priorités nationales en matière d’éducation, notamment celles liées au Plan sectoriel de l’éducation et à la feuille de route gouvernementale 2026-2031.

Les élèves, de leur côté, promettent de prendre soin du matériel. Porte-parole de ses camarades, ABOISI Ami Blessing, en classe de première L, a remercié les autorités et assuré que les bénéficiaires veilleraient à une utilisation responsable des tables-bancs.

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Pérenniser les investissements scolaires pour les futures promotions

Le préfet d’Assoli, le colonel VIAGBO Mensah Kafui, a invité les responsables des établissements et les élèves à protéger le mobilier. Il a insisté sur la nécessité d’en assurer la conservation afin qu’il puisse servir durablement, y compris aux prochaines promotions.

En clôturant la cérémonie, le président du Conseil régional a appelé les différents acteurs de l’école à agir de manière concertée. Pour lui, l’amélioration des conditions d’apprentissage ne dépend pas uniquement de la mise à disposition d’équipements : elle exige aussi l’implication des enseignants, des élèves, des parents et des responsables administratifs.

Avec cette dotation, les quatre lycées d’Assoli disposent désormais de ressources supplémentaires pour accueillir les élèves dans de meilleures conditions au cours de l’année scolaire 2026-2027.

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Un soulagement immédiat face aux défis matériels de la rentrée  

La remise de ces 200 tables-bancs apporte une réponse immédiate aux besoins des lycées de Soudou, Koumondè, Tchonworo et Bafilo. Elle ne règle pas nécessairement toutes les difficultés matérielles des établissements, mais elle constitue un renfort concret à la veille de la rentrée.

Pour les autorités locales, l’enjeu consiste désormais à préserver cet investissement et à poursuivre les efforts en faveur des infrastructures scolaires. Pour les élèves, les nouveaux équipements représentent surtout un espace de travail supplémentaire, qu’ils devront convertir en assiduité, en engagement et en résultats.

 

Danyi 2 : Le conseil municipal réajuste son budget pour une école

Réuni en session extraordinaire, le conseil municipal étudie le déplacement d’une ligne budgétaire vers une infrastructure scolaire qui exige une réponse rapide. Dans cette commune rurale, plus de quatre habitants sur dix ont moins de 15 ans.

 

Les élus de Danyi 2 se sont retrouvés ce lundi 21 septembre en session extraordinaire pour examiner une question qu’ils jugent majeure : faut-il déplacer une somme déjà inscrite au budget communal vers une infrastructure scolaire dont l’état réclame une intervention rapide ?

La commune défend la démarche comme un acte de prévention. En effet, elle choisit d’agir avant que la situation empire, plutôt que de gérer les dégâts après coup.

Commune de Danyi Elavanyo
© Commune de Danyi Elavanyo

Une commune jeune

Les chiffres du dernier recensement donnent la mesure de l’enjeu. En novembre 2022, Danyi 2 comptait 14 420 habitants, tous en milieu rural. Parmi eux, 5 916 avaient moins de 15 ans, soit 41 % de la population.

Dans un tel contexte, l’état d’un bâtiment scolaire touche potentiellement un grand nombre de familles. Chaque retard de travaux pèse sur les élèves, leurs parents ainsi que leurs enseignants.

Commune de Danyi Elavanyo
© Commune de Danyi Elavanyo
Déplacer une ligne, sans abandonner le reste

Techniquement, l’opération consiste à retirer une ressource disponible d’une ligne du budget pour la verser à une autre, jugée plus pressante. La mairie prend soin d’écarter toute lecture de renoncement. À ses yeux, ce transfert n’efface aucun autre besoin de la commune : il montre cependant qu’elle sait réajuster ses priorités quand l’urgence l’exige.

Elle assure aussi que l’opération respectera les procédures administratives et budgétaires, ainsi que les règles de la commande publique, c’est-à-dire le cadre qui régit le choix des entreprises et l’attribution des marchés.

Réaffecter des crédits, mode d’emploi

Un budget communal répartit l’argent public par lignes. Réaffecter des crédits revient à prélever une somme sur l’une d’elles pour l’affecter à une autre, en règle générale après une délibération de l’assemblée élue.

Commune de Danyi Elavanyo
© Commune de Danyi Elavanyo
Agir avant l’aggravation

Le raisonnement des élus tient en une idée. Lorsqu’une intervention préventive est possible, mieux vaut la mener tout de suite que subir une dégradation supplémentaire. La commune y voit une manière de protéger les élèves et de préserver leur avenir.

La décentralisation à l’épreuve du terrain

Au-delà du dossier scolaire, Danyi 2 revendique une gouvernance qui repose sur l’écoute, la responsabilité, la proximité et l’action concrète. Ce cap engage les élus : les habitants jugeront ces principes à la rapidité et à la clarté avec lesquelles la décision se traduira sur le terrain.

Les inconnues du dossier : montants, calendrier et école concernée

Le texte diffusé par la commune ne précise ni l’établissement concerné, ni le montant transféré, ni la nature des travaux, ni leur calendrier. Il ne renseigne pas non plus sur l’issue de la session. Ces éléments détermineront la portée réelle de la décision.

 

ACI Afrique 2026 : Le Togo valorise sa gouvernance aéroportuaire

ABUJA, 21 septembre 2026 — Plus de 500 acteurs du secteur aéroportuaire sont actuellement réunis à Abuja pour la 35ᵉ Assemblée générale de l’ACI Afrique. La Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) y défend ses ambitions : transformer l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIG Lomé) en plateforme de référence en Afrique de l’Ouest, en alignant performance opérationnelle, sécurité et inclusion.

Aéroport International de Lomé
© Aéroport International de Lomé
Une stratégie de hub adossée à la sécurité et à la conformité

La participation de la SALT à cette rencontre s’inscrit dans une série de réformes et d’initiatives techniques destinées à consolider la crédibilité de Lomé auprès des compagnies et des régulateurs. Quelques jours avant l’ouverture de l’assemblée, le Togo a accueilli, jusqu’au 14 septembre, une mission d’assistance technique de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) consacrée au renforcement de la surveillance de la sécurité aéroportuaire.

Dans ce cadre, la SALT a multiplié les exercices de montée en gamme, dont les simulations d’urgence « EPULO », conçues pour éprouver les procédures de réaction, la coordination interservices et la communication de crise en cas d’accident aérien ou d’incident majeur. D’ailleurs, ces dispositifs montrent la volonté de la SALT de dépasser la conformité formelle pour installer une culture de sécurité préventive, en phase avec les standards internationaux et avec le thème de l’assemblée — « Next-Gen Airports: Driving Performance and Resilience ».

Aéroport International de Lomé
© Aéroport International de Lomé
Le genre comme levier de performance aéroportuaire

Par ailleurs, la SALT a choisi d’inscrire sa contribution à l’agenda de l’ACI Afrique sous un angle distinctif : l’intégration du genre comme facteur de performance et de résilience organisationnelle. Représentant l’AIG Lomé, Mme TCHAKAM Hodalo, cheffe du Service Personnel de la SALT, a présenté, lors des travaux, des actions concrètes mises en œuvre par le gestionnaire aéroportuaire pour intégrer la dimension genre dans ses activités.

Cette approche prend un relief particulier dans le contexte d’Abuja en septembre 2026. La capitale nigériane a récemment accueilli, du 7 au 9 septembre, un Gender and Inclusion Summit 2026 placé sous le mot d’ordre « From Agenda to Action », où des responsables politiques de premier plan, dont l’ancien Premier ministre ivoirien Patrick Achi, ont appelé à faire de l’inclusion un pilier de la transformation économique africaine.

En présentant ces mesures concrètes, la SALT affirme ainsi son engagement en faveur de l’intégration du genre dans sa gouvernance et ses activités. Cette démarche positionne également le gestionnaire aéroportuaire en cohérence avec les priorités régionales en matière d’inclusion, de gouvernance et de développement du capital humain, tout en faisant de l’égalité professionnelle un levier de performance et de résilience organisationnelle.

Une présence au service du positionnement régional de Lomé

La 35ᵉ Assemblée générale de l’ACI Afrique, qui se tient du 19 au 25 septembre à Abuja, offre à la SALT un cadre pour échanger avec les gestionnaires d’aéroports, les régulateurs et les partenaires techniques du continent sur les évolutions du secteur. Pour le gestionnaire de l’AIG Lomé, ces échanges permettent notamment de confronter les pratiques, de suivre les standards émergents et d’identifier des approches susceptibles d’accompagner la modernisation de la plateforme togolaise.

De plus, la SALT dispose d’une opportunité de mettre en avant les différents leviers sur lesquels elle travaille : renforcement de la sécurité, amélioration de la performance opérationnelle, résilience des infrastructures et intégration du genre dans la gestion des ressources humaines.

Cette approche traduit l’évolution du positionnement de Lomé : le statut de plateforme régionale ne repose plus uniquement sur les infrastructures ou le volume de trafic. Il dépend également de la capacité du gestionnaire à maintenir des standards élevés de sécurité, à assurer la continuité des opérations et à développer une organisation capable de répondre aux nouvelles exigences du transport aérien africain.

Aéroport International de Lomé
© Aéroport International de Lomé
Enjeux à venir : données, gouvernance et capital humain

Les prochains mois diront si cette trajectoire apportera des gains mesurables en termes de connectivité, de parts de marché et de performance économique pour l’AIG Lomé. Les observateurs suivront en particulier :

  • la publication d’indicateurs chiffrés sur la place des femmes au sein de la SALT (taux de féminisation, présence dans l’encadrement, accès aux métiers techniques) ;

  • le déploiement de programmes structurés en matière de formation, de mentorat et de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle ;

  • l’impact concret des réformes tarifaires de juillet 2026 sur l’arrivée de nouvelles compagnies et l’augmentation des fréquences au départ et à destination de Lomé.

Pour l’heure, la participation de la SALT à l’assemblée d’Abuja signale une évolution notable : le hub togolais se définit actuellement par la qualité de sa gouvernance, la solidité de ses procédures de sécurité ainsi que la manière dont il mobilise son capital humain — femmes et hommes — pour servir une ambition continentale.

Accès à l’eau au Togo : 305 nouveaux forages inaugurés avec la Chine

ABALOKOPÉ, 21 septembre 2026  — L’offensive de charme de la Chine en Afrique de l’Ouest vient de réaliser une avancée tangible. Vendredi dernier, les autorités togolaise et chinoise ont inauguré un réseau de 305 forages d’eau potable dans la région des Plateaux, concrétisant ainsi un accord signé fin 2023 entre Lomé et Pékin.

Conçu à l’origine pour livrer 300 points d’eau, le chantier piloté par le géant chinois du BTP Zhongmei Engineering Group a dépassé ses objectifs initiaux. L’opération permet d’approvisionner directement 85 villages répartis sur 12 préfectures, améliorant radicalement le quotidien des communautés locales.

Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme
© Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme

Un impact économique immédiat sur le terrain

L’accès à l’eau potable dans ces zones enclavées représente un levier économique majeur. Cependant, avec ces nouveaux points d’eau qui réduisent drastiquement les heures consacrées au transport manuel de l’eau, l’initiative libère un temps précieux pour la production agricole et la scolarisation des enfants.

« Pour une communauté contrainte de parcourir de longues distances à la recherche d’une eau saine, cet ouvrage représente du temps gagné, des risques réduits et de meilleures conditions de vie », a souligné le colonel Dadja Maganawe, gouverneur de la région des Plateaux, lors de la cérémonie de remise des clés à Abalokopé.

De son côté, l’ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min, a rappelé que la sécurité hydraulique constitue la pierre angulaire du développement rural et de la souveraineté alimentaire dans une région.

Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme
© Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme

La diplomatie des infrastructures en marche

Cette réalisation s’inscrit dans le cadre de la politique diplomatique offensive menée par la Chine en Afrique, axée sur le financement et la construction d’infrastructures publiques essentielles. Pour Pékin, ces projets de proximité renforcent son influence géopolitique face aux partenaires occidentaux traditionnels.

Pour le gouvernement, ce partenariat avec la Chine répond à un impératif national : garantir l’accès universel à l’eau potable d’ici 2030, une directive prioritaire du président du Conseil Faure Gnassingbé.

Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme
© Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme

Le défi décisif de la maintenance locale

La résistance à long terme de cet investissement repose désormais sur la gestion opérationnelle du matériel par ces ayants droit. Les équipements — composés de pompes manuelles — nécessitent un entretien rigoureux pour éviter les pannes récurrentes qui paralysent souvent les projets d’infrastructure en zone rurale.

C’est pourquoi le Ministre Délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a vivement interpellé les comités villageois sur la responsabilité qui leur incombe.

« Un forage bien réalisé mais mal entretenu ne peut durablement produire les effets attendus. La pérennisation des investissements réalisés doit être au cœur de nos préoccupations », a-t-il averti, tout en annonçant la mise en place de structures de surveillance locale.

Finalement, le temps nous dira si ces 305 forages inaugurés à Abalokopé marquent une avancée durable ou s’ils resteront une vitrine fragile de la diplomatie des infrastructures.

Togo : L’OTR lance eTPU pour numériser la fiscalité des PME

L’Office togolais des recettes (OTR) a officiellement lancé, jeudi 17 septembre 2026 à Lomé, la plateforme eTPU, dédiée à la déclaration et au paiement en ligne de la Taxe professionnelle unique. Ce nouvel outil doit permettre aux petites entreprises, aux artisans et aux commerçants d’accomplir leurs principales démarches fiscales sans se rendre systématiquement dans un centre des impôts.

La cérémonie s’est déroulée à l’Hôtel 2 Février, sous la présidence du ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola. Étaient également présents la commissaire générale de l’OTR, Yawa Djigbodi Tsègan, ainsi que plusieurs représentants du secteur privé et des organisations socioprofessionnelles.

Une réforme pensée pour les petites activités

La TPU concerne une large catégorie d’acteurs économiques, notamment les microentreprises, les PME, les PMI, les artisans et les commerçants soumis au régime fiscal synthétique. Or, pour ces contribuables, les démarches administratives peuvent représenter une charge importante, en raison des déplacements, des délais d’attente et de la multiplication des formalités.

C’est pourquoi la plateforme eTPU entend répondre à ces difficultés en regroupant plusieurs opérations dans un même espace numérique. À partir d’un téléphone, d’une tablette ou d’un ordinateur, l’usager peut accéder au service grâce à son numéro d’identification unique, remplir sa déclaration et transmettre les informations requises à l’administration fiscale.

Le système calcule ensuite automatiquement le montant de la taxe à payer. Le contribuable peut procéder au règlement en ligne et recevoir un justificatif électronique comportant un code QR.

Office Togolais des Recettes
© Office Togolais des Recettes
Un parcours fiscal entièrement dématérialisé

L’OTR présente eTPU comme un dispositif organisé autour de plusieurs étapes : identification du contribuable, dépôt de la liasse fiscale simplifiée, liquidation de la taxe, paiement électronique et délivrance du reçu numérique. Ainsi, cette organisation doit réduire les manipulations et limiter les risques d’erreur lors du traitement des déclarations. Elle offre également aux usagers la possibilité de consulter leur situation fiscale, leurs échéances et l’historique de leurs opérations à distance.

De plus, le service est accessible 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Cette disponibilité doit permettre aux contribuables d’effectuer leurs démarches selon leurs contraintes professionnelles, sans dépendre des horaires d’ouverture des bureaux administratifs.

Le paiement mobile comme levier d’accessibilité

Le nouveau dispositif s’appuie sur les solutions de paiement électronique disponibles au Togo. Les informations communiquées lors du lancement mentionnent notamment Flooz et Mixx by Yas pour le règlement de la TPU. D’autres canaux pourraient être intégrés en fonction de l’évolution du dispositif et des partenariats établis avec les opérateurs.

Par ailleurs, l’OTR mise sur la forte utilisation du téléphone mobile pour rapprocher les services fiscaux des contribuables. Cette approche peut faciliter l’accès au paiement pour les opérateurs qui exercent loin des centres urbains ou qui ne disposent pas du temps nécessaire pour accomplir des démarches physiques.

Toutefois, la réussite de cette réforme dépendra aussi de l’accompagnement proposé aux usagers. Les contribuables peu familiarisés avec les outils numériques devront pouvoir bénéficier d’une assistance claire, notamment lors de la première déclaration ou en cas de difficulté de paiement.

Office Togolais des Recettes
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Le gouvernement veut réduire le coût de la conformité

Pour Essowè Georges Barcola, la digitalisation doit contribuer à améliorer la relation entre l’administration et les entreprises. Le ministre a souligné que les contribuables concernés n’auront plus besoin de se déplacer systématiquement, de faire la queue ou de consacrer une journée entière au paiement de leur taxe.

Ainsi, cette simplification vise à réduire le coût de la conformité fiscale. Pour une petite activité, le temps consacré à une démarche administrative peut entraîner une perte de revenus ou perturber le fonctionnement de l’entreprise. En permettant aux opérateurs de déclarer et de payer à distance, l’administration cherche à limiter ces contraintes.

La réforme peut également améliorer la prévisibilité des obligations fiscales. Grâce à la consultation en ligne des échéances et de l’historique des paiements, les contribuables disposent d’une meilleure visibilité sur leur situation.

Un outil pour renforcer la transparence

La plateforme ne répond pas uniquement à un objectif de confort pour les usagers. Elle doit aussi améliorer le suivi des opérations fiscales par l’administration. En effet, la transmission numérique des déclarations et la délivrance automatique des justificatifs peuvent renforcer la traçabilité des paiements.

De plus, la dématérialisation réduit les contacts physiques dans certaines étapes de la procédure. Elle peut ainsi limiter les risques d’erreur, de perte de documents ou de traitement inégal des dossiers, à condition que le système reste sécurisé et régulièrement contrôlé. Yawa Djigbodi Tsègan a inscrit cette réforme dans la modernisation de la relation entre l’État et les contribuables. Pour l’OTR, l’enjeu consiste à rendre les services fiscaux plus accessibles tout en améliorant la qualité des données disponibles.

Office Togolais des Recettes
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Formaliser davantage l’économie

À moyen terme, eTPU pourrait aussi soutenir les efforts de formalisation des petites activités. Un dispositif plus simple et plus accessible peut encourager certains opérateurs à s’enregistrer, à déclarer leurs revenus et à s’acquitter régulièrement de leurs obligations.

L’administration espère ainsi élargir progressivement la base fiscale et accroître la mobilisation des ressources intérieures. Cette ambition suppose toutefois que les contribuables perçoivent la fiscalité comme une procédure compréhensible, prévisible et proportionnée à leur activité.

La qualité du service, la protection des données personnelles et la disponibilité d’un appui technique seront donc déterminantes. La plateforme devra également rester accessible aux personnes confrontées à une connexion instable ou à un accès limité aux moyens de paiement numérique.

Une nouvelle étape pour l’administration fiscale

Le lancement d’eTPU marque une étape importante dans la transformation numérique de l’OTR. Le gouvernement veut désormais inscrire le paiement de la TPU dans un parcours plus rapide, plus traçable et moins contraignant pour les petites entreprises.

Pour les contribuables, le changement attendu est concret : déclarer, payer et obtenir un justificatif depuis un outil numérique, sans passage obligatoire au guichet. Pour l’administration, le défi consistera à garantir la fiabilité du service, à accompagner les usagers et à transformer cette innovation technique en véritable amélioration du civisme fiscal.

Togo : autocar climatisé pour la sélection nationale, un atout pour la CAN 2027

LOMÉ, 18 septembre 2026 — Dans le sport de haut niveau moderne, la performance ne se joue plus uniquement sur le rectangle vert, mais dans la maîtrise de paramètres invisibles : fatigue musculaire, régulation thermique et gestion du stress. En se dotant d’un autocar de 60 places entièrement climatisé et dédié à sa sélection nationale, le Togo opère une transformation discrète mais cruciale de la prise en charge ergonomique de ses athlètes, à quelques jours du lancement des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027.

Fédération Togolaise de Football
© Fédération Togolaise de Football
L’ergonomie routière, clé méconnue de la récupération musculaire

Les microtraumatismes musculaires liés aux déplacements répétitifs constituent l’un des premiers facteurs de raideur articulaire et de fatigue nerveuse chez le footballeur professionnel. En éliminant les aléas de transport entre le lieu d’hébergement, les terrains d’entraînement et le stade de Kégué, le staff togolais sécurise un paramètre biomécanique fondamental. De surcroît, l’aménagement d’un véhicule spacieux préserve la circulation sanguine dans les membres inférieurs, limite l’accumulation d’acide lactique et optimise les fenêtres de repos passif entre deux sessions d’effort intense.

Fédération Togolaise de Football
© Fédération Togolaise de Football
Régulation thermique et préservation du capital nerveux

L’exposition aux variations de température et au bruit ambiant affecte directement le système nerveux autonome des joueurs. L’accès à un environnement routier thermorégulé prévient la déshydratation précoce et préserve le stock de glycogène avant l’effort. Par ailleurs, cet espace sécurisé et standardisé offre une « bulle mentale » propice à la préparation psychologique, réduisant la sécrétion de cortisol — l’hormone du stress — lors des transits vers l’enceinte sportive.

Fédération Togolaise de Football
© Fédération Togolaise de Football
Un levier biomécanique à l’approche des éliminatoires

Ce saut qualitatif dans la préparation athlétique intervient à un moment stratégique. Alors que le sélectionneur Patrice Neveu réunit son groupe dès le 21 septembre à Lomé, la fraîcheur physique de l’effectif déterminera l’issue de la première journée contre le Burundi, le 25 septembre, puis du déplacement à Ndola face à la Zambie, le 29 septembre. Pour l’encadrement médical et technique, la réduction de la fatigue résiduelle liée aux trajets s’inscrit pleinement dans la doctrine des « gains marginaux », indispensable pour rivaliser au plus haut niveau continental.

Fédération Togolaise de Football
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Togo : le projet « 2Heures Pour La Vie » renforce la santé maternelle

Dans la région des Savanes, l’amélioration de la santé maternelle passe aussi par la capacité des structures sanitaires à intervenir rapidement et dans de meilleures conditions. Le projet 2Heures Pour La Vie s’inscrit dans cette dynamique à travers plusieurs investissements destinés à réduire les délais d’intervention et à renforcer les capacités du personnel de santé.

Des moyens pour intervenir plus rapidement

Le dispositif mis en place comprend 10 ambulances tricycles opérationnelles. Ces moyens de transport doivent faciliter l’évacuation des patients, notamment dans les zones où l’accès aux formations sanitaires reste difficile. La réduction du temps nécessaire pour rejoindre un centre de santé constitue un enjeu majeur dans la prise en charge des urgences obstétricales. Dans ces situations, chaque minute peut compter pour la mère comme pour l’enfant.

Le projet a également renforcé les compétences des acteurs de santé. Plus de 100 professionnelles de santé ont bénéficié de formations destinées à améliorer la qualité de leur prise en charge. L’objectif consiste à agir simultanément sur les moyens disponibles et sur les compétences humaines, afin de rendre les interventions plus efficaces au sein des structures sanitaires.

UNFPA Togo
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Des structures sanitaires modernisées

Les travaux ont aussi concerné les infrastructures. Cinq maternités et deux laboratoires ont été réhabilités, tandis que le bloc opératoire du Centre hospitalier régional (CHR) de Dapaong a fait l’objet d’une extension. Cette évolution doit permettre au principal établissement hospitalier de la région de disposer de capacités supplémentaires pour assurer des interventions chirurgicales dans des conditions adaptées, notamment face aux situations nécessitant une prise en charge urgente.

Boame, un visage de cette transformation

Le parcours de Boame, sage-femme, illustre à l’échelle humaine les effets recherchés par ces investissements. Son expérience met en lumière le rôle du personnel de santé dans cette transformation et l’importance de disposer à la fois d’équipements adaptés, de structures fonctionnelles et de professionnels mieux préparés.

À travers le projet 2 Heures Pour La Vie, les interventions ne se limitent donc pas à la construction ou à la réhabilitation d’infrastructures. Elles visent également à améliorer l’ensemble de la chaîne de prise en charge, depuis l’évacuation jusqu’aux soins spécialisés.

Maintenir l’effort dans la durée

Ces avancées ne mettent toutefois pas fin aux besoins du système sanitaire dans les Savanes. La consolidation des acquis nécessite la poursuite des investissements, l’entretien des équipements et le renforcement continu des compétences. L’enjeu reste le même : permettre aux femmes enceintes d’accéder rapidement à des soins de qualité et réduire les risques évitables liés à l’accouchement. Aucune femme ne devrait perdre la vie en donnant naissance.

UNFPA Togo
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