Le Togo sème les graines d’une agriculture moderne et durable

Lomé, 5 février 2025 Le secteur agricole togolais vit une période de profonde mutation. Alors que se profile à l’horizon la deuxième édition du Forum des Producteurs Agricoles du Togo (FoPAT), les acteurs de la filière agricole sont mobilisés pour relever les défis d’une agriculture moderne et durable.

En effet, lancé en 2023 à l’initiative du Chef de l’État, le FoPAT s’est rapidement imposé comme un rendez-vous incontournable pour les acteurs du secteur agricole. Cette plateforme de dialogue et d’échanges permet de faire le point sur les avancées, d’identifier les défis et de définir les orientations stratégiques pour le développement de l’agriculture togolaise.

Des consultations régionales pour une agriculture inclusive

En prélude à la prochaine édition du FoPAT, le ministère de l’Agriculture a organisé une série de consultations régionales. Ces rencontres ont permis de recueillir les attentes et les propositions des producteurs, des acteurs de la société civile et des partenaires techniques et financiers. Les échanges ont porté sur des thématiques aussi variées que la mécanisation agricole, l’accès aux entrants, la valorisation des produits agricoles ou encore l’adaptation au changement climatique.

Les réunions ont aussi servi à faire un état des lieux des actions menées depuis la première édition du FoPAT et à repérer les avancées obtenues. Les participants ont souligné l’importance de renforcer la coordination entre les différents acteurs de la filière agricole, d’améliorer l’accès au financement et de développer des infrastructures rurales adaptées.

Des défis à relever pour une agriculture durable

Si des avancées significatives ont été réalisées, de nombreux défis restent à relever. Le changement climatique, qui se manifeste par des sécheresses récurrentes et des inondations, constitue une menace sérieuse pour la production agricole. Par ailleurs, les petits exploitants agricoles, qui représentent la majorité des producteurs, peinent à accéder aux technologies modernes et aux marchés.

Les enjeux du FoPAT 2025

Par ailleurs, la deuxième édition du FoPAT se présentera comme un moment clé pour définir les orientations futures de l’agriculture togolaise. Les échanges qui y auront lieu sauront :

  • Renforcer la résilience des systèmes agricoles face au changement climatique ;
  • Améliorer l’accès des producteurs aux entrants, aux financements et aux marchés ;
  • Développeur des filières agricoles compétitives et durables ;
  • Favoriser l’émergence d’une agriculture intelligente qui allie productivité, équité et préservation de l’environnement.

En somme, en s’appuyant sur les résultats des consultations régionales, le FoPAT 2025 devrait permettre de définir un cadre stratégique pour le développement de l’agriculture togolaise à l’horizon 2030.

 

Le Gouverneur du Grand Lomé tisse des liens avec les chefs traditionnels

Lomé, 5 février 2025 Dans une démarche de rapprochement et de concertation, Mme Zouréhatou Kassah-Traoré, Gouverneur du District Autonome du Grand Lomé (DAGL), s’est rendue au domicile du chef du canton d’Aflao Gakli, où elle a été reçue par les onze chefs traditionnels du Grand Lomé. Cette rencontre, marquée par une ambiance conviviale, a été l’occasion de renforcer les liens entre l’administration et les gardiens des us et coutumes.

Le Gouverneur du Grand Lomé rencontre les chefs des cantons pour discuter des enjeux locaux et renforcer la collaboration.En effet, accompagné de ses plus proches collaborateurs, le Gouverneur a tenu à saluer personnellement ces figures emblématiques de la société traditionnelle. « Notre présence témoigne ici de notre volonté d’établir un dialogue constructif et régulier avec les chefs traditionnels, qui jouent un rôle essentiel dans le maintien de la cohésion sociale », a-t-elle déclaré.

De leur côté, les chefs traditionnels ont exprimé leur satisfaction devant cette initiative. « Cette visite nous honore et marque une nouvelle étape dans la collaboration entre les autorités administratives et les autorités coutumières », a souligné Togbui Djidjolé DETU X, porte-parole des chefs traditionnels.

Le Gouverneur du Grand Lomé rencontre les chefs des cantons pour discuter des enjeux locaux et renforcer la collaboration.Des échanges fructueux autour des enjeux locaux entre le Gouverneur et les chefs des cantons

Au cours de cette rencontre, les échanges ont porté sur les préoccupations des populations locales. En plus, les chefs traditionnels ont notamment évoqué la nécessité d’améliorer les infrastructures routières, notamment en reprofilant les voies non revêtues et en entretenant les routes bitumées. Ils ont également souligné l’importance de renforcer les systèmes de drainage pour prévenir les inondations et de doter le Grand Lomé d’un nouveau cimetière.

Par ailleurs, le Gouverneur a attentivement pris note de ces doléances et s’est engagé à transmettre les préoccupations des chefs traditionnels aux autorités compétentes. Elle a aussi souligné l’importance d’une collaboration étroite entre l’administration et les chefs traditionnels pour trouver des solutions durables aux problèmes rencontrés par les populations.

Une gouvernance participative au cœur des préoccupations

Cette rencontre illustre la volonté du Gouverneur de mettre en place une gouvernance participative, où les citoyens prennent part aux décisions qui les concernent. En privilégiant le dialogue avec les chefs traditionnels, le DAGL s’assure de prendre en compte les spécificités locales et de répondre au mieux aux attentes des populations.

En somme, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de rapprochement entre les pouvoirs publics et la société civile, visant à renforcer la cohésion sociale et à favoriser le développement durable du Grand Lomé.

 

Atakpamé, vitrine du dynamisme économique des Plateaux

La ministre de l’Industrie et de la Promotion des Investissements, Manuella M. Santos, a effectué une immersion au cœur du tissu économique des Plateaux lors de sa récente visite dans la région. En effet, en marge des ateliers de présentation de la Stratégie de Marketing Territorial (SMT), la ministre a saisi l’opportunité de découvrir des entreprises locales emblématiques, révélatrices du potentiel économique diversifié de cette partie du pays.

La ministre Manuella M. Santos met en lumière le dynamisme économique des Plateaux en visitant des entreprises locales innovantes.Des pépites industrielles au cœur des plateaux

Trois entreprises ont particulièrement retenu l’attention du ministre : Benart Afrique, Togo Flours et Kari Kari. Chacune, à sa manière, incarne le dynamisme et l’ingéniosité du secteur privé togolais.

Benart Afrique, projeté sur le site historique de la première usine textile du Togo à Datcha, perpétue une tradition industrielle tout en se projetant dans l’avenir. En relançant cette unité de production, l’entreprise contribue non seulement à la revitalisation du secteur textile, mais aussi à la préservation d’un patrimoine industriel.

Au cœur de la vallée de l’Agou, Togo Flours s’engage dans une démarche de valorisation des produits du terroir. L’entreprise transforme avec le savoir-faire des ingrédients locaux d’exception, tels que le cacao, le poivre, le curcuma, les fruits tropicaux et les tubercules, offrant ainsi une large gamme de produits agroalimentaires de qualité.

De son côté, Kari Kari, à Kpalimé, a mis en valeur la diversité des cultures de la région en élaborant des produits cosmétiques naturels à base de plantes locales. En plus, ces deux entreprises illustrent parfaitement comment les ressources naturelles peuvent être transformées en produits à haute valeur ajoutée, créant ainsi de la richesse et de l’emploi.

La ministre Manuella M. Santos met en lumière le dynamisme économique des Plateaux en visitant des entreprises locales innovantes.Un écosystème favorable à l’entrepreneuriat

La ministre Manuella M. Santos s’est félicitée pour la vitalité du tissu économique des Plateaux et a également salué la détermination des entrepreneurs locaux. « Ces entreprises sont de véritables locomotives pour le développement de leur région et pour l’ensemble du pays », a-t-elle déclaré.

En somme, la visite du ministre dans les Plateaux est une nouvelle illustration de l’engagement du gouvernement à soutenir le secteur privé et à favoriser la création d’emplois. La mise en œuvre de la Stratégie de Marketing Territorial devrait permettre de renforcer encore davantage l’attractivité de la région et d’attirer de nouveaux investissements.

Atakpamé, le creuset d’une nouvelle dynamique de développement

La ministre de l’Industrie et de la Promotion des Investissements, Manuella M. Santos, a entamé une tournée nationale de sensibilisation à la Stratégie de Marketing Territorial (SMT) en posant ses valises à Atakpamé, le 30 janvier dernier. En effet, cette initiative, placée sous le haut patronage du Président de la République, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, vise à insuffler un nouveau souffle au développement des régions en valorisant leurs atouts spécifiques.

Lors de cet événement, le ministre a souligné l’importance de fédérer les énergies autour d’un projet commun : celui de faire d’Atakpamé et des autres villes du pays de véritables pôles de croissance. En effet, la SMT offre un cadre stratégique pour mettre en valeur les potentialités économiques, culturelles et touristiques de chaque région, et ainsi attirer les investissements et créer de l’emploi.

Le ministre a également salué l’engagement du Gouverneur des Plateaux, le Général Maganawe, et de tous les acteurs locaux qui ont contribué à la réussite de cet atelier. « Cette collaboration fructueuse est le gage d’une mise en œuvre efficace de la SMT », a-t-elle déclaré.

Les clés d’un développement territorial équilibré

La Stratégie de Marketing Territorial repose sur plusieurs piliers :

  • L’identification des atouts spécifiques de chaque région : il s’agit de mettre en lumière les ressources naturelles, le patrimoine culturel, les savoir-faire locaux et les infrastructures existantes.
  • La définition d’une identité territoriale forte : chaque région doit pouvoir se distinguer par ses caractéristiques propres et développer une image attractive auprès des investisseurs et des touristes.
  • La mise en place d’actions de promotion : il est essentiel de communiquer sur les atouts de chaque territoire afin de susciter l’intérêt des acteurs économiques et de renforcer l’attractivité des régions.
  • Le développement de partenariats : la réussite de la SMT passe par une collaboration étroite entre les pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile.

Un avenir prometteur pour les régions

Finalement, en mettant en œuvre la SMT, le gouvernement togolais ambitionne de réduire les disparités régionales, de créer de nouvelles opportunités économiques et d’améliorer le cadre de vie des populations. Atakpamé, en tant que ville pilote, est appelée à jouer un rôle moteur dans cette dynamique.

L’ombre d’une crise énergétique plane sur l’Afrique de l’Ouest

JDT, 5 février 2025 – Durant ce mois de février, le Togo, le Bénin et le Ghana pourraient être confrontés à une pénurie d’électricité. La raison : une maintenance essentielle, mais lourde de conséquences, planifiée par la West African Gas Pipeline Company (WAPCo), qui suspendra temporairement l’approvisionnement en gaz depuis le Nigéria, une ressource vitale pour ces nations.

En effet, pendant un mois, jusqu’au 2 mars 2025, le flux de gaz naturel en provenance du géant nigérian sera interrompu, menaçant l’équilibre énergétique des pays voisins. Pour le Togo, l’alerte est particulièrement grave. La centrale thermique de Lomé, pivot de l’alimentation en électricité du pays, repose en grande partie sur le gaz nigérian. Sans cette source d’énergie, c’est tout le réseau électrique qui risque de s’effondrer.

Une répétition d’un passé douloureux

Par ailleurs, L’année 2024 reste gravée dans les mémoires. Une interruption similaire avait contraint le Togo à des rationnements électriques, plongeant des quartiers entiers dans le noir et paralysant les activités économiques. N-Gas, la société responsable de la gestion du gazoduc, avait alors redirigé le gaz vers les besoins domestiques du Nigéria, privant ainsi les pays voisins de leur principale source d’énergie.

La perspective de revivre ces jours sombres suscite une angoisse profonde parmi les populations. Le silence des machines, l’arrêt des ascenseurs, l’obscurité des rues sont autant de symptômes d’un mal qui ronge le quotidien de millions de personnes.

Crise énergétique : des mesures d’urgence indispensables

Les autorités du Togo, du Bénin et du Ghana doivent agir rapidement pour atténuer l’impact de cette interruption. Les dirigeants doivent élaborer des plans d’urgence pour garantir un approvisionnement minimal en électricité, surtout pour les infrastructures critiques comme les hôpitaux et les services essentiels.

En plus, la recherche de solutions alternatives est plus urgente que jamais, qu’il s’agisse d’importer de l’électricité d’autres pays, de mobiliser des sources d’énergie renouvelables ou d’installer des générateurs d’urgence. Chaque jour sans électricité pourrait engendrer des pertes économiques considérables et des souffrances humaines intolérables.

Crise énergétique : Un appel à la résilience

Face à cette menace, il est crucial de faire preuve de solidarité et de résilience. Si la lumière semble s’éteindre à l’horizon, l’espoir d’une solution rapide et efficace doit éclairer les démarches des autorités et de la population. La lutte pour assurer l’éclairage dans les ménages, les établissements scolaires et les entreprises ne peut se gagner qu’avec une mobilisation exceptionnelle.

En somme, la crise à venir est une épreuve de plus pour ces pays déjà éprouvés. Mais dans l’adversité, il y a toujours une opportunité de se relever plus fort. Que cette tempête soit l’occasion de renforcer les infrastructures, d’explorer des alternatives durables et de bâtir un avenir où les coupures de courant ne seront plus qu’un souvenir lointain.

Bassar et Niamtougou : Le ministre Tchin DARRE inspecte les chantiers stratégiques

Dans une démarche résolue pour améliorer l’accès aux soins de qualité dans les régions les plus reculées du pays, le Professeur Tchin DARRE, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, a effectué une tournée d’inspection dans les centres hospitaliers préfectoraux (CHP) de Bassar et de Niamtougou. En effet, cette visite, empreinte de rigueur, avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement des travaux de modernisation et d’extension de ces établissements sanitaires.

Le ministre Tchin DARRE inspecte les chantiers de modernisation des centres de santé de Bassar et Niamtougou pour améliorer l'accès aux soins.À Bassar, le ministre s’est particulièrement attardé sur le chantier du bloc de maternité et de néonatalogie. Cette infrastructure, une fois achevée, renforcera l’offre de soins maternels et infantiles dans cette région, où les besoins sont criants. En plus, le professeur Tchin DARRE a souligné l’importance de garantir des conditions d’accueil optimales pour les femmes enceintes et les nouveaux-nés, afin de réduire la mortalité maternelle et infantile.

Ensuite, Niamtougou, autre étape de cette tournée, offre un tableau similaire. Le CHP de cette ville est en pleine mutation. Les travaux de rénovation, qui touchent aussi bien les bâtiments que les équipements, sont d’une ampleur inédite. La construction d’une maternité moderne, couplée à l’amélioration des réseaux d’assainissement et de la sécurité des lieux, témoigne de la volonté du gouvernement de doter les populations de structures sanitaires performantes.

Bassar et Niamtougou : des exigences élevées pour des résultats durables

Tout au long de sa visite, le ministre Tchin DARRE a insisté sur la nécessité de respecter les normes de qualité et les délais impartis. Il a exhorté les entreprises en charge des travaux à redoubler d’efforts pour livrer des ouvrages durables et fonctionnels. « Nous ne pouvons nous permettre de bâtir des édifices qui se dégraderaient rapidement », a-t-il martelé.

Le ministre s’est également attardé sur les difficultés rencontrées sur certains chantiers, notamment à Niamtougou, où la résiliation d’un contrat a entraîné un retard dans l’exécution des travaux. Cette situation, qu’il a qualifiée d’« inacceptable », a mis en lumière les enjeux liés à la maîtrise d’ouvrage et à la sélection des entreprises.

Un engagement fort pour la santé des populations

En somme, cette tournée d’inspection du ministre Tchin DARRE témoigne de l’engagement du gouvernement à améliorer l’accès aux soins de santé de qualité pour tous les Togolais, y compris ceux vivant dans les zones rurales. Les investissements consentis dans la modernisation des infrastructures sanitaires sont un signal fort de cette volonté politique.

 

Togo : une pluie d’honneurs s’est abattue sur huit éminentes personnalités

Lomé, le 5 février 2025 –Dans une cérémonie empreinte de solennité, le Président Faure Essozimna Gnassingbé a distingué, hier mardi, des personnalités ayant marqué de leur empreinte le paysage sociopolitique et culturel du Togo. En effet, cette distinction, intervenue à l’occasion du 20ᵉ anniversaire du décès du Président Eyadéma, fondateur de la Nation, vient saluer leur dévouement inlassable au service de la patrie.

Barry Moussa Barqué, une loyauté récompensée

D’ailleurs, C’est avec une émotion palpable que Barry Moussa Barqué a reçu les insignes de Grand-Croix de l’Ordre du Mono. L’ancien ministre d’État, figure emblématique du régime, a été célébré pour sa constance et sa fidélité envers le père de la Nation. Sa carrière, jalonnée de hautes responsabilités, témoigne d’un attachement indéfectible aux valeurs républicaines.

Une reconnaissance plurielle

Au-delà de cette distinction honorifique, le Président a élevé d’autres personnalités au rang de Commandeur de l’Ordre du Mono. Parmi elles, Cina Lawson, ministre de l’Économie numérique, et les généraux Dimini Allaharé et Kassawa Kolemagah, respectivement chef d’État-major général et ancien chef d’État-major général des Forces armées togolaises. Le chef de l’État a aussi apprécié leurs actions remarquables dans leurs domaines respectifs.

En plus, les chefs traditionnels n’ont pas été en reste. Le Président a fait Chevaliers de l’Ordre du Mono quatre d’entre eux, reconnus pour leur rôle essentiel dans le maintien de la cohésion sociale et la promotion des valeurs ancestrales. Cette distinction vient souligner ainsi l’importance accordée par les pouvoirs publics au rôle des autorités coutumières dans la construction nationale.

Une cérémonie empreinte d’émotion

En somme, la cérémonie, rehaussée par la présence des plus hautes autorités de l’État, a été l’occasion de célébrer l’excellence et l’explication de ces personnalités. Les discours prononcés à cette occasion ont mis en exergue les qualités humaines et professionnelles des récipiendaires, tout en rappelant l’héritage du Président Eyadéma.

Togo : Kassoumina-Hadabia Barène, une nouvelle gardienne des urnes au sein de la CENI

Lomé, 4 février 2025 — Sous les lambris austères de la Cour constitutionnelle togolaise, un changement de garde institutionnel s’est opéré hier, marquant un tournant discret, mais significatif dans l’architecture électorale du pays. En effet, Kassoumina-Hadabia Barène, désignée par le parti Nouvel Engagement Togolais (NET), a revêtu l’étole symbolique de membre de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), succédant ainsi à Atto-Mensah Nokabou, issu des mêmes rangs politiques. Une passation qui, loin d’être une simple formalité, s’inscrit dans un ballet législatif précis, où chaque pas est chorégraphié par le Code électoral.

Barène : un serment sous le regard des arcanes du pouvoir

Par ailleurs, devant une assemblée composée d’autorités politiques, administratives et de représentants de partis, la nouvelle membre a prononcé un serment d’impartialité d’une rigueur presque liturgique : « Je jure solennellement de remplir fidèlement et en toute impartialité les fonctions de membre de la CENI dans le respect de la Constitution, du Code électoral, des lois et règlements en vigueur. » Une formule immuable, mais dont chaque syllabe résonne comme un engagement à arracher la confiance d’un public souvent sceptique face aux mécanismes électoraux. Ainsi, ce geste solennel, accompli sous le regard scrutateur des gardiens de la démocratie togolaise, scelle son entrée dans un cercle où l’équilibre entre loyauté partisane et neutralité institutionnelle reste un fil d’équilibriste.

Remplacement en temps de vacances : entre légalité et pragmatisme

En outre, les autorités ont nommé Barène conformément à un article méconnu du Code électoral, qui prévoit que, en cas de départ anticipé, de démission, de décès ou d’empêchement définitif d’un membre de la CENI, elles doivent assurer son remplacement sans délai. Un mécanisme de substitution activé ici en période de vacances parlementaires, permettant à la Commission elle-même de valider la proposition du parti concerné. Une procédure d’exception qui, bien que conforme aux artifices légaux, soulève des interrogations sur l’autonomie réelle de l’institution face aux influences partisanes.

La CENI, un collège de 17 sages sous tension

Avec cette entrée, la CENI maintient sa composition pléthorique de 17 membres, un chiffre qui, depuis leur élection par la représentation nationale en mars 2022, fait débat. Certains y voient une richesse pluraliste, d’autres un collège décisionnel parfois englué dans des logiques de compromis. Barène rejoint ainsi une instance clé, garante de la crédibilité des scrutins dans un pays où chaque élection est un acte de foi collective autant qu’un champ de tensions politiques.

Enjeux d’une nomination : continuité ou rupture ?

Si le NET, formation de la majorité présidentielle, assure que ce remplacement s’inscrit dans une logique de continuité apolitique, des observateurs relèvent le caractère stratégique du timing. À moins d’un an des prochaines échéances locales, certains pourraient interpréter la présence d’une figure issue des rangs majoritaires au sein de la CENI comme le positionnement d’un pion sur l’échiquier institutionnel. Toutefois, la nouvelle membre devra incarner un paradoxe : être à la fois l’émanation d’un parti et l’arbitre intransigeant des règles du jeu démocratique.

Kassoumina-Hadabia Barène : l’ombre portée des urnes  

Kassoumina-Hadabia Barène entre dans l’arène électorale togolaise avec un mandat aussi exaltant que périlleux. Son serment, bien plus qu’un rite protocolaire, est un pacte avec la transparence, dans un contexte où chaque décision de la CENI est disséquée sous la loupe de l’opposition et de la société civile. Gageons que sa trajectoire saura éviter les écueils des intérêts partisans pour naviguer vers le large de l’intégrité, une exigence non négociable pour des élections crédibles, seules capables de sanctifier le verdict des urnes.

Dans les couloirs de la Cour constitutionnelle, certains chuchotent déjà que cette nomination est un baromètre de la maturité démocratique du Togo. Entre les lignes du Code électoral et les réalités du terrain, Kassoumina-Hadabia Barène incarne désormais l’équilibre fragile entre la lettre de la loi et l’esprit du peuple.

 

Lomé : un colloque éclaire l’héritage polymorphe d’Eyadéma

Lomé, le 4 février 2024 –La capitale togolaise s’est érigée hier en sanctuaire de la réflexion historique, accueillant un colloque international dédié à la figure tutélaire du Général Gnassingbé Eyadéma. Vingt ans après sa disparition, cet hommage, tissé de discours académiques et de témoignages panafricains, a transcendé les frontières, réunissant penseurs et acteurs politiques d’une dizaine de nations africaines et européennes. En effet, sous les lambris d’un lieu symbolique, les participants ont déployé une tapisserie de réflexions autour de l’homme qui incarna, pendant près de quatre décennies, l’âme et les contradictions d’un Togo en quête d’équilibre.

Vingt ans après la disparition du Général Gnassingbé Eyadéma, un colloque international à Lomé a réuni des personnalités africaines Une commémoration à la croisée des mémoires  

Victoire Dogbé, Premier Ministre et cheffe du gouvernement, a ouvert le bal des allocutions d’un ton solennel, saluant un événement nécessaire pour ressusciter l’esprit d’un bâtisseur. Elle a exalté les vertus cardinales d’Eyadéma : l’unité dans le pluralisme, la paix comme socle, et un patriotisme viscéral. « Ce colloque n’est pas un simple exercice de nostalgie, mais une boussole pour les générations futures », a-t-elle affirmé, insufflant une dimension prophétique à la commémoration.

L’homme derrière le mythe : un portrait en clair-obscur

Par ailleurs, Kanka-Malik Natchaba, ministre de l’Enseignement supérieur, a ciselé un portrait nuancé de l’ancien dirigeant. Décrit comme un Janus aux multiples facettes, Eyadéma fut tour à tour stratège militaire, architecte de la concorde nationale et pilier d’une Afrique en turbulence. « Son courage, teinté d’une rigueur spartiate, a forgé un Togo debout, mais son héritage reste un chantier ouvert », a-t-il souligné, évoquant les cicatrices et les lauriers d’un règne marqué par des ombres et des lumières.

Vingt ans après la disparition du Général Gnassingbé Eyadéma, un colloque international à Lomé a réuni des personnalités africaines L’œuvre d’Eyadéma : une fresque aux couleurs contradictoires

En plus, les débats ont illuminé le rôle d’Eyadéma comme médiateur-inquiet dans les crises ouest-africaines. Des intervenants ont rappelé son implication dans la résolution de conflits au Liberia et en Sierra Leone, où il joua les funambules de la diplomatie, mêlant realpolitik et idéal panafricain. « Il croyait en une Afrique forteresse, mais ouverte », a résumé un chercheur béninois, évoquant sa vision d’une intégration « ancrée dans le concret, pas dans les slogans ».

L’économie et le social : entre ambitions et écueils

Cependant, si les allocutions ont célébré des projets structurants (routes, barrages, écoles), certains panels ont osé aborder les angles morts : une industrialisation timide, une jeunesse en quête d’emplois. Un économiste togolais a parlé d’un « développement en dentelle, beau de loin, fragile de près », appelant à « réinventer, sans renier ».

Vingt ans après la disparition du Général Gnassingbé Eyadéma, un colloque international à Lomé a réuni des personnalités africaines L’intégration continentale : un rêve en patchwork 

L’héritage sous-régional d’Eyadéma a été disséqué comme un « puzzle inachevé ». Son soutien à la CEDEAO, perçu comme un « laboratoire de souverainetés partagées », contraste avec des relations tendues avec certains voisins. « Il naviguait entre fraternité et méfiance, reflet d’une Afrique en gestation », a analysé une historienne française, soulignant son rôle dans l’UA naissante comme « un chantre discret, mais tenace ».

Au-delà des discours : les séquelles d’une époque

En marge des cérémonies, des voix anonymes rappellent que la commémoration n’efface pas les controverses. « Un colloque ne guérit pas les plaies, mais peut semer des graines de dialogue », confie un militant des droits humains, souhaitant que « les livres d’histoire ne soient ni des autels ni des tribunaux ».

D’autres hommages sont prévus : expositions, pèlerinages sur les lieux emblématiques et historiques et aussi un projet de fondation dédié à l’étude critique des leaderships africains. Pour les organisateurs, il s’agit de transformer la mémoire en dynamite créatrice, loin des commémorations momifiées.

Eyadema, miroir d’une Afrique en métamorphose

Finalement, comme l’a murmuré un participant, « commémorer Eyadéma, c’est interroger l’ADN politique de l’Afrique postcoloniale ». Entre panégyriques et silences éloquents, ce colloque aura révélé combien l’homme demeure un symbole biface : à la fois repère et repoussoir, incarnation d’un passé qui refuse de passer. Vingt ans après, son spectre plane encore, invitant le Togo et le continent à danser avec leurs fantômes pour mieux inventer demain.

Cancer : le fardeau mondial

Le cancer demeure l’une des plus grandes menaces pour la santé humaine, responsable de près de 10 millions de décès en 2023, selon l’OMS. Malgré des avancées scientifiques majeures, cette maladie, caractérisée par une prolifération anarchique de cellules, continue de défier les systèmes de santé, les économies et les vies. Cet article explore les mécanismes biologiques, les causes, les innovations thérapeutiques et les enjeux sociétaux liés au cancer.

Comprendre le cancer : biologie et mécanismes  

La transformation maligne

Le cancer naît de mutations génétiques qui perturbent le cycle cellulaire. Les oncogènes (comme RAS ou MYC), activés de manière excessive, et les gènes suppresseurs de tumeurs (tel TP53 ou BRCA1/2), inactivés, jouent un rôle clé. Ces altérations permettent aux cellules d’échapper à l’apoptose (mort programmée), de se diviser indéfiniment et de métastaser.

Les « marqueurs » du cancer 

Les travaux de Hanahan et Weinberg (mis à jour en 2022) identifient 14 « caractéristiques » du cancer, dont l’instabilité génomique, l’évasion du système immunitaire et l’inflammation tumorale. Ces mécanismes expliquent la résistance aux traitements et la récidive.

Causes et facteurs de risque entre génétique et environnement

Le cancer, maladie complexe et multifactorielle, résulte d’une combinaison de facteurs environnementaux et de prédispositions génétiques.

Facteurs externes

  •  Tabac : responsable de 25 % des décès (OMS), lié aux cancers du poumon, de la vessie, etc.
  • Alimentation et obésité : 5 à 10 % des cancers sont attribuables à une alimentation déséquilibrée.
  • Infections : virus (HPV, hépatite B/C) et bactéries (Helicobacter pylori) causent 15 % des cas.
  • Rayonnements : UV (mélanome) et radiations ionisantes (nucléaires).

Prédispositions génétiques

De 5 à 10 % des cancers sont héréditaires. Les mutations BRCA1/2 (sein, ovaire) ou le syndrome de Lynch (côlon) en sont des exemples. Le dépistage génétique permet une prévention ciblée.

Typologie et épidémiologie : les cancers les plus meurtriers

En se basant sur les données de GLOBOCAN 2023 et en étudiant la typologie et l’épidémiologie de ces maladies dévastatrices, il a été possible d’identifier les cancers les plus mortels comme suit :

– Carcinomes (peau, poumon, sein) : 80-90 % des cas.

– Leucémies et Lymphomes : 10 % des cancers pédiatriques.

– Cancers du système nerveux : glioblastomes, pronostics souvent sombres.

Statistiques clés (GLOBOCAN 2023) :  

  1. Poumon : 1,8 million de décès/an.
  2. Sein : 2,3 millions de nouveaux cas.
  3. Colorectal : 1,9 million de décès.

Les disparités géographiques persistent : le cancer du foie est prévalent en Asie, lié aux hépatites, tandis que le mélanome domine en Australie.

Diagnostic du Cancer : entre innovations et défis

Le diagnostic du cancer est en constante évolution, oscillant entre les outils traditionnels et des avancées technologiques majeures. Par ailleurs, certaines méthodes permettent aujourd’hui de détecter cette maladie avec une précision accrue.

Outils traditionnels  

– Imagerie : IRM, TEP-scan et radiographies pour localiser les tumeurs.

– Biopsie : analyse histologique pour confirmer la malignité.

Révolution des biomarqueurs  

Les tests sanguins détectent l’ADN tumoral circulant (« biopsie liquide »), prometteurs pour un dépistage précoce. En 2023, l’IA a amélioré l’interprétation des mammographies, réduisant les faux négatifs de 20 %.

En explorant ces avancées, on réalise à quel point la prévention et le diagnostic précoce sont essentiels pour améliorer les taux de survie. Les chercheurs travaillent également sur des biomarqueurs spécifiques qui pourraient un jour permettre des dépistages encore plus simples et accessibles à tous. L’avenir du diagnostic du cancer est donc non seulement prometteur, mais aussi porteur d’espoir pour des millions de personnes à travers le monde.

Traitements : de la chirurgie à l’immunothérapie

Par ailleurs, le traitement du cancer a connu des avancées considérables, offrant de nouvelles perspectives pour les patients grâce à des approches toujours plus innovantes.

Approches classiques 

– Chirurgie : ablation de la tumeur (efficace si localisée).

– Radiothérapie : utilise des rayonnements ciblés.

– Chimiothérapie : médicaments cytotoxiques, souvent utilisés en combinaison.

Thérapies ciblées et personnalisées

–Les inhibiteurs de kinases (ex. imatinib pour la leucémie) bloquent des protéines spécifiques.

– Immunothérapie : les inhibiteurs de checkpoints (anti-PD-1/PD-L1) et les CAR-T cells (thérapie génique) ont révolutionné le traitement des mélanomes et des leucémies.

Médecine de précision

Le séquençage génomique guide les traitements. Par exemple, le pembrolizumab (anti-PD-1) est prescrit si la tumeur exprime PD-L1.

Prévention : réduire les risques du Cancer

Si le traitement du cancer progresse, la prévention reste une arme essentielle pour réduire l’incidence de cette maladie.

Mode de vie

– Éviter le tabac et l’alcool (responsables de 30 % des cancers).

– Alimentation riche en fibres, légumes et activité physique régulière.

Vaccination

– Vaccin anti-HPV (prévient 90 % des cancers du col de l’utérus).

– Vaccin contre l’hépatite B (réduction du cancer du foie).

Politiques publiques

Interdiction de l’amiante, régulation des pesticides et campagnes de dépistage (mammographie dès 50 ans).

Enjeux sociaux et économiques

Le coût global du cancer dépassera 25 000 milliards de dollars d’ici à 2030 (UICC). Les pays à revenu faible, où 70 % des décès surviennent, peinent à accéder aux thérapies innovantes. Parallèlement, les survivants font face à des séquelles physiques et psychologiques (dépression, stigmatisation).

Futur de la recherche : lueurs d’espoir 

– Édition génétique : CRISPR teste des corrections de mutations TP53 en essais cliniques.

– Nanorobots : transport ciblé de chimiothérapies pour minimiser les effets secondaires.

— Intelligence artificielle : algorithmes prédictifs pour personnaliser les traitements (ex. DeepMind en radiologie).

 Un combat collectif  

« Le cancer n’est pas une seule maladie, mais des centaines, chacune exigeant une approche unique », rappelle le Dr Siddhartha Mukherjee, auteur de L’Empereur de toutes les maladies. Si les progrès sont tangibles, la lutte nécessite un effort mondial : financement de la recherche, accès équitable aux soins et éducation des populations.

En somme, chaque avancée scientifique nous rapproche d’un futur dans lequel le cancer ne sera plus une sentence de mort, mais une maladie chronique.