Lomé : Top départ pour la future Cité ministérielle

Lomé, le 19 décembre 2025 – Le Togo accélère sa transformation économique grâce à des projets structurants comme la future Cité ministérielle, dont la phase opérationnelle a été lancée cette semaine. En effet, la signature d’un accord stratégique entre l’État togolais et le groupe PFO Africa ouvre la voie à un chantier d’envergure qui promet non seulement de booster le secteur du bâtiment, mais aussi de générer un impact positif sur l’emploi et la croissance locale.

Le Togo lance la phase opérationnelle de sa future Cité ministérielle à Lomé II. Un projet d'envergure de 18 bâtiments pour moderniser l'État et booster l'emploi.
© Le Togo lance la phase opérationnelle de sa future Cité ministérielle à Lomé II. Un projet d'envergure de 18 bâtiments pour moderniser l'État et booster l'emploi.

Un complexe moderne au cœur de Lomé II

Ce nouveau pôle exécutif, s’étendant au cœur du quartier administratif de Lomé II, autour du palais présidentiel, comprendra 18 bâtiments modernes, dont huit tours d’hauteurs variées et dix structures plus basses. Au total, il y aura 90 000 m² de surfaces bureautiques, accompagnés d’un vaste jardin central et de plus de 900 places de parking souterrain. Grâce à cette infrastructure, près de 4 500 fonctionnaires y trouveront un environnement de travail optimisé, favorisant les synergies interministérielles et une meilleure efficacité administrative.

Par ailleurs, ce complexe qui regroupera une grande partie des services publics dans un site unique représente un investissement significatif pour le pays. Avec ses vastes espaces de travail et ses infrastructures intégrées, il vise à dynamiser l’activité économique en créant des opportunités directes et indirectes pour les Togolais.

 

Un moteur pour l’emploi et l’économie locale

Selon les estimations liées aux financements antérieurs de la BOAD pour ce type de projet, un tel chantier pourrait engendrer plus d’un millier d’emplois pendant la phase de construction. De plus, il stimulera les filières locales de matériaux et de services. À terme, l’accueil de milliers de fonctionnaires dans un environnement optimisé contribuera à une administration plus fluide, favorisant un climat des affaires attractif pour les investisseurs.

Dans cette optique, le Groupe PFO, à travers sa filiale spécialisée SOCOCIM, apporte son savoir-faire régional acquis sur de nombreux chantiers ouest-africains. Clyde Fakhoury, administrateur du groupe, a souligné lors de la cérémonie que cette collaboration illustre le potentiel des partenariats public-privé pour réaliser des infrastructures durables et créatrices de valeur au Togo.

Cité ministérielle: la vision « Togo 2030 » en marche

Il est important de noter que ce projet s’inscrit pleinement dans la vision Togo 2030, où la modernisation des institutions va de pair avec le développement économique inclusif. En centralisant les ministères dans un pôle exécutif harmonieux, doté d’espaces verts et de parkings adaptés, l’État togolais mise sur une croissance partagée, où l’urbanisme intelligent profite à l’ensemble de la population.

En conclusion, à l’heure où le Togo affiche une dynamique de réformes et d’investissements, la Cité ministérielle apparaît comme un catalyseur supplémentaire pour une économie résiliente et tournée vers l’avenir. Les Togolais attendent désormais avec intérêt les premières avancées du chantier, prévues pour s’étaler sur plusieurs années.

ONU-FETAPH : un partenariat pour l’inclusion

Lomé, 18 décembre 2025 – Les Nations Unies au Togo et la Fédération Togolaise des Associations de Personnes Handicapées (FETAPH) ont formalisé ce vendredi un partenariat , marquant l’aboutissement de plusieurs années de collaboration en faveur des droits des personnes en situation de handicap. En effet, cet accord vise à aligner les initiatives communes sur les orientations prioritaires des autorités nationales.

ONU-FETAPH :  une signature officielle pour consolider la coopération

 

La coordonnatrice résidente des Nations Unies au Togo, Coumba Dieng Sow, et le président de la FETAPH, Enyonam Akakpo Numado, ont apposé leur signature sur le document, en présence des co-présidents de la commission interne de l’ONU dédiée à l’inclusion du handicap, le Dr Yayé Kanny Diallo et un représentant du Programme Alimentaire Mondial.

Par ailleurs, cet acte vient consolider des pratiques déjà efficaces, telles que les actions de plaidoyer coordonnées, l’intégration systématique des personnes handicapées dans les programmes onusiens, ainsi que des immersions professionnelles au sein des agences des Nations Unies au Togo. Ces mesures démontrent une meilleure représentation et une participation accumulée des acteurs concernés aux projets de développement.

Les Nations Unies au Togo et la FETAPH signent un accord stratégique pour renforcer l’inclusion des personnes handicapées, aligner les actions sur les priorités nationales et promouvoir une participation équitable au développement.
© Les Nations Unies au Togo et la FETAPH signent un accord stratégique pour renforcer l’inclusion des personnes handicapées, aligner les actions sur les priorités nationales et promouvoir une participation équitable au développement.

Un mois d’inclusion marqué par des initiatives immersives

 

De plus, lors de cette rencontre, les signataires ont passé en revue les réalisations du Mois de l’inclusion , tenue du 15 novembre au 15 décembre. Durant cette période, l’ensemble des agences onusiennes au Togo a ouvert ses portes à des personnes en situation de handicap, leur offrant des stages et des expériences immersives afin de promouvoir l’égalité des chances et de sensibiliser les équipes internes.

En somme, ce partenariat marque une nouvelle étape dans l’ambition togolaise de promouvoir l’inclusion et de garantir le respect des droits pour tous. En harmonisant leurs efforts avec les politiques gouvernementales, l’ONU et la FETAPH ambitionnent d’accélérer les progrès vers une société plus équitable, où les personnes handicapées contribuent pleinement au développement national. Cette alliance renforcée pourrait inspirer d’autres initiatives régionales, illustrant ainsi comment la synergie entre partenaires internationaux et acteurs de terrain peut générer des transformations sociales profondes et pérennes.

Kara Music Awards : un atelier dédié à l’épanouissement des talents

Kara, 18 décembre 2025 – À l’occasion du dixième anniversaire des Kara Music Awards, un atelier dédié au perfectionnement professionnel a captivé une audience variée mercredi à l’Hôtel Étoile de la Kozah. Cette initiative, centrée sur les mutations du paysage culturel, a équipé les professionnels d’outils innovants pour naviguer dans un environnement de plus en plus connecté.

À Kara, un atelier professionnel organisé pour les 10 ans des Kara Music Awards forme artistes et acteurs culturels aux stratégies numériques, à la promotion en ligne et aux nouveaux outils de l’industrie créative.
© À Kara, un atelier professionnel organisé pour les 10 ans des Kara Music Awards forme artistes et acteurs culturels aux stratégies numériques, à la promotion en ligne et aux nouveaux outils de l’industrie créative.

Des experts pour décrypter les mutations de l’industrie créative

Dirigé par Mme Ziadi, spécialiste mandatée par le Conseil International de l’Industrie et des Initiatives Artistiques (CONIIA), et par Francis Akovi, expert en communication numérique, le programme a exploré les défis contemporains du domaine artistique. Par ailleurs, les sessions ont mis l’accent sur les dynamiques actuelles de l’industrie créative, les approches pour valoriser les compétences émergentes et les tactiques de promotion adaptées au monde digital, incluant l’usage des réseaux sociaux et des plateformes en ligne.

Parmi les présents : des créateurs musicaux, des agents artistiques, des organisateurs d’événements et des amateurs passionnés. Chacun est reparti avec des méthodes applicables immédiatement, destinées à amplifier leur influence au sein de l’écosystème culturel togolais. Ces acquis couvrent notamment la construction d’une présence en ligne solide et la monétisation des contenus artistiques dans un marché globalisé.

À Kara, un atelier professionnel organisé pour les 10 ans des Kara Music Awards forme artistes et acteurs culturels aux stratégies numériques, à la promotion en ligne et aux nouveaux outils de l’industrie créative.
© À Kara, un atelier professionnel organisé pour les 10 ans des Kara Music Awards forme artistes et acteurs culturels aux stratégies numériques, à la promotion en ligne et aux nouveaux outils de l’industrie créative.

Kara Music Awards : des échanges interactifs salués par les participants

Les facilitateurs ont été applaudis pour la richesse de leurs interventions, qui ont favorisé des interactions vivantes et pertinentes. L’atelier, intégré aux festivités des Kara Music Awards – une plateforme dédiée à la reconnaissance des talents musicaux régionaux –, illustre une vision proactive : professionnaliser les intervenants pour une scène culturelle plus compétitive et résiliente face aux défis numériques.

En somme, cette rencontre renforce l’héritage des Kara Music Awards, qui célèbrent une décennie de promotion artistique au Togo. Elle pourrait catalyser de nouvelles collaborations et innovations, contribuant à un secteur plus dynamique et inclusif. Les organisateurs expriment leur satisfaction face à la mobilisation et à l’enthousiasme général, augurant d’un avenir prometteur pour la culture togolaise.

Togo lance la HATIC, un nouvel outil pour la transparence

Lomé, 18 décembre 2025 – Le paysage institutionnel togolais évolue avec la mise en place d’une entité dédiée à la promotion de l’intégrité dans la sphère publique. Adoptée lors du conseil des ministres du 17 décembre, la Haute Autorité pour la Transparence, l’Intégrité de la Vie Publique et la Lutte contre la Corruption (HATIC) entre en fonction, succédant à l’ancienne Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption (HAPLUCIA). Cette réforme s’inscrit dans une volonté affirmée de consolider les mécanismes de bonne gouvernance.

 

 HATIC : un contrôle renforcé des déclarations de biens et d’intérêts

Au centre des attributions de cette nouvelle autorité figure une tâche essentielle : collecter, analyser et vérifier les déclarations de biens et d’intérêts émises par les figures de l’État. D’ailleurs, ce mécanisme, imposé aux hauts cadres administratifs, aux représentants élus et à d’autres catégories équivalentes, représente un levier majeur pour anticiper les dysfonctionnements potentiels.

Une telle mission, si elle est menée avec rigueur et indépendance, pourrait devenir un outil déterminant pour renforcer la transparence publique. Elle conditionne en grande partie la crédibilité de la nouvelle autorité, dont l’efficacité se mesurera à sa capacité à prévenir les dérives plutôt qu’à simplement les constater.

 

Prévenir les conflits d’intérêts et promouvoir la reddition de comptes

Les ambitions de la HATIC sont claires et bipartites. D’abord, elle vise à identifier et à neutraliser les situations de conflits d’intérêts, tout en repérant les accroissements patrimoniaux suspects en les confrontant aux sources de revenus déclarées. Ensuite, elle aspire à instaurer une culture de reddition de comptes plus robuste, favorisant une administration publique plus ouverte et responsable vis-à-vis des citoyens. Cette initiative découle directement des dispositions de la Constitution adoptée le 6 mai 2024, qui prévoyait une telle restructuration pour adapter les outils de contrôle aux défis contemporains.

 

Une nouvelle dynamique dans la régulation de la communication

Parallèlement, le secteur des médias connaît une transformation notable : la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) se mue en Haute Autorité de Régulation de la Communication (HARC), élargissant ainsi potentiellement son champ d’action pour mieux encadrer l’écosystème informationnel dans un contexte numérique croissant.

 

En somme, Cette série de changements institutionnels reflète l’engagement des autorités togolaises à moderniser leurs dispositifs de surveillance éthique. En remplaçant des structures existantes par des entités aux mandats renforcés, le gouvernement espère non seulement dissuader les pratiques déviantes mais aussi restaurer la confiance des citoyens dans les institutions. Observateurs et acteurs de la société civile suivront de près l’impact concret de la HATIC sur la lutte anticorruption, dans un pays où la transparence reste un enjeu majeur pour le développement durable.

 

Mathématiques et IA : Lomé réunit chercheurs et experts

Lomé, 18 décembre 2025 – L’Université de Lomé accueille aujourd’hui et demain la cinquième édition des Journées d’Analyse Harmonique et d’Analyse Stochastique (JAHAS), une conférence internationale orchestrée par le Laboratoire d’Analyse, de Modélisation Mathématique et Applications (LAMMA). Hébergée dans la salle B du bloc pédagogique 2, cette manifestation adopte un format mixte, alliant présence physique et participation virtuelle, pour aborder le thème « Les Mathématiques de la Décision et l’Intelligence Artificielle ».

Un public diversifié pour un croisement de perspectives

Par ailleurs, ce rassemblement attire un public varié, incluant des universitaires émérites comme le deuxième vice-doyen de la Faculté des Sciences, le Dr Nadjime Pindra, et le professeur Yaogan Mensah, qui préside le comité organisateur. Des doctorants, des ingénieurs, des étudiants en master et des invités internationaux complètent ce panel, favorisant ainsi un croisement de perspectives enrichissant.

L’Université de Lomé ouvre la 5ᵉ édition des JAHAS, une conférence internationale dédiée aux mathématiques de la décision et à l’intelligence artificielle, réunissant chercheurs, doctorants et experts pour renforcer la recherche et l’innovation.
© L’Université de Lomé ouvre la 5ᵉ édition des JAHAS, une conférence internationale dédiée aux mathématiques de la décision et à l’intelligence artificielle, réunissant chercheurs, doctorants et experts pour renforcer la recherche et l’innovation.

Les mathématiques, moteur de l’innovation technologique

À une époque où les transformations technologiques redéfinissent les sociétés, les mathématiques émergent comme un pilier indispensable de l’innovation, particulièrement dans les domaines de l’intelligence artificielle. Ainsi, cette édition des JAHAS se positionne comme une plateforme privilégiée pour des débats entre académiciens, spécialistes et jeunes chercheurs sur les implications futures de ces disciplines dans le progrès socio-économique.

 

Mathématiques et IA : un programme dense entre exposés, ateliers et sessions interactives

Le programme des deux jours est dense et orienté vers l’action : exposés dédiés à l’analyse harmonique, à l’analyse stochastique, aux probabilités et aux statistiques ; ateliers explorant les usages concrets des mathématiques en soutien à la prise de décision et à l’IA ; et sessions interactives reliant experts africains et européens avec des doctorants. En plus, ces échanges visent à stimuler des collaborations transcontinentales et à générer des idées novatrices applicables aux défis contemporains.

L’Université de Lomé ouvre la 5ᵉ édition des JAHAS, une conférence internationale dédiée aux mathématiques de la décision et à l’intelligence artificielle, réunissant chercheurs, doctorants et experts pour renforcer la recherche et l’innovation.
© L’Université de Lomé ouvre la 5ᵉ édition des JAHAS, une conférence internationale dédiée aux mathématiques de la décision et à l’intelligence artificielle, réunissant chercheurs, doctorants et experts pour renforcer la recherche et l’innovation.

L’Université de Lomé, un acteur majeur de la recherche scientifique

Organisée par le LAMMA, cette conférence confirme le dynamisme de l’Université de Lomé dans la promotion des sciences exactes. Elle souligne comment les modèles mathématiques peuvent catalyser des avancées en IA, influençant aussi des secteurs variés comme l’économie, la santé ou l’environnement. Les retombées attendues pourraient inspirer de nouveaux projets de recherche et renforcer les réseaux académiques régionaux. Les participants, qu’ils soient sur place ou connectés, sont invités à contribuer activement à ces réflexions collectives pour un avenir où les mathématiques guident l’innovation responsable.

En refermant ces deux journées d’échanges, chercheurs et étudiants repartiront avec une conviction partagée : l’avenir de l’innovation africaine se jouera aussi dans les équations, les modèles et l’audace scientifique que ces rencontres contribuent à faire émerger.

L’Université de Kara et l’ATBEF unissent leurs forces contre le VIH et les IST

EKara, 17 décembre 2025 – Le Campus Sud de l’Université de Kara (Royaume-Uni) a vibré ce mercredi au rythme d’une importante initiative de santé publique. Dans une démarche proactive visant à protéger la communauté estudiantine, l’Association togolaise pour le bien-être familial (ATBEF) a déployé sa clinique mobile pour une vaste campagne de dépistage et de sensibilisation.

 

ATBEF : un jubilé d’or au service de la jeunesse

 

Cette opération ne relève pas du hasard. Elle s’inscrit dans le cadre des activités marquant le 50ᵉ anniversaire de l’ATBEF, une institution pionnière au Togo en matière de santé sexuelle et reproductive responsable. Par ailleurs, en sélectionnant le cadre universitaire pour prolonger ses célébrations, l’association réaffirme son rôle de bouclier sanitaire auprès d’une couche de la population particulièrement vulnérable aux risques infectieux.

Loin de se limiter au seul dépistage gratuit du VIH/Sida, l’événement a proposé un « paquet de services » complet, incluant :

  • La prise en charge médicale des infections sexuellement transmissibles (IST) ;
  • La distribution gratuite de préservatifs ;
  • Des séances d’orientation sur le planning familial.

À l'occasion de ses 50 ans, l'ATBEF a organisé une campagne de dépistage gratuit du VIH et des IST au Campus Sud de l'Université de Kara.
© À l'occasion de ses 50 ans, l'ATBEF a organisé une campagne de dépistage gratuit du VIH et des IST au Campus Sud de l'Université de Kara.

Un record de mobilisation des étudiants

 

L’appel de l’UK et de l’ATBEF a trouvé un écho favorable auprès des apprenants. Dès les premières heures, une foule nombreuse s’est pressée autour des stands pour bénéficier des services de la clinique mobile. En effet, pour beaucoup, cette campagne est une opportunité rare d’accéder à des soins et à une information de qualité sans quitter leur lieu d’études.

« Cette campagne m’a permis de connaître mon statut sérologique et de bénéficier de conseils utiles sur les méthodes de planification familiale », confie Mlle Biicouni Aimée, étudiante en Géographie, le visage empreint de soulagement. « Je remercie l’ATBEF et les responsables de l’Université de Kara pour cette initiative salutaire qui nous permet de prendre en main notre santé. »

À l'occasion de ses 50 ans, l'ATBEF a organisé une campagne de dépistage gratuit du VIH et des IST au Campus Sud de l'Université de Kara.
© À l'occasion de ses 50 ans, l'ATBEF a organisé une campagne de dépistage gratuit du VIH et des IST au Campus Sud de l'Université de Kara.

UK & ATBEF : un partenariat académique et humanitaire solide

 

Au-delà de l’aspect médical, cette journée est le symbole d’une coopération réussie. Pour Mme Kondoh Wazariétou , Sage-femme d’État et responsable de la clinique mobile de l’ATBEF, cette intervention est le fruit d’un dialogue constant entre le monde académique et les acteurs de terrain.

Elle a d’ailleurs tenu à souligner l’excellence des relations de partenariat qui lient sa structure à l’Université de Kara, précisant que la santé de l’étudiant est le socle de sa réussite académique. En facilitant l’accès à ces services de proximité, l’Université de Kara démontre qu’elle ne forme pas seulement des esprits, mais qu’elle veille également au bien-être physique de ses futurs cadres.

En définitive, cette campagne marque une étape supplémentaire dans la lutte contre les pandémies en milieu scolaire et universitaire au Togo. Elle rappelle également que la prévention reste l’arme la plus efficace pour garantir un avenir serein à la jeunesse togolaise.

Togo : L’opposition veut négocier la libération des détenus politiques

Lomé, 17 décembre 2025 – Un appel inattendu secoue la scène politique togolaise. Plusieurs figures de l’opposition et des acteurs de la société civile ont plaidé pour une rencontre directe avec le Président du Conseil afin de débloquer le dossier sensible des détenues politiques . Cette proposition a été formulée samedi 13 décembre, lors d’une rencontre organisée en diaspora par le Rassemblement des Africains pour l’Alternance au Togo (RAAL).

 

Yao Daté bouscule le statu quo.

Yao Daté, président du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), propose un entretien direct avec Faure Gnassingbé. Selon lui, seule une démarche franche et personnelle pourrait ouvrir la voie à la libération de personnes détenues pour des raisons qualifiées de politiques. Il appelle à une mobilisation conjointe de l’opposition intérieure, de la diaspora et de la société civile pour soutenir cette approche.

 

L’opposition : « un sacrifice politique » pour une urgence humanitaire

Pour Yao Daté, cette initiative relève d’un « sacrifice politique » rendu nécessaire par la situation humanitaire des détenus. L’enjeu dépasse les clivages idéologiques : il s’agit de restaurer les libertés individuelles et de garantir le respect des droits fondamentaux. Cette proposition intervient alors que des signaux récents du pouvoir laissent entrevoir d’éventuelles mesures de clémence.

Les participants à la rencontre insistent sur l’urgence d’une action rapide, idéalement avant le traditionnel message de Nouvel An du chef de l’État. Ils recommandent également d’associer les autorités religieuses afin de donner à l’initiative une dimension morale plus large et de renforcer son acceptabilité nationale.

 

L’opposition : une brèche possible dans le dialogue national

Dans un contexte politique marqué par des réformes institutionnelles et des échéances électorales à venir, cette initiative vise à rouvrir un espace de dialogue. Elle remet en lumière la dimension humaine des détentions prolongées, régulièrement dénoncées par les organisations de défense des droits humains. Reste à savoir si le pouvoir saisira cette main tendue en cette période propice aux gestes d’apaisement pour le bien-être de sa population.

Visa Ban : 39 pays désormais sur la« liste noire » de Trump

Washington, 17 décembre 2025 – Le nombre de pays visés par des restrictions d’accès aux États-Unis » Visa Ban » vient de doubler. Mardi, l’équipe de Donald Trump a dévoilé une liste élargie incluant 20 nouvelles nations et l’Autorité nationale palestinienne. Avec désormais 39 territoires sous le coup de limitations strictes, cette mesure marque un durcissement sans précédent de la politique frontale de la Maison-Blanche. Cette mesure porte le total à l’année, renforçant une politique migratoire stricte initiée plus tôt dans l’année.

 

 Visa Ban : l’Afrique subsaharienne en première ligne des nouvelles restrictions

 

Cinq nations sont frappées par une interdiction totale de territoire : le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Soudan du Sud et la Syrie. Quinze autres États, majoritairement situés sur le continent africain (dont l’Angola, Antigua-et-Barbuda, le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Dominique, le Gabon, la Gambie, le Malawi, la Mauritanie, le Nigeria, le Sénégal, la Tanzanie, les Tonga, la Zambie et le Zimbabwe), font l’objet de restrictions partielles ciblant principalement les visas d’immigration et de tourisme.

Toutefois, ces restrictions touchent principalement les voyageurs souhaitant immigrer ou visiter les États-Unis, mais épargnent les détenteurs de visas existants, les résidents permanents, les diplomates, les sportifs ou ceux dont la venue sert les intérêts nationaux américains. Cette nouvelle architecture migratoire prendra effet le 1ᵉʳ janvier 2026.

 

Sécurité et coopération : les critères de la Maison-Blanche

 

Cette extension vient compléter une première liste établie en juin dernier. qui avait À l’époque, déjà banni les ressortissants de 12 nations (dont Afghanistan, Myanmar, Tchad, République du Congo, Guinée équatoriale, Érythrée, Haïti, Iran, Libye, Somalie, Soudan et Yémen), tandis que sept autres (comme Burundi, Cuba, Laos, Sierra Leone, Togo, Turkménistan et Venezuela) faisaient déjà l’objet de barrières administratives.

L’administration justifie ces nouveaux ajouts par des préoccupations liées à la fiabilité des documents d’identité, à la corruption endémique, aux dépassements de visas fréquents et au refus de rapatriement des expulsés. Le manque de stabilité gouvernementale dans ces pays est également pointé du doigt, rendant difficile la vérification des profils des voyageurs par les services de sécurité américains.

 

Diplomatie et visas : le bras de fer entre Washington et Ramallah

 

Au-delà de la technique, l’administration invoque des impératifs de sécurité nationale et d’application stricte des lois d’immigration. Mais c’est sur le volet palestinien que la mesure prend sa dimension la plus politique. Déjà entravées par des restrictions croissantes ces derniers mois, les chances d’immigration permanente vers les États-Unis s’effondrent désormais pour les détenteurs de documents issus de l’Autorité palestinienne. Cette escalade intervient dans un climat de tension extrême au Moyen-Orient, où les relations entre Washington et Ramallah restent fragiles.

 

 Visa Ban : sécurité ou discrimination ? Le débat s’enflamme à Washington.

 

La riposte ne s’est pas fait attendre. Des organisations de défense des droits humains dénoncent une politique discriminatoire masquée sous le voile de la sécurité. Laurie Ball Cooper, de l’International Refugee Assistance Project (IRAP), a qualifié ces mesures de « tentative honteuse de stigmatiser des individus en raison de leur origine, sans lien réel avec la sécurité nationale ».

Au-delà des principes, l’inquiétude est aussi très concrète pour les anciens alliés des États-Unis. Les associations de vétérans s’alarment : l’absence d’exemption pour les candidats au visa spécial d’immigrant (SIV), notamment en Afghanistan, pourrait condamner des milliers de collaborateurs locaux à des représailles meurtrières dans leur pays d’origine.

 

Entre silence diplomatique et batailles juridiques

 

Du côté des nations visées, les gouvernements évaluent encore l’impact. Si le Turkménistan bénéficie d’un assouplissement relatif — Washington ayant constaté des progrès dans la coopération sécuritaire —, le Laos et la Sierra Leone voient au contraire leurs restrictions se durcir. Pour la majorité des chancelleries concernées, le silence prudent domine encore, mais les analystes s’attendent déjà à une riposte diplomatique. Comme lors des décrets précédents de l’ère Trump, une bataille juridique intense devant les tribunaux fédéraux américains semble désormais inévitable.

 

 Visa Ban : un nouveau visage pour l’immigration américaine

 

Cette politique s’inscrit dans la ligne dure de l’administration Trump, souvent présentée comme un rempart contre les menaces extérieures. Critiques et partisans s’accordent sur un point : elle pourrait redessiner durablement les flux migratoires globaux, affectant des milliers de familles, d’étudiants et de professionnels. Alors que les élections de 2028 se profilent déjà à l’horizon politique, cette décision promet d’alimenter un débat polarisé entre la défense de la souveraineté et le respect des droits fondamentaux.

Golfe 3 : un budget équilibré à 1 317 318 124 FCFA validé

Lomé, 16 décembre 2025 – Les élus de la commune du Golfe 3 ont validé lundi, lors d’une session extraordinaire, le budget initial pour l’exercice 2026. Présidée par le maire Essohanim Gnassingbé, cette réunion a rassemblé les conseillers municipaux, les responsables administratifs et le trésorier communal, marquant ainsi un consensus total autour des priorités financières locales.

La commune du Golfe 3 (Lomé) adopte son budget 2026 de 1,3 milliard FCFA. Priorité à la propreté urbaine, aux infrastructures scolaires et à la modernisation numérique pour le bien-être des citoyens.
© La commune du Golfe 3 (Lomé) adopte son budget 2026 de 1,3 milliard FCFA. Priorité à la propreté urbaine, aux infrastructures scolaires et à la modernisation numérique pour le bien-être des citoyens.

 Budget 2026 : une gestion prudente et équilibrée

Le budget s’équilibre à 1 317 318 124 FCFA en recettes et en dépenses, affichant une légère hausse de 0,67 % par rapport à 2025. Bien que cette progression soit modeste, elle reflète une approche prudente de la part des élus. L’objectif est en effet de consolider les finances communales tout en respectant scrupuleusement les règles d’une gestion saine et transparente.

 

Priorité au cadre de vie des citoyens

Concernant la répartition des ressources, près de 78 % des fonds, soit plus d’un milliard de FCFA, seront répartis aux opérations courantes. Ces crédits privilégient avant tout les besoins quotidiens des habitants : entretien des routes, propreté urbaine, collecte des déchets et renforcement de la sécurité. Par ailleurs, l’exécutif communal a mis l’accent sur une meilleure efficacité des équipes, tout en exerçant un contrôle strict des dépenses salariales pour optimiser le service public.

La commune du Golfe 3 (Lomé) adopte son budget 2026 de 1,3 milliard FCFA. Priorité à la propreté urbaine, aux infrastructures scolaires et à la modernisation numérique pour le bien-être des citoyens.
© La commune du Golfe 3 (Lomé) adopte son budget 2026 de 1,3 milliard FCFA. Priorité à la propreté urbaine, aux infrastructures scolaires et à la modernisation numérique pour le bien-être des citoyens.

Des investissements ciblés pour l’avenir

En ce qui concerne le volet développement, les investissements représenteront environ 22 % du budget total, avec près de 290 millions FCFA dédiés à des projets concrets. Notons que ces projets sont financés majoritairement par des ressources propres (plus de 255 millions FCFA). Ils cibleront principalement :

  • La construction et la réhabilitation d’écoles ;
  • L’amélioration des services d’état civil ;
  • L’acquisition d’équipements et de véhicules ;
  • La modernisation numérique de l’administration municipale.

 

 Budget 2026 : vers une gouvernance moderne et accessible

Cette enveloppe traduit l’ambition claire de l’équipe municipale : développer des infrastructures durables tout en favorisant une gouvernance plus fluide. Finalement, l’unanimité obtenue lors du vote souligne une cohésion forte au sein du conseil, prête à relever les défis d’une commune en pleine croissance.

En somme, avec ce budget adopté, le Golfe 3 pose les bases d’une année 2026 axée sur le bien-être des citoyens et le progrès local, dans un esprit de rigueur et de proximité.

Togo-Bénin : Richard-Gabin Gbédé, l’homme de la solidarité, assassiné

Cotonou, 16 décembre 2025 – La mort brutale de Richard-Gabin Gbédé plonge la communauté entrepreneuriale et associative ouest-africaine dans le deuil. Ce jeune promoteur togolais engageait toute son énergie dans la promotion de la solidarité continentale. Alors qu’il fondait le Comité international de la solidarité africaine (CISA), des assaillants lui ont ôté la vie début décembre lors d’un déplacement à Cotonou, au Bénin, suite à un différend financier au sein de son réseau.

 

L’ambition d’un bâtisseur panafricain

 

Diplômé en diplomatie et communication, Richard-Gabin Gbédé s’était imposé comme un acteur dynamique du développement africain. À travers son cabinet de formation au Togo et surtout le CISA, créé en 2023, il œuvrait aussi à valoriser les initiatives locales, à honorer les bâtisseurs du continent et à organiser des événements comme la « Grande Nuit de la Solidarité Africaine » à Lomé. Son ambition : étendre ces manifestations à travers l’Afrique, de Cotonou à Kinshasa, pour renforcer la cohésion sociale et économique.

 

Meurtre de Richard-Gabin Gbédé : du différend financier au drame

 

Le drame s’est noué autour d’un conflit financier survenu dès mars 2025 avec un collaborateur local chargé de la logistique pour l’implantation du CISA au Bénin. Accusé de détournement de fonds – une somme estimée à plusieurs millions de FCFA –, ce relais béninois avait vu sa relation avec Gbédé se détériorer.

Convaincu que le dialogue pouvait apaiser les tensions, l’entrepreneur togolais s’est rendu personnellement à Cotonou début décembre, séjournant dans un hôtel de Godomey. Ainsi le 4 décembre, il quitte son hébergement pour une rencontre censée régler le différend à l’amiable. Malheureusement, il n’en reviendra jamais.

Meurtre de Richard-Gabin Gbédé : enquête et aveux

 

Inquiète de son silence, sa famille alerte les autorités. Le corps de Richard-Gabin Gbédé est découvert quelques jours plus tard, abandonné dans un caniveau sur la route entre Togbin et Ouidah, une scène qui accentue l’horreur de cet acte.

Par ailleurs, l’enquête, menée par la police béninoise, a rapidement progressé. Le principal suspect, un proche collaborateur identifié comme un acteur culturel et relais local du CISA, est interpellé mi-décembre avec au moins un complice. Selon les sources judiciaires, il a avoué le crime, motivé par ces tensions financières persistantes. L’affaire est désormais entre les mains de la brigade criminelle, et une procédure judiciaire est également en cours pour établir tous les détails et identifier d’éventuels autres impliqués.

 

Un appel à la justice face au chagrin

 

Cette tragédie provoque une profonde émotion dans les milieux associatifs et entrepreneuriaux togolais et béninois. De nombreuses personnes rendent hommage à la mémoire d’un homme qui s’est entièrement consacré à l’unité africaine et dont cette perte irréparable menace de ralentir les projets ambitieux en faveur d’une solidarité renforcée.

 

Les proches et les partenaires du CISA exigent que les autorités rendent pleinement justice, afin que les auteurs de ce crime ne restent pas impunis et que les idéaux de coopération panafricaine continuent d’avancer malgré la douleur. Cet événement tragique rappelle brutalement que même les aspirations les plus nobles se heurtent parfois à la violence des conflits humains.