Togo : lancement du 170, numéro d’urgence inondations

Face à la montée des risques d’inondation, le Togo franchit un cap décisif en lançant le numéro d’urgence gratuit 170, dédié aux alertes hydriques. Porté par l’Agence nationale de protection civile et la Croix-Rouge togolaise, ce dispositif accessible 24h/24 promet une réponse rapide et coordonnée aux appels de détresse.

 

Lomé, 4 novembre 2025 – Dans un pays où chaque saison des pluies se transforme en roulette russe pour des milliers de familles, les autorités togolaises viennent de franchir un cap décisif. Ce lundi, l’Agence nationale de protection civile (ANPC), en partenariat avec la Croix-Rouge togolaise (CRT), a lancé le 170, un numéro d’urgence gratuit et accessible 24h/24, exclusivement dédié aux alertes inondations. Une avancée majeure dans la gestion des risques climatiques, alors que le pays fait face à une recrudescence des débordements fluviaux.

 

 Le 170 : Une ligne de vie pour les populations vulnérables

 

Imaginez une famille réfugiée sur un toit instable dans les bas-fonds de Lomé, ou un village côtier du Mono englouti par les eaux : désormais, un simple appel au 170 suffit pour déclencher une intervention. Ce dispositif ne se limite pas à filtrer les appels de détresse : il mobilise des équipes de secours pour des évacuations rapides, distribue des kits de survie et prodigue des conseils pratiques pour se prémunir contre les crues.

« C’est notre ligne de front numérique contre le chaos des eaux », résume un porte-parole de l’ANPC, soulignant l’importance de cette réponse coordonnée dans un pays où 20 % des ménages ruraux sont exposés chaque année aux aléas climatiques.

 Des simulations grandeur nature pour affûter les réflexes

 

Ce lancement s’inscrit dans la continuité d’une série d’exercices de préparation menés dans les zones les plus vulnérables : Bas-Mono, Lacs, Yoto. Pompiers, volontaires de la Croix-Rouge et forces locales ont participé à des simulations de catastrophes – barrages rompus, routes coupées – afin de tester les chaînes de commandement et cartographier les failles. Objectif : renforcer la capacité de réaction face à une saison des pluies qui s’annonce particulièrement intense, sous l’effet du phénomène El Niño.

Une stratégie de résilience à plusieurs niveaux

 

Au-delà de l’urgence, le gouvernement togolais déploie une stratégie globale de résilience : cartographie des zones à risque, renforcement des infrastructures hydrauliques, campagnes de sensibilisation. La CRT, forte de ses 5 000 bénévoles répartis sur le territoire, joue un rôle clé en formant les appelants à devenir des relais communautaires.

« On passe d’une réaction paniquée à une anticipation collective », observe une coordinatrice de la Croix-Rouge, qui évoque déjà une vingtaine d’appels testés lors des phases pilotes.

 

Le 170 :  un signal fort pour un Togo plus résilient

 

Pour les habitants des marécages du sud ou des plaines du centre, le 170 n’est pas qu’un numéro : c’est un fil d’Ariane dans la tempête. Alors que les premières pluies de novembre s’abattent déjà, cette initiative incarne l’espoir d’un Togo mieux préparé, où la vulnérabilité cède la place à une solidarité active.

Les défis restent nombreux : atteindre les populations les plus isolées, garantir la pérennité du dispositif, et faire en sorte que les promesses ne s’évaporent pas dans l’humidité ambiante. Mais une chose est sûre : avec cette ligne unique, le pays fait un pas décisif vers un avenir moins noyé.

Togo–Algérie : vers un partenariat économique sud-sud renforcé

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo a accueilli une délégation de haut niveau du patronat algérien, dans une démarche discrète mais stratégique de coopération économique . Portée par les présidents José Kwassi Symenouh et Abderrahmane Sidi Saïd, cette rencontre ouvre la voie à des partenariats concrets dans l’agro-industrie, les énergies renouvelables et la logistique, dans un contexte continental marqué par la montée en puissance de la ZLECAf.

 

 

 Lomé, 4 novembre 2025—  Dans un élan diplomatique discret mais porteur d’ambitions, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo), le Dr José Kwassi Symenouh, a reçu ce mardi une délégation de haut niveau du patronat algérien, conduite par Abderrahmane Sidi Saïd, président de l’Organisation du Patronat Algérien (OPA). Cette rencontre marque une étape stratégique dans le renforcement des relations économiques sud-sud, à l’heure où l’Afrique cherche à bâtir des réseaux d’affaires plus résilients face aux turbulences mondiales.

À Lomé, la CCI-Togo et le patronat algérien ont exploré des pistes de coopération économique. Objectif : créer des synergies industrielles et logistiques dans le cadre de la ZLECAf.
© À Lomé, la CCI-Togo et le patronat algérien ont exploré des pistes de coopération économique. Objectif : créer des synergies industrielles et logistiques dans le cadre de la ZLECAf.

Deux figures, deux visions convergentes

 

Expert en assurance et ancien cadre de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET), Symenouh incarne une CCI tournée vers l’innovation et l’attractivité. Depuis sa prise de fonction, il multiplie les initiatives pour fluidifier les démarches administratives et dynamiser l’écosystème entrepreneurial, comme en témoigne le lancement du magazine « Entrepreneurs Mag ».

Face à lui, Sidi Saïd, enseignant de formation et président de l’OPA depuis 2019, représente un patronat algérien en pleine mutation, engagé dans une diversification post-hydrocarbures et une ouverture vers le continent.

 

Des échanges concrets et des pistes de coopération

 

Dans les salons feutrés de la CCI à Lomé, les discussions ont rapidement pris une tournure opérationnelle. En effet, les deux délégations ont exploré les circuits de création d’entreprise au Togo, les guichets uniques, les incitations fiscales et les mécanismes d’accompagnement pour les investisseurs maghrébins.

L’attention s’est portée sur les zones industrielles du sud togolais, propices à des implantations agroalimentaires ou manufacturières, et sur les corridors logistiques reliant Lomé au port d’Alger. Des secteurs comme l’agro-industrie, les énergies renouvelables ou l’ingénierie ont été identifiés comme terrains de joint-ventures à fort potentiel.

« C’est l’occasion de créer des synergies mutuellement bénéfiques, où chaque partenaire apporte sa pierre à un édifice continental », a résumé Symenouh dans un communiqué.

 

 Une ambition continentale partagée

 

Au-delà des aspects techniques, cette rencontre réaffirme une ambition commune : ériger le Togo et l’Algérie en piliers d’une coopération économique sud-sud renforcée. Dans le sillage de la Zone de Libre-Échange Continentale (ZLECAf), les deux parties plaident également pour un maillage plus dense entre acteurs privés, avec des forums d’affaires et des campagnes de promotion déjà inscrits à l’agenda.

Sidi Saïd a salué « un climat d’affaires togolais accueillant, prêt à accueillir des idées neuves », soulignant l’intérêt croissant du patronat algérien pour les marchés ouest-africains.

Coopération économique : vers des retombées concrètes

 

Finalement, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large portée par Symenouh, qui a déjà noué des partenariats avec des universités et des chambres consulaires régionales pour stimuler l’innovation. Pour l’Algérie, elle prolonge une stratégie d’expansion africaine, après des accords structurants avec le Maroc et la Tunisie.

À terme, ces « ponts solides », comme les qualifient les observateurs, pourraient irriguer l’économie togolaise de capitaux frais, générer également des emplois et favoriser les transferts technologiques.

Il reste à voir si ces intentions ambitieuses se traduiront en chantiers concrets, dans un Togo qui mise sur son positionnement géostratégique pour rayonner en Afrique de l’Ouest.

 

La Ve République togolaise sous le feu des critiques citoyennes

À Lomé, la Ve République togolaise, présentée comme une refondation institutionnelle, suscite une vague d’indignation populaire. Accusé de verrouiller le pouvoir autour d’un cercle restreint, le régime de Faure Gnassingbé fait face à une contestation croissante, entre cumul de mandats, dérives autoritaires et précarité sociale. Tandis que les autorités vantent une modernisation du système, la société civile et les observateurs internationaux dénoncent une démocratie en trompe-l’œil.

 

 

Lomé, 4 novembre 2025 – Dans les rues animées de Lomé, un vent de contestation souffle sur le régime de Faure Gnassingbé. Amplifiées par les réseaux sociaux et des rassemblements sporadiques, les voix citoyennes dénoncent un verrouillage du pouvoir orchestré par une élite politique jugée intouchable. Sous la bannière de la Ve République, présentée comme une refondation institutionnelle, beaucoup voient se consolider un système dans lequel les mêmes figures monopolisent les leviers de l’État, au mépris des aspirations populaires.

Depuis son accession au pouvoir en 2005, Faure Gnassingbé, fils du général Eyadéma, a vu son entourage se resserrer en une caste accusée de confisquer les postes clés. Des analystes pointent une gouvernance circulaire où les mandats se cumulent : des ministres siégeant à l’Assemblée, des élus locaux occupant des portefeuilles stratégiques, des sénateurs promus à des fonctions exécutives. Des cas emblématiques, comme Kodjo Adedze ou Sélom Klassou, illustrent cette rotation endogame qui, pour les critiques, frôle le scandale.

« Ce n’est pas de la gouvernance, c’est un jeu de chaises musicales pendant que le bas peuple trime pour un bol de riz », lâche un jeune commerçant de Lomé, dans un café bondé d’Adidogomé.

 

 Concentration des pouvoirs et paralysie institutionnelle

 

Cette accumulation de fonctions, théoriquement proscrite par les standards démocratiques, engendre des conflits d’intérêts flagrants et bloque toute émergence de nouveaux profils, y compris au sein du parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR). Résultat : une paralysie administrative dénoncée par le World Justice Project, qui classe le Togo au 111ᵉ rang mondial en matière d’État de droit. Par ailleurs, les indicateurs sur la limitation du pouvoir exécutif et la lutte contre la corruption s’effondrent, révélant une érosion autoritaire des contre-pouvoirs.

 

 

Une réforme institutionnelle contestée

 

Face aux critiques, les autorités togolaises défendent la Ve République, entrée en vigueur en avril 2025, comme une modernisation salutaire. Le nouveau régime parlementaire, avec un président du Conseil des ministres élu par ses pairs – poste désormais occupé par Faure Gnassingbé sans limite de mandat –, est présenté comme garant de stabilité. En plus, des campagnes de sensibilisation vantent les mérites d’un système inspiré de modèles européens, censé favoriser une gouvernance plus fluide et inclusive.

Mais ces arguments peinent à convaincre. Les manifestations de juin, réprimées dans le sang, et les interdictions répétées de rassemblements civils dressent un tableau plus sombre. Une opposition fragmentée, souvent en exil, continue de dénoncer ce qu’elle qualifie de « coup d’État constitutionnel ».

 

Une dynastie sous surveillance internationale

 

La concentration du pouvoir autour de la famille Gnassingbé, au sommet depuis 1967, n’échappe pas aux observateurs internationaux. Des médias comme l’AP ou la BBC évoquent les signes d’un autoritarisme déguisé, où les proches du président – souvent issus de l’armée ou de cercles diplomatiques bienveillants – verrouillent l’accès aux ressources. D’ailleurs, le pillage présumé des fonds publics et une dette extérieure croissante maintiennent le pays en bas du classement régional en matière de développement humain.

« Les Togolais sont livrés sans défense à une répression qui ne dit pas son nom », alerte un rapport récent, dénonçant une justice instrumentalisée au profit de l’exécutif.

 

 Une société civile en résistance

 

Face à ce mur institutionnel, la société civile togolaise ne baisse pas les bras. Entre harcèlement judiciaire et exils forcés, des coalitions comme le Front « Touche pas à ma Constitution » appellent à une refondation par le bas. Des voix anonymes, relayées par les ondes pirates, insistent : le changement ne viendra pas d’un recyclage au sommet, mais d’une mobilisation populaire.

Alors que Faure Gnassingbé consolide son pouvoir sous un nouveau titre, une question hante Lomé : combien de temps encore cette minorité intouchable pourra-t-elle défier les aspirations d’un peuple épuisé ? Les élections législatives de 2026 pourraient bien être le baromètre d’un tournant… ou le signal d’une nouvelle boucle infernale.

À Pya, l’EFOFAT célèbre 30 ans d’excellence militaire

À l’occasion des 30 ans de l’École de Formation des Officiers des Forces Armées Togolaises (EFOFAT) et des 20 ans du décès du général Gnassingbé Eyadéma, Pya s’apprête à vivre deux journées de célébrations mêlant mémoire, sport et réflexion stratégique. Placé sous le haut patronage du président Faure Gnassingbé, l’événement ambitionne de raviver l’esprit de cohésion nationale et de valoriser l’excellence militaire togolaise.

 

 

Lomé, 3 novembre 2025 – À l’aube d’un week-end placé sous le sceau du patriotisme et de l’excellence militaire, l’École de Formation des Officiers des Forces Armées Togolaises (EFOFAT), située à Pya, s’apprête à accueillir deux journées d’événements mêlant science, sport et mémoire. Placées sous l’égide du président Faure Essozimna Gnassingbé, chef suprême des armées, les 6 et 7 novembre s’annoncent comme un rendez-vous emblématique pour célébrer les valeurs fondatrices de la Nation.

Mémoire et leadership au cœur des célébrations de l’EFOFAT

Intitulées « Compétence et leadership au service de la Nation », ces manifestations commémorent deux jalons majeurs de l’histoire togolaise : les vingt ans du décès du général Gnassingbé Eyadéma, père fondateur de la République, et les trente ans de l’implantation de l’EFOFAT. Ainsi, ce double hommage vise à honorer un héritage militaire structurant, tout en soulignant le rôle stratégique de l’école dans la formation des élites nationales et régionales.

Fondée sous l’impulsion du général Eyadéma, l’EFOFAT s’est imposée comme un centre d’excellence, reconnu pour la rigueur de son enseignement et la qualité de ses cadres. En plus, les célébrations offriront au grand public une immersion rare dans les coulisses de la formation militaire, de la stratégie à la discipline opérationnelle. Néanmoins, l’événement ne se limite pas à la réflexion.

 

Panels, sport et cohésion sociale

 

Le programme s’annonce dense et équilibré. Des panels de haut niveau revisiteront l’héritage du bâtisseur des armées togolaises et les standards pédagogiques de l’institution. En parallèle, des compétitions sportives – dont un tournoi de volley-ball opposant militaires et civils – viendront renforcer les liens entre les forces armées et la société.

Les populations de la préfecture de Kozah et des environs sont invitées à participer à ces animations, conçues pour dépasser le cadre strictement militaire et favoriser une dynamique de proximité. En effet, l’événement ambitionne de consolider l’unité nationale en célébrant une figure et une école qui incarnent la résilience et le dévouement au service du Togo. Malgré tout, un enjeu stratégique demeure.

 

 L’EFOFAT : Une école, une vision, une Nation

 

Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires croissants, ces journées pourraient bien inspirer une nouvelle génération de serviteurs de la patrie. Ainsi, elles rappellent que la force d’une nation repose autant sur ses traditions que sur sa capacité à innover.

En somme, les organisateurs espèrent une affluence massive, transformant Pya en un épicentre de cohésion, de transmission et de fierté partagée.

 

Le Soudan : Un conflit dévastateur au cœur de l’Afrique

Malgré des dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés et une famine imminente, la crise humanitaire au Soudan reste largement ignorée par la communauté internationale. Un drame silencieux, nourri par des rivalités internes, des ingérences étrangères et une économie de guerre.

 

Soudan, 31 octobre 2025 Dans les vastes étendues du Soudan, deuxième plus grand pays d’Afrique, une guerre fratricide oppose depuis avril 2023 l’armée régulière (SAF) aux Forces de soutien rapide (FSR), une milice paramilitaire. Ce conflit, qui a déjà coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes et fait plus de 10 millions de déplacés, s’intensifie jour après jour. La ville stratégique d’El Fasher, dans le Darfour, est désormais plongée dans le chaos, théâtre de violences extrêmes et d’un exode massif. En effet, des milliers de civils fuient les combats, exposés à des attaques indiscriminées et à une famine imminente. Pourtant, cette tragédie, l’une des plus graves de notre époque, peine à mobiliser l’attention internationale.

Les racines d’une fracture historique

 

Le Soudan n’en est pas à son premier soulèvement. En 2019, une vague de contestation populaire a renversé Omar el-Béchir, au pouvoir depuis trois décennies. Mais, en octobre 2021, le général Abdel Fattah al-Burhan a mené un coup d’État militaire qui a brisé les espoirs de transition démocratique. Ce putsch a fracturé les alliances au sein des forces armées, opposant l’armée régulière aux FSR, dirigées par le général Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti, ancien chef des milices janjawid, accusé de crimes au Darfour dans les années 2000.

Ce qui n’était qu’une lutte de pouvoir s’est transformé en guerre ouverte en avril 2023, après des affrontements dans la capitale Khartoum. Aujourd’hui, le conflit entre dans sa troisième année avec des avancées territoriales alternées qui redessinent la carte du pays sans perspective de résolution.  Par ailleurs, des sources locales rapportent que l’armée soudanaise s’est retirée d’El Fasher, laissant la ville aux mains des FSR, au prix d’une escalade de violences et d’un déplacement massif de population.  Des sources locales rapportent que l’armée soudanaise s’est retirée d’El Fasher, laissant la ville aux mains des FSR, au prix d’une escalade de violences et d’un déplacement massif de population.

Une rivalité militaire aux conséquences civiles

 

D’un côté, l’armée soudanaise (SAF), fidèle à al-Burhan, contrôle le nord et l’est du pays, s’appuyant sur une hiérarchie classique et des alliances étatiques.  De l’autre, les FSR, issues des milices arabes du Darfour, dominent l’ouest et le Sahel, usant de tactiques asymétriques et d’une mobilité redoutable. Les deux camps sont accusés de graves exactions : bombardements indiscriminés pour l’armée, violences ciblées contre les populations non arabes pour les FSR.

À El Fasher, bastion historique des rebelles non arabes, des exécutions sommaires, des attaques contre des hôpitaux et des enlèvements de personnel médical ont marqué la chute de la ville. Le Réseau des médecins soudanais dénombre plus de 1 500 victimes civiles en quelques semaines. L’OMS a condamné l’attaque de l’hôpital de maternité saoudien, dernier centre partiellement fonctionnel de la région. Hemedti a promis une enquête, mais les doutes sur sa crédibilité demeurent.

Une guerre amplifiée par les influences extérieures

 

Le conflit soudanais est un véritable nœud géopolitique. Ce conflit interne est inextricablement lié à des dynamiques régionales et mondiales. Les Émirats arabes unis (EAU) soutiennent activement les FSR, leur fournissant armes, financements et logistique, notamment par le biais de Port Soudan. Des enquêtes ont tracé des livraisons d’équipements militaires émiratis sur les théâtres d’opérations, motivées par des intérêts économiques dans l’or et les minerais.

En face, l’Égypte appuie l’armée régulière, soucieuse de préserver sa sécurité frontalière et ses intérêts sur le Nil. La Russie, par le biais du groupe Wagner (désormais Africa Corps), et la Chine apportent un soutien logistique à Khartoum, en échange d’accès à des bases navales et de contrats miniers. La Turquie et l’Arabie saoudite, quant à eux, jouent des rôles plus ambigus, oscillant entre médiation et livraisons d’armement.

 

La France n’échappe pas à cette équation. Bien qu’indirectement impliquée, des critiques visent directement Paris pour ses exportations de composants militaires vers les EAU. On a d’ailleurs retrouvé certains de ces composants dans des armes que les FSR utilisent au Darfour. Amnesty International alerte sur ces flux indirects qui alimentent le cycle de violence. Ainsi, les puissances étrangères font du Soudan le terrain d’un bras de fer géopolitique, où la stabilité locale devient une variable négligée, sacrifiée au profit d’intérêts stratégiques et d’ambitions régionales.

Les richesses maudites : ressources au service de la guerre

 

Le Soudan regorge de richesses naturelles qui attirent les convoitises : des réserves d’or parmi les plus importantes d’Afrique, des gisements pétroliers dans le sud, et une production dominante de gomme arabique, ingrédient clé pour l’industrie agroalimentaire mondiale (représentant jusqu’à 80 % de l’offre globale avant le conflit). Ces ressources, qui pourraient financer le développement, sont aujourd’hui détournées pour alimenter la guerre.

Les FSR contrôlent une grande partie des mines d’or artisanales au Darfour, exportant illégalement vers l’étranger pour se procurer munitions et drones.  De même, le commerce de bétail et de gomme arabique, vital pour des millions de nomades, est également contrôlé par les groupes armés, perturbant les chaînes d’approvisionnement et aggravant la précarité économique. Cette « économie de guerre » prolonge les hostilités et transforme les ressources en armes plutôt qu’en levier pour la paix et le développement durable.

Une crise humanitaire d’une ampleur inédite

 

Plus de 10 millions de déplacés internes, 2 millions de réfugiés dans les pays voisins : le Soudan vit la plus grande crise de déplacement au monde. En avril 2025, les acteurs humanitaires ont déclaré une famine dans dix localités, notamment dans les camps comme Zamzam, où 400 000 personnes survivent dans des conditions extrêmes.

 

Près de 30 millions de Soudanais ont besoin d’une aide d’urgence, dont 15 millions d’enfants menacés par la malnutrition aiguë. Les belligérants ciblent les infrastructures médicales, les épidémies gagnent du terrain, et les bailleurs ne financent le Plan de réponse humanitaire 2025 qu’à hauteur de 27 % sur les 4,2 milliards de dollars requis.

 

Vers une mobilisation internationale ?

 

L’Union africaine et l’ONU enchaînent les condamnations, mais peinent à traduire leurs paroles en actes. Le 28 octobre, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a tenu une réunion d’urgence, appelant à un cessez-le-feu immédiat et à l’ouverture d’enquêtes sur les atrocités commises.

Les experts des Nations unies évoquent des violations graves du droit international et appellent à un embargo sur les armes. Mais malgré ces efforts, le silence médiatique persiste, éclipsé par d’autres crises mondiales.

Des retours spontanés sont observés dans certaines zones apaisées, signe d’un espoir fragile. Pour briser le cycle, une pression accrue sur les fournisseurs d’armes et un soutien renforcé à l’aide humanitaire s’imposent. Le Soudan ne doit pas rester le « conflit oublié » de notre temps.

 

Un silence qui tue

Alors que le Soudan s’enfonce dans une guerre sans fin, les chiffres s’accumulent, les témoignages s’effacent, et l’indifférence mondiale persiste. Derrière les lignes de front, ce sont des millions de vies suspendues à l’inaction, des enfants privés d’avenir, des familles déracinées, des hôpitaux réduits au silence. Le conflit soudanais n’est pas seulement une tragédie humanitaire : il est le miroir d’un déséquilibre global, où les logiques de puissance étouffent les appels à la paix. Briser ce silence, c’est reconnaître l’urgence d’agir. Car tant que le monde détournera le regard, le Soudan restera l’épicentre d’un drame que l’histoire jugera sévèrement.

Kara : le CEProDuC se dote d’équipements de pointe pour dynamiser la recherche agronomique

À Kara, le Centre d’Excellence en Protection Durable des Cultures (CEProDuC) franchit un cap technologique avec l’arrivée d’équipements de pointe. Une avancée stratégique pour renforcer la recherche agronomique, soutenir la souveraineté alimentaire et positionner l’Université de Kara comme acteur régional de l’innovation verte. Clairement, ce développement est crucial pour l’avenir agricole du Togo.

 

Kara, 31 octobre 2025 – Le Centre d’Excellence en Protection Durable des Cultures (CEProDuC), rattaché à l’Université de Kara, vient de franchir un cap décisif dans sa trajectoire scientifique. En effet, jeudi dernier, une série d’équipements de haute technologie a été réceptionnée sur site, marquant une avancée stratégique pour intensifier les travaux en agronomie et en écologie appliquée dans le nord du Togo.

La remise, ciblée et intermédiaire, s’est déroulée dans l’enceinte du centre sous la supervision du professeur Komla Sanda, directeur du CEProDuC. Alors qu’il était entouré d’une délégation restreinte d’experts et de collaborateurs, il a salué cette dotation comme un souffle de modernité pour les laboratoires engagés dans la lutte contre les menaces environnementales et phytosanitaires.

Parmi les instruments reçus figurent des dispositifs d’analyse microbiologique et de modélisation des risques agricoles, capables de propulser les recherches vers une précision accrue. Par conséquent, dans un pays où l’agriculture demeure le socle de l’économie rurale, cette acquisition tombe à point nommé pour affronter les aléas climatiques et promouvoir des pratiques durables auprès des producteurs locaux.

Le CEProDuC  : une modernisation au service de la souveraineté alimentaire

 

Conçu pour former les élites en gestion intégrée des écosystèmes cultivés, le CEProDuC s’impose comme un pôle régional de recherche appliquée. De plus, cette acquisition, fruit de partenariats internationaux discrets mais efficaces, s’inscrit dans une stratégie globale de l’Université de Kara visant à aligner ses infrastructures sur les standards scientifiques mondiaux.

« Ces outils ne sont pas qu’un apport matériel : ils catalysent avant tout une recherche qui touche directement la table des Togolais », confie une source interne, évoquant des projets pilotes en lutte antiparasitaire et en biodiversité végétale.

La réception provisoire ouvre la voie à une phase de tests rigoureux et à une intégration progressive, accompagnée également de formations techniques pour les équipes. Ceci s’inscrit dans une dynamique rectorale plus large, illustrée récemment par les visites de terrain aux fermes pédagogiques, qui renforcent l’image d’un campus tourné vers l’impact concret.

Le CEProDuC de l’Université de Kara reçoit des équipements de pointe pour intensifier la recherche agronomique et écologique, au service de la souveraineté alimentaire et du développement durable au Togo.
© Le CEProDuC de l’Université de Kara reçoit des équipements de pointe pour intensifier la recherche agronomique et écologique, au service de la souveraineté alimentaire et du développement durable au Togo.
Le CEProDuC de l’Université de Kara reçoit des équipements de pointe pour intensifier la recherche agronomique et écologique, au service de la souveraineté alimentaire et du développement durable au Togo.
© Le CEProDuC de l’Université de Kara reçoit des équipements de pointe pour intensifier la recherche agronomique et écologique, au service de la souveraineté alimentaire et du développement durable au Togo.

Vers un avenir semé de progrès

 

Finalement, au-delà des murs du CEProDuC, cette avancée pourrait irriguer l’ensemble du secteur agroalimentaire togolais, en favorisant notamment des synergies avec les instituts voisins et les acteurs privés. Pendant que les chercheurs prennent en main ces nouveaux outils, Kara affirme un peu plus sa position de hub d’expertise verte en Afrique de l’Ouest.

Les premiers résultats d’analyse, attendus dans les semaines à venir, pourraient bien semer les graines d’une révolution tranquille pour l’agriculture nationale. Ainsi, dans ce laboratoire vivant, la science ne se contente plus d’observer : elle cultive, protège et transforme.

 

Lomé : le Dr Hamadou Nouhou prend ses fonctions de nouveau représentant de l’OMS

Le Dr Hamadou Nouhou a officiellement pris ses fonctions comme nouveau représentant de l’OMS au Togo, lors d’une cérémonie protocolaire tenue à Lomé. Sa nomination marque un tournant dans la coopération sanitaire, avec un engagement renouvelé en faveur de la Couverture Sanitaire Universelle et des Objectifs de Développement Durable. 

 

Lomé, 31 octobre 2025 – Un nouveau chapitre s’ouvre dans la coopération sanitaire entre le Togo et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En effet, ce vendredi, le Dr Hamadou Nouhou a officiellement remis ses lettres de créance, actant son entrée en fonction en tant que coordinateur résident de l’agence onusienne. Sa nomination, saluée par les autorités togolaises, s’accompagne d’un engagement renouvelé de l’OMS à soutenir les efforts nationaux pour une couverture médicale plus inclusive et un alignement renforcé sur les Objectifs de Développement Durable (ODD).

La cérémonie, à la fois protocolaire et conviviale, s’est tenue au ministère des Affaires étrangères. Le Dr Nouhou — ancien expert en santé publique au sein de l’organisation — a échangé documents officiels et poignées de main avec les hauts dignitaires togolais, sous le regard symbolique du portrait présidentiel. Des clichés capturés sur place le montrent brandissant le dossier bleu de l’OMS, symbole de son mandat désormais entériné.

 

Une coopération stratégique à l’heure des grands défis

 

De plus, dans un message personnel diffusé sur son compte X, le nouveau représentant n’a pas caché son enthousiasme : « C’est un privilège de débuter cette mission au Togo, où je m’engage à booster les avancées en matière d’accès équitable aux soins et de développement durable. » À cet égard, il a notamment cité la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) et les ODD comme priorités de son mandat.

Par conséquent, l’OMS, par sa voix, réaffirme son rôle de partenaire stratégique, prête à mobiliser ressources et expertises pour accompagner le Togo dans la lutte contre les inégalités sanitaires. Ce renforcement de la coopération intervient à un moment charnière pour le système de santé togolais, qui a su faire preuve de résilience face aux crises récentes — de la pandémie de Covid-19 aux épidémies endémiques.

En outre, avec des programmes en cours pour la vaccination de masse et la modernisation des infrastructures rurales, l’arrivée du Dr Nouhou pourrait accélérer des projets structurants, tels que l’expansion des centres de santé communautaires ou la formation de personnel médical. « Nous comptons sur cette collaboration pour franchir un cap décisif vers la santé pour tous », confie une source au ministère de la Santé, saluant l’accueil « fraternel et confiant » réservé au diplomate.

Le Dr Hamadou Nouhou devient le nouveau représentant de l’OMS au Togo. Sa nomination renforce la coopération sanitaire et les engagements en faveur de la santé universelle et du développement durable.
© Le Dr Hamadou Nouhou devient le nouveau représentant de l’OMS au Togo. Sa nomination renforce la coopération sanitaire et les engagements en faveur de la santé universelle et du développement durable.

Le Dr Hamadou Nouhou : cap sur l’action et les résultats

 

Avant de s’immerger pleinement dans ses nouvelles responsabilités, le Dr Nouhou a tenu à exprimer sa gratitude envers les autorités togolaises : « Cet accueil chaleureux reflète la solidité des liens entre le Togo et l’OMS, et me motive à donner le meilleur pour le bien-être des populations. » Des échanges bilatéraux sont déjà prévus dans les prochains jours, avec pour objectif l’élaboration d’un plan d’action concret, incluant des financements internationaux pour des campagnes de prévention et de renforcement des capacités.

Finalement, pour les Togolais, qui voient en l’OMS un allié historique dans la lutte contre le paludisme, la malnutrition et les crises sanitaires, cette nomination incarne l’espoir d’une dynamique accélérée. Ainsi, tandis que le Dr Nouhou s’installe à Lomé, son mandat s’annonce comme un levier pour transformer les engagements en réalisations tangibles, au service d’une nation résolue à renforcer son système de santé. L’Afrique de l’Ouest, observatrice attentive, attend les premiers fruits de cette alliance renouvelée.

 

Kara : la rectrice Houzou-Mouzou Prénam en immersion sur les pôles agronomiques de l’Université

À Kara, la rectrice Houzou-Mouzou Prénam a effectué une visite stratégique sur les pôles agronomiques de l’université, affirmant sa volonté de lier savoir académique, innovation agricole et développement territorial. Une immersion de terrain qui dessine les contours d’un campus engagé dans la souveraineté alimentaire et la transition écologique.

 

 

Kara, 31 octobre 2025 Dans un geste fort de gouvernance académique, la Professeure Houzou-Mouzou Prénam, rectrice de l’Université de Kara, a effectué ce vendredi une visite stratégique sur les principaux sites agronomiques et botaniques de son établissement. En fait, cette immersion vise à arrimer les ambitions pédagogiques à une réalité opérationnelle, en articulant formation, production et impact territorial pour un campus plus résilient et tourné vers l’innovation.

Accompagnée du vice-président, Professeur Boussalengue Tchable, et du secrétaire général Assoté Egbaou, la rectrice a parcouru trois infrastructures emblématiques : le jardin botanique, la ferme agro-pastorale et la station d’expérimentation agronomique. En effet, ces pôles, véritables laboratoires à ciel ouvert, offrent aux étudiants en sciences de la vie et de la Terre un cadre d’apprentissage concret, tout en générant des retombées économiques locales à travers des pratiques agricoles durables.

« Ces sites ne sont pas de simples annexes ; ils incarnent l’essence d’une université engagée au service du développement togolais », confie une source proche du cabinet rectoral, soulignant l’importance de cette visite pour prendre le pouls des opérations sur le terrain.

Rectrice Houzou-Mouzou : des orientations claires pour une transformation durable

 

Tout au long de son périple, la Professeure Houzou-Mouzou Prénam a prodigué des recommandations ciblées aux équipes techniques : renforcer les protocoles de production, intégrer des outils numériques pour le suivi des cultures, et tisser des partenariats plus étroits avec les agriculteurs de la région. Par ailleurs, ces orientations, portées par une vision holistique, visent à faire de ces infrastructures des hubs d’excellence alignés sur les priorités nationales en matière de souveraineté alimentaire et de transition écologique.

La rectrice Houzou-Mouzou Prénam visite les pôles agronomiques de l’Université de Kara pour renforcer le lien entre savoir académique, innovation agricole et développement durable.
© La rectrice Houzou-Mouzou Prénam visite les pôles agronomiques de l’Université de Kara pour renforcer le lien entre savoir académique, innovation agricole et développement durable.
La rectrice Houzou-Mouzou Prénam visite les pôles agronomiques de l’Université de Kara pour renforcer le lien entre savoir académique, innovation agricole et développement durable.
© La rectrice Houzou-Mouzou Prénam visite les pôles agronomiques de l’Université de Kara pour renforcer le lien entre savoir académique, innovation agricole et développement durable.

Une université enracinée dans son territoire

 

Cette visite s’inscrit dans une stratégie plus large pour l’Université de Kara, pôle académique majeur du nord du Togo, qui mise également sur l’agroforesterie comme levier de formation face aux défis climatiques. En inspectant les semis botaniques et les parcelles expérimentales, la rectrice a pu mesurer les avancées depuis sa prise de fonction, tout en identifiant des leviers pour améliorer la rentabilité et la pertinence des projets.

Les responsables des sites, stimulés par ces échanges, se sont engagés à accélérer la mise en œuvre des recommandations, avec des rapports d’étape attendus d’ici la fin du trimestre.

Une pédagogie ancrée dans le réel

 

Au-delà des considérations techniques, cette initiative rectorale renforce le lien entre théorie et pratique, essentiel dans un pays où l’agriculture mobilise plus de 60 % de la population active. Elle pourrait aussi inspirer d’autres établissements d’enseignement supérieur à investir dans des fermes pédagogiques, favorisant une recherche appliquée au service des communautés rurales.

Alors que le soleil déclinait sur les champs de Kara, cette journée de terrain esquissait les contours d’un renouveau pour l’Université : un lieu où la science s’enracine dans le sol, où l’innovation pousse au rythme des saisons, et où l’engagement académique se conjugue avec les réalités du territoire. Les mois à venir diront si ces orientations porteront leurs fruits — au sens propre comme au figuré.

GRIT 2025 : le Togo affirme son ambition numérique à Lomé

À Lomé, la première édition de la Grande Rencontre de l’Innovation Technologique (GRIT) a réuni entrepreneurs, investisseurs et décideurs autour d’une ambition claire : faire du Togo un laboratoire africain du numérique. Portée par la Stratégie Togo Digital 2025 et le Startup Act en cours de délibération, cette rencontre marque un tournant pour l’écosystème tech togolais, établissant un pont entre vision stratégique et alliances concrètes.

 

Lomé, 30 octobre 2025 – Le Centre International des Conférences de Lomé (CICL) accueille depuis hier mercredi la première édition de la Grande Rencontre de l’Innovation Technologique (GRIT), un événement fondateur pour les ambitions numériques du Togo. Portée par la ministre de l’Efficacité du Service Public et de la Transformation Numérique, Cina Lawson, cette rencontre a réuni un large éventail d’acteurs du numérique : entrepreneurs, investisseurs, décideurs publics et partenaires internationaux.

Lors de son discours d’ouverture, Mme Lawson a posé les fondations d’une vision audacieuse :

« Le Togo est petit par sa taille, mais grand par son ambition. Nous voulons être un laboratoire africain de la transformation digitale, un pays où les idées deviennent réalité et où les entrepreneurs écrivent le futur du continent. »

Le Togo lance la première édition de la GRIT à Lomé, un forum stratégique dédié à l’innovation technologique, au cœur de la Stratégie Togo Digital 2025 et du Startup Act.
© Le Togo lance la première édition de la GRIT à Lomé, un forum stratégique dédié à l’innovation technologique, au cœur de la Stratégie Togo Digital 2025 et du Startup Act.

GRIT 2025 : une stratégie numérique structurée autour du Startup Act

 

Il convient de noter que la GRIT s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Togo Digital 2025, articulée autour de trois piliers majeurs pour faire du pays un acteur central de l’innovation technologique en Afrique. L’un des leviers clés de cette stratégie est le Startup Act togolais, actuellement en délibération à l’Assemblée nationale. En effet, ce texte, élaboré en concertation avec les écosystèmes locaux, vise à créer un environnement propice à l’éclosion et à la croissance des jeunes entreprises innovantes.

Parmi les mesures phares annoncées, on trouve :

  • D’abord, la création d’un fonds d’investissement dédié aux projets à fort potentiel.
  • Ensuite, la mise en place de sandboxes réglementaires pour tester des solutions en conditions réelles.
  • De plus, l’introduction de certifications officielles pour renforcer la crédibilité des startups.
  • Enfin, le lancement d’un annuaire centralisé, piloté par l’Agence Togo Digital, pour accroître la visibilité des initiatives locales et attirer les capitaux étrangers.

Le Togo lance la première édition de la GRIT à Lomé, un forum stratégique dédié à l’innovation technologique, au cœur de la Stratégie Togo Digital 2025 et du Startup Act.
© Le Togo lance la première édition de la GRIT à Lomé, un forum stratégique dédié à l’innovation technologique, au cœur de la Stratégie Togo Digital 2025 et du Startup Act.

Un carrefour d’innovation et de connexions

 

Dès sa première journée, la GRIT a pris des allures de plateforme continentale, catalysant les échanges entre fondateurs de startups, bailleurs de fonds, institutions publiques et experts internationaux. L’objectif : positionner le Togo comme un hub numérique africain, capable d’attirer les investissements et de faire rayonner ses talents au-delà de ses frontières.

Des ateliers interactifs et des sessions de pitch ont mis en lumière des solutions concrètes, telles que :

  • Applications pour l’agriculture connectée.
  • Outils fintech pour l’inclusion bancaire.
  • Plateformes e-santé adaptées aux zones rurales.

« Cet événement n’est pas qu’une vitrine ; c’est un accélérateur concret pour nos entrepreneurs », a souligné un investisseur, saluant la maturité croissante d’un écosystème en pleine structuration. Grâce à cela, des partenariats se dessinent déjà avec des fonds d’impact et des géants du numérique, prêts à accompagner l’industrialisation des innovations togolaises.

Le Togo lance la première édition de la GRIT à Lomé, un forum stratégique dédié à l’innovation technologique, au cœur de la Stratégie Togo Digital 2025 et du Startup Act.
© Le Togo lance la première édition de la GRIT à Lomé, un forum stratégique dédié à l’innovation technologique, au cœur de la Stratégie Togo Digital 2025 et du Startup Act.

Un Togo numérique, visionnaire et structurant

 

En définitive, alors que la GRIT se poursuit jusqu’au 31 octobre, le message est clair : le Togo ne veut plus suivre, il veut ouvrir la voie. À ce titre, en alignant ses priorités sur les besoins immédiats — numérisation des services publics, cybersécurité, inclusion digitale — tout en visant l’excellence continentale, le pays affirme son ambition de devenir un modèle régional.

Cependant, pour que cette dynamique se concrétise, l’adoption rapide du Startup Act reste cruciale. Tous les regards se tournent désormais vers le Parlement, où se joue la prochaine étape de cette transformation.

Pour les jeunes innovateurs togolais, la GRIT 2025 sonne comme un signal fort : leurs idées ont un avenir, et cet avenir se construit dès maintenant à Lomé.

Un laboratoire africain ? Le Togo semble prêt à en allumer les étincelles.

 

Barry Moussa Barqué reçoit l’UNFPA pour consolider les réformes sociales au Togo

À Lomé, le président du Sénat Barry Moussa Barqué a reçu Elise Kakam, cheffe de la délégation de l’UNFPA au Togo, pour une audience axée sur l’équité sociale, la jeunesse et les droits humains. 

 

Lomé, 30 octobre 2025 –  Ce jeudi, au siège du Sénat, l’honorable Barry Moussa Barqué, président de la chambre haute, a reçu en audience Elise Kakam, cheffe de la délégation du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) au Togo. Dans une atmosphère empreinte de cordialité et de convergence d’idées, les deux personnalités ont salué les avancées communes en matière de développement humain, tout en esquissant de nouvelles pistes de collaboration.

Une coopération saluée pour son impact sur l’équité et les générations futures

 

Au cours des échanges, Elise Kakam a souligné les efforts du Togo en faveur de la parité hommes-femmes et du soutien aux populations vulnérables. Elle a appelé à un renforcement des leviers législatifs pour pérenniser ces acquis, estimant que le Sénat peut jouer un rôle déterminant dans la promotion de politiques inclusives, notamment à destination des jeunes et des femmes.

Les discussions ont également porté sur des enjeux structurants : amélioration des données statistiques pour orienter les politiques publiques, mobilisation de financements internes pour des projets durables, implication accrue du secteur privé dans les actions sociales, et intégration active des jeunes générations dans les dynamiques de croissance. « Ces piliers sont essentiels pour bâtir une société où chacun trouve sa place », a affirmé la représentante de l’UNFPA, insistant ainsi sur l’importance d’une gouvernance fondée sur des données fiables et une mobilisation collective.

À Lomé, le président du Sénat et l’UNFPA ont échangé sur l’inclusion, la jeunesse et les droits humains. Une coopération renforcée au service du progrès social.
© À Lomé, le président du Sénat et l’UNFPA ont échangé sur l’inclusion, la jeunesse et les droits humains. Une coopération renforcée au service du progrès social.

L’UNFPA : un geste symbolique et un engagement réaffirmé

 

À l’issue de la rencontre, Mme Kakam a remis au président Barqué le Rapport mondial sur la population 2025, un document de référence qui place l’individu au cœur des politiques de développement. Ce geste symbolique incarne aussi l’engagement de l’UNFPA à inscrire les droits humains dans les priorités nationales.

Barry Moussa Barqué a, pour sa part, salué l’accompagnement constant de l’UNFPA auprès des populations togolaises, notamment dans les zones rurales et périurbaines. Il a réaffirmé l’adhésion du Sénat à cette synergie, soulignant que « cette coopération profite directement au bien-être collectif et trace la voie d’un Togo plus juste ». Les deux parties ont ainsi convenu de poursuivre les échanges, avec un accent particulier sur les programmes de formation, de sensibilisation et de renforcement des capacités.

 Un Togo en mutation, aligné sur les objectifs mondiaux

 

Cette audience intervient dans un contexte de réformes sociales accélérées, en cohérence avec les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. En misant sur l’égalité, l’inclusion et la jeunesse, le Togo ambitionne de se positionner comme un modèle régional en matière de progrès social.

Si les promesses doivent encore se concrétiser sur le terrain, ce tête-à-tête augure d’une alliance renforcée entre institutions nationales et partenaires internationaux, au service d’une nation résiliente, solidaire et tournée vers l’avenir.