Éducation Togo : Omorou présente sa feuille de route en sept axes

Sept piliers pour l’avenir des 3 millions d’élèves togolais. Le nouveau ministre de l’Éducation, Mama Omorou, a donné le ton : qualité, digitalisation et insertion professionnelle sont les priorités de sa feuille de route. En fait, cette nouvelle ère vise à professionnaliser le secteur de l’éducation pour booster l’employabilité nationale.

 

Lomé, 14 octobre 2025 – À peine installé à la tête du ministère de l’Éducation nationale, unifié pour l’occasion, Mama Omorou imprime déjà sa marque. Ingénieur en génie civil de formation et expert du BTP, ce nouveau venu au gouvernement togolais, nommé le 8 octobre dans le cadre de la Ve République, a pris officiellement ses fonctions le jeudi 9 octobre lors d’une cérémonie de passation de charges. Cette nomination, confirmée par le décret présidentiel du chef de l’État Faure Gnassingbé, fusionne les anciens départements de l’Enseignement primaire, secondaire et technique avec la Formation professionnelle et l’Apprentissage, sous la bannière d’un ministère renforcé pour répondre aux défis éducatifs du pays.

Les sept axes stratégiques d’une éducation ambitieuse

 

Ce mardi, dans une réunion avec les membres de son ministère – qui reflète cette nouvelle intégration –, le ministre Omorou trace les contours ambitieux de sa feuille de route. « Bâtir une éducation inclusive, équitable et performante », telle est la devise qui guide ses priorités, articulées autour de sept axes stratégiques : qualité de l’enseignement, équité d’accès, innovation pédagogique, insertion professionnelle, digitalisation des outils éducatifs, éducation à la citoyenneté et transparence dans la gestion.

Ces piliers, alignés sur les objectifs nationaux de développement durable, visent à transformer l’école togolaise en un levier de croissance inclusive, d’autant plus que le pays compte plus de 3 millions d’élèves dans le primaire et le secondaire, selon les chiffres du ministère.

Une unification stratégique pour la cohérence et l’employabilité

 

La passation de charges, présidée par le secrétaire général du gouvernement, a vu le prédécesseur de M. Omorou lui transmettre les rênes d’un ministère en pleine mutation. « Je suis déterminé à poursuivre les efforts engagés pour atteindre les objectifs fixés », avait déclaré le ministre lors de la cérémonie.

Cette unification, fruit de la restructuration gouvernementale, promet une cohérence accrue entre formation générale et technique, un enjeu crucial pour un Togo où le taux de chômage des jeunes avoisine les 10 % et où l’enseignement professionnel ne concerne encore que 15 % des élèves.

Le nouveau ministre togolais de l'Éducation nationale, Mama Omorou, ingénieur du BTP, présente une feuille de route en sept axes stratégiques pour le ministère unifié, visant à renforcer la qualité, la digitalisation et l'insertion professionnelle face au chômage des jeunes.
© Le nouveau ministre togolais de l'Éducation nationale, Mama Omorou, ingénieur du BTP, présente une feuille de route en sept axes stratégiques pour le ministère unifié, visant à renforcer la qualité, la digitalisation et l'insertion professionnelle face au chômage des jeunes.

 Omorou : l’expertise technique au service du savoir

 

Âgé de 48 ans, Mama Omorou n’est pas un novice de la sphère publique. Diplômé de l’École nationale supérieure d’ingénieurs de Toulouse, il a bâti une carrière dans le BTP avant d’intégrer des postes clés au ministère des Infrastructures. Par conséquent, sa nomination, saluée comme un « choix d’expertise technique au service du savoir », incarne la volonté du président du Conseil Gnassingbé de professionnaliser l’éducation pour booster l’employabilité.

Alors que l’année scolaire 2025-2026 bat son plein, les regards se tournent vers les premiers chantiers : renforcement des infrastructures techniques et programmes de bourses pour les filières innovantes. Avec cette feuille de route, le Togo mise sur une éducation qui ne forme plus seulement des citoyens, mais des acteurs du développement. Reste à voir comment ces axes se déclineront en actions palpables, dans un contexte où 20 % des enfants ruraux restent encore scolarisés irrégulièrement.

Togo : Lancement du rapport UNFPA 2025 sur la « Crise de la fécondité »

L’argent et la peur : freins majeurs aux naissances. C’est le constat implacable du rapport UNFPA 2025. Lancé à Lomé, le document souligne que près de 20 % des adultes craignent de ne pas atteindre leur taille de famille idéale, et appelle les gouvernements à restaurer le « libre arbitre fondamental » en matière de procréation.

 

Lomé, 14 octobre 2025 – Dans un monde où les aspirations familiales des jeunes se heurtent à un mur d’incertitudes, le rapport de l’État de la population mondiale 2025, publié par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), tire la sonnette d’alarme.

Le titre est choc : La véritable crise de la fécondité : la quête du libre arbitre en matière de procréation dans un monde en mutation. Lancé ce mardi 14 octobre à Lomé lors de l’apothéose de la Journée mondiale de la population (JMP 2025), ce document – fruit d’une enquête auprès de 14 pays – dénonce non pas une simple baisse des naissances, mais l’incapacité de millions d’individus à réaliser librement leurs choix procréatifs. Présidé par Essohanam Edjéou, directeur de cabinet du ministère de la Planification du développement et de la Coopération, l’événement a réuni acteurs gouvernementaux et partenaires internationaux pour plaider un avenir dans lequel « chaque être humain puisse exercer ses droits et profiter d’un avenir prometteur ».

 Rapport de l’UNFPA : la « crise » du libre arbitre entravé par la peur et l’argent

 

Placé sous le thème « Donner aux jeunes les capacités de fonder les familles qu’ils souhaitent dans un monde juste et porteur d’espoir », le rapport UNFPA 2025 ne se contente pas de statistiques : il met en lumière les barrières invisibles qui freinent les aspirations profondes.

Selon l’enquête menée avec YouGov, près de 20 % des adultes en âge de procréer craignent de ne pas atteindre leur taille de famille idéale, tandis qu’un tiers a vécu une grossesse non intentionnelle. En effet, les contraintes financières pèsent lourd – 39 % des répondants citent l’argent comme frein majeur – tout comme la peur d’un avenir sombre, marqué par le changement climatique, les conflits et les pandémies, qui pousse un sur cinq à renoncer à des enfants supplémentaires.

Globalement, la taille moyenne des familles diminue. Le rapport critique les discours alarmistes sur le « déclin démographique » et les politiques coercitives. Au contraire, il appelle à restaurer le « libre arbitre fondamental » : décider librement d’avoir un enfant, quand et avec qui. Des témoignages poignants de jeunes du Mexique à la Zambie illustrent ces défis : précarité de l’emploi, coûts exorbitants du logement et de la garde d’enfants, ou encore luttes pour les droits des couples LGBTQ+.

Le rapport de l'UNFPA 2025, lancé à Lomé, dénonce la "véritable crise de la fécondité" qui entrave le libre arbitre des jeunes en matière de procréation, appelant les gouvernements, dont le Togo, à lever les obstacles financiers et socio-économiques.
© Le rapport de l'UNFPA 2025, lancé à Lomé, dénonce la "véritable crise de la fécondité" qui entrave le libre arbitre des jeunes en matière de procréation, appelant les gouvernements, dont le Togo, à lever les obstacles financiers et socio-économiques.

Au Togo : une fécondité en baisse face aux obstacles persistants

 

Au niveau local, le rapport résonne avec les réalités togolaises. La population est passée de 6,191 millions d’habitants en 2010 (4e RGPH) à 8,095 millions en 2022 (5e RGPH), tandis que la fécondité moyenne a chuté de 6,4 enfants par femme en 1988 à 4,3 en 2022.

Ces évolutions positives masquent pourtant des obstacles persistants : instabilité économique, accès limité aux services de santé sexuelle et reproductive, et impacts croissants du climat. « Les thèmes interconnectés interpellent nos responsabilités individuelles et collectives face aux aspirations profondes en matière de procréation », a déclaré Essohanam Edjéou, soulignant comment le gouvernement togolais s’engage pour offrir « les moyens nécessaires » aux familles.

Rapport de l’UNFPA : des efforts nationaux aux cinq piliers du plaidoyer international

 

Edjéou a rappelé les initiatives phares nationales : le Programme national d’accompagnement de la femme enceinte et du nouveau-né (WEZOU), le projet SWEDD pour l’autonomisation des femmes et le dividende démographique, ou encore les programmes contre les grossesses et mariages précoces, complétés par des centres de jeunes et infirmeries scolaires. « Ces actions visent à aligner réalité et désirs familiaux », a-t-il insisté.

De son côté, Élise Kakam, représentante résidente de l’UNFPA-Togo, a pointé la stabilité de l’emploi et des revenus comme « levier essentiel » pour des choix éclairés. « Nous devons valoriser chaque être humain et créer les conditions pour des décisions libres », a-t-elle lancé, appelant à des investissements dans la santé, l’équité des tâches parentales et la solidarité intergénérationnelle – les cinq piliers du rapport pour un monde « favorable aux projets familiaux ».

Le rapport de l'UNFPA 2025, lancé à Lomé, dénonce la "véritable crise de la fécondité" qui entrave le libre arbitre des jeunes en matière de procréation, appelant les gouvernements, dont le Togo, à lever les obstacles financiers et socio-économiques.
© Le rapport de l'UNFPA 2025, lancé à Lomé, dénonce la "véritable crise de la fécondité" qui entrave le libre arbitre des jeunes en matière de procréation, appelant les gouvernements, dont le Togo, à lever les obstacles financiers et socio-économiques.

Transformer les constats en politiques audacieuses

 

La JMP, observée chaque 11 juillet, reste une « tribune d’interpellation » pour tous les acteurs, car les questions de population sont au cœur de la croissance inclusive et du développement humain durable. C’est pourquoi ce lancement togolais n’est pas qu’une formalité ; c’est un appel à transformer les constats du rapport en politiques audacieuses. Reste à voir si le Togo, avec ses avancées démographiques, saura lever les barrières pour que les jeunes fondent non pas la famille qu’ils subissent, mais celle qu’ils rêvent.

Togo-UNICEF : L’Assemblée forme ses députés à la budgétisation sensible aux enfants

Le Togo veut ancrer durablement les droits de l’enfant dans ses finances. Un séminaire parlementaire de deux jours, en collaboration avec l’UNICEF, équipe les députés des clés de la budgétisation sensible aux enfants, un geste qui honore la priorité nationale donnée à l’investissement humain.

 

Lomé, 14 octobre 2025 À l’heure où les États africains peinent à traduire les engagements internationaux en actes concrets, le Togo marque un pas décisif en faveur de l’enfance. L’Assemblée nationale, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), accueille les 13 et 14 octobre un séminaire parlementaire consacré à la budgétisation sensible aux enfants.

Au-delà des discours, cette initiative vise à équiper les députés et les cadres ministériels d’outils pour analyser et suivre les dépenses publiques, en plaçant les besoins des plus vulnérables – santé, éducation, protection – au centre des arbitrages budgétaires. Ceci représente un angle stratégique pour ancrer durablement les droits de l’enfant dans la gouvernance financière nationale.

Budgétisation sensible aux enfants : Former les parlementaires en gardiens vigilants des dépenses

 

Dans une salle vibrante de l’Assemblée, une quarantaine de participants – députés, assistants parlementaires et représentants des ministères – ont plongé dans les rouages de cette approche novatrice.

Les communications du jour ont décortiqué les cadres juridiques relatifs aux droits de l’enfant, le cycle budgétaire classique et les méthodes précises d’analyse et de contrôle des dépenses axées sur l’enfance. Par exemple, « Comment identifier les fuites budgétaires qui privent les enfants d’un accès équitable aux services essentiels ? », s’est interrogé un expert lors d’un atelier interactif.

Par conséquent, l’objectif est de transformer les parlementaires en gardiens vigilants, capables de traquer l’efficacité des fonds alloués et d’exiger des comptes aux exécutifs.

 

Budgétisation sensible aux enfants : Un leadership présidentiel qui priorise l’investissement humain

 

Kissao Tchourou, directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, a ouvert les débats en rendant hommage au leadership de Faure Gnassingbé. « Le président du Conseil a fait de l’investissement dans le capital humain, notamment dans l’enfance, une priorité nationale », a-t-il déclaré, évoquant des avancées tangibles.

 

En effet, ces dernières années, le Togo a vu ses allocations budgétaires pour les secteurs sociaux grimper constamment, avec un renforcement des programmes de protection sociale, une amélioration de l’accès à la santé et à l’éducation, et l’émergence de mécanismes innovants de financement pour les politiques enfantines.

Selon Tchourou, ce séminaire est une brique de plus : il permettra aux députés de « mieux comprendre les mécanismes de la budgétisation sensible à l’enfance et d’assurer un suivi efficace des ressources publiques destinées aux enfants ». Un plaidoyer pour que chaque franc CFA alloué à la jeunesse soit scruté, optimisé et impactant.

 

Progrès encourageants et défis persistants

 

Ces efforts s’inscrivent dans un contexte chiffré encourageant : le taux de scolarisation primaire au Togo a progressé de 85 % en 2015 à près de 95 % en 2024, tandis que la mortalité infantile a chuté de 20 % sur la même période, grâce à des investissements ciblés.

Cependant, des défis persistent, comme la malnutrition chronique qui touche encore 25 % des enfants de moins de 5 ans, selon les rapports de l’UNICEF. La budgétisation sensible aux enfants apparaît alors comme un levier essentiel pour prioriser ces urgences, via l’intégration systématique de l’impact sur la jeunesse dans les projections budgétaires.

 

L’UNICEF, partenaire clé pour un Togo inclusif

 

De son côté, Xavier Sire, représentant résident adjoint de l’UNICEF au Togo, a applaudi la collaboration « fructueuse » entre le Parlement et le ministère des Finances. « Nous saluons l’engagement du Parlement togolais et réaffirmons notre volonté d’accompagner l’État dans le renforcement des capacités institutionnelles, l’analyse budgétaire et le partage d’expériences régionales », a-t-il affirmé.

 

L’UNICEF, qui a déjà soutenu des audits budgétaires dans plusieurs pays ouest-africains, apporte ici son expertise pour modéliser des outils d’évaluation : comment quantifier le « retour sur investissement enfantin » d’un programme de vaccination, par exemple ? Ces échanges régionaux pourraient inspirer des réformes plus larges, en alignant le Togo sur les Objectifs de développement durable (ODD), notamment l’ODD 4 (éducation) et l’ODD 3 (santé).

 

Vers un budget 2026 « enfant-centré » : un tournant décisif

 

Ce séminaire arrive à point nommé, alors que l’Assemblée s’apprête à examiner le projet de loi de finances pour 2026. Une occasion en or pour infuser cette sensibilité enfantine dans les débats budgétaires, en veillant à ce que les allocations sociales – estimées à 25 % du budget national – soient non seulement conséquentes, mais aussi traçables et efficaces. « C’est le moment de passer d’une budgétisation neutre à une approche transformative, où chaque enfant compte dans les équations financières », résume un député participant.

En plaçant la jeunesse au cœur de ses finances publiques, le Togo ne se contente pas d’honorer ses engagements internationaux ; il bâtit un avenir résilient. Reste à transformer ces formations en actes législatifs concrets – un défi que les parlementaires, outillés et motivés, semblent prêts à relever.

Togo : passation de pouvoir au ministère de l’Environnement et de l’Économie maritime

Lomé, 10 octobre 2025 – Dans une atmosphère de transmission solennelle, la cérémonie de passation des responsabilités au sein des instances exécutives a célébré l’apport décisif des précédents détenteurs de portefeuilles, dont les initiatives ont jeté les fondations d’une gestion environnementale exemplaire. Cette transition, marquée par une reconnaissance unanime de l’engagement indéfectible des sortants, souligne l’impératif de perpétuer un legs qui a profondément modelé la trajectoire verte et maritime du pays, assurant une résilience durable face aux défis planétaires.

Le Togo célèbre la passation des ministères de l’environnement et de l’économie maritime, saluant les avancées de Foli-Bazi Katari et Richard Gbalgueboa Kangbeni. Un héritage vert et côtier qui inspire la nouvelle gouvernance.
© Le Togo célèbre la passation des ministères de l’environnement et de l’économie maritime, saluant les avancées de Foli-Bazi Katari et Richard Gbalgueboa Kangbeni. Un héritage vert et côtier qui inspire la nouvelle gouvernance.

L’empreinte indélébile de Foli-Bazi Katari sur la Renaissance sylvestre

 

Foli-Bazi Katari, qui a piloté les destinées de l’écologie et des patrimoines boisés avec une vision prospective, laisse derrière lui un bilan qui transcende les chiffres pour incarner une renaissance paysagère nationale. Sous son égide, le Togo a accéléré la régénération de ses écosystèmes forestiers, avec des campagnes de plantation qui ont pulvérisé les cibles annuelles, couvrant bien au-delà des 67 000 hectares prévus, grâce à une mobilisation collective sans précédent.

Cette dynamique, impulsée par l’implication citoyenne lors d’événements phares comme celui de Tsevié en mai dernier, a non seulement reverdi des vastes étendues, mais aussi ancré des pratiques communautaires pour contrer l’avancée des déserts. Par ailleurs, ses orientations stratégiques sur la résilience des bassins fluviaux face aux aléas météorologiques ou la création de zones boisées locales dès 2023 ont posé des jalons concrets pour une adaptation climatique inclusive, transformant des vulnérabilités en atouts de souveraineté verte.

La Vigilance côtière de Richard Gbalgueboa Kangbeni : un bouclier pour les rivages nationaux

 

De son côté, Richard Gbalgueboa Kangbeni, architecte de l’essor halieutique et de la sauvegarde des littoraux, a forgé un cadre opérationnel qui élève le secteur portuaire togolais à des standards internationaux, tout en protégeant les côtes contre les assauts de la mer.

Son mandat, entamé en août 2024, s’est distingué par une reconfiguration audacieuse des flux logistiques, permettant d’accueillir des vaisseaux de fort tonnage et instaurant des protocoles de sûreté renforcée. Ces mesures dynamisent l’économie bleue sans compromettre l’intégrité écologique. En outre, en soutenant des réformes associatives comme celles de WIMAFRICA pour une gouvernance maritime inclusive, il a catalysé une croissance sécurisée, où l’innovation logistique rime avec la préservation des ressources marines.  Il laisse ainsi un héritage de stabilité qui irrigue l’ensemble du commerce régional.

Le Togo célèbre la passation des ministères de l’environnement et de l’économie maritime, saluant les avancées de Foli-Bazi Katari et Richard Gbalgueboa Kangbeni. Un héritage vert et côtier qui inspire la nouvelle gouvernance.
© Le Togo célèbre la passation des ministères de l’environnement et de l’économie maritime, saluant les avancées de Foli-Bazi Katari et Richard Gbalgueboa Kangbeni. Un héritage vert et côtier qui inspire la nouvelle gouvernance.

Passation ministérielle : une continuité affirmée pour une viabilité intégrale

 

À l’occasion de cette passation, le Professeur Komlan Dodzi Kokoroko, nouveau timonier de ces secteurs interconnectés, a salué avec emphase cette moisson d’avancées, soulignant la nécessité de les entretenir pour que la nation demeure un bastion de prospérité écologique et maritime. « L’héritage de ces bâtisseurs nous oblige à une vigilance accrue, afin que le Togo rayonne par sa vitalité paysagère, sa robustesse littorale et sa durabilité globale », a-t-il déclaré. Il a ainsi évoqué un cap où chaque effort passé devient un levier pour les conquêtes futures.

Cette séquence de passation, loin d’être une simple formalité, réaffirme la valeur cardinale d’une administration qui honore ses pionniers. En valorisant ces contributions essentielles, le Togo se projette comme un modèle de gouvernance environnementale, où le zèle des sortants illumine le chemin des successeurs vers un horizon résolument soutenable.

RDC -Togo (1-0) : les Léopards se rapprochent des barrages du Mondial 2026

Lomé, 10 octobre 2025 – Ce duel inaugural de la neuvième journée du Groupe B, dans le cadre des éliminatoires pour la Coupe du Monde 2026, revêtait une portée stratégique majeure pour la République Démocratique du Congo (RDC). En effet, l’ambition de la RDC de figurer parmi les meilleurs deuxièmes dépendait crucialement de cette confrontation à l’extérieur.

Une victoire dans l’antre du Stade Kégué pouvait non seulement consolider la position des Léopards au classement – actuellement à 19 points derrière le Sénégal, leader avec 21 unités – mais aussi ouvrir la voie vers les phases de repêchage (barrages), transformant ainsi cet affrontement en pivot potentiel de l’histoire footballistique nationale.

La RDC s’impose face au Togo dans un match clé des éliminatoires pour la Coupe du Monde 2026. Une victoire tactique qui relance les ambitions des Léopards et renforce l’unité nationale autour du football.
© La RDC s’impose face au Togo dans un match clé des éliminatoires pour la Coupe du Monde 2026. Une victoire tactique qui relance les ambitions des Léopards et renforce l’unité nationale autour du football.

RDC -Togo (1-0) : Une mobilisation étatique pour un enjeu collectif

 

D’ailleurs, dès les premières heures de cette journée, le contingent des Léopards a posé pied à Lomé avec une sérénité affirmée, reflet d’une préparation minutieuse orchestrée par Kinshasa. Accompagnée par le ministre des Sports, Didier Budimbu, cette expédition gouvernementale vibrait d’une conviction inébranlable quant aux chances d’avancée de l’équipe nationale. Ainsi, cette unité forgée dans l’adversité, alliée à une aspiration partagée d’élévation, incarnait l’élan d’une nation entière, suspendue aux performances de ses joueurs sur la pelouse.

RDC –Togo (1-0) : Un succès précoce et une maîtrise pragmatique

 

L’épreuve s’est engagée à 13 heures précises, sous un soleil impitoyable. Les Congolais ont rapidement imposé leur marque en ouvrant le score dès la septième minute, grâce à une réalisation clinique de Cédric Bakambu.

Cependant, sans déployer un jeu étincelant ou virtuose, les Léopards ont su verrouiller leur avance avec une discipline exemplaire, neutralisant les assauts sporadiques des hôtes togolais jusqu’au coup de sifflet final. En d’autres termes, ce succès minimaliste, 1-0 au tableau d’affichage, s’apparente à une prouesse tactique, où la sobriété a prévalu sur l’exubérance pour sécuriser l’essentiel.

Des implications cruciales pour la suite du parcours

 

Cette victoire, loin d’être anecdotique, représente un coup d’éclat calculé qui renforce les perspectives des Congolais dans la course aux barrages. En s’octroyant l’intégralité des points en jeu, la RDC creuse l’écart sur ses poursuivants et se positionne idéalement pour un dénouement favorable lors de la prochaine rencontre.

Celle-ci est prévue mardi 14 octobre à Kinshasa face au Soudan – un rendez-vous où une nouvelle démonstration pourrait propulser les Léopards vers la phase finale, en cas d’un éventuel faux pas du Sénégal contre la Mauritanie.

La Fédération Congolaise de Football Association salue ce triomphe qui réaffirme le rôle central de ces joutes qualificatives dans la cohésion nationale. À l’heure où le football transcende les terrains pour devenir vecteur d’espoir collectif, les Léopards portent sur leurs épaules l’attente d’un peuple avide de gloire internationale.

Togo : Martine Moni Sankaredja propulsée ministre, son parti s’insurge

La cooptation de Martine Moni Sankaredja, issue de l’ADDI, à un poste ministériel stratégique exacerbe les dissensions internes au sein de son parti d’origine.

 

Lomé, 10 octobre 2025 – À peine constitué, le tout premier exécutif issu de la Vᵉ République suscite déjà de profondes dissensions. En effet, une nomination focalise particulièrement l’attention : celle d’une personnalité emblématique d’un mouvement contestataire, propulsée à une fonction ministérielle stratégique. Il en résulte une réprobation marquée au sein de sa formation politique d’origine, laquelle menace d’altérer la cohésion des partis d’opposition. Dans un contexte de transition nationale fragile, une telle exacerbation des tensions est susceptible de compromettre la stabilité institutionnelle.

 

L’ascension de Sankaredja ébranle les fondations de l’ADDI

Au centre de cette tourmente se trouve l’ascension de Mme Martine Moni Sankaredja (Fille du regretté Martin Sankaredja, premier ministre de l’Éducation nationale sous la présidence de Sylvanus Olympio)au rang de Ministre des dynamiques d’inclusion sociale, de l’équité des genres, de la cohésion familiale et de la sauvegarde des jeunes générations.

En conséquence, cette désignation, annoncée dans la foulée de la constitution du gouvernement, a instantanément allumé une étincelle de discorde au sein de son parti d’origine : l’Alliance des Démocrates pour l’Intégration Holistique (ADDI), dirigée par le Professeur Aimé Tchabouré Gogué.

À cet égard, dans une déclaration rendue publique en fin de journée du 9 octobre, la direction de cette entité affirme n’avoir subi aucune forme de sollicitation, que ce soit de près ou de loin, concernant cette intégration. Le document, authentifié par le secrétaire exécutif, le Professeur Aimé Tchabouré Gogué, insiste sur le fait que ni les cadres dirigeants, ni les sympathisants n’ont fait l’objet d’une quelconque approche pour sonder une implication dans l’appareil étatique.

« Notre organisation n’entretient aucune présence au sein de cette configuration ministérielle », assène le texte avec fermeté, avant d’évoquer des sanctions internes rigoureuses à l’encontre de quiconque aurait outrepassé les directives collectives.

 

Une critique virulente d’une approche politique jugée superficielle

Au-delà de cette rupture interne, l’ADDI dépeint cette évolution comme le symptôme d’une gouvernance cosmétique, qui privilégierait la dispersion des énergies politiques au détriment d’une réponse authentique aux revendications populaires.

Plutôt que de canaliser les efforts vers une refondation inclusive, cette approche serait accusée de semer la discorde au sein des regroupements citoyens, affaiblissant ainsi le tissu démocratique. « La nation traverse une épreuve collective ; l’heure est venue d’envisager, avec sincérité, un relèvement unifié », martèle le communiqué, en exhortant à une convergence patriotique qui transcende les enjeux factionnels.

Cette controverse, qui cristallise les failles d’une cohabitation entre pouvoir et opposition, interroge la viabilité d’un équilibre institutionnel naissant. Alors que l’exécutif s’apprête à déployer ses premières mesures, cette brèche partisane pourrait bien préfigurer des remous plus vastes, appelant à une vigilance accrue pour préserver l’unité nationale dans cette phase charnière de l’histoire togolaise.

Outre, un simple désaccord partisan, cette controverse révèle les limites d’une cohabitation politique encore balbutiante. Si l’inclusion est affichée comme principe, sa mise en œuvre semble déjà diviser. Dans ce climat de recomposition institutionnelle, chaque nomination devient aussi un test de cohésion nationale. Et Cette fracture, si le gouvernement ne la résorbe pas, pourrait bien compromettre l’élan républicain qu’il prétend incarner.

Togo – Cuba : vers une alliance stratégique à haute valeur ajoutée

À l’heure où les partenariats Sud-Sud redessinent les équilibres mondiaux, le Togo et Cuba réaffirment leur complicité historique à travers une rencontre diplomatique de haut niveau.

Lomé, 10 octobre 2025 – Les ponts diplomatiques entre le Togo et Cuba, établis dès 1979, incarnent un héritage de solidarité inaltérable. En effet, au fil des décennies, ces liens se sont concrétisés par une trame d’accords embrassant la santé publique, la formation, l’agriculture, le tourisme et les investissements croisés. Cette relation, ancrée dans une vision partagée de progrès équitable, ouvre aujourd’hui des horizons inédits pour des collaborations enrichissantes.

Togo – Cuba :  une rencontre clé pour explorer de nouvelles pistes de coopération

 

C’est dans ce contexte d’affinités durables que le président du Conseil togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu le 9 octobre Bruno Rodriguez Parrilla, Ministre des Affaires étrangères cubaines, en visite officielle. Cette rencontre de haut niveau, empreinte de cordialité, a permis de revisiter l’étendue des interactions bilatérales avec une acuité renouvelée.

« C’est un immense privilège d’être accueilli par Son Excellence le Président. Notre dialogue approfondi a passé en revue la vitalité de nos échanges bilatéraux dans leur globalité. Nous avons sondé les pistes prometteuses d’alliances dans les arènes biomédicale, pharmaceutique et agricole », a souligné Bruno Rodriguez Parrilla, évoquant le potentiel exponentiel d’initiatives conjointes pour le développement mutuel.

En ravivant les fondements d’une diplomatie solidaire, le Togo et Cuba esquissent une nouvelle cartographie de l’interdépendance constructive. <yoastmark class=
© En ravivant les fondements d’une diplomatie solidaire, le Togo et Cuba esquissent une nouvelle cartographie de l’interdépendance constructive. <yoastmark class=

Togo – Cuba :  des perspectives concrètes pour une coopération innovante

 

Par ailleurs, au-delà de ces thématiques phares, l’entrevue a mis en lumière des opportunités pour élargir le spectre des partenariats.

  • Santé et Pharmacie : Les échanges pourraient catalyser des transferts de savoir-faire cubains en matière de production de vaccins et de médicaments génériques, essentiels pour renforcer la couverture sanitaire togolaise.
  • Agriculture : Le secteur agricole émerge comme un terreau idéal pour des projets innovants. Une lettre d’intention signée en 2023 pave déjà la voie à une assistance technique cubaine en cultures vivrières et en aquaculture, favorisant l’autosuffisance alimentaire des deux pays.

Ces discussions s’inscrivent dans une dynamique plus large : l’éducation – via des bourses et formations croisées – et le tourisme – par des échanges culturels – pourraient se voir renforcés par des investissements conjoints, transformant ainsi des atouts locaux en leviers de croissance inclusive.

Enfin, le ministre cubain n’a pas manqué d’adresser sa sincère gratitude au leader togolais pour l’appui constant de Lomé à La Havane, un geste qui renforce la réciprocité de cette alliance Sud-Sud. Cette excellence avait déjà été saluée lors d’une visite réciproque en décembre 2024.

Vers une interdépendance renforcée

 

En conclusion, cette rencontre illustre la maturité d’un dialogue bilatéral qui transcende les frontières pour embrasser des ambitions collectives. En explorant ces ramifications potentielles, le Togo et Cuba consolident non seulement un legs historique, mais forgent aussi un avenir où les expertises complémentaires deviennent des moteurs de résilience et de prospérité partagée.

Par ailleurs, en ravivant les fondements d’une diplomatie solidaire, le Togo et Cuba esquissent une nouvelle cartographie de l’interdépendance constructive. Si les intentions sont claires et les champs d’action multiples, c’est désormais à l’audace politique et à la rigueur opérationnelle de transformer cette vision en résultats concrets pour les populations.

Togo : le « Mois du Consommer local » s’ouvre à l’innovation pour propulser les talents locaux

Le Togo donne un nouvel élan à son « Mois du Consommer local » en misant sur les synergies entre savoir-faire national et technologies de pointe. Cette sixième édition, placée sous le signe de l’intelligence collective et de la compétitivité, ambitionne de faire des produits togolais des références sur les marchés régionaux et internationaux.

 

Lomé, 10 octobre 2025 –  Le Togo a lancé sa sixième édition du « Mois du Consommer local », événement activé dès le premier jour d’octobre. D’emblée, cette itération se distingue par une focalisation accrue sur les synergies entre expertises pointues et avancées technologiques. En effet, ces leviers sont érigés en moteurs pour hisser les atouts endogènes au rang de champions sur les marchés.

Ainsi, l’événement, propulsé le jeudi 9 octobre par les autorités lors d’un rassemblement inaugural dans la capitale, trace une trajectoire audacieuse vers une économie résiliente. Par conséquent, l’ambition collective est claire : que chaque étape de la filière – de la conception à la diffusion – contribue au rayonnement intérieur des produits togolais.

Le « Mois du Consommer local »: des avancées technologiques au service de la compétitivité

 

Par ailleurs, cette édition se démarque par son leitmotiv audacieux : « Compétences et innovations au service de la compétitivité des produits locaux ». Elle transcende les approches antérieures en plaçant l’intelligence collective et les ruptures méthodologiques au premier plan, afin de catalyser une chaîne de valeur intégrée. L’enjeu premier réside dans la mobilisation exhaustive des intervenants, de l’origine productive à l’écoulement final, pour infuser un élan transformateur au tissu socio-économique, via une adhésion massive aux offres labellisées « Made in Togo ».

« Notre ambition est d’exalter les ressources vives dans les domaines agro-industriel, créatif, manuel, vestimentaire, du bien-être et du numérique innovant », a souligné Mensah Koffi Vinyo, conseiller principal au secrétariat du département supervisant les échanges commerciaux.

Le Togo lance une édition innovante du « Mois du Consommer local », axée sur les compétences, les technologies et la valorisation des talents endogènes. Une offensive stratégique pour renforcer la souveraineté économique et la compétitivité des produits « Made in Togo ».
© Le Togo lance une édition innovante du « Mois du Consommer local », axée sur les compétences, les technologies et la valorisation des talents endogènes. Une offensive stratégique pour renforcer la souveraineté économique et la compétitivité des produits « Made in Togo ».

Un cadre régional pour une mutation durable

 

Abdoulaye Diop, émissaire permanent de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), a salué ce rendez-vous récurrent, le qualifiant de hub stratégique de délibération et d’impulsion dédié à l’essor économique et à la refonte architecturale des systèmes productifs au sein des nations affiliées.

Cette initiative annuelle ambitionne de propulser la conversion des matières brutes en biens à haute valeur ajoutée, tout en rééquilibrant les flux commerciaux régionaux par une meilleure maîtrise des importations. Au fil des ans, l’initiative a consolidé son rôle de levier pour une autosuffisance accrue. Cette sixième édition, empreinte d’une veine innovante, promet d’accélérer cette métamorphose en tissant des liens inédits entre talents locaux et horizons globaux.

À travers cette offensive, le Togo non seulement réaffirme son engagement pour un tissu productif souverain, mais pose aussi les jalons d’une ère où l’ingéniosité nationale dicte le tempo du développement durable.

En somme, en tissant des ponts entre créativité locale et exigences globales, le Togo transforme son « Mois du Consommer local » en véritable laboratoire de souveraineté économique. Si les ambitions sont claires, les prochains mois diront si cette dynamique peut s’ancrer durablement dans les habitudes de consommation et redessiner les contours d’un modèle togolais de développement.

Vᵉ République au Togo : un exécutif 30 % plus agile

Sous les auspices de la Vᵉ République, le Togo opère une mue gouvernementale inédite : un exécutif resserré, stratégiquement réorienté, armé de concepts avant-gardistes.

 

Lomé, 10 octobre 2025 Dans un élan de renouveau administratif, le Togo a inauguré, le mercredi dernier, son tout premier gouvernement issu de la Vᵉ République. Cette formation, qui se distingue par une orientation résolument prospective, incarne une rupture dans la manière d’exercer le pouvoir exécutif, en priorisant l’adaptabilité et l’efficacité des mécanismes étatiques. Avec une architecture allégée et des attributions repensées, cette équipe vise à catalyser les transformations sociétales et économiques du pays, en s’appuyant sur des concepts inédits pour structurer l’action collective.

 

Vᵉ République au Togo : une structure allégée au service de l’excellence administrative

 

Au cœur de cette reconfiguration se trouve une réduction notable des effectifs, témoignant d’une quête d’optimisation des ressources humaines au sein de l’appareil d’État. L’exécutif compte désormais 27 titulaires de portefeuilles, avec 10 collaborateurs délégués, contre 36 responsables dans la précédente configuration transitoire d’août 2024 – laquelle comptait quatre délégués et deux conseillers auprès du chef de l’État. Cette contraction, d’une ampleur d’environ un tiers, reflète une stratégie de rationalisation permettant une concentration accrue sur les priorités nationales tout en favorisant une coordination plus fluide.

 

Des renforts stratégiques pour renforcer les fronts clés

 

Huit figures fraîches intègrent cette constellation gouvernementale, apportant une diversité d’expertises pour dynamiser des secteurs pivots. Kodjo Adedze réintègre ainsi les rênes de l’aménagement territorial, de l’urbanisme et de l’habitat, avec pour mission de tracer les contours d’un développement urbain inclusif. Mama Omorou prend les commandes de l’instruction publique, tandis que Badanam Patoki est investi de la prospective économique et de la surveillance des tendances globales.

Martine Moni Sankaredja, quant à elle, pilote les dynamiques d’inclusion sociale, de parité, de cohésion familiale et de sauvegarde de la jeunesse. Par ailleurs, Séna Alipui assiste le responsable de l’aménagement territorial en matière de gestion hydraulique et d’assainissement ; Yackoley Johnson soutient les initiatives diplomatiques ; Kossi Tenou appuie les leviers économiques ; et Gado Tchangbedji accompagne les avancées dans l’enseignement supérieur.

 

Des réorientations internes pour une cohérence renforcée

 

Cinq acteurs déjà chevronnés de l’ancienne mouture voient leurs responsabilités réajustées, afin d’harmoniser les efforts interministériels. Gilbert Bawara est appelé à orchestrer les liens avec les instances législatives et constitutionnelles. Dodzi Kokoroko assume désormais la préservation écologique, la gestion des patrimoines sylvestres, la vigilance littorale et l’adaptation aux mutations climatiques.

Adjourouvi hérite de la justice, enrichie d’une composante dédiée aux libertés fondamentales. Isaac Tchiakpe, pour sa part, se charge de promouvoir le secteur du voyage, les expressions culturelles et les industries créatives. Enfin, Jean-Marie Koffi Tessi dirige la santé publique, de l’assainissement général, de l’accès universel aux soins et des régimes d’assurance maladie.

 

Vᵉ République au Togo : des concepts avant-gardistes pour redéfinir les enjeux nationaux

 

Ce qui frappe particulièrement dans cette composition est l’émergence de vocables novateurs dans la nomenclature des charges ministérielles, signalant une ambition de repenser les paradigmes de l’intervention publique. On y décèle des accents sur la performance des administrations, l’économie inclusive et collaborative, la prospective sécuritaire, l’autonomie nutritionnelle, l’indépendance financière, les mécanismes de cohésion sociale, les réponses aux défis environnementaux, ou encore la certification des standards. Ces innovations lexicales traduisent une vision holistique, où l’État se positionne comme un facilitateur agile face aux défis contemporains.

 

En somme, en choisissant de nommer autrement pour penser autrement, le Togo esquisse une nouvelle grammaire de l’État. Derrière chaque intitulé ministériel se profile une ambition claire : faire de l’innovation un levier de transformation tangible. Mais au-delà du renouveau , seule l’action sur le terrain pourra incarner la vision portée par cette Vᵉ République.

L’architecture est posée, les fondations semblent solides, pourtant une interrogation demeure. Cette audace sémantique saura-t-elle se traduire en résultats concrets et mesurables pour les citoyens togolais, dont les récentes revendications contre l’ancien exécutif et les appels à la démission du président du conseil témoignent d’une attente profonde de changement ?

 

 

Togo : un nouveau gouvernement pour accélérer l’émergence

À Lomé, le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé a dévoilé la composition du nouveau gouvernement togolais. Ce remaniement stratégique, marqué par une parité renforcée et une diversité d’expertises, vise à transformer la feuille de route nationale en résultats concrets.

 

Lomé, 9 octobre 2025 – Dans une démarche visant à consolider les avancées structurelles du pays et à répondre aux défis contemporains avec une équipe renouvelée, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a promulgué ce mercredi 8 octobre 2025 un décret actant la composition du nouveau gouvernement de la République togolaise. Ce remaniement, qui reflète une vision équilibrée entre continuité et innovation, positionne l’exécutif comme un levier essentiel pour accélérer la transformation économique et sociale, au service d’une émergence durable et partagée. Le Togo engage ainsi une nouvelle phase de sa transformation structurelle.

 

Les axes stratégiques et les ministres de plein exercice

 

Ce décret, pris dans un contexte de dynamisme institutionnel, réaffirme les priorités nationales en matière de souveraineté alimentaire, de numérique, d’environnement et d’inclusion sociale, tout en intégrant des profils expérimentés et diversifiés pour une administration plus agile.

Parmi les nominations phares figurent :

  • M. Kodjo Sevon-Tépé Adedze, en charge de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat ;
  • M. Gilbert Bawara, aux Relations avec le Parlement et les Institutions ;
  • M. Essowè Georges Barcola, à la tête des Finances et du Budget ;
  • Mme Cina Lawson, pour l’Efficacité du Service Public et de la Transformation Numérique ;
  • Prof. Robert Komlan Edoh Dussey, aux Affaires Étrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur ;
  • M. Antoine Lekpa Gbegbeni, pour l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources Animales et de la Souveraineté Alimentaire ;
  • Colonel Hodabalo Awaté, à l’Administration Territoriale, de la Gouvernance Locale et des Affaires Coutumières ;
  • Prof. Komlan Dodzi Kokoroko, chargé de l’Environnement, des Ressources Forestières, de la Protection Côtière et du Changement Climatique ;
  • M. Mama Omorou, au Ministère de l’Éducation Nationale ;
  • Mme Yawa Kouigan, pour la Communication ;
  • Mme Mazamesso Assih, au Développement à la Base et de l’Économie Sociale et Solidaire ;
  • Colonel Calixte Batossie Madjoulba, à la Sécurité ;
  • M. Jean-Marie Koffi Tessi, pour la Santé, de l’Hygiène Publique, de la Couverture Sanitaire Universelle et des Assurances ;
  • M. Badanam Patoki, à l’Économie et de la Veille Stratégique ;
  • Me Pacôme Adjourouvi, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits Humains ;
  • M. Isaac Tchiakpe, aux Tourisme, de la Culture et des Arts ;
  • Mme Martine Moni Sankaredja, pour les Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance.

 

Appui Spécialisé et Ministres Délégués

 

En complément, plusieurs ministres délégués ont été nommés pour un appui spécialisé, assurant une couverture thématique exhaustive :

  • M. Sani Yaya, auprès du Ministre de l’Aménagement du Territoire, chargé des Travaux Publics et des Infrastructures ;
  • Mme Manuela Modukpe Santos, auprès du Ministre de l’Économie, chargée de la Promotion des Investissements, de l’Industrie et de la Souveraineté Économique ;
  • M. Robert Kofi Mensah Eklo, auprès du Ministre de l’Économie, chargé de l’Énergie et des Ressources Minières ;
  • M. Koamy Gomado, auprès du Ministre de l’Aménagement du Territoire, chargé du Développement Local ;
  • Prof. Tchin Darré, auprès du Ministre de la Santé ;
  • M. Abdul Fahd Fofana, auprès du Ministre du Développement à la Base et de l’Économie Sociale et Solidaire, chargé de la Jeunesse et des Sports ;
  • M. Séna Alipui, auprès du Ministre de l’Aménagement du Territoire, chargé de l’Eau et de l’Assainissement ;
  • M. Yakoley Kokou Johnson, auprès du Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, chargé de la Coopération et des Togolais de l’Extérieur ;
  • M. Kossi Tenou, auprès du Ministre de l’Économie et de la Veille Stratégique, chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité ;
  • Prof. Gado Tchangbedji, auprès du Ministre de l’Éducation Nationale, chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Enfin, il est bon de préciser que les ministères de la Défense Nationale, de la Fonction Publique et du Dialogue Social, du Travail, ainsi que des Transports, demeurent rattachés directement à la Présidence du Conseil, assurant une coordination étroite avec les plus hautes instances.

 

Nouveau gouvernement : une équipe pour accélérer la transformation

 

En conclusion, ce nouveau gouvernement, marqué par une parité accrue et une expertise multidisciplinaire, incarne l’engagement du Togo à une gouvernance proactive et inclusive. L’exécutif est désormais outillé pour s’atteler immédiatement à la mise en œuvre accélérée des réformes structurelles, en priorisant la création d’emplois, la transition numérique et la résilience environnementale. L’impératif est clair : transformer la feuille de route nationale en avancées tangibles pour les citoyens. Ce remaniement est le lancement d’une nouvelle course contre-la-montre pour faire du Togo un leader régional en matière de souveraineté et d’émergence durable.