Togo : Une analyse éclairée pour sauvegarder les enfants face au climat

Lomé, 29 mars 2025 Mardi dernier, Lomé a accueilli l’ouverture d’une rencontre décisive, étalée sur deux jours, visant à entériner un document d’une portée singulière : l’« Analyse du paysage climatique pour les enfants ». Élaborée sous l’égide du ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, avec le concours précieux de l’UNICEF, cette étude se dresse comme une réponse audacieuse à un vide longtemps béant dans les stratégies togolaises de lutte contre les bouleversements climatiques. Présidée par le colonel Dimizou Koffi Aoufoh, secrétaire général et émissaire du ministre, cette assise a rassemblé une ambition limpide : placer les enfants au cœur des ripostes nationales face à une crise environnementale qui menace leur devenir.

À Lomé, le Togo valide une analyse novatrice sur l’impact climatique sur les enfants, fruit d’une collaboration avec l’UNICEF,Une fresque analytique en trois volets

Condensé en une trentaine de pages, ce document s’articule autour de trois piliers fondamentaux, chacun couronné de recommandations précises. Le premier volet, intitulé « Contexte climatique au Togo », brosse un tableau saisissant des périls qui guettent les enfants dans un pays où les caprices du climat (sécheresses, inondations, vagues de chaleur) fragilisent leur survie. Le deuxième chapitre, « Réponses et priorités du gouvernement sur le secteur climat, environnement et énergie », détaille les engagements publics tout en célébrant l’élan des jeunes dans la gouvernance politique, un levier encore trop peu valorisé. Enfin, le troisième axe, « Analyse des défis et lacunes du secteur climat, environnement et énergie », scrute les failles actuelles et prône une intégration résolue des enfants et des jeunes dans les stratégies climatiques.

Cette triade ne se contente pas de diagnostiquer ; elle aspire à éclairer. Comme l’a souligné Mme Yaou Mery, directrice de l’environnement, l’étude comble une lacune criante : l’absence d’une prise en compte systématique de la résilience climatique des services essentiels (santé, éducation, eau potable) dont dépendent les enfants. Elle s’érige ainsi en un phare pour mieux appréhender les impacts spécifiques des dérèglements climatiques sur cette population vulnérable, tout en esquissant des voies pour une gouvernance plus inclusive.

Une collaboration exemplaire au service d’un dessein noble, celui des les enfants

Cette analyse a été rendue possible grâce à une collaboration profonde entre le ministère et l’UNICEF, un partenariat qui s’appuie sur une vision partagée et dépasse les cadres du simple soutien technique. La représentante résidente de l’UNICEF au Togo, Dr Adotevi-Dia Erinna, a salué cette initiative comme une preuve éclatante de la détermination togolaise à ériger les enfants en priorité absolue face aux assauts du climat. « Cette démarche éclaire non seulement les décisions à venir, mais pave aussi la voie à la prochaine feuille de route gouvernementale et au futur programme de coopération Togo-UNICEF pour 2027-2030 », a-t-elle affirmé avec une conviction palpable.

Le colonel Dimizou, quant à lui, a ancré cette entreprise dans la vision du président de la République, fervent défenseur d’un système national de protection infantile. Pour lui, garantir aux enfants, surtout les plus démunis, un accès équitable à leurs droits – loin des abus, de la négligence ou de l’exploitation – constitue un impératif moral autant que stratégique. Cette étude, en somme, ne se borne pas à inventorier des faits ; elle appelle à une synergie transparente et inclusive, où nul enfant ne soit laissé en marge des efforts climatiques.

Une pédagogie au service de l’avenir

La rencontre de Lomé a réuni une task-force créée en 2024, composée de figures éminentes (secrétaires généraux, directeurs de planification, acteurs des secteurs de l’enfance et de l’environnement), toutes unies par une même quête : traduire les constats en actes. Le document, en disséquant les menaces climatiques, offre une grille de lecture inédite : il révèle comment les hausses de température compromettent la santé infantile, comment les inondations sapent l’accès à l’éducation et comment l’engagement juvénile peut renverser ces tendances. Il ne s’agit pas seulement de protéger, mais d’autonomiser une génération appelée à hériter d’un monde en mutation.

Un horizon à dessiner collectivement

En refermant ces assises, le Togo ne se dote pas simplement d’un rapport ; il s’arme d’une boussole pour naviguer dans les tumultes climatiques tout en préservant ses enfants. Cette analyse, par sa clarté et son ambition, pourrait inspirer d’autres nations à réévaluer leurs priorités. Cependant, saura-t-on transformer ces recommandations en réalités tangibles, ou demeureront-elles des vœux pieux face aux défis colossaux qui s’annoncent ?

Kpalimé, foyer d’une coalition contre l’ombre croissante de l’extrémisme

Hier , jeudi, la cité de Kpalimé, blottie dans les replis verdoyants du Togo, s’est métamorphosée en un carrefour d’espérances et d’ambitions partagées. Les travaux de la rencontre d’échanges entre les comités transfrontaliers d’alerte précoce du Bénin, du Burkina Faso et du Togo y ont été inaugurés, marquant un jalon dans la quête d’une coopération régionale renforcée. Loin de se réduire à un simple conciliabule, cet événement s’est donné pour dessein de dresser un rempart face à l’extrémisme violent, fléau qui, telle une gangrène, ronge les fondements de la stabilité dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest.

Un rempart face à une menace insidieuse de l’extrémisme violent 

La région, naguère épargnée par les soubresauts les plus brutaux, ploie désormais sous le faix d’une insécurité galopante. Les assauts terroristes, portés par des groupes aux visées obscures, ont bouleversé des existences, jetant sur les routes de l’exode des dizaines de milliers d’âmes – plus de 32 000 Togolais et quelque 900 Béninois ont dû abandonner leurs terres. Ce chaos, qui désagrège les tissus sociaux et économiques, appelle une réponse concertée. C’est dans ce contexte que les comités d’alerte précoce, gardiens vigilants des frontières, ont convergé à Kpalimé pour croiser leurs expériences et affûter leurs stratégies.

L’objectif de cette assise se révèle limpide : tisser une toile d’intelligence collective en puisant dans les mécanismes nationaux d’alerte précoce des trois nations. Chaque délégation a dévoilé ses pratiques, offrant un tableau riche et nuancé des approches déployées pour déceler les ferments de la violence avant qu’ils n’éclosent. De cette mosaïque d’expériences, les participants entendent extraire les enseignements les plus féconds, propres à juguler l’expansion de l’extrémisme violent.

À Kpalimé, Bénin, Burkina Faso et Togo unissent leurs forces contre l'extrémisme violent lors d'une rencontre transfrontalière,Des enjeux scrutés sous un jour singulier

Les débats, d’une densité remarquable, ont porté sur des thématiques aussi cruciales que révélatrices des fractures régionales. Les violences basées sur le genre en situation d’urgence, fléau exacerbé par les crises, ont occupé une place de choix, tout comme les questions d’accès à l’asile et du respect du principe de non-refoulement. Ces sujets, portés avec gravité par l’UNFPATogo et l’UNHCR Togo, soulignent une vérité incontournable : la prévention des conflits ne peut faire l’économie d’une protection résolue des plus fragiles. Ces organisations, piliers de l’initiative, ont insufflé une rigueur humanitaire à des discussions par ailleurs tournées vers la sécurité.

Cette rencontre s’inscrit dans le sillage de la deuxième phase du projet d’appui à la prévention des conflits et de l’extrémisme violent, une entreprise soutenue par des partenaires internationaux. Elle incarne une volonté de transcender les frontières, non pas pour les effacer, mais pour les rendre imperméables aux germes de la discorde. Les comités, en partageant leurs savoirs, esquissent une alliance dans laquelle l’information devient une arme et la coopération, un bouclier.

Une ambition à l’épreuve du réel

Pourtant, derrière les élans d’optimisme, des ombres subsistent. Les zones frontalières, souvent laissées en friche par une présence étatique ténue, demeurent des terres propices aux desseins des extrémistes. La porosité des limites territoriales, conjuguée à une défiance parfois tenace entre populations et autorités, fragilise les efforts entrepris. Les comités d’alerte précoce, aussi ingénieux soient leurs dispositifs, ne peuvent à eux seuls inverser la vapeur sans un engagement plus vaste des États – une gouvernance qui, par sa fermeté et sa clairvoyance, saurait tarir les sources de la radicalisation.

Au terme de la première journée à Kpalimé, les délégations se sont séparées avec des promesses d’union et des espoirs chevillés au cœur. Cependant, est-ce que ces mécanismes, fruits d’une volonté sincère, parviendront à dompter les forces qui menacent ? L’avenir, seul juge en cette matière, dira si cette alliance saura tenir ses engagements face aux bourrasques d’un monde incertain.

 

Pro-palestiniennes : Une répression implacable s’abat sur les étudiants au États-Unis

Dans une offensive d’une ampleur rarissime, les États-Unis ont récemment procédé à l’annulation de plus de 300 visas d’étudiants étrangers, visant en priorité ceux qui ont pris part à des manifestations en soutien à la cause palestinienne. Cette mesure, d’une sévérité peu commune, a été entérinée par le secrétaire d’État Marco Rubio, qui n’a pas hésité à fustiger les concernés en les taxant de « fous », tout en annonçant que de telles sanctions deviendraient monnaie courante.

Ce tour de vis s’inscrit dans une stratégie plus vaste de vigilance accrue envers les agissements jugés séditieux sur les campus américains, notamment ceux liés à la défense de la Palestine. Au cœur de cette tempête, l’arrestation de Rumeysa Ozturk, doctorante turque de l’université Tufts, incarne la rudesse de cette politique. Interpellée par des agents en civil pour avoir co-rédigé une tribune engagée, elle se voit reprocher par le Département de la Sécurité intérieure un prétendu soutien au Hamas, une accusation qui soulève un tollé quant à la préservation des libertés académiques et d’expression.

Pro-palestiniennes : une contestation estudiantine sous haute surveillance

Les universités américaines, creusets historiques de la pensée critique, ont récemment vibré au rythme de manifestations pro-palestiniennes, portées par une jeunesse résolue à faire entendre un plaidoyer en faveur des droits palestiniens. Ces rassemblements, le plus souvent empreints de retenue, ambitionnent d’éveiller les consciences face à un conflit qui déchire le Proche-Orient. Pourtant, loin de tolérer ces élans de solidarité, le gouvernement a opté pour une réplique d’une fermeté inouïe. L’annulation massive de visas se profile comme une tentative d’éradiquer ces voix dissidentes, érigeant la sécurité nationale en rempart contre toute forme de désaccord jugé excessif. Cette traque implacable des consciences rebelles traduit une volonté d’imposer un silence assourdissant là où la parole cherchait à s’épanouir.

Rumeysa Ozturk : une arrestation qui cristallise les tensions

L’interpellation de Rumeysa Ozturk, survenue dans des circonstances dignes d’un roman d’espionnage, jette une lumière crue sur les méthodes employées. Des agents en civil ont appréhendé cette doctorante, figure respectée à Tufts, à la suite de la publication d’une tribune pro-palestinienne qu’elle a co-écrite avec d’autres chercheurs. Le Département de la Sécurité intérieure brandit l’accusation de collusion avec le Hamas pour justifier cette descente brutale, une allégation que beaucoup jugent aussi fragile qu’expéditive. Cette affaire, perçue comme un coup de semonce adressé à la communauté académique, ranime les débats sur la légitimité de telles mesures. Les défenseurs de la liberté d’opinion dénoncent une dérive où certains assimilent l’expression d’une pensée divergente à une menace intolérable, au mépris des idéaux qui ont façonné l’université moderne.

Une rhétorique tranchante aux accents autoritaires contre les pro-palestiniennes

Marco Rubio, artisan de cette politique inflexible, s’est illustré par une prise de parole d’une virulence peu coutumière. En qualifiant les étudiants de « fous » et en promettant une répression quotidienne, il a esquissé les contours d’une gouvernance où la dissidence n’a plus sa place. « Ceux qui perturbent l’ordre public devraient rentrer chez eux », a-t-il lancé, dans une injonction qui semble renier l’héritage d’une nation bâtie sur l’accueil et le dialogue. Cette posture, teintée d’un zèle répressif, a suscité une vague d’indignation parmi les gardiens des droits civiques. Pour ces derniers, les mots de Rubio résonnent comme un défi lancé aux principes fondamentaux des États-Unis, où la liberté de parole risque de céder sous les assauts d’une autorité sourde aux critiques.

Vers une démocratie en péril ?

Face à cette escalade répressive, une interrogation lancinante s’impose : jusqu’où cette chasse aux voix contestataires mènera-t-elle ? La révocation de visas et les interpellations en série préfigurent-elles un avenir dans lequel la liberté d’expression sera sacrifiée sur l’autel de la discipline ? Ou bien les États-Unis, portés par leur attachement viscéral à la démocratie, parviendront-ils à conjurer cette ombre autoritaire qui plane sur leurs institutions ?

Alors que la nation se trouve à un tournant décisif, la question de la liberté se pose avec acuité. L’espoir réside dans la jeunesse, dont la détermination à s’exprimer nous pousse à réévaluer ce que nous sommes prêts à sacrifier.

Togo Trade Portal : une plateforme numérique pour éclaircir les arcanes du commerce

Le jeudi 27 mars, Lomé a été le théâtre d’un événement d’envergure : l’inauguration par le ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale de la plateforme « Togo Trade Portal », désormais accessible à l’adresse https://togotrade.gouv.tg.  En effet, ce portail numérique, loin d’être une simple vitrine virtuelle, se dresse comme un rempart contre l’opacité des démarches administratives commerciales. Son ambition est d’ouvrir grand les portes des marchés régionaux et internationaux aux petites et moyennes entreprises (PME) togolaises, tout en insufflant une clarté inédite dans les rouages du commerce transfrontalier.

Le Togo lance 'Togo Trade Portal', une plateforme numérique innovante pour simplifier les démarches commerciales et propulser les PMETogo Trade Portal : Un outil au service de la limpidité procédurale

Fruit d’une collaboration méticuleuse avec le Centre du Commerce International (ITC), « Togo Trade Portal » se veut une véritable encyclopédie numérique des réglementations commerciales. Il recense avec une précision didactique les démarches administratives liées aux échanges de produits et de services au-delà des frontières togolaises. Chaque étape des processus d’importation ou d’exportation y est dépeinte avec soin, accompagnée des formulaires nécessaires, des documents requis et d’une nomenclature exhaustive des frais et charges à acquitter. Cet instrument numérique transcende le statut de simple site pour devenir un guide incontournable destiné à désenchevêtrer les subtilités administratives qui freinent trop souvent les opérateurs économiques.

Une synergie internationale au cœur du projet

L’origine de ce portail illustre une convergence exemplaire d’expertises mondiales. Outre l’appui technique de l’ITC, le projet a bénéficié de la contribution de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Il s’inscrit par ailleurs dans le cadre du programme ProComp, porté par un financement conjoint de l’Allemagne et de l’Union européenne et mis en œuvre par la GIZ (Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit). Cette alliance plurielle témoigne d’une volonté partagée de doter le Togo d’un levier numérique à la mesure de ses aspirations économiques.

Une révolution pour les PME et le climat des affaires

En dissipant les zones d’ombre des formalités commerciales, « Togo Trade Portal » promet de métamorphoser l’horizon des PME togolaises. Ces entreprises, souvent désarmées face à la lourdeur administrative, trouvent désormais un allié de poids pour s’élancer vers les marchés extérieurs. Le portail s’arrime pleinement aux ambitions de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF) et de l’accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (AFE-OMC). Il érige ainsi le Togo en un acteur plus compétitif, tant sur le plan du climat des affaires que sur celui des investissements dans la sous-région.

Une vision audacieuse portée par des voix officielles

Lors de la cérémonie de lancement, Aissatou Diallo, cheffe du bureau de la section Afrique de l’ITC, a qualifié la plateforme de « reflet d’une vision à la fois audacieuse et pragmatique », visant à ancrer le Togo dans les chaînes de valeur régionales et mondiales grâce à des échanges fluidifiés. Le ministre Kayi MIVEDOR-SAMBIANI, quant à lui, a tenu à saluer l’élan visionnaire du Chef de l’État, S.E.M. Faure Essozimna Gnassingbé, dont les réformes ont pavé la voie à une modernisation accélérée de l’économie nationale. Selon le ministre, ce portail représente un jalon décisif dans la quête d’une intégration régionale renforcée et d’une attractivité économique accrue.

Un horizon prometteur pour le commerce togolais

L’avènement de « Togo Trade Portal » coïncide avec l’achèvement du troisième objectif du « projet ITC-Togo/Accès aux Marchés Internationaux (AMI) », entamé en janvier 2024. Ce succès marque une étape clé dans la stratégie togolaise de promotion de la compétitivité et de facilitation des échanges. En s’appuyant sur cet outil, le pays se positionne comme un pionnier dans l’exploitation du numérique au service du développement économique. L’avenir s’annonce riche de perspectives : le Togo, fort de cette initiative, pourrait bien redessiner les contours de son rôle dans le commerce africain et au-delà, en s’ouvrant davantage aux opportunités mondiales.

Dani Alves acquitté : un verdict qui ébranle et interroge

Dans une volte-face judiciaire aussi inattendue que retentissante, Dani Alves, illustre footballeur brésilien, a été acquitté des charges de viol qui pesaient sur lui, après avoir initialement écopé d’une peine de quatre ans et demi de prison. La cour, après réexamen, a jugé que les éléments à charge se révélaient insuffisants pour maintenir la condamnation, ouvrant ainsi la porte à une liberté retrouvée pour le joueur, mais aussi à un débat brûlant sur les contours de la justice en matière d’agressions sexuelles.

Dani Alves : un parcours jalonné de gloire, soudainement terni

Dani Alves, dont le nom résonne comme une légende dans les annales du football, a vu sa trajectoire brutalement infléchie par cette affaire. Ancien pilier de clubs prestigieux tels que le FC Barcelone et le Paris Saint-Germain, il a collectionné les trophées et les louanges tout au long d’une carrière qui l’a hissé au rang des plus grands latéraux de l’histoire. Pourtant, sa condamnation initiale pour viol, prononcée en février 2024, avait précipité cette figure emblématique dans les abysses judiciaires. Le verdict, fondé sur le témoignage de la plaignante, avait alors suscité une onde de choc, tant dans le monde du sport que dans l’opinion publique, faisant de lui l’emblème d’une chute aussi brutale qu’implacable.

Un appel décisif : la fragilité des preuves mise en lumière

La délivrance pour Alves est venue de l’appel, où ses avocats ont brandi l’étendard de l’insuffisance probante. Ils ont contesté avec véhémence la solidité du récit de la plaignante, mettant en exergue des lacunes et des incohérences dans le dossier d’accusation. Leur argumentaire a persuadé la cour que le doute raisonnable, pierre angulaire du droit pénal, persistait. En conséquence, la cour a annulé la condamnation, libérant Alves des chaînes qui entravaient son destin. Ce revirement, loin d’être une simple formalité, soulève une interrogation lancinante : comment la justice a-t-elle pu basculer d’une sanction lourde à une absolution totale en si peu de temps ?

Des répercussions aux multiples facettes

Pour Dani Alves, cette décision marque le début d’une renaissance. Libéré des geôles qui le retenaient, il peut désormais envisager de restaurer son image et, peut-être, reprendre le fil d’une carrière interrompue. Cependant, les stigmates de l’accusation risquent de perdurer dans l’esprit collectif, teintant son retour d’une ombre tenace. Pour la plaignante, en revanche, ce dénouement pourrait résonner comme une injustice criante, une porte close sur la reconnaissance de son épreuve. Au-delà de ces destinées individuelles, l’affaire pourrait instiller une défiance chez d’autres victimes d’agressions sexuelles, les incitant à taire leur souffrance par crainte de voir leur parole ébranlée par un système judiciaire exigeant.

Un miroir tendu à la justice

Sur le plan juridique, ce verdict met en lumière la délicate équation entre la présomption d’innocence et la quête de vérité dans les affaires de viol. La cour a réaffirmé que la charge de la preuve incombe à l’accusation et que, sans certitude absolue, le doute doit prévaloir en faveur de l’accusé. Cette rigueur, si elle protège contre les erreurs judiciaires, pourrait néanmoins raviver les débats sur les défis auxquels sont confrontées les victimes dans leur quête de justice. Faut-il interpréter ce jugement comme une invitation à repenser les mécanismes d’enquête et de jugement dans de tels dossiers, ou comme une illustration des limites inhérentes à un système bâti sur l’exigence de preuves irréfutables ?

Quel horizon pour la justice et la société ?

Alors que les échos de cette décision s’estompent, une question demeure suspendue dans l’air : ce verdict redessinera-t-il les contours de la lutte contre les violences sexuelles, ou ne sera-t-il qu’une parenthèse dans un débat plus vaste ? L’acquittement de Dani Alves, loin de refermer le livre de cette affaire, ouvre un espace de réflexion sur les fragilités du système judiciaire et les défis posés par la recherche de la vérité dans des cas où les certitudes se dérobent. À l’heure où la société aspire à une justice plus équitable, ce dénouement pourrait bien semer les graines d’une introspection collective, dont les fruits, pour l’heure, restent à deviner.

e-learning : une plateforme numérique pour sculpter l’avenir de la décentralisation au Togo

Au Togo, la marche vers une décentralisation affermie s’est enrichie d’une étape majeure mercredi dernier. Le ministre en charge de l’Administration territoriale, Hodabalo Awaté, a présidé le lancement officiel de e-learning, une plateforme numérique conçue pour affûter les compétences des acteurs de la gouvernance locale. Portée par l’élan de la coopération allemande via la GIZ, cette initiative se donne pour mission de doter les élus locaux et les agents des collectivités territoriales d’un savoir-faire apte à insuffler efficacité et clarté dans la gestion des affaires communales.

Le Togo lance une plateforme e-learning innovante pour former les acteurs de la décentralisation, soutenue par la GIZ, e-learning : un sanctuaire de savoir au service des territoires

Accessible par les voies numériques, la plateforme e-learning déploie un éventail de modules savamment élaborés, embrassant des domaines aussi vitaux que la gestion financière des communes, la planification du développement local ou encore l’ordonnancement des services municipaux. Loin de se limiter à une simple transmission de connaissances, elle aspire à ériger un espace dans lequel les utilisateurs puisent des enseignements adaptés aux exigences concrètes de leur mission. Ainsi, le gouvernement togolais entend édifier une armature de compétences capable de soutenir les ambitions d’une décentralisation pleinement incarnée.

Le ministre Hodabalo Awaté, lors de cette inauguration, a exalté la portée novatrice de cet outil : « Avec cette plateforme, chaque acteur local pourra désormais s’abreuver de savoirs à son propre tempo, explorer des contenus fraîchement renouvelés, tisser des échanges d’expériences et affiner son art dans un cadre aussi interactif qu’accueillant. » Ces paroles dessinent une promesse d’émancipation pour des responsables souvent aux prises avec des défis aussi vastes que sinueux.

e-learning : une réponse aux écueils d’une ambition nationale

La décentralisation, bien qu’érigée en étendard d’une gouvernance plus enracinée, trébuche encore sur des réalités rugueuses : des infrastructures chancelantes, des ressources financières étiolées et un déficit criant de maîtrise technique chez ceux qui la portent. C’est dans ce terreau que la plateforme e-learning plante ses racines, offrant une souplesse inédite. Elle affranchit ses utilisateurs des carcans des formations en présentiel, dont les coûts et l’éloignement freinent trop souvent l’élan.

Denyo Komi Dodzi, directeur de l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT), n’a pas manqué de souligner sa valeur : « Cet instrument permettra aux élus et aux agents des collectivités de mieux saisir les subtilités de leur charge. » Complétant les sessions traditionnelles orchestrées par l’ANFCT, cette plateforme élargit l’horizon des possibles, rendant l’apprentissage aussi fluide qu’universellement accessible.

Une alliance internationale pour un dessein local

L’appui de la GIZ, incarnation de l’engagement allemand, traduit une convergence d’intérêts autour d’un Togo où les collectivités s’épanouissent en autonomie. Ce partenariat ne se contente pas de fournir des ressources ; il infuse dans cette plateforme une ambition de portée globale, mêlant réalités togolaises et standards internationaux. Ainsi, e-learning  se présente comme un lieu de convergence où le savoir local et l’expertise extérieure se mêlent, dans le but de favoriser un développement durable enraciné dans les territoires.

Quel horizon pour la gouvernance togolaise ?

L’enthousiasme qu’éveille cette innovation ne saurait occulter les questions qu’elle soulève. La révolution numérique qu’elle porte suppose un accès stable aux réseaux et une aisance avec les outils technologiques, des préalables encore ténus dans certaines régions du pays. De surcroît, son succès dépendra de l’ardeur des acteurs locaux à s’en emparer, à en faire un levier de leur propre ascension.

En cette heure où le Togo s’élance avec audace vers une décentralisation accomplie, la plateforme e-learning pourrait bien se muer en pierre angulaire d’une gouvernance rénovée. Mais dans ce vaste chantier, quel souffle saura véritablement porter les territoires vers un avenir où savoir et action s’entrelacent pour redessiner la destinée des communautés togolaises ?

 

Un séisme d’une puissance rare ébranle la Birmanie et ses voisins

Un cataclysme tellurique d’une magnitude de 7,7 a frappé le cœur de la Birmanie ce vendredi, à 14h20 heure locale (06h20 GMT), selon les relevés de l’Institut géologique américain (USGS). L’épicentre, situé à 16 kilomètres au nord-ouest de Sagaing, à une profondeur modeste de 10 kilomètres, a libéré une énergie colossale, dont les répercussions ont traversé les frontières, semant l’effroi jusqu’en Thaïlande et en Chine. Dans une région où la terre n’a jamais cessé de murmurer ses colères, cet événement ravive une crainte ancienne et expose une fois encore la fragilité des sociétés face aux soubresauts de la croûte terrestre.

Séisme : Une déflagration aux multiples échos

En Birmanie, les stigmates de la secousse se lisent déjà dans le paysage bouleversé. À Naypyidaw, la capitale administrative, des plafonds éventrés jonchent les sols des bâtiments publics, tandis que des routes, déformées par la puissance du choc, témoignent de la violence du phénomène. Plus près de l’épicentre, à Sagaing, des édifices ont cédé sous la pression, leurs débris ensevelissant rues et espoirs. À Aung Ban, un hôtel s’est affaissé comme un château de cartes, emprisonnant un nombre indéterminé de vies dans ses entrailles de béton. Les autorités birmanes, encore muettes sur l’ampleur des pertes humaines, peinent à esquisser un tableau précis de cette désolation naissante.

Au-delà des frontières birmanes, la Thaïlande a été rudement éprouvée. À Bangkok, la métropole trépidante, un immeuble en chantier de 30 étages s’est écroulé dans un fracas retentissant, piégeant 43 ouvriers sous des tonnes de gravats. Les images, relayées par une population sous le choc, montrent des colonnes de poussière s’élevant dans un ciel jusqu’alors indifférent. À Chiang Mai, cité du nord, des habitants hagards ont fui leurs demeures, certains encore en vêtements de nuit, surpris par la brutalité des oscillations. La Première ministre, Paetongtarn Shinawatra, a promptement réuni son cabinet en urgence, signe d’une mobilisation nationale face à une crise imprévue.

En Chine, les secousses ont atteint la province du Yunnan, où l’agence sismique locale a mesuré une magnitude de 7,9, légèrement supérieure aux estimations américaines. Si aucun dégât majeur n’a été signalé pour l’instant, l’onde s’est propagée jusqu’aux confins du Guizhou et du Guangxi, rappelant la portée exceptionnelle de cet événement.

Un séisme de magnitude 7,7 frappe la Birmanie, ébranlant également la Thaïlande et la Chine, avec des destructions majeures Birmanie : une terre coutumière des convulsions

La faille de Sagaing, serpent géologique qui lacère le centre de la Birmanie, n’en est pas à son premier grondement. Entre 1930 et 1956, six séismes d’une magnitude égale ou supérieure à 7 ont ébranlé cette région, laissant derrière eux des cicatrices encore visibles dans la mémoire collective. Plus près de nous, en 2016, un tremblement de terre de magnitude 6,8 avait endommagé les temples millénaires de Bagan, tandis qu’en 2012, un autre, de même intensité, avait fauché 26 vies. Cette récurrence implacable souligne une vérité géologique : la Birmanie repose sur une plaque tectonique indocile, dont les mouvements sporadiques défient toute tentative de domestication.

Les spécialistes pointent du doigt une conjonction funeste : des infrastructures souvent vétustes, un urbanisme désordonné et des capacités de secours limitées, notamment dans les campagnes. Ces failles humaines, autant que tectoniques, pourraient amplifier les conséquences de ce nouveau drame, dont l’étendue reste à ce jour insondable.

Un sursaut dans l’incertitude

Dans les heures qui ont suivi la secousse, les réseaux sociaux, tels des sismographes de l’émotion, ont capté l’onde de choc humaine. Des vidéos tremblantes de Bangkok, des appels à l’aide, des prières numériques : autant de fragments d’un récit collectif en construction. Pourtant, l’absence de chiffres officiels laisse planer un voile d’incertitude sur le véritable coût de cette catastrophe, tant en vies qu’en espoirs brisés.

Face à cette tragédie, les regards se tournent vers les autorités. En Thaïlande, les équipes de secours creusent sans relâche, tandis qu’en Birmanie, le silence officiel interroge sur la capacité du pays à affronter une telle épreuve. La communauté internationale, elle, observe, prête à tendre la main, mais suspendue à des nouvelles qui tardent à venir.

Ce séisme, par sa force et son souffle transfrontalier, pourrait bien redessiner les contours de la préparation aux désastres en Asie du Sud-Est. Reste à savoir si les leçons tirées de cette secousse résonneront assez fort pour prévenir les prochaines, ou si elles s’évanouiront dans l’attente d’un grondement plus sourd encore.

 

Un jalon décisif pour l’enseignement supérieur togolais : l’harmonisation des licences professionnelles

Dans une dynamique résolue de revalorisation de l’enseignement supérieur, le Togo s’est engagé dans une entreprise d’envergure avec le lancement, hier, de l’Atelier National de Validation des Programmes Harmonisés de Licence Professionnelle. Organisé au Village du Bénin, niché au cœur du campus de l’Université de Lomé, cet événement se dresse comme une borne essentielle dans la quête d’une élévation significative de la qualité des formations professionnelles. Il s’agit là d’un pas audacieux vers une refonte systémique visant à doter le pays d’un dispositif éducatif à la hauteur des défis contemporains.

Atelier National de Validation : une inauguration empreinte de solennité

En effet, c’est sous la houlette de M. Kanka Malick Natchaba, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, que les travaux ont été officiellement ouverts. Dans une allocution empreinte de gravité, il a mis en lumière la portée stratégique de cette initiative pour l’avenir de la nation. Autour de lui se sont réunis des protagonistes majeurs du paysage éducatif togolais : émissaires des universités publiques, responsables d’établissements privés, figures des ordres professionnels, ainsi que des partenaires internationaux de prestige, tels que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Cette constellation d’expertises illustre l’ampleur et la légitimité de l’élan réformateur impulsé par le gouvernement.

Une ambition au service de la cohérence et de l’employabilité

Portée par la vision clairvoyante de SEM Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République, cette réforme se donne pour mission cardinale d’unifier les contenus pédagogiques des licences professionnelles. Par ailleurs, l’objectif est d’instaurer une évaluation nationale d’une rigueur irréprochable, tout en resserrant les liens entre les savoirs dispensés et les impératifs du marché du travail. Avec plus de 400 formations recensées à ce jour, la nécessité de discipliner cette profusion s’imposait comme une évidence. En harmonisant les curricula, le Togo aspire à forger des diplômés dont les compétences répondent avec acuité aux attentes des employeurs, tout en consolidant la crédibilité des titres décernés.

L'Atelier National de Validation des Programmes Harmonisés de Licence Professionnelle, a été lancé hier au Togo, pour révolutionner Atelier National de Validation : une révision minutieuse de soixante-neuf cursus

Dans cette vaste entreprise, pas moins de soixante-neuf programmes ont été passés au tamis d’une analyse exigeante. Ces parcours, triés parmi les plus déterminants, balayent un spectre impressionnant de disciplines : de l’agronomie à l’informatique, en passant par le génie industriel, le cinéma et l’audiovisuel. Cette pluralité traduit une volonté affirmée d’investir les secteurs névralgiques de l’économie togolaise, tout en les arrimant aux exigences d’un monde en perpétuelle mutation. Chaque programme a été réajusté avec soin, intégrant innovations technologiques et standards internationaux, pour offrir une formation à la fois robuste et visionnaire.

L’OEPS, pivot d’une révolution diplômante

À compter de l’année académique 2025-2026, une métamorphose d’ampleur bouleversera les usages : la délivrance des licences professionnelles sera confiée exclusivement à l’Office des Examens Professionnels du Supérieur (OEPS). Fini le temps où chaque institution forgeait ses propres parchemins ; désormais, cet organisme centralisé deviendra le gardien d’une homogénéité et d’une fiabilité sans faille. Cette évolution signe une rupture décisive avec les pratiques antérieures, posant les jalons d’un système où la transparence et l’excellence deviennent les maîtres-mots.

Des perspectives riches, mais semées d’embûches

Les retombées de cette réforme s’annoncent aussi vastes que prometteuses. Pour les étudiants, elle ouvre la voie à des parcours plus cohérents, taillés sur mesure pour une insertion professionnelle fluide et durable. Pour les recruteurs, elle garantit l’accès à une main-d’œuvre dûment qualifiée, apte à relever les défis du terrain. Pourtant, ce dessein ambitieux ne s’accomplira pas sans heurts. Sa réussite dépendra d’une orchestration sans faille entre les parties prenantes, d’un effort soutenu pour former les formateurs et d’une modernisation des outils pédagogiques. Autant de conditions sine qua non pour que l’édifice tienne ses promesses.

Un horizon en pointillés

En somme, l’Atelier National de Validation, en posant les premières pierres de cette refonte, ouvre un chapitre inédit pour l’enseignement supérieur togolais. Mais quelles empreintes laissera-t-il dans le temps ? Les institutions sauront-elles épouser avec agilité ces bouleversements ? Et cette harmonisation parviendra-t-elle à combler l’abîme entre les bancs de l’université et les réalités du monde professionnel ? Ces interrogations, laissées en suspens, invitent à une réflexion vigilante sur les lendemains de cette réforme. Le Togo, en s’élançant sur cette trajectoire audacieuse, joue une partition dont la résonance reste à écrire, entre espoirs fervents et défis à surmonter.

L’Assemblée nationale donne un nouvel élan à la gouvernance publique avec deux lois audacieuses

Lomé, 26 mars 2025 – Hier, mardi, dans une ambiance empreinte de gravité et de consensus, l’Assemblée nationale togolaise, sous la houlette de Son Excellence Monsieur Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, a entériné à l’unanimité deux projets de loi d’envergure. En effet, ces textes, scrutés et peaufinés lors d’une séance plénière où siégeaient des figures de proue telles que Barcola Essowè Georges, Ministre de l’Économie et des Finances, et Pacôme Adjourouvi, Ministre des Droits de l’homme, redessinent les contours de la gestion publique au Togo. Par ailleurs, le premier revisite la loi n°2012-016 du 14 décembre 2012, qui donna vie à l’Office Togolais des Recettes (OTR), tandis que le second rénove le régime juridique des entreprises publiques, jusque-là régi par une législation datant de 1989. Ces réformes, loin d’être un simple toilettage législatif, ambitionnent de propulser le pays vers une gouvernance plus limpide et performante.

Des réformes nées d’un constat lucide

L’OTR, créé il y a douze ans pour doper la collecte des ressources publiques et en garantir la clarté, a certes affiché des avancées notables. Pourtant, un audit récent a jeté une lumière crue sur des failles béantes dans son ossature institutionnelle et sa gouvernance. Ces imperfections, freins à son plein épanouissement, ont poussé les autorités à réexaminer son cadre légal pour le rendre plus robuste face aux enjeux fiscaux et douaniers d’aujourd’hui.

De son côté, la loi n°90-26 de 1989, qui encadre les entreprises publiques depuis trois décennies et demie, semblait figée dans un passé révolu. Face à l’évolution des normes juridiques nationales, communautaires et internationales, elle peinait à répondre aux impératifs de dynamisme et de transparence. Cette obsolescence criante a conduit à une refonte ambitieuse, puisant dans les pratiques exemplaires des pays de l’OHADA (Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires).

L’Assemblée nationale togolaise adopte à l’unanimité deux lois clés pour moderniser la gouvernance publique, réformant l’OTR Des innovations pour une gouvernance réinventée

L’OTR : un nouveau souffle pour une mission élargie

Le texte revisitant l’OTR introduit des changements qui ne manquent ni d’audace ni de précision. Voici les grandes lignes de cette métamorphose :

  • Un champ d’action élargi : L’Office pourra désormais capter de nouvelles ressources, élargissant ainsi l’assiette fiscale tout en rationalisant ses efforts pour une efficacité accrue.
  • Une gouvernance épurée : exit le conseil de surveillance, place à un Conseil d’administration resserré, aux réunions mieux cadencées. Cette cure d’agilité vise à fluidifier les décisions et à aiguiser la réactivité.
  • Des nominations simplifiées : la désignation du commissaire général, des commissaires et des directeurs s’allègent, offrant également une souplesse inédite dans la gestion des talents.
  • Un contrôle affermi : L’Inspection générale d’État et l’Inspection générale des finances montent en première ligne pour veiller à une transparence sans faille et à une performance irréprochable.

En plus, ces ajustements, puisés aux meilleures sources internationales, dotent l’OTR d’une armure modernisée, apte à défier les tempêtes auxquelles font face les administrations fiscales contemporaines.

Entreprises publiques : un cadre juridique à la hauteur des ambitions

En outre, le second projet de loi, dédié aux entreprises publiques, n’est pas en reste. Il s’agit d’une refonte qui marie rigueur et modernité, avec pour ambition de les hisser au rang des standards mondiaux. Parmi les avancées notables :

  • Une harmonisation judicieuse : le texte s’aligne sur les cadres juridiques nationaux, régionaux et internationaux, offrant ainsi une cohérence salvatrice dans un monde interconnecté.
  • Une quête de performance : en s’inspirant des réussites de l’espace OHADA, il insuffle des pratiques de gouvernance plus strictes, gages d’efficacité et de rentabilité, sans sacrifier la clarté des comptes.

Un écho favorable et des promesses d’avenir dans la gouvernance publique au Togo 

Ces réformes n’ont pas laissé indifférents les acteurs présents. L’honorable Aklesso Atcholi, Président du Groupe parlementaire UNIR, a vanté leur portée pour une gouvernance plus diaphane, appelant ses pairs à les plébisciter sans réserve. Le ministre Barcola Essowè Georges, dans une allocution empreinte de reconnaissance, a salué la profondeur des débats parlementaires : « Ces lois sont des leviers précieux pour concrétiser la vision novatrice du gouvernement en matière de gestion publique. »

Quant au Président de l’Assemblée, Son Excellence Monsieur Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, il y a vu une preuve éclatante de la maturité de l’institution. Il a rendu un vibrant hommage à la clairvoyance du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, dont l’élan pour un Togo uni et florissant guide ces transformations. « Ces adoptions témoignent de notre engagement collectif pour un développement durable », a-t-il martelé, tout en insistant aussi sur l’urgence de textes d’application bien ciselés pour en garantir le succès.

Un pas décisif vers un Togo prospère

En somme, en adoptant ces deux lois, l’Assemblée nationale pose les jalons d’une gouvernance publique rajeunie et fortifiée. L’OTR, désormais mieux armé, et les entreprises publiques, repositionnées dans un cadre juridique affûté, incarnent l’ambition d’un Togo prêt à relever les défis du siècle. Ces réformes, ancrées dans une vision de transparence et d’efficacité, reflètent également l’aspiration du Président Faure Essozimna Gnassingbé à bâtir une nation plus solide et équitable.

Reste un défi de taille : traduire ces textes en actes concrets. La vigilance de l’Assemblée nationale, renforcée par l’avènement du bicaméralisme, sera cruciale pour s’assurer que ces lois ne demeurent pas des promesses sur papier, mais deviennent des moteurs tangibles du progrès togolais.

 

Togo : le Ministre Katari FOLI BAZI en croisade pour les forêts communautaires de Goubi et Bago

Dans les réponses verdoyantes de la préfecture de Tchamba, une silhouette déterminée a foulé le sol le week-end dernier. En effet, Katari FOLI BAZI, Ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières du Togo, a choisi les villages de Goubi et de Bago comme étapes d’une tournée pas comme les autres. Ainsi, loin des bureaux de Lomé, il est venu, porteur d’un message vibrant, tisser une toile de conscience écologique parmi les habitants. De plus, avec les salutations chaleureuses du Président Faure Essozimna Gnassingbé et de la Cheffe du gouvernement Victoire Dogbé en étendard, il a déployé une parole claire : les forêts communautaires, ces sentinelles de verdure, doivent être protégées comme un bien inaliénable.

Le Ministre togolais de l’Environnement, Katari FOLI BAZI, sensibilise les communautés de Goubi et Bago à la préservation de leurs forêts Katari FOLI BAZI : une rencontre au cœur de la nature

D’abord, ce n’était pas une simple escale protocolaire. Effectivement, à Goubi et Bago, le ministre a plongé dans l’âme des lieux, là où les arbres dressent leurs ramures comme des gardiens d’un temps révolu. Ensuite, la tournée, empreinte d’une volonté d’éveiller les esprits, a vu Katari FOLI BAZI dialoguer avec ces communautés qui, depuis des lustres, dansent au rythme des saisons et des chants forestiers. « Ces étendues boisées sont plus que des arbres alignés », a-t-il lancé, la voix teintée d’une ferveur contenue. « Elles sont les veines d’une terre vivante, un bouclier face aux assauts du climat, un refuge pour une faune qui s’éteint ailleurs. »

Le soutien des sommets de l’État

En outre, en émetteur des plus hautes instances, le ministre a transmis les pensées du Président Gnassingbé et du Premier Ministre Dogbé, une marque de solidarité qui ancre cette initiative dans une ambition nationale. « Ils vous saluent et vous encouragent », a-t-il partagé avec une simplicité désarmante, avant d’ajouter : « Leur confiance repose sur vous, sur votre capacité à faire de ces forêts un héritage durable. » Ainsi, ce geste, bien plus qu’une formalité, dessine les contours d’une gouvernance qui mise sur l’union entre les dirigeants et les citoyens pour façonner un avenir vert.

Pourquoi les forêts communautaires comptent

Par ailleurs, le cœur du message de FOLI BAZI battait au rythme d’une urgence écologique. Les forêts de Goubi et de Bago ne sont pas de simples paysages ; elles sont des réservoirs de vie. En plus, elles abritent des espèces que le monde perd à une vitesse alarmante, captent le carbone qui étouffe l’atmosphère et offrent aux villageois des ressources vitales : du bois pour le feu, des remèdes tirés des écorces, des fruits gorgés de soleil. « Les préserver, c’est semer pour demain », a-t-il insisté, ses mots comme des galets jetés dans l’eau, créant des ondes de réflexion parmi son auditoire.

Un appel à l’élan collectif

Cependant, le ministre n’est pas venu les mains vides. Au contraire, au-delà des paroles, il a tendu une invitation : celle de devenir les artisans d’une gestion éclairée de ces espaces. En conséquence, reboisement concerté, pratiques agricoles qui caressent la terre plutôt que de la bénédiction – autant de pistes évoquées pour que les communautés prennent en main les rêves de leur destin environnemental. « Le gouvernement sera votre allié », a-t-il promis, esquissant un partenariat où savoirs ancestraux et appuis modernes pourraient s’entrelacer.

Le Ministre togolais de l’Environnement, Katari FOLI BAZI, sensibilise les communautés de Goubi et Bago à la préservation de leurs forêts Une clôture baignée de lumière

Finalement, quand les ombres du jour ont commencé à s’étirer sur les collines de Tchamba, un vent d’optimisme soufflait sur Goubi et Bago. Ainsi, la présence de Katari FOLI BAZI, tel un phare dans la brume, a laissé derrière elle une empreinte indélébile : celle d’un possible renouveau. De ce fait, ces villages, modestes, mais résolus, pourraient bien devenir les éclaireurs d’un Togo où la nature ne serait plus une ressource à épuiser, mais une alliée à chérir. Et si leurs efforts s’épanouissent, si leurs forêts continuent de chanter sous les étoiles, alors ce week-end marquera le début d’une épopée discrète, mais puissante – celle d’un peuple qui redonne à la terre sa voix et à ses enfants un horizon radieux.