Lomé : le Togo affine sa stratégie sanitaire pour 2025

À Lomé, le Ministre de l’Accès aux Soins et de la Couverture Sanitaire, Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi, a présidé un atelier stratégique consacré à l’examen du rapport annuel de performance 2024. Cette session a permis de valider les avancées majeures du ministère, notamment dans le cadre de l’Assurance Maladie Universelle et du programme WEZOU.

 

Lomé, 8 octobre 2025 – Le Ministre de l’Accès aux Soins et de la Couverture Sanitaire, M. Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi, a présidé, les 2 et 3 octobre 2025, les travaux d’un atelier dédié à l’examen et à la validation du rapport annuel de performance du ministère pour l’exercice 2024. Cette session, qui s’inscrit dans une logique d’auto-évaluation rigoureuse, représente un jalon essentiel pour le renforcement des politiques sanitaires nationales et l’optimisation des services publics de santé.

Bilan et Orientations stratégiques

 

Tout d’abord, les délibérations, menées en présence des principaux acteurs du secteur, ont eu pour vocation d’approuver la version préliminaire du document et d’analyser les avancées réalisées tout au long de l’année écoulée. L’objectif sous-jacent était, par conséquent, de dégager des orientations stratégiques pour l’année 2025, afin de garantir un accès élargi et de qualité aux soins pour l’ensemble de la population togolaise, en ligne avec les engagements gouvernementaux en matière de couverture sanitaire universelle.

 

Réalisations clés et progrès de l’AMU

 

Au fil des échanges, les participants ont passé en revue les réalisations phares du ministère en 2024, avec un accent particulier sur les progrès accomplis dans le cadre de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) et du programme WEZOU. Ces initiatives ont notamment enregistré une augmentation significative du nombre de femmes enceintes bénéficiaires, accompagnée d’une extension progressive du panier de soins disponibles, favorisant ainsi une prise en charge préventive et curative plus inclusive.

De plus, les discussions ont également mis en lumière les investissements consentis en matière d’infrastructures sanitaires et d’équipements modernes, destinés à rehausser les conditions d’exercice des professionnels de santé et l’accueil des patients. Des avancées notables ont été soulignées concernant le renforcement des capacités humaines du secteur, ainsi que l’amélioration de la disponibilité et de la traçabilité des produits pharmaceutiques dans les établissements de soins.

À Lomé, le Togo valide son bilan sanitaire 2024 et fixe les priorités 2025. AMU, infrastructures, soins élargis : vers une couverture santé plus inclusive.
© À Lomé, le Togo valide son bilan sanitaire 2024 et fixe les priorités 2025. AMU, infrastructures, soins élargis : vers une couverture santé plus inclusive.

Détermination à bâtir un système sanitaire équitable

 

À l’issue de ces travaux, un ensemble de recommandations a été formulé pour affiner les approches opérationnelles futures, en tenant compte des leçons tirées de l’année 2024. En concluant l’atelier, M. Tessi a exprimé sa reconnaissance pour l’implication collective des parties prenantes et a réitéré l’engagement ferme du Gouvernement à édifier un système de santé performant, juste et pérenne, accessible à chaque Togolais.

Cette démarche d’évaluation continue témoigne, en définitive, de la détermination des autorités togolaises à consolider les acquis en santé publique et à adapter les politiques aux besoins évolutifs de la population. Les autorités mettront en place des mesures de suivi pour assurer la mise en œuvre effective des orientations retenues, renforçant ainsi la couverture sanitaire et favorisant un développement humain durable.

Université de Kara : Natchaba accélère la modernisation

Le ministre Kanka-Malik Natchaba renforce l’engagement du gouvernement togolais pour un enseignement supérieur d’excellence. En visitant le chantier du Campus Nord de l’Université de Kara, il évalue les progrès, échange également avec les équipes techniques et rappelle l’impératif de qualité et de rigueur.

 

 

Lomé, 7 octobre 2025 – Le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, M. Kanka-Malik Natchaba, a effectué, le lundi, une visite de travail sur le chantier de construction des infrastructures administratives et pédagogiques du Campus Nord de l’Université de Kara. Cette inspection, menée sur le site en cours d’aménagement, visait à évaluer personnellement l’état d’avancement des travaux et à s’assurer de leur exécution dans les meilleures conditions.

Évaluation des progrès et échanges techniques

 

Dès son arrivée, le Ministre a rencontré la Présidente de l’Université de Kara, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou, qui lui a présenté les différentes zones du projet et l’a personnellement guidé à travers chacune d’elles. Il a ainsi pu observer de près les édifices en phase de réalisation et s’entretenir avec les techniciens et les ingénieurs responsables. En effet, Ces échanges ont permis d’apprécier l’engagement collectif des acteurs impliqués et de confirmer le respect des normes techniques et des échéances prévues.

Le ministre Kanka-Malik Natchaba inspecte les travaux du Campus Nord de l’Université de Kara. Objectif : garantir qualité, délais et faire émerger un pôle d’excellence académique au Togo.
© Le ministre Kanka-Malik Natchaba inspecte les travaux du Campus Nord de l’Université de Kara. Objectif : garantir qualité, délais et faire émerger un pôle d’excellence académique au Togo.

Rappel des exigences de délai et de qualité

 

S’exprimant sur place, M. Natchaba a exprimé sa pleine satisfaction quant aux progrès accomplis, saluant les efforts déployés par les équipes pour maintenir un rythme soutenu. Toutefois, il a rappelé l’importance impérative de respecter scrupuleusement les délais impartis et les standards de qualité, afin de garantir la durabilité et l’efficacité des installations.

« Ces infrastructures constituent un investissement stratégique pour l’avenir de notre enseignement supérieur », a-t-il déclaré, soulignant le rôle pivotal de ces réalisations dans le renforcement des capacités d’accueil de l’université et l’amélioration significative des conditions d’études et de vie des étudiants.

Université de Kara : un pôle d’excellence régional

 

Ce projet, qui inclut des bâtiments dédiés à l’enseignement, à la recherche et à l’administration, s’inscrit dans la vision plus large de modernisation du paysage universitaire togolais. Une fois achevé, il permettra non seulement d’accueillir davantage d’étudiants, mais aussi de favoriser un environnement propice à l’innovation et à l’excellence académique.

Finalement , la visite du Ministre Natchaba illustre l’engagement ferme du Gouvernement togolais en faveur du développement des infrastructures d’enseignement supérieur. Elle réaffirme la volonté de faire de l’Université de Kara un pôle d’excellence régional, au service de la formation des élites et du progrès scientifique national. Par conséquent, des mesures de suivi seront maintenues pour assurer la finalisation harmonieuse du chantier dans les meilleurs délais.

Robert Dussey contre les infox : riposte diplomatique

Face à une vidéo virale accusant faussement son fils d’avoir été arrêté aux États-Unis avec 12 milliards de FCFA, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, réagit avec fermeté. Il dément catégoriquement les allégations, annonce des poursuites judiciaires et appelle à une régulation stricte de l’espace numérique

 

Lomé, 7 octobre 2025 – La diffusion d’une vidéo mensongère ciblant une haute personnalité politique peut-elle déstabiliser une carrière diplomatique à l’échelle internationale ? C’est dans ce contexte que le Professeur Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, a réagi avec fermeté. Ainsi, dans un communiqué officiel publié ce mardi, il a démantelé point par point une rumeur virulente qui a circulé sur les réseaux sociaux depuis le 5 octobre.

La controverse repose sur une accusation : des rumeurs prétendent que les autorités américaines ont interpellé le fils du ministre en possession de 12 milliards de FCFA (environ 21 millions de dollars), insinuant que ces fonds proviendraient d’une source illicite. Par conséquent, le ministre a catégoriquement réfuté cette information, annonçant des poursuites judiciaires immédiates contre l’auteur de la publication initiale, identifié comme Sylvain Dodji Afoua, alias @EgountchiLdna sur X.

 

Robert Dussey : démenti formel et qualifications pénales

 

Egountchi Behanzin a posté une vidéo dans laquelle il accuse gravement le ministre :

« Ton fils a été arrêté aux États-Unis avec plus de 21 millions de dollars, soit environ 12 milliards de francs CFA. » Il interpelle directement : « Un mot là-dessus ? Les Togolais veulent savoir comment il a obtenu une telle fortune. Est-ce l’argent volé au peuple togolais, ou celui de la drogue que tu transporterais en profitant de ton immunité diplomatique ? »

En réponse, le Ministre Dussey a qualifié cette allégation

d’« entièrement inventée, fausse et diffamatoire ». Il a clarifié sa position sur son compte officiel, assurant : « Aucun membre de ma famille n’a été arrêté, détenu ou poursuivi en justice, ni aux États-Unis ni ailleurs ».Il a poursuivi en dénonçant un « acte délibéré et malveillant, une pure dénonciation calomnieuse » visant à entacher son honneur et celui de sa famille. Pour le Ministre, ces déclarations sont « erronées, diffamatoires et totalement infondées ».

 

Menace de poursuites contre les relais de l’information

 

Le ministre des Affaires étrangères a affirmé sa volonté d’assainir l’espace public et a mis en garde sévèrement quiconque se ferait l’écho de cette fausse nouvelle.

« Des poursuites judiciaires appropriées seront engagées contre toute personne ou tout média qui diffuserait ou répéterait ces erronées allégations », a-t-il prévenu avec détermination.

Cependant, sur X, l’accusateur initial a maintenu l’échange dans une joute judiciaire en temps réel. De plus, dans un pays où les réseaux sociaux sont devenus un nouveau champ de bataille politique, cette affaire met en lumière la guerre globale contre les infox. La propagation de fausses nouvelles est une infraction pénale ; le Ministre Dussey entend faire de ce cas un exemple pour dissuader les auteurs de calomnie en ligne.

En conclusion, face au cyber-harcèlement, le Ministre Dussey adopte une posture de transparence et de rigueur légale pour préserver son intégrité. Cette démarche pourrait servir de précédent pour d’autres personnalités publiques togolaises confrontées aux rumeurs virales. Alors que l’entrepreneuriat et les activités économiques au Togo connaissent un plein essor, ces fausses allégations ne font que perturber le climat de confiance.

UNESCO : Khaled el-Enany élu pour réinventer l’héritage mondial

L’UNESCO Ouvre un Nouveau Chapitre : Khaled el-Enany, Archéologue et Diplomate Culturel Égyptien, Prend la Tête de l’Organisation avec une Vision Audacieuse. Face aux Défis Climatiques, Numériques et Géopolitiques, il Incarné un Leadership Capable de Faire de la Culture un Levier Stratégique pour la Paix, l’Éducation et la Résilience Mondiale.

 

Lomé, 7 octobre 2025 – La nomination d’une figure éminente de l’archéologie et de la diplomatie culturelle à la tête d’une institution mondiale pourrait-elle renforcer la gestion de notre héritage face aux défis numériques et climatiques ? C’est désormais officiel : le lundi 6 octobre 2025, le Conseil exécutif a élu l’Égyptien Khaled el-Enany, 54 ans, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). De fait, il a obtenu un soutien massif du Conseil exécutif, recueillant 55 voix contre 2 pour son rival congolais, Firmin Edouard Matoko.

En outre, en devenant le premier Égyptien et le premier Arabe à accéder à cette fonction prestigieuse, il succède à la Française Audrey Azoulay (en poste depuis 2017). Par conséquent, il prendra ses fonctions à la mi-novembre, suite à la validation formelle de sa nomination par la Conférence générale.

 

Khaled el-Enany : un profil expert face aux enjeux mondiaux

 

Khaled el-Enany, est actuellement professeur d’égyptologie à l’Université égyptienne d’Helwan (où il enseigne depuis plus de 30 ans), egalement professeur d’archéologie et ancien ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités (de 2019 à 2022), incarne une figure universitaire respectée. Durant son mandat, il a supervisé de vastes missions archéologiques et orchestré des expositions qui ont renforcé le rayonnement international du patrimoine égyptien. De plus, il a dirigé l’ouverture du Grand Musée Égyptien du Caire et piloté le redressement du secteur touristique après la pandémie, démontrant ainsi ses compétences en gestion de crise et en diplomatie culturelle.

C’est pourquoi, aujourd’hui, il prend la direction de l’UNESCO avec un profil solide pour aborder les dossiers cruciaux de l’organisation :

  • Défendre la liberté académique contre les menaces de censure.
  • Sécuriser le patrimoine mondial face aux conflits armés et aux impacts du réchauffement climatique.
  • Moderniser les systèmes éducatifs à l’ère de l’intelligence artificielle et des algorithmes.
  • Promouvoir le multilinguisme afin que toutes les cultures et voix à travers le monde se fassent entendre.

 

Réactions internationales et perspectives

 

Sur la plateforme X, l’annonce a suscité un vif enthousiasme : l’Égypte a officiellement salué cette victoire avec fierté, Cuba (par la voix de son ministre Bruno Rodríguez) a exprimé ses félicitations, et les pôles africains ont souligné le « renforcement des voix arabes et continentales » au sein des instances multilatérales. Malgré tout, cette élection, dépourvue de controverse majeure, insuffle une énergie positive à l’UNESCO, une organisation souvent confrontée à des contraintes budgétaires dans un contexte d’urgences planétaires croissantes.

En conclusion, avec Khaled el-Enany à la barre, l’organisation se positionne pour faire de la culture un vecteur puissant et inclusif : plus intégrée à la technologie et apte à fédérer les nations autour d’une vision renouvelée de l’héritage humain. Ainsi, cette nouvelle direction représente une opportunité majeure de rendre le patrimoine mondial pertinent et engageant pour la société contemporaine.

Togo : la HAAC sonne l’alerte sur les dérives numériques

La HAAC et le parquet de Lomé unissent leurs voix pour encadrer les dérives sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué officiel, l’autorité appelle les journalistes et médias à une vigilance renforcée face aux discours haineux et aux propos injurieux.

 

Lomé, 7 octobre 2025 – La diffusion d’une publication virulente sur les réseaux sociaux peut-elle désormais mener à une convocation judiciaire ? Au Togo, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) alerte la profession. Dans un communiqué officiel publié ce mardi , l’instance de régulation exprime son inquiétude face à la prolifération des propos injurieux et des discours haineux qui nuisent à l’espace numérique. Cette démarche fait écho à l’avertissement solennel lancé quelques jours plus tôt par le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Lomé, soulignant une coordination manifeste entre l’autorité judiciaire et l’instance de régulation pour assainir le débat en ligne et garantir l’ordre public numérique.

 

Renforcement de la responsabilité des journalistes et des médias

 

Présidée par Pitalounani Telou, la HAAC s’adresse spécifiquement aux professionnels du secteur : elle appelle les journalistes et les médias à une vigilance et à une responsabilité maximales. Le communiqué est sans ambiguïté : les avertissements légaux ne se limitent pas aux usages privés des plateformes comme X ou Facebook, mais engagent également la responsabilité professionnelle des acteurs médiatiques. En tant qu’intermédiaires influents, leur rôle est crucial et une obligation déontologique accrue leur incombe pour éviter la propagation de contenus préjudiciables. L’objectif est de transformer les fils d’actualité en espaces de débats constructifs, où l’information vérifiée prévaut sur l’injure et où la paix sociale n’est pas compromise.

 

La HAAC : les impératifs déontologiques et légaux

 

L’autorité rappelle les principes fondamentaux qui encadrent la profession : le respect strict du Code de la presse et des communications, de la loi régissant la HAAC et du Code de déontologie des journalistes.

Les exigences sont précises :

  • Vérification rigoureuse des faits avant toute publication (afin d’éviter la diffusion de fausses informations).
  • Protection stricte de la vie privée des individus.
  • Proscription absolue des contenus incitant à la haine raciale, ethnique ou religieuse, ainsi que de l’apologie du terrorisme.

De surcroît, la HAAC exhorte les médias à ne pas se faire l’écho des rumeurs circulant sur les réseaux, mais à privilégier l’investigation, la recoupe des sources et la confirmation. Car la préservation de la dignité humaine et de l’ordre public n’est pas optionnelle pour la presse, mais constitue une mission essentielle.

 

Liberté d’expression versus infraction pénale

 

Certes, la HAAC réaffirme que la liberté de la presse est un droit sacré, inscrit dans la Constitution togolaise comme un pilier démocratique. Toutefois, elle rappelle que ce droit s’exerce « dans le respect des lois de la République et des règles déontologiques qui fondent la crédibilité et l’honneur de la profession ».

En clair, l’injure et l’appel à la haine ne bénéficient d’aucune protection au titre de la liberté d’expression ; ils constituent des infractions pénales passibles de poursuites judiciaires. Dans un Togo où les plateformes numériques sont au cœur des débats, cette clarification envoie un signal fort : il faut encourager l’innovation digitale, mais jamais au détriment de la cohésion sociale.

Cette offensive coordonnée entre les pouvoirs judiciaire et régulateur marque une volonté d’assainissement de l’espace numérique. Journalistes, cet appel à l’ordre est un rappel de votre rôle fondamental : œuvrer pour un web qui unit et informe plutôt que de diviser.

SIALO 2025 : l’agriculture togolaise passe à l’innovation

Le 12ᵉ Salon International de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire (SIALO 2025 ) s’impose comme le carrefour stratégique de la transformation agricole en Afrique de l’Ouest.

 

Lomé, 7 octobre 2025 – Et si l’intégration de la haute technologie au secteur primaire pouvait transformer une semaine d’échanges en un puissant levier de croissance ? Le 12ᵉ Salon International de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire (SIALO) tiendra ses assises du 14 au 20 octobre 2025 au CETEF Togo 2000. Le thème retenu cette année, « La transformation durable pour un système alimentaire », constitue un appel stratégique essentiel dans un contexte mondial où la sécurité alimentaire et la valorisation de la production locale sont des préoccupations primordiales.

 

Un carrefour stratégique pour la compétitivité

 

Heatson Tito Atikpo, commissaire général du SIALO, a affirmé sans ambages : « L’objectif demeure de rassembler tous les acteurs de la chaîne de valeur agricole afin de renforcer la résilience et la compétitivité du secteur. » Cette approche est d’autant plus pertinente que les aléas climatiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales exigent une adaptation rapide. Ce salon ne se limite pas à un simple événement ; il se positionne comme un laboratoire d’idées pour repenser le secteur agricole togolais sous l’angle de l’écologie et de la rentabilité.

Comme chaque année, le SIALO réunit les figures emblématiques du secteur : agriculteurs expérimentés, entrepreneurs visionnaires, chercheurs et institutions influentes. Au programme des thématiques clés, on retrouve l’irrigation durable (visant l’optimisation des ressources hydriques), la mécanisation pour accélérer les récoltes et la modernisation des chaînes de transformation afin de maximiser la valeur ajoutée des produits locaux.

Par ailleurs, la dimension internationale est fortement affirmée : des délégations officielles du Niger, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Tchad sont attendues pour des échanges régionaux qui renforcent la coopération ouest-africaine, puisque l’agriculture est intrinsèquement un domaine d’action collective.

 

SIALO 2025 : valorisation du « Made in Togo » et opportunités de partenariats

 

Depuis plus d’une décennie, le SIALO s’est imposé comme la plateforme incontournable pour valoriser les filières agricoles togolaises. Avec plus de 500 exposants venus d’une quinzaine de pays et 5000 visiteurs affluant à chaque édition, il constitue la vitrine ultime du « made in Togo » : du manioc transformé en produits de consommation modernes aux engrais biologiques qui concilient écologie et efficacité. Il n’est donc pas surprenant que ce salon soit devenu le lieu privilégié pour le réseautage, l’innovation et la conclusion d’accords qui dynamisent les filières.

Le programme 2025 s’annonce dense et ciblé : des panels thématiques sur le riz (avec une journée dédiée, le « Rice Day », pour célébrer cet aliment fondamental), l’élevage résilient et le maraîchage connecté ; des rencontres B2B (Business-to-Business) visant à établir des partenariats stratégiques ; et des espaces dédiés où les innovations technologiques sont présentées. Que l’on soit producteur émergent ou investisseur à la recherche de la prochaine valeur agro-industrielle, cet événement représente une occasion unique de s’immerger dans un écosystème en pleine effervescence.

 

Un catalyseur pour l’avenir et la sécurité alimentaire

 

En définitive, le SIALO 2025 s’annonce comme un catalyseur majeur non seulement pour l’agriculture togolaise, mais pour l’ensemble du marché ouest-africain. Au-delà de la simple vitrine commerciale, l’événement remplit une fonction stratégique : celle de laboratoire de résilience, où l’intégration de l’innovation et des solutions durables permet d’adresser de front les impératifs de la sécurité alimentaire.

Les retombées concrètes des panels sur la mécanisation et l’élevage résilient, couplées aux opportunités de financement offertes lors des rencontres B2B, devraient accélérer la transformation structurelle des filières, alignant ainsi le secteur primaire togolais sur les standards de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

L’enjeu est clair : faire de l’agriculture non plus un secteur de subsistance, mais un moteur de croissance pérenne et inclusif. Le rendez-vous de Lomé est, par conséquent, plus qu’un salon ; il est une déclaration d’intention qui engage le Togo et ses partenaires régionaux sur la voie d’une souveraineté alimentaire durable. Le succès de cette édition mesurera la capacité du continent à concilier tradition et haute technologie au service d’un développement harmonieux.

Êtes-vous prêt à saisir cette opportunité d’établir des connexions, de vous inspirer et, potentiellement, de révolutionner votre propre chaîne de valeur ?

Togo : plus de 11 000 nouvelles entreprises créées en neuf mois

Le Togo vit une effervescence entrepreneuriale sans précédent : plus de 11 000 entreprises créées en neuf mois, portées par une jeunesse inventive et un leadership féminin en pleine ascension.

 

Lomé, 7 octobre 2025 – La vitalité entrepreneuriale peut-elle devenir le moteur d’une transformation économique nationale ? Au Togo, cette hypothèse est désormais une réalité tangible : plus de 11 000 nouvelles entreprises ont été enregistrées en seulement neuf mois, traduisant un élan entrepreneurial exceptionnel porté par une jeunesse audacieuse. Il s’agit d’une véritable vague de créativité impliquant des développeurs d’applications éco-responsables, des créatrices de mode qui valorisent les tissus locaux à travers des collections innovantes et des agripreneurs qui transforment les matières premières agricoles en produits exportables. Ce phénomène marque le nouveau visage du Togo, qui innove, crée de la valeur et réinvente son économie nationale, un projet après l’autre.

 

11 000 nouvelles entreprises : le fruit des réformes structurelles et de la modernisation

 

Cet essor n’est pas fortuit. Il est le résultat d’une décennie de réformes structurelles orchestrées par le Gouvernement Togolais. Ces réformes ont permis de simplifier drastiquement les procédures administratives, de renforcer l’accompagnement des porteurs de projets (notamment par le mentorat et les fonds d’amorçage) et de moderniser le climat des affaires pour en faire un terreau fertile aux opportunités.

Par conséquent, le Togo s’affirme comme une plateforme propice à l’initiative privée : chaque idée, de l’atelier initial au conseil d’administration, peut potentiellement se muer en projet évolutif et pérenne. Selon les statistiques récentes, cette dynamique créative révèle une détermination farouche – celle d’une génération, principalement Z et millennials, qui refuse le statu quo et mise sur l’innovation pour propulser la croissance économique togolaise.

L’ascension du leadership féminin

 

Un autre aspect notable de cette dynamique est la montée en puissance de l’entrepreneuriat féminin. Des femmes ont fondé plus de 3 000 de ces nouvelles entités, un indicateur éclatant d’un leadership qui s’impose avec assurance dans l’arène économique.

Des cheffes d’entreprise qui développent des solutions de fintech pour les marchés ruraux, aux artisanes qui transforment les déchets plastiques en bijoux éthiques, elles conjuguent audace et impact social. Ceci illustre l’égalité de genre en action : l’équité n’est plus un simple slogan, mais le carburant d’une économie résolument inclusive. Ces entrepreneures non seulement créent, mais inspirent, développent leurs réseaux professionnels et font évoluer leurs entreprises à grande échelle, prouvant que le futur du commerce togolais est fortement teinté par le pouvoir féminin.

 

 Un incubateur géant

 

En somme, le Togo ne se définit plus uniquement comme un hub logistique ou agricole ; il est devenu un incubateur géant où l’envie d’entreprendre se manifeste avec force. Grâce à ces réformes qui facilitent l’accès au financement et aux marchés, les obstacles à la création d’entreprise s’amenuisent, et les opportunités se multiplient. Que vous soyez un jeune développeur avec une application en phase bêta ou un visionnaire en quête d’expansion, ce terreau fertile est prêt à accueillir et à magnifier votre potentiel.

Togo : 44 conteneurs saisis à déballer en enchères explosives demain !

L’Office Togolais des Recettes met à l’adjudication quarante-quatre conteneurs de marchandises saisies ou abandonnées dès le 8 octobre au Port de Lomé, transformant ainsi les ventes aux enchères en levier stratégique.

 

Lomé, 7 octobre 2025 – Et si la liquidation d’actifs dormants devenait un levier de croissance pour l’entrepreneuriat ? L’Office Togolais des Recettes (OTR) annonce la tenue d’une vente aux enchères publiques, axée sur la transparence, à la Direction des Opérations Douanières du Port Autonome de Lomé. L’événement débute le mercredi 8 octobre et se poursuivra les jours suivants. En effet, l’OTR proposera à l’adjudication quarante-quatre conteneurs renfermant des marchandises saisies ou abandonnées, offrant ainsi une opportunité significative aux opérateurs économiques avertis et aux particuliers en quête d’acquisitions avantageuses. Par conséquent, cette initiative a pour objectifs majeurs de désengorger les infrastructures portuaires, de renforcer la transparence des procédures et, fondamentalement, de mobiliser des recettes publiques.

 

Fluidité et rentabilité : Le double impératif stratégique

 

L’OTR ne transige pas sur ses objectifs : en premier lieu, ces ventes aux enchères, organisées de manière récurrente, portent sur les biens en souffrance sous douane ou confisqués pour irrégularités. Du textile exotique aux équipements de haute technologie, et même des denrées susceptibles de relancer certaines filières locales, un large éventail de lots est présenté.

La stratégie poursuivie est triple :

  • Premièrement, fluidifier le trafic portuaire en libérant l’espace occupé par les biens non dédouanés.
  • Deuxièmement, renforcer la confiance des acteurs économiques, car la transparence est un gage de bonne gouvernance des affaires.
  • Enfin, mobiliser des recettes fiscales qui sont essentielles à l’irrigation de l’économie togolaise.

C’est pourquoi dans un pays où le Port de Lomé s’affirme comme un hub ouest-africain en pleine expansion, cette démarche constitue une manœuvre stratégique conjuguant efficacité logistique et rentabilité fiscale.

44 Conteneurs  :  Modalités de participation et rigueur du processus

 

Les modalités de participation sont formelles : tout d’abord, les participants doivent acquérir une quittance non remboursable de   FCFA pour accéder à la vente, laquelle fait office de droit d’entrée.

Ensuite, une fois l’adjudication prononcée, l’adjudicataire doit effectuer le règlement au comptant sur place, incluant une majoration de des frais légaux, et doit procéder à l’enlèvement immédiat des lots adjugés. Toutefois, l’OTR insiste sur la rigueur du calendrier : ainsi, tout retard au-delà de le jour de l’adjudication entraînera l’annulation de la vente et la perte des droits. La position de l’OTR est sans équivoque : « Aucune réclamation ne sera prise en compte après l’adjudication. » Cette procédure, qui se veut rapide et implacable, s’aligne sur la volonté du Togo d’accélérer la digitalisation et la fluidité des affaires.

De surcroît, ces ventes aux enchères ne constituent pas un acte isolé ; au contraire, l’OTR les inscrit dans un rituel visant à assainir les stocks dormants et à injecter des liquidités dans le circuit économique. Le résultat escompté est qu’elles rendent le port plus aéré, permettent aux entrepreneurs de réaliser des acquisitions inattendues, et apportent plus de vitalité à l’économie. Que l’on soit un importateur-exportateur en quête d’opportunités ou bien un particulier à la recherche d’un lot intéressant, le Port de Lomé représente, à cette date, un lieu d’investissement majeur.

Êtes-vous prêt à saisir votre part de ces opportunités économiques au Togo ?

Togo : L’Activiste Grâce Bikoyi placé sous mandat de dépôt

Une vidéo, un mandat de dépôt : Grâce Bikoyi, sage-femme et militante, paie le prix fort pour avoir dénoncé la gouvernance togolaise.

 

Lomé, 7 octobre 2025 – La rapidité avec laquelle une critique publique, formulée via une vidéo en ligne, peut entraîner une incarcération, révèle la brutalité de la situation pour les voix dissidentes au Togo. C’est dans ce contexte que Grâce Koumayi Bikoyi, sage-femme de 35 ans, mère de deux enfants et militante reconnue pour son franc-parler, a été placée sous mandat de dépôt.

Les forces de sécurité l’ont interpellée le vendredi 3 octobre 2025 à son domicile d’Agoè-Nyivé, devant ses enfants, avant de la placer en garde à vue au Service Central de Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC). Puis, dans l’après-midi du lundi 6 octobre, présentée au procureur de la République, elle s’est vu notifier un mandat de dépôt pour des charges extrêmement lourdes : appel à la révolte et tentative d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État. Par conséquent, ces accusations, qui sont dignes d’une procédure d’exception, ont conduit à sa reconduite au SCRIC en attendant son transfert à la prison civile de Lomé.

 

Grâce Bikoyi : la répression d’une voix critique

 

D’ailleurs, cette interpellation n’est pas un événement isolé ; elle marque la deuxième fois que l’expression de Grâce Bikoyi est muselée par l’appareil sécuritaire togolais. En effet, les forces de l’ordre l’avaient déjà interpellée le 6 juin 2025 lors d’une manifestation du Mouvement du 6 juin (M66) contre le régime, où elle aurait subi des traitements « cruels, inhumains et dégradants » avant qu’elles ne la relâchent.

Sur les réseaux sociaux, où elle jouit d’une large audience en tant qu’influenceuse engagée, ses publications et vidéos critiquent sans concession la mauvaise gouvernance : de l’absence de réaction face aux déclarations du ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, à l’ONU, aux appels en faveur d’une véritable alternance politique. « Silence does not protect us » (Le silence ne nous protège pas), a-t-elle lancé dans une vidéo devenue virale sur la plateforme X juste avant son arrestation – un réquisitoire direct contre l’illusion d’un régime qui étouffe les critiques sous couvert de « sûreté nationale ».

 

Indignation et mobilisation de la société civile

 

Les sources judiciaires restent évasives, affirmant que ces accusations, brandies comme un bouclier anti-dissidence, visent à « protéger l’ordre public ». Cependant, pour les observateurs, il s’agit d’une tentative manifeste de mise sous silence.

C’est pourquoi sur X, l’indignation a généré une vague de réactions virales. « Ce n’est plus de la justice, c’est de l’intimidation », a tweeté Marthe Fare, présidente de PEN International au Togo, appelant instamment à la libération de l’activiste. De même, Nathaniel Olympio, du front « Touche Pas à Ma Constitution », a dénoncé la « criminalisation de la contestation » et exigé sa libération immédiate et inconditionnelle.

Zeus Komi Aziadouvo a repris cet écho en déclarant : « La courageuse Grâce Bikoni Koumayi de nouveau arrêtée », avec des interpellations d’Amnesty International et de l’ONU pour alerter sur les violations des droits humains. Ainsi, en quelques heures, les hashtags ont connu un pic, transformant son cas en symbole de la jeunesse togolaise qui refuse le mutisme face à un système verrouillé.

Néanmoins, au-delà de l’agitation numérique, c’est une professionnelle de la santé publique, une sage-femme qui œuvre en première ligne, qui paie un prix élevé. La personne qui sauve des vies en salle d’accouchement se retrouve désormais à lutter pour sa propre liberté. Par conséquent, placée sous mandat de dépôt, elle attend dans l’incertitude.

Dans un Togo où le gouvernement met en avant les réformes économiques, cette affaire jette une ombre crue sur l’état de la liberté d’expression. Dès lors, la question demeure : peut-on innover et critiquer sans risquer l’incarcération ? Jusqu’où s’étendra cette spirale de la répression ?

Fiscalité 2026 : le Nigéria taxe le travail du sexe

Le Nigéria franchit un cap inédit : à partir de janvier 2026, les revenus issus du travail du sexe seront soumis à l’impôt. Une réforme controversée qui élargit l’assiette fiscale aux secteurs informels, tout en soulevant des débats éthiques sur la reconnaissance économique et la criminalisation persistante.

 

Lagos, 6 octobre 2025 – Le gouvernement nigérian franchit une étape novatrice en matière de politique fiscale, en imposant la déclaration et la taxation des revenus issus du travail du sexe à compter du 1ᵉʳ janvier 2026. Taiwo Oyedele, président du Comité présidentiel sur la politique et les réformes fiscales, a annoncé cette mesure lors d’une session de sensibilisation tenue à Lagos. Celle-ci s’inscrit dans une vaste refonte des lois fiscales visant à élargir l’assiette imposable sans distinction d’activité professionnelle. Il a affirmé que l’État doit imposer tout revenu, quelle que soit la nature du service fourni, et a souligné que les nouvelles dispositions n’excluent aucun secteur informel, y compris les « runs girls » ou travailleuses du sexe.

 

Un élargissement de l’assiette imposable pour tous les secteurs

 

Cette initiative repose sur le principe fondamental d’une fiscalité inclusive, où tous les gains monétaires générés sur le territoire national sont assujettis à l’impôt, à l’instar des professions formelles comme le commerce ou les services numériques. Les autorités précisent que cette mesure ne saurait légaliser la prostitution, qui demeure illégale au Nigéria, mais cible uniquement les revenus afin qu’ils contribuent au budget de l’État.

Par ailleurs, cette taxation s’applique également à d’autres acteurs informels, tels que les influenceurs sur les réseaux sociaux ou les collecteurs de déchets (« agberos »), illustrant une volonté de rationaliser le système fiscal dans un pays où l’économie informelle représente une part substantielle du PIB.

Un rapport de 2024 met en lumière l’ampleur économique de ce secteur : à Lagos seulement, les dépenses liées aux relations sexuelles transactionnelles ont atteint environ 661 milliards de nairas, dont près de la moitié a directement bénéficié aux travailleuses du sexe. Ces fonds servent souvent à soutenir des familles, à financer l’éducation des enfants ou à couvrir des frais médicaux, dans un contexte de chômage élevé et de pauvreté touchant particulièrement les femmes. De ce fait, cette activité constitue pour de nombreuses Nigérianes un moyen de survie économique face à des opportunités limitées.

 

Implications sociales et éthiques d’une mesure controversée

 

Au-delà de son volet strictement fiscal, cette réforme soulève des débats profonds sur les plans social et moral. Des défenseurs des droits des travailleuses du sexe y voient une reconnaissance implicite de leur contribution à l’économie, ce qui pourrait potentiellement ouvrir la voie à une meilleure visibilité et à une protection accrue contre les abus et l’exclusion. Cependant, elle interroge l’hypocrisie perçue d’un État qui criminalise la prostitution tout en la taxant, comme l’illustre l’ironie soulevée par certains observateurs : « On peut aller en prison pour prostitution le matin et recevoir un avis d’imposition l’après-midi. »

Le public réagit de manière contrastée : certains saluent cette mesure comme équitable pour combler les déficits budgétaires, tandis que d’autres la dénoncent comme hypocrite ou stigmatisante, et craignent qu’elle expose davantage ces femmes à des poursuites judiciaires. À cet égard, le Nigéria se distingue comme pionnier en Afrique, où aucun pays n’a encore mis en place un système formel de taxation du travail du sexe en tant qu’activité économique.

 

Le Nigéria : Perspectives pour une fiscalité plus inclusive

 

Signées récemment par le président Bola Tinubu, ces réformes fiscales entreront en vigueur en janvier 2026 et visent à moderniser un système souvent critiqué pour son opacité. Elles pourraient générer des recettes supplémentaires substantielles, tout en posant les bases d’un dialogue national sur les droits des travailleurs informels.

Les autorités appellent à une sensibilisation accrue pour assurer une mise en œuvre fluide, tandis que les organisations de la société civile plaident pour des mesures complémentaires en matière de protection sociale. En définitive, cette décision inédite pourrait redéfinir les contours de l’économie nigériane, en intégrant ses marges les plus vulnérables au tissu fiscal national.