Lomé, 27 novembre 2025 – La quatrième et dernière session ordinaire de l’année 2025 du conseil municipal de Golfe 2 (Bè-Kpota) s’est ouverte mardi au siège de la mairie, sous la présidence effective du Maire Kpadé Koffi Gbékandé. Comme chaque année à cette période, cette session est exclusivement consacrée à l’examen et à l’adoption du budget primitif 2026 de la commune, l’un des moments les plus stratégiques pour ses 180 000 habitants.
Une forte mobilisation pour la redevabilité
La cérémonie d’ouverture a réuni un parterre d’autorités, notamment le Secrétaire général de la préfecture du Golfe, les responsables des forces de sécurité, les présidents des comités de développement de quartier (CDQ) et l’ensemble des 33 conseillers municipaux.
Dans son discours, le maire Kpadé a insisté sur trois maîtres-mots : synergie, transparence et résultats concrets. « Nous devons travailler main dans la main, élus, cadres et citoyens, pour transformer réellement le visage de Golfe 2 », a-t-il lancé. De plus, il a rappelé aux conseillers leur devoir de reddition de comptes « pour que chaque franc dépensé soit justifié et utile ». Il a aussi rendu hommage au chef de l’État, Faure Gnassingbé, car sa vision politique a permis le renforcement des moyens des communes.
Un budget 2026 attendu en nette hausse
Le représentant du Préfet a salué la tenue de cette session budgétaire, « moment décisif où se dessine l’avenir immédiat de la commune ». Il a souhaité un budget « réaliste, ambitieux mais surtout orienté vers l’amélioration du cadre de vie et l’inclusion des plus vulnérables ». « L’intérêt collectif doit guider chaque décision », a-t-il martelé.
Au menu des prochains jours : adoption du règlement intérieur révisé, mise en place des commissions permanentes et, point d’orgue, l’étude détaillée et le vote du budget primitif 2026. Bien que les chiffres exacts n’aient pas encore filtré, plusieurs sources internes évoquent une enveloppe en nette hausse par rapport à 2025, portée notamment par l’augmentation des transferts de l’État et la mobilisation accrue des recettes propres.
Golfe 2 veut consolider sa place de « commune de référence ».
Ces dernières années, Golfe 2 s’est illustrée par des chantiers visibles (voiries, marchés modernes, éclairage public). C’est pourquoi le maire et son équipe espèrent faire de 2026 l’année de la consolidation de ces acquis, avec des projets phares autour de l’assainissement pluvial, de la jeunesse et de l’emploi féminin.
Les travaux se poursuivent à huis clos. Le vote final du budget aura lieu en fin de semaine. À Golfe 2, on ne cache pas l’ambition : rester la commune populaire la plus dynamique de Lomé et prouver que la décentralisation peut changer concrètement le quotidien des habitants. En définitive, le budget 2026 sera le prochain test grandeur nature.
Aného, 27 novembre 2025 – Quatre ans après la disparition tragique de Togbé Ahuawoto Savado Zankli Lawson VIII, le trône ancestral des Akangban à Aného reste le théâtre d’une querelle familiale explosive. Dans une missive incendiaire qui circule depuis hier, le Prince Latévi Bonéro Bêtum-Lawson dénonce une « régence trafiquée » orchestrée par les frères du défunt roi et le régent en exercice. Ces allégations graves de pillage, de falsification des coutumes et de collusion politique pourraient bien enflammer la ville historique.
Aného : un deuil suspect et une régence contestée
Tout remonte à l’été 2021. Le roi Lawson VIII, qui avait régné 19 ans sur le royaume de Lolan, s’éteint le 30 juillet. Toutefois, selon le Prince Bonéro, les circonstances de cette mort seraient loin d’être claires. « Des divergences anciennes avaient éloigné les frères du roi, pourtant ils réapparaissent soudainement, imposant des décisions médicales sans consulter le conseil du trône », écrit-il.
Pire encore, dès l’annonce du décès, le chaos s’installe. Le prince dépeint une nuit de pillage à la résidence royale de New London, où des objets sacrés – notamment le tabouret royal et l’épée (Guyi) – auraient disparu. Les clés du palais, confiées légalement, finissent entre les mains d’un neveu des frères suspects. « Ils ont monnayé la mort de leur propre sang pour s’emparer des biens du trône », accuse le Prince Bonéro.
Au cœur de la tourmente : les frères et le régent
Au centre de ces griefs se trouvent les frères du roi défunt, surnommés les « Savado ». Victor Assion Lawson Savado émerge comme le principal orchestrateur : absent du palais pendant 19 ans, il se pose en expert autoproclamé, imposant son autorité. Rigobert Lawson Savado, son allié, est décrit comme complice.
Leur coup de maître ? Réinstaller Charlemagne Têtê Bahun Willson, un ancien premier ministre du trône, pour valider une consultation expéditive nommant Prince Latévi Adondjegoun Lawson Body comme régent. Ce dernier est accusé d’être celui qui avait remis les clés aux pillards. « Une parodie en une demi-journée, où les neveux orphelins n’ont eu aucun mot à dire sur les funérailles de leur père », déplore le Prince Bonéro.
De plus, le conseil de régence serait un triumvirat fantoche, reléguant les autres princes et princesses au rang de « figurants ». Les veuves et orphelins du roi, par conséquent, sont ignorés et « méprisés ».
Projets avortés et traditions profanées à Aného.
Quatre ans plus tard, le bilan du régent est accablant pour ses détracteurs : projets phares en déshérence et absence de comptes financiers clairs. En outre, le régent, « corrompu par les Savado et des politiques véreux », achèterait des terrains avec l’argent du trône.
Le point de non-retour est atteint lors de la « mascarade » du 31 octobre dernier : le régent aurait tenté de s’arroger le droit de choisir le successeur, violant ainsi les us akangban. « Ils réécrivent l’histoire pour imposer un monarque à leur solde, avec une députée cupide dans l’ombre », alerte le texte, évoquant un « complot pour un prince bleu-blanc ».
L’appel à l’éveil de la famille Lawson
Signé par le Prince Latévi Bonéro Bêtum-Lawson, ce cri du cœur s’adresse aux « fils et filles akangban et alliés ». « Où sont les vrais princes et princesses ? La mémoire des Ahuawoto nous regarde ! » lance-t-il, rappelant que Lolan doit rester « neutre et apolitique ».
Pour l’instant, silence radio du palais. Néanmoins, à Aného, où le vaudou et les traditions guin imprègnent le quotidien, ces accusations risquent de raviver les braises. Le trône de Lolan, symbole d’unité, attend sa réponse. Et le peuple guin murmure déjà : jusqu’à quand cette « nuit tombée » durera-t-elle ?
Tsévié, 26 novembre 2025 – À quelques kilomètres de Lomé, la préfecture de Zio a accueilli hier une journée stratégique dédiée à la protection de l’enfance. Organisée par la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) avec l’appui technique et financier de l’UNICEF, cette rencontre a réuni une centaine d’acteurs clés, notamment : des responsables d’associations, des chefs traditionnels, des autorités administratives, des policiers, des gendarmes et des travailleurs sociaux.
L’objectif était clair : faire connaître et s’approprier un outil concret, le « mécanisme national de gestion des plaintes pour enfants », un guide pratique adopté récemment par le Togo pour permettre à tout enfant – ou à toute personne agissant en son nom – de signaler en toute sécurité une violation de ses droits, qu’il s’agisse de violences, d’exploitation, de traite ou de mariage forcé.
Protection de l’enfance: de l’engagement international au dispositif opérationnel
En ratifiant dès 1990 la Convention relative aux droits de l’enfant, le Togo s’était déjà engagé à protéger les mineurs contre les pires formes d’exploitation. Toutefois, trente-cinq ans plus tard, le pays passe à la vitesse supérieure en dotant les acteurs de terrain d’un dispositif structuré : un numéro vert dédié, des points focaux dans chaque préfecture, des procédures claires de réception, d’enquête et de suivi des plaintes.
« Ce n’est plus seulement un texte sur le papier. Désormais, un enfant qui subit des violences à l’école, au travail ou au sein même de sa famille sait qu’il existe un chemin sûr pour se faire entendre », a expliqué une représentante de l’UNICEF présente à Tsévié.
Protection de l’enfance: Écoute et formation des acteurs locaux
Lors de la cérémonie d’ouverture, le préfet de Zio, Mawouna Gadéwa, a insisté sur la philosophie du mécanisme : « L’enfant n’est plus seulement un sujet de protection, il devient un sujet de droit à part entière. Par conséquent, écouter sa plainte, c’est déjà commencer à réparer l’injustice qu’il a subie. »
Des exercices pratiques ont ponctué la journée, incluant par exemple la simulation de réception d’une plainte d’un enfant victime de travail forcé. Les participants ont particulièrement apprécié le rôle renforcé des leaders communautaires, souvent les premiers à être alertés dans les milieux ruraux.
Prochaines étapes : déploiement national d’ici fin 2026
À l’issue de la rencontre, la CNDH a annoncé que Tsévié n’était que la première étape d’un vaste programme. En effet, les régions Maritime, Plateaux, Centrale, Kara et Savanes seront progressivement couvertes d’ici la fin 2026, avec la mise en place effective des points focaux.
Pour les associations présentes, c’est une avancée historique. « Auparavant, on se heurtait souvent au silence ou à la peur de la stigmatisation. Aujourd’hui, l’État nous donne un cadre officiel et sécurisé. C’est une révolution douce pour les droits de l’enfant au Togo », a confié la directrice d’une ONG locale.
À l’heure où le Togo ambitionne de devenir un pays émergent à l’horizon 2030, protéger ses 4 millions d’enfants est un investissement. Et ce mécanisme, simple dans son principe mais puissant dans ses effets, pourrait bien en être l’un des leviers les plus concrets.
Face à l’urgence de consolider son marché financier régional, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a désigné l’économiste togolais Kossi Tenou à la tête de son régulateur, l’Autorité des marchés financiers (AMF-UMOA).
Dakar, 26 novembre 2025 –Dans un contexte de turbulences économiques mondiales et de défis persistants pour l’intégration financière en Afrique de l’Ouest, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) vient de nommer un nouveau pilier à la tête de son régulateur des marchés financiers. En effet, le Conseil des ministres, réuni mardi 25 novembre en session extraordinaire par visioconférence, a désigné Kossi Tenou, ministre délégué togolais chargé du Commerce et du Contrôle de la qualité, président de l’Autorité des marchés financiers de l’UEMOA (AMF-UMOA). Cette décision marque un tournant pour l’institution, qui assure la protection de l’épargne et la régulation des placements dans les huit pays membres.
Sous la houlette du ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo – qui assure la présidence en exercice du Conseil des ministres statutaires de l’Union –, les ministres des Finances de l’UEMOA ont salué l’engagement du prédécesseur de M. Tenou, Badanam Patoki.
En effet, nommé ministre de l’Économie et de la Veille stratégique du Togo le 8 octobre dernier, M. Patoki avait laissé un vide à la tête de l’AMF depuis près de deux mois. Par conséquent, la vacance du poste avait suscité des inquiétudes sur la continuité de la régulation, d’autant plus que le marché obligataire régional (UMOA-Titres) et les appels publics à l’épargne peinent à se développer face à l’inflation et aux chocs externes. « Son leadership et son apport considérable au développement du marché financier régional ont été soulignés », indique un communiqué officiel de l’Union, qui lui adresse ses vœux de succès dans ses nouvelles fonctions nationales.
Kossi Tenou : un profil taillé pour l’intégration économique
Âgé de 52 ans, M. Tenou n’est pas un novice des arcanes financiers ouest-africains. Membre du gouvernement togolais depuis le 8 octobre 2025, il occupait auparavant le poste de conseiller du gouverneur de la BCEAO depuis 2023. Avant cela, il a également servi comme directeur pays de la banque centrale régionale, ce qui lui a permis d’accumuler une expertise pointue en commerce international et en contrôle de qualité. Ces compétences, selon les observateurs, seront précieuses pour dynamiser les échanges intra-UEMOA.
« Cette nomination reflète la confiance placée en des experts locaux pour piloter la transformation de nos marchés », commente un analyste financier basé à Abidjan. De plus, M. Tenou hérite d’un mandat axé sur la numérisation des marchés et l’attraction d’investissements étrangers, dans un contexte où la croissance de la zone UEMOA stagne autour de 4-5 %.
Badanam Patoki : du régulateur régional au “méga-ministre” togolais
Le départ de M. Patoki, 61 ans, n’est pas anodin. Économiste chevronné et rigoureux, il a marqué l’AMF par son pragmatisme, après avoir supervisé la modernisation du Trésor public togolais et le développement du marché obligataire régional.
En outre, sa nomination au gouvernement de Faure Gnassingbé à la tête d’un “mégaministère” englobant investissements, industrie, énergie et ressources minières s’inscrit dans une restructuration ambitieuse. C’est pourquoi, avec trois ministres délégués sous son autorité – dont M. Tenou lui-même avant cette promotion régionale –, M. Patoki est chargé de booster la compétitivité togolaise.
« C’est un retour aux sources pour lui, de la régulation macro à la planification stratégique », note un proche du dossier.
Perspectives : vers une AMF-UMOA plus résiliente ?
Par ailleurs, cette passation de pouvoir togolaise à 100 % illustre la vitalité de l’intégration ouest-africaine, où le Togo, petit mais stratégique, fournit une part croissante des talents régionaux. Néanmoins, pour l’AMF-UMOA, les défis ne manquent pas : il faudra aussi renforcer la transparence des transactions, attirer les jeunes investisseurs et contrer les risques cybernétiques sur les plateformes numériques.
M. Tenou, qui prendra ses fonctions dans les prochains jours, portera ces ambitions avec l’appui du Collège des douze membres de l’Autorité. À Ouagadougou, siège de l’UEMOA, on mise aussi sur cette nomination pour accélérer la “souveraineté économique” prônée par les chefs d’État. En définitive, avec Tenou aux commandes, l’Afrique de l’Ouest mise sur ses propres forces pour tracer sa voie.
Luanda (Angola), 24 novembre 2025 – Le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé est arrivé ce lundi à Luanda, capitale de la République d’Angola, pour prendre une part active au 7ᵉ Sommet Union européenne-Union africaine. Ce sommet diplomatique de haut niveau est placé sous la bannière thématique : « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif ».
Sommet UE-UA : un cadre stratégique pour le dialogue entre deux continents
Ce forum international sert de cadre privilégié pour la rencontre des dirigeants africains et européens. Les travaux s’articuleront autour des grandes orientations de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et de la vision conjointe UE-UA 2030, deux feuilles de route ambitieuses visant à modeler l’avenir des deux continents.
Les discussions, selon les attentes, seront l’occasion d’approfondir les synergies et la coopération dans des secteurs jugés prioritaires. La paix, la sécurité, la gouvernance, les questions de mobilités et le développement durable figurent au cœur des débats, avec pour objectif ultime d’améliorer les conditions de vie des populations.
Le Togo, avocat d’un multilatéralisme rénové
À son arrivée, la délégation togolaise a d’emblée situé le niveau de son engagement. Le Président Gnassingbé a fait savoir qu’il porterait durant les assises la voix d’un Togo résolument engagé en faveur d’un multilatéralisme « plus juste, plus inclusif et plus efficace ».
Il réaffirmera également la position de son pays, qui œuvre au renforcement du partenariat stratégique entre l’UE et l’UA. Par ailleurs, cet engagement vise spécifiquement à apporter des réponses concertées aux défis sécuritaires pressants et à promouvoir une prospérité partagée sur le continent africain.
Ce sommet de Luanda représente ainsi une nouvelle tribune pour le Togo, qui confirme son rôle actif sur la scène diplomatique internationale et son attachement à une coopération continentale fructueuse.
Coup de théâtre dans le monde des concours de beauté : le Comité Miss Côte d’Ivoire (COMICI) a annoncé le retrait immédiat de sa représentante, Olivia Yacé, des titres obtenus lors de la 74ᵉ édition de Miss Universe. Miss Yacé, élue Miss Universe Africa & Oceania 2025 il y a seulement trois jours, renonce à ses mandats internationaux pour des convenances personnelles.
Bangkok, 24 novembre 2025 – Le Comité Miss Côte d’Ivoire (COMICI), détenteur de la licence Miss Universe, a annoncé aujourd’hui le retrait de sa représentante, Olivia Yacé, de tous les titres et mandats découlant du concours international Miss Universe. L’ancienne Miss Côte d’Ivoire 2021, qui avait été élue Miss Universe Africa & Oceania 2025 lors de la 74ᵉ édition tenue à l’Impact Arena de Bangkok le 21 novembre dernier, met fin à ses fonctions pour convenances personnelles.
Le COMICI, par cette annonce, officialise auprès de l’organisation Miss Universe la décision de la candidate ivoirienne de renoncer à ses mandats électifs.
Une Décision Conjointe et Officielle
Olivia Yacé perd donc son titre de Miss Universe Africa & Oceania à compter de cette date. Pour formaliser sa décision et pour que l’acte soit pleinement attesté, la jeune femme remettra officiellement son bandeau de Miss Universe Africa & Oceania à l’organisation du concours.
L’annonce, faite à Bangkok, met un terme à une période de succès et de reconnaissance internationale pour la candidate ivoirienne, marquant un chapitre inattendu dans l’histoire de la participation de la Côte d’Ivoire au prestigieux concours de beauté.
Une Participation sous le Signe de la Controverse
Cette décision intervient après une participation déjà exceptionnelle et atypique. En tant que Miss Côte d’Ivoire 2021, Olivia Yacé a été 2ᵉ dauphine de Miss Monde 2022. Cependant , elle avait initialement renoncé à concourir au titre de Miss Univers cette année-là afin de prioriser l’obtention de son diplôme. Quatre ans plus tard, elle avait fait un retour inattendu, prenant la place de Koné Fatima, Miss Côte d’Ivoire 2025 sans passer par le processus de sélection habituel pour cette édition. Cette substitution, bien que validée par le COMICI, avait suscité des débats dans l’opinion publique et chez les observateurs des concours de beauté. Son retrait d’aujourd’hui met fin prématurément à ce chapitre, achevant sur une note surprenante un mandat déjà hors norme.
L’épilogue symbolique d’un mandat déjà hors norme.
Ce retrait, bien que motivé par des raisons personnelles, marque une fin abrupte et hautement symbolique à un mandat déjà hors norme. En confiant cette décision à des « convenances personnelles, » le COMICI et Olivia Yacé mettent un terme prématuré à une participation qui, dès le départ, avait dérogé aux règles habituelles en la voyant prendre la place de la Miss 2025. Cette conclusion inattendue et rapide vient souligner l’aspect exceptionnel de son règne. L’organisation Miss Universe Africa & Oceania doit désormais faire face à cette vacance et aux questions qu’elle soulève, tandis que le monde des concours de beauté retient son souffle devant cette décision qui boucle un cycle aussi brillant que controversé.
Lomé, 21 novembre 2025 – La couverture santé des Togolais s’est élargie ce vendredi avec la signature d’un accord sectoriel crucial pour la prise en charge des soins oculaires. Au siège de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), les organismes gestionnaires de l’Assurance Maladie Universelle (CNSS-INAM) et l’Association des Professionnels et Praticiens de l’Optique Lunetterie (APPOL) ont officialisé une nouvelle convention. Cet accord stratégique vise à optimiser l’accès et la qualité des dispositifs médicaux d’optique-lunetterie pour les bénéficiaires de l’AMU.
L’AMU : une convention axée sur la qualité et la transparence
La convention sectorielle signée entre les entités gestionnaires de l’Assurance Maladie Universelle et les professionnels de l’optique définit désormais le cadre précis de la collaboration. Elle clarifie notamment :
Les conditions de fourniture des lunettes et autres dispositifs optiques aux assurés de l’AMU.
Les modalités de remboursement appliquées par les organismes gestionnaires (CNSS-INAM).
L’objectif principal de cet accord n’est pas seulement d’élargir le réseau, mais de garantir une meilleure qualité de prise en charge globale. En rationalisant les procédures, les parties entendent également simplifier la délivrance de ces dispositifs médicaux, assurant ainsi aux bénéficiaires un service rapide et conforme aux standards professionnels.
Cette initiative concrétise les efforts du Togo pour renforcer continuellement les prestations de l’AMU, assurant que la qualité de la vue – un élément fondamental de la santé et de la productivité – soit accessible à tous les assurés.
Cet accord est plus qu’un simple ajustement administratif des tarifs de remboursement. En alignant les organismes gestionnaires de l’AMU et les professionnels de l’optique, le Togo envoie un signal fort : celui de la qualité et de la dignité des soins pour tous. Désormais, l’amélioration de la vue et la délivrance de dispositifs médicaux ne seront plus un luxe, mais un droit effectif pour les assurés. Cette convention, qui sécurise la filière et assure un accès transparent aux soins, cimente l’AMU comme le pilier central d’une protection sociale qui ne se contente pas de couvrir, mais qui garantit une vie meilleure, un regard plus clair et un avenir plus lisible pour la population togolaise.
Le Togo et le Ghana ont signé un accord de services aériens visant à renforcer la coopération entre leurs compagnies et à soutenir la mise en œuvre du Marché Unique du Transport Aérien en Afrique (MUTAA). Cette nouvelle étape marque la volonté des deux pays de bâtir un ciel ouest-africain plus intégré et mieux connecté.
Lome, 21 novembre 2025-En marge des assises de l’OACI à Punta Cana, le Togo a conclu un accord stratégique de services aériens avec le Ghana, marquant une étape décisive vers un espace aérien ouest-africain pleinement intégré.
En effet, le ministre conseiller du président du conseil, Kokou Edem Tengué, a signé ce nouveau cadre de coopération avec la Vice-ministre ghanéenne des Transports, Hon. Dorcas Toffey, conformément aux orientations du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. L’accord vient officialiser des libertés aériennes déjà pratiquées par les compagnies des deux pays, tout en consolidant aussi les bases d’une collaboration plus structurée.
Par ailleurs, ce partenariat s’inscrit directement dans la dynamique du Marché Unique du Transport Aérien en Afrique (MUTAA), un programme continental visant à libéraliser l’aviation civile et à faciliter les liaisons entre les États africains.
En formalisant leurs engagements, Lomé et Accra démontrent leur volonté commune d’accélérer la libre circulation aérienne et d’offrir davantage d’opportunités aux transporteurs nationaux.
Vers un espace aérien plus ouvert et mieux connecté
Pour les deux nations voisines, cet accord représente bien plus qu’un simple document administratif. Il s’agit d’une étape clé dans la construction d’un ciel ouest-africain plus cohérent, plus accessible et capable de soutenir la mobilité des populations ainsi que les échanges économiques régionaux.
Le ministre s’est félicité de ce rapprochement avec le « pays frère » qu’est le Ghana, soulignant aussi qu’une connectivité renforcée constitue un levier essentiel pour l’intégration africaine et la compétitivité des compagnies locales.
En somme, avec cet accord, Lomé et Accra confirment leur volonté de hisser l’aviation ouest-africaine à un niveau d’intégration plus ambitieux, faisant du ciel un véritable moteur de rapprochement et de croissance pour la région.
Bangkok (Thaïlande), le 21 novembre 2025 – Dans une soirée empreinte de glamour et d’une tension palpable, Fátima Bosch, la représentante du Mexique, a été couronnée Miss Univers 2025 hier soir à l’Impact Arena. Âgée de 25 ans, cette humanitaire au parcours inspirant succède à la Danoise Victoria Kjær Theilvig dans une édition marquée par des controverses inédites. Ce triomphe survenu au terme d’une finale retransmise dans plus de 170 pays symbolise non seulement une victoire personnelle, mais aussi un appel vibrant à l’empowerment féminin et à la résilience.
Fátima Bosch, un parcours semé d’embûches : de la réprimande à la rédemption
L’histoire de Fátima Bosch commence bien avant les projecteurs de la scène thaïlandaise. Diagnostiquée à six ans avec une dyslexie, un TDAH et une hyperactivité, la jeune Mexicaine a transformé ces défis en moteurs de sa vie. Bénévole passionnée, elle s’est engagée dans des causes humanitaires, défendant l’éducation inclusive et le soutien aux enfants en situation de handicap.
« La beauté n’est pas dans la perfection, mais dans la capacité à transformer nos faiblesses en armes« , a-t-elle déclaré lors de son discours d’acceptation, les larmes aux yeux, sous les applaudissements d’une arène en liesse.
Mais, ce sacre n’aurait pas eu la même saveur sans le scandale qui a ébranlé l’édition 2025. À peine une semaine avant la finale, lors d’une réunion préparatoire, Fátima s’est retrouvée au cœur d’une altercation publique. En effet, un directeur de pageant thaïlandais l’aurait publiquement réprimandée pour une prétendue « attitude inappropriée », déclenchant une vague d’indignation. Ce qui a suivi ? Une marche collective des candidates, un « walk-out » historique qui a fait les gros titres mondiaux et amplifié la voix de la Mexicaine auprès du public. De victime potentielle, elle est devenue icône de résistance, boostant ses votes en ligne et transformant l’opinion en sa faveur.
« Ce moment m’a libérée », confie-t-elle dans une interview exclusive post-cérémonie. « Il a rappelé à toutes que la couronne n’est pas un trophée fragile, mais un bouclier pour les opprimées. »
Une finale électrique : robes somptueuses, réponses percutantes et un verdict contesté
La finale de la 74ᵉ édition de Miss Univers, qui a réuni 130 candidates issues des quatre coins du globe, a débuté dans une atmosphère survoltée. Animée par le comédien américain Steve Byrne et une pléiade de juges stars – dont l’artiste brésilien Romero Britto et la Miss Univers 2005 Natalie Glebova –, la soirée a brillé par ses performances endiablées. Le chanteur thaïlandais Jeff Satur a enflammé la scène avec un medley électrisant, tandis que les défilés en maillot de bain et robes de soirée ont mis en lumière une diversité éclatante : des motifs tribaux africains aux broderies philippines, en passant par les créations couture vénézuéliennes.
Cependant, les éliminations ont été impitoyables. Parmi les temps forts, l’Indienne Manika Vishwakarma, pleine d’énergie et porteuse d’un message sur l’autonomisation des femmes rurales, s’est hissée dans le Top 30 avant de s’incliner, ravissant le public par sa grâce naturelle. Mais le suspense a atteint son paroxysme avec l’annonce du Top 5, qui comprenait :
Miss Mexique : Fátima Bosch.
Miss Thaïlande : Praveenar Singh (1ʳᵉ dauphine, acclamée chez elle pour son charisme local).
Miss Venezuela : Stephany Adriana Abasali Nasser (2ᵉ dauphine, élue pour sa réponse poignante sur la paix mondiale).
Miss Philippines : Ahtisa Manalo (3ᵉ dauphine, ovationnée pour son advocacy en santé mentale).
Miss Côte d’Ivoire : Olivia Yacé (4ᵉ dauphine, saluée pour son plaidoyer en éducation).
C’est lors de la question finale – « Comment utiliseriez-vous votre plateforme pour combattre les inégalités ? » – que Fátima a scellé son destin. Sa réponse, un appel à l’inclusion numérique pour les communautés marginalisées, a conquis le jury et les téléspectateurs. Le couronnement, opéré par Victoria Kjær Theilvig sous les feux d’artifice et les confettis, a provoqué une explosion de joie : le Mexique exulte, avec des fêtes spontanées à Mexico City, tandis que Bangkok vibre encore des échos de cette nuit magique.
Controverses et innovations : un pageant en pleine mutation
Pourtant, l’euphorie n’efface pas les ombres. En effet, l’internet est divisé : si certains saluent la transparence des votes publics – une première pour le prix de Miss Congénialité, attribué à la Paraguayenne après un scrutin en ligne record de 16 millions de suffrages –, d’autres crient au favoritisme, pointant du doigt les liens présumés entre le père de la nouvelle miss et les organisateurs. Ajoutez à cela les remous autour de déléguées nommées en urgence (comme en Chine ou en Pologne, suite à des démissions), ainsi l’édition 2025 apparaît comme un miroir des tensions sociétales : diversité, transparence, et le poids des réseaux sociaux.
Côté innovations, cette année a marqué un tournant avec l’émission de téléréalité Miss Universe Latina, El Reality, diffusée sur Telemundo, qui a sélectionné une représentante hispano-latino-américaine aux États-Unis. Malgré ces turbulences, l’histoire de Fátima Bosch et de son acte de résistance restera l’emblème d’une édition cherchant son équilibre entre le glamour traditionnel et la pertinence moderne. Et pour 2026 ? Rendez-vous à Porto Rico, pour le 75ᵉ anniversaire diamanté, au Coliseo José Miguel Agrelot, promettant encore plus de paillettes et de substance.
Fátima Bosch : vers un règne engagé
Finalement, Fátima Bosch ne se contente pas de briller : elle illumine. Avec un prix estimé à 5 millions de dollars (couronne incluse), un appartement luxueux à New York et une année de voyages mondiaux, sa mission est claire : amplifier les voix oubliées.
« Je porterai cette couronne comme une promesse », a-t-elle juré, entourée de ses rivales-amies.
Hier soir, sous les étoiles thaïlandaises, Miss Univers 2025 n’a pas couronné une reine éphémère, mais une guerrière dans l’âme. Dans un monde fracturé, Fátima Bosch nous rappelle que la vraie beauté naît des batailles gagnées. Et le Mexique, fier, applaudit déjà.
Le palais de la Représentation nationale à Lomé a été le théâtre d’un intense ballet diplomatique ce jeudi 20 novembre 2025. Le Président de l’Assemblée nationale, Professeur Komi Selom Klassou, a reçu coup sur coup les Ambassadeurs de la Chine et de l’Union européenne, ainsi que la Représentante de l’UNICEF.
Lomé, 20 novembre 2025 – La diplomatie parlementaire togolaise est en pleine ébullition. Le Président de l’Assemblée nationale, le Professeur Komi Selom Klassou, a accordé ce jeudi des audiences successives à trois personnalités clés de la coopération bilatérale et multilatérale : S.E. Mme Wang Min (Chine), S.E.M. Gwilym Jones (Union européenne) et le Dr Corinne Erinna Dia (UNICEF). En effet, ces échanges, tenus au palais de la Représentation nationale, ont permis de réaffirmer les liens existants et d’ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration dans les domaines cruciaux du développement économique, de la sécurité et des droits des populations vulnérables.
La Chine veut partager son quinzième plan quinquennal
Première à être reçue, l’Ambassadrice de Chine, S.E. Mme Wang Min, a transmis les félicitations du Président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire de Chine, S.E.M. Zhao Leji, à l’endroit du Professeur Klassou. Elle a également salué son rôle dans le renforcement du partenariat stratégique sino-togolais.
Évoquant les nouvelles orientations de Pékin après la conclusion du vingtième Comité central et la publication du Quinzième Plan quinquennal, elle a indiqué que la Chine est désormais prête pour un « nouveau départ » et souhaite « partager avec le Togo ses opportunités de développement ».
L’accent sera mis sur l’approfondissement de la coopération pratique dans tous les domaines, y compris la coopération législative, dans une optique de prospérité commune et de bénéfices mutuels.
L’Union européenne réaffirme son partenariat stratégique.
En deuxième audience, le Président Klassou a échangé avec S.E.M. Gwilym Jones, Ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Togo. L’Ambassadeur Jones a profité de la rencontre, qui s’est déroulée à la veille d’un important Sommet Union africaine-Union européenne, pour faire le point sur les relations Togo-UE.
Il a insisté sur la profondeur du partenariat existant entre les deux entités, rappelant d’abord que l’Union européenne est le premier partenaire de l’Union africaine et de nombreux États, dont le Togo. Il a ensuite précisé que ce partenariat est concret sur plusieurs axes stratégiques au Togo, notamment dans les domaines économique, militaire et des questions de sécurité et de paix.
L’UNICEF et le Parlement togolais : budget sensible à l’Enfance
La dernière audience de la journée a été accordée à la Dr Corinne Erinna Dia, Représentante résidente de l’UNICEF au Togo. L’entretien, qui s’est tenu symboliquement en cette Journée mondiale de l’enfance, a permis de discuter du renforcement du partenariat entre l’UNICEF et le Parlement togolais, en particulier pour l’épanouissement des femmes et des enfants.
La Représentante résidente a mis en lumière deux pistes de collaboration cruciales. Premièrement, dans le domaine du Budget et de l’Enfance, l’UNICEF soutient le gouvernement dans la mise en œuvre de sa feuille de route nationale par la réalisation d’analyses budgétaires, visant à promouvoir une « budgétisation sensible aux besoins de l’enfant ».
Deuxièmement, en matière de renforcement institutionnel, les échanges ont porté sur la consolidation des unités parlementaires chargées des questions liées à l’enfance, afin de garantir que les projets de loi de finances conduisent à une allocation accrue de ressources pour les enfants et les populations vulnérables.
Une diplomatie parlementaire essentielle au développement du Togo
Ces audiences multiples réaffirment l’engagement de l’Assemblée nationale togolaise en faveur d’une diplomatie parlementaire dynamique et diversifiée, essentielle pour le développement national. Ainsi, ces rencontres confirment la volonté du Togo de diversifier et d’approfondir sa coopération internationale, de l’économie à la protection de l’enfance.