Togo : Les indicateurs de développement sont au vert

Lomé, 14 décembre 2024Dr. Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire Générale de la Présidence, a présidé, au nom du Chef de l’État, la présentation des résultats détaillés du Cinquième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-5) et de la deuxième édition de l’Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM-2).

L’événement a réuni des représentants de divers ministères, des partenaires techniques et financiers, dont la Banque mondiale et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), ainsi que des acteurs du secteur privé, de la société civile et des médias. Il a mis en exergue les avancées significatives réalisées par le Togo ces dernières années sous la conduite du Président Faure Essozimna Gnassingbé.

Le gouvernement s’est engagé à renforcer l’inclusion sociale et économique et à améliorer le bien-être de sa population, en mettant l’accent sur le fait de ne laisser personne de côté. Pour y parvenir, des réformes substantielles ont été entreprises pour renforcer le système statistique national, permettant la collecte de données fiables pour l’élaboration de politiques efficaces.

Le Togo fait un état de progrès significatifs en matière de développement social et économique, selon les résultats du RGPH-5 et de l'EHCVM-2Dynamique démographique et accès aux services sociaux de base

Sur le plan démographique, la population résidente du Togo est de 8 095 498 habitants selon le RGPH-5 de 2022, avec 51,3% de femmes et 48,7% d’hommes. Une caractéristique notable de cette population est sa jeunesse. L’âge moyen est de 23,4 ans et environ 42% de la population totale a moins de 15 ans. Le taux d’accroissement annuel moyen a légèrement diminué, passant de 2,9% en 2010 à 2,3% en 2022.

En ce qui concerne l’accès aux services sociaux de base, la grande majorité des ménages togolais, soit 83%, ont accès à une source d’eau améliorée. En ce qui concerne l’accès à l’électricité, 70,3% des ménages y ont accès, avec environ 9 ménages sur 10 en milieu urbain contre 5 ménages sur 10 en milieu rural, soulignant ainsi les défis d’extension de l’électricité dans les zones rurales.

Progrès en éducation et santé au Togo

En éducation, la parité est atteinte au niveau primaire, avec un taux brut de scolarisation (TBS) presque égal pour les garçons et les filles, respectivement 115% et 114% en 2022. De plus, 70% des personnes âgées de 15 ans et plus savent lire et écrire, montrant des avancées significatives dans l’alphabétisation.

En santé, la mortalité infantile a diminué de près de 50%, passant de 124 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2010 à 58 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2022, soulignant des progrès remarquables dans ce domaine.

Évaluation de la pauvreté : une approche complète pour évaluer le développement

Sur le plan économique, l’évaluation de la pauvreté monétaire basée sur les revenus ou les dépenses des ménages montre ses limites dans les contextes ruraux dominés par l’autoconsommation et l’économie informelle. Une approche non monétaire de la pauvreté apparaît donc plus pertinente pour comprendre ses multiples facettes.

Les données révèlent que la proportion de la population à la fois pauvre monétairement et non monétairement est passée de 25,3% en 2018 à 20% en 2021. Les enquêtes de 2018-2021 indiquent une réduction de la pauvreté non monétaire, de 37,1% en 2018 à 28,9% en 2021, soit une baisse de 8,2 points de pourcentage.

Le Togo fait un état de progrès significatifs en matière de développement social et économique, selon les résultats du RGPH-5 et de l'EHCVM-2La pauvreté monétaire, évaluée à partir des revenus ou des dépenses, a également diminué, passant de 45,5% en 2018 à 43,8% en 2021 et 55,1% en 2015. Cela représente une baisse de plus de 11 points de pourcentage en six ans.

Cependant, des défis subsistent, notamment les disparités régionales. La région des Savanes présente l’incidence la plus élevée, tandis que le Grand Lomé a la plus faible. Ces améliorations résultent de la politique d’inclusion sociale et économique du chef de l’État, conformément à l’axe 1 de la feuille de route gouvernementale Togo 2025.

Ces réalisations sont attribuées aux politiques d’inclusion sociale et de développement économique du gouvernement, notamment à des programmes comme School Assur, les cantines, la gratuité des frais de scolarité et le programme Wezou pour les femmes enceintes.

Perspectives futures pour le développement

À l’avenir, le gouvernement prévoit de :

  • Utiliser les données pour éclairer la conception et la mise en œuvre de programmes sociaux ciblés.
  • Continuer à renforcer le système statistique national.
  • Améliorer la collecte et l’utilisation des données pour suivre les progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable.

Dr. Sandra Ablamba Johnson a souligné l’importance de ces résultats pour façonner le développement futur du Togo et a appelé tous les Togolais à participer au processus d’enregistrement biométrique en cours.

Les partenariats et la coopération internationale ont joué un rôle déterminant dans l’obtention de ces résultats de développement. La Banque mondiale et l’UNFPA ont salué les efforts du Togo et promis de continuer à l’appuyer.

En somme, les progrès réalisés par le Togo sont indéniables, mais le chemin reste long. Les données du RGPH-5 et de l’EHCVM-2 fournissent une photographie précise de la situation et permettent de mieux cibler les interventions. En s’appuyant sur ces résultats, le gouvernement, en partenariat avec les acteurs de la société civile et les partenaires techniques et financiers, doit aussi poursuivre ses efforts pour réduire la pauvreté, améliorer les conditions de vie des populations et assurer un développement durable pour tous.

Le Togo réaffirme son engagement pour un secteur énergétique plus dynamique

Lomé, le 14 décembre 2024 Lors du « Investors Breakfast » organisé le 12 décembre dernier, Mme Manuella M. Santos, Ministre de l’Industrie et de la Promotion des Investissements, a réitéré l’engagement du gouvernement togolais à favoriser un environnement des affaires propices à l’innovation industrielle.

En compagnie de son collègue, M. Robert Eklo, Ministre des Mines et des Ressources Énergétiques, la ministre a rencontré des chefs d’entreprises afin de discuter des moyens de renforcer la contribution du secteur privé dans la production d’électricité. Ces échanges fructueux ont permis de dégager de nouvelles perspectives pour le développement du secteur énergétique togolais.

« Nous avons eu des échanges de qualité et dégagé des pistes de solutions pour accroître la contribution du secteur privé dans la production de l’électricité », a déclaré Mme Santos. Le ministre a salué l’intérêt manifesté par les entreprises présentes et les a aussi invitées à investir dans ce secteur stratégique pour le développement du pays.

Un secteur énergétique en pleine mutation

Le secteur énergétique togolais est en pleine mutation. Le pays s’est engagé à diversifier son mix énergétique et à réduire sa dépendance aux énergies fossiles. Plusieurs projets sont en cours de réalisation, notamment la construction de centrales solaires et la modernisation du réseau électrique.

L’objectif du gouvernement est de garantir un accès universel à l’électricité à des tarifs abordables, tout en notamment les émissions de gaz à effet de serre et en favorisant le développement économique.

En somme, cet événement s’inscrit dans la volonté du gouvernement togolais de diversifier les sources d’énergie et de renforcer la sécurité énergétique du pays. En encourageant les investissements privés dans la production d’électricité, le Togo vise à réduire sa dépendance vis-à-vis des énergies fossiles et à promouvoir un développement économique durable.

Lomé : Huit nouveaux contrôleurs pour protéger les consommateurs

Lors d’une cérémonie solennelle organisée ce vendredi 13 décembre à Lomé, huit nouveaux agents, dont cinq inspecteurs et trois contrôleurs, ont obligatoirement prêté serment et pris leurs fonctions au sein du ministère chargé du Commerce.

Ces nouveaux contrôleurs auront pour mission cruciale de renforcer la surveillance des activités commerciales sur l’ensemble du territoire national. Ils seront chargés de veiller au strict respect des réglementations en vigueur, notamment en matière de fixation des prix, de qualité des produits et de conformité des pratiques commerciales.

Un engagement fort pour la protection des consommateurs

Lors de la cérémonie, le juge Koudowovo Esse a exhorté les nouveaux agents à agir avec rigueur et intégrité dans l’exercice de leurs fonctions. « La protection des consommateurs repose sur l’efficacité de vos contrôles sur le terrain », a-t-il souligné, rappelant ainsi l’importance de leur mission pour garantir les droits des citoyens.

Une réponse aux enjeux actuels

Cette entrée en fonction intervient dans un contexte marqué par la volonté du gouvernement de renforcer la régulation des pratiques commerciales et de lutter contre la vie chère. La formation spécialisée suivie par ces nouveaux agents, couplée à leur nomination officielle, témoigne de cet engagement.

Les nouveaux agents auront à relever de nombreux défis, notamment celui de lutter contre la fraude, la concurrence déloyale et les pratiques commerciales trompeuses. Ils devront également s’adapter aux évolutions constantes du marché et aux nouvelles formes de commerce, telles que le commerce en ligne.

Cette cérémonie marque une étape importante dans le renforcement des contrôles économiques au Togo. Elle démontre la détermination des autorités à mettre en place un environnement commercial sain et équitable, au bénéfice des consommateurs et des entreprises.

L’OTR publie un ouvrage sur la souveraineté fiscale en Afrique

Lomé, le 13 décembre 2024 L’Office Togolais des Recettes (OTR) a franchi une nouvelle étape dans sa mission de renforcer la gouvernance fiscale en Afrique. Hier, le 12 décembre 2024, l’OTR a présenté l’ouvrage intitulé « Le continent africain à l’épreuve des conventions fiscales », fruit des riches échanges de la 2ᵉ édition du dialogue interprofessionnel sur la fiscalité.

Ce livre, qui constitue une référence en matière de fiscalité internationale en Afrique, explore en profondeur les enjeux liés à la souveraineté fiscale des États africains face à la complexité des conventions fiscales internationales. Il analyse les défis et les opportunités que ces conventions représentent pour le développement économique des pays du continent.

L’OTR : une troisième édition pour approfondir les réflexions

Fort du succès de cette deuxième édition et de la qualité des travaux réalisés, l’OTR a annoncé l’organisation d’une troisième édition du dialogue interprofessionnel sur la fiscalité. Par ailleurs, cette nouvelle rencontre permettra de poursuivre les réflexions entamées et d’approfondir certaines thématiques clés, telles que l’impact de la digitalisation sur la fiscalité, les enjeux liés à la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, ou encore les nouvelles formes de coopération fiscale entre les États africains.

L'OTR publie un ouvrage sur la souveraineté fiscale en Afrique et annonce une nouvelle édition du dialogue interprofessionnelUn outil précieux pour les décideurs politiques et les acteurs économiques

Cet ouvrage s’adresse également bien aux décideurs politiques qu’aux acteurs économiques, aux experts en fiscalité et aux étudiants. Il offre une analyse approfondie des enjeux liés à la fiscalité en Afrique et propose des pistes de réflexion pour renforcer la souveraineté fiscale des États et optimiser les recettes publiques.

L'OTR publie un ouvrage sur la souveraineté fiscale en Afrique et annonce une nouvelle édition du dialogue interprofessionnelLes objectifs de l’OTR

En somme, en publiant cet ouvrage et en organisant régulièrement des dialogues interprofessionnels, l’OTR confirme son engagement à promouvoir une fiscalité équitable, transparente et efficace en Afrique. L’objectif est de doter les États africains des outils nécessaires pour mobiliser les ressources domestiques et financer leur développement.

Togo : Le gouvernement et les opérateurs économiques s’unissent pour réguler les prix

Lomé, le 13 décembre 2024 – Face aux enjeux de la fin d’année et soucieux de préserver le pouvoir d’achat des ménages, le gouvernement togolais a organisé une rencontre avec les principaux acteurs du secteur privé, notamment les industriels et les importateurs de produits de grande consommation. Cette rencontre, présidée par Madame Kayi MIVEDOR-SAMBIANI, Ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, a eu lieu le jeudi 12 décembre 2024.

Par ailleurs, les échanges ont porté principalement sur la disponibilité et la qualité des produits de première nécessité ainsi que sur la stabilité des prix. Face à la période des fêtes de fin d’année, traditionnellement marquée par une hausse des prix, le gouvernement souhaite mettre en place des mesures préventives pour éviter toute spéculation et garantir ainsi un accès équitable à ces produits pour tous.

Le gouvernement togolais et les opérateurs économiques s'unissent pour stabiliser les prix des produits de première nécessitéUn engagement fort du gouvernement pour la stabilité des prix 

La ministre Kayi MIVEDOR-SAMBIANI a rappelé l’engagement du Président de la République, Faure Essozimna GNASSINGBÉ, à améliorer le niveau de vie des Togolais. Elle a aussi souligné que les mesures prises récemment, telles que la baisse des prix des produits pétroliers et du transport, témoignent de cette volonté.

Un partenariat public-privé pour une meilleure régulation des marchés

Les opérateurs économiques, de leur côté, ont exprimé leur soutien aux initiatives du gouvernement et se sont engagés à collaborer étroitement pour assurer la disponibilité et la stabilité des prix des produits de grande consommation. Ils ont notamment accepté de mettre en place des stocks suffisants pour éviter les ruptures et les tensions sur les prix.

Un appel à la vigilance et à la responsabilité

La ministre a invité tous les acteurs de la chaîne de valeur à jouer leur rôle pour garantir la régularité des marchés. Les distributeurs et les détaillants sont particulièrement encouragés à ne pas pratiquer de marges excessives et à respecter les prix fixés.

Pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales, le gouvernement a mis en place un numéro vert gratuit (8585) permettant aux consommateurs de signaler tout abus.

En résumé, cette rencontre entre le gouvernement et les opérateurs économiques marque une nouvelle étape dans la politique de protection du consommateur au Togo. En renforçant le dialogue public-privé et en mettant en place des mécanismes de régulation efficaces, les autorités espèrent garantir un accès équitable aux produits de qualité à des prix abordables pour tous les Togolais.

Togo : Le certificat de nationalité s’obtient désormais en ligne

Lomé, le 13 décembre 2024 – Le Togo poursuit sa transformation numérique à grands pas. En effet, le gouvernement a lancé officiellement, hier 12 décembre, le service de demande de certificat de nationalité en ligne. En effet, cette nouvelle fonctionnalité, disponible sur le Guichet National des Services Publics Digitalisés de l’État Togolais, marque une avancée significative dans la simplification des démarches administratives pour les citoyens.

Par ailleurs, la cérémonie de lancement s’est déroulée en présence de madame la Première Ministre Victoire TOMEGAH-DOGBE et de plusieurs membres du gouvernement, soulignant ainsi l’importance accordée par les autorités à cette réforme. Pour illustrer concrètement les bénéfices de ce nouveau service, les cinq premiers certificats de nationalité obtenus en ligne ont été remis à leurs heureux bénéficiaires.

Ce dispositif innovant permet aux Togolais, où qu’ils se trouvent, de formuler leur demande de certificat de nationalité de manière simple et rapide, sans avoir à se déplacer. Il suffit de quelques clics pour remplir le formulaire en ligne et suivre l’avancement de sa demande.

Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa transformation numérique avec la dématérialisation du certificat de nationalité.En plus, cette digitalisation s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’administration togolaise, visant à améliorer la qualité des services publics et à faciliter la vie des citoyens. Elle s’ajoute à une longue liste de démarches administratives déjà dématérialisées, telles que l’immatriculation des véhicules, la création d’entreprise ou encore le paiement des impôts.

Les avantages de ce nouveau service pour le certificat de nationalité sont nombreux :

  • Gain de temps : plus besoin de se déplacer en personne pour effectuer les démarches.
  • Simplification des procédures : le formulaire en ligne est intuitif et facile à remplir.
  • Transparence : le suivi de la demande se fait en ligne, permettant au demandeur de connaître l’état d’avancement de son dossier.
  • Réduction des coûts : la dématérialisation permet de réduire les coûts liés aux déplacements et aux frais de dossier.

En somme, avec cette nouvelle avancée, le Togo confirme sa position de leader en matière de digitalisation en Afrique de l’Ouest. Le gouvernement ambitionne de poursuivre sur cette lancée et de digitaliser l’ensemble des démarches administratives à l’horizon 2025.

Un nouveau souffle pour la gestion des frontières au Togo

Lomé, le 12 décembre 2024 – Dans une ambiance festive, l’OIM Togo, en partenariat avec le gouvernement togolais et grâce au soutien financier du ministère allemand des Affaires étrangères, a procédé aujourd’hui à l’inauguration d’un nouveau poste frontalier à Tamong. Cet événement marque une étape importante dans le renforcement de la gestion des frontières et de la résilience des communautés locales.

 Le Togo inaugure un nouveau poste frontalier à Tamong, équipé de technologies de pointe pour renforcer la sécurité et faciliter les échanges.Un poste frontalier de nouvelle génération

Équipé des dernières technologies, notamment du système d’information Midas de l’OIM, ce poste frontalier promet une gestion plus efficace et sécurisée des flux migratoires. Le système Midas, un outil de gestion des données biométriques, permettra d’améliorer la collecte et l’analyse des informations sur les voyageurs, facilitant ainsi les contrôles et la lutte contre la traite des êtres humains.


Par ailleurs, le Colonel Calixte Batossie MADJOULBA, Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, et la représentante de l’OIM au Togo se sont réjouis de la concrétisation de ce projet. Ils ont souligné l’importance de cette infrastructure pour renforcer la sécurité du pays, tout en facilitant les échanges commerciaux et les mouvements de personnes.

Un atout pour le développement local

Au-delà de ses fonctions régaliennes, ce nouveau poste frontalier devrait contribuer au développement économique de la région. En facilitant les formalités administratives, il va également stimuler les échanges commerciaux et favoriser l’intégration régionale. De plus, les communautés locales bénéficieront d’une meilleure protection et d’une gestion plus efficace des mouvements de population.

En somme, cette inauguration est le fruit d’une collaboration étroite entre l’OIM, le gouvernement togolais et le gouvernement allemand. Elle témoigne de la volonté commune de renforcer la coopération régionale en matière de gestion des migrations et de promouvoir un développement humain durable.

Lomé, le cœur battant de la protection sociale en Afrique

Lomé, le 12 décembre 2024 – La capitale togolaise a accueilli ce jeudi un parterre de ministres africains pour la 37ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de la CIPRES. En prélude à cet événement, un forum sur la protection sociale a été organisé ce matin, sous le thème « Développement des systèmes complets de protection sociale en Afrique ». Ce forum a été l’occasion de faire le point sur les avancées et les défis de la protection sociale sur le continent.

Sous la haute présidence de Mme Victoire Tomegah Dogbé, Premier ministre du Togo, ce forum a réuni les ministres des 18 pays membres de la CIPRES. Mme Dogbé a exprimé sa satisfaction quant à cette rencontre de haut niveau, soulignant l’importance de renforcer la justice sociale.

Elle a insisté sur la nécessité de ne laisser personne de côté et de renforcer les mécanismes et les assurances sociales pour répondre aux attentes des populations. Elle a exhorté les pays sans politique de protection sociale à combler ce vide rapidement.

Par ailleurs, les participants ont souligné l’urgence d’agir pour renforcer les systèmes de protection sociale en Afrique. En effet, avec une couverture sociale ne dépassant pas 19 % de la population, le continent fait face à un défi de taille.

Un forum en trois panels pour explorer les enjeux

Le forum a été subdivisé en trois panels :

  1. Développement des systèmes complets et efficaces de protection sociale en Afrique : ce panel a abordé le partage des meilleures pratiques pour la conception et la mise en œuvre de ces systèmes.
  2. Cadre institutionnel et mode de gouvernance des politiques : ce panel s’est concentré sur la création d’un cadre institutionnel et d’une gouvernance solide pour une protection sociale efficace.
  3. Financement pérenne des systèmes de protection sociale : ce panel a mis en évidence le manque crucial de financement pour les systèmes de protection sociale en Afrique.

Une protection sociale pour tous : un enjeu majeur

Les travaux ont mis en évidence la nécessité de mettre en place des systèmes de protection sociale complets et efficaces, capables de couvrir les besoins de toute la population, y compris les plus vulnérables. Les participants ont partagé leurs bonnes pratiques et expériences en matière de conception et de mise en œuvre de tels systèmes.

Concernant les défis liés au financement de la protection sociale, les participants ont souligné la nécessité de diversifier les sources de financement et de mobiliser davantage de ressources auprès des partenaires au développement. Car l’insuffisance des ressources financières est un frein majeur à l’extension de la couverture sociale en Afrique.

Un appel à l’action

À l’issue de ce forum, les participants ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour le développement de systèmes de protection sociale durables et inclusifs en Afrique. Ils ont également appelé les gouvernements, les partenaires sociaux et les partenaires au développement à renforcer leur collaboration pour relever ce défi.

Kara: L’ATBEF et les médias unis pour la santé sexuelle des jeunes

Kara, le 12 décembre 2024 L’Association togolaise pour le bien-être familial (ATBEF) a lancé, le mardi 10 décembre, un séminaire de formation intensive à l’intention des journalistes et influenceurs à Kara. En effet, cet atelier, qui se tient jusqu’au 13 décembre, vise à renforcer leurs capacités en matière d’Éducation Sexuelle Complète (ESC).

Organisé dans le cadre du projet « EmpowHER », financé par le gouvernement canadien, ce séminaire répond à un besoin crucial : celui de disposer de professionnels de l’information capables de diffuser des messages clairs et précis sur la santé sexuelle et reproductive. « Nous avons jugé indispensable de l’ancien ces partenaires pour qu’ils puissent transmettre la bonne information à leur public », a souligné Hervé Ouagbéni, chef des programmes jeunes à l’ATBEF.

L'ATBEF forme les journalistes togolais sur l'Éducation Sexuelle Complète pour mieux informer les jeunes sur les enjeux de la santé sexuelle Des modules variés pour une meilleure compréhension de la santé sexuelle

Les participants à cette formation bénéficieront d’une immersion complète dans les enjeux de l’ESC. Au programme : définition et objectifs de l’ESC, genre, relations interpersonnelles, diversité, santé sexuelle et reproductive, violences, citoyenneté sexuelle et épanouissement sexuel. Ces modules, riches et variés, permettront aux journalistes et aux influenceurs d’acquérir les connaissances nécessaires pour aborder ces sujets avec pertinence et rigueur.

Un enjeu de santé publique majeur

Le choix de former des journalistes n’est pas anodin, car ils ont la facilité de mieux relayer les informations et certains d’entre eux sont des jeunes. Au Togo, comme dans de nombreux pays d’Afrique, les jeunes représentent une part importante de la population et sont particulièrement vulnérables face aux problèmes liés à la santé sexuelle et reproductive. Les grossesses précoces, les infections sexuellement transmissibles, dont le VIH et les violences basées sur le genre, sont des défis de taille.

En renforçant les capacités des journalistes et des influenceurs, l’ATBEF espère contribuer à une meilleure compréhension des enjeux liés à la sexualité et à la reproduction, et ainsi à un des indicateurs de santé dans le pays.

L'ATBEF forme les journalistes togolais sur l'Éducation Sexuelle Complète pour mieux informer les jeunes sur les enjeux de la santé sexuelle Des participants enthousiastes

Les participants à cette formation ont exprimé leur satisfaction et leur motivation. Pour le directeur de publication de Tampa Express, « cette formation est essentielle pour comprendre les thèmes spécifiques et savoir comment ce projet contribue à l’éducation sexuelle des jeunes ». Sabine Pidema, journaliste à Radio Kara, abonde dans le même sens : « Cela me permettra de mieux développer ces thèmes dans mes émissions. »

En somme, ce partenariat entre l’ATBEF et les médias témoigne de l’importance cruciale du quatrième pouvoir dans la société. En collaborant étroitement avec les médias, l’ATBEF démontre que les journalistes peuvent aussi être de véritables alliés dans la lutte pour améliorer la santé et le bien-être des populations. Grâce aux formations dispensées, les journalistes sont outillés pour informer le public de manière précise et pour promouvoir des comportements responsables en matière de sexualité.

 

Le Togo décroche un financement de 200 millions de dollars de la Banque mondiale

Lomé, le 12 décembre 2024 – Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la dynamique de développement du Togo. En effet, le pays vient de bénéficier d’un appui budgétaire sans précédent de la part de la Banque mondiale, d’un montant de 200 millions de dollars US. Cette enveloppe financière, approuvée par le Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale, est destinée à soutenir les efforts du gouvernement dans la mise en œuvre de sa feuille de route 2020-2025.

Dr Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République et gouverneur du Togo auprès de la Banque mondiale, a fait cette annonce sur son compte X ce jeudi matin. Selon elle, ce financement historique marque une reconnaissance internationale des efforts du gouvernement togolais pour bâtir un pays plus résilient, inclusif et prospère.

Trois axes prioritaires avec la financement la Banque mondiale 

Par ailleurs, cette enveloppe colossale débloquée par la Banque mondiale servira principalement à trois projets stratégiques :

  • Le développement de l’agriculture durable et de l’électrification rurale : l’objectif est de renforcer la sécurité alimentaire, de réduire la pauvreté en milieu rural et de favoriser l’accès à l’énergie pour tous.
  • L’augmentation du capital humain et la protection des populations vulnérables : le gouvernement souhaite améliorer l’accès aux services sociaux de base, notamment la santé et l’éducation, et renforcer la protection sociale pour les populations les plus fragiles.
  • L’assainissement des finances publiques : cet axe vise à optimiser la gestion des ressources publiques et à renforcer la transparence.

Un partenariat stratégique

Ce financement est le fruit d’un partenariat stratégique entre le Togo et la Banque mondiale. Dr Sandra Ablamba Johnson a tenu à remercier le Chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, pour son leadership visionnaire et son engagement personnel dans ce dossier.

Elle a également exprimé sa gratitude au Groupe de la Banque mondiale, en particulier à Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, pour son soutien indéfectible.

Un tournant pour le développement du Togo

Ce financement historique marque un tournant dans le développement du Togo. Il permettra au gouvernement de mettre en œuvre des projets structurants qui auront un impact positif sur la vie de millions de Togolais. Les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, de la santé et de l’éducation bénéficieront de manière significative de cet appui financier.

En somme, avec ce financement, le Togo dispose désormais des moyens nécessaires pour accélérer sa transformation économique et sociale. Les défis restent nombreux, mais la détermination du gouvernement et le soutien de ses partenaires internationaux laissent augurer d’un avenir prometteur pour le pays.