Togo : Dialogue renforcé entre le ministère et les établissements privés

Dans un climat feutré mais stratégique, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a reçu deux institutions privées majeures. Objectif : consolider les liens, encourager les partenariats et affirmer l’engagement de l’État dans une dynamique éducative partagée. Une routine de consultations qui façonne l’avenir du secteur, rencontre après rencontre.

 

Lomé, 1ᵉʳ octobre 2025— Dans les bureaux calmes du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, les échanges ont pris un ton familier ce matin. En effet, le ministre Kanka-Malik Natchaba a ouvert ses portes à des responsables de deux établissements privés, dans le cadre des consultations régulières qui animent le secteur. Pas de grands discours, mais des présentations et des invitations qui tracent les contours d’une collaboration tranquille, essentielle pour l’avenir de l’enseignement au Togo.

 

 L’UCAO officialise ses liens avec le ministère

 

La matinée a d’abord été marquée par la visite de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO). Le père Anicet Tounwendsida Kabore, fraîchement nommé président de l’institution, s’est présenté officiellement au ministre, accompagné du secrétaire général, le père Charles Akoli Kuzo. Cette rencontre protocolaire, bien que sobre, scelle les liens entre le ministère et cet acteur clé de l’enseignement supérieur, reconnu pour ses programmes axés sur la formation éthique et académique.

 L’ESGIS invite le ministre à célébrer ses diplômés

 

Peu avant midi a vu l’arrivée de M. Marcel Macy Akakpo, président-directeur général de l’École Supérieure de Gestion, Informatique et des Sciences (ESGIS). Sa venue était plus ciblée : transmettre une invitation formelle au ministre pour la cérémonie de remise de diplômes des étudiants en licence et master. Un moment symbolique pour l’établissement, qui célèbre ainsi les lauréats d’une promotion formée aux métiers du numérique et de la gestion, des domaines en pleine expansion au Togo.

 

 Un ministère à l’écoute des initiatives privées

À travers ces audiences, le ministre Natchaba a tenu à réaffirmer l’engagement de son département. Il s’est dit disponible pour accompagner les initiatives privées qui contribuent au rayonnement de l’enseignement supérieur, qu’il s’agisse de partenariats pédagogiques ou de soutien administratif. Dans un pays où le privé complète de plus en plus l’offre publique, ces échanges rappellent que la dynamique du secteur repose sur un dialogue constant.

 

 Vers un paysage éducatif consolidé

Pour les responsables reçus, c’est un signe encourageant : l’État vigilant, prêt à appuyer sans entraver. Une routine qui, cumulée, pourrait bien consolider le paysage éducatif togolais, une rencontre à la fois.

Session CNC : le Togo affiche sa résilience économique

Dans un contexte mondial incertain, la troisième session annuelle du Conseil national du crédit (CNC) s’est tenue hier à Lomé avec un message fort : le Togo résiste. Croissance soutenue, dette maîtrisée, progrès sociaux… les indicateurs sont au vert, même si des défis subsistent. Une photographie économique qui invite à consolider les acquis.

 

Lomé, 1ᵉʳ octobre 2025 –Dans la salle feutrée du Conseil national du crédit (CNC), les regards se sont posés sur des tableaux de chiffres qui, pour une fois, portaient plus de bonnes nouvelles que d’ombres. En effet, la troisième session annuelle de l’instance s’est tenue à Lomé mardi 30 septembre, et son verdict est clair : malgré les tensions géopolitiques et une inflation persistante, le Togo tient bon.

Session CNC Togo octobre 2025 : croissance à 6,3 %, dette publique en baisse, IDH en hausse. Le pays confirme sa résilience économique
© Session CNC Togo octobre 2025 : croissance à 6,3 %, dette publique en baisse, IDH en hausse. Le pays confirme sa résilience économique

 Le secteur financier en pleine expansion

 

Au menu des discussions, une croissance projetée à 6,3 % pour 2025, tirée par l’ensemble des secteurs, avec un coup de pouce notable du tertiaire – commerce, services, tout ce qui fait battre le pouls quotidien du pays. Par ailleurs, le secteur financier affiche un dynamisme marqué, avec une hausse de 22 % des crédits bancaires nouvellement accordés. Ces lignes de crédit irriguent les projets, des PME aux initiatives plus ambitieuses, dans un contexte où chaque financement compte pour maintenir le cap.

 Une dette publique sous contrôle & des progrès sociaux tangibles

 

La dette publique suit une trajectoire maîtrisée : à fin juin 2025, elle représente 65 % du PIB, en baisse par rapport aux 69 % de décembre 2024. Ce niveau reste sous le plafond communautaire de 70 %, un garde-fou régional qui soulage les épaules des décideurs.

Ces avancées ne se limitent pas aux bilans comptables. Sur le front social, l’Indice de Développement Humain (IDH) du Togo grimpe, plaçant le pays au deuxième rang de l’UEMOA et au quatrième de la CEDEAO. Ce bond traduit des progrès concrets en éducation, santé et niveau de vie, même si le chemin reste long.

Session CNC Togo octobre 2025 : croissance à 6,3 %, dette publique en baisse, IDH en hausse. Le pays confirme sa résilience économique
© Session CNC Togo octobre 2025 : croissance à 6,3 %, dette publique en baisse, IDH en hausse. Le pays confirme sa résilience économique

 Des défis encore à relever & un appel à la mobilisation

 

Pour autant, la séance n’a pas éludé les chantiers en suspens. Parmi les défis pointés du doigt : l’amélioration de la qualité des services aux clients, une prise en charge plus rapide des réclamations, et le renforcement du secteur de la microfinance, où les portefeuilles de crédit montrent encore des vulnérabilités.

C’est dans ce contexte que le ministre de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, a lancé un appel clair : « Poursuivez vos efforts pour maintenir la stabilité et renforcer la confiance dans le système », a-t-il exhorté les acteurs financiers, dans un ton à la fois ferme et constructif.

Session CNC Togo octobre 2025 : croissance à 6,3 %, dette publique en baisse, IDH en hausse. Le pays confirme sa résilience économique
© Session CNC Togo octobre 2025 : croissance à 6,3 %, dette publique en baisse, IDH en hausse. Le pays confirme sa résilience économique

Un système bancaire en observation

 

Les débats ont également passé en revue des aspects plus techniques : la situation du rapatriement des recettes d’exportation à fin juin 2025, ainsi que l’évolution globale du système bancaire et financier national. Ces éléments, assemblés, dessinent un tableau nuancé – solide sur les bases, vigilant sur les failles.

À l’issue de cette session, le message du CNC est limpide : la résilience n’est pas un hasard, mais le fruit d’efforts collectifs. Pour le Togo, c’est une invitation à consolider ces acquis, alors que l’année 2025 s’annonce sous des auspices prometteurs, un trimestre à la fois.

Togo : Gest-exo digitalise les exonérations douanières

Une nouvelle ère s’ouvre pour les opérateurs économiques togolais. L’Office togolais des recettes (OTR) vient de lancer Gest-exo, une plateforme numérique qui révolutionne la gestion des demandes d’exonérations et de franchises douanières. Fini les files d’attente : place à l’efficacité connectée.

 

Lomé, 1er octobre 2025 – Mardi dernier, dans les bureaux de l’Office togolais des recettes (OTR), une petite révolution s’est glissée discrètement entre les claviers et les écrans. En effet, le 30 septembre, l’institution a dévoilé Gest-exo, une plateforme en ligne qui transforme la gestion des demandes d’exonérations et de franchises en un processus fluide, sans papier ni files d’attente interminables. Pour les opérateurs économiques, c’est un pas de géant vers une administration plus accessible, où un clic remplace les allers-retours administratifs.

L’OTR lance Gest-exo, une plateforme numérique pour simplifier les demandes d’exonérations douanières au Togo. Objectif : dématérialisation, traçabilité et gain de temps pour les entreprises.
© L’OTR lance Gest-exo, une plateforme numérique pour simplifier les demandes d’exonérations douanières au Togo. Objectif : dématérialisation, traçabilité et gain de temps pour les entreprises.

 Gest-exo : de la saisie à la validation, tout est connecté

 

Baptisée Gest-exo, cette solution digitale permet de soumettre les dossiers directement en ligne, de la saisie initiale jusqu’à la validation finale par les autorités. Ainsi, fini les formulaires physiques : la plateforme assure une traçabilité totale, avec chaque étape enregistrée pour une transparence accrue. De plus, elle se connecte automatiquement au système douanier SYDONIA, évitant ainsi les ruptures dans le flux des informations.

« Cette plateforme répond à un impératif d’efficacité. Elle permet une gestion fluide des demandes, de leur soumission jusqu’à leur transmission automatique au système douanier SYDONIA », a expliqué Atta-Kakra Essien, commissaire des douanes et droits indirects.

 Suivi en temps réel et transition progressive

 

Par ailleurs, Gest-exo intègre des alertes en temps réel : les utilisateurs reçoivent des notifications sur l’avancement de leurs dossiers, un suivi qui transforme l’attente en information actionable. En conséquence, les opérateurs peuvent anticiper les délais et ajuster leurs démarches en fonction des retours reçus.

En complément, une période de transition est prévue pour accompagner le changement : trois mois pour clore les anciennes demandes papier. Dès lors, à partir du 1er janvier 2026, toutes les nouvelles procédures devront passer par la plateforme – une échéance claire qui incite à l’adoption rapide.

L’OTR lance Gest-exo, une plateforme numérique pour simplifier les demandes d’exonérations douanières au Togo. Objectif : dématérialisation, traçabilité et gain de temps pour les entreprises.
© L’OTR lance Gest-exo, une plateforme numérique pour simplifier les demandes d’exonérations douanières au Togo. Objectif : dématérialisation, traçabilité et gain de temps pour les entreprises.

 Vers une administration douanière 100 % numérique

Cette initiative s’inscrit dans la vague de modernisation lancée par l’OTR, notamment après la digitalisation récente des laissez-passer. En effet, l’objectif global est de dématérialiser les services douaniers, booster l’efficacité et simplifier la vie des entreprises, dans un contexte où chaque heure gagnée compte pour l’économie togolaise.

Gest-exo : un signal fort pour les opérateurs économiques

Pour les acteurs du terrain, Gest-exo n’est pas qu’un outil technique : c’est un signal que l’administration s’adapte au rythme du numérique. Dès lors, reste à voir comment les utilisateurs l’accueilleront dans les prochaines semaines, alors que la plateforme commence tout juste à tourner. En définitive, c’est une étape de plus vers un Togo plus connecté, un dossier à la fois.

Togo–FMI : Une revue cruciale pour l’avenir économique

Dans les coulisses des ministères togolais, une délégation du FMI s’installe pour une mission décisive. Objectif : évaluer les engagements du pays dans le cadre de la Facilité élargie de crédit. Entre chiffres, réformes et espoirs budgétaires, cette troisième revue pourrait redéfinir les équilibres économiques du Togo.

 

Lomé, 1ᵉʳ octobre 2025Lundi dernier, dans les couloirs feutrés des ministères togolais, l’ambiance n’était pas celle d’un début de semaine ordinaire. En effet, une délégation internationale a franchi les portes. Non pas pour un film d’espionnage, mais pour une mission bien réelle du Fonds monétaire international (FMI). Cette dernière a posé ses valises le 29 septembre pour une évaluation qui pourrait sceller le sort de l’économie du pays. À sa tête, Hans Weisfeld, un expert aux airs de diplomate discret, conduit la troisième revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). Pas de sirènes, juste des chiffres qui pèsent lourd.

 

Des enjeux budgétaires sous haute surveillance

 

Cette visite, prévue jusqu’au 10 octobre, arrive comme une suite logique – et pressante – après la deuxième revue bouclée en juillet. À l’époque, le verdict avait été positif : un décaissement de 60,5 millions de dollars pour soutenir le budget, une bouffée d’oxygène dans un contexte où chaque centime compte.

Cette fois-ci, l’agenda est chargé. En effet, les discussions plongeront dans les rouages de l’économie récente : une croissance qui tâtonne, une inflation qui guette et des indicateurs sociaux qui tracent le pouls d’une population en attente. Sans oublier les perspectives de politique économique et de financement, tout comme le mécanisme d’ajustement des subventions à l’énergie – un sujet sensible, où chaque hausse de prix peut faire grincer des dents.

L’accord FEC : levier ou contrainte ?

 

Au cœur de cette mission, l’accord FEC, signé en mars 2024, n’est pas un chèque en blanc. Bien au contraire, il promet un total de 403,4 millions de dollars à des conditions concessionnelles, une aide conçue pour accompagner le Togo dans sa quête de stabilité. L’objectif est de  renforcer la consolidation budgétaire, assurer la viabilité de la dette et pousser des réformes structurelles qui, sur le papier, devraient transformer les faiblesses en atouts. Depuis le coup d’envoi, le pays a déjà perçu environ 129 millions de dollars en décaissements cumulés – un filet de sécurité qui a permis de traverser les turbulences. Toutefois, cette dynamique laisse présager des choix difficiles à venir.

 

Une revue sous le regard du monde

 

Dans les salons de Lomé, on murmure que cette revue n’est pas une simple formalité. En effet, elle arrive à un moment où le monde entier scrute les fragilités des économies émergentes, entre chocs climatiques et tensions géopolitiques. Pour les officiels togolais, c’est donc l’occasion de démontrer que les efforts paient, avec des coupes budgétaires assumées et des réformes qui avancent pas à pas. Quant aux citoyens, ils nourrissent l’espoir que cette aide ne soit pas qu’un pansement, mais un véritable levier pour un avenir moins précaire.

Enfin, la conclusion de cette mission est attendue le 10 octobre. Car dans le monde des finances internationales, chaque revue est un chapitre d’un roman inachevé : factuel, implacable et toujours en suspens.

 

L’ambassadeur sud-africain Emmanuel Mthethwa retrouvé mort, un drame qui interroge

Paris sous le choc : l’ambassadeur sud-africain Emmanuel Mthethwa retrouvé mort, une disparition tragique qui bouleverse les relations diplomatiques et soulève de nombreuses interrogations.

 

Paris, 30 septembre 2025 – Dans l’ombre élégante des boulevards parisiens, une nouvelle sombre a jeté un voile de stupeur sur les relations franco-africaines. Ce mardi, un passant a retrouvé le corps sans vie d’Emmanuel Nkosinathi Mthethwa, dit Nathi Mthethwa, ambassadeur d’Afrique du Sud en France, au pied de l’hôtel Hyatt, dans le 17ᵉ arrondissement, près de la porte Maillot. Âgé de 58 ans, cet homme politique de premier plan, pilier de l’ANC et proche de Jacob Zuma, avait été signalé disparu par son épouse la veille, après un dernier signalement au bois de Boulogne.

Dès lors, le parquet de Paris a ouvert une enquête sur les circonstances de cette chute du 22ᵉ étage, évoquant pour l’heure un possible suicide. Ce drame laisse planer un mystère qui émeut au-delà des frontières. Dans un monde où les diplomates tissent des ponts fragiles, la perte de Mthethwa rappelle que derrière les protocoles se cachent des âmes, et que la vérité, souvent, réside dans les silences.

 

Un signalement alarmant : la disparition d’Emmanuel Mthethwa ouvre l’enquête

 

Tout commence le lundi 29 septembre, vers midi, lorsque l’épouse de l’ambassadeur alerte les autorités françaises : Emmanuel Mthethwa, introuvable depuis le matin, a été localisé pour la dernière fois au bois de Boulogne, ce poumon verdoyant de l’ouest parisien. En réaction, les autorités lancent immédiatement des recherches – patrouilles, appels à témoins, mobilisation des services diplomatiques sud-africains –, dans une urgence qui traduit l’inquiétude d’une famille et d’une nation.

De plus, Mthethwa, nommé à ce poste stratégique en 2023, incarnait les liens historiques entre Pretoria et Paris, nations unies par l’histoire et les défis contemporains. Ainsi, cette disparition soudaine, dans la capitale des Lumières, n’était pas qu’un fait divers ; elle soulignait la vulnérabilité et le poids des responsabilités qui pèsent sur les épaules des émissaires.

 

La découverte : un corps au pied de l’hôtel, l’hypothèse de la chute

 

Le lendemain matin, vers 9 heures, un promeneur anonyme aperçoit un corps inerte à l’aplomb de l’hôtel Hyatt, établissement luxueux prisé des diplomates et voyageurs d’affaires. Les secours confirment rapidement l’identité : c’est bien Mthethwa, dont la chambre au 22ᵉ étage révèle une fenêtre ouverte, malgré les dispositifs de sécurité.

Le parquet de Paris ouvre une enquête en recherche des causes de la mort, confiée au 2ᵉ district de police judiciaire, afin d’écarter toute intervention extérieure. Les premiers éléments ne montrent pas de traces de violence apparente ni de message d’adieu formel, mais un contexte personnel rapporté comme trouble – rumeurs de tensions conjugales, poids des responsabilités – oriente les investigations. De ce fait, Paris, ville de splendeurs et de secrets, devient le théâtre d’un chapitre funèbre, où la Ville Lumière semble soudain plus ombreuse.

 

Un portrait d’un homme engagé : Emmanuel Mthethwa de l’ANC à la diplomatie

 

Pour mieux saisir la profondeur de cette perte, il faut plonger dans l’itinéraire de Nathi Mthethwa, figure emblématique de la lutte sud-africaine. Né en 1967 dans le KwaZulu-Natal, il rejoint l’ANC dès les années 1980, militant contre l’apartheid aux côtés de figures comme Jacob Zuma, dont il deviendra un fidèle.

Ensuite, ministre de la Police de 2019 à 2021, il a navigué dans les eaux tumultueuses de la politique post-Mandela, avant que le gouvernement ne le nomme ambassadeur à Paris en 2023, un rôle où il défendait avec ferveur les positions sud-africaines, notamment la plainte historique que l’Afrique du Sud a déposée contre Israël à la Cour internationale de justice pour génocide à Gaza.

Au-delà de ses fonctions, Mthethwa était un diplomate au charisme discret, convaincu que le dialogue franco-africain pouvait guérir les plaies du passé. Sa mort prématurée laisse un vide, un écho à ces héros discrets qui forgent l’Afrique d’aujourd’hui.

 

Des réactions unanimes : un choc qui unit Pretoria et Paris

 

Dès l’annonce officielle, confirmée par le ministère sud-africain des Affaires étrangères, une onde de choc immédiate se propage. Cyril Ramaphosa, président, rend hommage à « un patriote infatigable », tandis que l’ambassade sud-africaine à Paris annule ses événements pour une période de deuil. Du côté français, le Quai d’Orsay exprime sa « profonde tristesse » et offre son soutien à la famille, soulignant les « liens indéfectibles » entre les deux pays. Ainsi, cette unité, au-delà des spéculations, rappelle que la diplomatie est tissée de vies, de pertes qui soulignent notre humanité commune.

 

Un mystère persistant : l’enquête en cours appelle à la prudence.

 

Pendant ce temps, les enquêteurs scrutent les caméras de surveillance, l’autopsie et les témoignages – dont celui de l’épouse, qui évoquait un « message troublant » reçu la veille. Le dossier reste ouvert, écartant pour l’instant l’hypothèse criminelle mais invitant à la prudence. En somme, cette attente, suspendue comme un voile sur la Seine, interroge les ombres intimes des puissants.

Emmanuel Mthethwa, gardien des rêves arc-en-ciel sud-africains, s’en va ainsi, laissant un héritage. Paris pleure un frère d’Afrique ; le monde, un artisan de paix.

 

CETEF : rêver pour performer

À Lomé, le personnel du CETEF se forme à l’excellence : un atelier inspiré par l’IYF Togo transforme les rêves en leviers de performance, à l’approche de la FIL20 et des 40 ans du centre.

 

Lomé, 30 septembre 2025 – Dans l’effervescence créative de la salle Africa du Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF TOGO 2000), un vent de motivation a soufflé ce mardi, transformant des aspirations en carburant pour l’excellence. Animé par M. Young Sam Kim, représentant résident de l’International Youth Fellowship (IYF) au Togo, un atelier de formation sur le thème « Le rêve au service de la performance » a réuni le personnel du CETEF, ces artisans discrets d’événements grandioses.

À l’heure où la 20e Foire Internationale de Lomé (FIL20), du 28 novembre au 14 décembre, et le 40e anniversaire du centre se profilent, cette session était un appel attachant à l’ambition collective, où chaque rêve partagé devient un levier pour propulser Lomé sur la scène mondiale des échanges et des rencontres. Dans ce contexte, où le Togo connaît une renaissance économique, cet atelier nous persuade que la performance naît d’une vision claire, portée par des cœurs unis.

À Lomé, l’IYF Togo a animé un atelier de formation sur le thème « Le rêve au service de la performance » pour le personnel du CETEF.
© À Lomé, l’IYF Togo a animé un atelier de formation sur le thème « Le rêve au service de la performance » pour le personnel du CETEF.

Un lancement inspirant : Young Sam Kim, le catalyseur des visions partagées

 

Dès les premières heures de la matinée, la salle Africa s’est emplie d’une énergie palpable. M. Young Sam Kim, avec son charisme et son accent sud-coréen teinté d’enthousiasme togolais, a ouvert les hostilités en posant l’essentiel : établir une vision claire et la rédiger comme un serment gravé.

De manière significative, cet atelier, initié par IYF Togo, cible précisément le personnel du CETEF – ces gardiens des coulisses qui font pulser la vie des foires. En partageant des anecdotes de jeunes leaders mondiaux transformés par l’IYF, Kim a su captiver, rendant tangible cette idée que rêver n’est pas un luxe, mais au contraire, le premier pas vers une performance durable, attachante par sa simplicité humaine.

 

L’essence du thème : fixer des objectifs précis pour des rêves concrétisés

 

Au fil des échanges interactifs, l’atelier s’est penché sur le cœur battant du thème : fixer des objectifs précis, alignés sur la vision de la direction, pour que les rêves ne restent pas des nuages éthérés. Des exercices pratiques – rédaction de déclarations personnelles, brainstorming en petits groupes – ont fleuri, où chaque participant, du technicien à l’organisateur, a cartographié son chemin vers l’excellence.

Ainsi, cette approche a révélé une vérité : dans le tourbillon d’une foire comme la FIL20, où des milliers d’exposants et de visiteurs convergeront, une ambition bien cadrée transforme les défis en triomphes. Kim, avec son éloquence qui touche l’âme, a insisté : « Rêvez grand, mais marchez avec discipline », un mantra qui résonne comme un écho bienveillant dans les couloirs du CETEF.

À Lomé, l’IYF Togo a animé un atelier de formation sur le thème « Le rêve au service de la performance » pour le personnel du CETEF.
© À Lomé, l’IYF Togo a animé un atelier de formation sur le thème « Le rêve au service de la performance » pour le personnel du CETEF.

Une préparation stratégique : la FIL20 et ses 40 ans sous les étoiles de l’ambition

 

Dans la continuité de cette dynamique, cet atelier s’inscrit dans une série de formations orchestrées par IYF Togo, un partenariat fructueux qui prépare le terrain pour un événement doublement festif : la 20e FIL, vitrine éclatante de l’économie togolaise, coïncidant avec le quarantième anniversaire du CETEF.

Autrement dit, du 28 novembre au 14 décembre, Lomé deviendra un carrefour bouillonnant d’innovations, de cultures et d’opportunités, où la vision partagée du personnel sera le fil d’or reliant stands et scènes.

En encourageant l’imagination et l’ambition, cette initiative ne vise pas seulement l’efficacité opérationnelle ; elle ambitionne également de forger une culture d’excellence, où le CETEF aspire à être reconnu comme le meilleur centre d’expositions au monde, un rêve audacieux mais si attachant dans sa quête d’élévation collective.

 

Des éléments clés pour le succès : vision, discipline et rêves élargis

 

Au-delà des modules structurés, l’atelier a mis en lumière trois piliers indissociables : la vision comme boussole, la discipline comme ancre, et la capacité à rêver grand comme voile gonflé par les vents du possible. Des témoignages émouvants de participants – un organisateur confessant comment un objectif clair a boosté sa motivation, une hôtesse visualisant déjà les sourires des visiteurs – ont humanisé ces concepts, rendant ainsi  l’expérience persuasive par son authenticité.

Dans une conjoncture où l’économie togolaise pulse au rythme des initiatives locales, comme les investissements florissants en zones franches, cet apport de l’IYF Togo infuse en fait une fraîcheur internationale, renforçant le statut du CETEF comme hub panafricain d’innovation et de convivialité.

 

Un horizon lumineux : inspirer pour briller, unis vers une FIL 20 légendaire.

 

En refermant les portes de la salle Africa, cet atelier laissera un legs vibrant : un personnel revigoré, prêt à incarner le slogan implicite de l’IYF – transformer les rêves en performances collectives. Pour la FIL20, cet engagement à former et inspirer n’est pas un détail ; bien au contraire, c’est le socle d’un succès qui rayonnera bien au-delà de Lomé, célébrant 40 ans d’un centre qui a su grandir avec le Togo.

M. Young Sam Kim, en semant ces graines d’ambition, nous rappelle avec une tendresse que la vraie performance naît d’un rêve partagé, d’une discipline joyeuse et d’une vision qui unit. Si cette étincelle allumée aujourd’hui illumine les allées de la foire, ce sera vraiment exceptionnel.

Elle le fera surement, car en définitive, dans le ballet des nations en mouvement, chaque atelier comme celui-ci est aussi une note d’espoir, un appel attachant à oser plus grand, ensemble.

 

Awooyo célébrée au Grand Rex

À Lomé, BB célèbre Awooyo : une soirée festive et intergénérationnelle rend hommage à la bière brune emblématique du Togo, symbole d’audace, de tradition et de convivialité.

 

Lomé, 30 septembre 2025 – Sous les feux de la rampe du Grand Rex, Lomé a vibré au rythme d’une bière qui transcende les verres pour toucher l’âme togolaise. Vendredi dernier, la Brasserie BB Lomé a levé son toast à Awooyo, sa perle ambrée, lors d’une soirée festive et fraternelle. L’événement a réuni un parterre éclectique : grossistes, consommateurs passionnés, partenaires loyaux et figures publiques rayonnantes.

En présence du directeur général Diogo Victoria, cet hommage n’était pas qu’une célébration ; bien au contraire, c’était une déclaration d’amour collective à une boisson qui, depuis des décennies, unit les cœurs autour d’un goût d’audace et de tradition. Dans ce contexte, où les saveurs locales forgent l’identité, Awooyo brille comme un phare convivial, invitant chacun à trinquer à la vie.

 

Une ambiance électrique : rythmes et couleurs pour un hommage vibrant

 

Dès les premières notes, le Grand Rex s’est transformé en un kaléidoscope de bonheur togolais. Prestations artistiques envoûtantes, animations musicales endiablées et danses traditionnelles gracieuses ont enflammé la salle, où l’odeur maltée d’Awooyo flottait comme une promesse de partage. En fait, le public a rendu un hommage spontané à cette bière intergénérationnelle, symbole d’un Togo qui danse avec son passé tout en embrassant l’avenir.

« J’ai toujours consommé Awooyo depuis ma jeunesse. C’est une bière vraiment particulière, unique en son genre », confie Modeste, un invité ému, les yeux pétillants de souvenirs.

Cette soirée a capturé l’essence d’une culture où la bière n’est pas qu’une boisson, mais un fil rouge entre les âges.

 

La voix de la marque : un serment d’allégeance aux consommateurs

 

Au cœur de cette effervescence, Ahmed Ayandedji, responsable marketing de BB Lomé, a pris la parole pour un discours qui a résonné comme un serment.

« Awooyo connaît un plébiscite de Lomé à Cinkassé… Nous avons souhaité dédier cette soirée à nos consommateurs et à nos partenaires, véritables artisans de la vitalité de la marque. »

En plus, il a affirmé que la bière incarne une identité forte et a conquis toutes les régions du Togo. En plaçant les fidèles au centre de la scène, Ayandedji a transformé l’événement en un cercle vertueux : la marque honore ceux qui, verre après verre, en font une légende vivante.

 

Le charme d’Awooyo : une brune audacieuse qui défie les modes

 

Ambrée et affirmée, couronnée d’une mousse généreuse et d’un goût raffiné, Awooyo se dresse fièrement comme « la bière des audacieux ». Contrairement à la marée blonde dominante, elle a su démocratiser la bière brune au Togo par la force de son caractère.

« Ses amateurs sont passionnés, fidèles et courageux », ajoute Ayandedji avec un sourire enjôleur, soulignant comment cette boisson a su s’infiltrer dans les veillées familiales et les fêtes villageoises. Ainsi, dans un pays où la résilience est une vertu quotidienne, Awooyo est un trait de caractère, un élixir qui murmure à l’oreille des braves.

 

Des étoiles pour éclairer la nuit : invités d’honneur et moments inoubliables

 

La magie de la soirée s’est accrue avec l’arrivée de personnalités qui ont ajouté leur éclat à cette toile vivante. L’ex-international de football Emmanuel Adébayor, charismatique et accessible, a multiplié les toasts ; la Miss Togo et ses dauphines, resplendissantes, ont illuminé la piste de danse. Des influenceurs, miroirs des tendances jeunes, ont aussi capturé l’instant en stories enflammées.

D’ailleurs, ces présences ont tissé un lien indéfectible entre la marque et son public, confirmant qu’Awooyo n’appartient plus à BB Lomé seule : elle est l’héritage collectif d’un Togo fier.

 

Un legs de fraternité : Awooyo, slogan vivant d’une nation conviviale

 

Plus qu’une fête éphémère, cette soirée au Grand Rex s’est imposée comme un hymne vibrant à une boisson qui traverse les générations sans une ride. Fidèle à son slogan du « trait de caractère », Awooyo incarne audace, convivialité et tradition, reliant ainsi les anciens aux jeunes. Par ailleurs, Diogo Victoria, en maître de cérémonie discret mais omniprésent, a su orchestrer ce moment pour qu’il résonne au-delà des murs : une invitation à redécouvrir les joies simples.

 

Awooyo, trait d’union d’un Togo audacieux

 

En définitive, la soirée du Grand Rex n’a pas seulement célébré une bière ; elle a révélé un symbole vivant de la convivialité togolaise. À travers Awooyo, c’est tout un pays qui se raconte : ses saveurs, ses audaces, ses fidélités. De la mousse à la mémoire, chaque gorgée devient une promesse de lien, une invitation à l’unité.

BB Lomé, en honorant ses consommateurs, a aussi réaffirmé que les marques les plus fortes sont celles qui écoutent, qui partagent, et qui vibrent au rythme de leur peuple. Awooyo n’est plus une simple boisson : elle est une signature nationale, un toast à la fraternité, un écho de ce que le Togo a de plus précieux – sa capacité à célébrer ensemble.

 

Le Togo mobilisé contre la rage

À Lomé, le Togo lance une campagne nationale de vaccination gratuite contre la rage : un bouclier collectif pour protéger enfants, familles et animaux, avec l’ambition d’éradiquer la maladie d’ici 2030.

 

Lomé, 30 septembre 2025 – Sous un soleil matinal radieux, Lomé s’est éveillée en sentinelle de la santé le 27 septembre, Journée mondiale de lutte contre la rage. Sur le terrain du Lycée d’Agoè, le gouvernement togolais a donné le coup d’envoi d’une campagne nationale de vaccination gratuite, un bouclier collectif contre cette maladie insidieuse. Chiens, chats, et même singes – ces compagnons fidèles de nos foyers – ont été les premiers à recevoir leur dose protectrice. Impulsée par le Président Faure Essozimna Gnassingbé, cette initiative vise à vacciner plus de 60 000 animaux et à sensibiliser un demi-million de citoyens. Autrement dit, une promesse attachante : un Togo où les enfants, premières victimes, grandissent sans la peur d’une morsure fatale, et où la santé animale et humaine s’entrelacent en un pacte indéfectible.

Un lancement festif et solennel : mobilisation totale de l’État

 

Dès l’aube, le Lycée d’Agoè s’est transformé en hub de vie et de vigilance, où vétérinaires, agents de santé et volontaires ont déployé tentes et seringues. La campagne, étendue à toute l’étendue du territoire – de Cinkassé à Sokodé, en passant par Kpalimé et Aného –, a été présidée par le ministre d’État chargé des ressources animales, M. Yark Damehame, flanqué de ses homologues de l’Environnement et des Forêts, M. Katari Foli Bazi, et de la Santé publique.

En ce sens, « Cette opération gratuite lève la barrière du coût, protégeant enfants, familles et voisins », a déclaré avec ferveur le ministre Bazi, soulignant l’urgence d’un rempart accessible à tous. L’air vibrait d’une énergie persuasive : celle d’une nation qui refuse de laisser la rage dicter son destin.

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la rage, le gouvernement togolais a lancé à Lomé une campagne nationale
© À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la rage, le gouvernement togolais a lancé à Lomé une campagne nationale

Objectifs ambitieux : 60 000 animaux, un demi-million d’âmes éveillées

 

Au cœur de cette offensive, se niche une vision claire et mesurable : vacciner au moins 60 000 animaux de compagnie d’ici la fin de la campagne, tout en touchant plus de 500 000 citoyens par des messages de prévention. Chiens errants ou domestiques, chats espiègles et singes curieux – tous sont conviés à ce bouclier immunitaire, gratuit et sans rendez-vous, dans les centres de santé, marchés et villages reculés.

Dans cette optique, « Zéro rage d’ici 2030 », clame le slogan, aligné sur les engagements mondiaux de l’OMS et de l’OIE. La stratégie s’inscrit dans une trajectoire durable, combinant aussi ateliers interactifs, spots radio et caravanes mobiles pour promouvoir les gestes salvateurs.

L’engagement présidentiel : un souci bienveillant pour les plus vulnérables

 

C’est pourquoi, sous l’égide du Président Gnassingbé, cette vague protectrice déferle, un geste politique qui touche au cœur des Togolais. En rendant la vaccination gratuite, le chef de l’État brise les chaînes économiques qui retenaient tant de familles, priorisant les enfants – ces anges exposés aux morsures.

Par ailleurs, les ministres, unis en un front tripartite, incarnent cette synergie : Damehame orchestre les ressources animales, Bazi veille à l’harmonie environnementale, et le ministre de la Santé infuse l’expertise médicale. Cette action collective transforme l’État en gardien bienveillant, rappelant que la santé n’est pas un luxe, mais un droit fondamental.

L’approche One Health : une santé globale pour un Togo uni

 

Au-delà des piqûres salvatrices, cette campagne embrasse pleinement le paradigme One Health (Une Seule Santé), où la santé animale, humaine et environnementale fusionnent en un écosystème harmonieux. La rage, zoonose impitoyable transmise par morsure, ne connaît pas de frontières entre espèces ; dès lors, vacciner un chien protège un enfant.

De surcroît, soutenue par des partenaires internationaux, l’initiative togolaise rayonne comme un modèle africain, intégrant formations croisées et protocoles intégrés contre les épidémies. Dans ce Togo résilient, One Health n’est pas un concept abstrait ; c’est une philosophie persuasive, qui unit l’homme à sa bête dans une danse de prévention.

 

Appel à la mobilisation : ensemble vers un horizon sans morsure

Tandis que la campagne s’étend comme une marée bienfaisante, elle nous convie tous à l’action. L’éradication de la rage d’ici 2030 est notre horizon commun, un rêve attachant où chaque vie sauvée est une victoire collective. Le Togo, terre de solidarité instinctive, montre la voie : ainsi, avec audace et tendresse, nous vaincrons cette ombre ancienne.

En définitive, si un simple vaccin peut changer un destin, imaginez ce que notre unité peut accomplir. À vos côtés, pour un Togo protégé, pour une Afrique invincible.

 

Lomé : droits humains et alerte précoce

À Lomé, l’Afrique de l’Ouest renforce ses défenses : un atelier régional place les droits humains au cœur des mécanismes d’alerte précoce pour anticiper les conflits et bâtir une paix durable. 

 

Lomé, 29 septembre 2025 – Dans un monde où les ombres des conflits persistent, l’Afrique de l’Ouest s’apprête à allumer une lumière nouvelle. Du 29 septembre au 3 octobre, la capitale togolaise, Lomé, devient le cœur battant d’un atelier régional ambitieux : un renforcement des capacités dédié à l’intégration des droits humains dans les mécanismes d’alerte précoce. Cette initiative, soutenue par un front uni d’organisations internationales, marque une rupture bienvenue avec les approches traditionnelles. En effet, elle invite les acteurs de la paix à anticiper plutôt qu’à guérir.

Du 29 septembre au 3 octobre 2025, Lomé accueille un atelier régional sur l’intégration des droits humains dans les systèmes d’alerte précoce. Soutenu par l’Union Africaine, la CEDEAO, le HCDH, la GIZ et UNITAR, l’événement vise à anticiper les crises et renforcer la stabilité en Afrique de l’Ouest.
© Du 29 septembre au 3 octobre 2025, Lomé accueille un atelier régional sur l’intégration des droits humains dans les systèmes d’alerte précoce. Soutenu par l’Union Africaine, la CEDEAO, le HCDH, la GIZ et UNITAR, l’événement vise à anticiper les crises et renforcer la stabilité en Afrique de l’Ouest.

Un front uni pour un défi régional

 

À l’origine de cette dynamique se trouve une alliance stratégique et inspirante, regroupant les acteurs clés de la stabilité et des droits humains. Ensemble, ces forces convergent vers un objectif clair : équiper les décideurs régionaux d’outils pour une vigilance accrue, ancrée dans les principes universels des droits humains.

Concrètement, l’initiative est menée par :

  • Le Département de la Paix et de la Sécurité de l’Union Africaine (AUC_PAPS)
  • Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH)
  • La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)
  • La Coopération allemande (GIZ, en partenariat avec l’Union Africaine)
  • L’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR)

Ainsi, cette synergie institutionnelle traduit une volonté commune de dépasser les cloisonnements habituels pour instaurer une culture de prévention partagée.

Le cœur de l’initiative : passer de la réaction à la prévention

 

Au-delà des partenariats, l’essence de cet atelier réside dans sa vision transformative. Son objectif principal est de renforcer les systèmes d’alerte précoce en plaçant les droits humains au centre de l’équation. Dès lors, fini le temps des réponses réactives, ces feux de paille qui épuisent les ressources sans éteindre les braises sous-jacentes. À la place, une prévention proactive s’impose, où chaque signal d’alarme – une détention arbitraire, une discrimination flagrante – devient un levier pour désamorcer les tensions avant qu’elles n’explosent.

Par conséquent, l’atelier propose une approche holistique, articulée autour de l’écoute, de l’analyse et de l’action anticipée.

 

Une réponse aux racines profondes des conflits

 

Mais pourquoi cette fusion entre droits humains et alerte précoce ? Tout simplement parce que l’histoire de l’Afrique de l’Ouest le crie haut et fort : les violations systémiques des droits – exactions contre les civils, marginalisation ethnique, injustices socio-économiques – sont les semences invisibles des tempêtes à venir.

C’est pourquoi, à Lomé, les participants, venus des quatre coins de la région, apprendront non seulement à identifier ces signaux subtils, mais aussi à les transformer en actions concrètes. Grâce à des modules interactifs sur l’analyse des risques humains et à des simulations de scénarios réels, cet atelier devient un appel à l’empathie stratégique, où la paix se forge dans la compréhension des souffrances individuelles.

Du 29 septembre au 3 octobre 2025, Lomé accueille un atelier régional sur l’intégration des droits humains dans les systèmes d’alerte précoce. Soutenu par l’Union Africaine, la CEDEAO, le HCDH, la GIZ et UNITAR, l’événement vise à anticiper les crises et renforcer la stabilité en Afrique de l’Ouest.
© Du 29 septembre au 3 octobre 2025, Lomé accueille un atelier régional sur l’intégration des droits humains dans les systèmes d’alerte précoce. Soutenu par l’Union Africaine, la CEDEAO, le HCDH, la GIZ et UNITAR, l’événement vise à anticiper les crises et renforcer la stabilité en Afrique de l’Ouest.

Un horizon de paix et de sécurité durables

 

En conclusion, cet événement promet un legs durable. En intégrant les droits humains comme boussole éthique, l’Afrique de l’Ouest pourrait bien redessiner sa carte de la stabilité, évitant ainsi les cycles vicieux qui ont trop souvent marqué son histoire récente. Lomé, ville de ponts et de dialogues, incarne à merveille ce renouveau : un espace où la vigilance collective tisse un filet de sécurité pour des millions d’âmes.

En définitive, cet atelier n’est pas qu’un rendez-vous technique ; c’est un pari sur l’avenir, un murmure persuasif que la paix n’est pas un don du ciel, mais une conquête quotidienne, tissée de droits respectés et d’alertes entendues. L’Afrique de l’Ouest, terre de résilience, mérite cette chance – et, ensemble, la saisit.

UNGA80 : Dussey réclame justice à l’ONU

À l’UNGA80 , Robert Dussey plaide pour la réparation coloniale et érige le Togo en modèle de résilience africaine : un appel vibrant à la justice historique et à l’équité globale.

 

 New York, 29 septembre 2025—   Au cœur de l’Assemblée générale des Nations Unies, 80ᵉ session, une voix africaine résonne avec une force tranquille et implacable. Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, n’a pas seulement prononcé un discours ; il a lancé un appel vibrant à la justice, écho d’un continent qui refuse l’oubli. L’Afrique, dit-il, réclame réparation pour un siècle de colonialisme qui a dévié sa trajectoire, pillé ses ressources et dispersé son âme. Dans ce plaidoyer poignant, le Togo émerge non comme une simple porte-parole, mais comme un modèle vivant de résilience et de progrès, sous la vision du président Faure Essozimna Gnassingbé. Une intervention qui, au-delà des mots, dessine les contours d’une Afrique décolonisée, fière et prospère.

 

Un cri pour la justice à UNGA80 : décoloniser l’histoire et les âmes

 

À l’UNGA80, Dussey pose les fondations d’un réquisitoire historique sans concession. L’Afrique, affirme-t-il, a payé de son sang et de ses richesses la prospérité d’autres continents, subissant près d’un siècle de colonialisme qui l’a profondément désorientée. Entre 80 et 90 % de son patrimoine culturel gisent aujourd’hui dans des musées étrangers, tandis que des restes humains africains, en violation des lois sacrées de l’humanité, demeurent hors du continent.

Pire encore : la contribution décisive de l’Afrique à la victoire contre le fascisme en 1945 a été occultée lors de la fondation des Nations Unies, excluant le continent des instances décisionnelles pendant 80 ans. Le Conseil de sécurité, assiégé par cette injustice, nie aux peuples africains une représentativité juste et équitable. « Il faut décoloniser la géographie », tonne Dussey, appelant ainsi à une nouvelle cartographie politique qui rende à l’Afrique sa place centrale sur l’échiquier mondial.

 

Une Vision Transformatrice à UNGA80  : redessiner les frontières de la dignité

 

Ensuite, au-delà de ce constat amer, l’intervention togolaise trace un horizon d’espoir concret. Décoloniser ne signifie pas seulement restituer des artefacts ou des os ; c’est repenser les structures du pouvoir global pour inclure l’Afrique dans les décisions qui la concernent. Dussey, avec une éloquence qui captive l’assemblée, insiste sur la nécessité d’une réforme profonde des Nations Unies, où la voix du Sud ne soit plus une supplique, mais un droit inaliénable. Le Togo, en tant que nation pont, incarne cette urgence : un pays qui, loin de se lamenter, agit pour transformer ses plaies en forces, démontrant que la justice historique pave la voie à une souveraineté retrouvée.

Le Togo en exemple : une renaissance multisectorielle sous Gnassingbé

 

Et c’est ici que le discours de Dussey s’ancre dans le réel, illuminant les avancées fulgurantes du Togo sous la présidence de Faure Gnassingbé. En santé, 90,7 % d’accessibilité géographique aux soins en 2023 – une hausse de 19,3 % depuis 2020 – couplée au lancement de l’assurance maladie universelle couvrant près de 3 millions de personnes, y compris les élèves via School AMU.

Des investissements massifs, à hauteur de 150 milliards de FCFA, animent des projets phares comme ELIPSE, SSECQU et un centre de technologies médicales. L’accès à l’eau potable atteint 86 % en 2024 (+26 % depuis 2020), tandis que l’électricité touche 74,5 % de la population, avec une dépendance énergétique extérieure réduite de 64 % à 50 %. La pauvreté recule drastiquement : 24,8 % de la population sous le seuil en 2025, contre 51,1 % en 2020.

 

Une explosion agricole et infrastructurelle : semer les graines de l’autonomie

 

D’ailleurs, cette dynamique se poursuit dans l’agriculture et les infrastructures, piliers d’une économie togolaise en pleine effervescence. Les rendements ont bondi de 11 % pour le maïs, 7 % pour le riz, 17 % pour le manioc et 32 % pour le soja entre 2020 et 2025, soutenus par 9,8 milliards de FCFA accordés à 176 000 producteurs. Les superficies cultivées s’étendent à 2 462 995 hectares en 2024 (+12,21 % depuis 2020).

Au Port autonome de Lomé, 30,6 millions de tonnes de marchandises en 2024 contre 25,9 millions en 2020 ; 4 472 km de pistes rurales aménagées et 485 km de routes bitumées ; 1,5 million de passagers à l’aéroport Gnassingbé Eyadéma. La plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), sur 800 hectares, opérationnalise 10 unités, tandis que 346 milliards de FCFA sont investis en zone franche.

 

Un bilan éclatant : inclusion, numérique et durabilité pour un avenir radieux

 

Enfin, le tableau se complète par des avancées sociétales et environnementales qui inspirent. L’inclusion financière culmine à 85,7 %, avec 197 916 crédits octroyés pour 18,32 milliards de FCFA. La couverture internet fixe et mobile atteint 90 % (+15 % depuis 2020), la capacité réseau multipliée par 20 grâce au câble Equiano.

Les recettes budgétaires explosent de 67,6 % (de 655,2 milliards en 2020 à 1 098,1 milliards en 2024), permettant le recrutement de 25 000 agents publics. La digitalisation touche près de 200 services, le ratio recettes fiscales/PIB passe de 12,4 % à 14,4 %, et 3,4 % des immatriculations sont des véhicules électriques neufs en 2025.

Côté environnement, 60 % des côtes sont protégées contre l’érosion (18 km d’ouvrages), et 40 millions de plants ont été mis en terre sur 48 000 hectares. La croissance économique vise 7 % en 2025, confirmée par le rapport 2024/2025 du PNUD sur l’IDH : le Togo, seul pays ouest-africain classé « développement humain moyen » avec la 2ᵉ place en UEMOA et la 4ᵉ en CEDEAO, excelle aussi en revenu, scolarisation et espérance de vie.

En somme, ces résultats, fruit d’une détermination farouche, conjuguent résilience économique, stabilité sociale et ambition durable face aux tempêtes mondiales. Par l’exemple du Togo, mené par Faure Gnassingbé, Dussey délivre un message à l’UNGA80 : l’Afrique n’est plus seulement en quête de réparation, elle prouve qu’elle aussi peut s’épanouir et invite le monde à s’associer à sa quête inéluctable d’équité.