Victoire Dogbe et Miss Togo 2025 unissent leurs forces pour l’éducation des filles

Lomé, 18 février 2025 –  Dans un climat de renouveau éducatif et de promotion de l’égalité des sexes, Victoire Dogbe, Première Ministre et Cheffe du Gouvernement de la République Togolaise, a rencontré dans la mi-journée Miss Togo 2025, Mlle Nadiratou Afolabi, lors d’un échange constructif qui illustre la synergie entre le secteur public et les initiatives de la société civile. Au cours de cette rencontre, les deux responsables ont discuté du projet social ambitieux de Mlle Afolabi, axé sur la scolarisation des jeunes filles, un chantier qui s’inscrit parfaitement dans la vision gouvernementale de favoriser l’éducation de base et l’émancipation des filles.

Victoire Dogbe, rencontre Miss Togo 2025, Mlle Nadiratou Afolabi, pour soutenir son projet de scolarisation des jeunes filles,Un projet social au cœur de la vision gouvernementale

Mlle Nadiratou Afolabi, élue Miss Togo 2025, a présenté son projet novateur visant à accroître l’accès à l’éducation pour les jeunes filles, en particulier dans les zones où les obstacles socio-économiques demeurent élevés. Selon elle, l’éducation représente non seulement un droit fondamental, mais aussi un levier essentiel de développement économique et social. « Chaque fille mérite de bénéficier d’une formation de qualité pour s’épanouir et contribuer activement au développement de notre pays », a-t-elle expliqué lors de l’échange.

De son côté, Victoire Dogbe a salué les résultats remarquables obtenus par ce projet, qui s’inscrit en parfaite adéquation avec les priorités définies par la feuille de route gouvernementale en matière d’éducation et d’égalité des genres. « Nous avons eu des échanges très productifs avec Mlle Afolabi. Son projet, axé sur la scolarisation des jeunes filles, est un exemple inspirant d’initiative citoyenne. Je tiens à féliciter Miss Togo 2025 pour ses efforts et à assurer le comité Miss Togo du soutien total du Gouvernement togolais dans la réalisation de cette belle initiative au service de l’éducation de base », a déclaré la cheffe du gouvernement.

Un partenariat stratégique pour l’avenir

Cette rencontre symbolise l’engagement du Togo en faveur d’un développement inclusif et équitable. L’initiative de Mlle Afolabi s’inscrit dans une stratégie globale visant à réduire les inégalités, à améliorer la qualité de l’enseignement de base et à favoriser l’autonomisation des jeunes filles. En soutenant ce projet, le gouvernement togolais espère non seulement renforcer l’accès à l’éducation pour toutes les filles, mais également créer un cercle vertueux d’émancipation qui contribuera à transformer durablement la société togolaise.

Les discussions ont également porté sur la mise en place de dispositifs de suivi et d’évaluation afin de mesurer l’impact de ces actions sur le terrain. L’objectif est de garantir que chaque investissement dans l’éducation se traduise par des bénéfices concrets pour la jeunesse et par une amélioration progressive des conditions de vie dans les communautés rurales et urbaines.

Victoire Dogbe, rencontre Miss Togo 2025, Mlle Nadiratou Afolabi, pour soutenir son projet de scolarisation des jeunes filles,Miss Togo 2025 : des perspectives prometteuses pour le Togo

Avec l’appui du gouvernement Togo, le projet de scolarisation des jeunes filles présenté par Miss Togo 2025 ouvre la voie à une coopération renforcée entre les acteurs publics et privés. Ce partenariat stratégique est envisagé comme un modèle réplicable qui pourrait inspirer d’autres initiatives similaires à travers la région, contribuant ainsi à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable, notamment en matière d’éducation et d’égalité des sexes.

En conclusion, cette rencontre entre Victoire Dogbe et Mlle Nadiratou Afolabi représente bien plus qu’un simple échange de vues : elle incarne une véritable dynamique de transformation sociale, où l’engagement des leaders politiques et l’initiative citoyenne se conjuguent pour bâtir un meilleur avenir pour les jeunes filles togolaises.

Victoire Dogbe félicite Awa Faly Ba pour une mission réussie en faveur des droits et de l’égalité des enfants

Lomé, 18 février 2025 –  Dans une déclaration marquante saluant les efforts de Plan International Togo, Victoire Dogbe, Première Ministre et cheffe du Gouvernement de la République togolaise, a tenu aujourd’hui à féliciter Mme Awa Faly Ba, directrice pays de Plan International Togo, à l’issue de sa mission dans le pays. « J’ai eu de fructueux échanges avec la directrice pays et je tiens à la féliciter pour les remarquables résultats obtenus dans le domaine des droits des enfants, de l’égalité pour les filles et des opportunités offertes à la jeunesse, conformément à notre feuille de route gouvernementale. Je lui souhaite plein succès dans ses nouvelles fonctions. »

Awa Faly Ba : des résultats concrets pour l’avenir des jeunes

Au cours de sa mission, Mme Awa Faly Ba a œuvré à mettre en œuvre des initiatives destinées à améliorer la vie des enfants et des jeunes au Togo. Les actions déployées dans le cadre des programmes de Plan International ont permis notamment de renforcer l’accès aux droits fondamentaux pour les enfants, de promouvoir l’égalité des sexes et de créer de nouvelles opportunités d’éducation et d’autonomisation pour la jeunesse togolaise. Ces efforts s’inscrivent dans une stratégie plus large, définie par le gouvernement, visant à bâtir un avenir où l’enfant est au cœur du développement national.

Un partenariat fort entre le gouvernement et la société civile

La collaboration étroite entre l’État togolais et Plan International Togo témoigne d’une volonté partagée de placer la protection de l’enfance et la promotion de l’égalité des genres au centre des priorités nationales. Grâce à ce partenariat, le Togo a pu bénéficier d’un appui technique et stratégique qui a permis de traduire en actions concrètes les engagements du gouvernement en faveur des droits des enfants et de l’autonomisation des filles.

Les échanges fructueux entre Victoire Dogbe et Mme Awa Faly Ba ont également permis d’identifier des pistes d’amélioration pour renforcer encore ces actions. Parmi les initiatives saluées figure la mise en place de projets éducatifs innovants, le renforcement des structures de soutien aux enfants vulnérables et l’adaptation de programmes de formation pour les jeunes, afin de les préparer à relever les défis du marché du travail et de la citoyenneté.

Victoire Dogbe félicite Awa Faly Ba pour les remarquables résultats de Plan International Togo en matière de droits des enfants, Vers de nouveaux horizons

Alors que Mme Awa Faly Ba se voit confier de nouvelles responsabilités, le Premier Ministre Dogbe se dit confiant quant à la continuité de ces succès. « Le Togo est résolument engagé dans une dynamique de progrès social et de développement inclusif, et je suis convaincue que ces initiatives continueront de porter leurs fruits », a-t-elle déclaré. Cette dynamique représente un exemple inspirant pour l’ensemble de la région, démontrant comment la synergie entre le secteur public et les organisations internationales peut contribuer à transformer la vie des plus jeunes et à favoriser un changement durable.

En conclusion, cette rencontre symbolise non seulement le succès d’une mission dédiée aux droits des enfants et à l’égalité des genres, mais aussi l’essor d’un modèle de coopération exemplaire entre le gouvernement togolais et les acteurs de la société civile. Le Togo, fort de ces réalisations, poursuit sa route vers un avenir plus équitable et prospère pour tous.

 

Lomé : l’arrivée de Mgr Ruiz Mainardi, Nonce apostolique

Lomé, 18 février 2025 – C’est sous le signe d’une paix diplomatique que Lomé reçoit ce mardi un émissaire aguerri du Saint-Siège. Mgr Ruben Darío Ruiz Mainardi, nommé Nonce apostolique au Togo par le pape François en octobre dernier, pose son regard sagace sur une capitale ouest-africaine en quête de consonances spirituelles et politiques renouvelées. Si les ambassadeurs du Vatican sont souvent perçus comme des passeurs discrets, celui-ci incarne une partition plus complexe, mêlant expérience continentale et finesse polyglotte.

Un prélat aguerri aux nuances africaines

En effet, originaire d’Argentine, terre de contrastes et de dialogues, Mgr Ruiz Mainardi n’est point un néophyte des arcanes diplomatiques pontificales. Son curriculum, émaillé de missions en République Démocratique du Congo, en Centrafrique, au Tchad et au Gabon, dessine une cartographie intime des défis africains. Par ailleurs, loin d’être un simple observateur, il a su, au fil des décennies, épouser les méandres socioreligieux d’un continent où le sacré se mêle au profane. Polyglotte accompli français, anglais, italien, portugais, il manie les langues comme autant de clés pour déverrouiller les silences protocolaires.

Le Nonce : bien plus qu’un ambassadeur en soutane

La fonction de Nonce apostolique, souvent réduite à son caractère cérémoniel, révèle en réalité une mécanique subtile. Mgr Ruiz Mainardi endosse un rôle de pontifexmoderne : médiateur entre Lomé et Rome, garant des intérêts catholiques, mais aussi architecte d’un dialogue interconfessionnel dans un pays où coexistent animisme, islam et christianisme. Sa mission, cryptée dans les codes du droit canon, inclut un mandat crucial : participer à la désignation des évêques, ces « pasteurs locaux » dont l’influence dépasse habituellement les cloîtres.

Un agenda sous le sceau de la discrétion active 

Si les détails de son séjour restent enveloppés d’une confidentialité de bon aloi, les observateurs anticipent des rencontres imminentes avec les autorités étatiques, les oulémas musulmans et les leaders de la société civile. Dans un Togo marqué par une stabilité politique relative, mais traversé de tensions socio-économiques, la voix du Vatican pourrait servir de caisse de résonance à des enjeux globaux : justice sociale, éducation ou préservation de l’environnement, thèmes chers au pape François.

Enjeux et perspectives : vers une ecclésiologie renouvelée ?

En plus, l’arrivée de ce prélat, vétéran des chancelleries pontificales, s’inscrit dans une stratégie plus vaste : celle d’une Église catholique qui, tout en préservant son universalisme, cherche à s’enraciner dans les réalités locales. Au Togo, où l’archidiocèse de Lomé est vacant depuis 2022, sa présence pourrait précipiter la nomination d’un nouvel archevêque, décision attendue comme une semence dans un champ labouré.

 Diplomatie vaticane, entre ombre et lumière

En choisissant un homme de terrain rompu aux subtilités africaines, Rome semble vouloir pérenniser les échanges avec Lomé au-delà des simples convenances. Si Mgr Ruiz Mainardi parvient à incarner cette « diplomatie de la proximité » prônée par François, son passage au Togo pourrait s’avérer non pas comme une parenthèse protocolaire, mais comme une page calligraphiée à l’encre durable. Reste à savoir si les défis locaux, des attentes des fidèles aux réalités géopolitiques, se plieront à cette grammaire délicate.

En filigrane de cette nomination se dessine une question plus vaste : celle du rôle de l’Église catholique dans une Afrique en mutation, où spiritualité et développement s’entrelacent comme les lianes d’une forêt équatoriale.

Togo : le baccalauréat blanc national, une innovation pédagogique structurante

Alors que les systèmes éducatifs africains cherchent à s’affranchir des modèles hérités de l’ère coloniale, le Togo opère une mue audacieuse. Sous l’impulsion du ministre Dodzi Komla Kokoroko, le pays instaure un « baccalauréat blanc national » (BAC 2), prévu du 24 au 27 mars 2025. Cette initiative, bien plus qu’une simple répétition générale, se veut un levier stratégique pour redéfinir les contours de l’évaluation scolaire.

Baccalauréat blanc : Un simulacre pédagogique à grande échelle

Le BAC 2 togolais n’est pas un énième galop d’essai. Conçu comme un reflet académique, il reproduit scrupuleusement les conditions du baccalauréat officiel, de la distribution des sujets à la rigueur des corrections. Les élèves de terminale, plongés dans un environnement d’examen authentique, doivent affronter des épreuves calibrées pour refléter le niveau d’exigence cardinal attendu. L’objectif est d’éradiquer la psychologie de la surprise, souvent responsable des contre-performances.

Mais l’innovation ne s’arrête pas aux candidats. Les enseignants, transformés en archéologues des lacunes, sont invités à décortiquer les copies pour identifier les failles cognitives récurrentes. Ces données, compilées en cartographies de compétences, serviront à ajuster les méthodes pédagogiques, passant d’un enseignement frontal à une approche corrective-proactive.

Une réforme curriculaire en mode satellite

Ce bac blanc s’inscrit dans une refonte plus large des programmes scolaires visant à substituer aux savoirs encyclopédiques des compétences transférables. Le gouvernement togolais mise sur une évaluation formative plutôt que sommative, où chaque erreur devient un tremplin pour l’apprentissage. Une philosophie résumée par un adage local revisité : « Ce n’est pas la chute qui compte, mais la manière de redresser le pas. »

Si l’expérience porte ses fruits, le dispositif pourrait s’étendre aux classes de première dès 2026, créant ainsi un continuum évaluatif sur deux ans. Une perspective saluée par les acteurs éducatifs, qui y voient un antidote au bachotage intensif, souvent synonyme de savoirs évanescents.

Un laboratoire éducatif pour la sous-région

Le Togo, petit par la taille mais ambitieux par la vision, entend ainsi préfigurer une mutation éducative ouest-africaine. En transformant l’évaluation en outil de progression plutôt qu’en sanction, le pays défie les modèles traditionnels où le baccalauréat fonctionne comme un filtre social impitoyable.

Si cette transformation prometteuse suscite l’enthousiasme, il convient de rester prudent quant à sa capacité à surmonter les défis logistiques, la formation des correcteurs, l’harmonisation des barèmes et les résistances culturelles. Il est toutefois indéniable que l’initiative inspire d’autres démarches analogues.

L’école comme chantier d’avenir

En instaurant ce bac blanc national, le Togo ne se contente pas de préparer des élèves à un examen. Il esquisse une école où l’échec n’est plus une fatalité, mais une étape vers la maîtrise. Une leçon qui, au-delà des salles de classe, rappelle que l’éducation est moins une course qu’un art de bâtir des fondations solides. Et dans ce domaine, le pays montre qu’il a plus que jamais la main pédagogique.

 

Insectes dans l’assiette : L’entomophagie légiférée ou la farce crunch des élites

Alors que l’Europe et le Royaume-Uni, en quête perpétuelle de vertu alimentaire, viennent d’inscrire dans le marbre législatif l’apothéose des protéines du futur, à savoir : insectes et autres invertébrés, une question se pose : s’agit-il d’une réelle avancée écologique ou d’une simple opération marketing ? Décryptage d’une tendance qui suscite autant le scepticisme que l’enthousiasme .

Insectes à gogo : enquête sur un marché en plein essor

Exit le bœuf bourguignon, place au cricket crunch ! Longtemps répulsifs, les insectes sont désormais présentés comme la solution miracle pour nourrir la planète. Une révolution marketing orchestrée par les géants de la foodtech. Armés de leurs chaînes de production et de leur jargon marketing, ils ont converti l’humble insecte en or comestible. Exo Protein et Chapul, pionniers états-uniens, vendent des barres protéinées à base de grillons comme s’il s’agissait de reliques sacrées. En Europe, Jimini’s (France) et Cricket Flours transforment les assiettes en terrariums gourmands, tandis qu’Entomo Farms (Canada) inonde le marché de farine d’arthropodes, présentée comme la panacée nutritionnelle.

Mais derrière ce vernis durable, une réalité moins appétissante : l’entomophagie industrielle, nouveau champ de bataille pour les géants de l’agroalimentaire, avides de surfer sur la vague woke des ODD (Objectifs de Développement Durable). Car qui dit alternative écologique dit aussi marges juteuses. Certaines entreprises n’hésitent pas à mettre en avant des arguments écologiques parfois peu crédibles, tandis que d’autres misent sur le marketing de la « nouveauté » pour attirer les consommateurs.

L’entomophagie industrielle est-elle la solution miracle pour nourrir la planète, ou un simple mode passager ? Seul l’avenir nous le dira. En attendant, il est essentiel de rester vigilant quant aux motivations réelles des acteurs de ce marché en plein essor et d’approfondir la réflexion sur les enjeux environnementaux, sanitaires et socio-économiques liés à cette nouvelle forme d’alimentation.

Étiquetage : transparence à géométrie variable

Par ailleurs, les régulateurs, dans un élan de magnanimité bureaucratique, exigent désormais que les paquets de pâtes aux ténébrions arborent un avertissement : « Peut contenir des traces de crustacés… ou de cousins ​​évolutifs à six pattes ». Une précaution qui souligne la parenté inattendue entre ces petites bêtes et nos fruits de mer préférés et qui rappelle que les allergies ne connaissent pas les frontières taxonomiques. Une précaution salutaire, certes, mais qui soulève aussi des questions sur la manière dont sont produits ces aliments.

Mais gageons que cette transparence s’arrêtera là où commencent les profits. Rappelons-nous le scandale de la viande de cheval en 2013 : des lasagnes au bœuf qui n’en avaient que l’étiquette… jusqu’à ce que des lanceurs d’alerte fassent hennir la vérité. Des lasagnes au bœuf qui n’en avaient que l’étiquette, tout comme ces pâtes aux insectes qui pourraient bien cacher d’autres surprises… Les insectes, nouveaux chevaux de Troie de l’industrie, seront-ils mieux traqués ? On peut en douter, tant ils offrent aux industriels un moyen de réduire leurs coûts de production tout en se donnant une image d’entreprise soucieuse de l’environnement. L’avenir nous le dira, à moins que les audits ne se transforment en chasse aux drosophiles… ou à d’autres insectes moins « nobles » que ceux mis en avant par l’industrie.

L’étiquetage des aliments est-il un outil suffisant pour garantir la transparence et informer les consommateurs ? Sans doute que non. Il est essentiel de s’intéresser à l’ensemble de la chaîne de production, de la fourche à l’assiette, pour comprendre les enjeux réels de l’alimentation de demain.

L’Afrique en ligne de mire : gastronomie ou colonialisme alimentaire ?  

« Nous, Africains, sommes les prochains sur la liste », s’alarment certains observateurs. Et pour cause : le continent, déjà laboratoire des OGM et dépotoir de poulets congelés, pourrait bien devenir le réceptacle des surplus d’insectes « made in Europe ».

Sous couvert de « sécurité alimentaire »,un argument qui mérite d’être pris au sérieux, se profile une nouvelle forme de paternalisme culinaire : « Mangez des criquets, pauvres gens, pendant que nous gardons le filet mignon ! » Une stratégie habile : présenter l’entomophagie comme un privilège éthique pour les Occidentaux éclairés, soucieux de l’impact environnemental de leur alimentation… et une nécessité frugale pour les autres, condamnés à se nourrir de ce qui est disponible.

À quand des ONG, bras armés de cette nouvelle forme de colonialisme alimentaire, distribuant des barres de grillons dans les écoles africaines, sous couvert de lutte contre la malnutrition et de réduction de l’empreinte carbone ?

S’agira-t-il d’une nouvelle forme d’exploitation qui ne ferait qu’aggraver les inégalités et la dépendance du continent ? Il est essentiel de poser ces questions et d’écouter la voix des Africains eux-mêmes, avant de tirer des conclusions hâtives.

Consommateurs, reprenez le contrôle de vos assiettes !

Face à cette invasion rampante, un mot d’ordre : la rébellion par le caddie. Les « grands détaillants », ces évangélistes du profit vert, comptent sur notre passivité pour écouler leurs sachets de poudre de mouches noires. Mais nous, consommateur avisé, détenons une arme : notre droit de dire non, en achetant… littéralement autre chose.

Car ne nous y trompons pas : si les insectes deviennent un pilier de nos régimes, ce ne sera ni par altruisme écologique ni par gourmandise, mais parce que quelques actionnaires auront flairé le filon. Alors, avant de mordre dans une barre énergétique protéinée aux grillons, souvenez-vous : chaque bouchée est un vote. Et peut-être, un aveu de complicité dans cette mascarade nutritionnelle.

Alors, la prochaine fois que vous ferez vos courses, posez-vous la question : suis-je un consommateur passif ou un acteur de ma propre alimentation ?

Attention, insectes à risques !

D’ailleurs, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations unies (FAO) elle-même le reconnaît : les insectes peuvent être de véritables nids à microbes. Des cas de botulisme liés à la consommation d’insectes ont été signalés en Afrique. Si le risque de transmission du virus semble faible – ou prétendument faible, car on peut légitimement douter de la transparence de ces études -, d’autres dangers sont bien réels.

En Asie, certains insectes sont porteurs de parasites, même si le phénomène reste encore mal documenté. Et que dire des substances toxiques sécrétées par certains insectes, comme le ténébrion meunier adulte et sa benzoquinone ?

Mais le risque le plus insidieux est sans doute celui des allergies. Les protéines de grillon sont étonnamment similaires à celles des crustacés, nos crabes, crevettes et homards. Allergiques à ces derniers, attention aux réactions en chaîne avec les insectes ! Même topo pour les personnes sensibles aux acariens et aux blattes. Et gare aux allergies croisées : la FAO souligne que des patients allergiques aux fruits de mer ont enregistré de graves réactions au ver de farine. Alors, prêts à croquer ?

Le criquet dans la machine

En 2023, l’humanité découvre que son salut passe par l’ingestion d’insectes. Ironie suprême : après avoir exterminé les nuées de criquets pour sauver les récoltes, la voilà qui les élève en batterie pour sauver… son bilan carbone. Reste à savoir si cette farce entomologique résistera au prochain scandale sanitaire ou à la première grève des éleveurs de ténébrions. En attendant, gardez vos éprouvettes loin de nos assiettes : L’avenir gastronomique devient-il un laboratoire à ciel ouvert ? L’entomophagie industrielle : une solution miracle, une future crise sanitaire ou une nouvelle illusion ?

Le Souverain Pontife face à une épreuve pathogène

Alors que les cloches de Saint-Pierre résonnent dans une Rome assoupie, le Vatican dévoile un diagnostic inédit pour le Souverain Pontife : une « colonisation respiratoire polymicrobienne », nécessitant une réorientation thérapeutique urgente. À 88 ans, le chef spirituel de l’Église catholique, l’un des plus âgés de l’histoire, affronte un paysage médical labyrinthique, selon les termes officiels, où virus, bactéries et autres agents pathogènes convergent en une symphonie invasive.

Une convalescence sous le sceau de la complexité 

Les bulletins sanitaires, publiés avec une sobriété calculée, révèlent une infection d’origine plurielle, un consortium microbiologique rare exigeant une prise en charge hospitalière approfondie. Bien que son état soit qualifié de stable et apyrétique, les médecins insistent sur la nécessité d’adapter son protocole curatif, mêlant pharmacopée ciblée et surveillance accrue. Malgré cela, le pontife maintient une routine ascétique : communion matinale, lecture assidue de la presse et travaux administratifs, ponctués de moments dédiés aux condoléances reçues, notamment des patients hospitalisés dont il salue les offrandes picturales et vocales.

Le Souverain Pontife : Résonances d’une spiritualité en résilience

L’homme, connu pour son humilité franciscaine, a exprimé une gratitude ciselée envers les fidèles, tout en invoquant une réciprocité de prières. Il prie pour eux et leur demande de prier pour lui : une dialectique spirituelle où le donneur et le receveur s’effacent devant une mutualité sacrée. Cette dialectique s’étend jusqu’à Gaza, où le père Gabriel Romanelli décrit des échanges téléphoniques empreints de lassitude, mais de clarté cognitive. Sa voix, bien que teintée de fatigue, gardait sa lucidité pastorale, relate-t-il, soulignant l’engagement du pape envers les victimes de conflits.

Étiologie et antécédents : un corps éprouvé par les ans 

Par ailleurs, les infections polymicrobiennes, ces entités nosologiques où cohabitent pathogènes hétéroclites, trouvent un terrain propice dans les fragilités pulmonaires historiques du souverain. Jeune, une pneumonie sévère lui coûta une lobectomie partielle. Aujourd’hui, diverticulite, chutes répétées et mobilité réduite alourdissent un pronostic déjà délicat. En 2021, une résection colique ajouta une cicatrice à un corps martyrisé par le temps.

Ferveur populaire et inquiétudes canoniques  

Devant les colonnades berniniennes, pèlerins et curieux psalmodient des requiem improvisés. Le révérend Tyler Carter, prêtre américain, résume cet élan : il est notre patriarche ; sa vigoureuse bénédiction nous est vitale. Manuel Rossi, 18 ans, incarne une jeune génération attachée à ce pape réformateur, seul souverain qu’elle ait connu.

Absences liturgiques et symboles d’une temporalité suspendue 

L’annulation de l’Angélus dominical, deuxième occurrence en douze ans et des audiences hebdomadaires, signale une rupture dans le rituel immuable du Vatican. Confiné à la polyclinique Gemelli, François observe unrepos intégral, prescription paradoxale pour un homme dont l’agenda résonnait, jusqu’alors, d’une activité trépidante.

Pendant que le Souverain Pontife continue son traitement. Comme un phare dans la tempête, l’Église espère revoir bientôt son guide, portant haut la flamme de la foi et de l’espérance, éclairant le chemin vers un avenir de paix. Dans cette attente, c’est toute l’Église qui, à l’unisson, scande une prière universelle : « Ad multos annos. »

L’INPIT en quête d’un sphinx graphique : L’appel aux alchimistes de l’image

Lomé, le 17 février 2025 – Le Ministère de l’Industrie et de la Promotion des Investissements a lancé une odyssée créative sans précédent : doter l’Institut national de la propriété intellectuelle et de la technologie (INPIT) d’un logo capable d’incarner sa métamorphose. Ce concours, ouvert jusqu’au 10 mars à 18 H GMT, n’est pas une simple quête esthétique, mais un rituel symbolique où chaque courbe et chaque pixel devra traduire la dualité protection-innovation, pilier de l’institution.

L’INPIT : du scribe juridique au gardien de l’immatériel

Fondé en 2001 sous l’égide de la loi N° 2001-015, l’INPIT se mue aujourd’hui en phare de la lutte contre la contrefaçon et de la promotion des brevets. En effet, structuré comme un pont herméneutique entre le Togo, l’OAPI et l’OMPI, il orchestre depuis deux décennies une symphonie juridico-technique pour protéger les idées, ces semences invisibles de l’économie. Sa nouvelle identité visuelle devra être un kaléidoscope reflétant à la fois :

– La vigilance (protection des titres industriels)

– L’Élan (développement technologique)

– L’éclosion (émergence nationale)

… Le tout interdit de recourir aux armoiries républicaines, un interdit créatif qui pousse les participants à puiser dans l’abstraction.

Mécaniques du défi : entre palettes et contraintes

Par ailleurs, le concours, véritable laboratoire démocratique du design, impose un cadastre précis :

  1. Éligibilité : ouverte à tout Togolais, sans distinction de genre, une ouverture rare dans un secteur souvent élitiste.
  2. Technicalités :

– Logo lisible en couleur et noir-blanc, apte à une existence autonome (sans texte d’appui).

– Dossier incluant formulaire, pièce d’identité et œuvre en haute définition (formats vectoriels privilégiés).

  1. Récompenses : une bourse créative de 800 000 FCFA pour le lauréat et 200 000 FCFA pour le finaliste, des sommes symboliques reflétant ainsi la valeur accordée à la propriété intellectuelle.

Enjeux subliminaires : au-delà du pictogramme

En plus, ce logo n’est pas un simple emblème, mais un sésame géopolitique. En modernisant son image, l’INPIT cherche à :

  • Séduire les investisseurs : une identité visuelle dynamique pour incarner le Togo des réformes, 15ᵉ mondial en création d’entreprises (Doing Business 2020).
  • Lutter contre l’obsolescence symbolique : remplacer l’iconographie datée par une grammaire graphique en phase avec l’ère numérique.
  • Fédérer les créateurs locaux : offrir une tribune aux designers togolais, souvent invisibilisés au profit de consultants internationaux.

Processus : une alchimie sous surveillance

Un comité de suivi, composé des directeurs de la coopération des deux entités (INPIT et ministère), veillera également à la transparence du processus. Leur mandat :

  • Décrypter les intentions : évaluer comment chaque proposition traduit les ADN institutionnels (protection, technologie, émergence).
  • Déjouer les pièges : vérifier l’absence de plagiat ou d’usage détourné de symboles nationaux.
  • Garantir l’équité : appliquer une grille de critères objectifs mêlant originalité, adaptabilité technique et pertinence sémantique.

Perspectives : quand le logo devient manifeste ?

D’ailleurs, ce concours transcende le design : c’est un acte politique. En confiant aux citoyens le soin de redessiner une institution clé, le Togo réactive une tradition participative souvent éclipsée par les sphères bureaucratiques. Le futur logo deviendra un drapeau silencieux brandi dans les couloirs de l’OMPI, les rapports économiques, et peut-être… les tribunaux anti-contrefaçon.

L’appel des pixels engagés

En somme, alors que la date limite approche, Lomé bruisse de potentiels : étudiants en art ajustant leurs palettes graphiques, ingénieurs reconvertis en virtuoses du vectoriel, collectifs urbains mêlant symboles ewé et futurisme digital. Dans chaque esquisse, c’est une vision du Togo de demain qui s’écrit en courbes, en contrastes, en idéaux encapsulés.

Pour plus de précisions, veuillez consulter le lien.

Érudite alliance entre Lomé et Kindia : quand les savoirs traversent les frontières

Sous les auspices d’une diplomatie intellectuelle inédite, l’Université de Lomé et son homologue guinéenne de Kindia ont scellé, vendredi dernier à Lomé, un pacte pédagogique aux ramifications prometteuses. En effet, paraphée par Adama Mawulé Kpodar, figure tutélaire de l’enseignement supérieur togolais, et Akoye Massa Zoumanigui, pilier académique guinéen, cette convention quinquennale dessine les contours d’une transhumance des savoirs entre deux pôles éducatifs d’Afrique de l’Ouest.

Lomé et Kindia : Les architectes de la connaissance transfrontalière

Par ailleurs, Adama Mawulé Kpodar, président de l’Université de Lomé, incarne une génération réformatrice. Ancien doyen de la faculté des Sciences Économiques, il a insufflé une dynamique d’excellence disruptive depuis sa prise de fonction en 2020 : numérisation des bibliothèques, création de laboratoires interdisciplinaires et partenariats avec 12 universités européennes. Son credo est que l’éducation est un écosystème, non un cloître.

Face à lui, Akoye Massa Zoumanigui, recteur de Kindia, porte l’héritage d’une institution née en 2015 pour répondre à l’explosion démographique estudiantine guinéenne. Géographe de renom, il a piloté la création de filières en agroécologie et gestion des ressources minières, alignées sur les défis locaux.

Les quatre piliers de l’accord : au-delà des mots

En plus, la convention paraphée par Adama Mawulé Kpodar, président de l’Université de Lomé, et Akoye Massa Zoumanigui, recteur de l’Université de Kindia, est loin de se limiter à un simple échange protocolaire. Elle déploie une feuille de route ambitieuse, structurée autour de plusieurs axes :

  1. Mobilité circulaire : un programme Erasmus sahélien permettant à enseignants, chercheurs et étudiants de migrer temporairement entre les deux institutions, avec validation mutuelle des crédits.
  2. Laboratoires jumelés : des unités de recherche verront le jour en biotechnologie et en sciences sociales, grâce à un financement binational.
  3. Archivage numérique collaboratif : une plateforme bilingue (français-anglais) sera mise en place pour faciliter l’accès aux publications des deux universités, y compris les thèses inédites portant sur les migrations en Afrique de l’Ouest.
  4. Événements hybrides : un cycle de conférences intitulé « Savoirs Décloisonnés » sera organisé en alternance à Lomé et à Kindia, avec une diffusion en réalité virtuelle pour un public élargi.

Mécanismes opératoires : le souffle derrière les engagements entre Lomé et Kindia 

D’ailleurs, pour transcender les vœux pieux, les signataires ont institué un comité de vigilance académique. Composé des directeurs de la coopération des deux universités, ce corps veillera à :

  • Désamorcer les lourdeurs bureaucratiques : visa académique accéléré, reconnaissance automatique des diplômes.
  • Évaluer par indices tangibles : nombre de co-publications indexées, taux de réussite des étudiants mobiles.
  • Adapter les axes : révision annuelle des priorités via des états généraux impliquant étudiants et société civile.

Enjeux sous-jacents : un pont au-dessus des stéréotypes

Derrière l’enthousiasme officiel entourant cet accord, des défis structurels importants se profilent :

  • Asymétrie des moyens : l’université de Lomé, qui bénéficie de 23 % du budget alloué à l’éducation au Togo, dispose de laboratoires à la pointe de la technologie. Ces équipements font défaut à l’Université de Kindia, ce qui pourrait créer un déséquilibre dans la mise en œuvre des projets de recherche.
  • Barrière linguistique : si le français demeure la langue véhiculaire dans les deux institutions, l’intégration des langues locales, telles que l’éwé au Togo et le soussou en Guinée, dans les échanges académiques et de recherche reste une question en suspens. Cette dimension pourrait entraver la participation de certains acteurs et limiter la portée des travaux.
  • Pressions politiques : des observateurs expriment des inquiétudes quant à une possible instrumentalisation politique des recherches entreprises en commun, particulièrement dans le domaine des sciences politiques. Ils soulignent la nécessité de garantir l’indépendance et l’intégrité des travaux pour préserver la crédibilité de cette collaboration.

Les universités de Lomé et de Kindia ont scellé un pacte pédagogique ambitieux, établissant une collaboration quinquennale pour renforcerPerspectives : vers un hub francophone ?

Ce partenariat pourrait catalyser une nouvelle géopolitique académique. En connectant Lomé, plaque tournante de l’UEMOA à Kindia, porte d’entrée de la CEDEAO anglophone, il esquisse ainsi un corridor de connaissances panafricain. Déjà, l’Université Félix-Houphouët-Boigny en Côte d’Ivoire a exprimé son intérêt à rejoindre ce réseau.

L’audace des semeurs d’idées

En somme, alors que le comité de suivi tiendra sa première réunion le mois prochain, cet accord rappelle une évidence trop souvent oubliée : les universités africaines, longtemps en rivalité mimétique avec l’Occident, détiennent les clés d’une renaissance par l’intelligence collective. Reste à voir si cette alliance saura résister aux vents contraires, bureaucratie, sous-financement, agendas politiques, pour incarner une nouvelle ère de pédagogie libérée.

 

Hôtel Sarakawa : Quand l’uniforme épouse l’hôtellerie

Dans un mouvement qui confirme la tendance croissante des militaires aux commandes d’institutions clés, le Commissaire Lieutenant-Colonel Komlan Edem Agbenyega Gumedzoe des Forces Armées Togolaises (FAT) vient d’être nommé administrateur provisoire de l’hôtel Sarakawa. Ce joyau balnéaire de Lomé, symbole de l’hospitalité togolaise depuis les années 1980, passe ainsi des mains expertes de Nathalie Bitho à celles d’un officier chevronné, marquant une transition audacieuse entre gestion civile et rigueur militaire.

Le Sarakawa : un phœnix sous gestion éclairée

L’hôtel Sarakawa, niché face à l’océan Atlantique, renaît régulièrement de ses cendres. Sous la direction de Nathalie Bitho, l’établissement avait subi une métamorphose totale en 2020 : rénovation des 100 chambres, modernisation des cuisines, installation d’une piscine olympique unique au Togo et adoption de systèmes écologiques. Ces travaux, financés par une gestion rigoureuse, ont permis à l’hôtel de générer des bénéfices réinvestis dans la restauration de l’hôtel-école Lébénè, autre fleuron réhabilité sous son égide.

Komlan Edem Agbenyega Gumedzoe : un soldat à la croisée des chemins

Diplômé des académies militaires et formé aux enjeux logistiques, le Commissaire Lieutenant-Colonel incarne un profil hybride. Son parcours, marqué par des missions de coordination sécuritaire et des responsabilités administratives au sein des FAT, le destine à pérenniser l’héritage du Sarakawa. « Son arrivée n’est pas un hasard », confie une source proche du ministère de l’Économie et des Finances. « Il s’agit d’insuffler une discipline stratégique tout en préservant l’âme de ce lieu. »

Nathalie Bitho : L’architecte discrète d’une renaissance hôtelière

Avant de passer le relais, Nathalie Manzinèwè Bitho, experte-comptable de formation, a redéfini l’hôtellerie togolaise. Connue pour son pragmatisme et sa vision, elle a restructuré la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo), sauvé le Sarakawa de l’obsolescence et orchestré la rénovation de l’hôtel-école Lébénè avec un budget de 3,5 milliards de FCFA. Son mantra : « Transformer les défis en leviers économiques ». Un héritage qui plane désormais sur le Sarakawa, attendant son nouveau capitaine.

Défis et attentes : entre tradition et innovation 

Le Lieutenant-Colonel Gumedzoe hérite d’un établissement en pleine santé financière, mais face à des enjeux complexes :

  • Concurrence régionale : rivaliser avec les géants ouest-africains tout en gardant une identité togolaise.
  • Tourisme post-Covid : relancer l’attractivité dans un contexte de reprise fragile.
  • Formation continue : maintenir les partenariats avec les écoles hôtelières, comme Lébénè, pour former une main-d’œuvre qualifiée.

Son approche, mêlant ordre militaire et sens de l’accueil, sera scrutée. « Un hôtel n’est pas une caserne », rappelle un ancien collaborateur de Mme Bitho. « Mais la structure peut bénéficier d’une gestion méthodique. »

Une tendance nationale : L’uniforme au service de la gouvernance 

La nomination de Gumedzoe s’inscrit dans une dynamique plus large. Après le Colonel Ouro-Koura Agadazi, nommé ambassadeur en France, et d’autres officiers placés à des postes ministériels ou municipaux, le Togo semble privilégier une gouvernance par la discipline. Une stratégie saluée par certains pour son efficacité, critiquée par d’autres pour son manque de diversité.

Alors que le Commissaire Lieutenant-Colonel prend ses fonctions cet après-midi, Lomé retient son souffle. Entre les murs du Sarakawa se joue une partition subtile : celle d’un pays qui réinvente ses élites, mariant tradition militaire et ambitions économiques. Reste à voir si cette symbiose saura séduire autant les voyageurs que les investisseurs.

L’Unir scelle son hégémonie : Un Sénat reflet d’un panorama politique immuable

Lomé, 17 février 2025 – La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a rendu public, ce samedi, les résultats d’une consultation sénatoriale sans surprise, où l’Union pour la République (Unir) a accaparé 34 des 41 sièges en lice. Ce scrutin, premier du genre depuis l’avènement de la Vᵉ République, consacre une domination quasi-totale du parti présidentiel, laissant en marge une opposition éparpillée et symbolique. Yago Dabré, président de la Ceni, a présenté ces résultats sous un formalisme méthodique, soulignant une participation de 89 candidats pour séduire 1 706 grands électeurs, conseillers régionaux et municipaux durant une campagne atone, du 30 janvier au 13 février.

 L’opposition : une mosaïque d’ambitions individuelles

Si l’Unir assoit son emprise, les sept sièges résiduels illustrent un archipel d’intérêts divergents. L’Union des forces de changement (UFC), héritage symbolique de Gilchrist Olympio, ne parvient à sauver qu’un siège, tout comme l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) d’Aimé Gogue Addi et le Cercle des leaders émergents (CLE). Seul le parti Bâtir émerge avec deux sièges, tandis que deux indépendants, dont Robert Olympio, transfuge de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), défient les consignes de boycott de leurs anciennes formations pour s’ancrer dans l’hémicycle. Des voix discordantes dans un orchestre réglé au diapason du pouvoir.

Mécanismes d’un scrutin sous tension silencieuse 

Le processus électoral, bien que techniquement irréprochable selon la Ceni, s’est déroulé dans un climat de défiance latente. Les grands électeurs, issus des strates locales du pouvoir, ont opté pour un vote de continuité, reflétant moins une adhésion qu’une résignation à l’équation politique togolaise. La campagne, étouffée par l’ombre portée par la réforme constitutionnelle de mai 2024, a vu les candidats opposants lutter contre un plafond de verre médiatique et logistique.

La Constitution de 2024 : un levier pour une transition contrôlée

Avec ces résultats, la Cour suprême est désormais saisie pour une validation attendue comme une formalité. Subséquemment, le président Faure Gnassingbé nommera 20 sénateurs, complétant ainsi un Sénat de 61 membres. Cette prérogative, inscrite dans la nouvelle Constitution, conforte l’exécutif dans son rôle d’architecte des institutions.

Le futur Sénat et l’Assemblée nationale devront désigner conjointement le président de la République et le président du Conseil des ministres, scellant ainsi une transition vers un régime semi-parlementaire ou plutôt un « hyper-présidentialisme masqué », selon des constitutionnalistes critiques.

Perspectives : une Vᵉ République sous perfusion politique 

L’installation prochaine du Sénat acte une ère institutionnelle inédite, mais non sans ambigüités. Si l’Unir commémore une victoire prévisible, l’abstention larvée des électeurs ordinaires et la marginalisation programmée de l’opposition interrogent la légitimité populaire de cette nouvelle architecture.

« Un Sénat né sous X, conçu pour perpétuer une généalogie du pouvoir plutôt que pour incarner une rupture. »Observateur anonyme de la société civile.

Lomé, laboratoire d’un autoritarisme éclairé ?

Ces élections sénatoriales, bien que techniques, révèlent une stratégie de long terme : verrouiller les instances décisionnelles tout en offrant une vitrine pluraliste. Le Togo entre dans sa Vᵉ République avec un paradoxe : un système renouvelé dans la forme, mais immuable dans le fond.