Mahamoud Ali Youssouf : Un Phénix diplomatique à la tête de l’UA

Addis-Abeba/Éthiopie, 17 février 2025 — Dans un tourbillon de scrutins acharnés et de manœuvres géopolitiques, les dirigeants africains ont hissé ce samedi Mahamoud Ali Youssouf, 59 ans, à la présidence de la Commission de l’Union Africaine (UA). En effet, ce Djiboutien, dont le parcours épouse les contours d’une odyssée diplomatique, succède au Tchadien Moussa Faki Mahamat, après deux mandats marqués par des défis continentaux persistants. Une consécration méritoire pour cet architecte de la coopération internationale, dont l’élection résonne comme un appel à la renaissance institutionnelle de l’UA.

Une ascension tissée d’érudition et de pragmatisme : biographie d’un visionnaire trinitaire

Né à Djibouti en 1966, Mahamoud Ali Youssouf incarne l’érudition polyglotte et l’agilité diplomatique. Formé dans les alcôves académiques prestigieuses de la Maîtrise en Langues Étrangères Appliquées (Lyon II) au Programme de Management Public de l’École Nationale d’Administration Publique du Canada, il maîtrise le français, l’anglais et l’arabe, une triade linguistique qui a forgé son aura sur la scène internationale.

Par ailleurs, son parcours gouvernemental, débuté en 1993 au ministère djiboutien des Affaires étrangères, culmine avec son rôle de Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale depuis 2005. Durant deux décennies, il a restructuré son ministère, fondé l’Institut des études diplomatiques de Djibouti et médié des conflits épineux, comme la réconciliation entre la Somalie et le Somaliland.

Parcours académique en mosaïque   

– 1989 : Certificat d’anglais de l’Université d’Oxford.

– 1990 : maîtrise en langues étrangères appliquées (Lyon II).

– 1995 : Magistère en Management public (ENAP, Canada).

– 1988 : Études en gestion d’entreprise (Liverpool Business School).

L’élection : un chemin semé d’embûches 

Lors du 38ᵉ Sommet Ordinaire de l’UA, tenu du 15 au 16 février 2025 à Addis-Abeba, Youssouf a triomphé après sept tours de scrutin, face à des rivaux de poids : l’ex-Premier ministre kényan Raila Odinga et l’ancien ministre malgache Richard Randriamandrato. Grâce à une campagne axée sur le consensus et au soutien des blocs francophones et musulmans, il a recueilli 33 voix sur 49, scellant ainsi son destin à la tête de l’institution.

Stratégie gagnante :  

– Alliances ciblées : soutien de l’Organisation de la coopération islamique et de la Ligue Arabe.

– Discours unificateur : priorisation du dialogue technocratique sur le charisme personnel, contrastant avec l’approche d’Odinga, perçu comme trop « personnalisé ».

Priorités stratégiques : une feuille de route audacieuse

Dans son allocution post-électorale, Youssouf a esquissé une vision où « l’Afrique rayonne par son intégrité et son unité ». Ses engagements clés incluent :

  1. Renforcement du Conseil de Paix et de Sécurité : optimiser la prévention des conflits, notamment au Soudan et en RDC, où l’UA peine à imposer son autorité.
  2. Opérationnalisation de la Force africaine en attente : une ambition vieille de deux décennies, cruciale pour l’autonomie sécuritaire du continent.
  3. Financement autonome de l’UA : réduire la dépendance aux bailleurs extérieurs, en exploitant la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF), dont il fut un artisan.
  4. Libre circulation transcontinentale : briser les barrières économiques et humaines pour une intégration tangible.

Défis et attentes : le poids d’un héritage fragile

Si son élection est saluée comme un « souffle nouveau » par ses pairs, Youssouf hérite d’une institution en quête de légitimité. En 2023, 93 % des résolutions de l’UA sont restées lettre morte, illustrant ainsi un déficit criant d’efficacité. Les défis immédiats incluent :

– Crises géopolitiques : conflits au Sahel, tensions en RDC et instabilité au Soudan.

– Influence des puissances étrangères : contrecarrer l’ingérence croissante d’acteurs extérieurs dans les affaires africaines.

– Réformes structurelles : moderniser la bureaucratie de l’UA et restaurer la confiance des États membres.

Un homme au carrefour des cultures  

Au-delà de la politique, Youssouf incarne une synthèse rare entre tradition et modernité. Fondateur du village de Sourat (65 logements, école, mosquée), il marie également engagement communautaire et passion pour l’histoire et la pêche. Décoré Commandeur de l’Ordre National de djiboutien en 2012, son humanisme transcende les frontières.

L’aube d’une nouvelle ère ?  

Mahamoud Ali Youssouf incarne l’espoir d’une UA recentrée sur ses missions fondamentales : paix, intégration et souveraineté. Alors que Djibouti, petit État stratégique de la Corne de l’Afrique, célèbre cette ascension, le continent observe, sceptique, mais curieux, si ce « phénix diplomatique » saura renaître des cendres des échecs passés. Comme il l’a déclaré : « L’Afrique que nous voulons n’est pas une utopie, mais un projet collectif à portée de main. »

FInAB 2025, Cotonou s’illumine au rythme de la créativité africaine

Cotonou, 13 février 2025 – La ville de Cotonou s’apprête à accueillir la troisième édition du Festival International des Arts du Bénin (FInAB) sous le thème « Tisser les liens : le narratif africain à travers l’art ». Pendant dix jours, du 21 février au 2 mars 2025, la capitale béninoise se transformera en une plateforme vibrante pour célébrer la richesse et la diversité des arts africains.

Une immersion artistique multidisciplinaire

Le FInAB célèbre la richesse et la diversité des arts africains à travers le théâtre, la danse, la musique, le cinéma, la mode, la littérature et les arts visuels. Cette diversité permet non seulement de toucher un public varié, des amateurs aux professionnels, mais aussi de stimuler des collaborations entre créateurs venus du monde entier.

Cette édition est une invitation à explorer la manière dont les artistes africains racontent leur histoire, leur identité et leurs aspirations à travers leurs œuvres.

Une expérience culturelle à travers tout le Bénin

Si Cotonou reste le cœur battant du festival, Porto-Novo et Ouidah accueilleront également des événements, expositions et spectacles. Cette expansion géographique est l’occasion de faire rayonner la culture béninoise et de dynamiser le secteur touristique local, tout en mettant en valeur le patrimoine culturel unique de chaque région

 

« Le FInAB n’est pas seulement un festival, c’est une véritable célébration de l’âme créative africaine. En ancrant l’événement dans plusieurs villes du Bénin, nous renforçons le lien entre les artistes, les territoires et les communautés. L’art est un vecteur de transformation, et notre ambition est de faire du FInAB un moteur de rayonnement culturel pour tout le pays. » souligne Ulrich Adjovi, Fondateur du Groupe Empire et initiateur du FInAB.

Une programmation riche et exceptionnelle

Pour cette troisième édition, le FInAB revient avec une programmation exceptionnelle qui promet de ravir les passionnés de culture. Des expositions d’art contemporain aux spectacles de danse et de théâtre, en passant par des concerts de musique et des projections de films captivants, le festival offre une multitude d’événements à ne pas manquer. Il s’agit d’un véritable carrefour artistique où se croisent les genres et les formes d’expression. Le FInAB ne se résume pas à de simple festivités ; c’est aussi un espace de réflexion et de transmission. Les ateliers, conférences et masterclass permettront aux professionnels des arts de se perfectionner, de se rencontrer et de puiser de nouvelles inspirations.

Un levier de développement pour les industries culturelles africaines

Au-delà de son aspect festif, le FInAB ambitionne de structurer et professionnaliser les industries culturelles en Afrique. Il constitue une plateforme de réseautage incontournable pour les divers acteurs et offre également aux jeunes créateurs une visibilité accrue, favorisant leur promotion nationale et internationale.

À propos du FInAB

Le FInAB est une initiative du Groupe Empire du serial entrepreneur béninois, Ulrich Adjovi. Avec le soutien du gouvernement et des partenaires nationaux et internationaux, Le festival s’inscrit dans une politique de promotion de la culture et des arts, comme vecteurs de développement et de rayonnement du Bénin.

Le FInAB est bien plus qu’un simple festival. C’est un espace de rencontres, de dialogues et de partages, où les cultures se croisent et les passions se révèlent. C’est une invitation à découvrir la richesse et la vitalité de l’art africain, et à soutenir les acteurs de la scène culturelle du continent.

Plus d’informations sur nos réseaux sociaux : https://linktr.ee/FInAB2025 (Facebook, Instagram, Twitter/X, TikTok, Youtube)

Contact presse : +229 9143 6363

Mail: welcome@finab.bj

 

Ramadan 2025 : Une expédition spirituelle entre la lune et la conscience

Par une concordance céleste scellée dans le calendrier hégirien, le mois sacré du Ramadan s’amorcera le samedi 1ᵉʳ mars 2025, déployant son tapis de dévotion pour près d’un milliard de fidèles. Bien plus qu’un jeûne, cette neuvième lune islamique incarne une odyssée introspective, où l’abstinence se mue en miroir de l’âme.

Les cinq fondations cardinales dans le Ramadan : un pilier nommé sobriété

Parmi les cinq colonnes de l’islam, aumône, pèlerinage, prière, profession de foi, le Ramadan se distingue par son ascèse diurne. De l’aube, marquée par l’énigmatique distinction coranique entre « fil blanc et fil noir », au crépuscule, le croyant s’astreint à une diète intégrale : ni nourriture, ni breuvage, ni fumée, ni intimité charnelle. Une privation sensorielle qui, loin de se réduire au ventre vide, vise à épurer l’intention, filtrer les actes et sublimer l’éthique.

Iftar : quand le soleil cède au partage. 

Chaque soir, l’astre solaire dessine un arc de trêve. L’iftar, repas de rupture, sonne l’heure d’une convivialité calculée au quintal de photons. L’horaire, variant selon les latitudes et les jours, transforme les tables en observatoires astronomiques domestiques. Dattes, lait, soupes : ces mets traditionnels ne sont que prétextes à un festin bien plus substantiel, celui de la solidarité.

L’Éphéméride lunaire : une danse de nuances

Prévu pour s’achever entre le 29 et le 30 mars, le Ramadan reste tributaire du ballet capricieux de la lune. La nuit du doute, probablement le 28 février, verra les autorités religieuses scruter l’horizon, chercheuses de ce croissant naissant qui clôturera le jeûne. Une incertitude rituelle, rappelant que la foi s’écrit parfois au conditionnel céleste.

Jeûner pour voir : le paradoxe de la privation éclairante

Le Coran érige ce mois en miroir grossissant de la conscience. En s’abstenant de ce qui est permis (eau, pain, amour conjugal), le musulman est invité à rejeter l’interdit avec une vigueur redoublée. Calomnies, colères, indifférences : autant de brèches dans l’édifice spirituel. « Le jeûne est une armure », disait le Prophète. Mais une armure qui, paradoxalement, rend vulnérable à la faim de l’autre, à sa solitude.

Empathie : la faim comme langue universelle

En mimant la précarité, le croyant ne se contente pas de ressentir : il transpose. L’estomac creux devient un alphabet, déchiffrant les silences des démunis. Cette pédagogie de la privation, maintes fois saluée par des études sociologiques, révèle un islam moins dogmatique qu’expérientiel : et si le paradis commençait dans un corps affamé, mais un cœur comblé ?

Entre calculs et contemplation : L’homme, ce pont cosmique 

À l’ère des applications prédisant l’imsak (moment de début du jeûne) à la seconde près, le Ramadan demeure un dialogue entre précision et abandon. Les fidèles, suspendus entre algorithmes et étoiles, incarnent une humanité hybride : technophile, mais mystique, rationnelle, mais en quête d’invisible.

Un mois, des éternités

Qu’il dure 29 ou 30 jours, le Ramadan 2025 ne se mesurera pas en cycles lunaires, mais en métamorphoses intimes. Dans un monde saturé de bruits et de surplus, ce jeûne millénaire offre une cure de désencombrement : vider pour mieux accueillir, taire pour mieux écouter, souffrir pour mieux unir. Une leçon simple, mais à l’amertume salutaire : parfois, c’est en renonçant qu’on se retrouve.

Agadazi : une nomination stratégique au cœur des relations franco-togolaises

Par un décret présidentiel scellé le 13 février 2025, le chef de l’État togolais, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, a opéré une mue significative dans l’échiquier diplomatique en désignant le Colonel Ouro-Koura Agadazi comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire auprès de la République française. En effet, cette décision, émanant d’une proposition ministérielle et ancrée dans la Constitution du 6 mai 2024, incarne une transition calculée, mariant expérience militaire, acuité agronomique et finesse diplomatique.

Agadazi  : un agronome-stratège à la barre

En plus, l’ascension du Colonel Agadazi, haut gradé aux épaulettes chamarrées, ne relève point du hasard. Entre 2012 et 2018, cet architecte de la réforme agraire a piloté le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de l’Hydraulique, insufflant une modernisation sans précédent au secteur rural. Son mantra : transformer le sillon en socle de souveraineté alimentaire.

Après son départ du gouvernement, il a irrigué ses compétences au Programme national d’investissement agricole (PNIASA), puis à l’Agence nationale de sécurité alimentaire (ANSAT), où il a aussi dompté les aléas des marchés céréaliers, assurant un approvisionnement stratégique et une régulation méticuleuse. Distingué par le Prix africain du développement en 2022, son parcours épouse une logique de continuum : des champs togolais aux arènes diplomatiques.

Un chassé-croisé institutionnel

Cette nomination scelle également un ballet protocolaire singulier. Le Colonel Madjoulba Batossie Calixte, dont le mandat d’ambassadeur se superposait à son portefeuille ministériel à Lomé (Sécurité et Protection civile), cède désormais son bicorne parisien. Une dualité fonctionnelle rare, révélatrice des équilibres politico-militaires du régime. Sur la plateforme X, l’intéressé a salué cette passation avec une déférence numérique, qualifiant son successeur de « pilier incontesté de l’édifice national ».

Diplomatie et gastronomie : Agadazi ,le soft power des céréales

Pourquoi Paris ? La France, historiquement pivot des relations africaines de Lomé, demeure un partenaire agroéconomique clé. En propulsant Agadazi, le Togo mise sur un ambassadeur capable de transcender les protocoles pour tisser des alliances concrètes. Par ailleurs, ses compétences en sécurité alimentaire pourraient fertiliser des coopérations innovantes, transformant les enjeux agricoles en leviers d’influence. Dans un monde où la faim côtoie les crises climatiques, un tel profil incarne une « gastronomie diplomatique » : nourrir les populations tout en cultivant l’amitié bilatérale.

Perspectives : entre Sillon et Sceau

Si les ambassades sont souvent perçues comme des théâtres d’apparat, celle d’Agadazi s’annonce comme un laboratoire d’actions tangibles. Face aux défis migratoires, sécuritaires et commerciaux, sa mission consistera à conjuguer pragmatisme militaire et nuance agronomique. Pour la France, accueillir un tel stratège pourrait réactiver des synergies endormies, notamment dans l’innovation agricole et la gestion des ressources.

En somme, cette nomination n’est pas une simple rotation de poste, mais un geste géostratégique, où le Togo parie sur l’expertise multisectorielle pour redéfinir son dialogue avec l’Hexagone. À l’heure où les diplomates se muent en artisans de résilience, Agadazi incarne cette évolution : un soldat-laboureur, semant les grâces d’une coopération renouvelée.

 

Le Togo à BIOFACH 2025 : une expédition agricole à travers le filtre de l’excellence biologique

Nuremberg, 13 février 2025 — Depuis le 11 février, Nuremberg, épicentre mondial de l’agroécologie, vibre au rythme de la délégation togolaise, venue inscrire son sillon dans le fertile terreau du salon BIOFACH. En effet, loin d’une simple vitrine commerciale, cette participation, orchestrée avec une rigueur stratégique, incarne l’ambition d’un pays déterminé à hisser son agriculture biologique au firmament des échanges globaux.

Sous la houlette d’un visionnaire : une délégation en symbiose à BIOFACH 2025 

Dirigée par M. Féou, architecte du développement du secteur privé, la délégation a déployé une mosaïque d’acteurs aguerris, tous unis par un fil conducteur : dépasser les attentes. Soutenue par le CETEF-Togo 2000, cette phalange a transformé le stand national en un laboratoire d’idées et de saveurs, où chaque produit narre une histoire de terroir et d’innovation.

ProComp : le souffle institutionnel derrière l’Audace  

Par ailleurs, cette odyssée économique ne serait qu’un vœu pieux sans l’appui conjoint de l’Allemagne et de l’Union européenne, matérialisé par le programme ProComp. Piloté par la GIZ, ce levier opère une alchimie subtile entre compétitivité locale et intégration aux chaînes de valeur mondiales. En structurant les filières, en optimisant les processus, ProComp agit tel un propulseur, permettant ainsi aux entreprises togolaises de s’affranchir des limites géographiques.

Panorama d’une offre bio : entre tradition et modernité 

En plus, le stand togolais, conçu comme un écosystème sensoriel, dévoile une gamme de produits dont la quintessence rivalise avec les standards les plus exigeants :

  1.  Le soja, dont la renommée transcende désormais les frontières européennes et asiatiques, s’impose comme un ambassadeur protéinique.
  2.  Les fruits déshydratés (mangue, ananas), véritables concentrés de soleil, séduisent les palais en quête d’exotisme sain.
  3. La noix de cajou, joyau d’une filière en mutation rapide, incarne la montée en puissance d’un secteur jadis artisanal.
  4.  Le gingembre et le beurre de karité, aux vertus polyvalentes, dialoguent autant avec les industries alimentaires que cosmétiques, illustrant une polyvalence rare.
  5. Le miel et les arachides, sublimés par des méthodes de production irréprochables, achèvent de convaincre les marchés bio émergents.

Chacun de ces produits, certifié par des labels internationaux, témoigne d’une adhésion sans faille aux principes agroécologiques, où la durabilité n’est pas un slogan, mais un héritage.

Au-delà des étalons : l’art de la connexion stratégique  

L’enjeu ne se limite pas à exhiber des denrées. Les rencontres B2B, véritables colonnes vertébrales de l’événement, permettront aux exportateurs togolais de tisser des liens pérennes avec des acheteurs européens. Ces dialogues, parfois techniques, souvent prospectifs, posent aussi les jalons d’accords symbiotiques, où qualité rime avec mutualisation des savoirs.

Une graine semée pour les moissons futures  

En s’imposant à BIOFACH 2025, le Togo ne va pas simplement vendre des produits ; il plantera les germes d’une reconnaissance internationale. Cette démarche, à la fois pédagogique et ambitieuse, révèle une économie en transition, où l’agriculture biologique devient un vecteur de souveraineté et de rayonnement.

En somme, dans ce ballet complexe de diplomatie économique qui fermera ses rideaux le 14 février prochain, chaque poignée de main, chaque contrat participe à réécrire le récit d’un pays résolument tourné vers l’avenir. Ainsi, sous les néons de Nuremberg, le Togo offre au monde une leçon d’audace : celle de croire que la petite échelle peut, par la qualité et la persévérance, s’inviter à la table des géants.

 

RN4 : Une déviation temporaire à Tsévié pour travaux d’urgence

Les usagers de la Route nationale 4 (RN4) devront redoubler de vigilance dans les jours à venir. Une modification temporaire de la circulation s’impose sur l’axe Tsévié-Tabligbo, avec une déviation mise en place dès le vendredi 14 février au niveau du stade Dr Kaolo à Tsévié. C’est ce qu’a annoncé le ministère des Travaux publics et des Infrastructures, justifiant cette mesure par la nécessité d’une intervention immédiate sur un ponceau situé à la sortie nord du Centre Hospitalier Régional (CHR) de Tsévié.

Un impératif d’entretien routier

Dans le cadre de son programme annuel d’entretien du réseau routier, le gouvernement togolais engage ici une opération cruciale pour la durabilité et la sécurité des infrastructures. La construction d’un ponceau est loin d’être un simple aménagement : il s’agit d’un ouvrage stratégique facilitant l’écoulement des eaux sous la chaussée, réduisant ainsi les risques d’affaissement et d’érosion du revêtement.

Les interventions de ce type, bien que parfois perçues comme des désagréments temporaires par les automobilistes, s’avèrent pourtant essentielles pour garantir une fluidité durable du trafic. En négligeant ce type d’entretien, les chaussées subissent une détérioration accélérée, conduisant à des coûts de réparation bien plus élevés et à des risques accrus pour les usagers.

Une modernisation routière à l’œuvre

Loin d’être un cas isolé, ce chantier s’inscrit dans un vaste programme de réhabilitation et d’extension du réseau routier togolais. Depuis quelques années, l’État met un point d’honneur à renforcer la connectivité interurbaine, à travers la réfection des axes stratégiques et la construction de nouvelles infrastructures de transport.

L’objectif est clair : améliorer la mobilité des biens et des personnes, tout en consolidant l’intégration économique du pays. Un réseau routier performant n’est pas qu’un simple atout logistique, c’est un levier de croissance qui impacte des secteurs aussi variés que le commerce, l’agriculture et le tourisme.

Appel à la vigilance des usagers

Si les travaux sont synonymes de progrès, ils impliquent aussi des contraintes temporaires. Le ministère exhorte donc les conducteurs et autres usagers de la RN4 à observer scrupuleusement les nouvelles indications de signalisation mises en place pour fluidifier la circulation malgré la déviation.

La prudence reste de mise, d’autant plus que la modification du tracé temporaire pourrait générer un ralentissement du trafic aux heures de pointe. Respecter la signalisation et adapter sa conduite aux nouvelles configurations du tronçon concerné demeure le meilleur moyen de minimiser les désagréments.

Une transition nécessaire vers un réseau routier plus résilient

En définitive, cette interruption momentanée du trafic sur la RN4 illustre un défi universel des infrastructures modernes : l’arbitrage entre usage immédiat et entretien durable. Si les désagréments d’une déviation sont perceptibles à court terme, ils se révèlent être une étape indispensable vers un réseau plus sécurisé et performant.

Loin d’être une simple perturbation, ces travaux rappellent que la route, bien que figée dans l’espace, est en perpétuelle évolution. Chaque chantier, aussi ponctuel soit-il, participe à bâtir le Togo de demain.

Pratiques de marketing d’affiliation réussi : un cas réel

Comment le professionnalisme et l’analyse contribuent à augmenter les revenus

Le marketing d’affiliation est un domaine dans lequel le succès dépend directement de la stratégie, de l’analyse constante et de l’adaptation au marché. Dans cet article, nous examinerons le cas de l’un des partenaires expérimentés de 1xBet, qui a obtenu des résultats significatifs en 21 mois de travail. Son histoire n’est pas seulement un exemple de coopération réussie, mais aussi un ensemble de conseils pratiques pour ceux qui souhaitent créer une source de revenus stable dans ce domaine.

Le chemin vers le marketing d’affiliation

Ibourara  est un affilié avec de l’expérience en marketing en ligne, spécialisé dans la création de contenu et la gestion de campagnes publicitaires. Les principales motivations de la coopération avec 1xBet étaient la fiabilité de la marque et les conditions de rémunération attractives. Il a noté que le soutien de l’entreprise et les ressources disponibles lui ont permis de se familiariser rapidement avec le programme d’affiliation et d’élaborer des stratégies de promotion efficaces.

Stratégies d’acquisition et de fidélisation de la clientèle

L’une des principales approches d’un affilié à succès est l’utilisation de contenu de qualité et du CEO. La combinaison de ces outils vous permet non seulement d’attirer du trafic, mais également de fidéliser vos clients sur le long terme. L’arsenal d’un affilié performant comprend le travail avec les réseaux sociaux, un ciblage compétent et une analyse constante du comportement du public.

Conseil d’Ibourara : il est important non seulement de faire la publicité d’un produit, mais aussi d’aider les clients à résoudre leurs problèmes. Cette approche renforce la confiance et augmente le taux de conversion. Par exemple, si un client recherche une plateforme de paris fiable, il convient non seulement de l’amener sur le site, mais aussi de lui parler des avantages, de lui proposer une analyse de la stratégie de pari et de lui expliquer les conditions du jeu.

L’analyse et l’optimisation comme base d’une croissance stable

L’un des facteurs clés du succès est l’analyse régulière de l’efficacité des campagnes publicitaires. Notre héros suit attentivement les conversions, teste différentes approches et ajuste les stratégies en fonction du comportement du public.

Un exemple pratique : la concurrence dans le créneau étant forte, Ibourara a trouvé un moyen de se démarquer en se concentrant sur des segments d’audience spécifiques et en améliorant le ciblage. Cela a permis d’augmenter la précision de l’atteinte du groupe cible et de réduire les coûts publicitaires.

Résultats financiers et principales réalisations

Au cours de sa collaboration avec le programme d’affiliation 1xBet, Ibourara a pu réaliser un revenu stable de 10 000 à 15 000 dollars par mois, son record étant de 56 000 dollars. Il considère que la clé principale est de transformer les leads en clients réguliers, ce qui permet de percevoir un revenu passif stable.

Conseils pour les débutants

  1. Étudiez le produit. Plus vous connaîtrez la plateforme, plus il vous sera facile d’expliquer ses avantages à vos clients.
  2. Créez de la valeur. Les clients font confiance aux experts, alors ne faites pas que de la publicité, donnez-leur des conseils utiles.
  3. Soyez patient. Les résultats ne viennent pas instantanément : analysez votre travail, corrigez les erreurs et avancez.
  4. Optimisez votre publicité. Testez différentes stratégies, surveillez les conversions et ajustez votre approche.
  5. Développez-vous. Utilisez de nouveaux canaux de promotion, tels que le contenu vidéo ou les podcasts.

Nouveaux horizons et projets d’avenir

Aujourd’hui, Ibourara développe activement une stratégie de contenu vidéo pour élargir son audience et prévoit également d’augmenter les investissements dans la publicité payante et d’essayer de nouveaux canaux de promotion, tels que les podcasts.

Conclusion : Le succès dans l’univers du marketing d’affiliation dépend de l’analyse, de l’amélioration continue des stratégies et de la capacité à s’adapter aux changements du marché. L’histoire de notre héros prouve qu’avec la bonne approche, vous pouvez créer une source de revenus stable et développer votre entreprise.

 

Aného : le palimpseste d’une renaissance économique

Aného, 13 février 2025 Sur les rives du lac Togo, où les maisons à colonnades racontent l’épopée d’une ancienne capitale, une nouvelle cartographie se dessine. Ici, à Aného, cité-jardin aux racines plongeant dans le commerce transatlantique et le vaudou, la cinquième édition des Ateliers de Stratégie de Marketing Territorial (SMT) a clos sa tournée nationale. En effet, piloté par le Ministère de l’Industrie et de la Promotion des Investissements, sous l’égide du Président Faure Essozimna Gnassingbé, ce forum a transformé la ville en laboratoire d’intelligences collectives, mêlant expertise de la GIZ, savoirs endogènes et vision étatique.

Un patrimoine en quête de métamorphose

Aného, naguère épicentre politique du Togo, incarne aujourd’hui un paradoxe fertile : son héritage colonial et ses forêts sacrées en font un palimpseste où chaque couche historique appelle une réinterprétation moderne. « Cette ville n’est pas un musée, mais un écosystème vivant », souligne un expert de la GIZ. Classée ville écotouristique à fort potentiel, elle cristallise des atouts méconnus : plages vierges, architecture afro-brésilienne et un artisanat ancestral lié à la pêche et au tissage. Autant de capital symbolique que le SMT ambitionne de convertir en leviers économiques.

Les ateliers SMT : une alchimie méthodique

Par ailleurs, les SMT, bien plus que des séminaires, fonctionnent comme des agoras stratégiques. Durant cette ultime étape, décideurs, investisseurs et représentants communautaires ont disséqué Aného sous l’angle de la marque territoriale. L’objectif est de forger une identité économique cohérente, capable d’attirer à la fois les capitaux étrangers et les flux touristiques. Parmi les pistes émergentes :

  1.  L’écotourisme responsable, articulé autour de circuits patrimoniaux intégrant les sites historiques (comme la Maison des Esclaves) et les réserves naturelles.
  2. Les clusters artisanaux, visant à transformer les ateliers de tisserands et potiers en pôles d’excellence labellisés, soutenus par des plateformes d’e-commerce.
  3. Les synergies public-privé, avec un accent sur les infrastructures énergétiques vertes, clés pour séduire les investisseurs soucieux de durabilité.

Aného clôt la cinquième édition des Ateliers de Stratégie de Marketing Territorial, transformant la ville en laboratoire de synergies entre expertise, savoirs endogènes et vision étatique.GIZ et acteurs locaux : le triptyque gagnant 

La réussite du SMT repose sur un équilibre délicat entre modernité et tradition. La GIZ, par son approche glocale, a insufflé des méthodologies approuvées : études de marché, modélisation financière, tandis que les chefs traditionnels et artisans ont rappelé l’impérieuse nécessité de ne pas muséifier la culture, mais de la rendre compétitive. Un exemple de projet de maisons d’hôtes patrimoniales, où les familles aného pourraient accueillir des visiteurs dans des demeures restaurées, combinant immersion culturelle et revenu durable.

Aného, laboratoire d’un nouveau récit togolais

Pour le gouvernement, ces ateliers ne sont pas une fin, mais un prélude opérationnel. « Aného doit devenir un archétype de développement glocal », explique un conseiller ministériel. D’ailleurs, les prochains mois verront la mise en œuvre de feuilles de route concrètes : création d’une agence de promotion territoriale, campagnes de storytelling numérique mettant en avant les récits invisibles (comme les rites vaudou ou les techniques de pêche traditionnelle) et appels d’offres ciblant les investisseurs en énergie solaire et agroécologie.

Enjeux : au-delà du marketing, une quête d’identité

Derrière la stratégie marketing se cache un défi plus profond : réconcilier mémoire et modernité sans sombrer dans le folklore. Comme le résume une entrepreneure locale : « Nous ne voulons pas être un décor pour touristes, mais les acteurs d’une économie qui honore nos ancêtres tout en innovant. »

Quand le territoire devient prophète.

En somme, Aného, en tissant sa renaissance, écrit un chapitre audacieux du projet togolais. Sous l’impulsion de Faure Gnassingbé, cette ville devient le miroir d’une nation aspirant à transformer ses vulnérabilités en avantages comparatifs. Ici, chaque initiative, qu’elle soit touristique, énergétique ou artisanale, est aussi un pacte entre hier et demain. Reste à voir si ce modèle, alliant rigueur stratégique et âme collective, pourra essaimer au-delà des rives du lac Togo, offrant à l’Afrique de l’Ouest un nouveau paradigme de développement par et pour les territoires.

« Le marketing territorial, c’est l’art de faire chanter les pierres et danser les mémoires », lance un participant aux ateliers. À Aného, cette maxime prend corps, prouvant que les villes, comme les hommes, peuvent également renaître sans renier leur essence.

Encourager les vocations féminines en science : un défi impératif pour l’avenir

Dans une ère où l’innovation technologique redéfinit les contours du progrès, l’implication des femmes dans les domaines scientifiques et techniques demeure un enjeu de premier plan. C’est dans cette optique que l’initiative UN IPOD Togo, portée par le gouvernement togolais en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), se positionne comme un levier stratégique pour catalyser l’intérêt des jeunes filles pour les disciplines scientifiques.

 UN IPOD Togo favorise l’accès des jeunes filles aux sciences, un levier essentiel pour l’innovation et le développement durable.

En effet, à l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles en science, une immersion au cœur de cette plateforme novatrice a permis d’évaluer l’impact de cet engagement sur les aspirations académiques et professionnelles des jeunes Togolaises. Accompagnées de Mme Binta Sanneh, Représentante Résidente du PNUD au Togo, et de Dr Edwige Adekambi Domingo, Représentante de l’UNFPA, Coumba D. Sow Coordonnatrice résidente Nations unies Togo a eu l’opportunité d’échanger avec des étudiantes de l’Université de Lomé engagées dans des filières scientifiques.

Briser les clivages, révéler les talents

Si le génie scientifique ne connaît ni genre ni frontières, force est de constater que les barrières culturelles et les stéréotypes de genre entravent encore l’accès des femmes à certaines disciplines. Pourtant, l’histoire regorge d’exemples de figures féminines ayant révolutionné la science, à l’instar de Marie Curie, Katherine Johnson ou encore Rosalind Franklin. Mais au-delà des figures emblématiques, l’enjeu réside aujourd’hui dans la démocratisation de l’accès aux sciences pour toutes les jeunes filles, en particulier dans des contextes où les représentations traditionnelles continuent d’assigner implicitement certains rôles aux femmes.

C’est précisément cette dynamique que UN IPOD Togo ambitionne de transformer. En créant un espace d’expérimentation et d’apprentissage, cette initiative permet aux jeunes filles de s’approprier des compétences scientifiques et techniques essentielles, dans un environnement propice à l’épanouissement intellectuel et professionnel.

 UN IPOD Togo favorise l’accès des jeunes filles aux sciences, un levier essentiel pour l’innovation et le développement durable.

La science, une nécessité partagée

En plus, l’innovation ne saurait être un domaine réservé à une fraction de la société. Le développement durable, la transition énergétique, la santé publique ou encore l’intelligence artificielle sont autant de défis contemporains qui nécessitent une diversité de points de vue et de compétences. Comme l’a souligné Mme Binta Sanneh lors de cette rencontre : « Le monde a besoin de la science, et la science a besoin des femmes. »

Cette assertion, à la fois simple et percutante, traduit une réalité incontournable : priver la science du génie féminin, c’est renoncer à une partie de son potentiel. L’inclusion des femmes dans ces domaines ne relève pas uniquement d’une exigence éthique ou sociale, mais constitue un impératif stratégique pour bâtir un avenir plus équilibré et innovant.

UN IPOD Togo : une mobilisation collective pour un changement durable

Encourager les jeunes filles à embrasser des carrières scientifiques ne se limite pas à des discours incantatoires. Il s’agit d’un engagement qui doit s’inscrire dans la durée, à travers des politiques éducatives adaptées, des modèles inspirants et un accompagnement structuré.

C’est pourquoi des initiatives comme UN IPOD Togo doivent être consolidées et démultipliées, afin de créer un véritable écosystème favorable à l’émergence de talents féminins en science. Car au-delà des enjeux d’égalité, il s’agit d’un investissement dans l’intelligence collective, indispensable pour relever les défis de demain.

Dans cette optique, chaque acteur (parents, enseignants, institutions, entreprises) a un rôle à jouer. Loin d’être une simple revendication, l’accès des femmes aux sciences est une nécessité pour façonner un monde dans lequel l’excellence ne connaît ni frontières ni genres.

Dapaong : Les Savanes, terreau d’accueil et de résilience

Dapaong, 13 février 2025 — Sous un soleil implacable qui dore les terres ocres des Savanes, une alchimie silencieuse se déploie. Ici, au nord du Togo, là où les frontières tremblent sous le poids des conflits voisins, le Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS), porté par les Nations Unies et le gouvernement togolais, tisse une réponse atypique à l’exode forcé. En effet, loin des logiques d’assistanat, cette initiative cultive un écosystème dans lequel l’accueil, la dignité et l’autonomie germinent en symbiose avec les communautés locales.

Le Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS) à Dapaong, porté par les Nations Unies et le gouvernement togolais, L’éducation, pierre angulaire de la réhabilitation à Dapaong

À Dapaong, une école en cours d’extension symbolise cette philosophie. Sous l’égide du HCR et de l’UNICEF, des salles de classe surgissent, non comme des abris temporaires, mais comme des arches de savoir, destinées à réconcilier les enfants déplacés avec leur droit fondamental à l’instruction. « Chaque brique posée est un pari sur l’avenir : éviter que la guerre ne vole aussi leur enfance », explique Coumba D. Sow, Coordonnatrice résidente Nations unie au Togo. Le projet inclut des formations pour les enseignants sur le traumatisme, preuve que reconstruire passe autant par les murs que par les mentalités.

Un sanctuaire contre les violences de genre : le One Stop Center

Par ailleurs, à quelques encablures, un lieu discret, mais essentiel incarne l’approche holistique chère aux agences onusiennes. Le One Stop Center, soutenu par l’UNFPA, offre aux survivantes de violences basées sur le genre (VBG) un havre sous lequel soins médicaux, soutien juridique et accompagnement psychologique convergent. « Ici, on ne se contente pas de panser les plaies : on restaure des destins », souligne une travailleuse sociale. Des ateliers d’autonomisation économique complètent ce dispositif, transformant ainsi la vulnérabilité en potentiel.

Cinkassé : quand la terre panse les exils ?

Plus au nord, à Cinkassé, des femmes réfugiées, jadis productrices dans leurs pays d’origine, redécouvrent un lien vital avec la terre. Avec l’appui du HCR et de la FAO, des périmètres maraîchers ont été aménagés, combinant ainsi techniques agroécologiques et cultures locales. « Ces lopins ne sont pas que des sources de revenus : ce sont des espaces de reconquête identitaire », analyse un agronome de la FAO. Les récoltes, vendues sur les marchés voisins, tissent aussi des ponts avec les communautés hôtes, dissipant les méfiances par l’échange concret.

La communauté hôte : pilier invisible d’une solidarité organique

Si les infrastructures impressionnent, l’âme du PURS réside dans la résilience des habitants de la région des Savanes eux-mêmes. « Ces populations, souvent vulnérables, ont choisi de partager leurs maigres ressources : eau, terres, écoles sans tambour », salue Fanette Blanc. En plus, des comités locaux, formés avec l’appui de l’État, gèrent les tensions potentielles, transformant l’accueil en pratique collective. Une solidarité qui, selon une habitante de Dapaong, « coule de source : hier, c’était nous les déplacés pendant les crises politiques. Aujourd’hui, c’est à notre tour de tendre la main. »

Le Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS) à Dapaong, porté par les Nations Unies et le gouvernement togolais, PURS : un modèle à pérenniser ?

Au-delà de l’urgence, le programme esquisse un modèle avec lequel l’aide humanitaire se mue en levier de développement local. Les écoles rénovées profiteront à tous les enfants de la région. Les maraîchers, conçus pour résister aux sécheresses, deviennent aussi des laboratoires d’agriculture durable. Quant aux mécanismes de cohésion sociale, ils pourraient inspirer d’autres régions frontalières en Afrique.

L’hospitalité comme antidote 

En conclusion, dans un monde où les peurs de l’autre alimentent souvent les replis, les Savanes togolaises offrent un contre-récit. Ici, L’exil contraint devient une opportunité de redéfinir des communautés mixtes, basées sur l’entraide et le pragmatisme. Le PURS, plus qu’un plan d’urgence, est une graine plantée dans l’aridité, preuve que même les crises peuvent, parfois, fertiliser l’avenir.

« L’hospitalité n’est pas une option, c’est une survie », résume une femme réfugiée, les mains dans la terre fertile de Cinkassé. Dans cette phrase simple, tout l’esprit des Savanes semble condensé : un humanisme concret, sans fard, qui rappelle que les frontières les plus solides sont celles que l’on dessine ensemble.