Une brise d’espoir a soufflé sur Lomé, la capitale togolaise, avec l’inauguration officielle du Programme d’Accompagnement des Jeunes Entrepreneurs sur les Chaînes de Valeur Créatrices d’Emplois (PAJEC). Dans les murs élégants de l’Hôtel 2 Février, cet événement a réuni lundi un parterre de figures influentes, décidées à semer les graines d’un avenir économique plus prospère pour la jeunesse du pays.
Sous les regards attentifs du ministre Mazamesso Assih, du ministre délégué Fahd Fofana, du représentant de la Banque africaine de développement (BAD), de la directrice de l’Agence française de développement (AFD) et d’autres acteurs clés, le Togo a dévoilé une initiative audacieuse, portée par l’Agence de développement des très petites et moyennes entreprises (ADTPME).
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PAJEC : Une rampe de lancement pour les ambitions juvéniles
En premier lieu, le PAJEC est plus qu’une simple promesse en l’air : il se veut une véritable passerelle vers la réussite pour les jeunes entrepreneurs togolais. Effectivement, en leur offrant un accompagnement taillé sur mesure, des formations pointues et un accès simplifié à des financements, ce programme ambitionne de faire éclore des projets solides dans des secteurs débordant de potentiel.
En effet, agriculture, transformation agroalimentaire, artisanat ou encore technologies numériques : les domaines visés sont autant de terres fertiles où la créativité et l’audace des jeunes peuvent s’épanouir. « Ce programme est une boussole pour orienter les talents vers des horizons concrets », a martelé un intervenant, qui a souligné la mise en place du Togo sur sa jeunesse pour dynamiser son économie.
Par ailleurs, l’événement a vibré d’une énergie palpable. À cet égard, les discours, loin des formules creuses, ont peint un tableau vivant : celui d’un pays décidé à transformer ses défis en tremplins. De fait, la ministre Assih, voix ferme et regard tourné vers l’avenir, a insisté sur le rôle du PAJEC comme levier pour « libérer le génie entrepreneurial enfoui dans nos jeunes ».
Dans le même temps, le représentant de la BAD a rappelé l’engagement de l’institution à insuffler des ressources dans cette aventure, tandis que l’AFD a réaffirmé son soutien à une croissance inclusive, où personne ne reste en bord de chemin.
Un écosystème qui prend racine
Ensuite, porté par un budget de 28,1 milliards de FCFA financé par la BAD, un prêt concessionnel, un don allemand via la KfW et une contribution de l’État togolais, le PAJEC s’étendra sur cinq ans, de 2025 à 2030. De plus, plus de 9 000 jeunes devraient en bénéficier, avec un accent particulier sur les régions les plus déshéritées comme les Plateaux, la Centrale et les Savanes.
Là où les opportunités manquent souvent, le programme entend planter des jalons : renforcer les compétences, booster la compétitivité des petites entreprises et ouvrir les grandes portes du financement. « C’est une main tendue vers ceux qui osent rêver grand », a résumé un représentant des TPME, dont le groupement joue un rôle pivot dans cette dynamique.
Qui plus est, le président du Groupement des TPME, figure respectée parmi les entrepreneurs locaux, n’a pas caché son enthousiasme. « Nos jeunes ont des idées qui ne demandent qu’à éclore. » « Avec le PAJEC, ils auront enfin les outils pour passer du songe à la réalité », a-t-il lancé, applaudi par une salle conquise. Cette synergie entre autorités, partenaires internationaux et acteurs du terrain dessine les contours d’un écosystème entrepreneurial plus robuste, où les chaînes de valeur deviennent des moteurs d’emploi et de richesse.
PAJEC : Un horizon chargé de promesses
En réalité, au-delà des chiffres et des discours, le lancement du PAJEC résonne comme un appel à l’action. Dans un Togo où plus d’un tiers de la population a moins de 35 ans, investir dans la jeunesse n’est pas une option, mais une nécessité vitale. De fait, ce programme s’inscrit dans la ligne droite de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, qui place l’emploi et l’inclusion au sommet des priorités.
Ainsi, en structurant les projets des jeunes, en leur donnant les moyens de rivaliser sur les marchés locaux et régionaux, le PAJEC pourrait bien poser les fondements d’une économie plus résiliente.
Pour conclure, alors que les invités quittaient l’Hôtel 2 Février, une lueur d’optimisme flottait dans l’air. Le Togo, avec ce lancement, ne se contente pas de célébrer une idée : il allume une flamme, celle d’une génération prête à bâtir, innover et prospérer.
Le PAJEC n’est que le premier pas d’un voyage ambitieux. À ces jeunes entrepreneurs, désormais munis d’un nouveau souffle, de prouver que les rêves, bien accompagnés, peuvent changer la donne.