Dans un élan visant à revigorer l’ossature énergétique de Lomé, la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) orchestre une série de coupures temporaires d’électricité, plongeant plusieurs quartiers dans une pénombre programmée. En effet, ces interruptions, loin d’être un caprice du destin, s’inscrivent dans une vaste entreprise de modernisation : étendre les ramifications du réseau électrique et remédier aux fluctuations de tension qui, trop souvent, fragilisent la distribution du courant. Une initiative salutaire, certes, mais qui exige des habitants une patience éclairée et quelques ajustements domestiques.
Un calendrier précis pour une ville en attente
En plus, la CEET, dans une volonté de transparence, a dévoilé un agenda minutieux des zones et horaires où le courant s’évanouira temporairement. Voici les informations concernant cette danse énergique :
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
- Mercredi 19 mars 2025
- De 9h00 à 12h00, les quartiers de Gaglo Kpota, EPP Gaglo Kpota, Tanmani et leurs environs verront leurs ampoules s’éteindre.
- De 9h30 à 13h30, ce sera au tour d’Agodéké Kpota, Dévégo, Avépozo, Oligo Kopé, Dévégo Kopé et des secteurs limitrophes de basculer dans le silence électrique.
- Jeudi 20 mars 2025
- De 9h00 à 14h00, la Baie des Anges et ses voisines immédiates devront se passer de l’éclat des néons et du ronron des appareils.
- Dimanche 23 mars 2025
- De 9h00 à 12h00, l’École publique Les Retrouvailles, Kégué Avémé, Kégué et leurs alentours connaîtront une pause énergétique.
- Simultanément, de 9h00 à 14h00, Hédjranawoé, CNSS Novossi, la Garde présidentielle et les districts avoisinants seront privés de cette ressource vitale.
Ces plages horaires, bien que perturbatrices, sont le prélude à une ère de stabilité électrique accrue, promet la CEET.
Pourquoi ce sacrifice lumineux ?
Par ailleurs, loin de n’être qu’une succession d’arrêts imposés, ces coupures sont le fruit d’une nécessité impérieuse. La CEET s’attelle à déployer ses câbles vers des contrées jusque-là délaissées par le réseau, tout en domptant les sautes de tension qui malmènent les foyers. L’objectif ? Offrir à Lomé une alimentation électrique robuste, capable de résister aux aléas et de soutenir une population en pleine expansion. Ces travaux, bien qu’ils plongent momentanément les rues dans l’ombre, dessinent un avenir où les pannes inopinées deviendront un souvenir diffus.
Des précautions pour éviter le chaos
Face à cette parenthèse sans électricité, la CEET adresse un conseil pressant aux riverains : débranchez vos appareils avant que le courant ne s’éclipse. Cette mesure, simple, mais cruciale, vise à épargner les frigidaires, les téléviseurs et autres compagnons électriques des sursauts brutaux qui pourraient survenir au retour de la lumière. Un geste préventif qui transforme une gêne passagère en une transition sans heurts. Les habitants sont également invités à anticiper, peut-être en garnissant leurs demeures de bougies ou en rechargeant leurs batteries à l’avance, pour que l’obscurité ne rime pas avec désarroi.
Une compagnie reconnaissante et contrite
Consciente des tracas semés par ces interruptions, la CEET ne ménage pas ses excuses. « Nous déplorons sincèrement les désagréments causés par ces travaux indispensables », confie-t-elle dans un souffle de mea-culpa, tout en saluant la résilience des Loméens. « Votre compréhension est le socle sur lequel nous bâtissons un réseau plus fiable », ajoute-t-elle, dans une ode à la patience collective. Ce ton empreint d’humilité traduit ainsi une ambition : transformer l’inconfort d’aujourd’hui en fierté de demain.
La CEET, architecte de l’énergie togolaise
Fondée pour électrifier les rêves d’une nation, la Compagnie Énergie Électrique du Togo trône au cœur du paysage énergétique du pays. Chargée de produire, transporter et distribuer le courant, elle jongle avec des défis titanesques : des équipements vieillissants, une demande galopante et l’aspiration à des solutions durables. Cependant, les travaux actuels à Lomé ne sont qu’un chapitre d’une saga plus vaste, celle d’une entreprise déterminée à hisser le Togo vers une modernité électrifiée.
Vers un horizon plus lumineux
Alors que les lampes vacillent et que les horloges s’arrêtent temporairement, Lomé est conviée à un exercice de vigilance et d’espérance. Ces coupures, bien qu’elles ébranlent le quotidien, sont les prémices d’un réseau ragaillardi, d’une ville où l’électricité ne sera plus une promesse fragile, mais une certitude. La CEET, par ce labeur, tisse une toile d’énergie plus solide, et si le chemin s’annonce semé d’ombres, il mène inexorablement vers une clarté durable pour tous.