Côte d’Ivoire : Téné Birahima inaugure l’Hôtel des Armées,

Abidjan, 26 février 2025 – Une nouvelle page s’est écrite hier, mardi, dans l’histoire des forces armées ivoiriennes avec l’inauguration du nouvel Hôtel des Armées par le Ministre d’État, Ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara. Niché au cœur du Plateau, dans l’enceinte même de l’État-Major Général des Armées, cet établissement hôtelier trois étoiles incarne une ambition forte : améliorer les conditions de vie et de travail des militaires tout en consolidant les liens entre l’armée et la nation, une priorité chère au Président de la République, Alassane Ouattara, Chef Suprême des Armées.

Hôtel des Armées : un écrin moderne pour les forces armées

L’Hôtel des Armées, dont les travaux ont été achevés après plusieurs mois d’efforts, se dresse comme une infrastructure moderne au sein du quartier administratif d’Abidjan. Doté d’une capacité d’accueil significative, cet établissement offre des commodités dignes d’un hôtel de standing : chambres confortables, espaces de restauration et lieux de détente. Cette réalisation s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures militaires, un chantier porté avec détermination par Téné Birahima Ouattara depuis sa prise de fonction en 2021.

Lors de la cérémonie d’inauguration, le ministre n’a pas caché sa fierté. « C’est un honneur d’inaugurer ce nouvel hôtel des Armées, une initiative qui contribue à l’amélioration du cadre de vie et de travail de nos hommes », a-t-il déclaré, entouré de hauts gradés et de dignitaires. Cette nouvelle structure, a-t-il souligné, répond à un double objectif : valoriser le quotidien des soldats et offrir un espace dans lequel la population civile peut, dans une certaine mesure, interagir avec l’institution militaire, renforçant ainsi ce lien Armée-Nation si souvent invoqué par le président Alassane Ouattara.

Hôtel des Armées : une vision au service de la cohésion nationale

La Genèse de ce projet trouve ses racines dans la volonté affichée par le gouvernement ivoirien de faire de l’armée un pilier non seulement de la sécurité, mais aussi de l’unité nationale. En plaçant cet hôtel au sein de l’État-Major Général des Armées, les autorités envoient un message clair : les forces armées ne sont pas une entité isolée, mais une composante intégrale de la société. « Cet établissement doit devenir un lieu de vie, un espace dans lequel nos soldats se ressourcent et où la nation peut se reconnaître dans son armée », a ajouté Téné Birahima Ouattara, appelant à en faire un très bon usage.

Cette inauguration intervient dans un contexte où la Côte d’Ivoire poursuit sa montée en puissance militaire, notamment face aux menaces sécuritaires dans la sous-région ouest-africaine. Ces dernières années, le pays a investi dans l’équipement de ses forces, la formation de ses troupes et la surveillance de ses frontières, particulièrement au nord, où les risques d’infiltrations jihadistes restent préoccupants. L’Hôtel des Armées s’ajoute ainsi à une série d’initiatives visant à doter les militaires d’un environnement propice à leur mission.

Un symbole dans un climat de transition

L’événement prend une résonance particulière alors que la Côte d’Ivoire se prépare à une année électorale cruciale en octobre 2025. Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, voit son parti, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), multiplier les gestes symboliques pour consolider son bilan. L’inauguration de cet hôtel par Téné Birahima Ouattara, frère cadet du président et figure influente du régime, s’inscrit dans cette logique de démonstration de résultats tangibles, notamment dans le domaine de la défense, un secteur clé pour un pays sorti d’une décennie de crises politico-militaires dans les années 2000.

La présence du ministre à cette cérémonie reflète également son rôle croissant au sein de l’appareil étatique. Surnommé « Photocopie » en raison de sa ressemblance frappante avec son aîné, Téné Birahima Ouattara s’impose comme un acteur incontournable, cumulant les fonctions de Ministre d’État et de Ministre de la Défense. Sa gestion du portefeuille militaire, marquée par des partenariats renforcés avec des pays comme la France et les États-Unis ainsi que par des projets d’infrastructures, témoigne d’une ambition de moderniser l’armée tout en la rapprochant des citoyens.

Une coopération maintenue avec la France

Cette inauguration survient une semaine après une interview accordée par le ministre à Radio France Internationale (RFI), où il a réaffirmé la continuité de la coopération militaire avec la France, malgré le retrait annoncé des forces françaises de la base d’Abidjan en janvier 2025. Ce partenariat, qui inclut un soutien logistique et la formation des pilotes ivoiriens à Bouaké, reste un pilier de la stratégie de défense ivoirienne. L’Hôtel des Armées, bien que destiné principalement aux nationaux, pourrait aussi accueillir des délégations étrangères dans le cadre de ces collaborations, renforçant ainsi la stature régionale de la Côte d’Ivoire.

Une invitation à l’excellence

En clôture de son discours, Téné Birahima Ouattara a lancé un appel clair aux forces armées : faire de cet hôtel un outil au service de leur mission et de leur fierté. « Je souhaite que nous en fassions un très bon usage, à la hauteur des attentes du Chef Suprême des Armées et du peuple ivoirien », a-t-il insisté. Cet établissement, au-delà de son aspect pratique, se veut donc un symbole de discipline et de rigueur, des valeurs que le ministre entend promouvoir au sein de l’institution militaire.

Alors que le ruban a été coupé et que les premiers invités ont découvert les lieux, l’Hôtel des Armées s’annonce comme bien plus qu’une simple infrastructure : il est une promesse d’un avenir sur lequel l’armée ivoirienne, forte et unie à sa nation, joue pleinement son rôle dans la stabilité et le développement du pays. À l’approche de nouveaux défis, cet édifice pourrait bien devenir un point d’ancrage pour une Côte d’Ivoire en quête de renouveau.

Massacre au bar 3e Mi-temps : Goma plongée dans l’horreur par un acte attribué à l’armée rwandaise et au M23

Goma, 26 février 2025 – La ville de Goma, déjà marquée par des années de conflits et de souffrances, s’est réveillée ce mercredi matin dans un climat de terreur et de deuil. Dans la nuit de mardi à mercredi, un acte d’une violence inouïe a secoué le quartier populaire de Don Bosco, à la périphérie de cette métropole du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon des témoins, des éléments appartenant à l’armée rwandaise et au groupe armé M23 ont tué et brûlé plusieurs dizaines, voire des centaines de personnes dans un bar bien connu sous le nom de « 3ᵉ Mi-temps ».

Massacre au bar 3e Mi-temps : Une nuit de carnage

D’après un membre du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha), identifié sous les initiales E.A., l’attaque s’est déroulée vers 22 heures, heure locale. « Les Rwandais ont encerclé le nganda [bar] à Don Bosco et ont brûlé vives plus de 200 personnes, y compris les gérants, sous prétexte qu’ils seraient des voleurs », a-t-il rapporté, la voix chargée d’émotion. Ce témoin, joint tôt mercredi, dénonce une exécution sommaire visant à terroriser la population locale dans une ville sous contrôle précaire depuis la prise de pouvoir par le M23 fin janvier 2025.

Par ailleurs, les récits convergent pour décrire une scène cauchemardesque : des assaillants lourdement armés auraient fait irruption dans cet espace de convivialité fréquenté par des habitants cherchant à échapper, ne serait-ce que pour quelques heures, aux tensions quotidiennes. Après avoir bouclé les lieux, ils auraient ouvert le feu avant de mettre le feu au bâtiment, piégeant les victimes dans les flammes. « Nous avons entendu des cris, puis une odeur de chair brûlée a envahi le quartier », confie un résident de Don Bosco sous couvert d’anonymat, encore sous le choc.

Une barbarie dénoncée

Ce massacre, s’il est confirmé dans son ampleur, s’ajoute à une longue liste d’atrocités attribuées aux forces rwandaises et au M23, un mouvement rebelle que Kinshasa et plusieurs rapports des Nations unies accusent d’être soutenu par Kigali. « Nous déplorons toujours ce comportement barbare des Rwandais. » « Nous craignons que d’autres civils soient calcinés dans ce feu pour effacer leurs crimes », s’indigne E.A., reflétant un sentiment de révolte partagé par de nombreux Gomatraciens. Pour les habitants, cet acte ne viserait pas seulement à punir, mais aussi à semer la peur et à asseoir une domination brutale sur une population déjà épuisée par des décennies de guerre.

Les motivations avancées par les assaillants, un prétendu règlement de comptes contre des « voleurs », sont accueillies avec scepticisme. « C’est une excuse grotesque. » Qui brûle 200 personnes pour un vol ? « C’est une stratégie pour vider Goma de ses habitants et briser notre résistance », estime une commerçante du quartier qui a perdu un proche dans l’attaque. Cette hypothèse fait écho aux récentes vagues de déplacement forcé dans la région, où le M23, fort de ses conquêtes territoriales, semble multiplier les actes d’intimidation.

Goma, une ville sous tension

Depuis que le M23 a repris Goma en janvier 2025, avec le soutien présumé de troupes rwandaises, la ville vit sous une occupation tendue. Malgré des déclarations publiques de vouloir protéger les populations tutsies et stabiliser la région, le groupe armé et ses alliés sont régulièrement accusés de violations des droits humains. La prise de Goma, suivie de celle de Bukavu dans le Sud-Kivu, a exacerbé une crise humanitaire sans précédent, avec des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés en moins de deux mois. L’incendie du bar 3ᵉ Mi-temps pourrait marquer un nouveau tournant dans cette escalade de violence.

Les habitants de Don Bosco, un quartier populaire connu pour sa résilience malgré les privations, se disent abandonnés. « Où est l’armée congolaise ? » « Où est la MONUSCO ? » « On nous laisse mourir comme des animaux », s’écrie un père de famille, les yeux rougis par les larmes et la fumée encore présente dans l’air. La mission de stabilisation des Nations unies (MONUSCO), en phase de retrait progressif du Nord-Kivu depuis 2024, semble impuissante face à l’ampleur de la crise, tandis que les forces gouvernementales peinent à reprendre le contrôle.

Appel à la justice et à l’action internationale

Face à ce drame, les voix s’élèvent pour exiger des enquêtes indépendantes et une intervention internationale. Le mouvement Lucha, connu pour son engagement contre les injustices en RDC, appelle à une mobilisation citoyenne pour documenter les faits et faire pression sur la communauté internationale. « Ces crimes ne doivent pas rester impunis. » « Il faut que le monde sache ce qui se passe ici », insiste E.A.

À Kinshasa, le gouvernement congolais n’a pas encore réagi officiellement à l’incident, mais des sources proches du ministère de la Communication laissent entendre qu’une déclaration pourrait être imminente. Sur la scène internationale, le Conseil de Sécurité des Nations unies a adopté, le 21 février, une résolution condamnant les avancées du M23 et demandant le retrait des forces rwandaises, sans toutefois nommer explicitement Kigali. Une prudence diplomatique qui agace les victimes sur le terrain.

Massacre au bar 3e Mi-temps : Une blessure de plus pour le Nord– Kivu

Alors que les fumées s’élèvent encore au-dessus de Don Bosco, Goma pleure ses morts et craint pour son avenir. Le bar 3e Mi-temps, autrefois lieu de rires et de détente, n’est plus qu’un amas de cendres et de souvenirs calcinés. Pour les survivants, cet acte résonne comme une déclaration de guerre contre leur humanité même.

Dans une province martyrisée par des décennies de conflits alimentés par des rivalités régionales et des convoitises sur ses richesses minières, cette nouvelle tragédie pourrait bien galvaniser la résistance ou, au contraire, plonger davantage la population dans le désespoir. Une chose est sûre : à Goma, la nuit du mardi restera comme un cri silencieux dans un monde qui tarde à répondre.

 

Tragédie aérienne au Soudan : 46 morts dans le crash d’un avion militaire près de Khartoum

Khartoum, 26 février 2025 – Une catastrophe aérienne a endeuillé le Soudan dans la nuit du mardi 25 février, lorsqu’un avion militaire s’est écrasé dans une zone résidentielle peu après son décollage de la base aérienne de Wadi Seidna, située au nord d’Omdurman, la ville jumelle de la capitale Khartoum. Les autorités locales et des sources militaires annoncent un bilan lourd : au moins 46 personnes ont péri dans la tragédie, dont des soldats à bord et des civils au sol, et une dizaine d’autres ontsubi des blessures.

Un drame dans un ciel déjà tourmenté

L’appareil, un Antonov de fabrication russe utilisé par l’armée soudanaise, transportait des militaires, dont plusieurs hauts gradés, selon des informations relayées par des médias locaux. Parti en direction de Port-Soudan, bastion stratégique du gouvernement soutenu par l’armée sur la mer Rouge, l’avion a perdu le contrôle quelques instants seulement après avoir quitté la piste. Les raisons exactes de l’accident restent floues, mais l’armée a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances de cette tragédie.

Le crash s’est produit dans le quartier densément peuplé d’Al-Thawra, dans le district de Karrari à Omdurman, aggravant les pertes humaines. Des témoins ont décrit une scène de chaos : l’avion s’est disloqué en frappant le sol, projetant des débris sur les habitations voisines. « J’ai entendu un bruit assourdissant, puis une explosion. » « Tout le quartier tremble », raconte Ahmed Ibrahim, un résident. Des maisons ont subi de gros dégâts et et le choc a rompu des lignes électriques, plongeant une partie de la zone dans l’obscurité.

Crash d’avion militaire : un bilan qui s’alourdit

Initialement, le ministère soudanais de la Santé avait fait état de 19 morts, mais les chiffres ont rapidement grimpé à mesure que les secours fouillaient les décombres. Le gouvernement de l’État de Khartoum a confirmé mercredi que le bilan s’élevait désormais à 46 victimes, incluant des femmes et des enfants parmi les civils touchés au sol. Dix blessés ont été recensés, certains dans un état critique, selon le bureau médiatique de Khartoum. Les équipes d’urgence, épaulées par des volontaires locaux comme le Comité de résistance de Karrari, ont travaillé sans relâche pour extraire les survivants et les corps des gravats.

Ce drame marque l’un des accidents aériens les plus meurtriers de l’histoire récente du Soudan, un pays où les crashs impliquant des appareils militaires ou civils ne sont pas rares, en raison d’un parc aérien vieillissant et d’un entretien souvent déficient. L’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI) classe depuis longtemps le Soudan parmi les nations à la sécurité aérienne préoccupante.

Un pays en guerre, une douleur amplifiée

Cet accident survient dans un contexte de guerre civile qui ravage le Soudan depuis avril 2023, opposant l’armée régulière, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan, aux Forces de soutien rapide (RSF), une puissante milice paramilitaire commandée par le général Mohamed Hamdan Dagalo, alias « Hemeti ». Ce conflit a déjà fait des dizaines de milliers de morts, déplacé plus de 11 millions de personnes et plongé près de la moitié de la population dans une crise humanitaire aiguë, avec des risques imminents de famine.

Omdurman et Khartoum, épicentres des combats, portent les stigmates de cette lutte acharnée. Les récents gains de l’armée contre les RSF dans la capitale et ses environs avaient redonné un semblant d’espoir au gouvernement militaire, mais ce crash vient assombrir le tableau. La perte de hauts gradés à bord, si elle est confirmée, pourrait également porter un coup dur au commandement militaire à un moment clé de l’offensive.

Crash d’avion militaire : Réactions et interrogations

Dans un communiqué laconique, l’armée soudanaise a exprimé ses condoléances aux familles des victimes, militaires et civiles, tout en assurant que « des investigations approfondies » étaient en cours pour établir les causes de l’accident. Aucune hypothèse n’a été privilégiée pour l’instant : défaillance mécanique, erreur humaine ou même sabotage dans ce climat de guerre ? Les spéculations vont bon train, mais les autorités restent muettes sur les détails.

Sur les réseaux sociaux, la tragédie a suscité une vague d’émotion et de colère. « Nos soldats et nos civils meurent pendant que le pays s’effondre. » « Qui est responsable ? » s’interroge un habitant de Khartoum sur une plateforme en ligne. D’autres pointent du doigt l’état désastreux des infrastructures militaires, héritage de décennies de gestion chaotique sous l’ancien régime d’Omar el-Béchir, renversé en 2019.

Une nouvelle épreuve pour le peuple soudanais

Alors que le Soudan tente de panser ses plaies après des années de conflits et de crises, cet accident ajoute une couche de souffrance à un quotidien déjà marqué par l’incertitude. Les habitants d’Omdurman, habitués aux bombardements et aux violences, se retrouvent une fois de plus confrontés à la mort venue du ciel, mais cette fois-ci sans lien direct avec les combats.

Pour beaucoup, ce drame illustre l’urgence d’une stabilisation politique et d’un effort concerté pour reconstruire un pays à bout de souffle. En attendant les conclusions de l’enquête, les familles des victimes pleurent leurs proches, et le Soudan, meurtri, continue de naviguer entre désespoir et résilience. La nuit du mardi  restera gravé comme une nuit noire dans la mémoire collective d’une nation qui aspire à la paix, mais ne cesse de côtoyer la tragédie.

Entre souffle et silence : la vigile fragile d’un pasteur universel

Sous les voûtes silencieuses d’une clinique romaine, un souffle lutte contre l’ombre. Le pape François, figure tutélaire d’une humanité en quête d’espérance, affronte une tempête pulmonaire qui ébranle jusqu’aux racines de son existence. En effet, à 88 ans, le souverain pontife, dont la voix a longtemps porté les murmures des oubliés, se trouve aujourd’hui prisonnier d’un corps meurtri, oscillant entre une « légère amélioration » et un état toujours « critique ». Le Vatican, gardien discret de son calvaire, dévoile par fragments l’évolution d’un combat où chaque respiration devient une victoire éphémère.

 Lutte acharnée et prières mondiales : la résilience du souverain pontife

Les poumons, jadis remplis des prières du monde, sont désormais envahis par une pneumonie insidieuse. Les bronchioles, telles des rivières asséchées, peinent à irriguer l’organisme d’un homme dont la vie fut un hymne à la fraternité. Si l’asthme a momentanément désarmé ses crises, les médecins, sentinelles d’un pronostic muet, refusent de dessiner l’horizon. « La complexité du tableau clinique impose la prudence », murmurent-ils, comme pour conjurer un destin qu’ils ne maîtrisent plus.

Pourtant, dans cette chambre blanche où résonnent les machines, l’infatigable pasteur refuse de céder. Il reçoit l’Eucharistie, geste sacré qui ancre son âme dans la foi, tandis que ses doigts tremblants feuillettent des dossiers, ultime résistance d’un esprit indompté. La nuit, il appelle Gaza, écoutant la détresse d’un prêtre sous les bombes, comme si, même à l’agonie, son cœur battait au rythme des souffrances lointaines.

À Buenos Aires, sur la place où il célébrait la messe, des fidèles en larmes étreignent son portrait, les visages levés vers un ciel indifférent. En Italie, sa cousine nonagénaire, Carla, guette chaque nouvelle avec l’angoisse des derniers adieux. « Nous espérons… », murmure-t-elle, voix brisée par l’âge et l’effroi. À New York, le cardinal Dolan évoque une fin proche, des mots lourds qui glacent l’assemblée : « Sa santé est très, très fragile. »

 Entre souffrances et espoirs, le monde retient son souffle pour François.

Les reins, ces sentinelles silencieuses, ajoutent leur note ténue à cette symphonie de vulnérabilité. Une insuffisance légère, « non inquiétante », assurent les bulletins, mais suffisante pour rappeler que même les plus grands ne sont que chair. « Les reins résistent, mais ils pleurent en secret », confie un urologue, métaphore pudique d’un équilibre précaire.

Le monde retient son souffle. Les agendas se vident, les chancelleries chuchotent, et les prières, comme des lucioles dans la nuit, montent vers Rome. Car François n’est pas qu’un homme : il est le symbole vacillant d’une Église à la croisée des chemins, pont entre les blessures du passé et les espérances futures.

L’aube incertaine

Dans l’attente, chaque minute devient un pèlerinage. Le crépuscule de ce pape des périphéries interroge autant qu’il émeut : que reste-t-il quand la lumière d’un guide pâlit ? Peut-être cette certitude, ténue, mais tenace, que même dans le silence d’une chambre d’hôpital, l’espérance, fragile et obstinée, continue de veiller.

Entre les lignes des communiqués médicaux, entre les sanglots étouffés de Buenos Aires et les murmures de Gaza, se dessine une vérité universelle : la grandeur n’est pas dans l’invulnérabilité, mais dans la grâce avec laquelle on affronte l’ombre. Et François, jusqu’à son dernier souffle, en sera le témoin émouvant.

Une inédite convergence : les États-Unis et la Russie opposent un front commun à l’ONU

Dans un geste diplomatique qui défie les logiques géopolitiques établies depuis des décennies, les États-Unis ont choisi, ce lundi, de sceller une alliance paradoxale avec la Russie en rejetant une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies condamnant l’invasion russe en Ukraine. En effet, ce virage inattendu, survenu à l’aune du troisième anniversaire du conflit, interroge non seulement les fondements de la politique étrangère américaine, mais redessine les contours d’un ordre mondial en pleine recomposition.

Les États-Unis : un vote aux résonances historiques 

La résolution, portée par Kiev et ses alliés européens, a recueilli 93 voix favorables, dénonçant avec vigueur « les conséquences dévastatrices et durables » de l’offensive russe et appelant à une « désescalade immédiate ». Pourtant, dans une manœuvre aussi surprenante que symbolique, Washington a préféré s’aligner sur Moscou, rompant avec le consensus occidental. Un tel choix, perçu comme une fracture dans le bloc atlantiste, soulève des interrogations sur l’évolution des priorités stratégiques américaines sous l’administration Trump, engagée dans des pourparlers opaques avec le Kremlin pour « clore le chapitre de la guerre ».

Entre deux résolutions : le jeu d’échecs diplomatique

Par ailleurs, les États-Unis avaient préalablement soumis une proposition concurrente, au lexique volontairement aseptisé. Ce texte, évitant soigneusement de désigner la Russie comme « agresseur » et omettant de réaffirmer l’intégrité territoriale de l’Ukraine, prônait une « paix durable » sans en définir les conditions. Une approche jugée équivoque par les alliés européens, qui y ont vu un affaiblissement des principes onusiens. Malgré des amendements tardifs introduisant une condamnation plus ferme de Moscou, Washington a finalement choisi l’abstention lors du vote sur sa propre résolution, une pirouette procédurale révélant les tensions internes à la diplomatie américaine.

Discours et realpolitik : les paradoxes d’une puissance en transition 

En plus, l’ambassadrice Dorothy Shea, porte-voix de la délégation américaine, a défendu cette posture en invoquant la nécessité d’une « déclaration tournée vers l’avenir ». « Une résolution doit être une boussole, non un miroir accusateur », a-t-elle plaidé, appelant au retrait du texte ukrainien au profit d’un engagement  pragmatique  pour la paix. Un langage qui contraste avec la rhétorique traditionnelle des États-Unis, habituellement champions de la défense du droit international.

Ce repositionnement s’inscrit dans un contexte dans lequel Donald Trump durcit son ton à l’égard de Volodymyr Zelensky, tout en multipliant les gestes d’apaisement envers Moscou un double jeu qui alimente les spéculations sur un éventuel marchandage géopolitique.

Les États-Unis : l’écho d’un monde en fracture 

En somme, ce vote, bien plus qu’un simple épisode protocolaire, cristallise les métamorphoses d’un système international en crise. En choisissant de fraterniser avec le camp adverse, les États-Unis ont non seulement érodé leur crédibilité de gardien de l’ordre libéral, mais ont aussi exposé les fissures d’une communauté internationale incapable de parler d’une seule voix.

Si la résolution ukrainienne a été adoptée, son impact symbolique est écorné par l’abstention américaine, rappelant que les principes fondateurs de l’ONU peinent à résister aux calculs des puissances révisionnistes.

En filigrane, cette séquence interroge : jusqu’où les alliances survivront-elles à la realpolitik ? Et quelle paix peut naître d’un consensus miné par les ambiguïtés ? Trois ans après le début de l’invasion, le chemin vers la réconciliation semble pavé de silences complices et de renoncements stratégiques : un constat sombre pour ceux qui croyaient encore à l’inébranlabilité des valeurs collectives.

L’Ukraine : trois ans de résilience inébranlable

Dans le sillage d’un anniversaire chargé d’émotion et de symbolisme, l’Ukraine célèbre trois années de lutte acharnée, émaillées d’un héroïsme d’une rare intensité. En effet, le chef d’État, par une éloquence empreinte de solennité, a magnifié le sacrifice et la persévérance de son peuple en proclamant, non sans une emphase toute particulière, « trois ans de résistance, de gratitude et d’héroïsme absolu ». Ces mots, à la fois une ode et un serment, résonnent comme une leçon magistrale sur la ténacité face aux affres de la guerre.

En célébrant trois ans de lutte acharnée, l'Ukraine magnifie le sacrifice héroïque de son peuple tout en réaffirmant sa résilience Une fête de la mémoire et de la détermination en Ukraine 

Dans un décor où chaque pierre de Kiev semble murmurer l’histoire d’un combat pour la survie, la commémoration se double d’un vibrant hommage aux âmes vaillantes qui ont offert leur vie pour forger l’État ukrainien. Tandis que des images saisissantes dévoilent le quotidien des civils et les affrontements sur le front, le dirigeant ukrainien rend hommage à ceux qui, par leur courage et leur engagement passionné, ont édifié une forteresse d’espoir au cœur de l’adversité. Loin d’un simple rituel commémoratif, cette journée se mue en une véritable leçon de résilience, illustrant comment le souvenir des sacrifices passés éclaire le chemin incertain de l’avenir.

L’Europe aux portes de l’Ukraine : un soutien aux dimensions inédites

Parallèlement à ces hommages intérieurs, l’Europe se fait le fer de lance du soutien international. Dans une démonstration diplomatique aux allures de rassemblement solennel, des figures éminentes telles que la présidente de la Commission européenne et le Premier ministre canadien ont foulé le sol ukrainien, rappelant que l’Ukraine incarne bien plus qu’un conflit régional : elle est aussi le miroir d’une Europe en quête de valeurs partagées. L’allocution de l’une de ces dirigeantes, insistant sur l’inextricable lien entre le destin de l’Ukraine et celui du vieux continent, se présente comme un vibrant manifeste de solidarité dans une époque où les certitudes géopolitiques vacillent. Paradoxalement, alors que certains virages inattendus évoquant même le recul d’alliances transatlantiques jetteraient une ombre sur l’avenir, ce cortège européen renforce aussi la dimension collective de la lutte.

Les cieux en ébullition : une offensive de drones et l’art de la défense

Dans le théâtre mouvant des conflits modernes, le ciel ukrainien s’est transformé en arène d’un ballet technologique et militaire. Au cœur de la nuit, Moscou a orchestré le lancement de 185 drones d’attaque, dont plus de la moitié ont été neutralisés grâce à des systèmes de défense sophistiqués. Les zones stratégiques de Dnipropetrovsk à Odessa en passant par Kiev et Khmelnitski ont été le théâtre d’un déploiement aérien qui rappelle cruellement que, dans ce duel contemporain, chaque vol d’engin est un fragment d’un affrontement plus vaste. Ce nouvel assaut, survenant à la suite d’une offensive similaire de dimensions record, souligne l’ingéniosité de l’adversaire, mais aussi la capacité remarquable des forces ukrainiennes, saluées publiquement par leur commandant suprême pour leur dignité et leur détermination.

Un avenir sculpté par la volonté et la solidarité

En somme, face aux oscillations imprévisibles du destin international, l’Ukraine se dresse telle une forteresse de volonté et de valeurs indéfectibles. Entre l’éloquence solennelle d’un chef d’État et la présence réconfortante d’un bloc européen uni, le récit ukrainien s’inscrit comme une leçon vivante d’endurance et de renaissance. Les assauts aériens et les revirements politiques ne sauraient entacher la lumière d’un peuple qui, par ses actes et ses sacrifices, enseigne au monde l’art de transformer l’adversité en une symphonie de courage et d’unité. En définitive, ce troisième anniversaire ne marque pas la fin d’un combat, mais le prélude d’un futur dans lequel l’espoir, nourri par la solidarité internationale, continue d’éclairer la voie d’un renouveau démocratique et humain.

Bénin : le ministre Chabi emporté par un drame routier

Un accident fulgurant sur la RNIE N° 2  obscurcit la célébration des langues maternelles au Bénin.

 Badékparou, 21 février 2025 — Dans la nuit de jeudi, alors que le Bénin s’apprêtait à honorer la richesse de ses langues maternelles, une tragédie glaçante a éclipsé les préparatifs. Kouaro Yves Chabi, figure émérite du Ministère des Enseignements Secondaires Techniques et de la Formation Professionnelle (MESTFP), a péri  à 52 ans dans un accident routier d’une brutalité inouïe, aux abords du village de Badékparou, sur l’axe vital Cotonou-Parakou ( RNIE N°2). Son épouse et son chauffeur, miraculeusement épargnés par la fatalité, luttent aujourd’hui contre les séquelles physiques de ce chaos mécanique.

Un accident tragique sur la RNIE N°2, impliquant Kouaro Yves Chabi, obscurcit la célébration des langues maternelles au Bénin,

La RNIE N°2 : un dépassement mortel sous les étoiles

Vers 21 heures, le véhicule officiel filait vers Parakou, où le ministre devait incarner l’âme de la 26ᵉ Journée Internationale de la Langue Maternelle. Selon les reconstitutions initiales, le chauffeur, emporté par une célérité téméraire, a entrepris de dépasser un poids lourd. Dans un ballet macabre, l’apparition soudaine d’un véhicule en sens inverse a précipité une manœuvre désespérée : le retour brusque dans la file a provoqué une collision frontale avec l’arrière du camion. Le choc, concentré sur le flanc droit, a scellé le destin du ministre, assis à l’arrière, et de son garde du corps, à l’avant. L’acier froissé de la voiture officielle, réduite à une carcasse, témoigne de la violence du choc.

Entre deuil national et urgence médicale

Transportés d’urgence à l’Hôpital International de Parakou (HIA), l’épouse du ministre et le chauffeur survivent, marqués par des blessures dont la gravité reste sous surveillance. Les corps des disparus, déposés à la morgue, attendent désormais les hommages protocolaires. Le véhicule, quant à lui, gît en fourrière, symbole métallique d’une route devenue impitoyable.

 Un homme, une mission : L’héritage d’un visionnaire

En plus, le ministre Chabi voyageait vers Parakou pour célébrer un événement qui lui tenait à cœur : la préservation des langues locales, pilier de l’identité béninoise. Son engagement pour l’éducation technique, perçu comme un levier d’émancipation pour la jeunesse, résonne aujourd’hui avec une acuité douloureuse. « Il croyait en une formation ancrée dans nos réalités culturelles », confie un collaborateur, requérant l’anonymat. Sa disparition laisse un vide dans un secteur clé pour le développement économique du pays.

RNIE N°2 : une route en quête de rédemption

Au-delà du deuil, cet accident interroge avec fracas la sécurité routière béninoise. La RNIE N°2, artère économique, mais couloir de risques, exige des mesures urgentes : renforcement des contrôles de vitesse, sensibilisation aux dépassements périlleux et modernisation des infrastructures. Le ministre Chabi, artisan du progrès, aurait sans doute appelé à transformer cette douleur en catalyseur de changement. En attendant, le Bénin pleure un bâtisseur et se retrouve face à un miroir brisé : celui des routes qui, trop souvent, dévorent celles et ceux qui les parcourent.

 

Mahamoud Ali Youssouf : Un Phénix diplomatique à la tête de l’UA

Addis-Abeba/Éthiopie, 17 février 2025 — Dans un tourbillon de scrutins acharnés et de manœuvres géopolitiques, les dirigeants africains ont hissé ce samedi Mahamoud Ali Youssouf, 59 ans, à la présidence de la Commission de l’Union Africaine (UA). En effet, ce Djiboutien, dont le parcours épouse les contours d’une odyssée diplomatique, succède au Tchadien Moussa Faki Mahamat, après deux mandats marqués par des défis continentaux persistants. Une consécration méritoire pour cet architecte de la coopération internationale, dont l’élection résonne comme un appel à la renaissance institutionnelle de l’UA.

Une ascension tissée d’érudition et de pragmatisme : biographie d’un visionnaire trinitaire

Né à Djibouti en 1966, Mahamoud Ali Youssouf incarne l’érudition polyglotte et l’agilité diplomatique. Formé dans les alcôves académiques prestigieuses de la Maîtrise en Langues Étrangères Appliquées (Lyon II) au Programme de Management Public de l’École Nationale d’Administration Publique du Canada, il maîtrise le français, l’anglais et l’arabe, une triade linguistique qui a forgé son aura sur la scène internationale.

Par ailleurs, son parcours gouvernemental, débuté en 1993 au ministère djiboutien des Affaires étrangères, culmine avec son rôle de Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale depuis 2005. Durant deux décennies, il a restructuré son ministère, fondé l’Institut des études diplomatiques de Djibouti et médié des conflits épineux, comme la réconciliation entre la Somalie et le Somaliland.

Parcours académique en mosaïque   

– 1989 : Certificat d’anglais de l’Université d’Oxford.

– 1990 : maîtrise en langues étrangères appliquées (Lyon II).

– 1995 : Magistère en Management public (ENAP, Canada).

– 1988 : Études en gestion d’entreprise (Liverpool Business School).

L’élection : un chemin semé d’embûches 

Lors du 38ᵉ Sommet Ordinaire de l’UA, tenu du 15 au 16 février 2025 à Addis-Abeba, Youssouf a triomphé après sept tours de scrutin, face à des rivaux de poids : l’ex-Premier ministre kényan Raila Odinga et l’ancien ministre malgache Richard Randriamandrato. Grâce à une campagne axée sur le consensus et au soutien des blocs francophones et musulmans, il a recueilli 33 voix sur 49, scellant ainsi son destin à la tête de l’institution.

Stratégie gagnante :  

– Alliances ciblées : soutien de l’Organisation de la coopération islamique et de la Ligue Arabe.

– Discours unificateur : priorisation du dialogue technocratique sur le charisme personnel, contrastant avec l’approche d’Odinga, perçu comme trop « personnalisé ».

Priorités stratégiques : une feuille de route audacieuse

Dans son allocution post-électorale, Youssouf a esquissé une vision où « l’Afrique rayonne par son intégrité et son unité ». Ses engagements clés incluent :

  1. Renforcement du Conseil de Paix et de Sécurité : optimiser la prévention des conflits, notamment au Soudan et en RDC, où l’UA peine à imposer son autorité.
  2. Opérationnalisation de la Force africaine en attente : une ambition vieille de deux décennies, cruciale pour l’autonomie sécuritaire du continent.
  3. Financement autonome de l’UA : réduire la dépendance aux bailleurs extérieurs, en exploitant la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF), dont il fut un artisan.
  4. Libre circulation transcontinentale : briser les barrières économiques et humaines pour une intégration tangible.

Défis et attentes : le poids d’un héritage fragile

Si son élection est saluée comme un « souffle nouveau » par ses pairs, Youssouf hérite d’une institution en quête de légitimité. En 2023, 93 % des résolutions de l’UA sont restées lettre morte, illustrant ainsi un déficit criant d’efficacité. Les défis immédiats incluent :

– Crises géopolitiques : conflits au Sahel, tensions en RDC et instabilité au Soudan.

– Influence des puissances étrangères : contrecarrer l’ingérence croissante d’acteurs extérieurs dans les affaires africaines.

– Réformes structurelles : moderniser la bureaucratie de l’UA et restaurer la confiance des États membres.

Un homme au carrefour des cultures  

Au-delà de la politique, Youssouf incarne une synthèse rare entre tradition et modernité. Fondateur du village de Sourat (65 logements, école, mosquée), il marie également engagement communautaire et passion pour l’histoire et la pêche. Décoré Commandeur de l’Ordre National de djiboutien en 2012, son humanisme transcende les frontières.

L’aube d’une nouvelle ère ?  

Mahamoud Ali Youssouf incarne l’espoir d’une UA recentrée sur ses missions fondamentales : paix, intégration et souveraineté. Alors que Djibouti, petit État stratégique de la Corne de l’Afrique, célèbre cette ascension, le continent observe, sceptique, mais curieux, si ce « phénix diplomatique » saura renaître des cendres des échecs passés. Comme il l’a déclaré : « L’Afrique que nous voulons n’est pas une utopie, mais un projet collectif à portée de main. »

Gabon : adoption du Code électoral en vue des scrutins d’août

Libreville (Gabon), 21 janvier 2025– En préparation des élections prévues pour août prochain, les députés et sénateurs du Gabon ont conjointement adopté un nouveau code électoral, marquant une étape cruciale dans le processus de transition politique initié par les autorités militaires. En effet, ce cadre législatif vise à garantir des élections présidentielles, législatives et locales transparentes et équitables dans les sept prochains mois.

Adoption du Code électoral: vers des élections transparentes et inclusives

Par ailleurs, le nouveau code électoral introduit des réformes significatives destinées à renforcer la transparence et l’intégrité du processus électoral. Parmi ces changements figure la possibilité pour les militaires et les magistrats de se présenter aux élections, à condition de prendre un congé de leurs fonctions. Cette mesure vise à élargir le champ des candidats potentiels, tout en assurant une séparation claire entre les fonctions administratives et les ambitions politiques.

L’un des changements majeurs concerne aussi l’augmentation du nombre de sièges au Sénat, qui passe de 52 à 70. En outre, la diaspora gabonaise se voit désormais attribuer deux sièges à l’Assemblée nationale, une première qui témoigne de la volonté d’intégrer davantage les citoyens vivant à l’étranger dans la vie politique nationale.

Représentation des femmes et des jeunes : un pas vers l’équité

Dans un effort de promouvoir l’égalité des sexes et d’encourager la participation des jeunes, le nouveau code électoral instaure des quotas pour ces deux groupes. Les femmes se voient ainsi garantir 30 % des sièges, tandis que 20 % sont réservés aux jeunes, une initiative saluée comme un pas décisif vers une représentation plus équilibrée et inclusive.

Le Premier ministre Raymond Ndong Sima a exprimé sa satisfaction quant à ces réformes, soulignant leur importance pour le renforcement de la démocratie au Gabon. Il a assuré que le calendrier de la transition serait respecté scrupuleusement, témoignant de l’engagement des autorités à mener à bien ce processus.

Réactions et perspectives

Les responsables politiques, dont Paul Biyoghe Mba, ont accueilli favorablement l’adoption de ce nouveau cadre électoral, considérant qu’il s’agit d’un jalon vers des élections libres et justes. Ils insistent sur le fait que la sécurité et l’intégrité électorale sont désormais des priorités incontournables, reflétant une volonté de rompre avec les pratiques du passé.

Ce nouveau code électoral est une avancée majeure dans la construction d’un système démocratique plus robuste et inclusif. En fixant des règles claires et en intégrant des réformes visant à élargir la participation citoyenne, les autorités gabonaises posent les bases d’un processus électoral qui aspire à être un modèle de transparence et de justice.

Avec l’adoption de ce nouveau code électoral, le Gabon se prépare à un tournant décisif de son histoire politique. En intégrant des réformes audacieuses et en plaçant l’accent sur l’inclusivité et l’intégrité, le pays se dirige vers des élections qui pourraient redéfinir son paysage politique et renforcer la confiance des citoyens dans leurs institutions.

 

Corée du Sud : Yoon Suk-yeol interpellé après des semaines de tensions

Corée du Sud, 15 janvier 2025 – La République de Corée a été le théâtre d’un événement d’une gravité sans précédent aujourd’hui : l’arrestation de son président suspendu, M. Yoon Suk-yeol. En effet, cette intervention, menée par le vénérable Office d’Investigation de la Corruption des Hauts Fonctionnaires (OICAF), s’inscrit dans le cadre d’une enquête approfondie sur des allégations d’insurrection et d’abus de pouvoir, faisant suite à la déclaration controversée de la loi martiale par M. Yoon le 3 décembre de l’année précédente.

L'arrestation de l'ex-président sud-coréen Yoon Suk-yeol, suite à sa tentative d'instaurer la loi martiale, marque un tournant historique Par ailleurs, L’opération d’arrestation, d’une envergure remarquable, a mobilisé plus de 3 000 agents des forces de l’ordre, qui ont convergé vers la résidence présidentielle située dans le quartier de Hannam-dong à Séoul. Cette résidence, transformée en bastion par le président déchu et ses partisans, a opposé une résistance farouche, prolongeant l’assaut sur plusieurs heures. Malgré des tentatives de négociation, notamment la requête de M. Yoon de se rendre sans être menotté, les autorités ont maintenu leur position, procédant à son arrestation conformément aux protocoles établis.

Conséquences et réactions : la Corée du Sud en ébullition

Dans une allocution vidéo diffusée peu avant son interpellation, M. Yoon a exprimé son intention de coopérer avec l’enquête, tout en contestant sa légitimité. Il a déclaré agir ainsi pour éviter une « potentielle effusion de sang », mettant en exergue sa préoccupation pour la stabilité nationale.

Cette arrestation revêt une importance historique, marquant la première fois que les forces de l’ordre appréhendent ainsi un président en exercice en Corée du Sud. Les événements trouvent leur origine dans la décision de M. Yoon, le 3 décembre 2024, de proclamer la loi martiale, invoquant des menaces émanant de « forces antinationales ». Cette mesure, perçue par beaucoup comme une tentative de coup d’État, a suscité une indignation généralisée, conduisant l’Assemblée nationale à voter sa destitution le 14 décembre.

Les analystes politiques considèrent cette évolution comme un signe potentiellement positif pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel et de l’État de droit en Corée du Sud. Toutefois, le processus judiciaire suit son cours : L’OICAF dispose de 48 heures pour décider de prolonger la détention de M. Yoon, tandis que la Cour constitutionnelle doit statuer sur la validité de sa destitution. Si elle confirme la destitution, une élection présidentielle doit être organisée dans un délai de 60 jours, ouvrant une nouvelle page dans l’histoire politique du pays.

En attendant, la nation demeure en proie à des tensions palpables, avec des manifestations de partisans et d’opposants à M. Yoon se multipliant à travers le pays. Les autorités appellent au calme et à la retenue, soulignant l’importance de préserver l’intégrité des institutions démocratiques et de respecter le processus judiciaire en cours.

 

Le Gabon amorce son retour à l’ordre constitutionnel : présidentielle annoncée pour le 22 mars 2025

Le président de la transition gabonaise, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, a annoncé la tenue de l’élection présidentielle le 22 mars 2025, marquant une étape cruciale vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel après le coup d’État du 30 août 2023.

Cette déclaration, faite lors de la cérémonie de vœux des corps constitués et des diplomates, intervient après l’adoption, le 16 novembre 2024, d’une nouvelle constitution par référendum, approuvée à 91,80 %. Le nouveau texte instaure un régime présidentiel avec des mandats de sept ans renouvelables une fois et supprime le poste de Premier ministre. Il impose également des conditions strictes d’éligibilité, notamment l’obligation pour les candidats à la présidence d’être nés de parents gabonais et de résider dans le pays depuis au moins trois ans.

Le général Oligui Nguema, qui a pris le pouvoir en août 2023 en renversant Ali Bongo Ondimba, a promis des élections libres et transparentes. Cependant, des critiques émergent quant à la concentration des pouvoirs dans la nouvelle constitution, certains y voyant une manœuvre pour faciliter le maintien au pouvoir du général après la transition.

La communauté internationale et les observateurs locaux surveillent de près cette transition, espérant qu’elle conduira à une véritable démocratie et à une stabilité durable au Gabon.

En somme, l’annonce de l’élection présidentielle marque un tournant décisif pour le Gabon. Alors que le pays se prépare à cette échéance cruciale, l’espoir d’une véritable démocratie est palpable. La communauté locale espère voir se réaliser les promesses d’une élection libre et transparente. Le Gabon se trouve à l’orée d’une nouvelle période, et tous les yeux se posent sur lui avec espoir et conviction.

Gagnoa : Le sexe perdu, retrouvé… et broyé ?

Gagnoa (Côte d’Ivoire), 9 janvier 2025 – Un nouveau rebondissement digne d’un roman policier vient émailler l’affaire du sexe disparu à Gagnoa. Alors que l’opinion publique était en émoi face à cette étrange disparition, le maire de la ville vient de lever le voile sur cette mystérieuse affaire. Hier soir, le maire de Gagnoa, avec le sérieux d’un juge de concours de grimaces, a pris la parole pour éclairer la lanterne d’une population médusée.

« Bonsoir, chers tous », a-t-il déclaré, avec l’intonation solennelle d’un chroniqueur judiciaire, « le jeune homme qui prétendait que son sexe avait disparu a en réalité raconté des sornettes. » « Après enquête, il s’avère qu’il a été victime d’un accident de la circulation, et malheureusement, son sexe a été broyé. » « Le chirurgien a dû pratiquer une exérèse et installer une sonde urinaire. »

Ce qui semblait être une enquête médico-policière complexe s’est avéré être une affaire de bobard bien ficelé. Mais pourquoi cette histoire rocambolesque ? Le maire poursuit : « Le jeune homme, indigent, a inventé cette histoire pour obtenir une aide financière afin de changer sa sonde et de payer ses médicaments. »

Cerise sur le gâteau, le médecin, selon le rapport de police, qui a confirmé la mystérieuse « disparition » du sexe, ajoutant un nouveau chapitre à cette saga ubuesque, se serait fourvoyé, à en croire le maire.

Une affaire plus pétillante que les séries télévisées

Le maire poursuit : actuellement, le jeune est entre les mains de la police.  Mais ce n’est pas tout ! Le policier, qui aurait mal géré l’affaire en croyant dur comme fer au récit du jeune homme, a été sanctionné pour manquement à la déontologie. Quant au médecin qui a confirmé la disparition de l’organe, il se retrouve désormais au cœur d’une polémique. A-t-il été trompé par son jeune patient ou a-t-il lui-même été victime d’une hallucination médicale ?

Une histoire qui en dit long sur la société

Au-delà de l’aspect cocasse de cette affaire, cette histoire soulève de nombreuses questions. Pourquoi ce jeune garçon a-t-il eu recours à un mensonge aussi extravagant ? Quelle est la responsabilité du médecin dans cette affaire ? Et surtout, comment expliquer que cette histoire ait pu faire autant de bruit ?

Et en prime, le Directeur Général de la Police Nationale a demandé aux citoyens de ne pas propager cette histoire. Comme si cela allait calmer les ardeurs d’une population avide de potins aussi juteux !

Qui dit vrai ?

La vraie question reste posée : qui croire dans cette affaire ? Le maire, qui semble avoir troqué son costume de gestionnaire pour celui de détective ? Le policier, qui semble avoir fait preuve d’un zèle… maladroit ? Ou l’adolescent, qui, dans un geste désespéré, a tenté de survivre en inventant l’histoire la plus incroyable de Gagnoa ?

Une chose est sûre et certaine : dans les rues de Gagnoa, on ne parle que de cela. Entre moqueries, indignation et théories du complot, l’affaire du « sexe disparu » promet encore de nombreuses nuits blanches aux amateurs de drames municipaux.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Croyez-vous à la version officielle des faits ? Où pensez-vous que cette histoire cache encore bien des secrets ?

N’Djamena : Attaque audacieuse au Palais Toumai

N’Djamena, 9 janvier 2025 – Un vent de panique a soufflé hier sur la capitale tchadienne. En effet, un commando armé de 24 personnes a mené une attaque audacieuse contre le Palais Toumai, résidence officielle du Président de la République. Le bilan est lourd : 19 morts, dont 18 parmi les assaillants, et 6 blessés.

L’assaut, survenu en plein cœur de la soirée, a plongé la ville dans une atmosphère de tension extrême. Les habitants de N’Djamena, sidérés par l’audace des assaillants, ont suivi avec anxiété les informations relayées par les médias locaux. Le bruit des armes à feu a déchiré le calme habituel de la capitale, transformant les rues environnantes en scène de guerre.

Une riposte fulgurante des forces loyalistes à N’Djamena 

Selon les premières déclarations officielles du gouvernement, le commando  lourdement armé et semblait déterminé à semer le chaos. Cependant, la réaction rapide et efficace des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) a permis de maîtriser la situation en quelques heures. Le ministre d’État, porte-parole du gouvernement, Abderaman Koulamallah, s’est exprimé en direct depuis la cour du palais présidentiel, entouré de militaires de la garde présidentielle et armé . Il a affirmé que la situation était sous contrôle et a qualifié l’incident de « petit événement » rapidement maîtrisé.

« Toutes ces tentatives de déstabilisation de notre pays ont été éradiquées. » « Nous sommes mobilisés, et les FDS sont prêtes à défendre notre pays », a-t-il déclaré avec fermeté.

La riposte des forces loyalistes a été fulgurante. Parmi elles, on déplore un mort et trois blessés. Le ministre Koulamallah a tenu à rassurer la population en affirmant que « la situation est sous contrôle ». « C’est un petit incident qui s’est passé. »

Cette attaque, bien que maîtrisée, pose de nombreuses questions sur la sécurité nationale et la capacité des services de renseignement à anticiper de telles menaces. Qui étaient ces assaillants ? Quelles étaient leurs motivations ? Autant d’interrogations qui restent pour l’instant sans réponse.

Dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes, cet événement rappelle la fragilité de la paix et la nécessité d’une vigilance constante. Les autorités tchadiennes ont promis de renforcer les mesures de sécurité pour prévenir toute récidive. Les Tchadiens, eux, espèrent retrouver rapidement la quiétude qui caractérisait leur quotidien avant ce jour sombre. En somme, le peuple tchadien reste debout, solidaire face à l’adversité, prêt à surmonter cette épreuve avec courage et détermination.

 

Gagnoa : le sexe d’un adolescent disparait après une poignée de main

Gagnoa (Côte d’Ivoire), 8 décembre 2025 – Une scène aussi surréaliste qu’inquiétante s’est déroulée hier en plein cœur de la gare routière de Gagnoa, plongeant la communauté dans un état de stupéfaction totale. Un adolescent de 15 ans, KONATE Dao, charretier de son état, a rapporté la disparition soudaine et inexpliquée de son sexe après avoir salué un homme d’une soixantaine d’années.

Les faits, tels que rapportés dans une note adressée à monsieur le Préfet de police de Gagnoa, sont troublants. Ce jour fatidique, vers midi, le jeune KONATE se présente au commissariat du premier arrondissement pour déclarer une expérience inouïe. Alors qu’il était engagé dans son activité quotidienne, transportant les bagages d’un client inconnu – un homme coiffé d’un chapeau et arborant des dreadlocks –, un simple geste de courtoisie a conduit à un drame inimaginable.

Une rencontre qui vire au cauchemar

En effet, la transaction semblait routinière : un service rendu, une rémunération en retour. Cependant, un différend naît lorsque le billet de 500 francs initialement offert par l’homme est refusé pour son mauvais état. Le client concède finalement un billet de 1 000 francs CFA.

Mais c’est après cette banale transaction monétaire que les événements prennent une autre tournure. En fait, l’homme refusa la monnaie de 500 francs CFA que lui rendit KONATE et lui serra la main avant de s’éclipser dans un taxi.

Quelques instants plus tard, le jeune charretier a ressenti une sensation étrange, découvrant avec effroi la disparition de son sexe ainsi que de ses effets personnels, incluant un téléphone Samsung A10 et une somme d’argent. Ce geste de courtoisie – une poignée de main banale – serait, selon lui, l’instant où tout bascule.

L’adolescent, ne sachant plus comment réagir, se précipite vers le commissariat du premier arrondissement de Gagnoa pour signaler la disparition la plus surréaliste qui soit. En quelques minutes, la nouvelle de cet événement étrange fait le tour des autorités locales.

L’enquête et la réaction des autorités sur disparition de sexe de KONATE

Face à ce récit invraisemblable, les autorités locales prennent immédiatement des mesures. Sur les instructions du Chef du District de Gagnoa, KONATE Dao est escorté jusqu’au Centre Hospitalier Régional (CHR), où le Dr DROH Zranklewa Daniel, médecin légiste, effectue un examen approfondi. Le rapport médical qui en découle est formel : le sexe de la victime a bel et bien disparu. La situation, aussi choquante qu’incompréhensible, est désormais corroborée par des preuves médicales.

Une enquête de voisinage est lancée dans l’urgence. Une équipe de police s’est rendue sur les lieux pour collecter des informations et tenter de trouver des témoins. Mais, pour l’instant, toutes les tentatives sont vaines. Le suspect a disparu sans laisser de trace.

Une enquête judiciaire et une libération autorisée

Par ailleurs, la hiérarchie de la police et le Chef du Parquet ont reçu un rapport détaillé sur cette affaire. Les autorités judiciaires, saisies du dossier, ont décidé de libérer KONATE Dao, conformément à sa requête, pour qu’il puisse regagner son domicile à Bouaké. Cette libération intervient alors qu’une enquête officielle a été ouverte sous le numéro OP N°077/PU-1Gag le 7 janvier 2025 à 13 h 50.

L’affaire de la disparition du sexe de KONATE Dao ne manquera pas de faire l’objet de toutes les spéculations. Si certains évoquent une pratique occulte ou une malédiction, les enquêteurs demeurent prudents et n’écartent aucune piste. Pour l’heure, la police met tout en œuvre pour résoudre cette énigme troublante.

Disparition de sexe : questions en suspens 

En outre, cette disparition mystérieuse, à la limite du paranormal, soulève de nombreuses questions. Comment un simple contact physique pourrait-il entraîner une telle disparition ? S’agit-il d’un cas de sorcellerie ou d’une forme de crime encore inexplorée ? La population de Gagnoa, sous le choc, attend avec anxiété les conclusions de l’enquête. Les autorités locales se trouvent face à un défi inédit : retrouver le sexe de KONATE Dao.

Le mystère reste entier.

Cette histoire qui défie les lois de la logique et de la raison continue de hanter l’esprit des habitants de Gagnoa. Le mystère qui entoure la disparition du sexe de KONATE Dao demeure entier, alimentant peurs et rumeurs dans toute la ville. Bien qu’actuellement dans l’impasse, la police assure qu’elle n’abandonne aucune piste.

Le jeune homme, quant à lui, reste dans l’attente d’une vérité qui semble hors de portée, dans un monde dans lequel la réalité semble parfois plus étrange que la fiction. Une chose est certaine : cette affaire, aussi absurde qu’elle soit, n’a pas fini de défrayer la chronique à Gagnoa.

Un enfer de flammes : Los Angeles sous le joug des incendies dévastateurs

Los Angeles, Californie, 8 janvier 2025 – La ville des anges, souvent synonyme de glamour et de rêves, se trouve aujourd’hui sous une épaisse brume orangée, conséquence d’incendies de forêt incontrôlables qui ravagent la région. Alors que le soleil se lève sur la côte ouest des États-Unis, les cendres tombent comme une neige sombre sur des quartiers désertés. Les sirènes des pompiers hurlent dans un chœur sinistre, entrecoupées des cris des évacués fuyant pour sauver leur vie.

Une nuit de chaos à Los Angeles

Il est à peine 6 heures du matin lorsque les premiers rayons du soleil dévoilent un paysage apocalyptique. Depuis la veille, les vents violents ont transformé un incendie initialement localisé dans une cour résidentielle en un brasier déchaîné. Le feu de Palisades, comme on l’appelle désormais, a parcouru plus de 1 270 hectares en quelques heures, alimenté par des vents atteignant des vitesses de 160 km/h.

Les autorités ont ordonné l’évacuation de 49 000 résidents, laissant derrière eux des maisons et des souvenirs, incertains de retrouver quoi que ce soit à leur retour. Parmi les structures détruites figure le temple juif de Pasadena, une perte qui résonne profondément au sein de la communauté. Alex Fernandez, fidèle du temple, regarde impuissant les flammes dévorer ce lieu sacré, décrivant la scène comme « un mauvais rêve devenu réalité ». « C’était notre sanctuaire, notre lieu de rassemblement, et maintenant il n’est plus que cendres », ajoute-t-il, visiblement ému.

Un combat inégal

Les efforts héroïques des 1 400 pompiers déployés semblent dérisoires face à la puissance de la nature. L’incendie est contenu à 0%, et les prévisions météorologiques ne laissent entrevoir aucun répit. Le Dr Ariel Cohen, météorologue principal au National Weather Service, décrit cette crise comme « l’une des tempêtes de vent les plus destructrices depuis des décennies ». « Nous n’avons jamais vu une telle combinaison de vents et de sécheresse, c’est une véritable recette pour un désastre », précise-t-il lors d’une conférence de presse.

Les incendies de Hurst et d’Eaton, qui se sont déclarés dans les villes voisines, ont déjà consumé des centaines d’hectares supplémentaires. Dans la nuit, un quatrième foyer, le feu de Tyler dans le comté de Riverside, s’est allumé. Bien que plus petit, il rappelle la vulnérabilité de la région tout entière. « Chaque hectare qui brûle est une partie de notre histoire et de notre vie qui disparaît », déclare Maria Lopez, résidente de Riverside, qui a évacué avec ses enfants.

Des vents de désespoir soufflent sur Los Angeles

Les vents de Santa Ana, connus pour leur violence, soufflent avec une force redoublée d’environ 80 à 100 km/h (50 à 60 mph) et jusqu’à 160 km/h (100 mph) sur certaines parties des terrains plus élevés, asséchant davantage une végétation déjà vulnérable avec un degré d’air compris entre 10 et 20 %. Les experts en incendie, tels que Chad Hanson, avertissent que le pire est encore à venir, notamment entre 2 h et 6 h du matin, lorsque les conditions seront les plus extrêmes. « Nous devons nous préparer au pire, car ces vents ne montrent aucun signe de ralentissement », avertit Hanson.

Le gouverneur Gavin Newsom, confronté à une crise quasi permanente, déclare que la Californie vit désormais une « année d’incendies ». « Nous devons reconnaître que le changement climatique exacerbe ces catastrophes », a-t-il affirmé lors d’une déclaration publique. « Ce n’est plus une question de si, mais de quand. »

La lutte pour la survie

Dans les rues de Los Angeles, la peur et l’incertitude règnent. Alex Pearlman, habitant de Santa Monica, observe avec horreur la brume orangée envahir son quartier, redoutant l’inéluctable. « J’ai trop peur de dormir », confie-t-elle, la voix tremblante. « Je me demande combien de temps il nous reste avant que le feu n’atteigne notre maison. »

Les conséquences des incendies se font déjà sentir au-delà des flammes. Près de 200 000 foyers de Los Angeles et près de 26 000 du comté voisin de Ventura sont privés d’électricité, et le procureur général de Californie met en garde contre les pratiques abusives de certains détaillants cherchant à tirer profit de la détresse des évacués. « Nous ne tolérerons pas les profiteurs dans une telle crise », déclare Rob Bonta, procureur général, appelant les citoyens à signaler toute augmentation de prix suspecte.

« Les personnes prises en flagrant délit de prix abusifs seront passibles de poursuites pénales pouvant aboutir à une peine d’emprisonnement d’un an ou à une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 $ (8 032,95 £).» a-t-il conclu. 

Un avenir incertain

Alors que les prévisions annoncent un léger affaiblissement des vents dans l’après-midi, les défis restent immenses. La bataille contre les flammes est loin d’être terminée. Chaque minute compte pour contenir ce fléau avant qu’il ne s’étende davantage, menaçant des vies et des infrastructures précieuses. « Nous espérons une accalmie, mais nous devons rester vigilants », conclut le chef des pompiers de Los Angeles, Daryl Osby. « La sécurité de nos citoyens est notre priorité absolue. »

Les scènes de dévastation à Los Angeles rappellent tragiquement que la nature, lorsqu’elle se déchaîne, peut réduire à néant les efforts humains en un instant. Pour les habitants, les pompiers et les autorités, la lutte continue, avec l’espoir ténu que l’aube apportera un semblant de répit.

 

Kufra : le retour des ombres de l’esclavage en Libye

Dans l’obscurité de Kufra, une ville perdue dans le sud-est de la Cyrénaïque, en Libye, des histoires de souffrance et de désespoir résonnent à nouveau, rappelant des époques que l’on croyait révolues. Naima Jamal, jeune Éthiopienne de 20 ans, est l’une de ces âmes captives, arrachées à leur liberté par des trafiquants sans pitié. Son visage, meurtri par les coups, hante désormais les nuits de sa famille, à des milliers de kilomètres, impuissante face à l’horreur.

Une vidéo glaçante de torture

Une vidéo glaçante envoyée par ses ravisseurs montre l’atrocité à laquelle Naima est soumise : torturée, fouettée, arrosée d’eau chaude. Ces images, insoutenables, sont accompagnées d’une exigence brutale : une rançon exorbitante, inatteignable pour ses proches. Ce chantage odieux, devenu monnaie courante, transforme la douleur humaine en une sordide transaction.

Naima n’est pas seule. Ils sont une cinquantaine, entassés, terrorisés, attendant un sort pire que la mort : les bourreaux s’apprêtent à les mettre aux enchères sur un marché dans lequel l’humanité semble s’être effacée. Ces marchés de l’esclavage moderne, cachés aux yeux du monde, prospèrent dans cette région sous le contrôle du maréchal Khalifa Haftar. Une ironie cruelle se dessine : sous le regard de celui qui se veut le protecteur de la nation, les chaînes de l’oppression se resserrent.

Silence et trahison des autorités locales

Le silence des autorités locales et la persistance de ces pratiques abjectes sont des trahisons aux idéaux de fraternité et de solidarité qui devraient unir les peuples d’Afrique. Le maréchal Haftar, en détenant le pouvoir sur Kufra, détient également la responsabilité morale de démanteler ces réseaux. Mais l’inaction règne, et chaque jour qui passe, c’est une existence de plus qui s’effondre sous le poids d’une barbarie inqualifiable.

Cette tragédie moderne est une cicatrice béante sur le visage de l’humanité, un rappel sinistre que l’esclavage n’est pas une relique du passé, mais une réalité vivace dans certaines parties du monde. Les cris de Naima et des autres captifs résonnent dans le vide, un écho de désespoir que personne ne semble entendre.

Une cicatrice béante sur le visage de l’humanité

Tandis que la communauté internationale détourne les yeux, engrossée de ses propres problèmes, les marchés d’esclaves de Kufra continuent de prospérer. Une satire macabre se joue dans cette ville du désert, où des individus se considérant comme des dieux octroient les droits humains au plus offrant, et où l’indifférence globale nourrit la cruauté.

L’histoire de Naima Jamal est un appel au réveil, une injonction à ne pas ignorer les souffrances des autres, aussi lointaines soient-elles. Car derrière chaque victime de Kufra se cache une histoire, une vie brisée, une famille détruite. Et tant que ces marchés existent, l’humanité tout entière demeure complice de ce retour à l’esclavage.

 

Namibie : Netumbo Nandi Ndaitwah Première femme Présidente

Namibie, le 4 décembre 2024 – Dans une victoire historique, Netumbo Nandi-Ndaitwah a été élue première femme Présidente de la Namibie, marquant un tournant significatif dans l’histoire politique du pays. À l’âge de 72 ans, son élection est non seulement un triomphe personnel, mais aussi un symbole puissant pour les femmes partout en Afrique et dans le monde. Avec plus de 57 % des voix dès le premier tour, Nandi-Ndaitwah a démontré une popularité et un soutien remarquables de la part de la population namibienne.

Qui est Netumbo Nandi-Ndaitwah ?

 Figure politique namibienne de premier plan, Netumbo Nandi-Ndaitwah est née le 29 octobre 1952, elle a une longue carrière au sein du parti SWAPO et a occupé plusieurs postes ministériels avant de devenir vice-présidente, puis aujourd’hui présidente élue. Son expérience et son apport important à la politique namibienne lui valent la reconnaissance.

Une Campagne Axée sur le Changement

Sa campagne, centrée sur des questions de développement économique, d’égalité des sexes et de lutte contre la corruption, a eu un écho favorable avec les électeurs qui cherchent un changement positif et une nouvelle direction pour leur nation.

Son expérience en tant que diplomate et son engagement envers le service public ont été des facteurs clés dans sa victoire électorale. En tant que présidente, Nandi-Ndaitwah s’engage à poursuivre des politiques qui favorisent la croissance et la stabilité, tout en s’attaquant aux défis persistants tels que la pauvreté et le chômage.

Un triomphe apprécié à l’unanimité

Les réactions internationales à son élection ont été largement positives, avec des félicitations venant de dirigeants du monde entier. Cette élection est un pas en avant pour la représentation des femmes dans les hautes fonctions politiques, et beaucoup espèrent que cela inspirera d’autres pays à suivre l’exemple de la Namibie.

Nandi-Ndaitwah a remporté une victoire qui rappelle puissamment que l’âge ne constitue pas un obstacle à l’accomplissement de grandes choses et que la détermination ainsi que le soutien populaire peuvent briser le plafond de verre.

Alors que la Namibie se prépare à entrer dans une nouvelle ère sous la direction de Nandi-Ndaitwah, l’optimisme est palpable. Les citoyens attendent avec impatience les progrès que leur nouvelle Présidente apportera à la Namibie. Avec cette élection, Netumbo Nandi-Ndaitwah inscrit son nom dans l’histoire.

La CEDEAO s’engage à apaiser la crise politique au Libéria

Monrovia, le 20 novembre 2024 Face aux tensions politiques qui secouent actuellement la Chambre des Représentants libérienne, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a dépêché une mission d’observation parlementaire à Monrovia. Conduite par l’Honorable Hadja Memounatou Ibrahima, cette délégation a pour objectif de faciliter le dialogue entre les différentes parties et de contribuer à une sortie de crise pacifique.

Arrivée ce lundi au Libéria, la mission de la CEDEAO s’est penchée dès les premières heures sur les causes profondes des tensions politiques qui paralysent le pays. Les parlementaires ouest-africains ont aussi entamé une série de rencontres avec les acteurs politiques, les représentants de la société civile et les institutions étatiques. Ces échanges ont pour but de mieux comprendre les enjeux de la crise et d’identifier les pistes de solution les plus appropriées.

« Notre mission est de favoriser le dialogue et la concertation entre les différentes parties afin de trouver une solution pacifique et durable à cette crise », a déclaré l’honorable Hadja Memounatou Ibrahima. « Nous sommes convaincus que le dialogue est le seul chemin pour sortir de cette impasse et préserver la stabilité du Libéria. »

La délégation de la CEDEAO entend également sensibiliser l’opinion publique libérienne sur l’importance du dialogue politique et de la participation citoyenne. Des rencontres avec des représentants de la société civile et des organisations de jeunes sont ainsi prévues.

La CEDEAO envoie une mission d'urgence au Libéria pour apaiser les tensions politiques et favoriser le dialogue.Un engagement fort pour la paix et la stabilité au Libéria

Par ailleurs, cette mission de la CEDEAO s’inscrit dans une longue tradition d’engagement de l’organisation régionale en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique de l’Ouest. La CEDEAO a souvent joué un rôle de médiateur dans les conflits qui ont émaillé l’histoire récente de la région.

En intervenant au Libéria, la CEDEAO réaffirme son attachement aux principes démocratiques et à l’État de droit. L’Organisation sous-régionale est consciente que la résolution pacifique des crises politiques est essentielle pour le développement économique et social des pays membres.

Les enjeux de la mission

Les enjeux de cette mission sont multiples. Il s’agit non seulement de trouver une solution à la crise actuelle, mais aussi de renforcer les institutions démocratiques libériennes et de prévenir de nouvelles crises. La CEDEAO entend ainsi contribuer à la consolidation de la paix et de la stabilité dans un pays qui a connu de longues années de guerre civile.

À l’issue de sa mission, la délégation de la CEDEAO devrait présenter un rapport contenant des recommandations précises pour une sortie de crise durable. Les autorités libériennes et les autres acteurs régionaux examineront ces recommandations.

 

Donald Trump, 47ᵉ Président des États-Unis

Il l’a fait, c’est officiel : Donald Trump a remporté l’élection présidentielle ce 6 novembre 2024, devançant la démocrate Kamala Harris. Il devient alors le 47ᵉ président des États-Unis et revient à la Maison-Blanche après son premier mandat de 2017 à 2021. Ce succès historique représente un retour victorieux dans la vie politique américaine, après une campagne acharnée et une série de résultats importants dans les États décisifs, huit ans après sa première victoire et seulement quatre ans après sa défaite face à Joe Biden.

Il sera, à partir du 20 janvier 2025, le deuxième homme politique américain après Grover Cleveland à avoir deux mandats non consécutifs. Sa victoire est d’or et déjà garantie grâce à son succès dans les États clés  avec 277 Grands électeurs, bien au-delà des 270 nécessaires.

Un vote écrasant 

À ce stade, Donald Trump a recueilli 277 voix de grands électeurs, dépassant ainsi les 270 requises pour accéder à la Maison-Blanche. Il a remporté le Texas, la Floride et l’Ohio, tout en s’imposant dans des États importants tels que la Caroline du Nord, la Géorgie, la Pennsylvanie et le Wisconsin. Encore plus important, alors que plus de 95 % des bulletins étaient vides, Associated Press a annoncé sa victoire en Pennsylvanie, un État que Joe Biden avait de peu remporté en 2020. Ainsi, Trump a recueilli 50,9 % des voix, contre 48,4 % pour Kamala Harris. Pour le milliardaire de 78 ans, ce retour politique, après une défaite en 2020, est une véritable résurrection.

Donald Trump a triomphé lors de l'élection présidentielle du 6 novembre 2024, battant la démocrate Kamala Harris.Célébration d’une victoire méritée 

Par ailleurs, c’est depuis Mar-a-Lago, en Floride, que l’ancien président a proclamé sa victoire en remerciant ses électeurs et en mettant en évidence son succès dans des États importants tels que le Wisconsin, la Pennsylvanie et la Géorgie. La victoire dans les sept États pivots pourrait représenter un grand chelem républicain, car ces « Swing States » ont joué un rôle essentiel dans son ascension à la Maison-Blanche.

Que deviendront les poursuites judiciaires à l’encontre de Donald Trump ?

Sous son mandat, la politique américaine risque de changer radicalement, avec un retour à des politiques économiques et de sécurité rigoureuses et une éventuelle relance de son projet de construction d’un mur à la frontière mexicaine.

En plus, la réélection de Trump à la présidence lui offre une opportunité exceptionnelle de faire taire toutes les accusations portées contre lui et même de mettre fin définitivement aux poursuites judiciaires en cours. Pour rappel, l’ancien président fait l’objet d’accusations à la fois fédérales et locales, en particulier dans l’affaire Stormy Daniels et pour son implication dans les événements du 6 janvier 2021.

Cette élection permettrait aussi à Trump, après quatre ans d’absence à la Maison-Blanche, de redéfinir à nouveau la politique américaine et de faire mieux qu’auparavant.

Qui est Donald Trump, le 47ᵉ Président des États-Unis ?

Donald Trump, né le 14 juin 1946 à New York, est un milliardaire, animateur et homme d’État américain, membre du Parti républicain. Après avoir dirigé l’entreprise familiale, appelée « The Trump Organization », il a développé un empire immobilier et investi dans différents domaines, tels que les casinos et les concours de beauté.

En 2016, Trump est élu 45ᵉ président américain, mais son style provocateur, sa gestion controversée de la pandémie de COVID-19, la construction du mur à la frontière mexicaine et ses relations avec Vladimir Poutine lui coûteront sa réélection en 2020. Malgré sa défaite face à Joe Biden, son Parti républicain n’abandonnera pas.

En novembre 2022, Trump fit savoir qu’il se présentait à l’élection présidentielle de 2024. Toutefois, l’une des nombreuses poursuites à son encontre parviendra à son terme en 2023. Il est alors reconnu coupable de complots et de fausses déclarations, marquant ainsi l’histoire en tant que premier ex-président des États-Unis condamné pour un délit en 2024.

En résumé, le succès de Trump illustre le désir de renouveau des Américains et démontre qu’une campagne électorale peut être à la fois simple et pacifique tout en conduisant au succès. L’élection américaine pourrait servir de modèle pour les nations africaines, soulignant l’importance d’une démocratie dynamique et de la volonté populaire. Toutes nos félicitations au Premier Américain.

 

France : TikTok dans le viseur de la justice pour incitation au suicide

Paris, 4 novembre 2024 –  Une affaire secouant le monde numérique prend une nouvelle dimension en France. Sept familles ont décidé de porter plainte contre TikTok, le géant des réseaux sociaux, accusant la plateforme d’avoir exposé leurs enfants adolescents à des contenus dangereux qui auraient conduit deux d’entre eux au suicide.

Selon l’avocate des familles, Laure Boutron-Marmion, l’algorithme de TikTok aurait orienté les adolescents vers des vidéos promouvant des comportements autodestructeurs tels que le suicide, l’automutilation et les troubles alimentaires. Cette exposition répétée à des contenus aussi sombres aurait eu des conséquences dramatiques sur la santé mentale des jeunes utilisateurs.

Une première en Europe

Cette plainte, déposée devant le Tribunal judiciaire de Créteil, marque un tournant dans la manière dont les plateformes sociales sont tenues responsables des contenus qu’elles hébergent. Il s’agit de la première procédure de ce type à être intentée en Europe, et elle pourrait faire jurisprudence.

Les familles espèrent que cette action en justice permettra de reconnaître la responsabilité juridique de TikTok dans ce drame. Elles estiment que l’entreprise, en tant que fournisseur de services, a une obligation de protéger ses utilisateurs, notamment les mineurs.

L’avocate Laure Boutron-Marmion a déclaré que « les parents souhaitent la reconnaissance de la responsabilité juridique de TikTok devant les tribunaux ». Elle a ajouté que « TikTok est une entreprise commerciale qui propose un produit à des consommateurs, qui sont souvent mineurs. » « Ils doivent donc répondre des manquements du produit. »

TikTok dans le viseur

Cette affaire vient s’ajouter à la longue liste de polémiques qui entourent TikTok. La plateforme, à l’instar d’autres réseaux sociaux, fait face à des accusations récurrentes pour ne pas protéger adéquatement ses utilisateurs, surtout les plus jeunes.

Aux États-Unis, TikTok, ainsi que d’autres géants du numérique comme Meta (META), propriétaire de Facebook et Instagram, font l’objet de centaines de procès. Les utilisateurs les accusent de créer une dépendance chez les adolescents et de compromettre leur bien-être mental.

Réaction de TikTok 

TikTok n’a pas encore réagi officiellement à ces nouvelles accusations. L’entreprise a toutefois affirmé à plusieurs reprises s’engager à protéger la santé mentale de ses utilisateurs, notamment les adolescents. Le PDG de TikTok, Shou Zi Chew, a déclaré devant le Congrès américain que l’entreprise avait mis en place de nombreuses mesures pour sécuriser l’application.

En somme, cette affaire soulève de nombreuses questions sur la responsabilité des plateformes sociales dans la vie de leurs utilisateurs, et plus particulièrement des jeunes. Comment concilier la liberté d’expression avec la protection des plus vulnérables ? Quel rôle les parents doivent-ils jouer dans la surveillance de l’activité en ligne de leurs enfants ? Ces questions vont sans doute continuer à alimenter le débat .

Inondations dévastatrices en Espagne : un bilan humain lourd

Madrid, le 2 novembre 2024 L’Espagne est en deuil. Des pluies torrentielles, qui se sont abattues dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 octobre, ont provoqué des inondations d’une ampleur exceptionnelle, causant la mort d’au moins 158 personnes. En effet, les régions de Valence, Castille-La Manche et Andalousie sont les plus touchées par cette catastrophe naturelle.

Les eaux, montées en quelques heures, ont emporté tout sur leur passage : ponts, véhicules, maisons, emportant avec elles de nombreuses vies. Les images des rues transformées en rivières et des villages entièrement submergés ont fait le tour du monde, témoignant ainsi de la violence des intempéries.

Un bilan humain lourd pour l’Espagne 

Le ministre de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres, a confirmé un bilan provisoire de 158 décès. « Des dizaines et des dizaines de disparus » sont également à déplorer, a-t-il ajouté, laissant craindre une nouvelle hausse du nombre de victimes.

Les autorités espagnoles ont déclenché un plan d’urgence et mobilisé l’armée pour porter secours aux populations sinistrées et évacuer les personnes bloquées. Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent, mais les conditions météorologiques difficiles compliquent la tâche des secours.

Un phénomène météorologique exceptionnel

Les météorologistes, en huit courtes heures, ont déversé sur la région de Valence l’équivalent d’une année de précipitations. Ce phénomène météorologique extrême a saturé les sols et provoqué des crues éclair, dévastant tout sur leur passage.

Une région en état d’alerte

Face à cette catastrophe, les autorités espagnoles ont placé la région de Valence en alerte rouge. De nombreux habitants ont été évacués de leurs foyers et les infrastructures ont été gravement endommagées. Les dégâts matériels sont considérables et les autorités estiment que la reconstruction prendra du temps.

En somme, les images de ces inondations dévastatrices resteront gravées dans nos mémoires. Au-delà du deuil, cette tragédie nous rappelle l’urgence d’agir pour mieux protéger nos sociétés face aux conséquences du changement climatique, tout en renforçant notre solidarité avec les populations sinistrées.

 

Drame en mer : 150 migrants sénégalais portés disparus

Dakar, 31 octobre 2024 – L’angoisse s’empare des familles sénégalaises et des organisations humanitaires. Depuis dix jours, une pirogue transportant environ 150 migrants, partis des côtes sénégalaises en direction des îles Canaries, a disparu des radars.

En effet, les espoirs de retrouver vivants les passagers de cette embarcation s’amenuisent de jour en jour. Selon le journal Info Migrant, les derniers signaux de détresse émis par les migrants faisaient état de problèmes mécaniques et de conditions météorologiques difficiles, mais les secours n’ont malheureusement pas déclenché une opération de sauvetage à temps.

150 migrants portés disparus :un silence inquiétant

Partie de Niodor le 21 octobre, la pirogue n’a plus donné signe de vie depuis. Malgré les alertes lancées par les organisations humanitaires comme Alarm Phone et Caminando Fronteras, les recherches entreprises par les autorités n’ont pour l’instant rien donné.

En plus Cette nouvelle disparition s’ajoute à la longue liste des tragédies qui endeuillent régulièrement les routes migratoires. Ces naufrages invisibles, souvent dus au manque de moyens de sauvetage et à l’indifférence face aux souffrances des migrants, mettent en lumière l’urgence d’une réponse humanitaire plus efficace.

Un appel à l’action

Les familles des disparus vivent dans l’incertitude la plus totale. Elles appellent les autorités à intensifier les recherches et à tout mettre en œuvre pour retrouver leurs proches. Les organisations humanitaires, de leur côté, réclament une meilleure coordination internationale pour prévenir ces drames et porter assistance aux migrants en détresse.

En somme, cette disparition met en lumière une nouvelle fois les risques encourus par les migrants qui tentent de rejoindre l’Europe par la route migratoire de l’Atlantique. Les conditions de traversée sont extrêmement difficiles et les naufrages sont fréquents. Il est, une fois de plus, plus qu’important de mettre en place des voies légales et sûres pour la migration, afin de dissuader les personnes de prendre des risques inconsidérés.

L’Afrique unie pour un secteur privé dynamique

Lusaka (Zambie), 31 octobre 2024 – L’Afrique est en pleine mutation. Le continent, riche de ses ressources et de son dynamisme, cherche à accélérer sa croissance économique et à améliorer le bien-être de ses populations. Pour y parvenir, il est primordial d’inclure le secteur privé. C’est dans ce contexte que s’est ouvert aujourd’hui le 15e Forum de haut niveau sur le secteur privé de l’Union africaine à Lusaka.

Réunies pour African Union Private Sector Forum, des centaines d’entrepreneurs, de dirigeants d’entreprises et de décideurs politiques échangeront durant trois jours sur les moyens d’accélérer le commerce et les investissements intra-africains. Par ailleurs, ce Forum est un événement majeur du calendrier économique africain. Il a pour ambition de renforcer la collaboration entre les secteurs public et privé afin de stimuler le développement économique et social du continent.

Les principaux enjeux abordés lors du Forum 

Par ailleurs, les décideurs politiques et les acteurs du secteur privé se pencheront sur divers domaines thématiques qui suscitent l’intérêt général. Au cœur des discussions :

  1. Les enjeux de la cryptomonnaie, de l’intelligence artificielle et des chaînes de valeur                                                                                                                                          Le forum abordera des sujets plus spécifiques comme le développement de systèmes de paiement en cryptomonnaie, l’importance de l’intelligence artificielle pour le développement économique, ou encore la nécessité de renforcer les chaînes de valeur africaines.
  2. Le financement de l’économie africaine                                                                           Les participants exploreront les moyens de mettre en place une architecture de marché des capitaux plus favorable aux entreprises, notamment les PME. Des instruments de financement innovants seront également étudiés pour soutenir la transition énergétique verte.
  3. Valorisation des ressources naturelles                                                                             Les minéraux critiques, tels que les métaux rares utilisés dans les technologies de pointe, représentent une opportunité majeure pour l’Afrique. Les participants discuteront des moyens de valoriser ces ressources et d’impliquer davantage le secteur privé dans cette chaîne de valeur.
  4. Intégration régionale                                                                                                              La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) est au cœur des préoccupations. Les acteurs économiques cherchent à identifier les obstacles à levier pour faciliter la circulation des biens et des personnes sur le continent. Le développement des infrastructures de transport et de télécommunications est aussi un enjeu majeur.
  5. La transition énergétique                                                                                                   L’accès à l’énergie est un défi majeur pour de nombreux pays africains. Les participants exploreront les moyens de développer les énergies renouvelables et de favoriser une transition énergétique juste.

Présentation de l’enquête 2024 auprès des PDG africains du Comité panafricain du commerce et de l’investissement du secteur privé (PAFTRAC).

Une étude réalisée par le Comité panafricain du commerce et de l’investissement du secteur privé (PAFTRAC) sera présentée lors du Forum. Cette enquête auprès des PDG africains permettra de mieux comprendre les défis et les attentes du secteur privé et d’orienter les politiques publiques en conséquence.

Un partenariat public-privé renforcé

Ce Forum est une occasion unique de renforcer le dialogue entre les secteurs public et privé. Les décideurs politiques appréhenderont mieux les besoins des entreprises et les défis qu’elles rencontrent. En parallèle, les acteurs du secteur privé exprimeront leurs attentes et leurs propositions. Cette dynamique active favorisera une compréhension mutuelle et une collaboration efficace entre les sphères publiques et privées.

En conclusion, ce Forum est un événement majeur qui témoigne de la volonté de l’Afrique de construire un avenir plus prospère et plus inclusif. Les décisions prises lors de ces trois jours auront un impact significatif sur le développement économique et social du continent. Nous espérons que les discussions de ce Forum permettront de dégager des recommandations concrètes pour accélérer l’intégration économique africaine. Les entreprises africaines ont un rôle clé à jouer dans cette dynamique, mais elles ont besoin d’un environnement favorable pour investir et créer des emplois.

 

 

 

ZLECA : Botswana et Gambie dynamisent le commerce intra-africain

L’Accord de Libre-Échange Continentale Africain (ZLECA) franchit une étape décisive avec l’annonce ce mercredi 30 octobre 2024 du Secrétariat de la ZLECA, qui souligne l’engagement renouvelé des États membres à stimuler le commerce au sein du continent. En effet, dans le sillage de Biashara Afrika et de la deuxième phase du Global Trade Initiative (GTI), le Botswana et la Gambie ont pris des mesures concrètes en publiant leur calendrier provisoire des concessions tarifaires (PSTC) dans le Journal officiel, un développement majeur qui promet de renforcer les échanges commerciaux intra-africains.

Cette initiative, connue sous le nom de « domestication », représente l’officialisation des nouvelles réglementations commerciales et assure une transparence publique indispensable. Elle joue un rôle essentiel en informant toutes les parties prenantes, y compris les entreprises, les organisations et les citoyens, sur les progrès réalisés dans l’application des mesures de la ZLECA.

Plus qu’une simple formalité, la domestication est un gage de confiance pour les commerçants qui bénéficieront désormais d’un traitement préférentiel transparent et bien défini pour l’importation de leurs marchandises, en ligne avec les engagements tarifaires spécifiques de chaque pays impliqué dans cet ambitieux projet commercial.

"L'Accord

Botswana-Gambie : les enjeux de cette avancée dans l’Accord de libre échange

Cette avancée impacte bien au-delà de l’amélioration des conditions commerciales entre les États membres ; elle symbolise aussi une intégration économique renforcée et une coopération plus étroite à travers l’Afrique. En éliminant progressivement les barrières tarifaires et non tarifaires, la ZLECA ouvre la voie à un marché unique pour les biens et services à travers le continent, offrant ainsi un potentiel de croissance économique sans précédent.

Les actions du Botswana et de la Gambie sont un signal fort pour les autres nations africaines, les incitant à suivre le même chemin vers l’intégration économique. Ces développements sont particulièrement pertinents dans le contexte actuel, où le commerce international et les chaînes d’approvisionnement mondiales sont confrontés à des défis sans précédent. En consolidant les marchés intérieurs et en favorisant le commerce régional, la ZLECA se positionne comme un catalyseur de résilience et de prospérité pour l’Afrique.

En conclusion, la publication des PSTC par le Botswana  et la Gambie est un pas de géant vers la réalisation des objectifs de la ZLECA. C’est une invitation ouverte à la communauté commerciale africaine et internationale à reconnaître et à s’engager dans ce marché émergent, riche de promesses et d’opportunités. Avec ces avancées, l’Afrique démontre sa capacité à se réinventer économiquement et à s’affirmer sur l’échiquier commercial mondial.

Mali : Daouda Konaté visé par une enquête pour appel à l’insurrection

Alors que le Mali traverse une période de transition politique particulièrement délicate, une nouvelle affaire vient alimenter les tensions. Daouda Konaté, le secrétaire général de la section syndicale des surveillants de prison, disparu mystérieusement depuis le 25 octobre, en plein cœur de Bamako, avec l’un de ses collaborateurs, est au cœur d’une enquête pour appel à l’insurrection. En effet, des propos attribués à ce dernier, largement diffusés sur les réseaux sociaux, inciteraient à renverser le régime en place.

Dans un message audio, une voix identifiée comme étant celle de Daouda Konaté appelle à la déstabilisation du pays, utilisant des termes particulièrement virulents à l’encontre des autorités. Ces déclarations ont suscité une vive réaction du procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, qui a ouvert une enquête pour ainsi déterminer les responsabilités pénales de Daouda Konaté.

Les investigations en cours visent à établir l’authenticité de cet enregistrement et à identifier d’éventuels complices. Les autorités prennent cette affaire au sérieux, considérant qu’elle porte atteinte à la sécurité de l’État.

Au-delà de l’aspect juridique, l’affaire Daouda Konaté soulève des questions sur les raisons qui poussent un haut fonctionnaire à tenir de tels propos. Les conditions de travail difficiles dans l’administration pénitentiaire, les frustrations liées à la situation politique du pays pourraient expliquer un tel désespoir.

En somme, les événements récents au Mali montrent à quel point la situation politique reste fragile. L’affaire Daouda Konaté vient s’inscrire dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, des tensions sociales et une défiance envers les institutions. Il est essentiel que tous les acteurs impliqués agissent avec responsabilité pour préserver la paix et la stabilité du pays. Les prochaines semaines seront déterminantes pour Daouda et ses alliées.

Hama Amadou : Une légende politique s’éteint, son héritage brille

Niamey, 24 octobre 2024—Le Niger et le monde politique africain ont perdu une figure emblématique avec le décès de Hama Amadou, survenu mercredi soir des suites d’une crise aiguë de paludisme. Homme d’État chevronné, Hama Amadou a occupé les plus hautes fonctions au sein du gouvernement nigérien, à l’exception de la présidence pour laquelle il a lutté sans relâche. Né à Youri, il a consacré sa vie au service public, laissant derrière lui un héritage de dévouement et de résilience. Sa disparition marque la fin d’une époque pour le Niger, qui se souviendra de lui comme d’un leader passionné et d’un stratège politique hors pair.

Hama Amadou, le Phénix de la politique nigérienne

Hama Amadou, surnommé affectueusement « le Phénix », a connu une carrière politique pleine de rebondissements. Plusieurs fois emprisonné, il est l’un des plus résistants opposants politiques du Niger. Économiste respecté et stratège politique habile, Amadou a commencé sa carrière comme contrôleur des douanes, puis a gravi les échelons de l’État, occupant des postes importants sous les présidences de Seyni Kountché et Ali Saibou.

Il a été Premier ministre sous la présidence de Mahamane Ousmane de 1995 à 1996 et a joué un rôle clé dans l’arrivée au pouvoir de Mamadou Tandja en 1999, avant de devenir à nouveau Premier ministre l’année suivante. Pendant sept ans, il a dirigé le Gouvernement avec fermeté et dévouement.

Un parcours politique entre épreuves et résilience

Cependant, la relation entre l’ancien Premier ministre nigérien et Mamadou Tandja se détériore en 2009. Peu après, les autorités incarcèrent l’ex-Premier ministre dans une prison de haute sécurité pour des accusations de détournement de fonds. Des accusations qu’il réfute vigoureusement, les qualifiant de « machination » orchestrée par le président de l’époque, Mamadou Tandja, afin de l’éliminer de la course présidentielle. Néanmoins, la justice lui donne raison en prononçant un non-lieu, et les élections présidentielles prévues cette année-là sont annulées à la suite du renversement de Tandja par un coup d’État.

Perdant son influence au sein du Mouvement National pour la Société de Développement (MNSD), Hama Amadou crée son propre parti, le Mouvement démocratique nigérien (Moden F. A.), et se positionne en opposant. Il relance sa carrière politique en étant nommé président de l’Assemblée nationale en 2021, suite à la chute de Tandja, et occupe ce poste jusqu’en 2014. Cette période illustre la résilience de Hama Amadou et sa capacité à se réinventer sur la scène politique nigérienne.

Hama Amadou, à nouveau dans la tourmente

Hama Amadou, fervent défenseur de la cause nigérienne et rival historique de l’ancien président Mahamadou Issoufou, s’est retrouvé impliqué dans une controverse de trafic de bébés qui a terni son image publique ainsi que celle d’une de ses épouses. Contraint à l’exil de 2011 à 2015, il est arrêté en 2015, lié à cette affaire. Malgré son incarcération en 2015, il réussit à se hisser à la deuxième place lors de l’élection présidentielle de 2016, recueillant près de 18 % des suffrages, et ce, sans mener de campagne électorale.

Après un long séjour à l’étranger, Amadou, de retour sur la terre de ses ancêtres en 2019, est de nouveau arrêté puis relâché en 2020. Il a tenté de se présenter à nouveau pour la plus haute fonction de l’État. Toutefois, la Cour constitutionnelle a annulé sa candidature pour l’élection présidentielle de décembre 2020, ce qui a ouvert la voie à Mohamed Bazoum. Ce dernier événement marque un tournant décisif dans la carrière politique d’Amadou, l’empêchant de réaliser son ambition de longue date d’accéder à la présidence.

Fin de parcours pour un pilier de la politique nigérienne

Hama Amadou a tiré sa révérence ce mercredi à Niamey, laissant un legs de dévouement et d’engagement pour sa nation. Impliqué dans les troubles post-électoraux de février 2021, il a subi une incarcération la dernière de sa vie, puis une libération pour des raisons médicales qui l’ont mené en France. Après le coup d’État de juillet 2023 renversant Mohamed Bazoum, Amadou est rentré à Niamey et s’est retiré de la vie politique.

Son décès a provoqué une onde de choc, avec des hommages poignants de figures telles que l’ex-président Mahamadou Issoufou, qui a déploré la perte d’un précieux « allié et adversaire ». Soufiane Aghaichata Guishene, ministre du Tourisme du gouvernement militaire, a aussi salué sa mémoire, assurant que son héritage inspirera les futures générations. La disparition d’Amadou signe la fin d’une époque pour le Niger, mais son influence et son humanisme demeureront indélébiles dans l’annale du pays.

En somme, alors que Hama Amadou quitte la scène, son héritage reste une source d’inspiration. Sa vie, marquée par des défis et des triomphes, rappelle que la résilience et la détermination peuvent surmonter les obstacles les plus redoutables. Le Niger perd un géant, mais son esprit combatif continuera de guider les générations futures vers un avenir plus prometteur.

Boeing au bord du gouffre : une dette colossale et une grève paralysante

Seattle, États-Unis – Boeing, géant américain de l’aéronautique, traverse une crise sans précédent. L’entreprise, déjà fragilisée par une série de scandales de sécurité  et de retards de production, se retrouve confrontée à une situation financière critique. Une grève historique de ses employés, couplée à une accumulation de dettes colossales, met en péril la pérennité du constructeur aéronautique.

Pour faire face à cette situation alarmante, Boeing a annoncé mardi un plan d’urgence visant à lever des fonds substantiels. La société prévoit d’emprunter 10 milliards de dollars auprès d’un consortium de banques et de lever 25 milliards de dollars supplémentaires en vendant des actions et des obligations. Cette levée de fonds colossale est rendue nécessaire par une situation financière dégradée depuis plusieurs années.

Une dette explosive et des pertes record

Les difficultés de Boeing ont commencé à s’accumuler il y a six ans, avec une série d’événements qui ont érodé la confiance des investisseurs et des régulateurs. Les deux accidents mortels du 737 MAX, qui ont entraîné l’immobilisation au sol de cet avion pendant 20 mois, ont été un coup dur pour l’entreprise.

Ces événements ont eu des conséquences désastreuses sur les finances de Boeing. L’entreprise a enregistré des pertes d’exploitation de plus de 33 milliards de dollars au cours des dernières années et sa dette a explosé, passant de 10,7 milliards de dollars en 2019 à 53 milliards de dollars fin juin 2024.

Les commandes en attente, bien que nombreuses, ne suffisent plus à assurer la santé financière de l’entreprise: L’endettement de Boeing a explosé ces dernières années, atteignant des niveaux records.

La note de crédit de Boeing a été dégradée, ce qui rendra l’emprunt plus coûteux à l’avenir.

Boeing, confronté à une dette colossale et à une grève historique, cherche à lever des milliards pour éviter la faillite.Un modèle économique remis en question

Les révélations sur les pratiques douteuses de Boeing, notamment en matière de sécurité, ont ébranlé la confiance des investisseurs et des régulateurs. la dissimulation d’informations cruciales aux autorités de certification, ont également terni l’image de la société. Les lanceurs d’alerte ont mis en lumière un système où les profits primaient sur la sécurité, mettant en danger la vie de milliers de passagers.

La grève des 33 000 membres de l’Association internationale des machinistes (IAM), qui dure depuis un mois, vient aggraver une situation déjà critique. Par ailleurs la grève  a mis en évidence les tensions entre la direction de Boeing et les employés.  Les négociations entre Boeing et le syndicat ont échoué, et la production d’avions commerciaux est quasiment à l’arrêt. Cette grève a des conséquences désastreuses sur la trésorerie de Boeing, qui perd des millions de dollars chaque jour. En plus, le rejet de l’accord provisoire par les employés démontre leur méfiance envers la direction et leur détermination à obtenir de meilleures conditions de travail.

Un avenir incertain pour Boeing

Malgré les difficultés auxquelles il est confronté, Boeing bénéficie d’une position dominante sur le marché de l’aviation commerciale. Le duopole qu’il forme avec Airbus lui assure une certaine stabilité. Cependant, la crise actuelle remet en question la pérennité du modèle économique de l’entreprise.

Les retards de livraison du 777X et les incertitudes liées à la  prochaine élection présidentielle ajoutent de nouvelles difficultés à un tableau déjà sombre. Boeing doit désormais relever un défi de taille : retrouver la confiance des investisseurs, améliorer sa réputation et redresser sa situation financière.

L’avenir de Boeing s’annonce incertain. La capacité de l’avionneur à surmonter cette crise dépendra de sa capacité à mettre en œuvre des réformes profondes et à gagner à nouveau la confiance du public.

En bref, Les prochains mois seront déterminants pour l’avenir de Boeing. La réussite de la levée de fonds, la résolution de la grève et la mise en œuvre de mesures de restructuration seront autant d’étapes cruciales pour permettre à l’entreprise de retrouver la confiance des investisseurs et de ses clients.

L’UNGA79 : La Jeunesse Africaine au Cœur de l’Innovation Digitale

New York, 20 septembre 2024 – Claver Gatete, secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), a exprimé sa joie de rejoindre Cristina Duarte de l’UNOSAA, Melissa Fleming, Moumouni Dialla et le ministre du Malawi, Uchizi Mkandawire, pour une séance de jeunes éclairante lors de la 79e Assemblée générale des Nations Unies (UNGA79).

Avec environ 42 % de la population mondiale constituée de jeunes d’ici 2030, Gatete a souligné que les jeunes d’Afrique ne sont pas seulement l’avenir, mais aussi le présent. “Ils doivent façonner les résultats dès maintenant”, a-t-il déclaré avec enthousiasme.

 Lors de l'UNGA79, la jeunesse africaine a été reconnue comme un moteur de l'innovation digitale et de la croissance économique Un Début Inspirant avec la Jeunesse Africaine

Le secrétaire exécutif s’est dit “ravi” de commencer sa journée à l’UNGA79 en discutant avec la jeunesse africaine de l’importance des solutions qu’ils apportent aux défis du continent. Il a insisté sur le fait que le leadership des jeunes dans l’innovation digitale, l’éducation et l’intégration est essentiel pour façonner l’avenir de l’Afrique.

 Lors de l'UNGA79, la jeunesse africaine a été reconnue comme un moteur de l'innovation digitale et de la croissance économique L’Économie Numérique : Un Potentiel Inexploité

Gatete a également mis en lumière le potentiel inexploité de l’économie numérique africaine, estimé à environ 1,2 billion de dollars grâce à l’intelligence artificielle d’ici 2030 et à 75 milliards de dollars provenant du commerce électronique d’ici 2025. Cependant, il a souligné un défi majeur : le fossé numérique. Selon le PNUD 2022, 259 millions d’hommes de plus que de femmes utilisent Internet en Afrique. “Le rapprochement avec le fossé numérique est indispensable”, a affirmé Gatete.

En  bref, la séance de jeunes à l’UNGA79 a été une plateforme cruciale pour discuter de l’avenir de l’Afrique, avec un accent particulier sur le rôle central des jeunes dans l’innovation digitale et l’économie numérique. Claver Gatete et ses collègues ont réaffirmé leur engagement à soutenir les jeunes leaders africains dans leur quête de solutions durables et inclusives pour le continent.

Les Nations Unies à la croisée des chemins : un Pacte pour l’avenir se dessine

Le monde est à un tournant. Face aux défis complexes et interconnectés du XXIème siècle, les Nations Unies s’apprêtent à tracer une nouvelle voie. Le Sommet de l’avenir, prévu les 22 et 23 septembre 2024, est l’occasion pour les dirigeants mondiaux de se rassembler et de forger un consensus sur l’avenir de notre planète. Au cœur des discussions : un Pacte pour l’avenir, un document ambitieux qui vise à réinventer le multilatéralisme.

Le Pacte pour l’avenir : une feuille de route pour demain

Présenté en avant-projet en janvier dernier, le Pacte pour l’avenir s’articule autour de trois piliers fondamentaux des Nations Unies : la paix et la sécurité, le développement et les droits de l’homme. Ce document, fruit de longues consultations, propose une vision ambitieuse pour un monde plus juste, plus durable et plus équitable.

Les principaux enjeux

  • Le climat : La crise climatique est au cœur des préoccupations. Les États membres sont appelés à renforcer leurs engagements pour limiter le réchauffement climatique et à soutenir les pays en développement dans leur transition énergétique.
  • Le développement durable : L’Agenda 2030 et les Objectifs de développement durable (ODD) sont au centre des discussions. Les États doivent accélérer leurs efforts pour éradiquer la pauvreté, réduire les inégalités et promouvoir un développement durable.
  • La paix et la sécurité : Face à la montée des tensions et des conflits, le maintien de la paix et de la sécurité internationale est une priorité absolue. Les Nations Unies doivent renforcer leur capacité à prévenir les conflits et à protéger les populations civiles.
  • La gouvernance mondiale : Le multilatéralisme est plus que jamais nécessaire pour relever les défis mondiaux. Les États membres doivent réformer les institutions internationales pour les rendre plus efficaces et plus représentatifs.

Une réforme des Nations Unies s’impose

Le Pacte pour l’avenir ne se limite pas à un simple constat des problèmes. Il propose également des solutions concrètes pour renforcer le rôle des Nations Unies dans un monde en constante évolution. Parmi les pistes envisagées :

  • Une réforme du Conseil de sécurité : Pour rendre cet organe plus représentatif et plus efficace.
  • Un renforcement de l’Assemblée générale : Pour lui donner un rôle plus central dans la prise de décision.
  • Une réforme du système onusien de développement : Pour mieux coordonner les actions des différentes agences onusiennes.

Les défis à relever

La mise en œuvre du Pacte pour l’avenir ne sera pas sans défis. Les États membres devront surmonter leurs divergences et trouver un terrain d’entente sur des questions sensibles. La société civile, les entreprises et les organisations internationales auront également un rôle important à jouer dans la mise en œuvre de ce nouveau contrat social mondial.

Le Sommet de l’avenir est un moment historique. Les décisions qui seront prises auront un impact durable sur l’avenir de notre planète. Il est donc essentiel que tous les acteurs de la société civile se mobilisent pour faire entendre leur voix et exiger des dirigeants mondiaux des actions concrètes.

En conclusion, le Pacte pour l’avenir est bien plus qu’un simple document. C’est une feuille de route pour un monde meilleur, un appel à l’unité et à la solidarité. Le succès de ce projet dépendra de la volonté de tous les acteurs de s’engager dans une démarche de co-construction.

Le tourisme, une bouée de sauvetage pour l’économie africaine ?

Addis-Abeba, le 18 septembre 2024 – Tandis que l’Afrique lutte contre un endettement croissant et les effets dévastateurs du changement climatique imprévisibles, qui grignotent en moyenne 5 % du PIB annuel, une nouvelle voie s’ouvre pour stimuler son économie : le tourisme. Selon Claver Gatete, Secrétaire Exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) , ce secteur, trop souvent négligé, pourrait bien devenir le moteur de la croissance du continent.

Avec des prévisions de revenus atteignant 23, 37 milliards de dollars d’ici 2024 et une croissance annuelle estimée à 7, 49 %, le tourisme est en passe de devenir un pilier de l’économie africaine. Cette croissance exponentielle s’explique par la richesse culturelle et naturelle du continent, qui attire de plus en plus de visiteurs du monde entier.

Le tourisme durable, un levier pour préserver l'environnement et améliorer les conditions de vie des populations africaines.Le tourisme : Une opportunité pour la jeunesse et le développement

Au-delà des chiffres, le tourisme offre des perspectives prometteuses pour la jeunesse africaine. En créant de nombreux emplois dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et des services, il contribue à réduire le chômage et à améliorer le niveau de vie des populations locales. De plus, le tourisme favorise les échanges culturels, la préservation de l’environnement et le développement d’infrastructures.

La région IGAD en première ligne

La région de l’IGAD, avec ses paysages variés et sa riche histoire, est particulièrement bien placée pour tirer profit de cette croissance. Cependant, pour que le tourisme devienne un véritable moteur de développement, il est essentiel d’investir dans des infrastructures de qualité, de promouvoir une offre touristique diversifiée et de protéger les ressources naturelles.

Le tourisme durable, un levier pour préserver l'environnement et améliorer les conditions de vie des populations africaines.Les défis à relever

Si le potentiel du tourisme en Afrique est immense, de nombreux défis subsistent. Les événements climatiques extrêmes, qui touchent de plus en plus le continent, constituent une menace sérieuse pour le secteur. Il est donc urgent de mettre en place des stratégies d’adaptation et de promouvoir un tourisme durable.

En conclusion, face aux défis économiques et environnementaux auxquels elle est confrontée, l’Afrique à toutes les raisons de miser sur le tourisme. Si l’Afrique  développe et gère bien ce secteur, il peut devenir un moteur de croissance économique, un créateur d’emplois et un promoteur de développement durable. Il est temps pour les gouvernements africains, les investisseurs et les acteurs du tourisme de travailler ensemble pour faire de ce potentiel une réalité.