Lomé, 3 avril 2025 – En ce jour mémorable, la ville de Lomé, vibrant carrefour de l’âme togolaise, s’est drapée d’une nouvelle fierté. Monsieur Denis Bohoussou, directeur général de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), a présidé une cérémonie empreinte de solennité pour remettre le certificat d’enregistrement en Indication Géographique Protégée (IGP) au riz de Kovié, joyau agricole du Togo. Ce précieux sésame, accompagné d’un logo distinctif, consacre désormais ce produit comme un étendard de qualité, un gage d’authenticité et un rempart contre les contrefaçons, prêt à s’épanouir sur les marchés du monde.
L’OAPI : un couronnement longuement mûri
En plus, sous un ciel clément, la remise de cette distinction a marqué l’aboutissement d’un cheminement patient et résolu. Le riz de Kovié, cultivé dans les terres fertiles de cette localité située à une trentaine de kilomètres de Lomé, incarne un savoir-faire ancestral marié à une ambition contemporaine. Par ailleurs, L’obtention de l’IGP, première du genre pour le Togo au sein de l’OAPI, n’est pas un simple fait administratif : elle scelle la reconnaissance d’une identité unique, forgée par le labeur des agriculteurs et le génie d’un terroir béni par la nature. Ce certificat, remis en mains propres par Denis Bohoussou, offre aux producteurs un outil précieux pour l’étiquetage, le contrôle qualité et la commercialisation, tout en leur conférant une armure juridique contre les usurpations.
En outre, L’événement, qui s’est déroulé sur deux jours entre Lomé et Kovié du 2 au 4 avril, a mobilisé une kyrielle d’acteurs : autorités togolaises, représentants de l’OAPI, membres de la filière rizicole et partenaires internationaux. Denis Bohoussou, figure tutélaire de cette consécration, a salué l’engagement des producteurs et l’appui du gouvernement togolais dans cette quête d’excellence. « Cette IGP est une ode au travail acharné et à la richesse des terroirs africains », a-t-il déclaré, son verbe résonnant comme une promesse d’avenir radieux pour les communautés locales.
L’OAPI : une distinction aux multiples éclats
Le riz de Kovié, avec ses grains d’une finesse reconnue et son goût subtil façonné par les sols sablonneux et les eaux généreuses de la région, s’élève désormais au rang d’ambassadeur gastronomique. L’IGP, en plus de valoriser cette spécificité, ouvre des perspectives économiques alléchantes. En estampillant leurs produits du logo officiel, les riziculteurs pourront non seulement conquérir des marchés exigeants, mais aussi prétendre à une juste rémunération de leur art. Cette reconnaissance s’inscrit dans une dynamique plus vaste portée par l’OAPI, qui, sous la houlette de Bohoussou, multiplie les initiatives pour protéger et promouvoir les trésors agroalimentaires du continent.
Le Togo, pionnier en la matière parmi ses pairs, rejoint ainsi le cercle restreint des nations africaines dotées d’une IGP enregistrée à l’OAPI, à l’image du poivre de Penja au Cameroun ou du chapeau de Saponé au Burkina Faso. Ce pas inaugural, fruit d’un partenariat entre l’OAPI, le gouvernement togolais et les acteurs de la filière, illustre une volonté partagée de hisser les productions locales au pinacle de la reconnaissance internationale. Les échos de cette réussite ont déjà franchi les frontières de Kovié, suscitant l’admiration et, peut-être, l’émulation dans d’autres contrées de l’espace OAPI.
Une célébration ancrée dans la terre et tournée vers l’horizon
La cérémonie, empreinte d’une liesse contenue, a vu défiler discours inspirés et gestes symboliques. À Lomé, les bases de cet événement historique ont été posées avec des échanges entre experts et décideurs, prélude à la remise officielle du lendemain. Ce jeudi, Denis Bohoussou, entouré de dignitaires togolais, a remis le certificat aux représentants des producteurs sous les regards émerveillés d’une foule venue célébrer son patrimoine. La journée du 4 avril, prévue à Kovié même, promet une immersion dans le cœur battant de cette aventure : les rizières sur lesquelles naît ce produit d’exception.
Ce triomphe ne se limite pas à une médaille honorifique. Il porte également en germe une transformation profonde pour les agriculteurs de Kovié, souvent confrontés aux aléas climatiques et aux défis de la concurrence. Avec l’IGP, ils disposent désormais d’un levier pour négocier de meilleurs prix, attirer des investisseurs et préserver leur héritage face aux imitations. L’OAPI, fidèle à sa mission, entend accompagner cette dynamique en renforçant les capacités des producteurs et en veillant à la pérennité de cette labellisation.
Une porte entrebâillée sur demain
Le riz de Kovié, dorénavant paré de son blason IGP, s’apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire. Mais au-delà des grains qui dansent dans les sacs estampillés, c’est une interrogation plus vaste qui se profile : cette distinction sera-t-elle le ferment d’une prospérité durable pour les riziculteurs togolais ou un simple éclat dans le tumulte des marchés mondiaux ? La réponse, telle un riz qui mûrit sous le soleil, appartient aux saisons futures, laissant à chacun le soin d’imaginer la moisson à venir.