L’Université de Kara entre dans une nouvelle ère. Ce 24 avril 2026, la communauté universitaire a assisté à la mise en service d’infrastructures pédagogiques et administratives qui marquent une avancée majeure pour l’enseignement supérieur togolais.
Sous les applaudissements d’une foule composée d’étudiants, d’enseignants et de personnalités politiques, militaires, religieuses et traditionnelles, c’est Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, qui a présidé la cérémonie. L’événement, empreint de solennité, a donné à la cité universitaire des Plateaux une nouvelle stature.
Réalisé par l’entreprise Envol Immobilier, le complexe s’étend sur 18 600 m² et comprend des blocs pédagogiques modernes, des bâtiments administratifs et techniques, un restaurant universitaire ainsi qu’une aire de jeux. Le complexe ne se limite pas à l’enseignement ; l’intégration de ces espaces de vie et de loisirs montre une volonté d’offrir une expérience étudiante complète, au-delà du simple cadre pédagogique. L’ensemble offre désormais au personnel et aux apprenants un environnement de travail et d’épanouissement conforme aux standards internationaux.
Avant la remise officielle des clés aux bénéficiaires, le Président du Conseil a tenu à saluer le leadership des dirigeants de l’institution. La présidente de l’Université, Professeure Prénam Houzou‑Mouzou, et son vice‑président, Professeur Boussanlègue Tchablé, ont ainsi été élevés au rang d’Officiers de l’Ordre du Mono. Cette distinction prestigieuse est plus qu’une reconnaissance de carrière : elle couronne un engagement total pour la transformation durable des conditions d’apprentissage à Kara.
Au‑delà des murs flambant neufs, cette inauguration traduit la volonté du gouvernement togolais de moderniser le système universitaire et de placer la jeunesse au centre de sa stratégie de développement. Les nouveaux espaces ne sont pas seulement des bâtiments : ils incarnent une politique éducative qui veut préparer les étudiants à affronter les défis d’un monde compétitif.
En définitive, Kara ne se contente plus d’être une université régionale : elle devient un pôle académique de référence, capable d’attirer et de retenir les talents. En inaugurant ces infrastructures, le Président du Conseil rappelle que l’excellence universitaire n’est plus une option, mais le socle d’une nation prospère et inclusive
La campagne nationale dédiée aux emblèmes de l’État a achevé sa course, ce vendredi 24 avril, au lycée moderne d’Amadahomé. Entre cours d’histoire et leçons de civisme, les autorités togolaises tentent de cimenter une identité nationale en quête de repères chez la jeunesse.
Sous le soleil de la Commune de Golfe 5, le silence s’est fait pesant dans la cour du lycée. Ce jour‑là, les cahiers de mathématiques sont restés fermés pour laisser place à un autre type d’enseignement : celui de la « fibre patriotique ». Pour l’étape finale d’une tournée nationale qui a sillonné le pays — de Dapaong à Kara, de Tsévié à Kpalimé, jusqu’au Grand Lomé — le ministère de la Justice et des Droits humains a choisi de marquer les esprits en rappelant que les symboles de l’État ne sont pas de simples décors, mais le ciment de la nation.
La présence du maire Kossi Agbenyega Aboka, aux côtés du secrétaire général du ministère, Anathère Talim, et du représentant du préfet du Golfe, N’tchomila Agbante, a donné à l’événement une solennité particulière. L’édile, connu pour son franc‑parler, n’a pas usé de périphrases devant une assistance composée d’élèves, d’enseignants, de représentants du corps préfectoral, mais aussi d’associations et d’ONG mobilisées pour l’occasion. Pour lui, le respect du drapeau, de l’hymne et du sceau de l’État est une question de survie identitaire.
« Le citoyen qui ne respecte pas les valeurs républicaines est un citoyen qui ne s’identifie à rien ; c’est un citoyen perdu », a martelé le maire Aboka, enjoignant les élèves à consigner cette sentence dans leurs carnets comme une règle d’or. Le message est clair : l’adhésion aux emblèmes nationaux est présentée comme le rempart ultime contre l’errance civique et la désunion.
Au‑delà de l’injonction morale, la campagne a pris une tournure pédagogique avec l’intervention de Koffi Aganon, ancien directeur de la formation civique. Grâce à un exposé historique, les lycéens ont pu découvrir que l’actuelle bannière étoilée est l’aboutissement d’un long récit : du drapeau du Togoland sous administration allemande, à celui de la République autonome sous domination française, puis au drapeau de la République autonome du Togo.
La séance de questions‑réponses a permis de lever le voile sur les subtilités des armoiries et de la devise nationale. Pour le gouvernement, l’objectif est de transformer ces symboles, parfois perçus comme abstraits par la nouvelle génération, en des objets de fierté tangibles. Cette offensive patriotique s’inscrit aussi dans un contexte où l’État cherche à renforcer la cohésion sociale face aux défis sécuritaires qui pèsent sur la sous‑région.
En définitive, cette tournée nationale, qui a pris fin dans le Grand Lomé après avoir traversé les principales villes du pays, témoigne d’une volonté de décentraliser le civisme et de l’ancrer dans les territoires. L’enjeu pour les autorités est désormais de s’assurer que les conseils prodigués par le maire Aboka et ses pairs ne s’évaporent pas une fois les officiels partis.
Reste à savoir si cette pédagogie sur emblèmes suffira à forger une conscience citoyenne durable. Pour l’heure, au lycée d’Amadahomé, les élèves sont repartis avec une leçon d’histoire en tête et, peut‑être, un regard un peu plus attentif sur ce rectangle de tissu vert, jaune et rouge qui flotte désormais un peu plus haut dans leur esprit.
KARA, 22 avril 2026 – À l’approche du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Togo, le campus de Kara s’est paré du drapeau togolais. L’Agora du « 21 janvier 2004 » a vibré, mardi 21 avril 2026, au rythme d’une vaste campagne de sensibilisation portée par le Ministère chargé des Droits Humains. Objectif : restaurer le prestige des symboles de l’État auprès d’une jeunesse en quête de repères. Ainsi, le gouvernement entend transformer les futurs cadres de la nation en ambassadeurs du patriotisme.
Dans le cadre solennel du campus sud de l’Université de Kara (UK), l’heure n’était pas aux cours magistraux habituels, mais à une leçon de civisme grandeur nature. En choisissant l’université comme étape majeure de sa tournée nationale, le gouvernement togolais entend transformer les futurs cadres de la nation en ambassadeurs du patriotisme.
Pour les autorités universitaires, cette mobilisation n’est pas un événement isolé. Elle s’inscrit dans la continuité du programme « Campus Citoyen », une initiative locale visant à faire de l’espace académique un lieu d’engagement civique permanent.
« Cette démarche renforce des valeurs durables au sein de notre communauté », a martelé M. Assoté Ebgaou, Secrétaire général de l’UK, représentant la présidence de l’institution. En effet, un étudiant présent a confié : “Nous ne regardons plus le drapeau comme une simple étoffe, mais comme un rappel de ce que nous devons à notre pays.”
Au cœur des échanges, le drapeau national a cristallisé toutes les attentions. M. Talim Anathère, Secrétaire général du ministère chargé des Droits Humains, a rappelé que cette campagne nationale, déployée dans les écoles et universités du pays, vise à faire du respect des symboles le socle de l’identité togolaise.
Cependant, face à une montée parfois désordonnée des couleurs ou à une méconnaissance des codes de conduite républicains, l’État a choisi la pédagogie. Qu’exprime le vert ? Quelle attitude adopter lors de la montée du drapeau ? Autant de questions qui ont nourri des débats passionnés entre étudiants et officiels. D’ailleurs, le vert, symbole d’espérance, a suscité des échanges vibrants, preuve que les couleurs nationales peuvent encore éveiller une émotion collective.
Présent pour l’ouverture officielle, le maire de la Kozah, Me N’Djélé Edah, a salué une initiative nécessaire pour consolider le « vivre‑ensemble ». Pour l’édile, le respect des institutions commence par la compréhension profonde de ce qu’elles représentent.
En quittant l’Agora, les étudiants de Kara ne sont pas repartis avec de simples connaissances théoriques, mais avec une mission : celle de porter haut les couleurs nationales, non seulement lors des célébrations officielles du 27 avril, mais dans chaque acte de leur vie de citoyen.
En somme, cette rencontre marque une étape clé dans la réappropriation des valeurs républicaines par la nouvelle génération. Mais au‑delà des cérémonies, ces valeurs trouveront‑elles un écho dans la vie quotidienne des jeunes citoyens ?
Depuis le jeudi 16 avril 2026, l’Université de Lomé (UL) a quitté ses amphithéâtres pour sillonner les routes du pays. Cette vaste campagne de sensibilisation vise à accompagner les élèves de Terminale dans leur transition vers l’enseignement supérieur, en levant le voile sur les réalités de la vie universitaire.
Afin de toucher un large public, l’institution a lancé la première phase de sa tournée nationale dans les régions Maritime, des Plateaux Ouest et Centrale. Organisation millimétrée, dispositif bien rodé : trois délégations d’experts, composées d’enseignants-chercheurs et de personnels administratifs, sillonnent actuellement des localités clés comme Aného, Afagnan et Tabligbo dans la région Maritime.
Dans le même temps, d’autres équipes prennent d’assaut Kpalimé, Agou et Gbalavé dans les Plateaux. Plus au nord, elles vont à la rencontre des élèves dans les lycées de Blitta, Pagala et Tadjan, au cœur de la région Centrale.
Aux commandes de ce déploiement, des figures académiques de premier plan : le professeur Batchana (DAAS), le professeur Akpavi (scolarité) et le professeur Akue Adotévi (coopération), qui pilotent chacun leur délégation sur le terrain.
Sous l’impulsion du président de l’institution, le professeur Kossivi Hounake, ces délégations portent un message de modernité et d’ambition. L’Université de Lomé ne se présente plus seulement comme un centre de savoir, mais comme un espace dynamique et un service public engagé.
L’enjeu est de taille : corriger le déficit d’information qui pénalise souvent les élèves des zones rurales lors de leur orientation après le baccalauréat.
Au cours des échanges, les futurs étudiants découvrent la cartographie complète des formations disponibles. Les experts expliquent en détail les rouages du système Licence-Master-Doctorat (LMD), les débouchés concrets de chaque filière ainsi que les dispositifs de soutien social, notamment les critères d’attribution des bourses d’études.
L’accueil réservé à cette initiative dans les lycées témoigne d’un réel besoin de proximité. Pour Amélia K., élève en Terminale C au lycée de Zébé, l’incertitude laisse place à la confiance, puisqu’elle se sent désormais capable de choisir sa faculté sereinement.
Ce sentiment est partagé à Kpalimé, où K. Hodin confie avoir enfin obtenu des réponses claires sur les aides financières et le choix de son parcours.
De même, au lycée Blitta-Gare, l’enthousiasme est palpable chez des jeunes comme Koffi M., qui voit désormais l’Université de Lomé comme une destination privilégiée pour son futur cursus.
En renforçant ce lien direct avec la jeunesse, l’Université de Lomé confirme sa volonté de bâtir un pont solide entre le secondaire et le monde professionnel, garantissant ainsi une meilleure réussite académique pour les générations à venir.
Une démarche de proximité qui pourrait bien transformer durablement la manière dont les futurs bacheliers envisagent leur entrée à l’université.
Le coup d’envoi est officiellement donné pour la modernisation des infrastructures technologiques à l’Université de Kara. Le mercredi 15 avril 2026, le Secrétaire général de l’institution, M. Egbaou Assoté, a procédé à la remise solennelle du cahier des charges des travaux de réhabilitation du réseau informatique, marquant ainsi la remise officielle du chantier à l’entreprise en charge de son exécution.
En effet, cette cérémonie s’est déroulée dans les locaux de la Direction des Technologies de l’Information et de la Communication (DTIC). Elle a réuni des acteurs clés, notamment le directeur de la DTIC, M. Essowèmlou Ndanatche, ainsi que le Responsable technique de l’entreprise prestataire Professional Business Services (PBS), M. Alain Ayeh, entourés de leurs collaborateurs respectifs.
Une couverture intégrale pour les Campus Nord et Sud
Le choix de l’expertise s’est porté sur l’entreprise PBS, une société spécialisée dans les solutions informatiques et numériques, à qui revient la mission de moderniser les infrastructures existantes. Son objectif est clair : transformer le réseau actuel afin de garantir à la communauté universitaire un accès fiable, rapide et sécurisé aux ressources numériques devenues indispensables.
Par ailleurs, l’ampleur des travaux garantit une équité de service entre les différents pôles de l’université. Les interventions de réhabilitation couvriront l’intégralité des sites principaux, englobant spécifiquement le campus Nord et le campus Sud. C’est pourquoi ce projet est un levier fondamental pour améliorer les conditions d’étude et de recherche à Kara.
Il convient de souligner que cette initiative ne s’isole pas. Elle s’insère parfaitement dans le vaste programme de digitalisation des secteurs publics clés, tels que l’éducation et la santé. Puisque l’État togolais a fait de la transformation numérique une priorité nationale, ce projet bénéficie de l’impulsion directe du Ministère de l’Efficacité du service public et de la transformation numérique, dans le cadre d’un programme structuré piloté par les autorités publiques.
De ce fait, la réhabilitation du réseau à Kara devient une pièce maîtresse de la stratégie nationale. Elle illustre la volonté gouvernementale de doter les institutions d’enseignement supérieur d’outils performants pour répondre aux exigences de l’ère du numérique.
La remise de ce chantier marque le début d’une ère nouvelle pour l’Université de Kara. Une fois les travaux achevés, les étudiants et enseignants disposeront d’un environnement numérique à la hauteur des ambitions de l’institution.
Désormais, tous les regards sont tournés vers l’exécution technique de ce projet, garant d’une université connectée et résolument tournée vers l’avenir.
C’est une initiative d’envergure qui se déploie actuellement sur le campus de Lomé. Du 13 au 17 avril 2026, l’Université de Lomé (UL) vibre au rythme d’une série de conférences consacrées à la lutte contre la corruption. Ce projet stratégique, qui vise à intégrer durablement l’éducation à l’intégrité dans les curricula de l’enseignement supérieur, est porté par la HAPULCIA en étroite collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale. À travers cette initiative, les autorités entendent ancrer la culture de la transparence dès la formation académique.
Le mardi 14 avril 2026, l’amphithéâtre Ampah-Johnson a fait le plein pour une session spécifiquement dédiée aux étudiants en troisième année de licence. La rencontre s’est tenue sous le patronage du Dr Kouawo Candide Achille Ayayi (MC), accompagné d’une délégation de la HAPULCIA. À ce titre, le choix des étudiants en fin de cycle n’est pas anodin : ces derniers intégreront à court terme le marché du travail et, pour certains, les administrations publiques.
En effet, la mobilisation massive des étudiants témoigne de l’intérêt croissant de la jeunesse estudiantine pour les questions de gouvernance et de transparence.
Au cours de cette séance, l’animation a été assurée par le Dr Mazamesso Wella, maître de conférences agrégé. Son intervention, centrée sur le thème « Mécanismes de lutte contre la corruption et la participation citoyenne », a permis de vulgariser des instruments institutionnels et juridiques souvent perçus comme complexes.
Par ailleurs, les échanges, interactifs, ont donné l’occasion aux étudiants de poser des questions concrètes sur les pratiques de corruption au quotidien et les moyens d’y faire face.
Le conférencier a insisté sur un point crucial : le rôle central de la jeunesse dans la promotion de la redevabilité. Puisque les étudiants constituent les cadres de demain, leur appropriation des mécanismes de contrôle apparaît comme un levier essentiel pour bâtir une administration plus exemplaire. C’est dans cette dynamique que la communication s’est voulue participative, encourageant chaque étudiant à devenir une véritable sentinelle de l’éthique publique.
En définitive, cette semaine de sensibilisation marque une étape importante dans la construction d’un socle de valeurs partagées entre l’université et les institutions de contrôle. Elle s’inscrit également dans une stratégie plus large de prévention de la corruption au Togo, portée par la HAPULCIA.
Ainsi, en outillant les étudiants sur les enjeux de la gouvernance éthique, le Togo prépare une relève administrative plus intègre. Désormais, ces futurs diplômés disposent des clés nécessaires pour contribuer activement à l’assainissement de la vie publique nationale.
Une nouvelle ère s’ouvre pour l’École polytechnique de Lomé (EPL). Ce jeudi 9 avril 2026, les autorités universitaires et gouvernementales ont donné le coup d’envoi officiel du projet STELLA. Ce programme ambitieux mise sur la science et la technologie pour propulser le Togo au rang de hub d’innovation régionale.
Une alliance stratégique entre Lomé et le Luxembourg
Le projet STELLA, acronyme de Science, Technologie et Éducation pour le Leadership depuis Lomé pour l’Afrique, scelle un partenariat solide entre le Togo et le Grand-Duché de Luxembourg. Dans l’enceinte du CERSA, l’ambiance était aux grandes annonces. Pour les décideurs, l’enjeu est de bâtir un pont direct entre l’amphithéâtre et l’entreprise.
Grâce à cet appui international, l’enseignement supérieur technologique togolais entame une mue profonde. Le programme vise deux objectifs majeurs : la refonte des capacités de l’École polytechnique et la formation d’une main-d’œuvre capable de répondre aux défis complexes du marché moderne. Ce concept illustre aussi la volonté du Togo de s’inscrire dans une dynamique régionale, en connectant ses talents locaux aux standards internationaux de l’innovation.
Le projet STELLA ne se contente pas de promesses. Il s’attaque directement aux racines du chômage des diplômés à travers quatre piliers : excellence pédagogique, renouveau matériel, gouvernance optimisée et accès à l’emploi. Ces axes stratégiques sont en effet une réponse directe aux attentes des étudiants et des familles, qui voient dans l’université un tremplin vers un avenir professionnel durable. Le projet se positionne ainsi comme un levier pour l’innovation, l’employabilité et la transformation économique du pays.
La salle de conférence du CERSA a fait le plein de personnalités pour cet événement. On notait la présence du ministre de l’Éducation nationale, M. Mama Omorou, et du Prof. Gado Tchangbedji, ministre délégué à l’Enseignement supérieur. Le monde universitaire était également fortement représenté, avec le Prof. Kossivi Hounaké, président de l’Université de Lomé, accompagné de ses homologues de l’Université de Kara et de l’EPL.
Mme Louisa Ben Abdelhafidh, représentante de la diplomatie luxembourgeoise, a, dans son intervention, réaffirmé le soutien de son pays à cette transformation, qui fait du Togo un véritable levier d’innovation sur le continent. Cette présence diplomatique souligne aussi que STELLA dépasse les frontières nationales pour être un projet africain porté depuis Lomé, mais pensé pour rayonner au-delà.
À leurs côtés figuraient également le 1ᵉʳ vice-président de l’Université de Lomé, le Prof. Komlan Batawila, le directeur de l’EPL, le Prof. Kondo Hloindo Adjallah, et son adjoint, le Dr Tchamye Boroze, ainsi que des partenaires techniques et financiers et de nombreux acteurs du secteur privé. Cette diversité d’acteurs traduit une mobilisation collective autour de STELLA.
Grâce au projet STELLA, l’Université de Lomé ne délivrera plus seulement des diplômes, mais formera des leaders capables de piloter la transformation économique nationale. Et cela constitue un pari audacieux sur l’intelligence locale.
Toutefois, une question demeure : le secteur privé togolais est-il prêt à absorber cette future élite technologique, ou ces cerveaux formés à grands frais finiront-ils par s’expatrier vers des pays plus compétitifs ? L’ascension de STELLA se mesurera non seulement au nombre de brevets déposés et de startups créées, mais aussi à la capacité du Togo à retenir ses talents et à transformer la recherche en emplois concrets.
Le sommet de l’État scolaire tient bon. Alors que des rumeurs de report ou de bouleversement du calendrier des examens circulaient dans les lycées de Lomé à Kara, la ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a pris la parole pour éteindre l’incendie. Le message est limpide : le baccalauréat de la session 2026 ne subira aucune modification. Les candidats devront passer les épreuves fatidiques du 16 au 20 juin, comme le prévoit le chronogramme initial.
L’UEMOA teste ses outils sans bousculer le Togo
L’inquiétude est née d’une innovation majeure au sein de l’espace communautaire. Entre le 20 et le 24 avril 2026, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) lance une session expérimentale de « bac blanc régional ». Cette initiative inédite a fait craindre à de nombreux parents et élèves une surcharge ou un décalage des épreuves nationales.
Cependant, le ministre a apporté une précision de taille pour rassurer les familles : ce dispositif ne concerne qu’une infime minorité. À peine 6 % des effectifs du baccalauréat national, issus uniquement de l’enseignement public, participeront à ce test grandeur nature. Pour l’immense majorité des lycéens togolais, la préparation suit son cours normal, sans l’ombre d’une perturbation technique.
Vers un diplôme sans frontières
En réalité, derrière cette phase pilote se cache un chantier titanesque : l’harmonisation des diplômes en Afrique de l’Ouest. L’objectif de l’UEMOA consiste à évaluer la cohérence des méthodes d’évaluation entre les États membres. En testant des épreuves communes et des grilles de correction uniformisées, l’organisation régionale souhaite que le baccalauréat obtenu à Lomé possède la même valeur que celui de Dakar ou d’Abidjan.
Par ailleurs, Mama Omorou insiste sur le caractère strictement technique de cette opération. Il ne s’agit pas de remplacer le diplôme national, mais de préparer le terrain pour une meilleure mobilité des étudiants au sein de l’Union.
Bac 2026 : une ligne droite sous le signe de l’intégrité
Cette mise au point intervient à un moment charnière, alors que les révisions s’intensifient dans tout le pays. En confirmant les dates officielles, les autorités éducatives permettent aux candidats de retrouver la sérénité nécessaire pour franchir cette étape cruciale de leur cursus académique.
En définitive, les autorités rappellent que la réussite n’a de valeur que lorsqu’elle repose sur le mérite et l’intégrité. Le baccalauréat togolais de 2026 doit être non seulement une étape académique, mais aussi un symbole de confiance et d’honnêteté. Que la persévérance guide les efforts des élèves, loin de toute tentative de fraude ou de tricherie, car l’excellence de demain se construit sur l’honnêteté d’aujourd’hui.
Le ciel et la terre se rejoignent pour la formation des futurs gardiens de l’économie togolaise. En effet, le lundi 30 mars 2026, l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma (AIGE) a ouvert ses zones les plus stratégiques aux auditeurs de l’Institut de Formation Fiscale et Douanière de l’OTR. Cette immersion constitue une véritable plongée au cœur de la logistique aéroportuaire, où la théorie des manuels laisse place à la réalité du terrain.
Quitter les bancs de l’institut pour fouler le tarmac : telle est la logique de cette initiative, qui vise à confronter les futurs agents de l’Office Togolais des Recettes (OTR) aux complexités du flux migratoire et marchand. À Lomé, plateforme tournante du transport aérien en Afrique de l’Ouest, maîtriser les coulisses de l’aéroport n’est pas un luxe, mais une nécessité absolue pour garantir l’efficacité fiscale.
Durant cette visite d’immersion, les apprenants ont pu observer le parcours d’une marchandise, de son débarquement en soute jusqu’à son dédouanement final. À cet égard, cette étape s’avère cruciale, car elle permet de comprendre comment les procédures apprises en salle s’appliquent concrètement dans un environnement où la rapidité et la précision sont les maîtres mots.
Par ailleurs, les experts de l’AIGE ont guidé les auditeurs à travers les zones de fret et les terminaux passagers. Ainsi, en scrutant les mécanismes de contrôle et les dispositifs de surveillance, les futurs cadres ont pris la mesure de l’importance de la vigilance douanière dans la lutte contre les trafics illicites et l’optimisation des recettes de l’État.
De plus, cette collaboration entre l’administration aéroportuaire et l’OTR illustre une volonté de décloisonner les institutions. Pour les responsables de l’AIGE, accueillir ces futurs agents permet de fluidifier les relations futures entre les différents acteurs de la plateforme. En conséquence, en comprenant mieux les contraintes logistiques de l’aéroport, les futurs douaniers seront plus aptes à concilier contrôle rigoureux et fluidité du trafic.
Le partenariat entre ces deux entités constitue ainsi le socle d’une économie plus résiliente. En formant des agents capables de décrypter les subtilités du commerce aérien dès leurs premiers pas, le Togo s’assure une gestion plus transparente et plus dynamique de ses frontières aériennes.
Au-delà de la technique, cette journée a surtout permis de forger une culture du résultat. Les auditeurs ont pu échanger avec les praticiens déjà en poste, recueillant ainsi des conseils précieux sur la gestion des imprévus et le respect des normes internationales de sûreté.
Cette immersion à l’Aéroport de Lomé marque une étape fondatrice dans le cursus de ces futurs spécialistes. Elle transforme une connaissance académique en un savoir-faire opérationnel, garantissant que les prochaines cohortes de l’OTR seront prêtes à relever les défis d’un monde de plus en plus connecté.
La formation, nerf de la guerre de la souveraineté fiscale
Enfin, en investissant dans l’immersion pratique, l’OTR fait un choix stratégique : celui de la compétence de terrain. Dans un contexte où les échanges internationaux se complexifient, la capacité d’un pays à sécuriser ses recettes dépend directement de la sagacité de ses agents à l’entrée du territoire. De ce point de vue, l’Aéroport de Lomé, en jouant le jeu de la transparence pédagogique, participe activement au renforcement de la gouvernance togolaise.
Lomé, 30 mars 2026 – Face à la multiplication des établissements privés d’enseignement supérieur et aux enjeux de qualité des diplômes, les autorités togolaises ont décidé de passer à une nouvelle étape : renforcer la gouvernance académique et administrative du secteur. C’est dans cette perspective qu’un atelier de formation à l’endroit des responsables des établissements privés s’est tenu ce lundi au Centre International de Recherche et d’Études de Langues – Village du Bénin (CIREL-VB).
Dès l’ouverture des travaux, le ton a été donné : il ne s’agit plus seulement d’ouvrir des établissements, mais de garantir la qualité des formations et la crédibilité des diplômes délivrés au Togo.
Un enseignement supérieur privé en pleine expansion, mais sous surveillance
Depuis plusieurs années, l’enseignement supérieur privé connaît une croissance rapide au Togo. Cette expansion répond à une demande croissante d’accès à l’université, mais elle pose également la question de la régulation et du respect des normes académiques.
Pour les autorités, la priorité est désormais claire : harmoniser les pratiques de gestion académique, renforcer la qualité de l’enseignement et assurer la reconnaissance des diplômes sur le plan national et international.
Selon les responsables du secteur, la conformité aux normes académiques et administratives reste une condition indispensable pour maintenir la crédibilité du système éducatif togolais.
La rencontre a réuni plusieurs figures du monde politique et universitaire, notamment le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, ainsi que le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbedji.
Dans leurs interventions, les autorités ont insisté sur la nécessité d’améliorer la gouvernance des établissements privés, mais aussi sur l’importance de la qualité de l’enseignement supérieur dans le développement économique du pays.
Cette initiative s’inscrit dans la politique nationale de modernisation du système éducatif, impulsée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, avec pour objectif de positionner le Togo comme un pôle universitaire crédible en Afrique de l’Ouest.
Au-delà des questions administratives, l’enjeu est aussi économique et social. En effet, la qualité des formations universitaires influence directement l’employabilité des diplômés et la compétitivité du pays.
Les participants à l’atelier ont ainsi échangé sur plusieurs thématiques :
la gestion des programmes académiques,
l’organisation administrative des établissements,
la conformité aux normes du ministère,
et les bonnes pratiques de gouvernance universitaire.
Des recommandations ont également été formulées afin d’améliorer le fonctionnement des établissements privés et d’assurer un meilleur suivi académique des étudiants.
Vers un enseignement supérieur plus structuré
À travers cette initiative, le gouvernement togolais veut instaurer une culture de qualité et de responsabilité dans l’enseignement supérieur privé. L’objectif est clair : éviter la prolifération d’établissements ne respectant pas les normes académiques et renforcer la crédibilité des diplômes togolais.
Ainsi, cet atelier marque une nouvelle étape dans la réforme du système d’enseignement supérieur au Togo, dans un contexte où la formation universitaire devient un levier stratégique pour le développement du pays.
Le Togo intensifie sa stratégie en matière d’enseignement supérieur en multipliant les partenariats internationaux, signe d’une volonté affirmée de diversification. Ainsi, le 24 mars 2026, Lomé et Ankara ont franchi une nouvelle étape avec la signature d’un accord de coopération éducative visant à renforcer les échanges universitaires, la mobilité académique et l’accès aux bourses d’études pour les étudiants togolais. Derrière cet accord technique se dessine en réalité une stratégie plus large, à la fois diplomatique, éducative et économique.
Un partenariat éducatif tourné vers la formation et les compétences
L’accord signé entre les ministères de l’Éducation des deux pays prévoit plusieurs axes de collaboration, notamment le développement de partenariats entre universités togolaises et turques, la mobilité des enseignants et des étudiants, ainsi que l’augmentation des bourses d’études destinées aux étudiants togolais.
L’objectif affiché est d’améliorer la qualité de la formation universitaire et de renforcer les compétences dans les domaines scientifiques, technologiques et professionnels, considérés comme prioritaires pour le développement économique du pays.
Dans un contexte où de nombreux pays africains cherchent à adapter leur système éducatif aux besoins du marché du travail, ce type de coopération vise à combler le déficit de formation technique et scientifique, souvent identifié comme un frein à l’industrialisation et à la transformation économique.
Une coopération qui s’inscrit dans une stratégie diplomatique plus large
Cet accord illustre également le renforcement des relations entre le Togo et la Türkiye, dont la présence diplomatique, économique et culturelle s’est fortement développée en Afrique de l’Ouest ces dernières années.
La coopération universitaire constitue aujourd’hui un outil d’influence précieux pour plusieurs puissances émergentes. En multipliant les bourses, les échanges universitaires et les partenariats académiques, ces pays forment une nouvelle génération de cadres africains ayant étudié dans leurs universités, ce qui renforce à long terme les relations économiques et politiques.
Pour le Togo, la diversification des partenaires éducatifs permet également de réduire la dépendance traditionnelle envers les universités européennes et d’ouvrir de nouvelles opportunités de formation pour les étudiants.
Le capital humain au cœur de la stratégie de développement
Les autorités togolaises mettent de plus en plus l’accent sur la formation du capital humain comme moteur du développement. L’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur, la formation technique et l’innovation sont désormais présentées comme des priorités nationales.
Dans cette perspective, les partenariats universitaires internationaux apparaissent comme des instruments essentiels pour moderniser les programmes, renforcer la recherche scientifique et améliorer l’employabilité des diplômés.
Ce nouvel accord entre le Togo et la Türkiye s’inscrit donc dans une logique de transformation progressive du système éducatif togolais, avec l’objectif de former des compétences adaptées aux besoins de l’économie moderne.
Une coopération basée sur la réciprocité
Selon les autorités, cet accord repose sur les principes d’égalité et de réciprocité entre les deux pays. Concrètement, il pourrait se traduire par des échanges d’enseignants, des programmes de recherche communs, des formations spécialisées et une augmentation du nombre d’étudiants togolais accueillis dans les universités turques.
À moyen terme, cette coopération pourrait contribuer à renforcer les capacités techniques et scientifiques du Togo, notamment dans les domaines de l’ingénierie, des technologies, de la médecine ou encore de la formation professionnelle.
Vingt ans de réflexion, et un virage technologique majeur. Ce mercredi 25 mars 2026, l’Université de Lomé est devenue le centre névralgique de la germanistique en Afrique subsaharienne. Entre célébration d’un jubilé et prospective scientifique, universitaires et diplomates s’interrogent : comment l’intelligence artificielle et les outils numériques redéfinissent-ils l’enseignement de l’allemand sur le continent ?
Sous la coupole de l’auditorium de l’Université de Lomé
L’ambiance est aux grandes retrouvailles scientifiques. L’Association de germanistique de l’Afrique subsaharienne célèbre ses deux décennies d’existence. Mais loin de se contenter d’un regard vers le passé, ce congrès international, ouvert en présence de figures majeures comme SEM Claudius Fischbach, ambassadeur d’Allemagne au Togo, et le Professeur Akila Ahouli, se tourne résolument vers l’avenir.
Le thème central de cette rencontre ne laisse place à aucun doute : la transformation numérique. Pour le Professeur Mawusse Kpakpo Akue Adotevi, représentant le président de l’UL, il ne s’agit plus seulement d’enseigner une langue, mais de naviguer dans un nouvel écosystème.
En effet, le numérique ne se limite plus à de simples cours en ligne. Il s’agit désormais d’une mutation profonde de l’intellectualité germanique. Comment les bases de données, la recherche assistée et les plateformes collaboratives modifient-elles l’analyse des textes et la diffusion du savoir ? C’est la question qui anime les débats entre les chercheurs venus de toute la région.
L’enjeu est également pédagogique. La Dr Jutta Möhringer, venue de Munich pour l’occasion, souligne l’importance de ce collectif dynamique. Dans un monde interconnecté, la germanistique africaine doit forger ses propres outils numériques pour rester compétitive et pertinente.
« Le savoir n’est plus statique ; il circule, se transforme et se démocratise grâce aux technologies », confie un participant en marge des travaux.
Le choix de Lomé pour ce vingtième anniversaire confirme le rôle moteur du Togo dans la coopération universitaire germano-africaine. Au-delà des discours officiels, ce congrès pose les jalons d’une nouvelle ère où la maîtrise linguistique s’allie à la performance numérique pour offrir de nouvelles opportunités de recherche et d’emploi aux étudiants du continent.
Les travaux se poursuivent avec une ambition claire : faire de la technologie un allié indéfectible de la pensée académique.
Vingt ans après sa création, la germanistique africaine ne se contente plus de transmettre une langue : elle invente un avenir où tradition et technologie dialoguent pour façonner la pensée.
À Lomé, le compte à rebours du bac 2026 est lancé. Le ministère des Enseignements primaires et secondaires vient de fixer la géographie du diplôme roi . Entre logistique lourde et enjeux de proximité, la répartition des 118 centres d’examen dessine une carte scolaire togolaise en pleine mutation.
BAC 2026 : une administration en ordre de marche
À 90 jours du coup d’envoi des épreuves, l’exécutif togolais refuse de laisser de la place à l’improvisation. Par un arrêté daté du 17 mars, le ministre Mama Omorou a levé le voile sur l’architecture de la session de juin 2026. Ce ne sont pas moins de 118 établissements qui se transformeront, le temps d’une semaine, en sanctuaires du savoir pour les futurs bacheliers.
Cette publication anticipée n’est pas qu’une simple formalité administrative. Elle permet aux directions régionales de l’Éducation (DRE) d’entamer la phase critique de la sécurisation des sites et de l’organisation des jurys.
Le Grand Lomé : L’épicentre du système
Sans réelle surprise, la capitale et sa périphérie s’imposent comme le poids lourd du dispositif. Avec 38 centres répartis en deux zones distinctes, le Grand Lomé concentre près d’un niveau de la logistique nationale. Cette densité témoigne d’une urbanisation croissante et d’une pression démographique scolaire qui ne faiblit pas.
Toutefois, l’équilibre territorial reste une priorité pour le gouvernement. La répartition régionale montre une volonté de couvrir les moindres recoins du pays :
Région Maritime : 20 centres pour soutenir l’axe côtier.
Région des Plateaux : 23 centres (Est et Ouest confondus), un pivot agricole essentiel.
Septentrion : les régions de la Kara (14), Centrale (12) et des Savanes (11) assurent un maillage nécessaire malgré les défis sécuritaires au nord.
Un calendrier sous haute surveillance
Les candidats, eux, ont désormais les yeux rivés sur la semaine du 16 au 20 juin 2026. Pour des milliers de jeunes Togolais, ces cinq jours représentent bien plus qu’un examen : c’est le « passeport » vers l’enseignement supérieur et le marché de l’emploi.
« Le baccalauréat reste le baromètre de notre système éducatif. Réussir son organisation, c’est garantir l’égalité des chances pour chaque fils et fille du pays, confie une source proche du ministère.
L’enjeu de la transition numérique ?
Si la liste des centres physiques est désormais officielle, le défi pour 2026 reste la gestion fluide des flux de candidats et la rapidité du traitement des données. En publiant ce calendrier trois mois à l’avance, l’État s’offre une marge de manœuvre pour corriger les éventuelles failles logistiques et assurer une session sereine.
Cartographie des Centres d’Examen – BAC 2026
Régions administratives
Nombre de Centres
Observations Logistiques
Grand Lomé (Zones 1 et 2)
38
Forte concentration de candidats (Pôle majeur)
Région maritime
20
Deuxième zone la plus dense du pays
Région des Plateaux (Est et Ouest)
23
Maillage territorial important (13 Est / 10 Ouest)
Kara, 17 mars 2026 – Sous un ciel animé et au rythme d’une caravane haute en couleurs, la ville de Kara a vibré au lancement officiel de l’édition 2026 de la Semaine de l’Étudiant. Bien au-delà d’un simple rendez-vous festif, l’événement, inauguré le 16 mars par la présidente de l’université, Professeure Prénam Houzou-Mouzou, s’impose comme un espace de réflexion stratégique sur l’avenir de la jeunesse togolaise à l’ère du numérique.
Cette année, le ton est donné : « Transformation digitale et développement : quels enjeux pour les jeunes d’aujourd’hui ? » Un thème qui résonne avec acuité dans un pays engagé dans sa mutation technologique.
Avant même les discours officiels, l’ambiance était déjà palpable dans les rues de Kara. Une caravane d’étudiants a parcouru la ville, mêlant animation culturelle et sensibilisation sur les offres de formation proposées par l’université.
Cette initiative traduit une volonté claire : rapprocher l’institution universitaire de son environnement social. À travers cette démarche, l’Université de Kara affirme son rôle de moteur du développement local, tout en séduisant une nouvelle génération d’étudiants.
La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence de plusieurs figures de l’administration régionale. Parmi elles, Gountibote Gnigbangou, secrétaire général du gouvernorat, ainsi que le colonel Jean Faré Bonfoh, préfet de la Kozah.
Leur présence illustre l’intérêt croissant des autorités pour les questions liées à l’enseignement supérieur et à l’insertion des jeunes dans un monde en pleine transformation.
Face aux défis de l’emploi et des nouvelles technologies, l’université s’impose comme un levier stratégique.
Au fil de la semaine, conférences, panels et ateliers viendront alimenter la réflexion autour de la transformation digitale. L’objectif est de permettre aux étudiants de mieux comprendre les mutations en cours et d’identifier les opportunités qu’elles offrent.
Car derrière le terme de « digitalisation » se cachent des réalités concrètes : accès à l’emploi, entrepreneuriat, innovation, mais aussi compétitivité économique.
Pour de nombreux observateurs, la capacité des jeunes à s’approprier ces outils déterminera en grande partie leur place dans l’économie de demain.
Mais la Semaine de l’Étudiant ne se limite pas aux débats académiques. L’événement propose également un programme riche en activités culturelles, compétitions sportives et moments de détente.
Un équilibre assumé, qui vise à valoriser toutes les dimensions de la vie estudiantine. Car former des compétences ne suffit pas : il s’agit aussi de construire des citoyens épanouis, capables de s’adapter aux mutations sociales.
Une jeunesse en quête de repères
Finalement, cette édition 2026 pose une question essentielle : comment préparer efficacement la jeunesse togolaise aux défis d’un monde digitalisé ?
À Kara, étudiants, enseignants et autorités semblent partager une même conviction : la réponse passe par une meilleure articulation entre formation académique et réalités du marché.
Plus que jamais, l’Université de Kara s’impose comme un laboratoire d’idées, incubateur d’une génération prête à relever les défis du développement.
À Lomé, la mer n’est plus seulement un horizon géographique. Elle devient progressivement un axe stratégique de réflexion pour l’avenir économique du pays. À l’occasion des Journées culturelles de l’Université de Lomé (JOCUL 2026), une conférence-débat consacrée à l’économie maritime a placé les enjeux de la « croissance bleue » au cœur des discussions académiques et institutionnelles.
Une réflexion universitaire tournée vers les défis économiques
Organisée par l’Institut des Métiers de la Mer (I2M), la rencontre s’est tenue le 12 mars 2026 dans la salle de conférences du CERViDA-Dounedon de l’Université de Lomé. L’initiative s’inscrit dans un contexte où les États côtiers d’Afrique de l’Ouest cherchent à mieux valoriser leur façade maritime pour stimuler la croissance et renforcer leur intégration dans les circuits commerciaux internationaux.
Devant un public composé d’enseignants, d’étudiants et de professionnels du secteur maritime, plusieurs responsables universitaires et institutionnels ont pris part aux échanges. Parmi eux figurait notamment Komlan Batawila, premier vice-président de l’université, qui a salué une initiative permettant de rapprocher la recherche académique des réalités économiques du pays.
Selon lui, l’économie maritime représente aujourd’hui un champ d’opportunités encore largement sous-exploité, tant en matière d’innovation que de formation.
La mer, moteur discret de la croissance togolaise
Au fil des interventions, les participants ont insisté sur le rôle structurant du secteur maritime pour les économies côtières. Le transport maritime, la logistique portuaire, la pêche industrielle ou encore les services liés aux activités portuaires constituent autant de maillons d’une chaîne économique capable de générer emplois et investissements.
Dans ce dispositif, le Port autonome de Lomé occupe une position centrale. Considéré comme l’un des principaux hubs logistiques du golfe de Guinée, il joue un rôle déterminant dans l’approvisionnement de plusieurs pays enclavés de la sous-région.
Pour les experts présents, la consolidation de cette plateforme portuaire doit toutefois s’accompagner d’une montée en compétences des ressources humaines locales. Autrement dit, l’infrastructure ne peut produire tout son potentiel économique sans une main-d’œuvre qualifiée capable de répondre aux exigences techniques du secteur maritime.
Former les compétences de demain
C’est précisément sur ce point que l’université entend jouer un rôle stratégique. En mettant en avant les formations liées aux métiers de la mer, les responsables académiques souhaitent préparer une nouvelle génération de spécialistes capables d’accompagner l’évolution du secteur.
Cette approche repose sur une idée simple : la transformation de l’économie maritime ne se limite pas aux investissements portuaires ou aux infrastructures. Elle dépend aussi de la capacité des institutions d’enseignement supérieur à produire des compétences adaptées aux réalités du marché.
La conférence a ainsi servi de passerelle entre deux univers souvent cloisonnés : celui de la recherche universitaire et celui des acteurs économiques. Un dialogue que les organisateurs espèrent voir se multiplier afin d’ancrer davantage l’économie bleue dans les stratégies de développement du pays.
Une ambition nationale encore en construction
Au-delà du cadre académique, les discussions ont également souligné les perspectives qu’offre l’économie maritime pour le Togo. Dans un contexte régional marqué par la compétition entre ports et corridors logistiques, la valorisation durable des ressources marines apparaît comme un levier de diversification économique.
L’enjeu est donc double : renforcer la compétitivité du secteur portuaire tout en développant d’autres segments de l’économie bleue, tels que la pêche, la transformation des produits halieutiques ou les services maritimes.
En intégrant ce débat à ses activités, l’Université de Lomé affirme que le développement du Togo doit désormais compter sur son potentiel maritime.
Du 9 au 12 mars 2026, la capitale togolaise devient le point de convergence d’une partie du monde académique africain. Chercheurs, recteurs d’université, responsables politiques et experts se retrouvent à Lomé à l’occasion de la 7ᵉ édition des Journées scientifiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). Une rencontre qui dépasse le cadre universitaire pour poser une question centrale : quelle place la recherche scientifique doit-elle occuper dans la transformation de l’Afrique ?
La cérémonie d’ouverture s’est tenue le 9 mars au Palais des Congrès de Lomé, sous le haut patronage du président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé et la présidence du ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, représentant le chef de l’État.
Dans son allocution inaugurale, Mama Omorou a salué le choix de Lomé comme ville hôte et exprimé l’espoir que cette édition permette une réflexion approfondie sur les défis du développement, le rôle moteur de l’enseignement supérieur et la définition de nouvelles stratégies pour renforcer le positionnement du CAMES dans l’espace académique africain.
Autour de lui, plusieurs personnalités ont marqué leur présence : membres du gouvernement togolais, responsables du CAMES, présidents d’universités, ainsi que des chercheurs venus de nombreux pays africains.
Dans son mot de bienvenue, la gouverneure du District autonome du Grand Lomé, Zouréhatou Kassah-Traoré, a salué l’importance de cet événement scientifique qui place, pendant quelques jours, la capitale togolaise au cœur des débats intellectuels du continent.
Plusieurs allocutions ont ensuite rythmé la cérémonie, notamment celles du Secrétaire général du CAMES et du ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Togo.
De son côté, la présidente en exercice du Conseil des ministres du CAMES, Dre Diaka Sidibé, a rappelé que ces Journées scientifiques ne se limitaient pas à un simple rassemblement académique : elles constituent un espace stratégique de réflexion collective, un cadre de dialogue scientifique et une plateforme de projection vers l’avenir de la communauté universitaire africaine.
Cette 7ᵉ édition s’articule autour d’un thème ambitieux : « Quelle recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : vers une politique commune ambitieuse de recherche dans l’espace CAMES ».
Derrière cette formulation se cache un enjeu majeur. L’Afrique produit encore une part limitée de la recherche scientifique mondiale, alors même qu’elle fait face à des défis considérables : transition énergétique, sécurité alimentaire, gouvernance publique, urbanisation rapide ou encore transformation numérique.
Pour de nombreux participants, la question n’est plus seulement de produire du savoir, mais de construire une recherche capable d’accompagner concrètement le développement du continent.
Pendant quatre jours, conférences, panels et ateliers scientifiques se tiennent entre le Palais des Congrès de Lomé et l’Université de Lomé. Ces échanges visent aussi à favoriser la collaboration entre universités africaines et à encourager la mutualisation des connaissances.
Par ailleurs, l’objectif affiché est de renforcer les synergies entre chercheurs et décideurs, afin que les travaux scientifiques puissent davantage influencer les politiques publiques et les stratégies de développement.
Plusieurs institutions universitaires africaines ont répondu présentes à ce rendez-vous académique.
Parmi elles figure l’Université Virtuelle de Côte d’Ivoire (UVCI), représentée par son vice-président chargé de la pédagogie, le professeur Kouamé Fernand, accompagné d’une délégation d’enseignants-chercheurs, notamment Dr Boidou, Dr Batiebo Mory, Dr Ahouman Zahoua et Dr Konan Yao.
Pour l’UVCI, cette participation traduit une volonté de renforcer la coopération scientifique et le partage de connaissances dans l’espace CAMES, tout en affirmant son engagement en faveur d’une recherche tournée vers l’innovation et le numérique.
Autre présence remarquée : celle du professeur Bah Henri, recteur de l’Université Internationale ICK. Il intervient dans ces assises en tant que coordonnateur du programme thématique « Gouvernance et Développement » du CAMES, contribuant aussi aux discussions sur les politiques scientifiques et la modernisation de l’enseignement supérieur africain.
Au-delà des discours et des présentations académiques, ces Journées scientifiques posent une interrogation fondamentale : comment transformer la recherche africaine en moteur réel de développement ?
À cet effet, de nombreux observateurs estiment que le continent doit encore relever plusieurs défis : financement insuffisant de la recherche, fuite des cerveaux, infrastructures scientifiques limitées ou encore faible collaboration entre universités et secteurs industriels.
Dans ce contexte, les rencontres de Lomé apparaissent aussi comme une étape importante pour repenser les stratégies scientifiques du continent.
Car pour beaucoup de participants, l’avenir de l’Afrique dépendra aussi de sa capacité à produire ses propres solutions, fondées sur la connaissance, l’innovation et la coopération entre chercheurs africains.
À Lomé, l’apprentissage ne se limite pas toujours aux salles de classe. À cet effet, le jeudi 5 mars 2026, des élèves de l’école Arc-en-Ciel ont troqué leurs cahiers contre une immersion sur le terrain. Direction : le bureau de poste de Nyekonakpoè, au cœur de la capitale togolaise.
Cette visite pédagogique visait à rapprocher les plus jeunes d’un service public souvent méconnu : le secteur postal et ses activités financières. Une initiative qui s’inscrit dans la volonté de sensibiliser les élèves, dès le primaire, au fonctionnement concret de certaines institutions du quotidien.
À la découverte des coulisses d’un service essentiel
Dès leur arrivée, les élèves ont été accueillis par les agents du bureau de poste qui leur ont expliqué, étape par étape, le parcours d’un courrier. De la réception d’une lettre à son acheminement vers son destinataire, les enfants ont pu observer les différentes opérations réalisées chaque jour dans les guichets et les espaces de tri.
Cependant, la poste ne se limite pas à l’envoi de lettres. Les responsables présents ont également présenté aux élèves les services financiers proposés aux usagers : transferts d’argent, épargne ou encore paiements de certaines prestations.
Pour beaucoup d’élèves, cette découverte a permis de comprendre que le bureau de poste reste un acteur clé de la vie économique et sociale, notamment pour les populations qui n’ont pas toujours accès aux services bancaires classiques.
Une immersion concrète pour éveiller les vocations
Au fil de la visite, les élèves ont multiplié les questions : comment les colis arrivent-ils à destination ? Que se passe-t-il lorsqu’une lettre se perd ? Combien de temps met un courrier pour voyager d’une ville à une autre ?
Les agents ont pris le temps de répondre, transformant ainsi la visite en véritable séance d’échanges. Cette interaction a permis aux enfants de mieux saisir l’importance de la rigueur et de l’organisation dans le travail postal.
Pour les enseignants accompagnateurs, ce type d’activité constitue un complément essentiel à l’apprentissage scolaire. En effet, confronter les élèves à la réalité du terrain permet de rendre certaines notions plus concrètes et d’éveiller leur curiosité pour différents métiers.
Renforcer le lien entre l’école et les services publics à Nyekonakpoè
Au-delà de la simple découverte, cette visite reflète aussi une volonté de rapprocher les institutions publiques de la jeunesse. Dans un contexte où la digitalisation transforme progressivement les modes de communication, le secteur postal continue d’évoluer pour répondre aux nouveaux besoins des usagers.
En ouvrant ses portes aux élèves, le bureau de poste de Nyekonakpoè participe ainsi à un effort de sensibilisation citoyenne. Car comprendre comment fonctionnent les services publics constitue aussi une manière de former les citoyens de demain.
Le 3 mars 2026, l’Hôtel Concorde de Lomé a servi de cadre à une conférence nationale capitale pour l’avenir de l’agrobusiness togolais. Au cœur des débats : le projet BASIS. Son ambition ? Transformer des étudiants théoriciens en experts de terrain pour répondre aux besoins d’une économie rurale en pleine mutation.
Pendant trop longtemps, les institutions togolaises ont réduit le diplôme agricole à des savoirs académiques déconnectés des réalités de la terre. C’est ce paradigme que le projet Boosting Agriculture Studies in Sub-Saharian Africa (BASIS) entend renverser. Devant une assemblée composée d’universitaires, de bailleurs de fonds et d’opérateurs du secteur privé, le constat est resté unanime : pour nourrir le pays, il faut d’abord former des bras et des cerveaux prêts à l’emploi.
Le concept est simple mais radical : l’immersion. En recevant le stage pratique au centre du cursus, BASIS ne se contente pas de délivrer des parchemins ; il forge des profils capables de piloter des exploitations modernes dès leur sortie de l’université.
Présent pour l’ouverture des travaux, le ministre délégué à l’Enseignement supérieur, le Professeur Gado Tchangbedji, a rappelé que cette initiative n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans la vision globale de Faure Essozimna Gnassingbé, qui a fait de la modernisation agricole la pierre angulaire de sa politique de croissance.
« L’agriculture est notre levier de souveraineté alimentaire et de création d’emplois », a martelé le ministre.
Pour le gouvernement, il ne s’agit plus de produire des fonctionnaires du secteur agricole, mais de mobiliser des entrepreneurs ruraux. Cette mutation nécessite un lien organique entre les facultés et les fermes, un pont que BASIS s’attelle à construire avec le soutien de partenaires internationaux.
Cependant, l’heure n’est plus seulement aux bilans. En effet, la conférence de Lomé a servi de rampe de lancement pour la phase de consolidation, au cours de laquelle les participants ont planché sur des stratégies destinées à pérenniser les acquis du projet.
Ainsi, ils ont proposé la généralisation des étapes de longue durée en milieu rural, l’actualisation des cursus en fonction des besoins réels des entreprises agro‑industrielles et, enfin, le renforcement de la coopération Sud‑Sud pour partager les réussites régionales.
Par ailleurs, le ministre a assuré que les conclusions de cette rencontre seront examinées de très près au sommet de l’État, car si le Togo veut devenir un hub logistique et agricole, la bataille se gagnera d’abord dans la qualité de ses ressources humaines.
À l’heure où les réseaux sociaux redessinent l’espace public, la bataille de l’information se joue désormais sur les écrans. Au Togo, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a choisi d’investir un terrain stratégique : la jeunesse. La campagne nationale sur la « Lutte contre la désinformation et le renforcement de la démocratie à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle » a officiellement pris fin le 27 février 2026 à l’UCAO-UUT, dernière étape d’un périple académique dans le Grand Lomé.
Après le Collège Protestant et l’Université ESAG-NDE, cette clôture marque l’aboutissement d’une initiative portée par la Direction du Renforcement Démocratique.
En toile de fond, un constat partagé par de nombreux observateurs : la circulation rapide d’informations non vérifiées fragilise les sociétés contemporaines. Dans un environnement dominé par l’instantanéité et les algorithmes, la frontière entre opinion, manipulation et réalité devient parfois floue.
Ainsi, au fil des rencontres, les intervenants ont insisté sur la nécessité d’un usage responsable des outils numériques. Il ne s’agit plus seulement de consommer l’information, mais de la questionner, de la vérifier et d’en mesurer l’impact.
En d’autres termes, l’éducation aux médias apparaît désormais comme un pilier complémentaire à l’éducation civique traditionnelle.
Plus de 1 200 jeunes sensibilisés contre la désinformation
Au total, plus de 1 200 élèves et étudiants ont participé aux différentes sessions. L’objectif affiché est clair : faire de ces jeunes des relais actifs dans leurs établissements et communautés.
Car la stratégie adoptée par les autorités repose sur un principe simple : la prévention est plus efficace que la sanction. Plutôt que de se limiter à un cadre répressif, la campagne privilégie la pédagogie, l’esprit critique et la responsabilisation individuelle.
Dans un contexte où l’intelligence artificielle permet de générer des contenus toujours plus crédibles – y compris des images ou des vidéos manipulées –, le défi devient encore plus complexe.
La question posée au cœur de cette campagne dépasse la simple lutte contre les fausses nouvelles. Elle touche à la solidité même du débat démocratique.
En effet, une information biaisée peut influencer des choix électoraux, exacerber des tensions sociales ou décrédibiliser les institutions. Dès lors, renforcer la capacité des jeunes à décrypter les contenus devient un enjeu stratégique.
Cependant, certains observateurs soulignent qu’au-delà de la sensibilisation, la consolidation démocratique passe également par la transparence institutionnelle et la confiance dans les sources officielles. La lutte contre la désinformation ne saurait donc être unilatérale ; elle implique un engagement partagé entre citoyens, médias et pouvoirs publics.
Une dynamique appelée à se poursuivre
La clôture de la campagne à l’UCAO-UUT ne signifie pas la fin du chantier. Au contraire, elle ouvre la voie à d’autres initiatives, notamment dans les régions de l’intérieur du pays.
À long terme, le défi sera d’inscrire durablement l’éducation au numérique dans les programmes scolaires et universitaires. Car dans un monde où l’information circule plus vite que jamais, la maturité numérique devient une compétence essentielle.
En misant sur la jeunesse, le Togo fait le choix d’un pari ambitieux : transformer les utilisateurs d’aujourd’hui en acteurs conscients et responsables du débat public de demain.
L’Université de Lomé a officiellement lancé le projet CRISP-UL, une initiative ambitieuse visant à structurer une chaîne d’approvisionnement locale entre les agriculteurs togolais et les cantines scolaires. Présenté comme une réponse aux défis alimentaires et à l’inclusion socio-économique, ce projet s’inscrit dans une logique de résilience, d’inclusion sociale et de promotion des femmes rurales.
Porté en partenariat avec l’International Development Research Centre (IDRC) du Canada, CRISP-UL entend proposer un modèle de distribution alimentaire qui relie directement la production paysanne aux besoins de l’alimentation scolaire dans plusieurs régions du Togo.
Trois régions pilotes au cœur de l’expérimentation
Selon les promoteurs du projet, les autorités ont retenu les régions des Plateaux, de la Kara et des Savanes comme zones pilotes. Dans ces territoires, qui rassemblent une diversité de systèmes agricoles et socioculturels, les responsables ont sélectionné 180 écoles pour participer à l’expérimentation.
CRISP-UL prévoit notamment l’installation de sites de démonstration intégrant des pratiques agroécologiques, des jardins scolaires et de petites unités d’élevage. L’objectif consiste à allier recherche appliquée et mise en œuvre concrète, afin de développer des modèles de chaînes d’approvisionnement que l’État pourra répliquer à l’échelle nationale.
En filigrane, ce projet ambitionne de contribuer à un système alimentaire plus autonome, orienté vers la valorisation de la production locale, tout en réduisant la dépendance aux importations de denrées destinées aux programmes de restauration scolaire.
Les femmes rurales au centre du dispositif
L’un des volets les plus novateurs de CRISP-UL est son attention particulière aux femmes agricultrices. En zone rurale, ces dernières jouent un rôle déterminant dans la production maraîchère et vivrière, mais sont souvent confrontées à des obstacles d’accès aux marchés et aux ressources.
Selon les coordinateurs du projet, l’intégration des femmes à ce système d’approvisionnement doit permettre d’améliorer leurs débouchés commerciaux grâce à un accès plus direct aux marchés institutionnels que représentent les cantines scolaires. Il s’agit d’une démarche qui combine inclusion sociale et autonomisation économique, tout en renforçant la sécurité alimentaire locale.
D’un côté, les producteurs seront mieux intégrés dans les circuits de distribution structurés ; de l’autre, les cantines bénéficieront d’un approvisionnement plus régulier et plus nutritif. Ce double effet répond à la fois aux enjeux éducatifs, nutritionnels et économiques des communautés.
Une réponse innovante aux défis régionaux
Les cantines scolaires sont au Togo — comme dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest — des leviers à la fois pour l’éducation et pour l’économie rurale. À ce titre, elles jouent un rôle stratégique dans la lutte contre la malnutrition, l’abandon scolaire et la promotion du développement rural.
En structurant la demande alimentaire des écoles autour de produits locaux, le projet CRISP-UL s’inscrit dans une dynamique plus large, visant à créer des chaînes de valeur agricoles inclusives et durables, tout en améliorant la performance des programmes de restauration scolaire et l’accès des enfants à une alimentation de qualité.
Perspectives et défis à venir
Sur une durée prévue de 42 mois (jusqu’en septembre 2028), l’Université de Lomé et ses partenaires vont suivre, évaluer et ajuster les stratégies mises en œuvre dans les zones pilotes. L’un des objectifs principaux est de fournir des données probantes qui pourraient influencer les politiques publiques de sécurité alimentaire et d’éducation, notamment en matière de systèmes alimentaires territoriaux.
Les résultats attendus pourraient aussi préfigurer de nouvelles approches pour relier plus efficacement les agriculteurs locaux aux marchés institutionnels, avec des effets positifs potentiels sur l’emploi rural, la nutrition infantile et l’économie locale dans son ensemble.
Sous un ciel chargé de symboles plus que de nuages, la Faculté des Sciences de la Santé (FSS) a franchi, ce vendredi 20 février 2026, une étape majeure de son histoire. En effet, dans la salle du Conseil de l’université, responsables académiques, partenaires techniques et étudiants ont assisté à la cérémonie de pose de la première pierre du futur Complexe clinique odonto-stomatologique.
Au-delà du geste protocolaire, c’est une ambition nationale qui se dessine : former mieux, soigner mieux, et rapprocher l’université des besoins réels de la population.
Un partenariat stratégique avec Mercy Ships International
Le projet est réalisé en collaboration avec Mercy Ships International, organisation humanitaire reconnue pour ses navires-hôpitaux et ses actions de renforcement des capacités médicales en Afrique.
Ainsi pour les responsables universitaires, cette coopération dépasse la simple construction d’un bâtiment. Elle incarne une vision commune : faire de la formation en santé bucco-dentaire un pilier du système sanitaire togolais.
Représentant le président de l’université, le premier vice-président, Professeur Komlan Batawila, a souligné que ce partenariat s’inscrit dans une logique d’excellence académique et de service public. En ce sens, l’objectif est clair : offrir aux étudiants un environnement moderne, adapté aux exigences actuelles de la médecine.
Le futur complexe clinique sera dédié à trois missions essentielles : offrir une formation pratique aux étudiants en odontostomatologie, stimuler la recherche scientifique en santé bucco-dentaire et améliorer l’accès de la population aux soins spécialisés.
Aujourd’hui, l’insuffisance d’infrastructures limite la qualité de la formation clinique, obligeant les étudiants à travailler sur des plateaux techniques réduits. En fait, ce nouveau centre ambitionne de corriger cette contrainte en proposant un cadre moderne, conforme aux standards actuels.
Pour le professeur Aboudoulatif Diallo, premier vice-doyen de la FSS, cette infrastructure représente un levier stratégique : elle renforcera les compétences des futurs praticiens tout en augmentant la capacité d’accueil des patients nécessitant des soins spécialisés.
Au Togo, les pathologies bucco-dentaires restent fréquentes, parfois aggravées par un accès limité aux soins spécialisés, surtout en dehors des grands centres urbains.
En dotant la capitale universitaire d’un complexe clinique dédié, l’Université de Lomé contribue ainsi à réduire cet écart. L’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du système de santé.
Car former des médecins et chirurgiens-dentistes compétents ne suffit pas ; encore faut-il leur offrir des conditions d’apprentissage en phase avec les réalités du terrain.
Une université au cœur du développement national
La cérémonie a réuni des représentants de Mercy Ships, le maître d’ouvrage, des doyens, des directeurs de services centraux, des enseignants-chercheurs et des étudiants. Par ailleurs, cette mobilisation illustre la dimension collective du projet.
À travers ce chantier, l’Université de Lomé affirme son rôle moteur dans le développement du capital humain et dans l’amélioration du système de santé togolais. L’établissement ne se limite plus à transmettre des savoirs théoriques ; il entend désormais renforcer son impact concret sur la société.
Une pierre posée, une ambition lancée
La pose de la première pierre marque le début d’un chantier qui, à terme, pourrait transformer durablement la formation en odontostomatologie au Togo.
Dans un pays où la demande en soins spécialisés progresse, l’investissement dans les infrastructures universitaires apparaît comme un choix stratégique.
Reste désormais à concrétiser cette ambition dans les délais annoncés, afin que les étudiants et les patients puissent rapidement bénéficier de ce nouvel outil de formation et de soins.
À l’Université de Lomé, la science a désormais un nouveau lieu de mémoire. En effet, ce 18 février 2026, le département de géologie a inauguré la première salle de collection et d’exposition consacrée aux fossiles et aux roches du bassin sédimentaire côtier togolais.
Au-delà d’une simple ouverture d’espace, l’événement marque une étape dans la reconnaissance du patrimoine géologique national, longtemps resté dans l’ombre des laboratoires et des chantiers miniers.
Dans cette salle désormais ouverte, fossiles marins, roches sédimentaires et échantillons minéralogiques racontent près de deux milliards d’années d’histoire naturelle. Chaque pièce exposée constitue une trace tangible des transformations du territoire togolais : anciennes mers disparues, mouvements tectoniques, variations climatiques et formation des sols.
Pour les étudiants et les chercheurs, c’est un outil pédagogique de premier plan. Pour le grand public, c’est une occasion rare de comprendre, de manière concrète, comment s’est façonné le paysage du pays.
La professeure Yawoa Dzidzo Da Costa, à l’origine du projet, a décrit ce lieu comme « une forge de savoir », soulignant ainsi sa valeur pour les générations futures. L’ambition dépasse le cadre universitaire : il s’agit aussi de rendre la science accessible et visible.
Par ailleurs, la nouvelle structure poursuit plusieurs objectifs :
organiser et sécuriser les collections de fossiles et de roches ;
mettre en valeur ce patrimoine scientifique et culturel ;
encourager la coopération entre experts nationaux et internationaux ;
soutenir l’émergence d’un tourisme scientifique et culturel au Togo.
Ce projet bénéficie de l’appui de sociétés extractives opérant dans le pays, notamment SCANTOGO, WACEM et la SNPT. Leur contribution illustre une collaboration entre monde académique et secteur industriel autour de la conservation du patrimoine naturel.
Dans un contexte où l’exploitation des ressources minières occupe une place importante dans l’économie togolaise, la création d’un espace de conservation scientifique apparaît comme un signal fort : exploiter, certes, mais aussi comprendre et préserver.
L’inauguration a rassemblé plusieurs personnalités académiques et institutionnelles, dont le président de l’Université de Lomé, le professeur Kossivi Hounaké, ainsi que le président honoraire, le professeur Adama Mawulé Kpodar. Des représentants des ministères en charge de l’Enseignement supérieur et de l’Éducation nationale, ainsi que la secrétaire générale de l’UNESCO-Togo, ont également pris part à la cérémonie.
Cette mobilisation traduit une volonté d’inscrire la science et la préservation du patrimoine naturel dans la stratégie nationale de développement durable.
À travers cette initiative, le Togo affirme que son sous-sol ne constitue pas seulement une réserve de matières premières, mais aussi un héritage culturel et scientifique.
En offrant un lieu permanent d’exposition, l’Université de Lomé crée un pont entre recherche académique, éducation et sensibilisation citoyenne. Les élèves pourront y découvrir les origines géologiques de leur pays ; les chercheurs y approfondir leurs travaux ; les visiteurs étrangers y trouver un nouvel attrait culturel.
Dans un pays où la jeunesse représente une part importante de la population, investir dans la culture scientifique revient à préparer l’avenir. La salle d’exposition ne se limite pas à montrer des pierres anciennes : elle raconte une histoire, celle d’un territoire façonné par le temps, et d’une nation qui choisit de valoriser son patrimoine naturel.
Le ministère de l’Éducation nationale vient de lancer FOCEN, un portail numérique dédié à la mise à niveau permanente des professeurs. Entre flexibilité et certification, cette réforme veut briser l’isolement géographique des agents de l’État pour transformer l’école togolaise de l’intérieur.
Au Togo, la craie et le tableau noir ne suffisent plus. Pour répondre aux exigences de qualité du XXIe siècle, le gouvernement togolais a franchi une étape décisive dans sa mue digitale. En fin de semaine dernière, la capitale a accueilli le lancement officiel de FOCEN (Formation Continue des Enseignants), une plateforme conçue pour devenir le nouveau compagnon de route des pédagogues du pays.
Fruit d’une collaboration entre l’exécutif et l’UNICEF, cet outil est en effet le bras armé technologique du Plan sectoriel de l’éducation (PSE) 2020-2030.
Un pont entre Lomé et les zones reculées
Par ailleurs, l’originalité de FOCEN réside dans son modèle hybride. En combinant l’apprentissage à distance et les séminaires physiques, Lomé lève l’un des principaux freins à l’excellence académique : l’accès inégal à la formation. Désormais, un enseignant en poste à Dapaong ou dans les montagnes du Kpalimé dispose des mêmes ressources qu’un collègue de la capitale.
Le portail propose des modules interactifs, une bibliothèque numérique et, surtout, un système de suivi personnalisé.
« Nous offrons à chaque enseignant togolais la possibilité de se perfectionner et de faire certifier ses compétences, où qu’il se trouve », a martelé Akakpo-Numado Yawo Séna, secrétaire technique permanent du PSE.
Pourquoi FOCEN est-elle une application vitale ?
Au-delà de la modernité de façade, le lancement de cette application répond à trois impératifs critiques pour le Togo :
La remise à niveau en temps réel : les programmes scolaires évoluent. FOCEN permet de diffuser instantanément les nouvelles méthodes pédagogiques à l’ensemble du corps enseignant, évitant ainsi un décalage entre les directives nationales et la réalité des classes.
La valorisation de la carrière : en intégrant un système de certification, la plateforme transforme également la formation en un véritable levier de promotion sociale et administrative. L’effort de l’enseignant est mesurable et reconnu.
L’efficience budgétaire : organiser des séminaires physiques pour des milliers d’agents coûte cher en logistique et en temps. Le numérique permet en outre de massifier la formation à moindre coût tout en maintenant un haut niveau d’exigence.
Le PSE, boussole d’une ambition nationale
FOCEN s’insère dans la stratégie globale du Plan sectoriel de l’éducation. Véritable « bible » du ministère, le PSE définit non seulement la stratégie pédagogique, mais aussi les mécanismes de financement et la mobilisation des partenaires internationaux. En numérisant la formation, le Togo envoie un signal fort à ses bailleurs de fonds : celui d’un pays prêt à optimiser ses ressources pour une éducation plus inclusive et performante.
L’enjeu est désormais celui de la connectivité et de l’équipement des enseignants. Car si le logiciel est prêt, le succès de cette révolution dépendra de la capacité des maîtres à s’approprier ces nouveaux outils numériques au quotidien.
Le ministère de la Justice a lancé, le 11 février, une offensive pédagogique dans les établissements scolaires et universitaires. Objectif : vacciner la jeunesse contre le virus de la désinformation et transformer les réseaux sociaux en remparts de la démocratie.
Dans les travées du Collège Protestant de Lomé Tokoin (CPLT), l’heure n’était pas aux cours de mathématiques habituels, le mercredi 11 février dernier. Devant un parterre d’élèves attentifs, le gouvernement togolais a donné le coup d’envoi d’une tournée nationale cruciale. Le thème, aux allures de défi contemporain, ne laisse aucun doute sur l’urgence du moment : comment préserver l’édifice démocratique face aux dérives de l’intelligence artificielle (IA) et aux fake news ?
Pilotée par la Direction du Renforcement Démocratique, cette campagne ne sort pas du néant. Elle s’inscrit dans une stratégie de long terme impulsée par le chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, visant à faire des jeunes Togolais des citoyens « cyber-conscients ».
Pour Oubo M’bo, directeur du Renforcement Démocratique, l’enjeu dépasse la simple maîtrise technique. Il s’agit d’une éducation à la responsabilité. « L’initiative vise à outiller la jeunesse pour une utilisation du numérique au service de la culture démocratique », a-t-il souligné au nom du ministre de tutelle. L’ambition est claire : transformer 1 200 futurs leaders en barrières infranchissables contre les manipulations de l’opinion.
L’intervention de l’expert Aglisso Mori a mis en lumière la face obscure de la technologie. Loin d’être de simples erreurs de jugement, la désinformation est ici présentée comme une arme de déstabilisation massive. Selon le spécialiste, les risques sont multiples pour le pays :
Effritement de l’autorité : perte de confiance envers les institutions républicaines.
Pollution du débat : manipulation des consciences et atteinte à la liberté d’expression.
Menace régalienne : périls directs pour la sécurité nationale.
Pour le directeur du CPLT, Kokou Zounon, cet éveil des consciences est vital. Dans un monde où les algorithmes peuvent fabriquer de fausses réalités en quelques secondes, le discernement devient la première compétence civique.
La sensibilisation ne s’arrête pas aux portes du collège Tokoin. Le ministère de la Justice entend maintenir la pression pédagogique tout au long du mois de février. Le calendrier est déjà bouclé :
19 février : cap sur l’École Supérieure d’Administration et de Gestion (ESAG-NDE).
23 février : rencontre avec les étudiants de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO).
À travers des débats mouvants et des sessions de jeux-quiz, le gouvernement togolais espère ancrer durablement ces réflexes de vérification. Une manière de rappeler qu’à l’ère de l’intelligence artificielle, l’intelligence humaine et le civisme restent les meilleures garanties de la stabilité nationale.
Reçu ce 13 février par le nouveau ministre délégué à l’Enseignement supérieur, le front syndical des universités publiques joue la carte de la concertation. Derrière les vœux de protocole se dessine l’agenda d’une modernisation des campus de Lomé et Kara sous haute surveillance sociale.
L’ambiance se voulait apaisée, ce vendredi 13 février 2026, dans la salle de conférence du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Pour sa première grande rencontre avec les partenaires sociaux, le Professeur Gado Tchangbedji, ministre délégué, a choisi d’écouter. Face à lui, une délégation de responsables syndicaux représentant aussi bien le corps enseignant que le personnel administratif et technique (PAT) des universités publiques du Togo.
Tchangbedji et les syndicats : un pacte de stabilité pour les campus
Officiellement, cette audience marquait une prise de contact protocolaire pour saluer la nomination du ministre et formuler les vœux pour l’année nouvelle. Mais dans le style feutré de l’administration togolaise, l’enjeu était ailleurs : réaffirmer la solidité du dialogue social.
Entouré de sa directrice de cabinet, Mme Ama Dzifa Gameti, le Professeur Tchangbedji a d’emblée posé le cadre de son action. Pour l’exécutif, le dialogue social n’est pas une simple formalité, mais un « levier de performance » indispensable à la stabilité des institutions universitaires. En clair, Lomé veut éviter toute zone de turbulences sur les campus pour mener à bien ses réformes de fond.
Le ministre a profité de ce face-à-face pour rappeler les priorités du gouvernement, placées sous l’impulsion du chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé. La modernisation de l’enseignement supérieur togolais passe par une mue structurelle dont les campus de Lomé et de Kara sont les premiers bénéficiaires. Des investissements massifs sont engagés pour doter les universités de bâtiments modernes, tandis que l’objectif affiché reste l’amélioration des standards d’apprentissage afin de s’aligner sur les exigences internationales. Le ministère mise également sur une approche participative, impliquant directement les acteurs de terrain dans le processus de décision.
De leur côté, les responsables syndicaux ont affiché une volonté de « développement harmonieux », s’engageant à accompagner le ministère dans ses chantiers. Cette lune de miel apparente témoigne d’une volonté commune de renforcer la gouvernance des universités publiques, alors que les attentes des étudiants et du personnel en matière de conditions de travail restent fortes.
En somme, si le climat de cette rencontre a été qualifié d’écoute mutuelle, le plus dur reste à faire pour le Professeur Tchangbedji : transformer ces intentions de collaboration en résultats tangibles sur le terrain, tout en maintenant cet équilibre fragile entre rigueur budgétaire et revendications sociales.
Soucieux d’améliorer la qualité des services offerts aux étudiants et de renforcer l’efficacité de son administration, l’Université de Kara a lancé, le 11 février 2026, une vaste opération de contrôle physique de son personnel. Déployée dans les différentes directions et services, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de transparence et de rationalisation, marquant une étape décisive dans la modernisation de la gouvernance universitaire.
L’opération concerne aussi bien le personnel administratif et technique que les enseignants-chercheurs. Elle vise aussi à établir un état précis des effectifs en activité, dans un contexte où la fiabilité des données constitue un enjeu central pour la gouvernance universitaire.
Au cœur de cette démarche : la constitution d’une base d’informations actualisée et rigoureuse. Ainsi, les équipes déployées procèdent à la vérification de la présence effective des agents à leurs postes, tout en actualisant les éléments relatifs à leur situation administrative.
Chaque agent est ainsi invité à confirmer ses données personnelles et professionnelles, notamment son identité civile, son grade, sa catégorie statutaire, sa fonction ainsi que son service d’affectation. Cette procédure vise à réduire les écarts éventuels entre les fichiers administratifs et la réalité du terrain.
Une modernisation de la gestion des ressources humaines
Placée sous la coordination de la Direction des ressources humaines, dirigée par le Dr Panaewazibiou Dadja-Tiou, cette tournée s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des outils de pilotage administratif.
Dans un environnement universitaire en pleine mutation, la maîtrise des effectifs et la qualité des données internes apparaissent comme des leviers essentiels pour optimiser l’allocation des ressources et renforcer la transparence institutionnelle.
Au-delà de l’aspect strictement administratif, cette initiative témoigne d’une volonté d’améliorer la gouvernance et d’adapter les pratiques de gestion aux exigences contemporaines.
Un enjeu stratégique pour l’institution
Alors que les universités publiques font face à des défis croissants en matière de performance et de crédibilité, l’Université de Kara entend consolider ses mécanismes internes. Cette opération de contrôle physique s’inscrit ainsi dans une logique de rigueur et de responsabilisation, avec pour ambition d’assurer une gestion plus efficiente de son capital humain.
À Kara, la deuxième institution universitaire du pays ne se contente pas de recruter. Elle façonne. Depuis ce lundi 9 janvier 2026, une session de formation intensive réunit les nouvelles recrues du personnel administratif et technique. L’objectif : transformer la diversité des profils en un moteur de performance collective.
Dans les couloirs de l’Université de Kara, l’effervescence des nouveaux visages s’accompagne d’une volonté de rigueur. En effet, pour intégrer efficacement sa nouvelle vague de personnel administratif, technique et de service (PATS), l’institution a lancé un séminaire de renforcement des capacités de quarante-huit heures.
Bien plus qu’une simple formalité d’accueil, cette séance se veut un véritable rite d’immersion dans les arcanes de la vie professionnelle universitaire.
Ainsi, du 9 au 10 janvier, les nouvelles recrues participent à une séance de renforcement des capacités conçue avec l’objectif de promouvoir des comportements et des attitudes favorisant un environnement de travail sain, serein et productif.
La formation aborde des thématiques variées, allant de la collaboration interpersonnelle à la gestion constructive des divergences, afin de transformer les différences individuelles en atouts pour la performance collective.
C’est le Vice-président de l’Université, le Professeur Boussanlègue Tchable, qui a ouvert les travaux au nom de la présidence. Dans un discours aux accents pédagogiques, il a tracé la feuille de route comportementale attendue au sein de ce temple du savoir.
Le Professeur Tchable a notamment insisté sur un concept clé : l’acceptation mutuelle. ainsi Pour l’administration de l’UK, la performance ne dépend pas seulement des compétences techniques, mais surtout de la qualité du climat social. Le vice-président a ainsi exhorté les recrues à :
Transformer les divergences individuelles en leviers de croissance.
Sanctuariser l’espace de travail contre les tensions et les conflits stériles.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des institutions d’enseignement supérieur au Togo. En outre, en investissant dans la formation initiale de ses agents, l’Université de Kara s’assure que chaque rouage de l’administration – de la gestion des étudiants aux services techniques – fonctionne en harmonie avec la vision globale de l’excellence académique.
À l’issue de ces deux jours, ces nouveaux agents seront également capables de passer de la « culture du moi » à la « culture de l’institution ». Un défi de taille pour une université en pleine expansion.
En somme, avec cette formation, l’Université de Kara entend préparer ses nouvelles recrues à relever les défis du milieu académique, en faisant de la diversité des profils une source d’innovation et d’efficacité. En plus, le programme illustre la volonté de l’institution de mettre en place une culture professionnelle solide, fondée sur la collaboration, le respect et le professionnalisme.
C’est une étape charnière pour la recherche scientifique dans le nord du Togo. L’Université de Kara a officiellement lancé sa rentrée doctorale le vendredi 6 février 2026. Entre solennité et défis académiques, cette nouvelle promotion est appelée à concilier rigueur méthodologique et gestion du temps, dans un contexte de modernisation accélérée de l’institution.
L’Agora « 21 janvier 2004 » de l’Université de Kara a fait le plein vendredi. En effet, dans une atmosphère empreinte de gravité, les nouveaux doctorants ont officiellement intégré le monde de la recherche de haut niveau. Cette cérémonie, présidée par le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur, le Professeur Gado Tchangbedji, marque le début d’un marathon intellectuel pour ces étudiants venus de divers horizons.
Par ailleurs, le thème retenu cette année ne doit rien au hasard : « Doctorat et gestion du temps ». Pour la présidente de l’université, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou, le message est clair : la recherche de qualité ne peut s’affranchir d’une discipline de fer. Ainsi, elle a exhorté les candidats, anciens comme nouveaux, à la « ténacité » et au « travail de fond », saluant au passage la « métamorphose » de son institution grâce au soutien gouvernemental.
Le ministre Tchangbedji a, pour sa part, rappelé les exigences du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). Aux enseignants-chercheurs, il a également demandé un encadrement plus rigoureux ; aux doctorants, il a prôné « l’humilité et le dévouement ».
L’IA et l’éthique au cœur des débats
Au-delà des discours protocolaires, cette rentrée a été rythmée par des échanges techniques. Deux enjeux majeurs ont dominé les communications : l’intelligence artificielle, désormais incontournable dans la recherche mais qui impose de nouveaux garde-fous, et l’exigence de l’originalité, abordée à travers un panel consacré au triptyque “originalité, pertinence et authenticité”, piliers indispensables pour éviter les écueils du plagiat et produire une science utile à la société.
Pour les nouveaux inscrits, cette journée n’était pas qu’une simple cérémonie. C’était une immersion dans les procédures administratives et scientifiques de l’école doctorale. Ils entament désormais un parcours semé d’embûches, mais essentiel pour le rayonnement scientifique du Togo.
La présence remarquée du gouverneur de la région, le général Komlan Adjitowou, et du préfet de la Kozah souligne l’importance stratégique que revêt l’Université de Kara pour le développement régional et national.
En somme, en refermant cette cérémonie, l’Université de Kara ne lance pas seulement une nouvelle année académique ; elle réaffirme son ambition de devenir un pôle d’excellence au cœur de la sous-région. Pour ces doctorants, le sablier est désormais retourné : ils ont maintenant quelques années pour transformer leurs hypothèses en solutions concrètes pour le développement du continent. Rendez-vous dans trois ans pour assister aux premières soutenances.
Au Togo, l’enseignement supérieur agricole franchit une nouvelle étape vers la modernisation. En effet, ce mardi 3 février 2026, l’auditorium de l’Université de Lomé a accueilli la cérémonie d’ouverture de la conférence nationale du projet CHAIN. Une initiative qui met sur la coopération internationale pour transformer durablement le secteur agricole togolais.
C’est une mobilisation de haut niveau qui a marqué le lancement de ces travaux à Lomé. Autour de la table, les deux grandes institutions universitaires du pays étaient représentés : le Professeur Komlan Batawila, premier vice-président de l’Université de Lomé (UL), et Monsieur Egbaou Assote, secrétaire général de l’Université de Kara. Aux côtés du Dr Ama Gameti, directrice de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur, des enseignants-chercheurs et des étudiants ont affiché leur volonté de repenser les modèles de formation.
Un pont entre l’Afrique et l’Europe pour l’innovation
Le projet au centre des discussions porte un nom ambitieux : CHAIN (Coopération pour des nids d’innovation agricole holistique en Afrique subsaharienne). Coordonné par le Professeur Agnassin Banito, ce programme vise aussi à briser l’isolement académique en créant des nids d’innovation agricole.
Le concept repose sur une synergie entre les universités européennes et africaines, tout en intégrant directement les acteurs du terrain. Depuis son lancement au Togo en 2023, CHAIN s’efforce de connecter la recherche universitaire aux besoins concrets du secteur agricole, pilier de l’économie nationale.
Vers une spécialisation dans la transformation des produits
Par ailleurs, l’un des acquis majeurs du projet, mis en œuvre par les universités de Lomé et de Kara, est le renforcement des capacités techniques. Mais la conférence de ce mardi a surtout mis en lumière une avancée concrète : le soutien à la création d’un Master spécialisé en Conservation et Transformation des produits agricoles.
L’enjeu est de taille pour le pays. En effet, en formant des experts capables de valoriser les produits locaux sur place, le Togo entend réduire les pertes après récolte et promouvoir un développement durable. Cette modernisation de l’enseignement agricole s’inscrit ainsi comme une réponse directe aux défis de la souveraineté alimentaire et de l’industrialisation rurale.
Le temple du savoir togolais a lancé, lundi 2 février, un vaste cycle de séminaire . Entre gestion du stress et communication non violente, l’objectif est de moderniser l’administration universitaire pour faire face aux nouveaux enjeux du secteur.
C’est dans l’acoustique solennelle de l’auditorium de l’Université de Lomé (UL) que s’est ouverte, ce lundi, une initiative d’envergure pour la première institution d’enseignement supérieur du Togo. En effet, sous l’égide de la Direction des ressources humaines et avec le concours du Fonds national d’apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnel (FNAFPP), l’université entame un séminaire de formation de quinze jours destiné à ses cadres et agents.
Derrière l’aspect protocolaire de la cérémonie d’ouverture, présidée par le secrétaire général de l’UL — représentant du président de l’institution —, se dessine aussi une volonté de réforme structurelle. Dans un contexte de massification des effectifs étudiants et de pression croissante sur les infrastructures, l’administration universitaire cherche à muter.
Le programme, qui s’étirera jusqu’au 17 février dans l’enceinte du bloc pédagogique 2, retarde les questions purement académiques pour se concentrer sur les « soft skills » (compétences douces). Management des ressources humaines, leadership, mais aussi — plus significatif encore — gestion du stress et sécurité au travail.
« L’objectif est de favoriser un environnement de travail sain et productif », souligne l’administration. En intégrant des modules sur la communication non violente et la négociation collective, l’Université de Lomé semble vouloir anticiper les tensions sociales inhérentes aux grands campus ouest-africains. Il s’agit aussi de substituer à l’autorité verticale un « leadership apaisé », plus apte à gérer les conflits internes.
Cette séance, rythmée par des mises en situation et des études de cas, dépasse le cadre d’une simple remise à niveau technique. Elle illustre également une tendance de fond dans la haute administration togolaise : la professionnalisation des ressources humaines pour garantir une continuité du service public.
En investissant dans la santé mentale et le bien-être de ses agents, l’UL fait le pari que l’efficacité pédagogique de ses facultés dépend, en amont, de la solidité et de la cohésion de son appareil administratif. Ainsi, les résultats de cette immersion managériale seront scrutés de près lors de la clôture des travaux, prévue le 17 février, date à laquelle l’institution espère avoir jeté les bases d’une gouvernance plus horizontale et résiliente.
Pour l’Université de Lomé, ce séminaire constitue une étape importante dans la consolidation de la cohésion interne et le renforcement de l’efficacité du personnel, dans un contexte marqué par des exigences croissantes en matière de performance et de gouvernance universitaire.