Assoli 1 : Bafilo forme sa jeunesse au leadership et Ă  la gouvernance locale

Bafilo, 27 juillet 2026 – Dans la commune d’Assoli 1, le dĂ©veloppement local passe dĂ©sormais par l’implication des jeunes. Pendant deux jours, une quarantaine de participants ont pris part Ă  une session de renforcement des capacitĂ©s destinĂ©e Ă  faire Ă©merger une nouvelle gĂ©nĂ©ration de leaders communautaires, capables de contribuer activement Ă  la gouvernance locale et Ă  la vie citoyenne.

𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1
© 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1

Un projet soutenu par le Centre Africa Obota et l’Ambassade des États-Unis 

OrganisĂ©e les 22 et 23 juillet 2026 dans la salle de rĂ©union de la mairie de Bafilo, cette formation s’inscrit dans le cadre du projet « Promotion de l’engagement communautaire des jeunes pour renforcer l’État de droit au Togo », conduit par le Centre Africa Obota (CAO-Togo) avec l’appui financier et technique de l’Ambassade des États-Unis d’AmĂ©rique au Togo.

L’initiative cible les jeunes de 18 Ă  35 ans et ambitionne de leur donner les outils nĂ©cessaires pour exercer un leadership responsable, participer aux dĂ©cisions locales et s’impliquer davantage dans les actions de dĂ©veloppement de leurs communautĂ©s.

ReprĂ©sentant le maire d’Assoli 1 Ă  la cĂ©rĂ©monie d’ouverture, l’adjoint au maire, Ouro-Bossi Abdoulaye, a saluĂ© une action qu’il considĂšre comme un investissement dans l’avenir de la commune. Selon lui, une jeunesse mieux formĂ©e constitue un partenaire incontournable des collectivitĂ©s territoriales pour relever les dĂ©fis liĂ©s Ă  la citoyennetĂ©, Ă  la cohĂ©sion sociale et au dĂ©veloppement.

𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1
© 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1

Leadership et communication : des outils pour agir au sein de la commune 

Au cours de cette deuxiĂšme session de formation, les participants ont abordĂ© plusieurs thĂ©matiques relatives au leadership, Ă  la dĂ©finition d’une vision personnelle, Ă  la planification d’initiatives communautaires ainsi qu’aux techniques de communication participative. Les Ă©changes ont alternĂ© exposĂ©s, travaux de groupe, Ă©tudes de cas et exercices pratiques afin de favoriser une appropriation concrĂšte des connaissances.

Les travaux ont Ă©galement permis aux jeunes d’identifier les principales prĂ©occupations de leur commune et de rĂ©flĂ©chir Ă  des solutions rĂ©alisables en collaboration avec les autoritĂ©s locales. Cette approche participative visait Ă  renforcer leur capacitĂ© Ă  transformer les besoins exprimĂ©s par les populations en projets de dĂ©veloppement.

𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1
© 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐄 𝐀𝐒𝐒𝐎𝐋𝐈 1

De la thĂ©orie Ă  l’action : une activitĂ© citoyenne au centre de tissage de Bafilo 

La formation ne s’est pas limitĂ©e aux Ă©changes en salle. Dans une dĂ©marche alliant apprentissage et engagement citoyen, les participants ont consacrĂ© une partie de la deuxiĂšme journĂ©e Ă  une activitĂ© communautaire au centre de tissage de pagnes traditionnels de Bafilo. Munis d’outils d’entretien, ils ont procĂ©dĂ© au dĂ©sherbage, au sarclage et au nettoyage du site, mettant ainsi en pratique les principes de responsabilitĂ© collective et de volontariat dĂ©veloppĂ©s durant l’atelier.

À travers cette initiative, le Centre Africa Obota entend encourager une jeunesse capable de dĂ©passer le simple rĂŽle de bĂ©nĂ©ficiaire des politiques publiques pour devenir une vĂ©ritable force de proposition et d’action. En misant sur le leadership communautaire, le projet ambitionne de consolider la participation citoyenne, de promouvoir la paix et de renforcer les liens entre les jeunes et les autoritĂ©s locales, dans une perspective de dĂ©veloppement durable des collectivitĂ©s togolaises.

 

Université de Kara : deux nouvelles alliances stratégiques avec avec HAPLUCIA et AOCTA

En s’associant Ă  la HAPLUCIA et Ă  l’Association ouest-africaine du commerce transfrontalier, l’UniversitĂ© de Kara franchit une nouvelle Ă©tape dans son dĂ©veloppement. L’établissement entend dĂ©sormais rapprocher davantage la formation acadĂ©mique des rĂ©alitĂ©s du terrain en prĂ©parant des diplĂŽmĂ©s capables de relever les dĂ©fis de la bonne gouvernance, de l’innovation et de l’intĂ©gration Ă©conomique rĂ©gionale.

L’UniversitĂ© de Kara accĂ©lĂšre sa transformation. En l’espace d’une journĂ©e, l’institution a posĂ© deux jalons majeurs dans sa stratĂ©gie de modernisation en concluant des partenariats qui dĂ©passent le simple cadre acadĂ©mique. L’un vise Ă  faire de l’intĂ©gritĂ© un pilier de la formation universitaire, tandis que l’autre ouvre de nouvelles perspectives dans la recherche appliquĂ©e et le dĂ©veloppement du secteur agroalimentaire.

SignĂ©s ce mercredi 22 juillet 2026 sur le campus Nord, ces accords traduisent une volontĂ© affirmĂ©e de rapprocher davantage l’universitĂ© des enjeux auxquels le Togo et l’Afrique de l’Ouest sont confrontĂ©s.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo

Former des diplÎmés qui conjuguent compétence et intégrité

Premier acte de cette nouvelle dynamique : la signature d’un accord-cadre entre l’UniversitĂ© de Kara et la Haute AutoritĂ© de PrĂ©vention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions AssimilĂ©es (HAPLUCIA). Un mois seulement aprĂšs la crĂ©ation d’un comitĂ© de rĂ©flexion chargĂ© d’intĂ©grer la lutte contre la corruption dans les programmes de formation, l’universitĂ© franchit une nouvelle Ă©tape en institutionnalisant cette collaboration.

ParaphĂ© par la prĂ©sidente de l’UniversitĂ© de Kara, Pr PrĂ©nam Houzou-Mouzou, et le prĂ©sident de la HAPLUCIA, Kimeabalou Aba, cet accord, conclu pour une durĂ©e de quatre ans renouvelable, prĂ©voit une coopĂ©ration dans plusieurs domaines, notamment la recherche scientifique, les Ă©changes de donnĂ©es, la sensibilisation et la promotion de la culture de l’intĂ©gritĂ© au sein de la communautĂ© universitaire.

À travers cette initiative, l’établissement entend prĂ©parer des cadres capables d’exercer leurs responsabilitĂ©s dans le respect des principes de bonne gouvernance et de transparence.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo

L’agroalimentaire devient un nouveau laboratoire d’innovation

Le second partenariat ouvre un autre chantier tout aussi stratĂ©gique. L’UniversitĂ© de Kara a signĂ© une convention avec l’Association Ouest-africaine du Commerce Transfrontalier des produits alimentaires agro-sylvo-pastoraux et halieutiques (AOCTA). Conclu pour une pĂ©riode de trois ans renouvelable, cet accord vise Ă  renforcer la coopĂ©ration entre le monde universitaire et les acteurs Ă©conomiques intervenant dans les chaĂźnes de valeur agricoles et alimentaires.

Au-delĂ  de la recherche, les deux institutions ambitionnent de dĂ©velopper des projets innovants, de favoriser le transfert de connaissances et d’encourager des solutions adaptĂ©es aux rĂ©alitĂ©s du commerce rĂ©gional des produits agricoles. Cette collaboration devrait Ă©galement contribuer Ă  rapprocher les travaux scientifiques des besoins concrets des producteurs, des transformateurs et des opĂ©rateurs Ă©conomiques.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo

Une universitĂ© qui s’ouvre davantage sur son environnement

Ces deux accords illustrent une Ă©volution du rĂŽle de l’UniversitĂ© de Kara. L’établissement ne souhaite plus ĂȘtre uniquement un lieu de transmission des connaissances. Il entend devenir un acteur du dĂ©veloppement en crĂ©ant des passerelles permanentes entre la recherche, les institutions publiques et le secteur privĂ©.

Cette approche favorise une meilleure adĂ©quation entre les formations proposĂ©es et les compĂ©tences recherchĂ©es sur le marchĂ© du travail, tout en renforçant la contribution de l’universitĂ© aux politiques publiques et au dĂ©veloppement Ă©conomique.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo

Des retombées concrÚtes pour les étudiants

Par ailleurs, ces partenariats pourraient transformer le parcours des Ă©tudiants de l’UniversitĂ© de Kara.

GrĂące Ă  la collaboration avec la HAPLUCIA, ils auront davantage accĂšs Ă  des formations spĂ©cialisĂ©es, Ă  des confĂ©rences, Ă  des projets de recherche et Ă  des activitĂ©s de sensibilisation qui renforceront leur culture de l’éthique et de la gouvernance. Des compĂ©tences de plus en plus recherchĂ©es dans les administrations publiques, les organisations internationales et les entreprises.

L’accord avec l’AOCTA ouvre, quant Ă  lui, des perspectives encore plus concrĂštes. Les Ă©tudiants pourront bĂ©nĂ©ficier de collaborations avec les professionnels du secteur agroalimentaire, participer Ă  des projets de recherche appliquĂ©e, multiplier les stages et dĂ©velopper des innovations rĂ©pondant aux besoins des filiĂšres agricoles et du commerce transfrontalier.

En rapprochant l’universitĂ© du monde professionnel et des institutions publiques, ces deux partenariats renforcent ainsi l’employabilitĂ© des futurs diplĂŽmĂ©s, stimulent leur capacitĂ© d’innovation et leur offrent un environnement propice Ă  l’acquisition d’une expĂ©rience pratique avant mĂȘme leur entrĂ©e sur le marchĂ© du travail. L’UniversitĂ© de Kara affirme ainsi son ambition de former des diplĂŽmĂ©s compĂ©tents, responsables et mieux prĂ©parĂ©s Ă  relever les dĂ©fis du dĂ©veloppement du Togo et de l’Afrique de l’Ouest.

Mohou, une vie dédiée à la physique et à la transmission

DerriĂšre chaque laboratoire performant se cache souvent un chercheur qui a consacrĂ© sa vie Ă  former d’autres chercheurs. À l’UniversitĂ© de LomĂ©, cette conviction a pris tout son sens avec l’hommage rendu au professeur Mohou, figure majeure de la physique des matĂ©riaux au Togo. Plus qu’une cĂ©rĂ©monie de dĂ©part Ă  la retraite, l’évĂ©nement a mis en lumiĂšre le rĂŽle stratĂ©gique de la recherche scientifique dans la souverainetĂ© technologique et Ă©nergĂ©tique de l’Afrique.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Un héritage scientifique qui dépasse les amphithéùtres

Pendant trois jours, du 15 au 17 juillet 2026, l’Auditorium de l’UniversitĂ© de LomĂ© est devenu le point de rencontre de chercheurs venus de plusieurs pays. Officiellement organisĂ© autour d’un colloque international et d’un hommage au professeur Mohou, l’évĂ©nement a surtout offert une rĂ©flexion sur la place de la science africaine face aux grands dĂ©fis du XXIᔉ siĂšcle.

SpĂ©cialiste reconnu des semi-conducteurs et de l’optoĂ©lectronique, le professeur Mohou laisse derriĂšre lui 35 annĂ©es consacrĂ©es Ă  la recherche, Ă  la formation universitaire et au dĂ©veloppement du Laboratoire de Physique des MatĂ©riaux et des Composants Ă  Semi-conducteurs (LPMCS).

Ses travaux ont notamment portĂ© sur les matĂ©riaux utilisĂ©s dans les cellules solaires et les dispositifs optoĂ©lectroniques, des domaines aujourd’hui au cƓur des innovations liĂ©es aux Ă©nergies renouvelables.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Former des chercheurs, une contribution aussi importante que publier

Au fil des interventions, un mĂȘme message est revenu avec insistance : la vĂ©ritable mesure d’un scientifique ne rĂ©side pas uniquement dans ses publications, mais dans les femmes et les hommes qu’il a formĂ©s. En ouvrant la cĂ©rĂ©monie au nom du prĂ©sident de l’UniversitĂ© de LomĂ©, le professeur Edinam Kola a rappelĂ© qu’une universitĂ© ne se construit pas seulement avec des bĂątiments ou des Ă©quipements de pointe. Elle repose avant tout sur l’engagement de chercheurs capables de transmettre leur savoir et de bĂątir des Ă©quipes scientifiques durables.

Le professeur Eklu-Gadegbeku, doyen de la Faculté des Sciences, a décrit le professeur Mohou comme un bùtisseur ayant profondément marqué le département de physique et contribué à structurer le LPMCS.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Quand la recherche africaine dialogue avec le monde

L’hommage s’est prolongĂ© par un colloque scientifique international rĂ©unissant, en prĂ©sentiel et Ă  distance, des enseignants-chercheurs issus de plusieurs pays. Les Ă©changes ont portĂ© sur les avancĂ©es en physique des matĂ©riaux, un domaine dont les applications concernent aussi bien les technologies Ă©lectroniques que les systĂšmes photovoltaĂŻques ou encore les composants utilisĂ©s dans les Ă©quipements de nouvelle gĂ©nĂ©ration. En accueillant cette rencontre scientifique, l’UniversitĂ© de LomĂ© confirme son ambition de renforcer sa visibilitĂ© dans les rĂ©seaux internationaux de recherche.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Professeur Mohou : une carriÚre dédiée aux générations formées 

TrĂšs applaudi, le professeur Mohou a choisi de parler moins de ses travaux que des personnes rencontrĂ©es tout au long de son parcours. Revenant sur ses trente-cinq annĂ©es de carriĂšre, il a estimĂ© qu’une vie universitaire se mesure avant tout Ă  l’impact laissĂ© sur les gĂ©nĂ©rations formĂ©es. Pour lui, la retraite ne constitue pas une fin, mais une simple Ă©tape administrative, sa passion pour la recherche demeurant intacte.

Cette vision a trouvĂ© un Ă©cho particulier dans les tĂ©moignages de ses anciens Ă©tudiants, collĂšgues et proches, qui ont saluĂ© autant le scientifique que l’homme, reconnu pour sa rigueur, sa discrĂ©tion et son sens de la transmission.

Un signal fort pour l’avenir de la recherche togolaise

 L’évĂ©nement traduit une volontĂ© plus large : faire de la recherche scientifique un levier de dĂ©veloppement national. À travers le Laboratoire de Physique des MatĂ©riaux et des Composants Ă  Semi-conducteurs, l’UniversitĂ© de LomĂ© entend poursuivre les travaux dans des secteurs stratĂ©giques comme les matĂ©riaux avancĂ©s, les technologies des semi-conducteurs et les solutions Ă©nergĂ©tiques de demain.

À l’heure oĂč les pays africains cherchent Ă  renforcer leurs capacitĂ©s en innovation et en transition Ă©nergĂ©tique, la carriĂšre du professeur Mohou rappelle qu’investir dans les chercheurs est aussi dĂ©terminant qu’investir dans les infrastructures. Les dĂ©couvertes de demain commencent souvent par la transmission du savoir aujourd’hui.

Togo : Les chaires UNESCO mobilisées pour le développement

Comment rapprocher davantage la recherche universitaire des diffĂ©rents besoins du pays ? C’est autour de cette question que les responsables des chaires UNESCO des universitĂ©s publiques togolaises se sont retrouvĂ©s, le 9 juillet 2026, Ă  LomĂ©. À l’initiative du ministĂšre de l’Enseignement supĂ©rieur et de la Recherche scientifique, cette concertation a permis de dresser un Ă©tat des lieux des activitĂ©s menĂ©es et de dĂ©finir une nouvelle feuille de route pour renforcer l’impact de la recherche sur le dĂ©veloppement national.

MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur
© MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur

Une mĂȘme table pour repenser la coopĂ©ration universitaire

Les principaux acteurs des chaires UNESCO du Togo ont engagĂ© une rĂ©flexion commune sur l’avenir de la recherche scientifique. PrĂ©sidĂ©e par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© de l’Enseignement supĂ©rieur et de la Recherche scientifique, Prof. Gado TCHANGBEDJI, la rencontre a rĂ©uni la Commission nationale togolaise pour l’UNESCO ainsi que les responsables des diffĂ©rentes chaires implantĂ©es dans les universitĂ©s publiques.

Étaient notamment reprĂ©sentĂ©es la Chaire UNESCO Énergies renouvelables de l’UniversitĂ© de LomĂ©, la Chaire UNESCO Femmes, Sciences et Gestion raisonnĂ©e de l’eau en Afrique de l’Ouest de l’UniversitĂ© de LomĂ©, ainsi que la Chaire UNESCO TIC et dĂ©veloppement de l’enseignement supĂ©rieur en Afrique de l’Ouest de l’UniversitĂ© de Kara.

Faire de la recherche un levier de développement

Au cours des échanges, les participants ont passé en revue les missions confiées à ces chaires, les projets déjà réalisés, les difficultés rencontrées sur le terrain ainsi que leur contribution aux politiques publiques.

L’objectif affichĂ© est clair : renforcer le rĂŽle de ces structures universitaires afin qu’elles participent davantage aux rĂ©ponses apportĂ©es aux grands dĂ©fis du pays, qu’il s’agisse de la transition Ă©nergĂ©tique, de la gestion durable des ressources en eau, de l’égalitĂ© des genres ou encore de la transformation numĂ©rique de l’enseignement supĂ©rieur.

MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur
© MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur

Vers une meilleure coordination des chaires UNESCO

Les discussions ont dĂ©bouchĂ© sur plusieurs recommandations destinĂ©es Ă  amĂ©liorer le fonctionnement du rĂ©seau. Les participants ont notamment proposĂ© la crĂ©ation d’une plateforme commune entre la Commission nationale togolaise pour l’UNESCO et les diffĂ©rentes chaires. Cet outil devrait faciliter le partage d’expĂ©riences, la coordination des activitĂ©s et la mise en Ɠuvre de projets conjoints.

Ils ont également recommandé l’amĂ©lioration de la collaboration entre les institutions universitaires, ainsi que l’engagement de nouveaux alliĂ©s techniques et financiers en mesure de soutenir les projets de recherche.

Le gouvernement appelle à une recherche tournée vers les réalités nationales

En clĂŽturant les travaux, le Professeur Gado TCHANGBEDJI a invitĂ© les responsables des chaires Ă  inscrire leurs programmes dans une dynamique rĂ©pondant aux prioritĂ©s de dĂ©veloppement du Togo. Pour le ministre dĂ©lĂ©guĂ©, la recherche scientifique doit produire des rĂ©sultats concrets, capables d’accompagner les politiques publiques et de contribuer Ă  la transformation Ă©conomique et sociale du pays.

Il a Ă©galement exprimĂ© le souhait que cette concertation ouvre une nouvelle Ă©tape dans le renforcement de l’enseignement supĂ©rieur togolais, en favorisant davantage de synergies entre les chercheurs, les universitĂ©s et les institutions nationales.

MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur
© MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur

Un réseau appelé à gagner en influence

Cette rencontre traduit Ă©galement la volontĂ© des autoritĂ©s de mieux valoriser les compĂ©tences scientifiques prĂ©sentes dans les universitĂ©s publiques. En renforçant les liens entre les chaires UNESCO, en dĂ©veloppant des partenariats et en orientant davantage les travaux de recherche vers les besoins du pays, le Togo entend consolider son Ă©cosystĂšme scientifique et accroĂźtre la contribution de l’enseignement supĂ©rieur au dĂ©veloppement durable.

Cette concertation pourrait ainsi marquer le point de dĂ©part d’une coopĂ©ration plus structurĂ©e entre les acteurs universitaires, avec l’ambition de faire de la recherche un vĂ©ritable moteur d’innovation et de croissance.

MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur
© MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur

Danyi 2 : succĂšs pour l’OpĂ©ration Vacances Utiles 2026

Oubliez les matinĂ©es d’oisivetĂ© et la monotonie des grandes vacances. À Danyi 2, la jeunesse a choisi une tout autre trajectoire pour ces vacances 2026. Sous l’impulsion de la municipalitĂ©, la premiĂšre Ă©dition de l’opĂ©ration « Vacances utiles » bat son plein. Dans les centres de formation, transformĂ©s pour l’occasion en ruches crĂ©atives, l’effervescence est palpable. Ici, on ne subit pas la pause estivale ; on l’apprivoise pour apprendre Ă  devenir autonome.

Commune Danyi Elavanyo
© Commune Danyi Elavanyo

L’étincelle de la pratique : au cƓur des ateliers

L’ambiance est Ă  la fois studieuse et intensĂ©ment conviviale. Entre les Ă©clats de rire et les moments de concentration absolue, des dizaines d’élĂšves et de jeunes de la commune s’initient Ă  des compĂ©tences concrĂštes. Finies les leçons purement thĂ©oriques dictĂ©es au tableau noir ; place Ă  l’expĂ©rimentation et Ă  la dĂ©couverte de mĂ©tiers porteurs.

Chaque atelier a Ă©tĂ© pensĂ© pour allumer une Ă©tincelle. Les apprenants dĂ©couvrent l’exigence du geste juste, dĂ©veloppent leur esprit d’initiative et prennent conscience de leur propre potentiel. Pour beaucoup d’entre eux, ces semaines d’apprentissage intensif sonnent comme une rĂ©vĂ©lation, un premier pas dĂ©cisif vers l’entrepreneuriat ou l’autonomie financiĂšre.

Commune Danyi Elavanyo
© Commune Danyi Elavanyo

Les trois piliers du succÚs des « Vacances utiles » à Danyi 2

Au-delĂ  de l’effervescence des ateliers, cette premiĂšre Ă©dition repose sur des fondations solides qui expliquent son succĂšs. Trois piliers se distinguent et donnent toute sa force Ă  l’initiative. D’abord, la dĂ©termination des jeunes, dont la prĂ©sence exemplaire et la curiositĂ© impressionnent les formateurs. Ensuite, l’engagement des mentors, des professionnels passionnĂ©s qui transmettent leur savoir-faire sans compter leurs heures. Enfin, la confiance des familles, fiĂšres de voir leurs enfants s’investir activement, confĂšre Ă  l’initiative une lĂ©gitimitĂ© sociale incontestable.

Commune Danyi Elavanyo
© Commune Danyi Elavanyo

Le pari humain et politique de la municipalité

DerriĂšre cette effervescence logistique se cache une vision politique forte, portĂ©e par Mme le Maire et l’ensemble du Conseil communal. L’objectif affichĂ© va bien au-delĂ  de la simple occupation saine du temps libre. Il s’agit d’un investissement direct dans le capital humain de la commune.

« Investir dans la jeunesse pour bĂątir une commune plus dynamique, compĂ©tente et rĂ©solument tournĂ©e vers l’avenir. » — L’ambition affichĂ©e par l’exĂ©cutif local de Danyi 2

En connectant directement les compĂ©tences acquises aux rĂ©alitĂ©s Ă©conomiques de demain, Danyi 2 fait le choix de l’émancipation par le savoir-faire. Alors que la formation se poursuit avec un enthousiasme non dissimulĂ©, la commune pose les jalons d’une nouvelle tradition estivale : celle oĂč les vacances deviennent le plus puissant des tremplins pour la relĂšve locale.

UniversitĂ© de LomĂ© : l’intĂ©gritĂ© bientĂŽt enseignĂ©e dans les cursus

L’éthique et la lutte contre la corruption pourraient bientĂŽt faire partie intĂ©grante des cursus universitaires au Togo. En effet, l’UniversitĂ© de LomĂ© a franchi une nouvelle Ă©tape en installant une cellule de rĂ©flexion chargĂ©e d’élaborer une stratĂ©gie d’intĂ©gration de ces enseignements dans les formations acadĂ©miques. Cette initiative, portĂ©e avec la Haute AutoritĂ© de PrĂ©vention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions AssimilĂ©es (HAPLUCIA), ambitionne d’ancrer durablement la culture de l’intĂ©gritĂ© au sein du systĂšme Ă©ducatif togolais.

L’UniversitĂ© de LomĂ© veut placer l’intĂ©gritĂ© au cƓur de la formation des futurs cadres du pays. RĂ©unis le 3 juillet 2026 au Centre d’Excellence WASCAL, responsables universitaires et reprĂ©sentants de la HAPLUCIA ont officiellement lancĂ© une cellule de rĂ©flexion chargĂ©e de concevoir une stratĂ©gie d’intĂ©gration des enseignements consacrĂ©s Ă  l’éthique, Ă  l’intĂ©gritĂ© et Ă  la lutte contre la corruption dans les diffĂ©rents parcours universitaires.

Cette nouvelle instance, composĂ©e de 14 membres et prĂ©sidĂ©e par le Premier vice‑prĂ©sident de l’UniversitĂ© de LomĂ©, le professeur Komlan Batawila, constitue l’un des principaux leviers du projet national visant ainsi Ă  inscrire la prĂ©vention de la corruption dans les programmes d’enseignement et de formation.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Former autrement pour prévenir la corruption

L’ambition dĂ©passe la crĂ©ation d’un simple module de sensibilisation. En effet, les experts rĂ©unis au sein de la cellule auront la responsabilitĂ© de dĂ©finir les contenus pĂ©dagogiques, le volume horaire, le nombre de crĂ©dits ainsi que les modalitĂ©s d’intĂ©gration de ces enseignements dans le systĂšme Licence‑Master‑Doctorat (LMD).

Leurs recommandations serviront de cadre de rĂ©fĂ©rence pour une mise en Ɠuvre progressive et harmonisĂ©e dans les diffĂ©rentes facultĂ©s et Ă©tablissements de l’UniversitĂ© de LomĂ©. De ce fait, les autoritĂ©s universitaires souhaitent faire de l’intĂ©gritĂ© une compĂ©tence acadĂ©mique Ă  part entiĂšre, au mĂȘme titre que les savoirs scientifiques, techniques ou professionnels.

Une réforme au service de la gouvernance

Pour le prĂ©sident de la HAPLUCIA, Kimelabalou Aba, cette Ă©tape marque un tournant dans la politique nationale de prĂ©vention de la corruption. Selon lui, l’installation de cette cellule traduit la volontĂ© des autoritĂ©s togolaises de privilĂ©gier une approche prĂ©ventive en agissant dĂšs la formation des futurs dĂ©cideurs, cadres de l’administration et acteurs du secteur privĂ©.

L’objectif consiste Ă  inscrire durablement les valeurs d’éthique et de responsabilitĂ© dans les parcours de formation afin qu’elles deviennent des rĂ©flexes professionnels et citoyens.

Université de Lomé
© Université de Lomé

« Former l’intelligence sans former le caractĂšre »

Le Premier vice‑prĂ©sident de l’UniversitĂ© de LomĂ© a, pour sa part, dĂ©fendu une vision plus large de la mission universitaire. Pour le professeur Komlan Batawila, le dĂ©veloppement du Togo ne dĂ©pend pas uniquement de la qualitĂ© des compĂ©tences techniques produites par les Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur. Au contraire, il repose Ă©galement sur la capacitĂ© des futurs diplĂŽmĂ©s Ă  exercer leurs responsabilitĂ©s dans le respect des principes d’intĂ©gritĂ© et de bonne gouvernance.

« Former l’intelligence sans former le caractĂšre, c’est crĂ©er un danger pour la sociĂ©té », a‑t‑il dĂ©clarĂ©, estimant que les dĂ©rives liĂ©es au manque d’intĂ©gritĂ© continuent de freiner l’efficacitĂ© des institutions et les ambitions de dĂ©veloppement du pays.

Une cellule déjà au travail

À peine installĂ©e, la cellule de rĂ©flexion a tenu sa premiĂšre sĂ©ance de travail, illustrant la volontĂ© des diffĂ©rents acteurs d’engager rapidement la phase de conception de cette rĂ©forme pĂ©dagogique. DĂ©sormais, les travaux devront aboutir Ă  une stratĂ©gie susceptible d’ĂȘtre dĂ©ployĂ©e progressivement dans les cursus universitaires, avant d’inspirer, Ă  terme, d’autres niveaux du systĂšme Ă©ducatif.

Par ailleurs, cette initiative traduit une Ă©volution des politiques publiques togolaises, qui misent dĂ©sormais sur l’éducation comme levier de prĂ©vention de la corruption. En intĂ©grant l’éthique et l’intĂ©gritĂ© dans les enseignements supĂ©rieurs, les autoritĂ©s espĂšrent former des diplĂŽmĂ©s capables de conjuguer excellence professionnelle, responsabilitĂ© citoyenne et gouvernance fondĂ©e sur les valeurs.

BAC 2 2026 : le guide officiel pour consulter les résultats en toute sécurité

LOMÉ, 7 juillet 2026 — Le compte Ă  rebours est lancĂ© pour les 76 093 candidats au BaccalaurĂ©at deuxiĂšme partie (BAC 2) de la session 2026. Depuis le lundi 6 juillet, les jurys sont officiellement Ă  pied d’Ɠuvre pour les dĂ©libĂ©rations, annonçant une publication des rĂ©sultats dans les prochains jours. Toutefois, si l’impatience grandit dans les familles, la vigilance doit rester maximale. En effet, afin d’éviter les piĂšges et les arnaques sur les rĂ©seaux sociaux, le ministĂšre de l’Éducation nationale rappelle que la consultation est entiĂšrement gratuite et sĂ©curisĂ©e via quatre canaux exclusifs.

Les 4 seuls canaux officiels pour obtenir vos résultats

DÚs la proclamation officielle, inutile de chercher des intermédiaires ou de cliquer sur des liens douteux. En réalité, le gouvernement a déployé des outils numériques fiables, déjà éprouvés lors du CEPD et du BEPC :

  • Plateforme nationale des rĂ©sultats : accessible sur resultats.service-public.gouv.tg. Il suffit d’entrer votre numĂ©ro de table pour obtenir instantanĂ©ment votre verdict.

  • Portail de l’Office du BaccalaurĂ©at : une adresse web dĂ©diĂ©e exclusivement Ă  l’examen, disponible via app.officedubactogo.tg.

  • Chatbot WhatsApp automatisĂ© : pour une consultation directe sur smartphone, enregistrez le numĂ©ro +228 92 14 38 38. Envoyez « Bonjour », puis sĂ©lectionnez l’option « BAC 2 2026 » avant de renseigner votre numĂ©ro de table.

  • Affichage physique classique : pour les candidats ou parents sans connexion Internet, les listes des admis seront placardĂ©es dans l’ensemble des centres d’examen du pays.

Tolérance zéro face aux arnaques : une consultation 100 % gratuite

Le ministĂšre de l’Éducation nationale, sous l’impulsion du ministre Mama Omorou, a opĂ©rĂ© un changement majeur cette annĂ©e. En effet, la consultation par SMS, autrefois payante, a Ă©tĂ© dĂ©finitivement supprimĂ©e depuis la session du BAC 1. DĂ©sormais, aucun frais ne peut ĂȘtre exigĂ© pour connaĂźtre son rĂ©sultat.

Ne tombez pas dans le panneau

En cette période de forte tension émotionnelle, les cyberescrocs multiplient les fausses annonces sur WhatsApp et Facebook. Ainsi, des liens frauduleux promettant des « résultats anticipés » ou des plateformes privées exigeant un paiement par mobile money circulent déjà.

Rappelez-vous cette rĂšgle d’or : quiconque vous demande de l’argent ou vous redirige vers un site non gouvernemental pour obtenir vos notes est un fraudeur. Seuls les canaux listĂ©s ci-dessus font foi. DĂšs lors, restez sereins, informĂ©s et connectĂ©s aux bonnes sources.

Une vigilance nécessaire face aux échecs scolaires

Au-delĂ  des rĂ©sultats, il convient de rappeler que l’échec n’est pas une fatalitĂ©. Il peut constituer une Ă©tape d’apprentissage, permettant aux candidats d’identifier leurs difficultĂ©s et de mieux prĂ©parer les Ă©chĂ©ances futures. Cette rĂ©alitĂ© est d’autant plus importante que, sous l’effet de la pression familiale, sociale ou personnelle, certains jeunes peuvent traverser une profonde dĂ©tresse psychologique. D’oĂč la nĂ©cessitĂ© d’une mobilisation collective.

Les parents sont invitĂ©s Ă  se positionner comme un soutien bienveillant, plutĂŽt que comme une source de culpabilisation. Quant aux Ă©lĂšves, ils doivent garder Ă  l’esprit que chaque parcours est unique et que la rĂ©ussite se construit parfois dans l’épreuve. Se donner la mort n’est jamais une solution : l’avenir reste ouvert Ă  ceux qui persĂ©vĂšrent.

CEPD 2026 au Togo : Plus de 51 000 écoliers ont échoué cette année

Le ministĂšre de l’Éducation nationale a proclamĂ© les rĂ©sultats du Certificat d’études du premier degrĂ© (CEPD). Si le taux de rĂ©ussite global s’établit Ă  76,04 %, l’introduction de critĂšres de notation beaucoup plus stricts transforme cette session en un rĂ©vĂ©lateur social. Au-delĂ  des chiffres, une urgence s’impose : rĂ©inventer le regard des parents sur l’échec pour Ă©viter que l’échec scolaire ne se transforme en drame familial.

LomĂ©, le 2 juillet 2026 – Dans tout le pays, les Ă©tablissements scolaires ont vĂ©cu au rythme des cris de joie des admis et de la dĂ©ception des recalĂ©s. Le verdict est officiel : sur les 232 117 candidats Ă©valuĂ©s Ă  l’échelle nationale, 180 972 ont dĂ©crochĂ© leur premier diplĂŽme scolaire. Le pays enregistre ainsi un taux de rĂ©ussite de 76,04 %.

Pour les autoritĂ©s Ă©ducatives, ce score valide la dynamique des rĂ©formes structurelles engagĂ©es au niveau du primaire. Pourtant, dans l’ombre de la performance globale, prĂšs de 24 % des candidats — soit plus de 51 000 jeunes apprenants — se retrouvent aujourd’hui sur le carreau. Un choc d’autant plus brutal que cette session Ă©tait la premiĂšre organisĂ©e selon de nouveaux critĂšres de notation.

La réforme face à la réalité des écoliers

Cette session du CEPD marquait en effet un tournant avec l’entrĂ©e en vigueur de nouveaux critĂšres d’évaluation particuliĂšrement rigoureux. DictĂ©e, rĂ©daction, problĂšme et calcul mental : le ministĂšre a revu ses exigences Ă  la hausse. L’objectif affichĂ© Ă©tait limpide : « amĂ©liorer davantage la qualitĂ© des Ă©valuations et l’objectivitĂ© dans la notation des compĂ©tences acquises par les apprenants ».

Si cette quĂȘte d’excellence est indispensable pour rehausser le niveau du systĂšme Ă©ducatif togolais, elle a considĂ©rablement durci l’accĂšs au sĂ©same pour des enfants Ă  peine sortis de la petite enfance. Face Ă  des copies notĂ©es avec des critĂšres de correction plus exigeants, le couperet est tombĂ©, laissant des milliers de familles face au spectre du redoublement.

Au-delà des résultats, un défi pour les familles

C’est prĂ©cisĂ©ment ici que le rĂŽle de la communautĂ© et de la cellule familiale devient vital. À l’heure oĂč les listes d’admis sont scrutĂ©es, un appel pressant doit ĂȘtre lancĂ© Ă  l’ensemble des parents d’élĂšves : le verdict d’un examen ne doit jamais devenir un arrĂȘt de mort psychologique ou physique pour un enfant.

Chaque annĂ©e, la pression sociale, les attentes familiales ou la peur du regard des autres conduisent certains parents Ă  rĂ©agir avec colĂšre, humiliation ou sanctions sĂ©vĂšres aprĂšs un Ă©chec. Pourtant, des spĂ©cialistes de la santĂ© mentale alertent rĂ©guliĂšrement sur les effets de la stigmatisation et de la pression excessive exercĂ©e sur certains Ă©lĂšves aprĂšs un Ă©chec scolaire. Dans les situations les plus graves, cette dĂ©tresse peut conduire Ă  des passages Ă  l’acte.

Un examen peut toujours ĂȘtre repassĂ©. Une vie, en revanche, ne se rattrape jamais. Au lieu de blĂąmer vos enfants, entourez-les. L’échec Ă  un examen, aussi important soit-il, ne doit jamais remettre en cause la valeur d’un enfant ni compromettre son avenir. Au contraire, il peut constituer une Ă©tape d’apprentissage et un levier de progression lorsqu’il est accompagnĂ© avec bienveillance.

Car un enfant soutenu par ses parents aprĂšs un Ă©chec dĂ©veloppe la rĂ©silience nĂ©cessaire pour rĂ©ussir demain. À l’heure oĂč des milliers de familles cĂ©lĂšbrent la rĂ©ussite de leurs enfants, une pensĂ©e s’impose Ă©galement pour ceux qui n’ont pas franchi cette Ă©tape. Un examen se repasse, mais une jeune vie brisĂ©e ne se remplace jamais.

 

Togo : les résultats du BEPC 2026 à portée de clic

Le suspense prend fin ce jeudi 25 juin 2026 pour les 144 257 candidats au Brevet d’études du premier cycle (BEPC). DĂšs 16 heures, le ministĂšre de l’Éducation nationale dĂ©ploie un dispositif digital inĂ©dit, propulsant Telegram au cƓur de la proclamation des rĂ©sultats.

L’effervescence des grands jours d’examen s’apprĂȘte Ă  envahir les foyers togolais, mais cette annĂ©e, l’angoisse des rĂ©sultats se mesurera Ă  la vitesse des connexions Internet. Ce jeudi 25 juin, Ă  partir de 16 heures, les 144 257 candidats du BEPC 2026 dĂ©couvriront leur verdict. DerriĂšre l’enjeu acadĂ©mique crucial pour ces milliers d’élĂšves se cache une rĂ©volution logistique : LomĂ© accĂ©lĂšre la dĂ©matĂ©rialisation de ses services publics.

Pour Ă©viter les attroupements fĂ©briles et les interminables files d’attente devant les centres d’examen, les autoritĂ©s ont choisi de dĂ©porter l’évĂ©nement sur le terrain numĂ©rique. En effet, l’objectif est de simplifier drastiquement l’accĂšs aux notes et d’allĂ©ger les dĂ©placements des familles Ă  travers le pays.

L’administration togolaise fait le pari des rĂ©seaux sociaux

Ce virage vers le tout-numĂ©rique confirme l’ambition du gouvernement togolais de moderniser son administration par le levier technologique. AprĂšs avoir aboli le systĂšme des SMS surtaxĂ©s — qui a longtemps pesĂ© sur le budget des mĂ©nages modestes —, le ministĂšre passe Ă  la vitesse supĂ©rieure en misant sur l’accessibilitĂ© et la gratuitĂ© d’applications populaires comme WhatsApp et Telegram.

Si les mĂ©thodes traditionnelles, Ă  l’instar de l’affichage physique dans les Ă©tablissements ou de la plateforme Ă©tatique resultats.service-public.gouv.tg, restent actives, c’est bien l’application Telegram qui dĂ©croche la primeur de la rapiditĂ© en diffusant les donnĂ©es dĂšs la premiĂšre minute.

Un chatbot automatisé pour délivrer les verdicts

Pour l’occasion, le ministĂšre de l’Éducation nationale a automatisĂ© le processus via un robot conversationnel. Pour les candidats, la dĂ©marche se veut intuitive. Il suffit de scanner le code QR officiel pour rejoindre le canal dĂ©diĂ©, d’engager la conversation par un simple message, puis de sĂ©lectionner l’option « BEPC 2026 » avant de renseigner son numĂ©ro de table. En quelques secondes, le systĂšme gĂ©nĂšre le verdict.

Face Ă  la multiplication des canaux informels et aux risques d’escroqueries qui entourent souvent les examens nationaux, les autoritĂ©s ont toutefois appelĂ© Ă  la plus grande vigilance, exhortant les familles Ă  utiliser exclusivement les interfaces gouvernementales certifiĂ©es.

Un examen, pas une fin en soi

Par ailleurs, cette journĂ©e de proclamation rappelle surtout l’immense pression psychologique qui pĂšse sur les Ă©paules de la jeunesse. Si la rĂ©ussite demeure l’objectif de chaque candidat, l’échec n’est pas pour autant une fin en soi. Il peut parfois constituer une nouvelle opportunitĂ© pour ceux qui devront redoubler d’efforts.

À l’heure du verdict, il devient crucial que les parents Ă©vitent de faire peser une pression excessive sur leurs enfants en cas d’échec. PlutĂŽt que de punir, l’essentiel est d’aider les plus jeunes Ă  reprendre confiance en eux. Un sursaut de bienveillance indispensable pour qu’à l’avenir, le Togo n’ait plus Ă  dĂ©plorer de drames ou de vies brisĂ©es Ă  la suite d’échecs scolaires. Pour prĂšs de 145 000 jeunes Togolais, une nouvelle page s’ouvre, et elle doit s’écrire ensemble.

Togo : Des lycĂ©ens en immersion Ă  l’aĂ©roport de LomĂ© avec la SALT

LomĂ©, 22 juin 2026 – Les couloirs de la SociĂ©tĂ© AĂ©roportuaire de LomĂ©-Tokoin (SALT) accueillent actuellement des visiteurs d’un genre nouveau. Carnets Ă  la main et regards curieux, des Ă©lĂšves de classe de seconde dĂ©couvrent les rouages d’une structure nĂ©vralgique du transport aĂ©rien togolais Ă  la faveur d’un stage d’immersion inĂ©dit.

DiffĂ©rents dĂ©partements de l’entreprise ouvrent leurs portes Ă  ces jeunes stagiaires pour leur offrir un ancrage concret dans les rĂ©alitĂ©s du monde du travail. En effet, des bureaux administratifs aux plateaux techniques de la piste, chaque Ă©lĂšve observe, apprend et apprivoise l’environnement aĂ©roportuaire au quotidien.

Cap sur l’avenir : Kanka-Malik Natchaba coache la relùve

Le point d’orgue de cette semaine d’immersion reste sans conteste la rencontre directe avec le Directeur gĂ©nĂ©ral de la SALT. Face aux lycĂ©ens, Kanka-Malik Natchaba a dĂ©livrĂ© un message d’encouragement appuyĂ©, insistant sur la valeur de ce premier contact pour façonner leur avenir acadĂ©mique et professionnel.

« Profitez pleinement de cette opportunité pour découvrir les exigences réelles du milieu professionnel et acquérir des compétences qui guideront la suite de votre parcours », a recommandé le Directeur général aux stagiaires.

Aéroport de Lomé (AIGE)
© Aéroport de Lomé (AIGE)

Passerelle entre l’école et l’entreprise : le pari de la SALT

En outre , cette expĂ©rience dĂ©passe le cadre formel du simple stage scolaire obligatoire. Elle brise la frontiĂšre thĂ©orique des salles de classe pour confronter les Ă©lĂšves au terrain, leur permettant d’affiner ou de rĂ©vĂ©ler des vocations professionnelles prĂ©cises.

En fin de compte, en parrainant cette cohorte d’élĂšves de seconde, la SociĂ©tĂ© AĂ©roportuaire de LomĂ©-Tokoin valide son engagement citoyen envers la jeunesse togolaise. Ainsi, cette dĂ©marche collaborative rapproche l’école du monde des affaires. Les semaines passĂ©es au cƓur de la SALT aideront sans nul doute ces futurs bacheliers Ă  mieux concevoir leur orientation, armĂ©s d’un aperçu pratique des exigences de l’aviation civile.

Togo-Algérie : Vers un renforcement de la coopération universitaire et scientifique

Le Togo et l’AlgĂ©rie entendent renforcer leur partenariat dans les domaines de l’enseignement supĂ©rieur et de la recherche scientifique. Reçu en audience par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© de l’Enseignement supĂ©rieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Gado Tchangbedji, l’ambassadeur d’AlgĂ©rie au Togo, Hocine Mezoued, a Ă©voquĂ© plusieurs pistes de coopĂ©ration visant Ă  accroĂźtre les opportunitĂ©s de formation et Ă  consolider les Ă©changes entre les universitĂ©s des deux pays.

LomĂ©, 17 juin 2026 — Le Togo et l’AlgĂ©rie affichent leur volontĂ© commune de consolider davantage leurs relations dans le secteur de l’enseignement supĂ©rieur. Ce mercredi, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de l’Enseignement supĂ©rieur et de la Recherche scientifique, chargĂ© de l’Enseignement supĂ©rieur et de la Recherche scientifique, Professeur Gado Tchangbedji, a reçu en audience Son Excellence M. Hocine Mezoued, ambassadeur de la RĂ©publique algĂ©rienne dĂ©mocratique et populaire auprĂšs de la RĂ©publique togolaise.

Cette rencontre diplomatique a permis aux deux personnalitĂ©s d’examiner l’état de la coopĂ©ration entre LomĂ© et Alger dans les domaines de la formation universitaire et de la recherche scientifique, tout en identifiant de nouvelles perspectives destinĂ©es Ă  renforcer ce partenariat.

MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur
© MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur

Bourses d’études : Un accent particulier sur la formation des Ă©tudiants togolais

Au cours des Ă©changes, les deux parties ont notamment abordĂ© la question des bourses d’études accordĂ©es aux Ă©tudiants togolais. L’AlgĂ©rie, qui accueille dĂ©jĂ  de nombreux Ă©tudiants africains dans ses Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur, envisage de renforcer son appui au Togo Ă  travers une augmentation du nombre de bourses disponibles.

Une attention particuliĂšre pourrait ĂȘtre accordĂ©e aux filiĂšres scientifiques et technologiques, considĂ©rĂ©es comme essentielles pour accompagner les ambitions de modernisation et de transformation Ă©conomique du pays. Cette orientation rĂ©pond Ă©galement Ă  la nĂ©cessitĂ© de former une nouvelle gĂ©nĂ©ration de cadres qualifiĂ©s capables de relever les dĂ©fis liĂ©s Ă  l’innovation, Ă  l’industrialisation et Ă  la recherche appliquĂ©e.

MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur
© MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur

Partenariat acadĂ©mique : Vers un rapprochement entre les universitĂ©s du Togo et d’AlgĂ©rie

Les discussions ont Ă©galement portĂ© sur le dĂ©veloppement de la coopĂ©ration interuniversitaire. Les deux pays envisagent la mise en place d’accords-cadres entre leurs Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur afin de favoriser les Ă©changes acadĂ©miques et scientifiques.

Ces partenariats pourraient ouvrir la voie Ă  une plus importante mobilitĂ© des enseignants-chercheurs, au partage d’expĂ©riences pĂ©dagogiques ainsi qu’au dĂ©veloppement de projets de recherche communs. Une telle dynamique contribuerait Ă  renforcer l’internationalisation des universitĂ©s togolaises et Ă  promouvoir la production scientifique au service du dĂ©veloppement.

MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur
© MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur

Valorisation du savoir : Le capital humain au cƓur de la diplomatie entre LomĂ© et Alger

Cette audience traduit la volontĂ© des autoritĂ©s togolaises et algĂ©riennes de faire du capital humain un levier stratĂ©gique de dĂ©veloppement. À travers le renforcement de la coopĂ©ration universitaire et scientifique, les deux pays ambitionnent de promouvoir l’excellence acadĂ©mique et de doter la jeunesse des compĂ©tences nĂ©cessaires pour rĂ©pondre aux exigences d’un monde en constante mutation.

Cette dĂ©marche s’inscrit dans la vision portĂ©e par le PrĂ©sident du Conseil, Faure Essozimna GnassingbĂ©, qui place le dĂ©veloppement des ressources humaines et la valorisation du savoir parmi les prioritĂ©s de l’action publique.

En consolidant leurs liens dans le domaine de l’enseignement supĂ©rieur et de la recherche scientifique, LomĂ© et Alger confirment ainsi leur volontĂ© de bĂątir un partenariat durable, fondĂ© sur le partage des connaissances, la formation des compĂ©tences et la promotion de l’excellence au service du dĂ©veloppement de leurs peuples.

BEPC 2026 au Togo : 144 257 candidats et un appel fort Ă  la bienveillance

 

LOMÉ, 9 juin 2026 – Les centres d’examen ont ouvert simultanĂ©ment ce mardi 9 juin : le Togo lance officiellement l’édition 2026 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Au total, cent quarante-quatre mille deux cent cinquante-sept candidats rĂ©partis sur le territoire national planchent jusqu’au jeudi 11 juin pour dĂ©crocher ce prĂ©cieux sĂ©same. À LomĂ©, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a donnĂ© le coup d’envoi officiel tout en Ă©mettant des instructions strictes pour sĂ©curiser le dĂ©roulement des Ă©preuves.

Une logistique nationale et le défi de la parité

Les Ă©preuves se tiennent dans quatre cent trois centres d’écrit, des grandes agglomĂ©rations du Grand LomĂ© aux villes de l’intĂ©rieur comme Kara, SokodĂ© et Dapaong. Le dispositif dĂ©ployĂ© vise Ă  assurer des conditions homogĂšnes d’examen quel que soit le centre, tant pour la surveillance que pour la distribution des sujets et la gestion logistique. Selon les autoritĂ©s, le mĂȘme protocole s’applique partout : horaires stricts, contrĂŽles d’identitĂ© renforcĂ©s et consignes sanitaires rappelĂ©es aux encadreurs.

Parmi les candidats, soixante-dix mille cinq cent quarante-six sont des filles, soit prĂšs de la moitiĂ© des effectifs inscrits. Ce taux de participation confirme une progression rĂ©guliĂšre de la scolarisation fĂ©minine au Togo et place la question de l’égalitĂ© d’accĂšs Ă  l’éducation au cƓur des enjeux politiques et sociaux. Les autoritĂ©s Ă©ducatives insistent sur l’importance de consolider cet acquis par des politiques ciblĂ©es d’accompagnement et de soutien scolaire, notamment dans les zones rurales oĂč les taux de rĂ©ussite restent inĂ©galement rĂ©partis.

Sciences, Français et Civisme au menu de la premiÚre journée

La premiĂšre journĂ©e a comportĂ© deux matiĂšres majeures le matin : les Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) et le Français. L’aprĂšs-midi a fait la part belle Ă  l’Éducation Civique et Morale (ECM). Cet enchaĂźnement met l’accent dĂšs l’ouverture sur des compĂ©tences fondamentales — expression Ă©crite, comprĂ©hension, raisonnement scientifique et civisme — nĂ©cessaires pour la poursuite des Ă©tudes au lycĂ©e.

Pour garantir la sĂ©rĂ©nitĂ© des candidats, Mama Omorou a fermement rappelĂ© l’interdiction absolue des visites dans les centres d’examen. Les autoritĂ©s n’admettent ni les parents, ni les Ă©lus locaux, ni aucun public extĂ©rieur sur les lieux pendant la durĂ©e des Ă©preuves. La dĂ©cision rĂ©pond Ă  deux objectifs : prĂ©venir les fuites de sujets et protĂ©ger les candidats contre toute pression ou perturbation. Le ministĂšre a d’ailleurs rappelĂ© les sanctions prĂ©vues pour tentative de fraude ou complicitĂ© aux chefs d’établissement et aux surveillants. Le gouvernement a aussi mis en place des cellules de veille pour recueillir et traiter toute alerte.

Un premier tremplin vers le secondaire

La rĂ©ussite opĂ©rationnelle du BEPC repose sur une logistique serrĂ©e : acheminement sĂ©curisĂ© des sujets, listes d’émargement, respect des heures d’ouverture et de fermeture des centres, et personnel formĂ© pour la prĂ©vention des incidents. Les Ă©quipes acadĂ©miques locales sont mobilisĂ©es pour assurer la correction et la centralisation des copies dans des dĂ©lais stricts, condition indispensable pour publier les rĂ©sultats dans les dĂ©lais annoncĂ©s.

Le BEPC reste, pour de nombreux candidats, le premier examen Ă  fort enjeu de leur parcours scolaire. L’obtention du diplĂŽme conditionne l’accĂšs Ă  la seconde et, consĂ©quemment, aux filiĂšres techniques ou gĂ©nĂ©rales du secondaire. Au-delĂ  de l’aspect individuel, les taux de succĂšs servent d’indicateur aux autoritĂ©s pour apprĂ©cier l’efficience du systĂšme Ă©ducatif et ajuster les politiques de formation des enseignants, d’équipement des Ă©tablissements et de soutien aux Ă©lĂšves.

Vers la correction et la transparence des résultats

Les Ă©preuves se dĂ©roulent jusqu’au jeudi 11 juin. Les corps de correction et les commissions acadĂ©miques travailleront ensuite Ă  la compilation des rĂ©sultats. Le ministĂšre de l’Éducation n’a pas encore communiquĂ© les dates prĂ©cises de publication, mais les rĂ©sultats paraissent traditionnellement quelques semaines aprĂšs la clĂŽture des Ă©preuves. Les autoritĂ©s ont indiquĂ© qu’elles veilleraient Ă  la transparence du processus de correction et Ă  la communication officielle des rĂ©sultats.

ProtĂ©ger la jeunesse : le devoir de vigilance face Ă  la pression de l’échec

Cependant, au-delĂ  des chiffres et des performances acadĂ©miques, la pĂ©riode d’attente et la proclamation des rĂ©sultats imposent un devoir de vigilance collective. Face Ă  la dĂ©tresse psychologique que peut engendrer l’annonce des rĂ©sultats, Ă©ducateurs, parents et acteurs sociaux sont appelĂ©s Ă  sensibiliser et entourer les candidats. Il est crucial que les familles dĂ©dramatisent l’enjeu et rappellent qu’un Ă©chec scolaire n’est jamais une fin en soi, afin d’éviter que la dĂ©ception ne vire au drame ou Ă  des pertes de vies tragiques. La prioritĂ© absolue doit rester la protection de l’intĂ©gritĂ© physique et mentale de ces jeunes adolescents.

L’édition 2026 du BEPC mobilise une large part du systĂšme Ă©ducatif togolais autour d’objectifs clairs : garantir des conditions d’examen Ă©quitables, protĂ©ger l’intĂ©gritĂ© des Ă©preuves et permettre aux jeunes d’accĂ©der Ă  la suite de leur parcours scolaire. À l’issue de ces trois jours d’épreuves, l’attention se portera sur les taux de rĂ©ussite et sur les mesures que le ministĂšre entend adopter pour combler les Ă©carts rĂ©gionaux et renforcer la qualitĂ© de l’enseignement.

Togo : Premier centre d’examen du CAP Ă  Agbodrafo pour Lacs 3

Agbodrafo, 3 juin 2026 — Sous un matin frais et animĂ© par l’effervescence propre aux grandes Ă©chĂ©ances scolaires, le maire de la commune Lacs 3, Anani Messan, s’est rendu mardi 2 juin au Centre de Formation SOLAGNON pour encourager les 17 candidats rĂ©unis dans ce centre d’examen du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP). AccompagnĂ© du premier adjoint au maire, Mensah Assri, et accueilli par le directeur du centre, le PĂšre LĂ©on Anani, l’élu a souhaitĂ© transmettre un message de confiance aux candidats quelques instants avant l’ouverture des Ă©preuves.

Commune des Lacs Mairie d'Agbodrafo
© Commune des Lacs Mairie d'Agbodrafo

Un centre d’examen inĂ©dit

Pour le Centre SOLAGNON, cette session revĂȘt un caractĂšre symbolique. En effet, il accueille pour la premiĂšre fois un centre d’examen du CAP, avec la participation des Ă©lĂšves de la Maison DORA et des apprenants de SOLAGNON. Au total, dix-sept candidats sont inscrits, dont quinze en hĂŽtellerie-pĂątisserie et deux en agroalimentaire. Ainsi, la prĂ©sence des autoritĂ©s locales souligne l’importance accordĂ©e Ă  la formation professionnelle dans une commune oĂč l’emploi des jeunes figure parmi les prioritĂ©s.

Commune des Lacs Mairie d'Agbodrafo
© Commune des Lacs Mairie d'Agbodrafo

Un message de confiance

Lors d’un bref Ă©change, le maire a rappelĂ© la valeur de la persĂ©vĂ©rance et la nĂ©cessitĂ© de saisir ces opportunitĂ©s de certification pour amĂ©liorer l’insertion professionnelle. « Ces diplĂŽmes ouvrent des portes concrĂštes dans nos mĂ©tiers locaux », a-t-on rapportĂ© de ses propos. Par ailleurs, le premier adjoint a encouragĂ© les candidats Ă  garder leur calme et Ă  se concentrer sur leurs Ă©preuves. De son cĂŽtĂ©, le directeur du centre, le PĂšre LĂ©on Anani, a exprimĂ© sa fiertĂ© de voir l’établissement jouer dĂ©sormais un rĂŽle formel dans la validation des compĂ©tences professionnelles sur le territoire.

 

Un geste de proximité politique

Les visites de soutien aux centres d’examen sont coutumiĂšres en pĂ©riode d’épreuves ; elles tĂ©moignent Ă  la fois d’un geste de proximitĂ© et d’un signal politique en faveur de l’éducation et de la formation. En outre, pour les jeunes candidats, la tenue rĂ©guliĂšre de sessions locales contribue Ă  rĂ©duire les coĂ»ts et les dĂ©placements, des facteurs non nĂ©gligeables pour l’accĂšs Ă  la certification.

Commune des Lacs Mairie d'Agbodrafo
© Commune des Lacs Mairie d'Agbodrafo

Former pour insérer

Au-delĂ  du geste d’encouragement, les autoritĂ©s communales ont rĂ©affirmĂ© leur volontĂ© d’accompagner les initiatives de formation technique et professionnelle. À cet effet, elles entendent renforcer les partenariats entre centres de formation, structures d’accueil et acteurs Ă©conomiques locaux afin de favoriser l’employabilitĂ© des diplĂŽmĂ©s.

Les candidats du Centre SOLAGNON ont entamĂ© leurs Ă©preuves dĂšs la matinĂ©e. DĂ©sormais, les autoritĂ©s locales attendent les rĂ©sultats de la session comme un indicateur de l’efficacitĂ© des formations dispensĂ©es et de leur adĂ©quation avec les besoins du marchĂ© du travail dans la commune de Lacs 3.

UniversitĂ© de LomĂ© : la FSHS dĂ©bat des crises frontaliĂšres et de l’intĂ©gration rĂ©gionale en Afrique de l’Ouest

L’UniversitĂ© de LomĂ© a de nouveau transformĂ© son auditorium en un vĂ©ritable laboratoire d’idĂ©es et de rĂ©flexion sur l’avenir de l’Afrique de l’Ouest. Le jeudi 21 mai 2026, la FacultĂ© des Sciences de l’Homme et de la SociĂ©tĂ© (FSHS) a organisĂ© la 5ᔉ Ă©dition de ses JournĂ©es scientifiques, un rendez-vous acadĂ©mique dĂ©sormais inscrit dans l’agenda intellectuel de l’institution universitaire.

PlacĂ©e sous le thĂšme : « Les dynamiques frontaliĂšres, l’intĂ©gration rĂ©gionale et le dĂ©veloppement en Afrique de l’Ouest face aux crises contemporaines », cette rencontre a rĂ©uni enseignants-chercheurs, Ă©tudiants, responsables administratifs, dĂ©cideurs politiques, acteurs de la sociĂ©tĂ© civile et partenaires au dĂ©veloppement autour des dĂ©fis majeurs qui secouent actuellement la sous-rĂ©gion.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Une université tournée vers les grands enjeux africains

À travers cette initiative, la FSHS confirme sa volontĂ© de faire de la recherche scientifique un outil d’analyse, d’anticipation et d’aide Ă  la dĂ©cision face aux mutations politiques, Ă©conomiques et sĂ©curitaires qui traversent l’espace ouest-africain.

Cette 5ᔉ Ă©dition s’inscrit d’ailleurs dans la dynamique impulsĂ©e par le Professeur Kossivi HOUNAKE, PrĂ©sident de l’UniversitĂ© de LomĂ©, qui place la recherche, l’innovation scientifique et l’ouverture sur les rĂ©alitĂ©s africaines au cƓur de la stratĂ©gie de gouvernance de l’institution.

Dans un contexte rĂ©gional marquĂ© par la montĂ©e du terrorisme, les tensions communautaires, les coups d’État militaires, les dĂ©placements de populations et les fragilitĂ©s Ă©conomiques, les dĂ©bats ont permis d’interroger la capacitĂ© des États ouest-africains Ă  prĂ©server la cohĂ©sion rĂ©gionale tout en renforçant les mĂ©canismes de dĂ©veloppement et de coopĂ©ration.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Les frontiÚres ouest-africaines au centre des préoccupations

Au cours des Ă©changes, plusieurs intervenants ont soulignĂ© que les frontiĂšres, longtemps perçues comme de simples limites territoriales, sont aujourd’hui devenues des espaces stratĂ©giques oĂč se croisent enjeux sĂ©curitaires, dĂ©fis migratoires, Ă©changes Ă©conomiques et tensions sociales.

Les chercheurs ont notamment mis en lumiÚre les conséquences des crises sécuritaires sur les flux transfrontaliers, les activités commerciales et la mobilité des populations dans plusieurs zones sensibles de la sous-région.

Face Ă  l’expansion des groupes armĂ©s et Ă  l’insĂ©curitĂ© grandissante dans certaines rĂ©gions du Sahel et du Golfe de GuinĂ©e, la question de la gouvernance des frontiĂšres apparaĂźt dĂ©sormais comme un enjeu central pour les États ouest-africains.

Les participants ont Ă©galement insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de renforcer la coopĂ©ration rĂ©gionale afin d’éviter que les frontiĂšres ne deviennent des espaces de fragilitĂ©, de trafics illicites ou de tensions communautaires.

 

Les sciences sociales comme outil de prévention des crises

L’un des principaux enseignements de cette rencontre rĂ©side dans la place accordĂ©e aux sciences sociales dans la comprĂ©hension et la gestion des crises contemporaines.

Pour les organisateurs, les réponses purement sécuritaires ne suffisent plus face à la complexité des défis actuels. Les universitaires ont plaidé pour une approche plus globale intégrant les dimensions historiques, sociologiques, anthropologiques, économiques et politiques des conflits.

Les rĂ©flexions ont ainsi portĂ© sur les mĂ©canismes de rĂ©silience dĂ©veloppĂ©s par les populations frontaliĂšres confrontĂ©es Ă  l’insĂ©curitĂ©, Ă  la prĂ©caritĂ© Ă©conomique et aux mutations sociales.

Les chercheurs ont aussi soulignĂ© le rĂŽle essentiel des universitĂ©s dans la production de connaissances capables d’orienter les politiques publiques et d’accompagner les stratĂ©gies de paix et de dĂ©veloppement durable.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Intégration régionale : entre ambitions et défis persistants

La rencontre scientifique a Ă©galement permis d’évaluer les limites actuelles des politiques d’intĂ©gration rĂ©gionale en Afrique de l’Ouest.

Malgré les efforts engagés depuis plusieurs décennies par les organisations communautaires, notamment la CEDEAO, les intervenants ont relevé que les crises politiques et sécuritaires fragilisent de plus en plus les mécanismes de coopération régionale.

Les tensions diplomatiques, les transitions politiques militaires, les restrictions de circulation et les dĂ©fis Ă©conomiques constituent aujourd’hui des obstacles majeurs Ă  l’ambition d’une Afrique de l’Ouest intĂ©grĂ©e et stable.

Pour plusieurs participants, le développement de la sous-région passe inévitablement par une meilleure coordination des politiques publiques, un renforcement de la solidarité régionale et une gouvernance plus inclusive des espaces frontaliers.

 

Une tribune scientifique au service du développement et de la paix

Au-delĂ  des communications acadĂ©miques, cette 5ᔉ Ă©dition des JournĂ©es scientifiques de la FSHS a surtout confirmĂ© le rĂŽle stratĂ©gique que joue l’UniversitĂ© de LomĂ© dans les dĂ©bats intellectuels sur l’avenir du continent africain.

Les recommandations formulées au terme des travaux visent notamment à promouvoir une gestion plus apaisée des frontiÚres, renforcer les mécanismes de prévention des conflits et valoriser davantage les contributions des sciences humaines et sociales dans les processus de décision publique.

À travers cette initiative de la FSHS , l’UniversitĂ© de LomĂ© rĂ©affirme sa volontĂ© de promouvoir une recherche rigoureuse, ouverte sur les rĂ©alitĂ©s africaines et orientĂ©e vers la consolidation de l’État de droit, du vivre-ensemble et de la paix durable en Afrique de l’Ouest.

Kara : 60 Ă©tudiants prĂȘts au marchĂ© international grĂące au cloud amĂ©ricain

AprĂšs un atelier intensif baptisĂ© « Market Readiness » Ă  l’American Corner de Kara, une soixantaine d’étudiants disposent dĂ©sormais des compĂ©tences numĂ©riques nĂ©cessaires pour collaborer avec des entreprises amĂ©ricaines. Cette immersion technologique s’inscrit ainsi dans la dynamique de la diplomatie commerciale.

KARA, 21 mai 2026 – L’avenir professionnel de la jeunesse de Kara prend une dimension internationale. En effet, l’American Corner de la ville a rĂ©cemment vibrĂ© au rythme de l’innovation et de l’entrepreneuriat Ă  l’occasion de la clĂŽture d’un atelier stimulant intitulĂ© « Market Readiness » (« PrĂȘt pour le marchĂ© »).

MenĂ©e sous la houlette d’Amanda Cady, English Language Fellow, et de Hannah Fitter, spĂ©cialiste rĂ©gionale de l’engagement public, cette formation intensive a permis de renforcer le profil de plus de 60 Ă©tudiants locaux, dĂ©sormais prĂȘts Ă  rivaliser avec leurs pairs Ă  l’échelle mondiale.

 U.S. Embassy Lomé
© U.S. Embassy Lomé

Le cloud américain comme tremplin professionnel

L’objectif de cet atelier Ă©tait clair : doter les Ă©tudiants d’outils concrets et immĂ©diatement valorisables sur le marchĂ© du travail international. Ainsi, les participants ont Ă©tĂ© formĂ©s aux technologies amĂ©ricaines basĂ©es sur le cloud, articulĂ©es autour de trois piliers essentiels :

  • la productivitĂ© : optimisation de la gestion du temps et des flux de travail ;
  • la collaboration Ă  distance : maĂźtrise des plateformes partagĂ©es afin de briser les barriĂšres gĂ©ographiques ;
  • le design et la crĂ©ation : utilisation d’outils modernes pour concevoir des supports professionnels percutants.

Ces compétences ne constituent pas de simples lignes supplémentaires sur un CV ; elles représentent désormais un standard mondial indispensable pour intégrer les écosystÚmes anglophones et occidentaux.

 U.S. Embassy Lomé
© U.S. Embassy Lomé

La diplomatie commerciale en action pour Freedom250

ParallĂšlement Ă  l’apprentissage technique, cet Ă©vĂ©nement pose les bases d’une coopĂ©ration Ă©conomique renforcĂ©e. En connectant ces jeunes talents aux standards professionnels amĂ©ricains, l’initiative ouvre grand la voie Ă  de futurs partenariats avec des entreprises basĂ©es aux États-Unis.

« C’est ainsi que nous construisons Freedom250 grĂące Ă  la diplomatie commerciale », ont rappelĂ© les organisateurs.

En misant sur le savoir-faire numĂ©rique et l’anglais professionnel, Kara dĂ©montre que la jeunesse africaine n’attend pas les opportunitĂ©s : elle se prĂ©pare activement Ă  les saisir. DĂ©sormais, les recruteurs internationaux savent qu’une nouvelle gĂ©nĂ©ration de talents compĂ©titifs Ă©merge depuis le nord du Togo.

BAC I 2026 au Togo : Le Gouverneur des Savanes encourage les candidats

Les Ă©preuves Ă©crites du BaccalaurĂ©at PremiĂšre Partie (BAC I), session 2025-2026, ont officiellement dĂ©butĂ© ce lundi 18 mai 2026 sur toute l’étendue du territoire national. Dans la rĂ©gion des Savanes, les autoritĂ©s rĂ©gionales ont investi le terrain pour s’assurer de la validitĂ© logistique de l’examen et doper le moral des troupes.

C’est le grand saut pour des milliers de lycĂ©ens togolais. Ce lundi matin, l’effervescence des grands jours Ă©tait palpable dans les centres d’écrit du pays, marquant le lancement officiel des compositions du BAC I pour le compte de l’annĂ©e scolaire 2025-2026.

Dans l’extrĂȘme nord du pays, la rentrĂ©e dans les salles d’examen a pris une dimension solennelle. Ainsi, le Gouverneur de la rĂ©gion des Savanes, le ministre Affoh Atcha-DĂ©dji, a pris la tĂȘte d’une importante dĂ©lĂ©gation pour une tournĂ©e d’inspection et de rĂ©confort moral dans plusieurs Ă©tablissements stratĂ©giques.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes

Une tournĂ©e d’inspection sur deux prĂ©fectures clĂ©s

L’objectif de cette descente matinale Ă©tait double : certifier le dĂ©marrage effectif et sans accroc des premiĂšres Ă©preuves, et transmettre de vive voix le message de soutien ainsi que la sollicitude du gouvernement togolais Ă  la jeunesse estudiantine en plein examen.

Le pĂ©riple du Gouverneur s’est articulĂ© autour de trois Ă©tapes majeures, traversant successivement deux prĂ©fectures de la rĂ©gion :

  • PrĂ©fecture de TĂŽne : inspection des installations et salutations aux candidats au LycĂ©e de NassablĂ© ;
  • PrĂ©fecture de TĂŽne : halte au CollĂšge Saint-Athanase pour Ă©valuer les conditions de composition ;
  • PrĂ©fecture de TandjouarĂ© : clĂŽture de la tournĂ©e rĂ©confortante au LycĂ©e de TandjouarĂ©.

À chaque arrĂȘt, le Gouverneur a bravĂ© le protocole pour s’adresser directement aux Ă©lĂšves installĂ©s devant leurs copies, distillant ainsi des conseils de mĂ©thode indispensables pour aborder sereinement cette Ă©tape charniĂšre de leur cursus.

« Le travail, la discipline et la confiance en soi sont les clés de la réussite. Nous sommes venus vous témoigner notre soutien et vous souhaiter bonne chance », a lancé Affoh Atcha-Dédji, invitant les candidats au calme, à la concentration et au discernement.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes

Une mobilisation totale des acteurs locaux et régionaux

Signe de l’importance capitale que revĂȘt l’éducation dans la politique de dĂ©veloppement de la rĂ©gion, le Gouverneur n’était pas seul. En effet, il Ă©tait escortĂ© par le gotha administratif, sĂ©curitaire et pĂ©dagogique de la zone.

Parmi les officiels prĂ©sents, on notait la participation active du PrĂ©fet de TĂŽne, Ouro-Gouroungou Iroumila, des maires des communes de TĂŽne 1 et de TandjouarĂ© 1, ainsi que du Directeur rĂ©gional de l’éducation (DRE) des Savanes, tous mobilisĂ©s pour veiller au grain.

Gouvernorat Région des Savanes
© Gouvernorat Région des Savanes

Les Savanes en chiffres pour cette session 2025-2026

La région des Savanes, bien que confrontée à des défis géographiques et sécuritaires spécifiques, continue de démontrer sa résilience académique avec un contingent académique solide pour cette session.

  • Nombre total de candidats : 3 650 Ă©lĂšves rĂ©partis en sĂ©ries gĂ©nĂ©rales et techniques ;
  • Logistique d’accueil : 17 centres d’écrit ouverts et sĂ©curisĂ©s sur l’ensemble de la rĂ©gion.

Par ailleurs, les examens se poursuivront tout au long de la semaine. Pour ces 3 650 prétendants au précieux sésame, les prochaines heures seront décisives pour décrocher les clés de la classe de Terminale.

TOGO : dĂ©dicace de l’ouvrage du Professeur François Adebayo ABIOLA Ă  l’ESA

L’École SupĂ©rieure d’Agronomie a servi de cadre, le mercredi 13 mai 2026, Ă  la cĂ©rĂ©monie officielle de dĂ©dicace de l’ouvrage intitulĂ© « La Profession VĂ©tĂ©rinaire en Afrique Subsaharienne : l’EISMV, une grande Ă©cole pionniĂšre », signĂ© par François Adebayo ABIOLA.

L’évĂ©nement a rĂ©uni des autoritĂ©s universitaires, des enseignants-chercheurs, des professionnels du secteur vĂ©tĂ©rinaire ainsi que de nombreux Ă©tudiants venus assister Ă  cette rencontre consacrĂ©e Ă  la mĂ©decine vĂ©tĂ©rinaire et Ă  la formation des cadres africains dans ce domaine stratĂ©gique.

MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur
© MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur

Un auteur au parcours exceptionnel

Docteur vĂ©tĂ©rinaire de formation, ancien directeur gĂ©nĂ©ral de l’EISMV de Dakar, ancien ministre d’État chargĂ© de l’Enseignement supĂ©rieur et de la Recherche scientifique et ancien Vice-Premier ministre du BĂ©nin, le Professeur François Adebayo ABIOLA propose, Ă  travers cet ouvrage de 210 pages, une analyse consacrĂ©e Ă  l’évolution de la profession vĂ©tĂ©rinaire en Afrique subsaharienne ainsi qu’au rĂŽle jouĂ© par l’EISMV dans la formation des ressources humaines spĂ©cialisĂ©es.

Dans son livre, l’auteur revient notamment sur la crĂ©ation de l’EISMV de Dakar, une institution mise en place pour rĂ©pondre aux besoins croissants des États africains en matiĂšre de santĂ© animale, de production animale et de formation vĂ©tĂ©rinaire. L’ouvrage retrace Ă©galement plusieurs Ă©tapes importantes de l’histoire de cette Ă©cole sous-rĂ©gionale, en Ă©voquant les difficultĂ©s administratives, acadĂ©miques et sociales auxquelles l’établissement a Ă©tĂ© confrontĂ© au fil des annĂ©es.

MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur
© MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur

Réformes et enjeux de la profession vétérinaire

Le Professeur ABIOLA y aborde aussi les diffĂ©rentes rĂ©formes engagĂ©es pour moderniser l’institution et renforcer ses capacitĂ©s de formation, dans un contexte marquĂ© par l’évolution des dĂ©fis sanitaires et agricoles sur le continent africain.

L’ouvrage met par ailleurs l’accent sur les enjeux liĂ©s Ă  la consolidation de la profession vĂ©tĂ©rinaire en Afrique subsaharienne. L’auteur insiste notamment sur le rĂŽle des vĂ©tĂ©rinaires dans la santĂ© animale, la sĂ©curitĂ© alimentaire, la recherche scientifique, la prĂ©vention des maladies ainsi que l’accompagnement des politiques de dĂ©veloppement agricole.

Au cours de la cĂ©rĂ©monie, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© de l’Enseignement supĂ©rieur et de la Recherche scientifique, Gado TCHANGBEDJI, Ă©galement PrĂ©sident du Conseil d’administration de l’EISMV de Dakar, a saluĂ© l’initiative de publication de cet ouvrage consacrĂ© Ă  un secteur considĂ©rĂ© comme stratĂ©gique pour les Ă©conomies africaines.

MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur
© MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur

Un plaidoyer pour l’EISMV et la formation vĂ©tĂ©rinaire

Dans son intervention, il a indiquĂ© que, conformĂ©ment aux orientations du PrĂ©sident du Conseil, Faure Essozimna GnassingbĂ©, le Togo entend poursuivre son plaidoyer auprĂšs des États membres afin de renforcer le soutien accordĂ© Ă  l’EISMV de Dakar, prĂ©sentĂ©e comme une institution de rĂ©fĂ©rence dans la sous-rĂ©gion.

La rencontre s’est poursuivie par une sĂ©ance d’échanges entre l’auteur et le public. Enseignants-chercheurs, professionnels et Ă©tudiants ont notamment abordĂ© les dĂ©fis actuels de la formation vĂ©tĂ©rinaire, les perspectives d’évolution du secteur ainsi que la contribution des sciences vĂ©tĂ©rinaires au dĂ©veloppement des pays africains.

La cĂ©rĂ©monie a pris fin par la sĂ©ance de dĂ©dicace de l’ouvrage, au cours de laquelle le Professeur François Adebayo ABIOLA a procĂ©dĂ© Ă  des signatures personnalisĂ©es des exemplaires remis aux participants.

L’École de la Chance : Quand le Togo tend la main Ă  ses filles « oubliĂ©es »

     À LomĂ©, un nouvel appel Ă  candidatures rĂ©sonne comme une promesse d’avenir meilleur. Sous l’égide du projet SWEDD+, l’initiative « École de la Chance » s’apprĂȘte Ă  offrir une seconde vie professionnelle Ă  1 500 jeunes filles. 

 

Elles s’appellent Amina, Kafui ou Rose. Elles ont souvent dĂ» quitter les bancs de l’école trop tĂŽt, faute de moyens ou par les alĂ©as de la vie. Aujourd’hui, elles font partie de cette jeunesse courageuse qui cherche sa place dans l’économie du Grand LomĂ©. Pour elles, le lancement de « l’École de la Chance » mercredi 6 mai n’est pas qu’un simple communiquĂ© administratif : c’est une porte qui s’ouvre.

 

Transformer l’interruption en nouveau dĂ©part

Le concept est simple mais puissant. LĂ  oĂč le systĂšme classique a Ă©chouĂ©, l’École de la Chance prend le relais. PortĂ© par le ministĂšre de la Planification et soutenu par la Jeunesse et l’Union des chambres rĂ©gionales de mĂ©tiers (URCM), ce programme ne demande pas de diplĂŽmes ronflants. Il demande de la dĂ©termination.

Pendant 3 Ă  6 mois, ces jeunes filles ne seront plus des « dĂ©scolarisĂ©es », mais des apprenantes. Couture, broderie, esthĂ©tique ou coiffure
 des mĂ©tiers concrets, des mĂ©tiers de mains, mais surtout des mĂ©tiers de demain.

« Ce n’est pas seulement apprendre Ă  couper un tissu ou Ă  tresser des cheveux », explique un acteur du secteur de l’artisanat interrogĂ© dans les rues de LomĂ© « C’est apprendre Ă  ne plus dĂ©pendre de personne. C’est retrouver l’estime de soi par le travail bien fait. »

Un rempart contre la fatalité

L’inclusion sociale est ici le maĂźtre-mot. En ciblant les zones du Grand LomĂ© pour cette phase pilote, le gouvernement s’attaque de front Ă  la prĂ©caritĂ© urbaine. Le projet SWEDD+, qui chapeaute l’initiative, voit grand : impacter Ă  terme plus de 105 000 jeunes femmes.

Mais au-delĂ  des statistiques impressionnantes, c’est l’approche « courte durĂ©e » qui sĂ©duit. Dans un contexte oĂč chaque jour compte pour subvenir aux besoins de la famille, une formation qualifiante rapide est un luxe que beaucoup ne pensaient jamais pouvoir s’offrir. Et le fait qu’elle soit aussi gratuite lĂšve le dernier verrou : celui de l’argent.

Le défi de la transmission

Le succĂšs de cette aventure reposera aussi sur les centres de formation et ateliers qui seront recrutĂ©s d’ici le 20 mai. Ce sont eux, les maĂźtres-artisans et les professionnelles aguerries, qui auront la lourde et noble tĂąche de transmettre non seulement un savoir-faire, mais aussi un savoir-ĂȘtre.

En fait, l’École de la Chance ne se contentera pas de former des ouvriĂšres, mais crĂ©era des patronnes. Des jeunes filles capables de monter leur propre micro-entreprise, de devenir autonomes et, pourquoi pas, de former Ă  leur tour la gĂ©nĂ©ration suivante.

En somme, les jeunes filles intĂ©ressĂ©es ont jusqu’au 20 mai prochain pour dĂ©poser leurs candidatures. Une date Ă  marquer d’une pierre blanche pour celles qui ont dĂ©cidĂ© que leur avenir ne s’était pas arrĂȘtĂ© le jour oĂč elles ont quittĂ© l’école.

 

UniversitĂ© de Kara  : Faure GnassingbĂ© inaugure les nouvelles infrastructures

               L’UniversitĂ© de Kara entre dans une nouvelle Ăšre. Ce 24 avril 2026, la communautĂ© universitaire a assistĂ© Ă  la mise en service d’infrastructures pĂ©dagogiques et administratives qui marquent une avancĂ©e majeure pour l’enseignement supĂ©rieur togolais.

Sous les applaudissements d’une foule composĂ©e d’étudiants, d’enseignants et de personnalitĂ©s politiques, militaires, religieuses et traditionnelles, c’est Faure Essozimna GnassingbĂ©, PrĂ©sident du Conseil, qui a prĂ©sidĂ© la cĂ©rĂ©monie. L’évĂ©nement, empreint de solennitĂ©, a donnĂ© Ă  la citĂ© universitaire des Plateaux une nouvelle stature.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo

Un campus aux standards internationaux

RĂ©alisĂ© par l’entreprise Envol Immobilier, le complexe s’étend sur 18 600 mÂČ et comprend des blocs pĂ©dagogiques modernes, des bĂątiments administratifs et techniques, un restaurant universitaire ainsi qu’une aire de jeux. Le complexe ne se limite pas Ă  l’enseignement ; l’intĂ©gration de ces espaces de vie et de loisirs montre une volontĂ© d’offrir une expĂ©rience Ă©tudiante complĂšte, au-delĂ  du simple cadre pĂ©dagogique. L’ensemble offre dĂ©sormais au personnel et aux apprenants un environnement de travail et d’épanouissement conforme aux standards internationaux.

Avant la remise officielle des clĂ©s aux bĂ©nĂ©ficiaires, le PrĂ©sident du Conseil a tenu Ă  saluer le leadership des dirigeants de l’institution. La prĂ©sidente de l’UniversitĂ©, Professeure PrĂ©nam Houzou‑Mouzou, et son vice‑prĂ©sident, Professeur BoussanlĂšgue TchablĂ©, ont ainsi Ă©tĂ© Ă©levĂ©s au rang d’Officiers de l’Ordre du Mono. Cette distinction prestigieuse est plus qu’une reconnaissance de carriĂšre : elle couronne un engagement total pour la transformation durable des conditions d’apprentissage Ă  Kara.

Université de Kara Togo
© Université de Kara Togo

Une jeunesse au cƓur de la vision

Au‑delĂ  des murs flambant neufs, cette inauguration traduit la volontĂ© du gouvernement togolais de moderniser le systĂšme universitaire et de placer la jeunesse au centre de sa stratĂ©gie de dĂ©veloppement. Les nouveaux espaces ne sont pas seulement des bĂątiments : ils incarnent une politique Ă©ducative qui veut prĂ©parer les Ă©tudiants Ă  affronter les dĂ©fis d’un monde compĂ©titif.

En dĂ©finitive, Kara ne se contente plus d’ĂȘtre une universitĂ© rĂ©gionale : elle devient un pĂŽle acadĂ©mique de rĂ©fĂ©rence, capable d’attirer et de retenir les talents. En inaugurant ces infrastructures, le PrĂ©sident du Conseil rappelle que l’excellence universitaire n’est plus une option, mais le socle d’une nation prospĂšre et inclusive

Togo : La campagne sur les emblĂšmes nationaux s’achĂšve Ă  AmadahomĂ©

                 La campagne nationale dĂ©diĂ©e aux emblĂšmes de l’État a achevĂ© sa course, ce vendredi 24 avril, au lycĂ©e moderne d’AmadahomĂ©. Entre cours d’histoire et leçons de civisme, les autoritĂ©s togolaises tentent de cimenter une identitĂ© nationale en quĂȘte de repĂšres chez la jeunesse.

Sous le soleil de la Commune de Golfe 5, le silence s’est fait pesant dans la cour du lycĂ©e. Ce jour‑lĂ , les cahiers de mathĂ©matiques sont restĂ©s fermĂ©s pour laisser place Ă  un autre type d’enseignement : celui de la « fibre patriotique ». Pour l’étape finale d’une tournĂ©e nationale qui a sillonnĂ© le pays — de Dapaong Ă  Kara, de TsĂ©viĂ© Ă  KpalimĂ©, jusqu’au Grand LomĂ© — le ministĂšre de la Justice et des Droits humains a choisi de marquer les esprits en rappelant que les symboles de l’État ne sont pas de simples dĂ©cors, mais le ciment de la nation.

Mairie d'Aflao Gakli Officiel
© Mairie d'Aflao Gakli Officiel

« Un citoyen perdu »

La prĂ©sence du maire Kossi Agbenyega Aboka, aux cĂŽtĂ©s du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre, AnathĂšre Talim, et du reprĂ©sentant du prĂ©fet du Golfe, N’tchomila Agbante, a donnĂ© Ă  l’évĂ©nement une solennitĂ© particuliĂšre. L’édile, connu pour son franc‑parler, n’a pas usĂ© de pĂ©riphrases devant une assistance composĂ©e d’élĂšves, d’enseignants, de reprĂ©sentants du corps prĂ©fectoral, mais aussi d’associations et d’ONG mobilisĂ©es pour l’occasion. Pour lui, le respect du drapeau, de l’hymne et du sceau de l’État est une question de survie identitaire.

« Le citoyen qui ne respecte pas les valeurs rĂ©publicaines est un citoyen qui ne s’identifie Ă  rien ; c’est un citoyen perdu », a martelĂ© le maire Aboka, enjoignant les Ă©lĂšves Ă  consigner cette sentence dans leurs carnets comme une rĂšgle d’or. Le message est clair : l’adhĂ©sion aux emblĂšmes nationaux est prĂ©sentĂ©e comme le rempart ultime contre l’errance civique et la dĂ©sunion.

Mairie d'Aflao Gakli Officiel
© Mairie d'Aflao Gakli Officiel

La genùse d’un drapeau

Au‑delĂ  de l’injonction morale, la campagne a pris une tournure pĂ©dagogique avec l’intervention de Koffi Aganon, ancien directeur de la formation civique. GrĂące Ă  un exposĂ© historique, les lycĂ©ens ont pu dĂ©couvrir que l’actuelle banniĂšre Ă©toilĂ©e est l’aboutissement d’un long rĂ©cit : du drapeau du Togoland sous administration allemande, Ă  celui de la RĂ©publique autonome sous domination française, puis au drapeau de la RĂ©publique autonome du Togo.

La sĂ©ance de questions‑rĂ©ponses a permis de lever le voile sur les subtilitĂ©s des armoiries et de la devise nationale. Pour le gouvernement, l’objectif est de transformer ces symboles, parfois perçus comme abstraits par la nouvelle gĂ©nĂ©ration, en des objets de fiertĂ© tangibles. Cette offensive patriotique s’inscrit aussi dans un contexte oĂč l’État cherche Ă  renforcer la cohĂ©sion sociale face aux dĂ©fis sĂ©curitaires qui pĂšsent sur la sous‑rĂ©gion.

Mairie d'Aflao Gakli Officiel
© Mairie d'Aflao Gakli Officiel

Un ancrage territorial

En dĂ©finitive, cette tournĂ©e nationale, qui a pris fin dans le Grand LomĂ© aprĂšs avoir traversĂ© les principales villes du pays, tĂ©moigne d’une volontĂ© de dĂ©centraliser le civisme et de l’ancrer dans les territoires. L’enjeu pour les autoritĂ©s est dĂ©sormais de s’assurer que les conseils prodiguĂ©s par le maire Aboka et ses pairs ne s’évaporent pas une fois les officiels partis.

Reste Ă  savoir si cette pĂ©dagogie sur emblĂšmes suffira Ă  forger une conscience citoyenne durable. Pour l’heure, au lycĂ©e d’AmadahomĂ©, les Ă©lĂšves sont repartis avec une leçon d’histoire en tĂȘte et, peut‑ĂȘtre, un regard un peu plus attentif sur ce rectangle de tissu vert, jaune et rouge qui flotte dĂ©sormais un peu plus haut dans leur esprit.

Togo : Kara cĂ©lĂšbre les couleurs nationales pour le 66ᔉ anniversaire de l’indĂ©pendance

KARA, 22 avril 2026 – À l’approche du 66ᔉ anniversaire de l’indĂ©pendance du Togo, le campus de Kara s’est parĂ© du drapeau togolais. L’Agora du « 21 janvier 2004 » a vibrĂ©, mardi 21 avril 2026, au rythme d’une vaste campagne de sensibilisation portĂ©e par le MinistĂšre chargĂ© des Droits Humains. Objectif : restaurer le prestige des symboles de l’État auprĂšs d’une jeunesse en quĂȘte de repĂšres. Ainsi, le gouvernement entend transformer les futurs cadres de la nation en ambassadeurs du patriotisme.

Université de Kara Togo Officielle
© Université de Kara Togo Officielle

Le campus, laboratoire de citoyenneté

Dans le cadre solennel du campus sud de l’UniversitĂ© de Kara (UK), l’heure n’était pas aux cours magistraux habituels, mais Ă  une leçon de civisme grandeur nature. En choisissant l’universitĂ© comme Ă©tape majeure de sa tournĂ©e nationale, le gouvernement togolais entend transformer les futurs cadres de la nation en ambassadeurs du patriotisme.

Pour les autoritĂ©s universitaires, cette mobilisation n’est pas un Ă©vĂ©nement isolĂ©. Elle s’inscrit dans la continuitĂ© du programme « Campus Citoyen », une initiative locale visant Ă  faire de l’espace acadĂ©mique un lieu d’engagement civique permanent.

« Cette dĂ©marche renforce des valeurs durables au sein de notre communauté », a martelĂ© M. AssotĂ© Ebgaou, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’UK, reprĂ©sentant la prĂ©sidence de l’institution. En effet, un Ă©tudiant prĂ©sent a confié : “Nous ne regardons plus le drapeau comme une simple Ă©toffe, mais comme un rappel de ce que nous devons Ă  notre pays.”

Université de Kara Togo Officielle
© Université de Kara Togo Officielle

Le drapeau, bien plus qu’une Ă©toffe

Au cƓur des Ă©changes, le drapeau national a cristallisĂ© toutes les attentions. M. Talim AnathĂšre, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre chargĂ© des Droits Humains, a rappelĂ© que cette campagne nationale, dĂ©ployĂ©e dans les Ă©coles et universitĂ©s du pays, vise Ă  faire du respect des symboles le socle de l’identitĂ© togolaise.

Cependant, face Ă  une montĂ©e parfois dĂ©sordonnĂ©e des couleurs ou Ă  une mĂ©connaissance des codes de conduite rĂ©publicains, l’État a choisi la pĂ©dagogie. Qu’exprime le vert ? Quelle attitude adopter lors de la montĂ©e du drapeau ? Autant de questions qui ont nourri des dĂ©bats passionnĂ©s entre Ă©tudiants et officiels. D’ailleurs, le vert, symbole d’espĂ©rance, a suscitĂ© des Ă©changes vibrants, preuve que les couleurs nationales peuvent encore Ă©veiller une Ă©motion collective.

Université de Kara Togo Officielle
© Université de Kara Togo Officielle

Un sentiment d’appartenance à consolider

PrĂ©sent pour l’ouverture officielle, le maire de la Kozah, Me N’DjĂ©lĂ© Edah, a saluĂ© une initiative nĂ©cessaire pour consolider le « vivre‑ensemble ». Pour l’édile, le respect des institutions commence par la comprĂ©hension profonde de ce qu’elles reprĂ©sentent.

En quittant l’Agora, les Ă©tudiants de Kara ne sont pas repartis avec de simples connaissances thĂ©oriques, mais avec une mission : celle de porter haut les couleurs nationales, non seulement lors des cĂ©lĂ©brations officielles du 27 avril, mais dans chaque acte de leur vie de citoyen.

En somme, cette rencontre marque une Ă©tape clĂ© dans la rĂ©appropriation des valeurs rĂ©publicaines par la nouvelle gĂ©nĂ©ration. Mais au‑delĂ  des cĂ©rĂ©monies, ces valeurs trouveront‑elles un Ă©cho dans la vie quotidienne des jeunes citoyens ?

L’UniversitĂ© de LomĂ© en tournĂ©e pour guider les futurs bacheliers

                  Depuis le jeudi 16 avril 2026, l’UniversitĂ© de LomĂ© (UL) a quittĂ© ses amphithéùtres pour sillonner les routes du pays. Cette vaste campagne de sensibilisation vise Ă  accompagner les Ă©lĂšves de Terminale dans leur transition vers l’enseignement supĂ©rieur, en levant le voile sur les rĂ©alitĂ©s de la vie universitaire.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Un déploiement stratégique dans trois régions

Afin de toucher un large public, l’institution a lancĂ© la premiĂšre phase de sa tournĂ©e nationale dans les rĂ©gions Maritime, des Plateaux Ouest et Centrale. Organisation millimĂ©trĂ©e, dispositif bien rodĂ© : trois dĂ©lĂ©gations d’experts, composĂ©es d’enseignants-chercheurs et de personnels administratifs, sillonnent actuellement des localitĂ©s clĂ©s comme AnĂ©ho, Afagnan et Tabligbo dans la rĂ©gion Maritime.

Dans le mĂȘme temps, d’autres Ă©quipes prennent d’assaut KpalimĂ©, Agou et GbalavĂ© dans les Plateaux. Plus au nord, elles vont Ă  la rencontre des Ă©lĂšves dans les lycĂ©es de Blitta, Pagala et Tadjan, au cƓur de la rĂ©gion Centrale.

Aux commandes de ce déploiement, des figures académiques de premier plan : le professeur Batchana (DAAS), le professeur Akpavi (scolarité) et le professeur Akue Adotévi (coopération), qui pilotent chacun leur délégation sur le terrain.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Briser l’isolement informationnel

Sous l’impulsion du prĂ©sident de l’institution, le professeur Kossivi Hounake, ces dĂ©lĂ©gations portent un message de modernitĂ© et d’ambition. L’UniversitĂ© de LomĂ© ne se prĂ©sente plus seulement comme un centre de savoir, mais comme un espace dynamique et un service public engagĂ©.

L’enjeu est de taille : corriger le dĂ©ficit d’information qui pĂ©nalise souvent les Ă©lĂšves des zones rurales lors de leur orientation aprĂšs le baccalaurĂ©at.

Au cours des Ă©changes, les futurs Ă©tudiants dĂ©couvrent la cartographie complĂšte des formations disponibles. Les experts expliquent en dĂ©tail les rouages du systĂšme Licence-Master-Doctorat (LMD), les dĂ©bouchĂ©s concrets de chaque filiĂšre ainsi que les dispositifs de soutien social, notamment les critĂšres d’attribution des bourses d’études.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Des futurs étudiants rassurés et motivés

L’accueil rĂ©servĂ© Ă  cette initiative dans les lycĂ©es tĂ©moigne d’un rĂ©el besoin de proximitĂ©. Pour AmĂ©lia K., Ă©lĂšve en Terminale C au lycĂ©e de ZĂ©bĂ©, l’incertitude laisse place Ă  la confiance, puisqu’elle se sent dĂ©sormais capable de choisir sa facultĂ© sereinement.

Ce sentiment est partagĂ© Ă  KpalimĂ©, oĂč K. Hodin confie avoir enfin obtenu des rĂ©ponses claires sur les aides financiĂšres et le choix de son parcours.

De mĂȘme, au lycĂ©e Blitta-Gare, l’enthousiasme est palpable chez des jeunes comme Koffi M., qui voit dĂ©sormais l’UniversitĂ© de LomĂ© comme une destination privilĂ©giĂ©e pour son futur cursus.

En renforçant ce lien direct avec la jeunesse, l’UniversitĂ© de LomĂ© confirme sa volontĂ© de bĂątir un pont solide entre le secondaire et le monde professionnel, garantissant ainsi une meilleure rĂ©ussite acadĂ©mique pour les gĂ©nĂ©rations Ă  venir.

Une dĂ©marche de proximitĂ© qui pourrait bien transformer durablement la maniĂšre dont les futurs bacheliers envisagent leur entrĂ©e Ă  l’universitĂ©.

Université de Kara : Vers une infrastructure numérique de haute performance

 

Le coup d’envoi est officiellement donnĂ© pour la modernisation des infrastructures technologiques Ă  l’UniversitĂ© de Kara. Le mercredi 15 avril 2026, le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’institution, M. Egbaou AssotĂ©, a procĂ©dĂ© Ă  la remise solennelle du cahier des charges des travaux de rĂ©habilitation du rĂ©seau informatique, marquant ainsi la remise officielle du chantier Ă  l’entreprise en charge de son exĂ©cution.

En effet, cette cĂ©rĂ©monie s’est dĂ©roulĂ©e dans les locaux de la Direction des Technologies de l’Information et de la Communication (DTIC). Elle a rĂ©uni des acteurs clĂ©s, notamment le directeur de la DTIC, M. EssowĂšmlou Ndanatche, ainsi que le Responsable technique de l’entreprise prestataire Professional Business Services (PBS), M. Alain Ayeh, entourĂ©s de leurs collaborateurs respectifs.

Université de Kara Togo Officielle
© Université de Kara Togo Officielle

Une couverture intégrale pour les Campus Nord et Sud

Le choix de l’expertise s’est portĂ© sur l’entreprise PBS, une sociĂ©tĂ© spĂ©cialisĂ©e dans les solutions informatiques et numĂ©riques, Ă  qui revient la mission de moderniser les infrastructures existantes. Son objectif est clair : transformer le rĂ©seau actuel afin de garantir Ă  la communautĂ© universitaire un accĂšs fiable, rapide et sĂ©curisĂ© aux ressources numĂ©riques devenues indispensables.

Par ailleurs, l’ampleur des travaux garantit une Ă©quitĂ© de service entre les diffĂ©rents pĂŽles de l’universitĂ©. Les interventions de rĂ©habilitation couvriront l’intĂ©gralitĂ© des sites principaux, englobant spĂ©cifiquement le campus Nord et le campus Sud. C’est pourquoi ce projet est un levier fondamental pour amĂ©liorer les conditions d’étude et de recherche Ă  Kara.

Université de Kara Togo Officielle
© Université de Kara Togo Officielle

La digitalisation au cƓur des prioritĂ©s Ă©tatiques

Il convient de souligner que cette initiative ne s’isole pas. Elle s’insĂšre parfaitement dans le vaste programme de digitalisation des secteurs publics clĂ©s, tels que l’éducation et la santĂ©. Puisque l’État togolais a fait de la transformation numĂ©rique une prioritĂ© nationale, ce projet bĂ©nĂ©ficie de l’impulsion directe du MinistĂšre de l’EfficacitĂ© du service public et de la transformation numĂ©rique, dans le cadre d’un programme structurĂ© pilotĂ© par les autoritĂ©s publiques.

De ce fait, la rĂ©habilitation du rĂ©seau Ă  Kara devient une piĂšce maĂźtresse de la stratĂ©gie nationale. Elle illustre la volontĂ© gouvernementale de doter les institutions d’enseignement supĂ©rieur d’outils performants pour rĂ©pondre aux exigences de l’ùre du numĂ©rique.

Université de Kara Togo Officielle
© Université de Kara Togo Officielle

Un nouveau souffle technologique

La remise de ce chantier marque le dĂ©but d’une Ăšre nouvelle pour l’UniversitĂ© de Kara. Une fois les travaux achevĂ©s, les Ă©tudiants et enseignants disposeront d’un environnement numĂ©rique Ă  la hauteur des ambitions de l’institution.

DĂ©sormais, tous les regards sont tournĂ©s vers l’exĂ©cution technique de ce projet, garant d’une universitĂ© connectĂ©e et rĂ©solument tournĂ©e vers l’avenir.

UniversitĂ© de LomĂ© : La lutte contre la corruption s’invite dans les amphis

                            C’est une initiative d’envergure qui se dĂ©ploie actuellement sur le campus de LomĂ©. Du 13 au 17 avril 2026, l’UniversitĂ© de LomĂ© (UL) vibre au rythme d’une sĂ©rie de confĂ©rences consacrĂ©es Ă  la lutte contre la corruption. Ce projet stratĂ©gique, qui vise Ă  intĂ©grer durablement l’éducation Ă  l’intĂ©gritĂ© dans les curricula de l’enseignement supĂ©rieur, est portĂ© par la HAPULCIA en Ă©troite collaboration avec le ministĂšre de l’Éducation nationale. À travers cette initiative, les autoritĂ©s entendent ancrer la culture de la transparence dĂšs la formation acadĂ©mique.

Université de Lomé
© Université de Lomé

L’amphithéùtre Ampah-Johnson au cƓur de l’action

Le mardi 14 avril 2026, l’amphithéùtre Ampah-Johnson a fait le plein pour une session spĂ©cifiquement dĂ©diĂ©e aux Ă©tudiants en troisiĂšme annĂ©e de licence. La rencontre s’est tenue sous le patronage du Dr Kouawo Candide Achille Ayayi (MC), accompagnĂ© d’une dĂ©lĂ©gation de la HAPULCIA. À ce titre, le choix des Ă©tudiants en fin de cycle n’est pas anodin : ces derniers  intĂ©greront  Ă  court terme le marchĂ© du travail et, pour certains, les administrations publiques.

En effet, la mobilisation massive des Ă©tudiants tĂ©moigne de l’intĂ©rĂȘt croissant de la jeunesse estudiantine pour les questions de gouvernance et de transparence.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Décrypter les mécanismes et le rÎle du citoyen

Au cours de cette sĂ©ance, l’animation a Ă©tĂ© assurĂ©e par le Dr Mazamesso Wella, maĂźtre de confĂ©rences agrĂ©gĂ©. Son intervention, centrĂ©e sur le thĂšme « MĂ©canismes de lutte contre la corruption et la participation citoyenne », a permis de vulgariser des instruments institutionnels et juridiques souvent perçus comme complexes.

Par ailleurs, les Ă©changes, interactifs, ont donnĂ© l’occasion aux Ă©tudiants de poser des questions concrĂštes sur les pratiques de corruption au quotidien et les moyens d’y faire face.

Le confĂ©rencier a insistĂ© sur un point crucial : le rĂŽle central de la jeunesse dans la promotion de la redevabilitĂ©. Puisque les Ă©tudiants constituent les cadres de demain, leur appropriation des mĂ©canismes de contrĂŽle apparaĂźt comme un levier essentiel pour bĂątir une administration plus exemplaire. C’est dans cette dynamique que la communication s’est voulue participative, encourageant chaque Ă©tudiant Ă  devenir une vĂ©ritable sentinelle de l’éthique publique.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Vers une génération plus transparente

En dĂ©finitive, cette semaine de sensibilisation marque une Ă©tape importante dans la construction d’un socle de valeurs partagĂ©es entre l’universitĂ© et les institutions de contrĂŽle. Elle s’inscrit Ă©galement dans une stratĂ©gie plus large de prĂ©vention de la corruption au Togo, portĂ©e par la HAPULCIA.

Ainsi, en outillant les Ă©tudiants sur les enjeux de la gouvernance Ă©thique, le Togo prĂ©pare une relĂšve administrative plus intĂšgre. DĂ©sormais, ces futurs diplĂŽmĂ©s disposent des clĂ©s nĂ©cessaires pour contribuer activement Ă  l’assainissement de la vie publique nationale.

L’UniversitĂ© de LomĂ© lance le projet STELLA pour l’employabilitĂ©

 

Une nouvelle Ăšre s’ouvre pour l’École polytechnique de LomĂ© (EPL). Ce jeudi 9 avril 2026, les autoritĂ©s universitaires et gouvernementales ont donnĂ© le coup d’envoi officiel du projet STELLA. Ce programme ambitieux mise sur la science et la technologie pour propulser le Togo au rang de hub d’innovation rĂ©gionale.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Une alliance stratégique entre Lomé et le Luxembourg

Le projet STELLA, acronyme de Science, Technologie et Éducation pour le Leadership depuis LomĂ© pour l’Afrique, scelle un partenariat solide entre le Togo et le Grand-DuchĂ© de Luxembourg. Dans l’enceinte du CERSA, l’ambiance Ă©tait aux grandes annonces. Pour les dĂ©cideurs, l’enjeu est de bĂątir un pont direct entre l’amphithéùtre et l’entreprise.

GrĂące Ă  cet appui international, l’enseignement supĂ©rieur technologique togolais entame une mue profonde. Le programme vise deux objectifs majeurs : la refonte des capacitĂ©s de l’École polytechnique et la formation d’une main-d’Ɠuvre capable de rĂ©pondre aux dĂ©fis complexes du marchĂ© moderne. Ce concept illustre aussi la volontĂ© du Togo de s’inscrire dans une dynamique rĂ©gionale, en connectant ses talents locaux aux standards internationaux de l’innovation.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Un arsenal pour l’employabilitĂ© des jeunes

Le projet STELLA ne se contente pas de promesses. Il s’attaque directement aux racines du chĂŽmage des diplĂŽmĂ©s Ă  travers quatre piliers : excellence pĂ©dagogique, renouveau matĂ©riel, gouvernance optimisĂ©e et accĂšs Ă  l’emploi. Ces axes stratĂ©giques sont en effet une rĂ©ponse directe aux attentes des Ă©tudiants et des familles, qui voient dans l’universitĂ© un tremplin vers un avenir professionnel durable. Le projet se positionne ainsi comme un levier pour l’innovation, l’employabilitĂ© et la transformation Ă©conomique du pays.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Un parterre de décideurs pour un projet phare

La salle de confĂ©rence du CERSA a fait le plein de personnalitĂ©s pour cet Ă©vĂ©nement. On notait la prĂ©sence du ministre de l’Éducation nationale, M. Mama Omorou, et du Prof. Gado Tchangbedji, ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  l’Enseignement supĂ©rieur. Le monde universitaire Ă©tait Ă©galement fortement reprĂ©sentĂ©, avec le Prof. Kossivi HounakĂ©, prĂ©sident de l’UniversitĂ© de LomĂ©, accompagnĂ© de ses homologues de l’UniversitĂ© de Kara et de l’EPL.

Mme Louisa Ben Abdelhafidh, reprĂ©sentante de la diplomatie luxembourgeoise, a, dans son intervention, rĂ©affirmĂ© le soutien de son pays Ă  cette transformation, qui fait du Togo un vĂ©ritable levier d’innovation sur le continent. Cette prĂ©sence diplomatique souligne aussi que STELLA dĂ©passe les frontiĂšres nationales pour ĂȘtre un projet africain portĂ© depuis LomĂ©, mais pensĂ© pour rayonner au-delĂ .

À leurs cĂŽtĂ©s figuraient Ă©galement le 1á”‰Êł vice-prĂ©sident de l’UniversitĂ© de LomĂ©, le Prof. Komlan Batawila, le directeur de l’EPL, le Prof. Kondo Hloindo Adjallah, et son adjoint, le Dr Tchamye Boroze, ainsi que des partenaires techniques et financiers et de nombreux acteurs du secteur privĂ©. Cette diversitĂ© d’acteurs traduit une mobilisation collective autour de STELLA.

Université de Lomé
© Université de Lomé

La science, moteur du nouveau Togo ?

GrĂące au projet STELLA, l’UniversitĂ© de LomĂ© ne dĂ©livrera plus seulement des diplĂŽmes, mais formera des leaders capables de piloter la transformation Ă©conomique nationale. Et cela constitue un pari audacieux sur l’intelligence locale.

Toutefois, une question demeure : le secteur privĂ© togolais est-il prĂȘt Ă  absorber cette future Ă©lite technologique, ou ces cerveaux formĂ©s Ă  grands frais finiront-ils par s’expatrier vers des pays plus compĂ©titifs ? L’ascension de STELLA se mesurera non seulement au nombre de brevets dĂ©posĂ©s et de startups créées, mais aussi Ă  la capacitĂ© du Togo Ă  retenir ses talents et Ă  transformer la recherche en emplois concrets.

Bac 2026 au Togo : calendrier confirmĂ© malgrĂ© le test rĂ©gional de l’UEMOA

                                    Le sommet de l’État scolaire tient bon. Alors que des rumeurs de report ou de bouleversement du calendrier des examens circulaient dans les lycĂ©es de LomĂ© Ă  Kara, la ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a pris la parole pour Ă©teindre l’incendie. Le message est limpide : le baccalaurĂ©at de la session 2026 ne subira aucune modification. Les candidats devront passer les Ă©preuves fatidiques du 16 au 20 juin, comme le prĂ©voit le chronogramme initial.

 

L’UEMOA teste ses outils sans bousculer le Togo

L’inquiĂ©tude est nĂ©e d’une innovation majeure au sein de l’espace communautaire. Entre le 20 et le 24 avril 2026, l’Union Ă©conomique et monĂ©taire ouest-africaine (UEMOA) lance une session expĂ©rimentale de « bac blanc rĂ©gional ». Cette initiative inĂ©dite a fait craindre Ă  de nombreux parents et Ă©lĂšves une surcharge ou un dĂ©calage des Ă©preuves nationales.

Cependant, le ministre a apportĂ© une prĂ©cision de taille pour rassurer les familles : ce dispositif ne concerne qu’une infime minoritĂ©. À peine 6 % des effectifs du baccalaurĂ©at national, issus uniquement de l’enseignement public, participeront Ă  ce test grandeur nature. Pour l’immense majoritĂ© des lycĂ©ens togolais, la prĂ©paration suit son cours normal, sans l’ombre d’une perturbation technique.

 

Vers un diplĂŽme sans frontiĂšres

En rĂ©alitĂ©, derriĂšre cette phase pilote se cache un chantier titanesque : l’harmonisation des diplĂŽmes en Afrique de l’Ouest. L’objectif de l’UEMOA consiste Ă  Ă©valuer la cohĂ©rence des mĂ©thodes d’évaluation entre les États membres. En testant des Ă©preuves communes et des grilles de correction uniformisĂ©es, l’organisation rĂ©gionale souhaite que le baccalaurĂ©at obtenu Ă  LomĂ© possĂšde la mĂȘme valeur que celui de Dakar ou d’Abidjan.

Par ailleurs, Mama Omorou insiste sur le caractĂšre strictement technique de cette opĂ©ration. Il ne s’agit pas de remplacer le diplĂŽme national, mais de prĂ©parer le terrain pour une meilleure mobilitĂ© des Ă©tudiants au sein de l’Union.

 

Bac 2026 : une ligne droite sous le signe de l’intĂ©gritĂ©

Cette mise au point intervient Ă  un moment charniĂšre, alors que les rĂ©visions s’intensifient dans tout le pays. En confirmant les dates officielles, les autoritĂ©s Ă©ducatives permettent aux candidats de retrouver la sĂ©rĂ©nitĂ© nĂ©cessaire pour franchir cette Ă©tape cruciale de leur cursus acadĂ©mique.

En dĂ©finitive, les autoritĂ©s rappellent que la rĂ©ussite n’a de valeur que lorsqu’elle repose sur le mĂ©rite et l’intĂ©gritĂ©. Le baccalaurĂ©at togolais de 2026 doit ĂȘtre non seulement une Ă©tape acadĂ©mique, mais aussi un symbole de confiance et d’honnĂȘtetĂ©. Que la persĂ©vĂ©rance guide les efforts des Ă©lĂšves, loin de toute tentative de fraude ou de tricherie, car l’excellence de demain se construit sur l’honnĂȘtetĂ© d’aujourd’hui.

LomĂ© : les auditeurs de l’OTR en immersion Ă  l’AĂ©roport International GnassingbĂ© EyadĂ©ma

Le ciel et la terre se rejoignent pour la formation des futurs gardiens de l’économie togolaise. En effet, le lundi 30 mars 2026, l’AĂ©roport International GnassingbĂ© EyadĂ©ma (AIGE) a ouvert ses zones les plus stratĂ©giques aux auditeurs de l’Institut de Formation Fiscale et DouaniĂšre de l’OTR. Cette immersion constitue une vĂ©ritable plongĂ©e au cƓur de la logistique aĂ©roportuaire, oĂč la thĂ©orie des manuels laisse place Ă  la rĂ©alitĂ© du terrain.

 

Quitter les bancs de l’institut pour fouler le tarmac : telle est la logique de cette initiative, qui vise Ă  confronter les futurs agents de l’Office Togolais des Recettes (OTR) aux complexitĂ©s du flux migratoire et marchand. À LomĂ©, plateforme tournante du transport aĂ©rien en Afrique de l’Ouest, maĂźtriser les coulisses de l’aĂ©roport n’est pas un luxe, mais une nĂ©cessitĂ© absolue pour garantir l’efficacitĂ© fiscale.

Aéroport International de Lomé
© Aéroport International de Lomé

De la paperasse au scanner : le choc du réel

Durant cette visite d’immersion, les apprenants ont pu observer le parcours d’une marchandise, de son dĂ©barquement en soute jusqu’à son dĂ©douanement final. À cet Ă©gard, cette Ă©tape s’avĂšre cruciale, car elle permet de comprendre comment les procĂ©dures apprises en salle s’appliquent concrĂštement dans un environnement oĂč la rapiditĂ© et la prĂ©cision sont les maĂźtres mots.

Par ailleurs, les experts de l’AIGE ont guidĂ© les auditeurs Ă  travers les zones de fret et les terminaux passagers. Ainsi, en scrutant les mĂ©canismes de contrĂŽle et les dispositifs de surveillance, les futurs cadres ont pris la mesure de l’importance de la vigilance douaniĂšre dans la lutte contre les trafics illicites et l’optimisation des recettes de l’État.

Aéroport International de Lomé
© Aéroport International de Lomé

Une synergie pour la performance nationale

De plus, cette collaboration entre l’administration aĂ©roportuaire et l’OTR illustre une volontĂ© de dĂ©cloisonner les institutions. Pour les responsables de l’AIGE, accueillir ces futurs agents permet de fluidifier les relations futures entre les diffĂ©rents acteurs de la plateforme. En consĂ©quence, en comprenant mieux les contraintes logistiques de l’aĂ©roport, les futurs douaniers seront plus aptes Ă  concilier contrĂŽle rigoureux et fluiditĂ© du trafic.

Le partenariat entre ces deux entitĂ©s constitue ainsi le socle d’une Ă©conomie plus rĂ©siliente. En formant des agents capables de dĂ©crypter les subtilitĂ©s du commerce aĂ©rien dĂšs leurs premiers pas, le Togo s’assure une gestion plus transparente et plus dynamique de ses frontiĂšres aĂ©riennes.

Aéroport International de Lomé
© Aéroport International de Lomé

L’excellence par l’expĂ©rience

Au-delà de la technique, cette journée a surtout permis de forger une culture du résultat. Les auditeurs ont pu échanger avec les praticiens déjà en poste, recueillant ainsi des conseils précieux sur la gestion des imprévus et le respect des normes internationales de sûreté.

Cette immersion Ă  l’AĂ©roport de LomĂ© marque une Ă©tape fondatrice dans le cursus de ces futurs spĂ©cialistes. Elle transforme une connaissance acadĂ©mique en un savoir-faire opĂ©rationnel, garantissant que les prochaines cohortes de l’OTR seront prĂȘtes Ă  relever les dĂ©fis d’un monde de plus en plus connectĂ©.

Aéroport International de Lomé
© Aéroport International de Lomé

La formation, nerf de la guerre de la souveraineté fiscale

Enfin, en investissant dans l’immersion pratique, l’OTR fait un choix stratĂ©gique : celui de la compĂ©tence de terrain. Dans un contexte oĂč les Ă©changes internationaux se complexifient, la capacitĂ© d’un pays Ă  sĂ©curiser ses recettes dĂ©pend directement de la sagacitĂ© de ses agents Ă  l’entrĂ©e du territoire. De ce point de vue, l’AĂ©roport de LomĂ©, en jouant le jeu de la transparence pĂ©dagogique, participe activement au renforcement de la gouvernance togolaise.

Enseignement supérieur au Togo : renforcement des capacités des établissements privés

LomĂ©, 30 mars 2026 – Face Ă  la multiplication des Ă©tablissements privĂ©s d’enseignement supĂ©rieur et aux enjeux de qualitĂ© des diplĂŽmes, les autoritĂ©s togolaises ont dĂ©cidĂ© de passer Ă  une nouvelle Ă©tape : renforcer la gouvernance acadĂ©mique et administrative du secteur. C’est dans cette perspective qu’un atelier de formation Ă  l’endroit des responsables des Ă©tablissements privĂ©s s’est tenu ce lundi au Centre International de Recherche et d’Études de Langues – Village du BĂ©nin (CIREL-VB).

DĂšs l’ouverture des travaux, le ton a Ă©tĂ© donnĂ© : il ne s’agit plus seulement d’ouvrir des Ă©tablissements, mais de garantir la qualitĂ© des formations et la crĂ©dibilitĂ© des diplĂŽmes dĂ©livrĂ©s au Togo.

MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur
© MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur

Un enseignement supérieur privé en pleine expansion, mais sous surveillance

Depuis plusieurs annĂ©es, l’enseignement supĂ©rieur privĂ© connaĂźt une croissance rapide au Togo. Cette expansion rĂ©pond Ă  une demande croissante d’accĂšs Ă  l’universitĂ©, mais elle pose Ă©galement la question de la rĂ©gulation et du respect des normes acadĂ©miques.

Pour les autoritĂ©s, la prioritĂ© est dĂ©sormais claire : harmoniser les pratiques de gestion acadĂ©mique, renforcer la qualitĂ© de l’enseignement et assurer la reconnaissance des diplĂŽmes sur le plan national et international.

Selon les responsables du secteur, la conformité aux normes académiques et administratives reste une condition indispensable pour maintenir la crédibilité du systÚme éducatif togolais.

MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur
© MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur

Une volonté politique affirmée

La rencontre a rĂ©uni plusieurs figures du monde politique et universitaire, notamment le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, ainsi que le ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© de l’Enseignement supĂ©rieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbedji.

Dans leurs interventions, les autoritĂ©s ont insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© d’amĂ©liorer la gouvernance des Ă©tablissements privĂ©s, mais aussi sur l’importance de la qualitĂ© de l’enseignement supĂ©rieur dans le dĂ©veloppement Ă©conomique du pays.

Cette initiative s’inscrit dans la politique nationale de modernisation du systĂšme Ă©ducatif, impulsĂ©e par le PrĂ©sident du Conseil, Faure Essozimna GnassingbĂ©, avec pour objectif de positionner le Togo comme un pĂŽle universitaire crĂ©dible en Afrique de l’Ouest.

MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur
© MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur

Qualité des diplÎmes et employabilité des jeunes

Au-delĂ  des questions administratives, l’enjeu est aussi Ă©conomique et social. En effet, la qualitĂ© des formations universitaires influence directement l’employabilitĂ© des diplĂŽmĂ©s et la compĂ©titivitĂ© du pays.

Les participants Ă  l’atelier ont ainsi Ă©changĂ© sur plusieurs thĂ©matiques :

  • la gestion des programmes acadĂ©miques,
  • l’organisation administrative des Ă©tablissements,
  • la conformitĂ© aux normes du ministĂšre,
  • et les bonnes pratiques de gouvernance universitaire.

Des recommandations ont Ă©galement Ă©tĂ© formulĂ©es afin d’amĂ©liorer le fonctionnement des Ă©tablissements privĂ©s et d’assurer un meilleur suivi acadĂ©mique des Ă©tudiants.

 

Vers un enseignement supérieur plus structuré

À travers cette initiative, le gouvernement togolais veut instaurer une culture de qualitĂ© et de responsabilitĂ© dans l’enseignement supĂ©rieur privĂ©. L’objectif est clair : Ă©viter la prolifĂ©ration d’établissements ne respectant pas les normes acadĂ©miques et renforcer la crĂ©dibilitĂ© des diplĂŽmes togolais.

Ainsi, cet atelier marque une nouvelle Ă©tape dans la rĂ©forme du systĂšme d’enseignement supĂ©rieur au Togo, dans un contexte oĂč la formation universitaire devient un levier stratĂ©gique pour le dĂ©veloppement du pays.

Togo–TĂŒrkiye : un nouvel accord pour renforcer la coopĂ©ration Ă©ducative et universitaire

Le Togo intensifie sa stratĂ©gie en matiĂšre d’enseignement supĂ©rieur en multipliant les partenariats internationaux, signe d’une volontĂ© affirmĂ©e de diversification. Ainsi, le 24 mars 2026, LomĂ© et Ankara ont franchi une nouvelle Ă©tape avec la signature d’un accord de coopĂ©ration Ă©ducative visant Ă  renforcer les Ă©changes universitaires, la mobilitĂ© acadĂ©mique et l’accĂšs aux bourses d’études pour les Ă©tudiants togolais. DerriĂšre cet accord technique se dessine en rĂ©alitĂ© une stratĂ©gie plus large, Ă  la fois diplomatique, Ă©ducative et Ă©conomique.

MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur
© MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur

Un partenariat éducatif tourné vers la formation et les compétences

L’accord signĂ© entre les ministĂšres de l’Éducation des deux pays prĂ©voit plusieurs axes de collaboration, notamment le dĂ©veloppement de partenariats entre universitĂ©s togolaises et turques, la mobilitĂ© des enseignants et des Ă©tudiants, ainsi que l’augmentation des bourses d’études destinĂ©es aux Ă©tudiants togolais.

L’objectif affichĂ© est d’amĂ©liorer la qualitĂ© de la formation universitaire et de renforcer les compĂ©tences dans les domaines scientifiques, technologiques et professionnels, considĂ©rĂ©s comme prioritaires pour le dĂ©veloppement Ă©conomique du pays.

Dans un contexte oĂč de nombreux pays africains cherchent Ă  adapter leur systĂšme Ă©ducatif aux besoins du marchĂ© du travail, ce type de coopĂ©ration vise Ă  combler le dĂ©ficit de formation technique et scientifique, souvent identifiĂ© comme un frein Ă  l’industrialisation et Ă  la transformation Ă©conomique.

MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur
© MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur

Une coopĂ©ration qui s’inscrit dans une stratĂ©gie diplomatique plus large

Cet accord illustre Ă©galement le renforcement des relations entre le Togo et la TĂŒrkiye, dont la prĂ©sence diplomatique, Ă©conomique et culturelle s’est fortement dĂ©veloppĂ©e en Afrique de l’Ouest ces derniĂšres annĂ©es.

La coopĂ©ration universitaire constitue aujourd’hui un outil d’influence prĂ©cieux pour plusieurs puissances Ă©mergentes. En multipliant les bourses, les Ă©changes universitaires et les partenariats acadĂ©miques, ces pays forment une nouvelle gĂ©nĂ©ration de cadres africains ayant Ă©tudiĂ© dans leurs universitĂ©s, ce qui renforce Ă  long terme les relations Ă©conomiques et politiques.

Pour le Togo, la diversification des partenaires Ă©ducatifs permet Ă©galement de rĂ©duire la dĂ©pendance traditionnelle envers les universitĂ©s europĂ©ennes et d’ouvrir de nouvelles opportunitĂ©s de formation pour les Ă©tudiants.

MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur
© MinistĂšre dĂ©lĂ©guĂ©, chargĂ© de l’Enseignement SupĂ©rieur

Le capital humain au cƓur de la stratĂ©gie de dĂ©veloppement

Les autoritĂ©s togolaises mettent de plus en plus l’accent sur la formation du capital humain comme moteur du dĂ©veloppement. L’amĂ©lioration de la qualitĂ© de l’enseignement supĂ©rieur, la formation technique et l’innovation sont dĂ©sormais prĂ©sentĂ©es comme des prioritĂ©s nationales.

Dans cette perspective, les partenariats universitaires internationaux apparaissent comme des instruments essentiels pour moderniser les programmes, renforcer la recherche scientifique et amĂ©liorer l’employabilitĂ© des diplĂŽmĂ©s.

Ce nouvel accord entre le Togo et la TĂŒrkiye s’inscrit donc dans une logique de transformation progressive du systĂšme Ă©ducatif togolais, avec l’objectif de former des compĂ©tences adaptĂ©es aux besoins de l’économie moderne.

 

Une coopération basée sur la réciprocité

Selon les autoritĂ©s, cet accord repose sur les principes d’égalitĂ© et de rĂ©ciprocitĂ© entre les deux pays. ConcrĂštement, il pourrait se traduire par des Ă©changes d’enseignants, des programmes de recherche communs, des formations spĂ©cialisĂ©es et une augmentation du nombre d’étudiants togolais accueillis dans les universitĂ©s turques.

À moyen terme, cette coopĂ©ration pourrait contribuer Ă  renforcer les capacitĂ©s techniques et scientifiques du Togo, notamment dans les domaines de l’ingĂ©nierie, des technologies, de la mĂ©decine ou encore de la formation professionnelle.

Université de Lomé : La germanistique africaine face au défi du numérique

Vingt ans de rĂ©flexion, et un virage technologique majeur. Ce mercredi 25 mars 2026, l’UniversitĂ© de LomĂ© est devenue le centre nĂ©vralgique de la germanistique en Afrique subsaharienne. Entre cĂ©lĂ©bration d’un jubilĂ© et prospective scientifique, universitaires et diplomates s’interrogent : comment l’intelligence artificielle et les outils numĂ©riques redĂ©finissent-ils l’enseignement de l’allemand sur le continent ?

Université de Lomé
© Université de Lomé

Sous la coupole de l’auditorium de l’UniversitĂ© de LomĂ©

L’ambiance est aux grandes retrouvailles scientifiques. L’Association de germanistique de l’Afrique subsaharienne cĂ©lĂšbre ses deux dĂ©cennies d’existence. Mais loin de se contenter d’un regard vers le passĂ©, ce congrĂšs international, ouvert en prĂ©sence de figures majeures comme SEM Claudius Fischbach, ambassadeur d’Allemagne au Togo, et le Professeur Akila Ahouli, se tourne rĂ©solument vers l’avenir.

Université de Lomé
© Université de Lomé

La langue de Goethe à l’heure des algorithmes

Le thĂšme central de cette rencontre ne laisse place Ă  aucun doute : la transformation numĂ©rique. Pour le Professeur Mawusse Kpakpo Akue Adotevi, reprĂ©sentant le prĂ©sident de l’UL, il ne s’agit plus seulement d’enseigner une langue, mais de naviguer dans un nouvel Ă©cosystĂšme.

En effet, le numĂ©rique ne se limite plus Ă  de simples cours en ligne. Il s’agit dĂ©sormais d’une mutation profonde de l’intellectualitĂ© germanique. Comment les bases de donnĂ©es, la recherche assistĂ©e et les plateformes collaboratives modifient-elles l’analyse des textes et la diffusion du savoir ? C’est la question qui anime les dĂ©bats entre les chercheurs venus de toute la rĂ©gion.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Un pont entre tradition et innovation

L’enjeu est Ă©galement pĂ©dagogique. La Dr Jutta Möhringer, venue de Munich pour l’occasion, souligne l’importance de ce collectif dynamique. Dans un monde interconnectĂ©, la germanistique africaine doit forger ses propres outils numĂ©riques pour rester compĂ©titive et pertinente.

« Le savoir n’est plus statique ; il circule, se transforme et se dĂ©mocratise grĂące aux technologies », confie un participant en marge des travaux.

Université de Lomé
© Université de Lomé

Une portée symbolique pour le Togo

Le choix de LomĂ© pour ce vingtiĂšme anniversaire confirme le rĂŽle moteur du Togo dans la coopĂ©ration universitaire germano-africaine. Au-delĂ  des discours officiels, ce congrĂšs pose les jalons d’une nouvelle Ăšre oĂč la maĂźtrise linguistique s’allie Ă  la performance numĂ©rique pour offrir de nouvelles opportunitĂ©s de recherche et d’emploi aux Ă©tudiants du continent.

Les travaux se poursuivent avec une ambition claire : faire de la technologie un allié indéfectible de la pensée académique.

Vingt ans aprĂšs sa crĂ©ation, la germanistique africaine ne se contente plus de transmettre une langue : elle invente un avenir oĂč tradition et technologie dialoguent pour façonner la pensĂ©e.